Lectures, BD, cinéma, voyages, photos, chats, oiseaux, nature bref mon petit monde ! .................. " C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Le petit prince)
L'histoire : Celle d'une famille, celle de Marie la narratrice. Parents instruits et aisés, deux filles, deux garçons. Et des histoires de familles sur trois décennies, depuis l'enfance de Marie... avec quelques détours par le passé des aïeuls.
Tentation : Ma PAL
Fournisseur : Ma PAL
Mon humble avis : Ce livre dormait dans ma PAL depuis quatorze ans ! (Et il y en a qui y somnolent depuis bien plus longtemps, à ce niveau-là, cela devient de l'hibernation !)
Bon les 2 papattes parlent pour moi, je n'ai pas adhéré à ce roman... qui est très inspiré de la propre famille de Catherine Cusset. Donc on est presque dans une autofiction, à forme romanesque.
Ca se lit bien, car Catherine Cusset sait écrire, ça on le sait. Le style est fluide et propre, mais froid... Ce qui à mes yeux, laisse peu de place aux émotions. On reste un peu extérieur à tout cela. Certes, par bien des aspects, cette famille est un peu rocambolesque, mais elle est aussi une famille comme beaucoup d'autres, avec des membres plus ou moins hauts en couleurs, en caractères, en ambiguités et contradictions, en égos, en cruauté etc... Le titre de ce roman est sensé signifier le contraire de son contenu... J'avoue, c'est étrange.... Chaque membre y a son portrait plutôt vitriolé mais saupoudré de déclarations d'amour. Il règne dans ces pages un désordre chronologique qui perd un peu le lecteur dans le déroulement de ces histoires familiales et qui amène de nombreuses redites... lassantes.
Un chapitre est dédié au père, un autre à la mère, deux aux vacances groupir en Bretagne, un à l'Amérique, deux à la grand-mère. Et dans chacun d'entre eux, tous les membres de cette famille font des apparitions à des moments différents de leur vie, mais aucun ne semble vraiment sympathique, ou n'est présenté de façon à l'être.
Honnêtement, mise à part la narration de la fin de vie de la grand-mère, je suis restée de marbre face à ce texte, qui m'a vite lassée, parfois agacée, et dont je suis sortie enrichie de rien... et surtout pas du récit des problèmes de flatulence familiale ! Si si... Je me suis même demandé : pourquoi écrire un tel ouvrage, sauf si l'on est à court d'inspiration... Car effectivement, les familles en sont souvent sources ! Bref, je ne conseille pas !
En fait, des 5 romans de Catherine Cusset qui sont passés entre mes mains, seul Un brillant avenir m'a énormément plu. Il m'en reste un dernier dans ma PAL... Qui va attendre un peu !
Synopsis :À 17 ans, Zahia Ziouani rêve de devenir cheffe d’orchestre. Sa sœur jumelle, Fettouma, violoncelliste professionnelle. Bercées depuis leur plus tendre enfance par la musique symphonique classique, elles souhaitent à leur tour la rendre accessible à tous et dans tous les territoires. Alors comment peut-on accomplir ces rêves si ambitieux en 1995 quand on est une femme, d’origine algérienne et qu’on vient de Seine-Saint-Denis ? Avec détermination, passion, courage et surtout le projet incroyable de créer leur propre orchestre : Divertimento.
Mon humble avis : Si ma Maman n'avait pas voulu voir ce film, je ne m'y serais pas penchée et c'eut été dommage, car c'est un grand coup de coeur !
Un des genres de film que j'adore, qui donne des ailes, qui force l'admiration envers le personnage, qui redonne foi en quelques êtres humains, qui nous montre une jeune femme qui n'est pas née avec une cuillère en argent et qui se bat pour parvenir à ses fins : celles de devenir cheffe d'orchestre ! Quand on est une femme, d'origine maghrébine et qu'on vit dans le 9.3, ce n'est pas gagné et pourtant ! Zahia grimpe, passe au-dessus des murs et les abaissent pour que les autres puissent passer ! Elle tend les bras de chaque côté et réunit tout le monde. Quelle belle leçon de vie, de courage, de passion, de persévérance, de détermination.... On se dit que s'il y avait plus de Zahia sur terre, le monde serait plus beau...Sa seule chance, c'est d'être née dans une famille aimante, où elle a reçu une bonne éducation, et d'avoir des parents qui croient en elle et son talent. Des parents qui la soutiennent mais ne l'obligent en rien. Ils respectent juste son choix. Le reste, elle le gagne à force de travail, d'ambition, de passion.
