Publié le 23 Février 2023

Thriller - Editions Pocket - 384 pages - 8.60 €

Parution Pocket en sept 2022 (X.O en 2021)

L'histoire : Grace Campbell est inspectrice à Glasgow. Un matin, elle trouve un mot sur son paillasson... "Tu n'es pas la seule à chercher". C'est un électrochoc pour elle... Elle n'a plus le choix, elle doit affronter son passé et enquêter... Pour découvrir qui, il y a vingt ans a enlevée, séquestrée et violée l'enfant qu'elle était avant qu'elle ne parvienne à s'échapper. Grace se lance donc corps et âme dans cette enquête et au mépris de tout les dangers. Et plus elle avance, plus ce qu'elle découvre la terrasse...

 

 

Tentation : Envie d'un bon thriller

Fournisseur : KDO de Noël 

Mon humble avis : Il y a quelques années, j'avais lu et beaucoup aimé (malgré quelques réserves secondaires) "Le cri", premier roman publié de Nicolas Beuglet me semble-t-il. J'ai eu envie de renouer avec cet auteur.

Le passager sans visage est la deuxième enquête de Grace Campbell. Je n'ai pas lu la première, mais cela ne m'a pas gênée, d'autant qu'une courte introduction résume celle-ci dans cet opus.

Me voici moins enthousiaste que pour "Le cri", et presque divisée par ce roman. Toujours cette réserve du manque de crédibilité, cette fois-ci vraiment criant pour moi, dans les actions du personnage qui n'est à la base pas une wonder women et dans le déroulement de l'enquête... Ca en devient par moment rocambolesque. J'ai noté aussi quelques incohérences et contradictions. Et surtout, je n'ai pas adhéré au style, que j'ai trouvé tantôt léger, tantôt lourd, tantôt exagéré dans les soins et pas adapté au contexte et l'efficacité qu'il réclame. Et cela m'a franchement dérangée tout au long de ma lecture, même si j'ai bien sûr été happée par l'intrigue.

Le passager sans visage est un histoire diesel, qui n'accélère qu'à la centième page environ. Bon, dans ce domaine, certains auteurs américains font bien pire !!! L'enquête est intéressante et les révélations qui en découlent font froid dans le dos, surtout que, comme à son habitude, l'auteur s'appuie sur des faits réels pour créer sa fiction. 

Il est ici question du conte du Joueur de Flûte de Hamelin... Que je ne connaissais pas... Mais qui est sans doute bien plus qu'un conte, une terrible réalité historique datant du Moyen-Age. Mais ce qui est encore plus glaçant, c'est que La Passager sans visage prend aussi sa source dans un autre fait réel, bien contemporain celui-ci... Le projet Kentler... Sous la bénédiction du gouvernement de Berlin, pendant des décennies, des orphelins étaient placés dans des familles d'accueil connues comme pédophiles, sous prétexte que ces enfants y seraient sûrs d'être aimés et d'y être choyés... Kentler, médecin et pédopsychiatre estimait que les relations sexuelles entre adultes et enfants n'avaient rien de préjudiciable pour ces derniers, bien au contraire. Il souhaitait la dépénalisation de la pédophilie, rien que ça ! Kentler est décédé en 2008, et le scandale du projet Kentler, qui a éclaté en 2020, n'a pas fait grand bruit.... Disons qu'il a été étouffé. Alors que les médias évoquent souvent, ces derniers temps, les scandales passés des orphelinats canadiens ou Irlandais, pourquoi se taisent -ils autant sur le projet Kenter qui, lui est on ne peut plus contemporain... 

Bref, on aimerait que ce ne soit que fiction dans ce roman, mais cette partie-là est véridique. Il est aussi question d'un "complot mondial" d'une certaine élite pour renverser le monde, via les réseaux sociaux et l'abêtissement des peuples. Tout cela est vraiment ahurissant et quand on y réfléchit bien, on se dit qu'effectivement, quand on voit toute la merde que l'on nous sert toute la sainte journée, tous ces algorithmes qui font en sorte de créer de la dépendance, il pourrait y avoir un projet bien plus grand et machiavélique derrière tout cela. En tout cas, ce roman amène à méditer sur les rations liberté / peur / sécurité / soumission / domination. 

