Publié le 29 Septembre 2017

BD - Editions Casterman - 104 pages - 15 €

 

Parution en mars 2010

 

Le sujet :  C'est lors d'un premier voyage en Palestine, en 2008, que Maximilien Le Roy rencontre Mahmoud Abu Stout, dans le cadre d'ateliers de dessins qu'anime le centre culturel du camp de réfugiés d'Aïda. Ils se lient d'amitié et l'auteur y retournera un an plus tard. De cette rencontre est né Faire le Mur, récit dessiné de la vie du jeune palestinien.

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : De Maximilien Le Roy, j'avais été passionnée et instruite par ces BD : Vaincus mais vivants (qui nous conduisait au Chili de Pinochet) et Dans la nuit, la liberté nous écoute (qui nous emmenait en Indochine, au coeur du Vietminh.)

Alors, lorsque je suis tombée sur "Faire le mur" (de la honte, à Jérusalem), l'évidence s'est faite.

Dans le fond, le coeur et l'âme, j'ai bien sûr aimé cet album qui m'a, plus d'une fois, serré les tripes. Les faits vécus narrés sont révoltants, douloureux et même parfois à vomir. Qu'ils me semblent injustes et inhumains de là où je vis et dans mon esprit de "citoyenne du monde".

Faire le mur est une fois de plus, (mais toujours nécessaire) l'occasion de méditer sur les notions de liberté, d'occupation, de colonisation. L'oeuvre revient sur de grands évènements ou dates historiques Palestiens / Israéliens où même d'ailleurs (comme le Vietnam par exemple), pour amener le lecteur à comparer des situations imposées par l'oppresseur, mais non jugées par l'ONU alors que récriées par l'opinion publique.  D'autres situations considérées comme inacceptables par l'ONU sont aussi citées... Toujours en comparaison avec le contexte Palestinien intolérable mais tellement toléré par la communauté internationale... Bref, l'Histoire n'est pas nouvelle, n'est pas simple non plus. Mais l'auteur évoque la solution (utopique ou non) du bien vivre ensemble.

Le sujet principal de cette BD reste le "terrorisme" et Maximilien Le Roy invite le lecteur à réfléchir sur l'utilisation de ce terme. J'entoure volontairement ce mot de guillemets. Car aux yeux des israéliens, les ripostes, attaques ou attentats suicides palestiniens sont considérés comme "terroriste" au même titre que Jean Moulin ou la résistance Française l'étaient par les Allemands. Maximilien Le Roy réfute donc ce terme lorsque les exactions sont perpétrées par l'occupés, l'envahi.

Bon, assez parlé du fond. La forme maintenant, et c'est cette forme qui me fait octroyer si peu de pattes félines à cette album. Il est dit que Faire le mur résulte d'un dialogue entre l'auteur Maximilien Le Roy et Mahmoud, le personnage principal. Ce dialogue, on ne le ressent pas du tout. Ce n'est pas dit, mais on a l'impression que ces deux personnes se sont partager les crayons pour les dessins, qui varient entre classiques et sombres et d'autres très colorés, limite enfantins s'ils ne paraissaient aussi torturés et violent. J'ai aussi trouvé ce récit assez décousu, tant dans la chronologie aléatoire que dans les "petites" histoires qui rentrent dans la Grande.

Bref, au final, une BD intéressante mais qui ne fut pas, pour moi, plaisante à lire.

"Le tout, c'est de savoir ce qu'on fait devant un mur : est-ce qu'on passe à côté, est-ce qu'on saute par dessus, ou est-ce qu'on le défonce ? Moi... j'ai envie de prendre une pioche..." Jacques Brel

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Septembre 2017

Roman - Editions Audible - 3h28 d'écoute - 13.99 €

 

Parution d'origine en 2014 chez Gallimard

 

L'histoire : En 1919, un héros de guerre est retenu prisonnier dans une caserne déserte. Un juge militaire et aristocrate vient l'interroger pour définir sa peine. Et au dehors, sous un soleil de plomb, un chien ne cesse d'aboyer.