Ce film est aussi un éloge du collectif, de l'utilité publique, sociale et relationnelle de la musique, la musique met à bas les barrières. La musique rassemble, même les plus différents, c'est ce que montre aussi ce film... Qui est extrêmement bien réalisé, sans manichéisme, et interprété brillamment, notamment par Oulaya Amamra, que je ne connaissais pas, et que j'espère revoir souvent sur le grand écran, car elle le mérite sacrément !
Ce film est un biopic... En effet, Zahia Ziouani dirige l'orchestre qu'elle a créé dans la diversité, l'Orchestre symphonique Divertimento, qui se produits chaque année devant plus de 50 000 spectateur. C'est elle aussi qui officie en cheffe d'orchestre dans l'émission de France 2 Prodiges.
A voir, un beau film qui fait du bien, et qui donne envie d'écouter encore et encore le Boléro de Ravel ! De très belles et fortes émotions !
Aujourd'hui, je vous présente le Grèbe castagneux :)
Les Grèbes sont une famille d'oiseaux d'eau présents en France est représentée par plusieurs espèces, dont le Grèbe Castagneux, qui est le plus petit d'entre eux.
Il est vraiment minus et se positionne souvent en mode "bouée", et de ce fait, quand j'arrive près d'un étang, je soupçonne parfois la présence de bouée et une fois mon zoom déployé, je réalise ma méprise... Et quand je m'approche (raisonnablement) aussi !
Il ne mesure qu'entre 25 et 29 cm de long, et son envergure varie entre 40 et 45 cm, pour un poids entre 300 et 650 gramme.
Il n'y a pas de dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle.
Il est moins piscivore que les autres grèbes, puisqu'il se nourrit aussi de mollusques, de crustacés, d'insectes, de larves et d'invertébrés aquatiques.
C'est un oiseau qui change d'apparence en fonction de la période de l'année. Ci-dessus, voici son plumage internuptial (hivernal). Sur la photo d'accueil de ce billet, vous avez son beau plumage nuptial (printemps/été/reproduction). Ce dernier est bien plus marqué et contrasté, avec une tâche jaune pâle aux commissures du bec.
Vous pouvez voir ici la différence de taille entre le Grèbe castagneux et la Foulque macroule.
Le Grèbe Castagneux apprécie les eaux calmes et dormantes. Aussi, on va souvent le trouver sur les étangs et lacs, dans les mares ou les fossés inondés. Mais il peut aussi évoluer sur les eaux côtières abrités. Ainsi, j'en observe aussi dans l'estuaire de la Rance où l'eau est salée. En période de reproduction, il va préféré les cours d'eau calme, dont la végétation des berges lui permet de camoufler son nid, qui sera flottant, fixé aux herbes et fait de végétaux.
Voici un juvénile :) La reproduction a lieu d'avril à juillet. La femelle pond 5 à 6 oeufs dont l'incubation est assuré par les 2 parents pendant une période de 21 à 27 jours. Il peut y avoir parfois une 2ème couvée. Les jeunes sont nidifuges, ils quittent de suite le nid et suivent leurs parents en "balade". Ils apprennent alors à plonger et à se nourrir Ils ne seront autonomes et volants que vers 1 mois et demi.
Depuis la berge d'un étang, les Grèbes castagneux sont assez faciles à observer. Par contre, ils sont vraiment durs durs à photographier car se sont des plongeurs invétérés. Ils plongent sans cesse... Résultat : Beaucoup de photos avec que de l'eau et des restes de ronds, sans grèbe !!! Et après, il faut deviner dans quel coin ils vont ressortir. Il me semble avoir entendu quelque part qu'ils peuvent rester en apnée près de 30 secondes ! Ils volent très peu, ils sont tout le temps sur ou sous l'eau. D'ailleurs, je n'en n'ai jamais vu un voler !
Son aire de répartition comprend globalement l'Europe, l'Asie et l'Afrique (d'ailleurs, j'en ai vu au Kenya). Les individus d'Europe occidentale et d'Afrique du Nord sont sédentaires. Ceux d'Europe septentrionale descende et viennent grossir les rangs des sédentaires. Ils vivent alors en petit groupe, au milieu de divers canards, Foulques macroules, Gallinules poule d'eau etc.
