Publié le 25 Janvier 2019

Roman - Editions Pocket - 395 pages -7.50 €

Parution d'origine aux Editions de Noyelles en 2014

L'histoire : Jeune diplomée de médecine, Marine voit enfin son rêve se réaliser : retourner s'installer sur l'île bretonne de son enfance et en être le médecin. Oui mais Marine ne semble pas la bienvenue et fait face à l'hostilité des îliens. Son cabinet reste longtemps déserts... Serait-ce lié à un secret de famille, que Marine a découvert dix ans plus tôt et qui entoure la mort de ses parents. Marine devra surmonter bien des épreuves pour comprendre et, enfin, digérer un lourd fardeau.

 

Tentation : Titre, pitch, ile, Bretagne

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Il fut une époque où je suis partie m'installer sur une île (la Guadeloupe) certes bien plus grande que celle dont il est question dans ce roman, aussi, le sujet m'intéressait : l'aspect îlien, l'acceptation, l'intégration etc...

Je regrette que ce sujet pourtant annoncé sur la quatrième de couv' arrive si tard dans cette histoire et soit finalement assez peu approfondi. D'autant plus que l'hostilité des îliens est en fait en lien direct avec l'histoire familiale de Marine. Ensuite, de désert, le cabinet médical de Marine passe presque directement à très actif, sans que l'auteure ne prenne le temps d'analyser cela ni de nous conter les rapports avec ces fameux patients tant attendus puis enfin arrivés. Je trouve cela dommage.

Pour autant "Pour l'amour d'une île" reste un roman très agréable à lire et intéressant. J'y ai découvert un pan de l'Histoire bretonne durant la seconde Guerre Mondiale (en même temps, même si je vis à Rennes depuis 13 ans, j'avoue n'y connaitre pas grand-chose à ce sujet, honte à moi). Le roman débute en 1971 (Marine arrive sur l'île pour remplacer le médecin à la retraite), pour très vite faire un grand et long saut en arrière dans le temps, à l'époque où Marine, adolescente vit sur le continent avec son grand-père et son frère. Pour nous, lecteur, c'est une plongée dans une époque et un mode de vie bretons, que l'on imagine bien finistérien, même si l'île en question n'est jamais nommée. C'est lorsqu'elle est jeune lycéenne que Marine découvre le secret sur la mort de ses parents. Celui-ci la bouleversera à jamais et participera à forger une Marine solitaire et peu encline à s'ouvrir au monde. Puis, aux deux tiers du livre environ, Armelle Guilcher nous ramène dans les années 70, dans "le présent" de Marine. Pour être honnête, Marine m'a souvent agacée dans sa façon de rester figée sur ses positions sans chercher à en savoir plus, ou en n'osant pas, de peur de... (Comme rester 3 mois à attendre un "peut-être noyé", à broyer du noir et se lamenter, sans oser aller à "la pêche" aux informations). Ceci n'est pas dans mon tempérament, donc cela m'énerve quand je trouve ces traits dans un personnage.

L'une des forces de cette oeuvre est évidemment son écriture. Si belle, si soignée, si maîtrisée, si agréable à lire, mais jamais crânement. Les descriptions des paysages, des us et coutumes et de la rudesse d'une vie sur petite île cernée par l'océan sont parfaites et parlantes. De ce fait, j'ai été bien contente d'être sous ma couette à l'abri des grosses tempêtes hivernales. C'était comme si j'y étais, sauf que j'étais bien au chaud !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Janvier 2019

La semaine dernière, avec des amies, je suis allée voir Hoshi en concert, dans une "petite" salle à quelques kilomètres de Rennes. J'avais acheté ma place il y a de longs mois, à l'époque où son premier tube "Ta marinière" tournait en boucle sur les radios !

C'est donc la première fois que j'assistais à un concert d'un artiste dont je ne connais qu'une ou deux chansons. Et bien avec Hoshi, c'est pani pwoblem ! La jeune femme de 22 ans a du pep's à revendre, pep's communicatif ! Le public, de tous âges, n'est pas resté longtemps assis sur les chaises. 

Hoshi (Etoile en japonnais), a du coffre et un répertoire varié, même s'il n'est composé pour l'instant que d'un seul album. Ses chansons sont tantôt calmes et touchantes, tantôt rythmées qui emporte le public dans une liesse de bonne humeur et d'une forte envie de danser. Il y a un côté musiques du monde chez Hoshi, avec des rythmes et des influences qui viennent de partout.

