Publié le 21 Octobre 2018

Un dimanche avec mon club des chats, ça faisait un moment...

Les 3 loulous se portent bien... C'est le véto qui l'a dit lundi dernier, lors du rappel annuel de vaccin... qui me fait emporter environ 17 kg de chats chez le véto !

Le "régime" mélange de pâtée et de haricots verts conseillés par le véto l'an dernier pour baisser la quantité de pâtée à fonctionner.... Aucun n'a maigri... Mais aucun n'a grossi non plus !!!

Souvent, les gens se plaignent que les chats casses de bibelots etc... Chez moi, je pars du principe qu'ils font un tri de ce qu'ils trouvent moche et/ou inutile !

Quelques jours avant mon départ à Corfou en septembre... j'ai eu effectivement un bibelot brisé en 3 morceaux... merci les loulous, ça fait de la place... De ce fait, j'ai pu m'acheter une statuette d'Homer à Corfou, statuette qui avait donc une belle place qui l'attendait ! Il n'y a pas de hasard dans la vie quand on a des chats je vous dis !

 

Allez, bon dimanche à tous !

 

 

UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !
UN DIMANCHE AVEC MON CLUB DES CHATS !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 19 Octobre 2018

Roman - Editions Gallimard - 3h12 d'écoute - 14.99 €

 

Parution d'origine chez Finitude en 2016 (existe en format poche)

 

L'histoire : Celle d'une famille où règne une folie douce.  Une famille atypique qui ne laisse place qu'à la fantaisie et au bonheur... le tout, sous les notes et la voix de Nina Simone... En attendant Bojangles. Les parents dansent devant leur fils et leur pie, surnommée Mademoiselle Superfétatoire 

 

Tentation : Pourquoi pas

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Il y a deux ans, librairies et blogs affichaient tous ou presque cette couverture, qui, hélas, ne m'inspirait pas trop. Quelle erreur ! Bon, en même temps, ma frilosité de 2016 m'a permis d'en lire la version audio parue en 2017... Et ça, c'est un réel bonus. Car cette version qui déjà est admirablement interprétée, offre le plaisir d'intermèdes musicaux... Quelques notes ou passages de la fameuse chanson de Nina Simone qui donne son titre au roman.

Depuis quand un roman ne m'a-t-il pas emportée à ce point, je l'ignore ! Mais mon enthousiasme est tel que mes mots paraîtrons bien fades pour l'expliquer et le partager !

La prose tout d'abord : fluide, enjouée, soignée mais guère trop. Du bonheur à écouter... Surtout qu'à un moment de ma lecture... je me suis aperçue que l'auteur glissait beaucoup de rimes au fil de ses phrases. Etait-ce systématique, je ne pourrais le dire car l'attention ne se fixe pas toujours avec précision sur les mots, mais sur l'atmosphère, l'action, le message, l'histoire. Parfois, le support que sont les mots passent au second plan.

Le choix narratif : L'auteur alterne à chaque chapitre des passages du journal intime du père du narrateur, pour ensuite laisser le narrateur s'exprimer et témoigner lui-même de son vécu. Ce sont donc les versions du père sans doute jamais devenu vraiment adulte qui donnent le change à celle du narrateur, l'ancien enfant maintenant adulte.

La fantaisie est omniprésente. Délicieuse et drôle, on s'émerveille des trouvailles de l'auteur pour construire ses personnages atypiques, leur donner vie, éduquer leur enfant comme bon leur semble, et ce fameux "bon leur semble" paraît en même temps si évident. En fait, c'est la logique de cette folie douce qui semble bien plus rationnelle que la triste réalité. Où est la folie dans notre monde ?