En tout cas, c'est un oiseau que j'aime beaucoup, tout mimi, un petit bouchon ! Tellement petit que la 1ère fois que je l'ai vu, j'ai cru avoir affaire à un juvénile !
Les photos de ce billets sont miennes et interdites de reproduction. Elles ont été prises en Ille et Vilaine et en Indre et Loire.
Les textes de ce billet sont inspirés de moi, de mon guide ornitho Belin et du site oiseaux.net
L'histoire : Début novembre 1920, l'Angleterre attend l'arrivée du Soldat Inconnu, rapatrié depuis la France pour une cérémonie d'hommage. Trois femmes cherchent l'équilibre entre la vie et la mémoire... Ada dont le fils est tombé au front et que pourtant, elle ne cesse d'apercevoir à chaque coin de rue. Evelyne, dont le fiancé est mort en France, et qui travaille au bureau des pensions de l'armée, et Hettie, qui, contre 6 pence, fait danser chaque soir d'anciens soldats au palais du Hammersmith...
Tentation : La blogo
Fournisseur : Bib de Dinard
Mon humble avis : C'est sur la blogo que j'ai aperçu le nom de cette romancière anglaise et lorsque j'ai vu ce livre audio dans les rayonnages de la bib, je me suis dit : tentons !
La Grande Guerre... Les manuels scolaires et les livres d'Histoire nous en apprennent les dates majeures, le nom des grands Hommes qui s'y sont illustrés, les stratégies militaires, les causes, les conséquences, la géopolitique, les conditions inhumaines de vie dans les tranchées, et enfin... le nombre effroyable de vies perdues pendant ce conflit.
Mais le chagrin des vivants ou des survivants, il n'y a que la littérature pour nous dire cela, et l'imprégner au plus profond de nos coeurs et âmes. Anna Hope, d'une écriture précise et délicate, décrit cela avec justesse et subtilité.
Il y a les vivants qui ne sont jamais partis au front, mais qui ont perdu un être cher... Mais qui ignorent dans quelles conditions, n'ont pas de corps pour faire leur deuil... C'est le cas d'Ada, dont le tout jeune fils n'est pas revenu du front...
Il y a Evelyn, dont le fiancé est mort dans les tranchées... Evelyn promise à une belle vie d'amour, mais qui, lors des permissions de son fiancé durant le conflit, ne parvenait plus vraiment à communiquer avec lui, à percer son mutisme inhabituel. Elle travaille au bureau des pensions de l'armée... Et là, elle côtoie d'autres vivants, plus vraiment vivants en fait, des survivants... Traumatisés de guerre, blessés, amputés... Les rescapés abimés de l'intérieur, de l'extérieur...
Il y a Hettie et son amie, qui dansent chaque soir... C'est leur travail, faire danser les anciens soldats... Et Fred, le frère d'Hettie, qui vit reclus et amorphe depuis son retour du front. Le chagrin des vivants, c'est aussi celui des anciens soldats incompris de leurs proches, et celui de ces proches qui ne comprennent pas le changement total de comportement de leur frère, fils etc. Il y a aussi Ed, le frère d'Evelyn, qui fut commandant en France... Un être désabusé, un peu cynique qui se noie dans l'alcool, la cocaïne mais qui tente de faire bonne figure socialement. Il ne se remet pas de ce qu'il a vu là-bas, de ce qu'il a fait, de ce qu'il a ordonné... lui-même sur ordre de sa hiérarchie.... Il y a ceux qui ignorent la vérité, qui ignorent même qu'elle existe et qu'elle fut telle, et qui, inconsciemment ont besoin de la connaître... D'autres se damerait pour savoir, mais parfois, l'ignorance est salvatrice. Les familles ne savaient rien et les rescapés se sont tus...
Anna Hope décrit donc ce chagrin avec profondeur, lucidité et raffinement... Mais Dieu que ce livre est long, lent, dénué d'un certain relief et d'événements, même mineurs, qui donneraient un peu plus de rythme à cette histoire. La première moitié paraît "presque" sans intérêt majeur, si ce n'est la mise en place des personnages et du contexte, Londres d'après-guerre. Des détails à n'en plus finir, jusqu'aux plus accessoires, qui n'ont d'autres but que l'exercice littéraire, mais qui, pour moi, le desservent plus qu'ils ne l'enjolivent vraiment... 80 pages de moins, et je pense que ce roman m'aurait saisi je pense bien plus tôt dans ma lecture.
