Publié le 23 Août 2017

Roman - Editions Léo Scheer - 188 pages - 15.50 €

 

Parution le 23 août 2017 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Et si avoir de nouvelles dents permettait de recommencer sa vie, de se débarrasser de l'encombrant et tenter de les avoir longues ces dents, histoire rayer le parquet et peut-être, un jour, recevoir le prix Goncourt ?

 

Tentation : Pitch et nom de l'auteur

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

Mon humble avis : Il y a deux ans, j'étais restée plutôt en froid avec Nathalie Rheims suite à la lecture de son roman d'alors "Place Colette". L'impudeur du récit de son initiation sexuelle d'adolescente m'avait mise très mal à l'aise.

Mais me voici réconciliée avec cette écrivaine que j'avais jusqu'à Place Colette toujours vivement appréciée. Et pourtant, Nathalie Rheims se met vraiment à nu son nouveau roman, mais à nu de l'intérieur. Ce qui pour moi change tout. A mes yeux, l'impudence physique, donc le plus souvent factuelle, ne sert pas à grand-chose. Alors que l'impudicité intime, intestine expose des sentiments, ses sensations, des questionnements, des réflexions qui, certes personnelles, sont bien souvent partagés secrètement par la multitude. En cela, une telle oeuvre peut aider le lecteur sur son chemin de vie s'il est douloureux, ou à comprendre celui des autres.

C'est le poème éponyme d'Armand Robin (1912-1961) qui a inspiré le titre de ce nouveau roman qui s'approche très fort de l'autofiction. Nathalie Rheims, la narratrice, approche les soixante ans et certaines de ses dents, la péremption. Lors de l'opération qui remplacera ces dernières par des implants et des nouvelles dents bien droites et bien blanches, Nathalie Rheims est sous une anesthésie qui lie chimie et une sorte d'hypnose. L'écrivaine se dédouble alors... Et la nouvelle Nathalie décide désormais de reprendre sa vie en main, de remonter dans le temps pour corriger les bévues, voire, orienter l'avenir de l'antan puisqu'elle en connait le futur. La grande décision est de sortir d'une certaine passivité pour désormais se battre, avoir les dents longues, être reconnue par ses pairs, avoir les dents longues quittent à rayer le parquet et un jour, décrocher enfin le prix Goncourt. Bref, recommencer, rattraper le temps perdu, devenir une autre... devenir les autres.

Bien entendu, ces pages fourmillent d'humour et d'autodérision tout en finesse et élégance. Mais pas que... La romancière se livre sans retenue sur ses angoisses de presque sexagénaire, de la vieillesse, de la dégénérescence corporelle. Mais pas que... Son rapport aux hommes, sa discrétion sociale maladive, la peur de l'abandon, ses origines sociales qui la privent sans doute d'une certaine reconnaissance du monde de l'édition. Mais pas que... la liste est longue, cette oeuvre est dense de sujets évoqués.

L'idée pluridimensionelle de ce roman est réellement originale, même si elle m'a quelques fois un peu égarée dans le temps. Mais peu importe. J'y ai retrouvé la romancière que j'aime, son écriture soignée, poétique, touchante, émouvante et souvent très proche de mon ressenti personnel. Etre ou ne pas être, rester soi tout en devenant une autre, devenir une autre malgré les bagages qui pèsent, la distance entre l'être et le paraître, ce que l'on donne à voir et ce que l'on est... Tout cela me parle profondément et ce fut un réel bonheur de lecture que de dévorer ce roman.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Août 2017

Film de David Leitch

Avec Charlize Theron, James Mc Avoy, Sofia Boutella

 

Synopsis :  L'agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

 

 

Mon humble avis : Et bien disons que je me sens partagée quand je songe à Atomic Blonde. Alors, histoire d'être claire aux yeux de mes chers lecteurs, je ne vais pas me lancer dans de la "grande" prose mais vous exposer simplement les "pour" et les "contres"... Pourquoi aller voir ce film, ou pourquoi ne pas y aller. Ensuite, telles de grandes personnes responsables, vous pèserez par vous-même les pour et les contre en fonction de ce que je vous recherchez dans les salles obscure !