 

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Voici une oeuvre courte et parfaitement construite, qui laisse planer le mystère, des mystères même un long moment. 

En effet, ce n'est que dans la toute dernière partie dernière partie que l'on apprend ce qui est reproché au prisonnier Morlac (ce sur quoi je ne dirais pas un mot) et la surprise est de taille, tout comme l'est, quelques pages plus tard, la peine toute aussi étonnante que lui infligera le juge Lantier, 

L'atmosphère est brillamment rendue dans ce roman. Jean-Christophe Ruffin parvient à nous accabler de chaleur, à nous submerger d'une espèce de silence qui pourtant n'existe pas, à nous tourmenter et à nous obséder par les aboiements incessants de Guillaume, le chien. Lors de mon écoute, j'avais l'impression d'évoluer dans une ambiance de Western ou de Bagdad Café. Comme si l'on entendait le moindre grincement de porte, le moindre petit mouvement pouvant devenir bruit tant tout semble silencieux.

En tant qu'amie des animaux, j'ai surtout vu dans "le collier rouge" un éloge sur la loyauté des chiens et le courage canin. Mais évidemment le roman est bien plus riche que cela. Il se penche aussi sur la fidélité entre les compagnons de combats et celle des femmes, restées au pays, qui attendent une lettre, un retour peut-être ?

L'interrogatoire que mène le juge Lantier permet de découvrir le personnage de Morlac, son passé proche, la guerre 14-18, ses traumatismes, ses colères envers les bêtises de la guerre et ceux qui, de loin, la dirigent. Il y a aussi son héroïsme qui lui vaut une décoration qu'il pense ne pas mériter. Et au loin, très loin mais si près des troupes d'Orient, la Révolution Russe et ses conséquences jusque dans les rangs de l'armée française avec l'arrivée du communisme et du militantisme clandestin ou ostensible.

Le collier rouge nous plonge admirablement bien dans les profondeurs de l'âme humaine, depuis son extrême bonté à son pire orgueil. Une lecture bien riche, comme je les apprécie.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 25 Septembre 2017

Film de Christian Carion,

Avec Guillaume Canet, Mélanie Laurent, Olivier de Benoist, Antoine Hamel

 

Synopsis :  Passionné par son métier, Julien voyage énormément à l’étranger. Ce manque de présence a fait exploser son couple quelques années auparavant. Lors d’une escale en France, il découvre sur son répondeur un message de son ex femme en larmes : leur petit garçon de sept ans a disparu lors d’un bivouac en montagne avec sa classe. Julien se précipite à sa recherche et rien ne pourra l’arrêter.

 

 

Mon humble avis ; Mon garçon a plusieurs cordes à son arc pour séduire ! Déjà, comme le promet la bande annonce, c'est un thriller vraiment sous tension, dans une atmosphère oppressante à souhait décuplée par l'environnement montagnard et hivernal. Tel que l'ensemble est tourné, c'est vraiment anxiogène !

Ensuite, il y a une interprétation impeccable, notamment avec un Guillaume Canet sans artifice, brut de pomme et même de décoffrage. Son visage transpire de souffrance, de rage, de tension et de fatigue. Mélanie Laurent est comme à son habitude très juste, dommage que l'on ne la voit pas plus à l'écran.

Mon garçon suit donc la traque d'un père qui recherche son fils kidnappé, le tout dans un climat familial cabossé (divorce, absence paternelle etc).  Le film montre donc jusqu'où un père est prêt à aller pour retrouver la chair de sa chair. Quand on touche à l'enfant, l'homme redevient un animal. Et Julien (Guillaume Canet) ira loin, très loin, ce qui amène deux scènes où j'ai fermé les yeux et bouché mes oreilles ! 