Au début, j'ai pensé que cette fantaisie était purement romanesque... Avant de comprendre que non... Qu'elle traduisait ce que l'auteur appelle "folie douce", celle de la mère. Et de ce fait, je ne me trouvais plus dans un roman un peu loufoque mais dans une tragédie aussi légère d'apparence que bouleversante dans son contenu réel et sa finalité. En fait, le sujet réel de "En attendant Bojangles" est la folie de la mère du narrateur. Folie pathologique bien sûr. La folie douce peut-elle durer pour toujours ? Pas sûr... Lorsque la folie devient envahissante. Et pourtant, cette folie douce amuse, étonne, divertit le lecteur, avant que celui-ci ne saisisse que pour le personnage, elle est souffrance.

Mais la folie douce n'est pas le seul sujet du roman, qui est aussi une formidable histoire d'amour, entre ces parents qui s'aiment qui qu'ils soient, tels qu'ils sont et surtout, pour ce qu'ils sont. C'est l'histoire d'un amour fou et une ode à la liberté d'être différent !

Un roman aussi lumineux que grave, aussi déjanté que juste et délicat, aussi léger que qu'émouvant. Pour moi, un pur chef d'oeuvre, qui marque, qui reste, qui laisse une empreinte ! A lire, à écouter, à relire, à offrir...

 

L'avis de Sylire et de Keisha

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 17 Octobre 2018

Film de Michel Blanc

Avec Karin Viard, Jean-Paule Rouve, Carole Bouquet, Charlotte Rampling

 

Synopsis :  Voyez comme ils dansent…
Julien sent comme une présence hostile derrière lui en permanence.
Alex, son fils apprend qu’Eva, lycéenne de 17 ans a oublié de le prévenir qu’il allait être père.
La mère d’Eva, Véro, dans une sale passe depuis sa naissance pense qu’elle va être obligée d’arracher le sac des vieilles pour nourrir le futur enfant.
Elizabeth, dont le mari Bertrand s’est volatilisé, voit sa maison dévastée par une perquisition.
Lucie exaspérée par les délires paranos de Julien, son mari, est au bord du burn out conjugal.
Serena, la maîtresse de Julien sent qu’il lui ment. Julien ne sent pas que Serena lui ment aussi.
Loïc, fils ainé de Véro, seul élément stable de la bande ne l’est pas tant que ça.
Sans oublier un absent toujours très présent…

 

 

Mon humble avis : Un film choral comme il en existe d'autres... Sauf que "Voyez comme on danse" est vraiment servi par une super chouette brochette de comédiens... Qui nous fait dire que vraiment, en France, on est gâté par la qualité de nos acteurs.

Mais ce n'est pas tout.... Ce film est à voir rien que pour ses dialogues... Hilarants, piquants, acerbes, décalés. Pas une réplique qui soit là pour remplir, pas une phrase qui tombe à plat ou qui soit vide sens. Et un rythme : effréné ! On aurait bien envie de prendre des notes pour ensuite balancer certains échanges en soirée et briller en société... Oh pas pour notre culture, mais pour le sens de notre répartie et de notre causticité. Et bien impossible de prendre des notes ou de mémoriser quoique ce soit, car ce film ne souffre d'aucun temps mort scénaristique ! Bref, les bons mots sont jubilatoires... Les membres du Splendide en ont encore sacrément sous le pied ! Chapeau à Michel Blanc pour ces dialogues savoureux.

L'histoire quant à elle...est celle d'un roman choral, où chaque personnage va de (mauvaise) surprise en galère... Et chacun de ces personnages est plus ou moins en interaction avec les autres, par un lien familial ou amical. Evidemment, les rebondissements ne manquent pas et font de ce film (qui est une vague suite de "Embrassez qui vous voulez"), une comédie grinçante, divertissante et enlevée, avec un regard très juste sur la société bobo parisienne !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 15 Octobre 2018

BD - Misma Editions - 96 pages - 18 €

 

Parution en avril 2016

 

L'histoire :  Bienvenue au Club des chats ! Au Club des chats, on a le droit de se poursuivre dans toute la maison, de faire ses griffes sur le canapé, de renverser le sac de croquettes, de gratter la terre des pots de fleurs, et même de dormir toute la journée... Tout ce qui rend un chat vraiment heureux,  quoi ! Dans le club, il y a Marie, une jeune artiste peintre, et ses trois chats : Choupi, Plume et Nounours. Ces trois-là sont champions pour les bêtises et pour troubler le calme et la concentration de leur maîtresse. 