Sur scène, à bien des moments, dans son interprétation, Hoshi m'a fait penser à Brel. Ma covoitureuse était d'accord et c'est sans surprise que je découvre en écrivant ce billet (avec quelques recherches web) que Brel fait partie de ses influences.

Ses chansons sont intelligentes et magistralement écrite. Les bons mots qui claquent au bon moments, des rimes qui changent de l'ordinaire. Bref, de chouettes textes découverts lors de ce concert et qui, sur le coup, m'ont donné envie de récrire, c'est peu dire !

Alors, si cette jeune artiste, à qui l'on peu prédire un bel avenir, passe près de chez vous, n'hésitez pas, aller la voir et surtout, l'écouter !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 21 Janvier 2019

Film d'Olivier Assayas

Avec Guillaume Canet, Juliette Binoche, Vincent Macaingne, Christa Théret

 

Synopsis :  Alain, la quarantaine, dirige une célèbre maison d’édition, où son ami Léonard, écrivain bohème publie ses romans. La femme d’Alain, Séléna, est la star d’une série télé populaire et Valérie, compagne de Leonard, assiste vaillamment un homme politique. Bien qu’ils soient amis de longue date, Alain s’apprête à refuser le nouveau manuscrit de Léonard… Les relations entre les deux couples, plus entrelacées qu’il n’y paraît, vont se compliquer.

 

 

Mon humble avis : J'ai beaucoup aimé ce film, même si je ne pense pas qu'il puisse plaire à un large public. D'ailleurs, je suis allée le voir seule, mes amies n'étant pas tentées ! En effet, "Doubles vies" est un film très parisien : se déroule à Paris, personnages typiquement parisiens et un sujet qui l'est également : l'édition. 

C'est pour ce sujet d'ailleurs que je suis allée au cinéma. Car dit édition, dit écrivains, éditeurs, lecteurs... Mais ce film est bien plus que ça. Il dresse le tableau de nos époques et l'analyse, via les avis des différents protagonistes, qui ont tous raison et tort à la fois. Nos époques... Parce que tout bouge très vite. Ce qui était vrai hier (l'essor monumental du livre numérique) n'est déjà plus vrai aujourd'hui. Le livre numérique est déjà en forte baisse et ne remet plus du tout en cause l'existence du livre papier. Et voilà celui que personne n'attendait... le livre audio qui connait un énorme succès...

Ce film explore donc, et dissèque l'évolution de notre rapport à l'art (qu'il soit littéraire, musical etc... qui, sous prétexte de démocratisation, devrait devenir gratuit. Le respect de l'art et de son créateur passe sous la trappe de la consommation à coup de click...

L'évolution de l'art de faire de la politique et/ou de l'information est aussi passée au scanner. Et au centre de tout cela, l'hyper connexion et les réseaux sociaux qui chamboulent tout et font de notre époque celle où l'on n'a jamais autant écrit, mais jamais aussi mal écrit. En fait, Olivier Assayas a approché sa loupe sur toutes les formes de communication, anciennes, comme modernes, ou encore , atemporelles finalement. Car oui, nous sommes attachés à nos bonnes vieilles traditions qui ont bien fait leurs preuves

Il est aussi question des critiques littéraires VS les blogueurs, des limites de l'autofiction, du droit d'y mettre en scène de vraies personnes sans leur demander leur avis, sous prétexte que tout est camouflé sous des pseudonymes.

Les dialogues sont très très présents dans ce film, riches et très intenses, les divers protagonistes dissertant régulièrement de tous ces sujets lors d'apéro dînatoires semi-mondain. Ceux-ci sont passionnants et demandent de l'attention pour les assimiler et y glisser, pour nous-mêmes, nos avis sur les questions. D'ailleurs, j'avoue que j'aurais bien aimé participer à ces "joutes verbales" tant ces sujets m'intéressent et me concernent.