C'est en fait dans les deux dernières heures d'écoute que je me suis mise à vibrer, à m'émouvoir, à deviner où Anna Hope voulait me mener, à saisir la nature de son projet. Ce n'est que lorsque les langues se délient, celle de Ed, celle d'un des rescapés... Là, on est saisi d'effroi... Et on repense à la chanson de Goldman... Si j'étais né en 17 à Leidenstadt... Ne pas juger les personnages, ne pas se limiter aux apparences...
Roman - Editions Anne Carrière - 182 pages - 18.90 €
Parution le 26 août 2022 : Rentrée littéraire
L'histoire : En 1835, Gus un jeune scientifique, est envoyé par le musée d’Histoire naturelle de Lille pour étudier la faune du nord de l’Europe. Lors d’une traversée, il assiste au massacre d’une colonie de grands pingouins et sauve l’un d’eux. Il le ramène chez lui aux Orcades et le nomme Prosp. Sans le savoir, Gus vient de récupérer celui qui sera le dernier spécimen sur Terre de l’espèce. Une relation bouleversante s’instaure entre l’homme et l’oiseau.
Mon humble avis : Je n'attribue pas un coup de coeur à ce roman juste parce que je lui ai trouvé quelques longueurs et propos répétitifs... Mais eu égard aux 182 pages du roman, ces derniers ne s'éternisent pas non plus.
Alors qu'on entre dans la 6ème période d'extinction massive d'espèces végétales et animales, Sybille Grimbert, à travers cette histoire, revient sur celle des Grands pingouins des régions nordiques, officiellement disparus en 1844, après des dizaines de milliers d'années de présence sur terre. Ce texte est parfaitement mené et documenté (sans excès non plus) et conduit le lecteur à de sacrées et profondes réflexions sur le rapport à l'animal et à la nature.
Bien sûr, tout au long de notre lecture, il faut garder en tête qu'à l'époque où se déroule cette histoire, les connaissances et les compétences naturalistes n'étaient pas les mêmes qu'actuellement, et qu'avant de protéger les espèces et de s'assurer un avenir commun, nombre d'hommes songeaient surtout à survivre dans un environnement hostile. Il n'empêche, maintenant que l'on a toutes les techniques scientifiques pour estimer les dégâts humains passés et leurs conséquences sur la faune, le carnage continue dans bien des points du globe, et pas uniquement les plus éloignées de notre pays.
L'histoire de Gus et Props et bouleversante, et réellement profonde. L'évolution de Gus au fil de ses réflexions et observations est tellement parlante... Au début, c'est un scientifique un peu mal dégrossi, sûr de ses raisonnements. Et puis, au contact de Props, il vacille dans ses convictions, il s'interroge sur le bienfondé de la présence de Props à ses côtés, sur sa chance de réintégrer une colonie de pingouins maintenant qu'il y eu imprégnation ?... Props, son avenir, celui de ses congénères, leur relation. Mais il a aussi la naïveté insouciante de son époque lorsqu'il pense sans cesse : "ce qui ne nuit pas à l'Homme ne peut disparaître." Ca veut tout dire des convictions d'alors. Et pourtant, même si on sait depuis longtemps maintenant que l'Homme, par sa présence et ses actes (sur chasse, surpêche, commerce (illicite), braconnage) fait disparaitre moult espèces, ce n'est pas pour autant que ceux qui s'en inquiètent sont majoritaires et réellement efficace dans le combat.
Quoiqu'il en soit, Gus prend conscience qu'il fait partie d'un tout, d'un équilibre global, et qu'en cette partie, il est minuscule, il n'est pas grand-chose. Il ne place plus l'Homme au centre, mais dans l'ensemble. Et nous, nous suivons avec attention, suspense et émotion la destinée de deux êtres que tout sépare à la base : un homme et un pingouin, et nous nous demandons bien quelle sera l'issue de cette amitié.
Sybille Grimbert nous interpelle ici sur une espèce sauvage déjà disparu, mais pour nous alerter sur celles à disparaître prochainement. Evidemment on peut aussi y voir une "simple" histoire d'amitié entre un homme et son animal domestique, puisque c'est ce que Props devient. Et là, chacun peut y retrouver les joies, les peines, le partage, les émotions, la communication non verbale, les observations, les interrogations, les découvertes qui sont les siennes avec ses propres animaux domestiques... Lorsque l'autrice évoque le comportement animal et l'inconnu et les mystères qui l'entourent, j'ai souvent pensé à mes chats. Evidemment, les interrogations de Gus sont assez souvent anthropomorphiques. Mais même si l'anthropomorphisme est "dangereux" aussi pour les animaux (il biaise la perception des besoins animaliers naturels) il est tout de même la preuve de l'intérêt, de l'amour pour un animal, et de la reconnaissance et de la prise en compte de sa conscience,, de ses sentiments, de ses peines et bonheurs.