Dans le fond, ce roman qui révèle ce qui nous est caché est donc une réussite. Mais la forme ne fut pas vraiment à la hauteur pour moi.
Et puis, oh non... Je l'ignorais en ouvrant ces pages, mais j'étais bien dans une série... Donc une fin très abrupte, qui laisse complètement sur sa faim, et qui annonce un 3ème tome. Et je n'aime pas ça, d'être comme tenue en otage, pour connaître réellement les tenants et les aboutissement de l'histoire que je viens de lire. Et étant donné mon agacement envers la plume de l'auteur, je ne compte pas lire la suite. Donc je resterai vraiment sur ma faim, jusqu'à l'oubli, c'est dommage.

Une bonne même si abominable histoire, mais qui aurait mérité une mise en scène plus réaliste, plus subtile, et un travail de style plus approfondi. 

 

L'avis de Philippe

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 21 Février 2023

Film d'Eric Besnard

Avec Grégory Gadebois, Lambert Wilson, Marie Gillain 

Synopsis : Vincent est un célèbre entrepreneur à qui tout réussit. Un jour, une panne de voiture sur une route de montagne interrompt provisoirement sa course effrénée. Pierre, qui vit à l’écart du monde moderne au milieu d’une nature sublime, lui vient en aide et lui offre l’hospitalité.

Mon humble avis : Le casting et les paysages aperçus dans la bande annonce ont suffi à me donner l'envie de voir ce film, peu m'importait l'histoire.

Et pourtant, elle est belle cette histoire, même si, au premier abord, elle semble déjà vue dix fois... L'ultra citadin connecté qui débarque dans un coin paumé. Les choses simples, c'est bien plus que ça. 

Pas de grands effets ni d'effets spéciaux, mais déjà il est à voir sur grand écran pour la splendeur immersive des paysages. On a vraiment l'impression d'y être, de sentir les herbes hautes caresser nos mollets etc... Un film de grand air se voit sur grand écran, un point c'est tout.

Le scénario prend des tournants inattendus lorsqu'on découvre les motivations de l'un et les secrets de l'autre. Il nous dit aussi qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Il nous montre deux hommes que tout semble opposer et qui ont bien plus en commun que ce que les apparences peuvent nous montrer... Notamment, le fait de ne pas être réellement à la bonne place, de n'avoir pas forcément mené la vie qui était dans leur ADN, qu'elles qu'en soient les raisons. L'un est taiseux, l'autre est ultra bavard... Peut-être pourront il se rejoindre dans le juste milieu, si tant est qu'il existe. Et chacun apportera à l'autre une part de lui... Celle de ralentir, ou au contraire, celle d'entrer en action, de ne plus attendre, de se bouger.

De beaux messages individuels donc, mais aussi de l'universel... Le besoin urgent de protéger la planète et notamment les océans, de toute exploitation abusive à des fins futiles.

Le duo Gadebois / Wilson fonctionne à merveille !

A noter un petit clin d'oeil du réalisateur à l'un de ses précédents films "délicieux" que j'avais vu et adoré. Un autre film, simple en apparence, sur les choses simples, et vraiment j'aime ça, ça me fait un bien fou, et ça joue l'un des rôles que j'attends du cinéma !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Février 2023

Bonjour !

On poursuit dans mes souvenirs ornithologiques de mon si riche voyage au Kenya en avril 2022, avec près de 130 espèces différentes observée en une semaine, un véritable festival de tailles, de couleurs, de chants différents !

Je vous laisse vous régaler, le nom de l'espèce est indiqué sur chaque photo montage. Et je vous dit à dans 15 jours, pour la suite  !

Bon dimanche !