Donc, si vous êtes lecteurs, blogueurs, écrivains (en herbe ou en prairie verte), sensibles à la question des modes de communication et de de consommation, Doubles vies vous ravira. En cas contraire, je crains qu'il vous ennuie un peu.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Janvier 2019

Roman - Editions Audiolib - 5h13 d'écoute - 19.00 €

Parution d'origine chez Calmann-Levy en mars 2018

 

L'histoire : Un accident de skate board et Louis, 12 ans, se trouve plongé dans un lourd coma. En rentrant de l'hôpital, Thelma, sa mère, découvre dans la chambre de son fils un curieux carnet : Louis y a dressé sa liste des merveilles, à savoir ses rêves, ses projets... Alors, Thelma prend la décision de réaliser "les merveilles" de son fils, pour tout lui raconter et lui montrer que la vie est belle, qu'il faut qu'il se batte et sorte de ce coma. Thelma n'a qu'un mois devant elle. Car dans un mois, si Louis reste toujours aussi inerte, le médecin débranchera les machines qui maintiennent Louis dans un semblant de vie.

 

Tentation : La couv' toute colorée et le pitch

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je ne me souviens pas avoir lu d'avis sur la blogo à propos de ce premier roman lors de sa sortie au printemps dernier. Aussi, le hasard de notre rencontre en est-il encore plus magique !

Cette histoire, loin de tout pathos mais n'évitant pas non plus la réalité est un chef d'oeuvre mêlant habilement gravité et fraîcheur, si si, malgré ce que le sujet pourrait annoncer.  Ce n'est pas compliqué, La chambre des merveilles est un réel délice, si agréable à lire (ou à écouter), si émouvant, si touchant, si positif, si bananien (mot que je viens d'inventer pour dire qu'il donne la banane), bref, une pure merveille ! Et en même temps, c'est un roman paisible malgré un désolant décompte (donc un relatif suspense), qui fait se sentir bien et qui amène à nous interroger sur les priorités que l'on donne à notre vie et sur les liens qui nous unissent à nos proches.

Thelma est une mère monoparentale, qui voit l'évolution de sa carrière comme l'étoile à atteindre, et qui est en froid avec sa propre mère. L'accident et le coma de son fils Louis vont chambouler toute sa vie et la mener, via une espèce de road movie, vers une voie qui va l'aider à se révéler elle-même et surtout à elle- même, parce qu'elle écoute la voix de son fils à travers ce carnet des merveilles. Elle va ainsi redécouvrir son fils, mais aussi sa propre mère et les liens qui les unissent par-dessus les discordes. Et pourtant, ce carnet lui en fait voir des vertes et des pas mûres, l'emmène à Tokyo, lui font rencontrer Maîtres Gim's, s'inscrire à des cours de foot etc... Car les rêves de son fils, qu'elle réalise, lui raconte, lui fait écouter grâce aux moyens modernes, sont on ne peut plus riches, variés et inattendus.

Aussi, le lecteur s'amuse du périple sur lequel cette mère courage s'engage, mais sans jamais oublié la raison de cette engagement : ce jeune garçon cloué sur un lit d'hôpital, entre la vie et la mort.

La chambre des merveilles est portée par une écriture agréable. Ce roman est un condensé d'émotions pures et belles, très riches en divers sujets (notamment le milieu du travail pour les femmes... qui fait écho à l'actualité de #metoo).  Et, malgré un sujet de départ qui peut sans doute effrayer, on passe un excellent moment de lecture, on est porté par une sorte de douceur et d'espoir. Car ce roman en regorge. De l'espoir, de l'amour, du courage, de la persévérance, et surtout, la foi en ce que l'on fait, que cela puisse paraître vain ou non.

Ouvrez donc la porte de cette chambre des merveilles, qui vous emportera de pages en pages dans une magnifique histoire.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 17 Janvier 2019

BD - Editions Casterman - 127 pages - 22.50 €

Parution en mars 2014

L'histoire :  Djibouti : un éperon de sable et de roc chauffé à blanc, coincé entre le Moyen-Orient et l'Afrique. Cette dernière terre d'aventures vit de trafics, de contrebandes depuis la nuit des temps. Elle a conduit Arthur Rimbaud à sa perte. Elle a servi d'écrin aux récits éternels d'Henry de Monfreid. La magie de ces derniers inspire la vie de Fred, un aventurier des temps modernes, mi-contrebandier mi-mercenaire, opérant aux confins de la Somalie. Un homme hors du temps que va croiser Tom, un paumé en quête d'une existence. Que va-t-il trouver dans ces eaux troubles ? Ce récit de Joël Alessandra est inspiré de faits réels.