Un livre à lire évidemment ! C'est une très belle histoire, à partager, à faire connaître, à vivre.
Bon, mon billet est long, et mon émoi pour Props et Gus ne transparaît pas assez... Tant pis, je ne trouve pas d'autres mots.
Petit rappel : En France, la loi interdit la possession (sans dérogation administrative spécifique) d'un animal sauvage , quelque soit sa taille... Il est donc interdit de posséder, par exemple, un Chardonneret élégant ;)
Avec Laure Calamy, Olivia Coste, Kristin Scott Thomas
Synopsis : Adolescentes, Blandine et Magalie étaient inséparables. Les années ont passé et elles se sont perdues de vue. Alors que leurs chemins se croisent de nouveau, elles décident de faire ensemble le voyage dont elles ont toujours rêvé. Direction la Grèce, son soleil, ses îles mais aussi ses galères car les deux anciennes meilleures amies ont désormais une approche très différente des vacances… et de la vie !
Mon humble avis : Un road movie féminin qui ne m'a pas embarquée du tout... Entre un personnage déprimé ultra négatif et un autre exubérant limite agaçant, j'ai eu du mal à ne pas avoir envie de les baffer tous les deux ! Je n'ai pas ri, peut-être quelque fois des sourires se sont ébauchés, mais guère plus. J'ai trouvé le temps long et l'ensemble plat. Les cyclades pour moi manque de peps, de rythme, de relief, de réelles drôleries ou d'émotions profondes. Ces dernières n'adviennent qu'en toute fin du film. Certes, elles l'éclairent sous un nouvel angle, lui donne plus de sens, mais ce n'a pas été suffisant pour moi. Cette histoire est plus profonde qu'il n'y parait, mais cela tarde vraiment trop à se manifester. Certes, Les Cyclades nous dit bien que chacun à sa façon de vivre la douleur, les épreuves et d'y survivre et que cela se respecte. Certes, les comédiennes ne déméritent pas mais ne renouvelle pas non plus le genre des vacances foireuses. Dommage, en tant que spectateur, on ne profite même pas vraiment des paysages méditerranéens qui sont très peu exploités. C'est très rare mais c'est arrivé pendant cette séance, je me suis penchée vers ma compagne de séance pour dire : "pas terrible hein" ? ... avis qui me fut confirmé. Désolé, j'aurais voulu me régaler !
Allez, c'est reparti pour quelques billets sur mon voyage au Kenya, mais cette fois-ci, uniquement avec les oiseaux photographiés là-bas ! Puisque c'est environ 130 espèces différentes que j'ai pu observer et garder dans la boîte en 7 jours ! Complètement inouï, un vrai festival ! Et l'avantage quand on s'intéresse aux oiseaux, c'est que ça multiplie les surprises et les whaou ! Car même quand il n'y a pas de mammifères pendant quelques temps, il y a toujours de petites choses qui virevoltent ! Aussi, je suis bien contente d'avoir attendu 50 ans pour réaliser ce voyage ! Car même 2 ans plus tôt, je n'étais pas "branchée" ornithologie, et je serais alors passée à côté de sacrées merveilles !
Allez, je vous laisse en photo, le nom des espèces est inscrit sur chaque photo-montage !
ERRATUM : C'EST UN MARTIN-PÊCHEUR HUPPE !!!!
Espèce migratrice, visible en France au printemps et en été
Espèce migratrice, visible en France au printemps et en été
Espèce exotique introduite en France, donc visible dans l'Hexagone !
Avec Lou de Laâge, Raphaël Personnaz, Isabelle Carré, Grégory Gadebois
Synopsis : Les grands tournants de notre existence sont parfois dus à de petits hasards. Si Julia n’avait pas fait tomber son livre ce jour-là, aurait-elle croisé Paul ? Ou sa vie aurait-elle pris une toute autre direction ? Nos vies sont faites d’infinies possibilités. Pour Julia, il suffit d’un petit rien tellement de fois ; tous ces chemins qu’elle aurait pu suivre, toutes ces femmes qu’elle aurait pu être… Choisit-on son destin ? A quoi tiennent l’amour ou le bonheur ?