Espèce visible en France

Espèce visible en France

UN DIMANCHE AVEC LES OISEAUX DU KENYA 2/?
UN DIMANCHE AVEC LES OISEAUX DU KENYA 2/?
UN DIMANCHE AVEC LES OISEAUX DU KENYA 2/?
Espèce visible en France

Espèce visible en France

UN DIMANCHE AVEC LES OISEAUX DU KENYA 2/?
UN DIMANCHE AVEC LES OISEAUX DU KENYA 2/?
UN DIMANCHE AVEC LES OISEAUX DU KENYA 2/?
UN DIMANCHE AVEC LES OISEAUX DU KENYA 2/?
UN DIMANCHE AVEC LES OISEAUX DU KENYA 2/?
Espèce visible en France

Espèce visible en France

UN DIMANCHE AVEC LES OISEAUX DU KENYA 2/?
UN DIMANCHE AVEC LES OISEAUX DU KENYA 2/?
UN DIMANCHE AVEC LES OISEAUX DU KENYA 2/?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho, #Voyages en Afrique

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Publié le 17 Février 2023

Roman - Editions Audiolib - 4h10 d'écoute - 17.99 €

Parution d'origine chez Grasset & Fasquelle en 2021

L'histoire : Magdalena, comédienne de talent a la quarantaine. Un jour, elle reçoit un message, lui indiquant qu'on a retrouvé trace d'Apollonia, sa mère, partie sans laisser de trace trente ans plus tôt.

Magdalena prend un train vers le Sud Ouest, vers une petite maison éclusière, à la rencontre de son passé, de son histoire, de sa mère, cette grande inconnue, et d'elle-même

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : la bib de Dinard

Mon humble avis : Voici un très joli texte, plein de douceur, de délicatesse, de justesse, malgré la rudesse du sujet. Ajoutez à cela une plume très poétique, vous avez ici une lecture émouvante, à fleur de peau. Le récit est rythmé, il n'y a pas d'ennui, et Antigone apparait souvent. Cependant, tout s'y déroule comme avec une certaine lenteur, un souffle retenu, un peu comme un livre dont on tourne lentement les pages, à l'envers, pour remonter dans le passé : l'enfance, l'abandon et ses conséquences sur Magdalena. Bien sûr, dans sa quête, Magdalena va découvrir des secrets de famille, qui lui feront considérer sa mère autrement.

Le rapprochement des deux femmes va se faire vraiment pas à pas, par gestes, par silences, par attentes, par regards, même si l'un de ces regards semble vide, et qu'un usage de la parole semble s'être perdu dans les limbes du passé. Cet apprivoisement, assez inattendu dans la forme, est vraiment formidablement décrit et bouleverse. 

Le sujet de cette histoire n'est pas particulièrement original, mais c'est son déroulement et l'écriture magnifique de la romancière qui lui donnent tout son charme. Et surtout, avec cette version audio, l'interprétation magistrale et si habitée qu'en fait la comédienne Clothilde Coureau... Les silences sont bien marqués, et l'émotion se décuple lors les murmures, les presque chuchotements de l'actrice. Superbe, je conseille vraiment ce format de lecture pour découvrir ce roman, et cette plume.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Février 2023

Film de Guillaume Canet

Avec Guillaume Canet, Gilles Lellouches, Vincent Cassel

Synopsis : Nous sommes en 50 avant J.C. L’Impératrice de Chine est emprisonnée suite à un coup d’état fomenté par Deng Tsin Quin, un prince félon.
Aidée par Graindemaïs, le marchand phénicien, et par sa fidèle guerrière Tat Han, la princesse Fu Yi, fille unique de l’impératrice, s’enfuit en Gaule pour demander de l’aide aux deux valeureux guerriers Astérix et Obélix, dotés d’une force surhumaine grâce à leur potion magique.
Nos deux inséparables Gaulois acceptent bien sûr de venir en aide à la Princesse pour sauver sa mère et libérer son pays. Et les voici tous en route pour une grande aventure vers la Chine.
Mais César et sa puissante armée, toujours en soif de conquêtes, ont eux aussi pris la direction de l’Empire du Milieu…

Mon humble avis : Me voilà bien partagée pour ce film...