Mais l'on peut déplorer un scénario plutôt consensuel et surtout, une fin qui laisse sur la faim. Qui, quand, pourquoi ? On ne le saura jamais. Et pourquoi un deuxième gamin, jamais évoqué au cours du film ? On ne le sait pas plus ce qui du coup, laisse entrevoir des failles dans le scénario et la logique policière. De même que les saisons qui passent... Un indice relevé sur une vidéo manifestement tournée en saison estivale alors que l'enlèvement se déroule en fin d'hiver ? Oui, beaucoup de question restent en suspens et se révèlent frustrantes pour le spectateur. Pour moi, ce n'est pas le genre de film qui permet une fin ouverte (genre vont ils s'aimer et avoir beaucoup d'enfants etc).

Donc du bon dans ce film évidemment, mais les non- réponses finales sont vraiment décevantes.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Septembre 2017

 

Il pleut dans mon coeur comme il pleut sur mes îles.

Les îles me passionnent et me fascinent. Et certaines d'entre elles sont devenues une extension de moi. Une partie de moi, de mon vécu, de ma vie, de mes souvenirs.

La Caraïbe, je l'ai presque parcourue comme qui dirait "de long en large et en travers" .Une île particulièrement fut ma maison, mon chez moi pendant presque 3 ans : La Guadeloupe.

Deux îles étaient mes petits paradis de vacances, de weekend, de virée à la journée : Saint Barth et Terre de Haut aux Saintes. Ah, les nuits aux Saintes, à l'hôtel, sur un bateau, chez l'habitant, sur la plage (un peu mouillée la nuit sur la plage !)

Barbuda m'était paru comme un lieu de béatitude et presque de robinsonnade. Une partie habitée, l'autre parc naturel, sur la plage, personne d'autre que nous et l'eau, translucide comme je n'en n'avais encore jamais vu.

Antigua et cette drôle de journée passée à "subir" le mélange du flegme britannique et la langueur antillaise de la police suite à un accrochage en voiture (sans gravité)

La Dominique, ma sauvage... Une rando à se perdre sous des trombes d'eaux et la soirée passée à sécher passeports et vêtements avec une amie d'une amie rencontrée quelques jours avant.

Saint Martin, évidemment ! Bon, pas que de bons souvenirs car j'en ai rapporté une dengue phénoménal qui m'a valu une hospitalisation à Pointe à Pitre.

La République Dominicaine, une semaine de vacances à randonner, découvrir et danser le Merengue.

Cuba, rando, l'ombre du Che, Trinidad de Cuba, la Havane et ses mystères, le Havana Club...

Porto Rico et les rues de San Juan. De chaque fenêtre entrouverte s'échappe un air de Salsa, alors qu'il est 23h00 et que je suis perdue car pas pris le bon bus... Mais 5 mots d'espagnol et la gentillesse des Porto Ricains font que j'arriverai à bon port.

Et toutes ces iles que les médias ne  citent pas... Anguilla forcément dévastée puisque juste au-dessus de Saint Martin.

Saba et ses "3000 marches" (je ne sais plus le nombre exacte), un serpent sur le chemin et une plongée sous-marine en priant le dieu de la mer de ne pas me faire croiser de requin !... Ah oui, et Saba, avec sa piste d'atterrissage la plus petite du monde, pas beaucoup plus longue que celle d'un porte-avion

Saint Eustache et son volcan. Encore un serpent pendant la rando ! Je grimpe sur un rocher et hurle de peur, pendant qu'une amie pharmacienne me dit que ce serpent est très intéressant et blablabla.

Saint Kitts et Nevis les fausses jumelles.

Et même Key West, rejointe après cette fabuleuse route des keys,  où plane l'ombre d'Hemingway.

Bref, tous ces lieux qui firent mon bonheur, ma joie, mon ouverture au monde, mon ébahissement devant tant de beauté, de différences, de nature préservée, d'isolement, d'impression de bout du monde, d'une autre époque parfois, de renouvellement, de richesse exacerbée aussi pour certaines... Bref, tous ces lieux sont dévastés. Et moi, je pense très fort à mes amis chers qui vivent en Guadeloupe, à ceux avec qui j'ai partagé de super moments, même si la distance et le temps qui passe ont distendu les liens. Mais aussi à tous ces gens que j'ai croisé, avec qui j'ai échangé des paroles, passé une journée, partager un verre. Ceux qui m'ont accueillie à Saint Barth juste parce que j'étais l'amie d'un ami. A tous ces gens qui ne sont plus qu'un vague souvenir, dont j'ai oublié le nom, même le visage parfois... A tous ces gens qui ne sont même plus dans mes souvenirs mais qui ont fait mon présent à une époque. A tous ces gens qui vivent un enfer depuis Irma, José et Maria.