 

Tentation : Quelle question !

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Tiens, une BD coréenne ? Pour être honnête, on le devine par le nom de l'auteure et par la ville de Séoul qui y est citée. Mais point par les traits des personnages... La plupart ne sont pas humains d'ailleurs. Il y a Marie, ses copines et le facteur. Mais les autres, ce sont des animaux. La cafetière est une vache, la bédétiste est une poule etc... Donc, en plus du club des chats, nous voilà un peu dans Zootopie. Mais si cette BD est Coréenne, il semble bien que le comportement félin soit universel !

Bien sûr, si vous détestez les chats, fort possible que cet album vous laisse de glace. Mais si vous les aimez au point de vivre chez eux et non plus chez vous, cet album est pour vous. Même si c'est gentillet, c'est bien drôle et évidemment, on y retrouve tout ce qui fait la vie des chats, le quotidien des humains, et les interactions entre l'un et l'autre ! Pour le pire, comme pour le meilleur. Et, comme il se doit, c'est le pire qui est souvent le plus drôle. Surtout qu'ici, les 3 chats de Marie parlent humains et pensent tout haut !

Les plus grosses gaffes félines, et chaque singularité, tic ou toc de propriétaires gagas de leurs chats sont ici compilés dans une histoire simple qui est surtout composée de saynètes ou le loufoque, voire l'ubuesque, n'est jamais très loin. 

Les dessins, colorés, sont classiques et limpides, comme des dessins qui s'adresseraient à des enfants, ce qui ajoute de la détente au parcourt de ces pages.

Alors, si vous avez besoin d'un bon moment de relaxation sans prise de tête, d'une lecture qui vous fera dire que finalement, vos petits monstres félins sont bien sages par rapport à d'autres, n'hésitez pas à pénétrer dans ce club des chats... Une lecture ronronnante vous attend !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD..., #Un monde de chat

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Publié le 13 Octobre 2018

Roman - Editions Les Escales - 288 pages - 17.90 €

 

Parution le 30 août 2018 : Rentrée Littéraire

L'histoire : Au bord du lac Leman... Ismaëlle perd son père, pêcheur de métier. Dès lors orpheline et émancipée, la jeune fille prend la place de son père. Une femme dans un monde d'homme.

C'est à cette époque que des corps sont retrouvés flottants sur le lac. Quelques uns, puis des dizaines et enfin, des centaines.

C'est aussi à cette époque qu'Ezéchiel, le fils de l'Orgre, reprend possession du palais dévasté de son père sur les hauteurs du lacs. Les deux jeunes gens vont se rencontrer.

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : #Rakuten  & Joseph Gibert via les Matchs de la Rentrée Littéraire 2018 (#MRL18), merci pour l'envoi

 

NB : Chaque année, je participe avec joie à l'événement annuel de la blogosphère littéraire : Les matchs de la rentrée littéraire proposé par Rakuten (ex Priceminister)... Quelques blogueuses marraines de l'événement nous proposent une série de titre... parmi lesquels nous en choisissons un que l'on reçoit très vite... sous condition de le lire bien sûr, mais surtout dans faire l'article de la façon la plus originale possible sur le média ou réseau social de notre choix.

J'ai été couronnée ces deux dernières années, remportant ainsi deux "smartbox" Zen... En 2016 et 2017, les livres que j'avais choisis dans LA liste m'avaient beaucoup plu, donc forcément bien inspirée. Je ne pense pas que le miracle se reproduise cette année... Quoiqu'il en soit, j'ai fait de mon mieux, tout en restant honnête sur mon ressenti.