J'ai trouvé la première partie lente, poussive, je ne parvenais pas à rentrer dans cette histoire qui ressemblait plus à un défilé de stars... Ces mêmes stars sur lesquelles se base la promo du film, mais qui ne font que des apparitions, parfois très furtives, et pas forcément des mieux interprétées.

La deuxième partie est plus rythmée... Mais je m'attendais à m'esclaffer tout au long des presque deux heures, et j'ai à peine ri. Pourtant, je salue de belles trouvailles et des références bien senties... Référence cinématographiques, musicales, sportives, publicitaires ou autres... ainsi que des clins d'oeil et des pics en rapport avec la société contemporaine. De ce côté-là, le cahier des charges est bien rempli. 

De même, on ne peut que s'incliner devant la masse de travail qu'ont dû représenter la préparation et le tournage d'un tel film... avec cette multitude de décors différents notamment. Visuellement, c'est une réussite. Enfin, mention spéciale pour Gilles Lellouche, qui remplace haut la main Gérard Depardieu dans le rôle d'Obélix, avec un capital sympathie et humour bien supérieur. Depardieu et moi, ce n'est juste plus possible. Et évidemment, le duo amical Canet / Lellouche fonctionne très bien.

Du positif donc, mais pas d'enthousiasme débordant, une fluidité qui tarde à venir malgré l'envergure bien visible du film. Sympa mais sans plus. Je pense que le jeune public doit rire plus que celui de ma génération, mais les références doivent lui échapper...

Astérix et Obélix : mission Cléopâtre n'est pour moi toujours pas égalé !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Février 2023

Départ en vacances ce matin, pour 8 jours, donc je déserte mon blog et la blogo pour quelques jours !

Direction, la Baie de Somme pour des vacances 80 % ornitho et 20 % apéro 😁 (quand il fera nuit !)

Je pars avec une amie Rennaise et sur place, nous retrouvons et /ou rencontrons des amis FB ornitho ! 

Donc au programme :

(les photos ne sont pas de moi, mais prises sur google ;) ) Hommage à leurs auteurs !

 

VACANCES J'OUBLIE TOUT !
VACANCES J'OUBLIE TOUT !
VACANCES J'OUBLIE TOUT !
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 3 Février 2023

Roman - Edition Folio - 337 pages - 8.10 €

Parution en 2002

L'histoire : Celle d'une famille, celle de Marie la narratrice. Parents instruits et aisés, deux filles, deux garçons. Et des histoires de familles sur trois décennies, depuis l'enfance de Marie... avec quelques détours par le passé des aïeuls.

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

Mon humble avis : Ce livre dormait dans ma PAL depuis quatorze ans ! (Et il y en a qui y somnolent depuis bien plus longtemps, à ce niveau-là, cela devient de l'hibernation !)

Bon les 2 papattes parlent pour moi, je n'ai pas adhéré à ce roman... qui est très inspiré de la propre famille de Catherine Cusset. Donc on est presque dans une autofiction, à forme romanesque.

Ca se lit bien, car Catherine Cusset sait écrire, ça on le sait. Le style est fluide et propre, mais froid... Ce qui à mes yeux, laisse peu de place aux émotions. On reste un peu extérieur à tout cela. Certes, par bien des aspects, cette famille est un peu rocambolesque, mais elle est aussi une famille comme beaucoup d'autres, avec des membres plus ou moins hauts en couleurs, en caractères, en ambiguités et contradictions, en égos, en cruauté etc... Le titre de ce roman est sensé signifier le contraire de son contenu... J'avoue, c'est étrange.... Chaque membre y a son portrait plutôt vitriolé mais saupoudré de déclarations d'amour. Il règne dans ces pages un désordre chronologique qui perd un peu le lecteur dans le déroulement de ces histoires familiales et qui amène de nombreuses redites... lassantes. 

Un chapitre est dédié au père, un autre à la mère, deux aux vacances groupir en Bretagne, un à l'Amérique, deux à la grand-mère. Et dans chacun d'entre eux, tous les membres de cette famille font des apparitions à des moments différents de leur vie, mais aucun ne semble vraiment sympathique, ou n'est présenté de façon à l'être.