LES POUR :

- Une bande originale génialissime et très présente dans le film. Le film s'ouvre avec New Order et poursuit avec Nena (incontournable, les 3/4 de l'histoire se déroulent à Berlin), Depêche Mode, Queen, George Michael, David Bowie etc... Oui, une BO très eighties, normal, nous sommes en novembre 1989.

- Le background historique et géopolitique : la chute du mur de Berlin

- L'excellente reconstitution du Berlin Est et Ouest des années 80 et également l'atmosphère, la mode de cette époque etc.

- L'interprétation ! Evidemment, Charlize Theron dans le rôle d'une super espionne, c'est plus que sympa. Et aussi James McAvoy, époustouflant voire méconnaissable en espion déganté et borderline, si loin du rôle dans lequel je le connais, le professeur Charles Xavier (jeune) dans les X.Men. C'est ce grand écart entre 2 rôles si différents qui, à mes yeux, montre le plein talent d'un acteur.

- Des coups de théâtre à foison, et jusqu'à la dernière minute. Une histoire prenante, mais...

 

LES CONTRE :

- Oui, une histoire prenante (heureusement, c'est tout de même un thriller !), mais très sombre et très alambiquée, où l'on a parfois du mal à savoir qui est qui et au final, on se demande encore "pourquoi il a fait ça". Vous comprendrez cette phrase si vous allez voir Atomic Blonde et si vous avez la réponse, je la veux bien, discrètement pour ne pas spoiler !

- Une surenchère de la violence, violence vraiment poussée à son extrême et à mes yeux, pas forcément nécessaire (je parle de l'extrême). Car un thriller de cette trempe sans violence ne serait pas crédible, les espions n'étant pas des bisounours non plus.

- L'exagération de "l'immortalité" des protagonistes, du côté des "méchants" comme du côté des "bons". Increvables ils sont tous, malgré les close-combats, les balles dans le dos, les coups de crosse dans la tronche, les tire-bouchons enfoncé un peu partout dans le corps. Ca se relève toujours et ça court. Pas très crédible tout de même et surtout un peu long et pas agréable à regarder, même si bien chorégraphié ! (Quand je vois le temps qu'il m'a fallu pour me relever après m'être juste cogné la tête sur un coin de fenêtre... Bon, Ok, j'avais ni le stress ni l'adrénaline pour m'aider !) Mais bon, il faudrait qu'Hollywood accorde ses violons ! Car dans certains films, un coup de crosse bien placé suffit à mettre K.O le méchant pour une paire d'heures, voire pour l'éternité et dans d'autres, ça prend un temps fou, il faut aller jusqu'au tire-bouchon dans la carotide !

Bon, je digresse, donc je cesse !

A vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 19 Août 2017

Roman - Editions Audiolib - 3h00 d'écoute - 16.90 €

 

Parution d'origine du roman en 2014

 

L'histoire : Joseph est ouvrier agricole, dans le Cantal. Il semble être là depuis toujours, à travailler dans différentes fermes. Joseph ne change pas, mais le monde agricole, lui, est en constante mutation. A travers l'histoire de Joseph, c'est aussi celle de toute une région que nous vivons. Une région et ses habitants, aussi reculés que résolument modernes.

 

Tentation : Ma PAL audio

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

 

Mon humble avis : A l'été 2013, alors que je passais une semaine chez mon oncle et ma tante dans le Cantal, j'ai eu la chance de rencontrer Marie-Hélène Lafon alors qu'elle était en écriture de ce roman. Marie Hélène Lafon avait accepté l'invitation de mon oncle à partager un apéritif en présence de sa nièce blogueuse : Moi ! Evidemment, c'est un souvenir mémorable et unique !

Alors, qu'en est-il de Joseph ?