Tentation : Couv' et titre

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Un tel exotisme tant dans le titre que sur le dessin de couverture ne pouvait que m'attirer vers cet album... que j'ai bien fait de pioché dans les bacs de BD one shot de la bib'.

Qui a dit que de nos jours l'aventure n'existait plus ? Que les temps de Conrad, Kessel, Rimbaud, Henry de Monfreid étaient révolus ? Ce bel album, inspiré de faits réel sprouve bien le contraire...

Nous suivons Tom, prof d'arts graphiques et veufs depuis peu... Pour oublier, recommencer, il se fait muter à Djibouti... Cette Afrique pas comme les autres, sans girafes ni rhinocéros et si près de la péninsule arabique que l'on y est presque. La corne de l'Afrique, terre de cailloux, de chaleurs, de passages tant humains que commerciaux, terre stratégique, terre de guerre.

C'est là que Tom, sur cette terre qui lui est étrangère, devient l'étranger. Prof dans un lycée français, il s'essaye au bénévolat local et va apprendre les rudiments du dessin dans un orphelinat reculé.... Cette expérience le traumatisera... Puis il rencontre Fred et sa collection de romans de de Monfreid... Et Fred, qui est bien plus qu'un marin à touristes et dauphins, va lui montrer que l'aventure existe encore comme dans le temps... Ce sont juste les moyens et le calibre de armes qui ont changé. Car Fred est un peu mercenaire, un peu trafiquant sous le bateau !

Cet album est très intéressant dans le fait qu'il rappelle les débuts de la guerre civile en Somalie et dans la région... Et c'est cette guerre qui a vu et a fait accroître de façon exponentielle la présence bien connue de pirates dans cette région maritime qu'est le golfe d'Aden. Avec, une fois de plus, des puissances étrangères pas si étrangères que cela dans l'émergence des pirates somalis. Tout est simplement mais parfaitement expliqué... jusque dans les conséquences financières, écologiques (eh oui) de la présence de ses pirates sur armés et pour lesquels une vie n'a pas plus de sens qu'il y a un siècle. Sabordage, pillage, enlèvement d'équipage, tout ce "business" est devenu aussi lucratif que dangereux... Aussi l'on apprend par exemple qu'une compagnie d'assurance refusera d'assurer un transport maritime si l'armateur ne fait pas appel à une "compagnie privée" de protection, à savoir des mercenaires comme Fred.

De l'exotisme, un peu d'Histoire, de littérature, de l'aventure, de l'actualité, des personnages attachants, le tout dans des couleurs chatoyantes pour le présent et plus "sépia" pour le passé ! Les dessins sont agréables, parfois parsemés de photos, de croquis (qui donnent un aspect carnet de voyage)et les bulles ne sont pas trop bavardes. Bref, un album qui vaut bien un moment d'errance entre deux romans ! La fin m'a un peu laissée sur ma faim... Mais m'a ouvert un autre appétit, celui de découvrir les écrits d'Henri de Monfreid et les autres albums de Joël Alessandra !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 15 Janvier 2019

Film de Louis-Julien PETIT

Avec Audrey Lamy, Noémie Lvovsky, Corinne Masiero, Déborah LukuMuena

 

Synopsis :  Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

 

Mon humble avis : Ce film n'est pas vraiment ce que la bande annonce laisse prévoir. A savoir que la BA montre les bonnes répliques qui font rire... mais en dehors du contexte... Et dans celui-ci, le rire est un peu jaune et ne vient pas du fond du coeur... Mais il n'empêche, l'émotion noue le ventre.

Mais en fait, il ne peut en être autrement avec un sujet aussi grave que celui des invisibles... Les invisibles, ce sont ces femmes désocialisées, qui passent souvent leurs journées dans des centres d'accueil de jour et leurs nuits, dehors ou dans des centres d'accueil de nuit.

Nous suivons donc certaines d'entre elles, ainsi que les quatre femmes qui gèrent comme elles peuvent le centre d'accueil de jour. Comme elles peuvent... Car oui, on réalise alors pleinement la lenteur de l'administration et du système, mais aussi leurs limites, les situations ubuesques que celles-ci génèrent et du coup, l'impuissance des quatre femmes, malgré leur énergie, leur patience, leur pugnacité, leur dévouement, leurs idées... Les possibilités sont là, des amorces de solutions sont là... mais non approuvées par l'administration pour X raisons, notamment la sacrosainte rentabilité ! Du coup, rien n'avance...