Honnêtement, mise à part la narration de la fin de vie de la grand-mère, je suis restée de marbre face à ce texte, qui m'a vite lassée, parfois agacée, et dont je suis sortie enrichie de rien... et surtout pas du récit des problèmes de flatulence familiale ! Si si... Je me suis même demandé : pourquoi écrire un tel ouvrage, sauf si l'on est à court d'inspiration... Car effectivement, les familles en sont souvent sources ! Bref, je ne conseille pas !

En fait, des 5 romans de Catherine Cusset qui sont passés entre mes mains, seul Un brillant avenir m'a énormément plu. Il m'en reste un dernier dans ma PAL... Qui va attendre un peu !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 1 Février 2023

Film de Marie-Castille Mention- Scharr

Avec Oulaya Amamra, Lina El Arabi, Niels Arestrup

Synopsis : À 17 ans, Zahia Ziouani rêve de devenir cheffe d’orchestre. Sa sœur jumelle, Fettouma, violoncelliste professionnelle. Bercées depuis leur plus tendre enfance par la musique symphonique classique, elles souhaitent à leur tour la rendre accessible à tous et dans tous les territoires. Alors comment peut-on accomplir ces rêves si ambitieux en 1995 quand on est une femme, d’origine algérienne et qu’on vient de Seine-Saint-Denis ? Avec détermination, passion, courage et surtout le projet incroyable de créer leur propre orchestre : Divertimento.

Mon humble avis : Si ma Maman n'avait pas voulu voir ce film, je ne m'y serais pas penchée et c'eut été dommage, car c'est un grand coup de coeur !

Un des genres de film que j'adore, qui donne des ailes, qui force l'admiration envers le personnage, qui redonne foi en quelques êtres humains, qui nous montre une jeune femme qui n'est pas née avec une cuillère en argent et qui se bat pour parvenir à ses fins : celles de devenir cheffe d'orchestre ! Quand on est une femme, d'origine maghrébine et qu'on vit dans le 9.3, ce n'est pas gagné et pourtant ! Zahia grimpe, passe au-dessus des murs et les abaissent pour que les autres puissent passer ! Elle tend les bras de chaque côté et réunit tout le monde. Quelle belle leçon de vie, de courage, de passion, de persévérance, de détermination.... On se dit que s'il y avait plus de Zahia sur terre, le monde serait plus beau...Sa seule chance, c'est d'être née dans une famille aimante, où elle a reçu une bonne éducation, et d'avoir des parents qui croient en elle et son talent. Des parents qui la soutiennent mais ne l'obligent en rien. Ils respectent juste son choix. Le reste, elle le gagne à force de travail, d'ambition, de passion.

Ce film est aussi un éloge du collectif, de l'utilité publique, sociale et relationnelle de la musique, la musique met à bas les barrières. La musique rassemble, même les plus différents, c'est ce que montre aussi ce film... Qui est extrêmement bien réalisé, sans manichéisme, et interprété brillamment, notamment par Oulaya Amamra, que je ne connaissais pas, et que j'espère revoir souvent sur le grand écran, car elle le mérite sacrément !

Ce film est un biopic... En effet, Zahia Ziouani dirige l'orchestre qu'elle a créé dans la diversité, l'Orchestre symphonique Divertimento, qui se produits chaque année devant plus de 50 000 spectateur. C'est elle aussi qui officie en cheffe d'orchestre dans l'émission de France 2 Prodiges.

A voir, un beau film qui fait du bien, et qui donne envie d'écouter encore et encore le Boléro de Ravel ! De très belles et fortes émotions !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Janvier 2023

Bonjour,

Aujourd'hui, je vous présente le Grèbe castagneux :)

Les Grèbes sont une famille d'oiseaux d'eau présents en France est représentée par plusieurs espèces, dont le Grèbe Castagneux, qui est le plus petit d'entre eux.