Mon humble avis : Lou de Laâge porte admirablement bien ce film, avec un talent éclatant ! Elle incarne toutes les Julia possibles, depuis la fin de l'adolescence jusqu'au troisième âge... Avec les changements de look, d'apparences, de personnalités etc. Franchement chapeau !
Le tourbillon de la vie est un beau film, qui interroge sur ces tous et ces petits rien qui forment la vie. Les hasards, les aléas ou les prédilections ? Quoiqu'il en soit, tous ces embranchements de vie mènent à des existences bien différentes, avec des racines et une colonne vertébrale commune... Les parents... Où que la vie nous mène, on a les mêmes et on les perd. Et pour Julia, le piano... Sa passion, son ADN.
On constate avec ce film que les contrariétés du destin ne sont pas forcément une fatalité sur le long terme... Après tout, c'est "la Julia" qui a eu la vie la plus basculée, qui a dû renoncer à tous ses rêves et projets, qui finalement, semble la plus heureuse, la plus épanouie. Celle qui reçoit la reconnaissance du coeur faute de célébrité professionnelle par exemple.
Le film pose aussi la question suivante : Est-ce la vie qui façonne notre caractère ou le caractère qui façonne notre vie ? Pas toujours évident de répondre. Mais dans cette histoire... il n'y a qu'une Julia de 17 ans... et pléthore de Julia à des âges différents.
Pléthore, j'exagère un peu... Mais plusieurs Julia et sans doute trop pour moi... Le film suit une cadence folle et passe sans cesse d'une Julia à l'autre (que l'on reconnait par son entourage, ses vêtements etc), sans nous laisser le temps de digérer ce qui est advenu à la Julia que l'on vient de quitter. Il est une Julia que l'on quitte assez rapidement dans la première partie, et que l'on retrouve en toute fin. Bref, c'est assez fatiguant à suivre... Pour rester purement agréable, je trouve que quelques branches auraient dû être élaguées, pour en laisser d'autres grandir. Car tout ça en 2h00, ça fait beaucoup. Il n'empêche que ce film était un sacré challenge et qu'il est globalement remporté !
L'histoire : S'échapper de cette affreuse cité, voilà ce dont rêve Françoise. Un travail, c'est sûr, ça pourrait aider. Mais à son âge, le boulot, ça court pas les rues.
Alors le jour où son amie Rose lui propose de s'occuper de cette parcelle de jardin, elle y voit une belle occasion de s'essayer à autre chose et de prouver ce dont elle est capable.
Après tout, ça ne doit pas être bien compliqué.
Tentation : la belle couverure
Fournisseur : La bib de Dinard
Mon humble avis : Voici un très beau roman graphique qui nous donne à assister à la transformation de Françoise, qui va enfin trouver l'endroit et les gens qu'il lui faut pour quitter sa chrysalide et devenir papillon... Et un papillon, ça vole !
Françoise a la bonne cinquantaine. C'est le genre de femme transparente et insignifiante, qui subit sans trop se questionner une vie terne dans une cité. Entre un mari rustre et pas très subtil, de l'ancienne école, et Pôle emploi. Elle avait cessé de travailler pour élever son fils, la voilà qui peine à trouver un emploi qui corresponde à ses compétences désuètes. Et puis il y a aussi la bande de jeunes à l'entrée de son immeuble... Bref, pas très rose tout cela !
Mais il y a Rose, une voisine plus âgée, qui, étant plâtrée suite à une chute, demande à Françoise de s'occuper de son lopin de terre dans des jardins familiaux, lopin qu'elle vient enfin d'acquérir.... Le temps qu'elle soit remise sur pied !
Les débuts seront difficiles pour Françoise qui ne connaît rien au jardinage et que les anciens des jardins peinent à accepter. Et puis, la roue va tourner pour Françoise qui va se rendre compte qu'elle se réalise pleinement sur ce lopin de terre, malgré les moqueries de son mari. Et que, dans ces jardins, c'est toute une communauté qui l'attend.
Un album qui fait du bien, qui se lit avec plaisir. Dessins et couleurs sont très agréables et évocateurs. C'est une histoire simple sur les gens simples, mais qui ont tous des choses à nous dire, à nous apprendre, à nous révéler, si on prend le temps de leur laisser le temps, de les écouter ou de les lire, si on tait les à priori. Le genre de lecture BD qui me ravit, qui me cueille quand il le faut !