Exemple de situation ubuesque : un centre d'hébergement de nuit construit à cinquante kilomètre du centre d'accueil de jour... pour des femmes qui n'ont pas de moyens de transport et qui portent H24 leurs sacs cabas comme maigres bagages de leur vie.

La rumeur dit que la France est un pays d'assistés...  dans ce film, on se dit que la France n'assiste pas les bonnes personnes alors. Et plutôt que d'assister purement et simplement, il vaudrait mieux aider, accompagner... pour que ces femmes retrouvent l'estime d'elles-mêmes, le sourire, un éclat dans le regard, qu'elles redressent le dos. C'est ce que font ces 4 femmes, qui de tout leur coeur, gèrent ce site de centre d'accueil, et qui viennent en aide coûte que coûte à ses invisibles.

Cette chronique sociale à honneur aux travailleurs sociaux devrait évidemment être vue par tous les politiques et nos chers élus...

Toutes ses femmes, qui deviennent solaires au fil du film, sont interprétées par des actrices connues ou venant de la rue on ne peut plus impliquées et convaincantes dans leur rôle.

Maintenant, mon reproche sur ce film est qu'une fois de plus, il est tourné dans le Nord. A part Bienvenue chez les ch'tis, qui peut me citer un film tourné dans le Nord qui ne montre pas la précarité, la pauvreté sociale, les accents à couper au couteau... Comme s'il n'y avait que cela dans le Nord, et comme s'il n'y avait pas cela aussi dans d'autres grandes villes de France. Ch'ti d'origine, je suis fatiguée que le cinéma ne montre que cet aspect-là de ma région natale, même s'il montre souvent des personnages battants. Il n'empêche !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Janvier 2019

Roman - Editions Des oreilles pour lire - 3h15 d'écoute - 16 €

 

Parution d'origine  chez Grasset en 2014

L'histoire : Celle de Jeanne, au tout début du XIXeme siècle, dans le Morbihan. Jeanne est une sorte de géante dotée d'une force extraordinaire. Batelière, elle sauva de nombreux marins de la noyade. C'est sa vie qui nous est contée ici.

 

 

Tentation : Pitch + Bretagne

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Quelque part sur la presqu'île de Rhuys, une rue est nommée rue Jeanne le Mithouard, et une petite plaque résume sa vie et lui rend hommage. C'est à cette vue que l'auteur a voulu en savoir plus sur cette Jeanne, qu'à l'époque on appelait aussi "La France". Cédric Morgan raconte ici ce qu'a pu être sa vie. Nous sommes donc dans une fiction sur un personnage ayant existé. Les lieux cités sont, quant à eux, bien réels.

Cédric Morgan se penche donc sur le destin de Jeanne, qui est une héroïne enfouie et oubliée de l'Histoire, comme bien d'autres. Jeanne est une femme simple, mais si grande qu'elle dépasse même tous les hommes des environs. Elle est dotée d'une telle force qu'elle fait des travaux d'homme, jusqu'à devenir batelière. Passeuse, elle transporte personnes, animaux et marchandises dans les environs de d'Arzon, Sarzeau, Vannes, Logeo à la seule force de ses bras etc. Elle se marie avec Louis, un pêcheur au long court, qui passe plus de la moitié de l'année dans les eaux froides de l'Islande. De cette union, naîtront trois filles, dont seulement deux survivront.

Jeanne est une femme extraordinaire qui même une vie ordinaire. Elle n'a jamais eu conscience de sa particularité ni de l'importance de ses exploits, tant pour elle tout lui semblait normal. Elle devint une figure locale et sa renommée alla aussi plus loin. Même les médailles reçues pour ses sauvetages en mer la laissèrent dubitatives. Seuls les soixante francs promis en récompense de sa bravoure par l'administration lui firent dire qu'ils amélioreraient un peu son quotidien.

Ce roman est un formidable portrait d'une femme d'une autre époque et en même temps, assez atemporelle. Une femme qui gère sa vie, qui s'en contente malgré sa rudesse qui est aussi due au temps d'alors. L'histoire commence vers 1800 pour finir environ quarante ans plus tard. Ce qui fait que ce livre est aussi le tableau d'une région et d'une époque, de ses us et coutumes, de ses croyances etc...  Il est évidemment question de la mer, de ses dangers, des gens qui y vivent et qui en vivent. Le tout décrit par une écriture soignée, simple et agréable.