Oh de bien jolis prénoms, mais si meurtriers au final. Des noms qui disparaîtront à jamais de la liste des patronymes prévue pour les ouragans sur 10 années à venir, liste qui revient au bout de 10 ans, amputée des noms des cyclones dévastateurs et meurtriers. Un jour, il n'y aura peut être plus assez de prénoms disponibles si cela continue ainsi.

Oh oui, je pense à tous ces iliens qui ont pour la plupart tout perdu. 

Ca fait maintenant 4 ans que je ne suis pas retournée en Guadeloupe et j'ignore quand je pourrai y retourner et même si j'y retournerai. Je n'ai plus la même vie, plus les mêmes moyens financiers, plus la même santé et plus le même travail qui avait bien facilité mes multiples retours en Guadeloupe pour de simples vacances.

Mais j'ai de la chance car je suis ici, en Bretagne, loin... Du coup, je n'ai pas vécu ces cyclones meurtriers et si dévastateurs, hormis à travers quelques reportages télé vus confortablement dans mon canapé, bien à l'abri chez moi, mais atterrée. Douloureusement atterrée car ces bouts de terre en pleine mer font partie de ma vie, de mon coeur, de mon âme. J'avais choisi d'y vivre et j'ai choisi d'en rentrer. D'autres y sont nés et n'ont pas d'autres choix que d'y vivre. Vivre dans ces paradis qui quand le ciel l'a décidé, se transforment en enfer.

Et oui, j'ai aussi de la chance car dans les images ancrées dans mes souvenirs, ces îles restent intactes et merveilleuse. Et je me demande combien de temps il faudra pour qu'aux yeux de ces insulaires, natifs ou d'adoption, mes paradis perdus retrouvent à leur yeux la beauté, la splendeur des images de mes souvenirs.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 23 Septembre 2017

Film d'Olivier Ayache - Vidal

Avec Denis Podalydes, Léa Drucker, Abdoulaye Diallo, Pauline Huruguen

 

Synopsis :  François Foucault, la quarantaine est professeur agrégé de lettres au lycée Henri IV, à Paris. Une suite d’évènements le force à accepter une mutation d’un an dans un collège de banlieue classé REP +. Il redoute le pire. A juste titre.

 

 

Mon humble avis : Le nombre de pattounes de chat importe peu ici. J'aurais pu en mettre 5 comme deux. Pourquoi ?

Parce que ce film est bien réalisé, légitime dans son sujet et dans l'actualité. Je ne m'étalerai pas sur les sujets de l'échec scolaire, de la déscolarisation, des zones d'enseignements prioritaires etc. Je ne les maîtrise pas et ils "ne me concernent pas" directement. Même si cela ne m'empêche pas d'avoir quelques options sur l'éducation nationale. Même si cela ne m'empêche pas de me demander ce qui a bien pu ce passer en France (et sans doute ailleurs) ces cinquante dernières années pour que le maître d'école ne soit plus respecter, pour que le professeur doive -être ainsi toujours sur ces gardes pour que ne dégénèrent pas les situations, pour que l'ado ait le dessus sur l'adulte.

Mais hélas, le  film d'Olivier Ayache n'apporte rien de nouveau là-dessus : juste une nouvelle version de ce qui semble avoir déjà été vu au cinéma, comme à la télévision dans un docu-fiction.

Mais à mes yeux, Les Grands Esprits n'évite pas les clichés, les poncifs sur cet environnement. Même la fin apporte ses grands violons, histoire de rester positif, de montrer qu'il y a de l'espoir tout de même, que tout n'est pas perdu etc...