Il est vraiment minus et se positionne souvent en mode "bouée", et de ce fait, quand j'arrive près d'un étang, je soupçonne parfois la présence de bouée et une fois mon zoom déployé, je réalise ma méprise... Et quand je m'approche (raisonnablement) aussi !

 

Il ne mesure qu'entre 25 et 29 cm de long, et son envergure varie entre 40 et 45 cm, pour un poids entre 300 et 650 gramme.

Il n'y a pas de dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle.

Il est moins piscivore que les autres grèbes, puisqu'il se nourrit aussi de mollusques, de crustacés, d'insectes, de larves et d'invertébrés aquatiques.

 

C'est un oiseau qui change d'apparence en fonction de la période de l'année. Ci-dessus, voici son plumage internuptial (hivernal). Sur la photo d'accueil de ce billet, vous avez son beau plumage nuptial (printemps/été/reproduction). Ce dernier est bien plus marqué et contrasté, avec une tâche jaune pâle aux commissures du bec.

Vous pouvez voir ici la différence de taille entre le Grèbe castagneux et la Foulque macroule.

Le Grèbe Castagneux apprécie les eaux calmes et dormantes. Aussi, on va souvent le trouver sur les étangs et lacs, dans les mares ou les fossés inondés. Mais il peut aussi évoluer sur les eaux côtières abrités. Ainsi, j'en observe aussi dans l'estuaire de la Rance où l'eau est salée. En période de reproduction, il va préféré les cours d'eau calme, dont la végétation des berges lui permet de camoufler son nid, qui sera flottant, fixé aux herbes et fait de végétaux.

 

Voici un juvénile :) La reproduction a lieu d'avril à juillet. La femelle pond 5 à 6 oeufs dont l'incubation est assuré par les 2 parents pendant une période de 21 à 27 jours. Il peut y avoir parfois une 2ème couvée. Les jeunes sont nidifuges, ils quittent de suite le nid et suivent leurs parents en "balade". Ils apprennent alors à plonger et à se nourrir Ils ne seront autonomes et volants que vers 1 mois et demi.

 

Depuis la berge d'un étang, les Grèbes castagneux sont assez faciles à observer. Par contre, ils sont vraiment durs durs à photographier car se sont des plongeurs invétérés.  Ils plongent sans cesse... Résultat : Beaucoup de photos avec que de l'eau et des restes de ronds, sans grèbe !!! Et après, il faut deviner dans quel coin ils vont ressortir. Il me semble avoir entendu quelque part qu'ils peuvent rester en apnée près de 30 secondes ! Ils volent très peu, ils sont tout le temps sur ou sous l'eau. D'ailleurs, je n'en n'ai jamais vu un voler !

 

Son aire de répartition comprend globalement l'Europe, l'Asie et l'Afrique (d'ailleurs, j'en ai vu au Kenya). Les individus d'Europe occidentale et d'Afrique du Nord sont sédentaires. Ceux d'Europe septentrionale descende et viennent grossir les rangs des sédentaires. Ils vivent alors en petit groupe, au milieu de divers canards, Foulques macroules, Gallinules poule d'eau etc.

En tout cas, c'est un oiseau que j'aime beaucoup, tout mimi, un petit bouchon ! Tellement petit que la 1ère fois que je l'ai vu, j'ai cru avoir affaire à un juvénile !

 

Les photos de ce billets sont miennes et interdites de reproduction. Elles ont été prises en Ille et Vilaine et en Indre et Loire.

Les textes de ce billet sont inspirés de moi, de mon guide ornitho Belin et du site oiseaux.net 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 28 Janvier 2023

Roman - Editions Ecoutez lire - 11h24 d'écoute - 18.99 €

Parution d'origine chez Gallimard en 2016

L'histoire : Début novembre 1920, l'Angleterre attend l'arrivée du Soldat Inconnu, rapatrié depuis la France pour une cérémonie d'hommage.  Trois femmes cherchent l'équilibre entre la vie et la mémoire... Ada dont le fils est tombé au front et que pourtant, elle ne cesse d'apercevoir à chaque coin de rue. Evelyne, dont le fiancé est mort en France, et qui travaille au bureau des pensions de l'armée, et Hettie, qui, contre 6 pence, fait danser chaque soir d'anciens soldats au palais du Hammersmith...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib de Dinard

Mon humble avis : C'est sur la blogo que j'ai aperçu le nom de cette romancière anglaise et lorsque j'ai vu ce livre audio dans les rayonnages de la bib, je me suis dit : tentons !