 

 

Mon humble avis : Parfois, en lisant, je me fais colère. Car lorsque j'ouvre une oeuvre, c'est pour l'aimer, puisque l'envie et la gourmandise littéraire m'ont menée vers elle. J'y trouve l'occasion de la paresse que j'aime, chez moi... Lire pour ne pas avoir à faire autre chose de plus contraignant. Lire par avarice de soi-même, pour ne pas se partager, pour rester dans ma luxure livresque. Et, de temps à autre, il y a mon orgueil qui fait de moi la colère... 

Parce que je ne comprends pas un livre, que je ne parviens à y pénétrer, à le saisir, que je suis sans doute trop "petite" pour apprécier sa puissance, et trop ignare pour en repérer les fondements, les références. Parce que ma sensibilité et mes goûts ne me laissent pas le loisir d'apprécier sa poésie. Parce que j'aime qu'une histoire s'ouvre sur un mystère qui se dévoile au fil des pages...  Dans "fais de moi la colère", l'énigme n'a fait que s'épaissir de plus en plus, jusqu'à me conduire dans l'obscurité.

Sans doute ce roman trouve nombre de racine dans la culture biblique... Le prénom des personnages déjà (Ismaëlle et Ezéchiel), les sept péchés capitaux disséminés ça et là, mais laissant l'avidité (l'envie) au premier plan, la bête aquatique (Mammon) qui avale et pourrait rappeler l'histoire de Jonas. Mais ce n'est que peut-être, je ne suis sûre de rien.

L'écriture de Vincent Villeminot est très poétique... Hors, je ne suis pas sensible à ce genre littéraire surtout lorsqu'il est décrit par l'adverbe "très" ! La poésie m'ennuie le plus souvent et, par exemple, jamais je ne plonge dans un recueil. La poésie est sans doute là pour atténuer la violence des propos et situations, mais je l'aurais préférée absente, d'autant plus qu'elle y est très hachée... Le texte étrange aurait gagné en force et en portée dans ma chair. Il m'aurait saisie et placée alors que nageais sans direction dans des métaphores le plus souvent indéchiffrables pour moi. Car oui, il est question, de dictature, de génocides, des exactions criminelles et à grandes échelles des dictateurs africains, du blanchiment de l'argent de ces mêmes monstres dans des coffres d'une Suisse bien tranquille, de ce fait complice, même si chacun y dort tranquillement.

Mais quid de cette bête, la Mammon, qui hante le lac et avale les corps ? Serait-elle le mal qu'il y a au fond de chacun de nous et qui nous rend près à tout pour "nous", pour avoir toujours plus ? Et tous ces corps qui remontent par centaines du lac, voire par milliers ? Tout cela, je ne l'ai pas vraiment saisi. D'autres lecteurs ont fait le lien avec les migrants qui se noient dans la Méditerranée devant l'indifférence quasi générale et la peur de tous. Cette idée ne m'est pas venue lors de ma lecture, qui a fait de moi la colère, parce que je n'ai pas su apprécier le travail et l'art d'un auteur sans doute à sa juste valeur. Ai-je compris ce que j'ai lu ? Je ne le pense pas, en tout cas, pas en profondeur.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Octobre 2018

Roman - Editions Gallimard - 7h26 d'écoute - 15.99 €

 

Parution d'origine chez Flammarion en août 2013

 

L'histoire... Inspirée d'une vraie et de la Grande Histoire. En Argentine en 1987 quelques années après la chute de la dictature... Lisandra Puig, femme d'un renommée psychanalyste est retrouvée morte, défenestrée. Vittorio, son mari est accusé et incarcéré. Il se dit innocent et Eva Maria, l'une de des patientes est décidée à le démontrer...  Vittorio et elle pensent que le coupable se cache dans la patientèle du médecin

 

Tentation : Mon coup de coeur pour "Le confident"

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Hélène Grémillon, si vous passez par ici, dites-moi, pourquoi vous n'avez rien publié depuis "La garçonnière". J'aime tant vous lire, et laisser un talent tel que le vôtre s'endormir, ce n'est juste pas possible. Et si c'est un éditeur qui ne vous permet pas de partager votre plume, c'est un scandale !