Après, j'avoue qu'il y a de splendides moments dans cette histoire. Dès l'entrée, déjà, la longue tirade latine de Denis Podalydes m'a merveilleusement cueillie. Même si je n'y ai rien compris, j'ai juste trouvé cela très beau, très agréable à écouter. Comme quoi, le sens peut être mineur face à la forme. De même, lorsque Podalydes évoque à sa façon le contenu des Misérables d'Hugo, l'instant est délicieux et étonnant.

Mais il y a aussi certaines scène qui donnent à vomir, et pas forcément celles que l'on imagine. Juste après cette tirade latine, qui résonne entre les murs du lycée Henry IV, force est de constater que les élèves (pourtant parmi les plus brillants de l'hexagone) sont brimés, rabaissés, humiliés par les propos du professeur. A quoi bon ? Pourquoi tant d'énergie à démolir l'autre plutôt que de lui tendre la main.

Loin de sa zone de confort, François va se remettre en question et apprendre cela : A tendre la main.

L'interprétation est bien sûr excellente, tant chez les ados que chez les adultes. D'ailleurs, j'ai beau me creuser la tête, je ne vois pas qui d'autre que Podalydes aurait pu endosser le costume de François.

En conclusion : un bon film mais pas exceptionnel, puisque "déjà vu" !

 

L'avis de Stéphie, prof de lettres

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Septembre 2017

Roman - Editions Pocket - 409 pages - 7.40 €

 

Parution d'origine en 2007

 

L'histoire : Suite à une "salle histoire" Rick, américain de l'Ohio a tout perdu : son travail sa crédibilité, sa femme. Et même sa fille ne veut plus lui parler.

Alors, il prend un billet d'avion pour Paris. Là, il compte écrire le roman qui lui ronge le ventre depuis si longtemps. 

Oui, mais, la ville des lumières devient très vite obscure, dangereuse et crasseuse pour lui. Bref, il multiplie galères et mauvaises rencontres jusqu'à celle de Magrit, énigmatique et fascinante femme du Vème arrondissement.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : Ce roman dormait dans ma PAL depuis 8 ans, époque où deux autres romans de Douglas Kennedy m'avaient on ne peut plus happée : Une relation dangereuse et Cul de Sac (depuis retitré élégamment "Piège Nuptial).

Bon, et bien cette fois, le bilan de lecture est flop flop flop...

Pourtant la narration commençait bien, on entrait vite en empathie avec le pauvre Rick, les descriptions de l'envers de la médaille parisienne étaient intéressantes et prenantes : les clandestins, les marchands de sommeil, les squattes loués à prix d'or, les influences de certaines mafia turque etc... C'est sordide à souhait, mais, j'imagine, réaliste. Puis, les propos deviennent un peu redondants et on aimerait que Rick se démène un peu plus plutôt que de subir.

Vient ensuite la rencontre avec la femme du Vè, Margit. Le roman semble prendre  une nouvelle direction et l'on espère que quelque chose de "grand", de "bousculant" et "d'haletant" advienne.

C'est alors que tout s'écroule, en tout cas pour moi. Douglas Kennedy nous emmène dans une voie surnaturelle, tout par à vau l'eau. La crédibilité du roman, la crédulité du lecteur et limite même son intérêt. Cette voie surnaturelle est bien sûre sans issue dans le roman et pire frôle le ridicule en plongeant dans l'inepte pluridimensionnel nullement bien-fondé ni abouti par l'auteur. Le tout parsemé d'une tentative de philosophie de la vie niveau trottoir, voire même du caniveau. Bref, l'impression que rien ne tient plus debout s'inscrit dans l'esprit du lecteur et c'est bien dommage. J'ai poursuivi ma lecture dans une espérance jamais récompensée et au contraire, bien déçue.

Et, cerise sur le gâteau... Le fameux roman que Rick s'échine à écrire tout au long du roman est finalement remisé au tiroir pour être remplacé par l'histoire que Rick vient de vivre. Bref, une fin d'un classique agaçant : "le roman dans le roman".