Maintenant, pour être honnête, ce n'est pas forcément le genre de roman et d'histoire qui me transporte et me passionne. Malgré l'intérêt réel et culturel de cette histoire, j'ai trouvé qu'elle manquait en peu d'entrain, d'autant plus que la lecture qui en faite dans le format audio est assez lente et monotone. Pour autant, je ne regrette pas cette audio-lecture même si le format papier doit peut-être mettre plus en valeur la qualité de ce destin hors du commun tout de même.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 11 Janvier 2019

Thriller - Editions Livre de poche -574 pages - 7.60 €

 

Parution d'origine en 1993 éditions du Masque

L'histoire : Witch, une terroriste aussi efficace qu'internationale, pénètre avec fracas sur le territoire britannique. Cela fait des années que le MI5 et la Spécial Branche la traquent alors que personne, ou presque, n'ai capable de la décrire .... Aussi ces deux services vont unir forces et moyens pour éviter à tout prix que Witch parvienne à son but qui semble évident... En effet, les plus importants dirigeants du monde doivent se rencontrer lors d'un grand sommet qui se tient à Londres très bientôt.

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : J'avais besoin d'un bon thriller pour passer les fêtes de fin d'année... Et Nom de code : Witch prenait la poussière depuis presque 10 ans sur mon étagère... Donc pioche, et pas si bonne que cela hélas.

Je ne connaissais pas du tout l'auteur Ian Rankin qui, après quelques recherches, se révèle être assez prolifique avec un personnage récurrent, que l'on ne retrouve pas ici. Ce roman est donc un peu un hors-série pour l'auteur, qui l'a d'ailleurs tout d'abord publié sous un pseudo en Angleterre. L'édition Livre de Poche date de 2004, mais l'écriture remonte à la décennie précédente... Cela pour dire que ce roman ne date pas d'hier et ça se remarque... Les thrillers font sans doute partie des livres qui vieillissent mal, tant d'autres auteurs plus diaboliques sont venus sur "le marché" et tant les méthodes d'espionnage et des différentes polices ont évolué en quelques décennies. N'est pas Agatha Christie qui veut pour écrire des enquêtes qui semblent atemporelles. Les romans de la reine du crime gardent un charme suranné. Ici, dans ces pages, j'ai eu l'impression que "c'était dépassé" mais pas encore vintage.... Les flics branchent leurs modems devant lesquels ils sont ébahis, ils entrent dans des cabines téléphoniques pour joindre leurs collègues ou encore, éjectent leurs cassettes de leur auto radio, et l'hovercraft existe toujours !...

Bon, tout ce que je dis est un peu blabla et n'évoque pas l'histoire... En elle- même cette dernière est assez divertissante, les "chasses à l'homme" réservant toujours leur lot de suspense, de mystères et de rebondissements. Mais cette recette manque ici d'épices, d'adrénaline, parfois de réalisme, et surtout de rythme. Le style, qui s'attardent sur des détails inutiles rompt souvent la cadence et donc l'intérêt du lecteur... Et ce, sans parler des dialogues souvent insignifiants, voire parfois "gnian-gnians". Les poncifs ne manquent pas, notamment sur la France... le béret, la 2 CV etc...

Ensuite, l'écriture est assez pauvre, à moins que ce ne soit la traduction qui soit en cause... En effet, cette dernière semble souvent littérale et du coup, parfois presque hors de propos, ou en tous cas, tombant à côté du sens, de la plaque, du terme ou de l'expression adéquate.

Quant à la fin que la 4ème de couv nous annonce comme spectaculaire, et bien elle laisse sur la faim également...

Donc un thriller qui ne fait pas vraiment thriller, qui divertit un peu mais vraiment rien de transcendant. 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 9 Janvier 2019

Film de Gilles de Maistre

Avec Daniah De Villers, Mélanie Laurent, Langley Kirkwood

 

Synopsis :  Mia a onze ans quand elle noue une relation hors du commun avec Charlie, un lion blanc né dans la ferme de félins de ses parents en Afrique du Sud. Tous deux grandissent comme frère et sœur et deviennent vite inséparables. Trois ans plus tard, Charlie est devenu un lion imposant. Mia découvre alors le secret que cache la ferme : son père vend les lions à des « chasseurs de trophées ». Mia n’aura désormais qu’une obsession : sauver Charlie, à tout prix.