La garçonnière est un roman d'une force rare, peut-être encore plus que "Le confident". Même s'il s'inspire d'une histoire vraie, on ne peut qu'admirer la construction, le style et l'écriture ciselée mais jamais prétentieuse d'Hélène Grémillon.

Ma lecture remonte déjà à plusieurs semaines, aussi mon billet est fait de ce qui reste, à froid. Et je dirais, presque une envie de le relire... Puisque c'était ici une audiolecture, pourquoi pas, bientôt, m'y plonger par le papier.

L'histoire se lit presque comme un roman policier doté d'un suspense étouffant... Puisqu'il y a un meurtre supposé et donc un présumé coupable... Même si, aux yeux du lecteur, ce dernier change constamment au fil des découvertes d'Eva Maria et des petites clés disséminées de ci delà par l'auteure.

Parmi les assassins potentiels, se trouvent les patients du docteur Puig... Qui lui ont tous livré des secrets personnels ou d'Etats, avoué des crimes, confesser une douleur plus forte que tout, liée à une haine et une envie de vengeance. D'une façon ou d'une autre, nous assistons à certaines séances de la plupart de ces hommes et femmes. Ainsi, Hélène Grémillon nous conduit au plus profond de l'intime. Dans l'antre d'où rien ne sort jamais... Le cabinet d'un psychiatre... qui reçoit tout un éventail de personne et qui entend l'indicible.

N'oublions pas que l'intrigue de ce roman se déroule en Argentine quelques années seulement après la fin de la dictature militaire... Qui dit juntes militaires, dit Disparus, Fusillés, Torturés, Prisonniers, Exilés, Enlèvements... Et en Argentine, les bébés volés... Et le mouvement des mères de la place de Mai. Et bien de ces événements historiques, la romancière nous en propose différentes versions... Celles des bourreaux, celles des victimes... Qui tous côtoient le cabinet de Puig... 

Et au milieu de tout cela, la mort de Lissandra Puig... Et son personnage si bien façonné, si bouleversant finalement.

La garçonnière est un roman sur le pire et le meilleur de l'humain...Que ce soit par amour, par vengeance, par envie d'être aimé, par l'envie d'aimer, pour protéger, par lâcheté, par inhumanité, par jalousie, par désamour. Tous ces sentiments y sont développés avec une justesse incroyable.

C'est aussi l'histoire d'un énorme gâchis, qui rappelle que dans la Grande Histoire prend de la place, il ne faut pas pour autant oublier les "petites" histoires, celles qui sont personnelles, méconnus mais tout aussi dramatique.

Et le titre dans tout cela ? Tout au long du roman, je me suis interroger sur celui-ci, sur sa signification. Patience... Les toutes dernières phrases en livrent le secret et le sens, dans un dénouement glaçant qui noue la gorge.

Un roman si fort est à lire de toute urgence, évidemment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 9 Octobre 2018

Film de Bradley Cooper

Avec Bradley Cooper, Lady Gaga, Sam Elliot, Dave Chappelle

 

Synopsis :  Star de country un peu oubliée, Jackson Maine découvre Ally, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu'ils tombent follement amoureux l'un de l'autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d'elle une artiste adulée par le public. Bientôt éclipsé par le succès de la jeune femme, il vit de plus en plus de mal son propre déclin…

 

 

Mon humble avis : L'histoire n'est pas nouvelle, puisque A star is born est la troisième réadaptation du film "une étoile est née" paru en 1937 ! Par contre, elle est formidablement actualisée et bien sûr interprétée !