La Grande Guerre... Les manuels scolaires et les livres d'Histoire nous en apprennent les dates majeures, le nom des grands Hommes qui s'y sont illustrés, les stratégies militaires, les causes, les conséquences, la géopolitique, les conditions inhumaines de vie dans les tranchées, et enfin... le nombre effroyable de vies perdues pendant ce conflit.

Mais le chagrin des vivants ou des survivants, il n'y a que la littérature pour nous dire cela, et l'imprégner au plus profond de nos coeurs et âmes. Anna Hope, d'une écriture précise et délicate, décrit cela avec justesse et subtilité. 

Il y a les vivants qui ne sont jamais partis au front, mais qui ont perdu un être cher... Mais qui ignorent dans quelles conditions, n'ont pas de corps pour faire leur deuil... C'est le cas d'Ada, dont le tout jeune fils n'est pas revenu du front...

Il y a Evelyn, dont le fiancé est mort dans les tranchées... Evelyn promise à une belle vie d'amour, mais qui, lors des permissions de son fiancé durant le conflit, ne parvenait plus vraiment à communiquer avec lui, à percer son mutisme inhabituel. Elle travaille au bureau des pensions de l'armée... Et là, elle côtoie d'autres vivants, plus vraiment vivants en fait, des survivants... Traumatisés de guerre, blessés, amputés... Les rescapés abimés de l'intérieur, de l'extérieur...

Il y a Hettie et son amie, qui dansent chaque soir... C'est leur travail, faire danser les anciens soldats... Et Fred, le frère d'Hettie, qui vit reclus et amorphe depuis son retour du front. Le chagrin des vivants, c'est aussi celui des anciens soldats incompris de leurs proches, et celui de ces proches qui ne comprennent pas le changement total de comportement de leur frère, fils etc. Il y a aussi Ed, le frère d'Evelyn, qui fut commandant en France... Un être désabusé, un peu cynique qui se noie dans l'alcool, la cocaïne mais qui tente de faire bonne figure socialement. Il ne se remet pas de ce qu'il a vu là-bas, de ce qu'il a fait, de ce qu'il a ordonné... lui-même sur ordre de sa hiérarchie.... Il y a ceux qui ignorent la vérité, qui ignorent même qu'elle existe et qu'elle fut telle, et qui, inconsciemment ont besoin de la connaître... D'autres se damerait pour savoir, mais parfois, l'ignorance est salvatrice. Les familles ne savaient rien et les rescapés se sont tus...

Anna Hope décrit donc ce chagrin avec profondeur, lucidité et raffinement... Mais Dieu que ce livre est long, lent, dénué d'un certain relief et d'événements, même mineurs, qui donneraient un peu plus de rythme à cette histoire. La première moitié paraît "presque" sans intérêt majeur, si ce n'est la mise en place des personnages et du contexte, Londres d'après-guerre. Des détails à n'en plus finir, jusqu'aux plus accessoires, qui n'ont d'autres but que l'exercice littéraire, mais qui, pour moi, le desservent plus qu'ils ne l'enjolivent vraiment... 80 pages de moins, et je pense que ce roman m'aurait saisi je pense bien plus tôt dans ma lecture.

C'est en fait dans les deux dernières heures d'écoute que je me suis mise à vibrer, à m'émouvoir, à deviner où Anna Hope voulait me mener, à saisir la nature de son projet.  Ce n'est que lorsque les langues se délient, celle de Ed, celle d'un des rescapés... Là, on est saisi d'effroi... Et on repense à la chanson de Goldman... Si j'étais né en 17 à Leidenstadt... Ne pas juger les personnages, ne pas se limiter aux apparences...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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