Donc flop, bof, plouf, on passe !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 19 Septembre 2017

Film de Marc Webb

Avec Chris Evans, McKenna Grace, Lindsay Ducan, Octavia Spencer

 

Synopsis :  Un homme se bat pour obtenir la garde de sa nièce, qui témoigne d'un don hors du commun pour les mathématiques.

 

Mon humble avis : Le même jour au cinéma, j'ai fait le grand-écart en allant voir "Les grands esprits" (globalement sur les cancres / billet à venir) puis Mary sur cette enfant surdouée.

En sortant de ces deux séances, la question qui me taraudait était : qui des cancres ou des surdoués sont les plus heureux aujourd'hui... et demain, une fois adulte. Bien évidemment, je n'ai pas la réponse, puisque je pense qu'elle dépend de chaque individu et de son entourage, et que rien n'est tout noir ni tout blanc. Une différence néanmoins, le cancre peut sortir de son état, alors que le surdoué ne sera toujours.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce film, qui m'a émue et questionnée sur un sujet qui m'interpelle, même si je ne suis pas concernée personnellement, bien entendu.

La sincérité est ce qui ressort de Mary, tant du film que des personnages. Dans les adultes, chacun pense avoir raison et le plus sincère est encore celui qui est sûr de ne pas vraiment savoir, qui s'interroge.

Le personnage de la mère défunte de Mary est omniprésent, et paraît apporter à elle-même un semblant de réponse à la question, suivant la façon dont on l'interprète bien sûr.

Chacun semble vouloir le bien de l'enfant surdoué.  L'oncle Franck, qui élève sa nièce depuis le décès de sa soeur, souhaite avant tout pour elle bonheur et enfance la plus normale possible.

La grand-mère, qui a toujours fait peu cas de Mary, est persuadé que la petite ne s'épanouira que dans l'excellence et que son don extraordinaire doit être mis au service de la nation, de l'humanité, pour les futures découvertes que pourraient faire Mary et qui changerait le monde.

Et pour définir le bien de l'enfant, les adultes vont se déchirer, Mary se retrouvant victime de cet combat juridique et de ses conclusions...

Le film nous fait osciller entre rire (Mary ne manque pas de répartie) et larmes mais sans tomber dans le pathos ni la mièvrerie. Les relations entre les personnages sont bien approfondies et brossées. C'est vraiment une belle et tendre histoire.

Maintenant, vous savez comme il m'arrive d'être pointilleuse et 3 petits trucs m'ont dérangée : Lors du procès, il est reproché à Franck d'avoir déraciné sa nièce en l'emmenant en Floride. Comment peut-il y avoir une notion de déracinement pour un enfant de moins d'un an à l'époque du fait ?

L'histoire et le tournage se déroulent forcément sur plusieurs semaines, (c'est surtout la fréquence des séquences de tribunal... Et tout au long du film, Mary se trouve édentée de ses dents de lait... qui sont donc bien longues à repousser !

Enfin, même si Chris Evans joue parfaitement son rôle, j'ai eu une impression de mimétisme tant corporel qu'expressif  et vocal avec Tom Cruise. Peut-être est-ce le même doubleur pour les deux acteurs. Bref, cela m'a un peu perturbée mais n'entache en rien la beauté de ce film !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 17 Septembre 2017

Reprenons notre découverte en photos de Lanzarote, île la plus septentrionale de l'archipel des Canaries.

Aujourd'hui, je vous propose d'observer la flore de Lanzarote, île battue par les vents et dont une grande partie de la surface est composée de lave et de volcans.

C'est donc très aride d'apparence, mais... la nature réserve toujours de belle surprise à qui sait la regarder, l'observer, et prendre son temps.

Les plantes et fleurs suivantes ne représentent pas une liste exhaustive évidemment. Ma mémoire étant très sélective, je ne me souviens pas du nom de ces plantes.