A star is born est "totally" made in Bradley Cooper : mon chouchou aux yeux si bleus en est le réalisateur, le coscénariste, le producteur, l'auteur de certaines chansons et enfin, interprète. Que de cordes à son arc ! Que de talents... Que de dons même ! D'ailleurs, les dialogues permettent de saisir la différence entre le talent et le don... Nombreux sont ceux qui ont du talent, moins nombreux sont ceux qui ont un don. Ici, visible à l'oeil nu par les spectateurs, on découvre son don pour la chanson et on retrouve son don pour émouvoir, et jouer, bien au-delà de son physique de tombeur... En effet, dans le film, Jackson étant plus souvent alcoolisé que sobre, on ne peut pas dire qu'il soit à son avantage physique. Et de ce fait, que d'émotions, que de nuances. Superbe !

Lady Gaga maintenant... Je ne la connais pas. Enfin, je sais qui elle est lorsqu'elle porte ses tenues exubérantes mais je serais incapable de reconnaître sa voix en blind test... Et pour être honnête, elle ne passe pas souvent sur les médias que j'écoute. Et là, j'ai un coup de coeur pour cette femme et cette voix. Cette femme que l'on découvre à nu dans ce film, sans costume, sans maquillage fantasque m'a vraiment bouleversée. Elle qui dans son métier se cache toujours derrière des personnages car se trouvant trop banale, pas assez belle pour plaire... Et bien je peux vous dire qu'au naturel, elle est splendide et très émouvante. Au fil du film et de l'évolution de sa réputation et jeune carrière, on la voit se transformer... Ou plutôt être transformée par ses producteurs pour devenir on ne peut formatée en starlette et ainsi plaire au plus grand nombre... Et là, quand elle est sur scène, elle émeut moins. On est dans le spectacle et plus dans l'interprétation (je parle du personnage, du rôle)... Ce qui montre bien le désastre de notre époque, ou il faut être formaté et correspondre à des critères pour soit disant avoir du succès. Sont-ce les spectateurs qui le réclament ou sont-ce les producteurs qui imposent cette version... et le public qui l'accepte sans se poser de question, sans réfléchir à l'illusion qu'on leur propose. Car dans ce film, comme dans la vraie vie d'ailleurs, Ally, Lady Gaga et toutes les autres n'auraient elles par connu le succès sans tous ces artifices. Bref, le film montre ce qu'est devenir une star au XXIème siècle... En tout cas, et c'est mérité, Lady Gaga risque bien de devenir une star du cinéma... Il est déjà question d'Oscar...

Enfin, il y a la musique... qui est présente par tout et presque tout le temps dans ce film. Magistrale bande originale ! Ce film s'écoute autant qu'il se regarde... Je ne pense pas que notre époque digitale et kleenex le permettra, mais la bande originale de A star is born mériterait autant de succès que la fameuse, culte et immortelle B.O du film Body Guard !

Vous savez ce qu'il vous reste à faire.... Courir au ciné le plus proche de chez vous et éventuellement, vous offrir la séance Dolby... Ce que j'ai fait. Les quelques euros supplémentaires en valent franchement la chandelle !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 7 Octobre 2018

Il n'y a pas que les îles et la mer turquoise sur terre et dans la vie non ? En août dernier, j'ai traversé une partie de la France pour me rendre dans le Cantal en Auvergne. Quelques jours en cousinade pour fêter les 40 ans d'une de mes cousines, et l'occasion évidemment de quelques randos, visites, découvertes et évidemment, de bons repas bien arrosés !

Vous me direz un département, ça reste grand... Mon Cantal était aux environs de St Amandin, Rioms -es Montagne, Murat et Le Puy Marie...

Donc voilà un peu de verdure, de grand air, de grandes étendues, bref de paysages et d'ambiance montagne !

UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
Une impression de steppe mongolienne... Ne manque que les yourtes et les Mongols sur leurs chevaux !

Une impression de steppe mongolienne... Ne manque que les yourtes et les Mongols sur leurs chevaux !

UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL
UN DIMANCHE DANS LE CANTAL

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en France et ses îles

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Publié le 5 Octobre 2018

Roman -, Editions Livre de Poche - 320 pages - 7.70 €

 

Parution d'origine chez Stock en 2016

 

L'histoire : Deb et Keller sont naturalistes, étudient les manchots de l'Antarctique tout en guidant quelques touristes.... Des années qu'ils se retrouvent à chaque mission sur le Cormoran... Un amour viscéral entrecoupé qui doit surmonter le passé de Keller... Cette fois-ci, lorsque le Cormoran lève l'ancre, Keller n'est pas à bord... Et quelques jours plus tard, l'équipage du navire reçoit un signal de détresse d'un paquebot de croisière... Qui n'aurait jamais dû s'avancer autant entre les icebergs...

 

Tentation : Le pitch et la destination

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

Mon humble avis : Cet été, j'avais tenté un premier voyage littéraire en Antarctique via "Ma vie de Pingouin" de Katarina Mazetti. Tentative plutôt manquée avec un roman fade et très peu révélateur de cette région du monde que je ne connaîtrais jamais autrement que par le regard et les témoignages des autres. Alors, en voyant "Mon dernier continent" dans les librairies, je me suis dit : retentons le Pôle Sud.

Ce roman fut pour moi rafraîchissant... Oh, pas dans le thème ou même les thèmes qui sont plutôt tragiques... avec évidemment, quelques lueurs d'espoirs. Mais j'en ai fait la lecture lors de mes récentes vacances à Corfou, au bord de la Mer Ionienne à 26 de degrés et avec un fond de l'air à 30 ! Moi en maillot de bain et les personnages sous plusieurs couches de vêtements adaptés aux températures polaires, ce décalage me plaisait bien.

Mon dernier continent... Qu'est-ce que le dernier continent ? Le plus souvent, c'est l'Antarctique... C'est là que les voyageurs qui ont déjà fait le tour du monde vont... Pour le mythe, la fierté, le pied posé.... C'est aussi là que vont ceux qui ont besoin d'oublier, de se cacher du monde et d'eux mêmes... Et pour moi, via ce bouquin, je pense aussi que "Mon dernier continent" est l'endroit "secret" de chacun, celui où l'on se trouve, où l'on se sent bien, ou l'équilibre s'atteint... Le dernier continent, c'est l'antre de chacun...Au bout du monde, au bout de la rue, ou dans un coin de l'âme. Peu importe... C'est un aimant contre lequel on ne lutte pas.

Ca, c'est pour la partie "réflexion" de cette histoire bien agréable à lire, qui met en scène des personnages profonds et approfondis, attachants même si, par moment, un peu caricaturaux. Enfin, c'est l'impression que j'ai eu car j'avoue que je n'ai jamais rencontré de naturalistes qui passent la moitié de l'année sur la glace pour étudier les manchots ! L'auteure donne vraiment la place méritée par ce continent lointain, mystérieux, convoité, exigent... et à ses habitants... Quelques humains qui s'invitent certains mois de l'année... Mais surtout, les manchots, les lions des mers, les oiseaux etc... Les descriptions et explications sur la vie là-bas, tant humaine qu'animalière, les précautions, les dangers, les us et coutumes, les différentes variétés de manchots, les fascinations sont intéressantes et accessibles. On y apprend vraiment beaucoup.

Le mode narratif m'a un peu moins plu... Puisque Midge Raymond, via des chapitres différents, alterne entre des passages du passé des protagonistes (qu'ils soient communs ou individuels), et les jours, puis les heures qui précèdent le terrible naufrage qu'on devine arriver... Puis, nous assistons instant par instant au sauvetage mis en place par l'équipage du Cormoran... Sauvetage dans une région du monde où chaque seconde compte et où la météo peut s'inverser d'une minute à l'autre. Evidemment, c'est en apnée que le lecteur lit ce sauvetage...