 

Mon humble avis : On peut aisément deviner, entre le synopsis, et la bande annonce que ce film est beau, même très beau. Emouvant bien sûr, dépaysant aussi, de par les paysages de la savane sud-africaine. Oui, tout est magnifique, captivant et fascinant. Mon seul petit bémol est que, comme ce film est aussi destiné aux enfants, j'ai trouvé quelques passages un peu gnian-gnian... A moins que ce soit la traduction et les voix enfantines choisies qui donnent cet effet. Mais sinon, rien à redire... Nous avons une belle histoire, entre conte et fiction, bien ancrée dans les préoccupations écologiques et de protection des espèces actuelles.

Mais à dire, il y en aurait beaucoup... Alors je vais me concentrer sur deux choses... Cette formidable amitié qui lie Mia et Charly, le lion blanc. Il faut savoir que celle-ci est réelle et qu'il n'y a aucun trucage. En fait, ce film a été tourné sur trois ans, avec le même lion, excepté le tout bébé. Ainsi, la jeune actrice et l'acteur qui joue le rôle de son frère ont vécu en imprégnation avec le lion dès son plus jeune âge et ce pendant les trois années de tournage afin que cette amitié soit réelle et crédible. Et c'est l'équipe du film qui s'est adapté aux caprices, à la force ou au danger potentiel de l'animal, dans le respect de son intégrité naturelle. Le film montre parfaitement que l'amitié avec un animal (quel qu'il soit) est vraiment vécue par l'humain et par l'animal. Il démontre aussi que l'animal est doué de sentiments et d'émotions.

Par ce film, j'ai découvert l'existence de chasses en enclos... J'étais déjà rouge de rage, de dégoût et de colère devant ces photos d'Européens posant fièrement devant leur trophée lors d'un safari, non pas photo, mais chasse... Et bien en fait, il y a des fermes qui élèvent des lions... pour que ceux -ci soient amenés dans un enclos et que le connard d'occidental puissent lui tirer une flèche ou une balle bien à l'abri, sans transpirer... Et prendre la pause tout en cachant le grillage qui forme l'enclos, pour faire croire qu'on a vécu une terrible aventure... C'est répugnant, c'est dégueulasse, mais hélas, c'est légal, là-bas... Ce qui est outrant également, c'est d'apprendre dans le générique que la population de lion sauvage baisse chaque année un peu plus et que, pourtant, l'espèce n'est pas considérée comme menacée...

Pour en revenir au film, le message, certes un peu idyllique, mais réel et bienvenu, est que chacun peut changer le monde, par un petit pas, en tenant à ses rêves, ou en se dressant face à une injustice.

A voir évidemment, et pour les sensibles, à part une scène difficile, qui est d'ailleurs plus suggérée que montrer, il n'y a pas d'image difficile à supporter, public enfant oblige de toutes façons.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Janvier 2019

 

Comme pour le tag  "Ma vie comme un roman", je m'amuse depuis quelques années à décliner ce tag avec les titres des films vus l'année précédente. Cinquante films vu au ciné en 2018, et curieusement, 25 films français et 25 films d'ailleurs !

1/ Décris toi : Lady Bird

2/ Comment te sens tu ? Brillantissime

3/ Décris où tu vis actuellement ? Capharnaüm

4/ Si tu pouvais aller où tu veux, où irais tu ? Le cercle littéraire de Guernesay

5/ Ton moyen de transport préféré ? Bohémian Raphsodie

6/ Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : La ch'tite famille

7/ Toi et tes amis vous êtes : Larguées

8/Comment est le temps ? La forme de l'eau

9/ Quel est ton moment préféré de la journée ? La promesse de l'aube

10/ Qu'est la vie pour toi ? Le grand bain

11/ Ta peur ? Paranoïa

12/ Quel est le conseil que tu as à donner ? Voyez comme on danse

13/ La pensée du jour : I feel good

14/ Comment aimerais tu mourir ? Jusqu'à la garde

15/ Les conditions actuelles de ton âme ? : Volontaire

16/ Ton rêve ? Tout le monde debout

 

Mes coups de coeur ciné 2018

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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