Et pourtant, notre guide était un thésard en botanique, donc un passionné XXL qui sait partager ! Et dans notre groupe, un ancien pharmacien, spécialisé dans l'utilisation des plantes. Autant dire que ces deux-là se sont entendus comme cochons, chacun trouvant en l'autre son égal ou son complément. Quant à nous, nous aurions pu apprendre plein de mots latins, mais bon, le sujet des vacances, c'était la rando !

Bon dimanche !

UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE
UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE
UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE
UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE
UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE
UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE
UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE
UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE
UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE
UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE
UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE
Ah, cette plante, je sais ! Il s'agit de l'Aloé Véra ! Celle de Lanzarote est mondialement réputée, car cultivée sur des sols volcaniques. Ce que j'ai retenu également, c'est que l'Aloé Vera ne fait pas partie de la famille des cactus, mais de celle de l'oignon !

Ah, cette plante, je sais ! Il s'agit de l'Aloé Véra ! Celle de Lanzarote est mondialement réputée, car cultivée sur des sols volcaniques. Ce que j'ai retenu également, c'est que l'Aloé Vera ne fait pas partie de la famille des cactus, mais de celle de l'oignon !

UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE
UN DIMANCHE A LANZAROTE :  LA FLORE

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Septembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 14h32 d'écoute - 24.90 €

 

Parution d'origine en 2015

 

L'histoire : Marcus Goldman, écrivain à succès, raconte sa famille, ses familles. Car depuis toujours semble-t-il, il y a les Goldman de Baltimore, son oncle, sa tante et ses deux cousins, à qui tout réussit et qui vivent dans un luxe décomplexé. Et puis il y a les Goldman de Monclair, Marcus et ses parents, très middle class américaine. Marcus rêve d'être un Baltimore à qui il vous un amour et une admiration sans borne. Mais au fil des années, jusqu'au drame, il apprend qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

 

Tentation : Mon coup de coeur pour le précédent roman de l'auteur

Fournisseur : La bib' !

 

 

Mon humble avis : Mon enthousiasme pour Le livre des Baltimore est au moins aussi égal que celui ressenti lors de mon audiolecture de La vérité sur l'affaire Harry Quebert !

Celui-ci n'est sans doute pas étranger à l'excellente lecture qu'en fait Thibault de Montalembert. Mais avant cela, il y a bien entendu l'immense talent de narrateur De Joël Dicker. Dicker sait vraiment si prendre pour ensorceler son lecteur, le rendre captif de cette très longue histoire, simple en apparence (la vie d'une famille presque divisée en deux), mais qui réserve moult surprises, révélations que le narrateur, Marcus, découvrira à l'âge adulte. Un roman à tiroirs en quelques sortes malgré une vie quotidienne des protagonistes somme toute assez normale.

Pour ne pas lasser son lecteur par un récit linaire et chronologique, Joël Dicker fait régulièrement des bons dans le passé, mais ce, en différentes époques et en se préoccupant à chaque fois de protagonistes différents, même si Marcus, Woody et Hillel, les personnages principaux, ne sont jamais loin et toujours concernés par ce qui se passe. Différentes époques donc, différents lieux également. Dicker nous emmène tantôt à New York, tantôt à Miami, souvent à Oak Park, banlieue huppée de Baltimore, à Montclair évidemment, mais aussi dans les Hamptons. Une période, comme un épisode, dans un lieu forme un chapitre qui nous laisse à chaque fois sur un cliff hanger, évidemment. Le tout, dans une écriture directe, ciselée, extrêmement maîtrisée.

Le livre des Baltimore, c'est une histoire de famille qui se divise en deux clans, parce que ces deux clans vivent à deux vitesses, parce que deux niveaux de vie vraiment différent. Un réel fossé social s'est creusé entre les deux et l'enfant Marcus a honte d'appartenir au clan des simples, même s'il fait partie aussi, à chaque vacances, au clan des Baltimore. Ce récit de famille est conté par un adulte, mais il laisse la place à la vision de l'enfant sur ses différences, puis, plus tard, l'adulte Marcus portera un autre regard sur ces différences, au fur et à mesure des découvertes qu'il fera sur sa famille, et des confidences qui lui seront faites au fil du temps.