Enfin, Mon dernier Continent possède évidemment une forte propension écologique. Car l'Antarctique, même s'il est le dernier continent à ne pas être habité réellement par les hommes, et bien il subit néanmoins les conséquences du réchauffement climatique : fonte des glaces, modification de la vie des animaux et de leurs sources d'alimentation. La mer qui devient une poubelle. Midge Raymond propose donc de s'interroger (enfin ou de nouveau ou autrement) sur nos façons de consommer, de voyager, de s'alimenter et de se positionner... Oui, car le drame, ici comme ailleurs, c'est que l'Homme se considère toujours comme l'espèce supérieur, comme une vie qui a plus de valeur que toute autre vie terrestre...

Comme je l'ai dit, il est question d'un naufrage... Midge Raymond en profite pour rappeler qu'au-delà des victimes humaines de ce genre de catastrophes, on s'intéresse toujours très peu à ce que l'on appelle "les victimes collatérales" (quand on y pense seulement), qui sont aux premières loges et qui subiront les dégâts et leurs conséquences sur des générations d'individus : Les animaux marins ou terrestres qui n'ont rien demandé d'autre que de vivre tranquillement sur leur banquise... qui fond, qui fond, qui fond.

NB ; une réflexion qui m'a bien plu... Il fut une époque où les aventuriers voulaient être les premiers à fouler un sol... maintenant, ils voudraient être les derniers... Pourquoi ? Pour marquer l'Histoire... et pour protéger un lieu d'un assaut qui serait destructeur.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 3 Octobre 2018

Film de Benoît Delepine et Gustave Kerven

Avec Jean Dujardin, Yolande Moreau, Joseph Dahan, Lou Castel

 

Synopsis :  Monique dirige une communauté Emmaüs près de Pau. Après plusieurs années d’absence, elle voit débarquer son frère, Jacques, un bon à rien qui n’a qu’une obsession : trouver l’idée qui le rendra riche. Plus que des retrouvailles familiales, ce sont deux visions du monde qui s’affrontent.

 

Mon humble avis : J'ai mis un peu de temps à entrer dans le film et à l'apprécier, et finalement, je réalise qu'il m'en faut aussi pour en sortir... I feel good n'est pas loin de la pépite, malgré ses apparences légères, quelques longueurs, une bande annonce qui réunit les moments les plus comiques du film, sans montrer ni même laisser deviner ce qu'ils cachent derrière leur apparences.

Certes, Jean Dujardin m'a un peu saoulé et son personnage m'a d'abord paru exagéré et ubuesque... Et puis, j'ai compris... I feel good traite, entre autre et discrètement, de la bipolarité. Et dans le film, Jacques est en phase maniaque XXL. Un personnage qui peut donc paraître comme une pure création cinématographique comique ne l'est pas tant que cela.

Mais la maladie psychique de l'anti-héros n'est pas le seul sujet du film, qui a pris naissance et se déroule dans le village Emmaüs près de Pau... Les deux réalisateurs nous proposent ainsi de faire connaissance avec les cabossés de la vie qui retrouvent dignité, activité et vie sociale au sein de la communauté. Dans cette atmosphère bienveillante, il est autant question de vie et d'intérêt communautaire que de la prise en compte de l'histoire, de la nature et des compétences de chacun. Et le message politique et sociétal du film est clair : il n'y a que dans ces conditions que nos sociétés actuelles s'en sortiront...

Et bien sûr, l'environnement "récup" et recyclage d'Emmaüs, de ses compagnons heureux d'avoir retrouvé une place et de jouir de l'essentiel, donne le contre-pied au personnage de Jacques pour qui, point de bonheur sans millions et belles voitures.

I feel good montre parfaitement qu'il n'ait pas utile de rêver loin et grand pour mener une vie tant suffisante qu'épanouissante, stable, rassurante.

Tous ces sujets sont parfaitement maîtrisés par les deux réalisateurs, qui nous offrent par-dessus les marchés des dialogues savoureux et qui font mouche qu'ils tiennent du registre comique ou de celui l'émotion. Mais, la délicieuse cerise sur le gâteau, c'est évidemment la prestation de Yolande Moreau, encore une fois bouleversante sans en faire des tonnes, en toute discrétion et intelligence. Sublime Yolande Moreau !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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