Le livre des Baltimore est avant tout un formidable roman sur l'enfance et le trio que forment les trois cousins : Marcus (le Montclair), Hillel (le Baltimore) et Woody (le Baltimore adopté). L'amour fusionnel et l'amitié exclusive qui lient les trois enfants, puis les trois adolescents, puis les trois jeunes adultes semblent indestructibles. Oui mais... il y a la vie et ses pièges.

Pour résumer ce roman extrêmement dense on peut dire que les thèmes principaux du livre Baltimore sont : grandeur et décadence, admiration, jalousie, choix de vie, fraternité, amitié, pardon, les Etats-Unis (mode de vie, coutumes, extrêmes, crise des subprimes qui s'invite aussi), la fierté, l'humilité, la culpabilité, la honte, l'honneur, les regrets, les malentendus, les secrets de famille, la rivalité, l'intégrité, la prévarication. Mais ce qui ressort surtout, malgré tous ces mots et leur contraire, c'est l'amour profond des uns envers les autres, même si celui-ci se révèle souvent maladroit.

Et puis il y a ce drame qui est annoncé dès les premières pages et qui nous sera révélé presque en toute fin, donnant à ce roman un petit air de thriller psychologique, tant le suspense est latent et s'intensifie au fil des années, des pages qui nous rapprochent inexorablement de ce drame, de ces drames en fait.

Bref, pour moi, Le livre des Baltimore est un chef d'oeuvre, un pur chef d'oeuvre !

Et, en deux romans, Joël Dicker devient pour moi un auteur incontournable, un auteur à suivre, une valeur sûre !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Septembre 2017

Film de Carine Tardieu

Avec François Damien, Cécile de France, Guy Marchand

 

Synopsis :  Erwan, inébranlable démineur breton, perd soudain pied lorsqu’il apprend que son père n’est pas son père.
Malgré toute la tendresse qu’il éprouve pour l’homme qui l’a élevé, Erwan enquête discrètement et retrouve son géniteur : Joseph, un vieil homme des plus attachants, pour qui il se prend d’affection.
Comme un bonheur n’arrive jamais seul, Erwan croise en chemin l’insaisissable Anna, qu’il entreprend de séduire. Mais un jour qu’il rend visite à Joseph, Erwan réalise qu’Anna n’est rien de moins que sa demi-sœur. Une bombe d’autant plus difficile à désamorcer que son père d'adoption soupçonne désormais Erwan de lui cacher quelque chose…

 

 

Mon humble avis : Comme j'ai aimé ce film chaleureux, à priori sans prétention et qui présente une bande annonce plus drôle que le film ne l'est vraiment.

En fait "Ôtez-moi d'un doute" est un film profondément humain, sensible, touchant, tendre, qui coulerait presque comme un long fleuve tranquille. Oui, l'on sourit beaucoup et quelques réparties donnent à rire mais là n'est pas l'essentiel, qui se trouve dans des personnages avec qui l'on se sent bien. Des personnages simples, du quotidien, qui se découvrent, se rencontrent, se trouvent... Oui, dans cet ordre-là !

Beaucoup d'émotions sur ce film qui traite des liens familiaux, qu'ils soient du sang... ou pas. Sur l'image du père. Sur la filiation. Sur la fraternité.

Quelques grammes de comédie sentimentale donne un léger air enjoué à l'histoire, qui ne manque ni de quiproquos, ni de rebondissements et qui échappe totalement aux poncifs et au mélo, malgré les sujets profonds abordés.

Ôtez-moi d'un doute est vraiment un charmant et joli film, servi par des comédiens justes et en état de grâce (quel François Damiens ! Bouleversant !) et qui, une fois de plus, montre à quel point ma Bretagne d'adoption est magnifique !

Ce film n'est peut-être pas grandiose, ni "la production" de l'année, mais il y fait si bon qu'il serait vraiment dommage de ne pas le voir.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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