Deux mini bémols pour commencer. La profusion de personnages m'a parfois égarée, mais cela n'empêche en rien d'apprécier vivement ce roman. En effet, nous sommes ici dans la chronique de la vie de Joseph parmi les siens, les autres, ses patrons, ses collègues, les rumeurs des villages alentours, les us et coutumes d'un pays et par-delà, ceux de la paysannerie. Donc on ne peut pas dire qu'il y ait vraiment une histoire à suivre. Nous sommes plus ici dans le portrait d'un homme et de son environnement.

Et puis, j'ai aussi trouvé le récit un peu trop court, trop vite terminé, qui aurait pu déployer des ailes bien plus larges et poursuivre ce vol délicieux pour les sens au-dessus autant qu'au -dedans de ce pays cantalien.

Joseph le taiseux est un solitaire. Mais il entend et voit parfaitement, et sa mémoire est infaillible. Surtout pour les chiffres, les dates. Il est donc le témoin idéal pour raconter le Cantal, les fermes, les fils qui partent à la ville, les saisons, les bêtes, le fermage, le respect et la personnalité forte des patrons et bien entendu des patronnes. Les discussions des patrons, et des autres aussi, sur l'évolution du métier, qui oblige à s'agrandir, à d'adapter, à se connecter... Et puis il y a aussi l'alcool, son abus, les trous dans une vie. Et surtout, Joseph raconte ce qui ne se voit pas, ne se dit pas, ce qui s'enterre.

Marie-Hélène Lafon dépeint donc cette ruralité, ces différences sociales avec une langue et une écriture poignante, ciselée tout en restant simple, aussi minutieuse que concise, sans mots inutiles. Et ceci s'en oublier le sujet, la région et le milieu traités, avec les expressions populaires... Une écriture qui laisse entendre, sentir, toucher, voir, goûter. Et, évidemment, l'excellente lecture qu'en fait Marie-Christine Barrault n'est pas étrangère à ses douces sensations de lectrice audio !

Dommage que ce roman soit si court, car il laisse une impression de faim non rassasiée !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 17 Août 2017

BD - KSTR Editions - 130 pages - 18 €

 

Parution en 2012

 

L'histoire :  Etats-Unis, 16 000 personnes réunies dans un stade, cathédrale médiatique, cathédrale d'un jour. Le Pape Nelson 1er, successeur de Benoît XVI, premier Pape Noir en visite au pays d'Obama. 3 armes le visent, 3 raisons de vouloir sa mort, 3 balles qui le toucheront peut-être. Un polar haletant qui anticipe les transformations profondes auxquelles nous sommes confrontés en ce moment même...

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : La lecture de cette BD est franchement très agréable. Histoire prenante, planches et dessins plaisants : tout en couleur sépia avec de temps en temps, une touche de rouge qui attire l'oeil.

Nous sommes dans une uchronie, puisque c'est un Pape Noir, Nelson 1er, qui a succédé à Benoît XVI, et non le Pape François.

L'idée est bien trouvée, bien développée et l'enquête menée par le FBI donne vraiment un aspect polar noir à cet album. L'agent Jackson, en proie aux démons de l'alcool, est appelé de New York pour diriger personnellement cette enquête sur Houston. Pourquoi lui ? La fin nous le laissera supposer. Trois suspects : un jeune homme révolté, un ex marine et un néo-nazi. Qu'est-ce qui relie ces 3 hommes ?

Conspiration ou crime personnel ? Jackson penche pour la conspiration mais ne trouve aucune preuve. Le suspense ne manque pas. L'histoire est aussi parsemé de rappel de faits qui ont fait l'actualité, notamment celle de l'Eglise. Et l'auteur s'amuse à faire un rapport entre Dallas et la mort de Kennedy et Houston et la mort du Pape.

Sauf que la fin m'a gênée. Peut-être parce que trop abracadabrantesque, parce que limite proche du blasphème. Habituellement, ceci ne me dérange pas particulièrement, mais là, cette fin m'a vraiment mise mal à l'aise.

En même temps, cette BD dénonce une fois de plus les maux de notre société, où tout est bon pour gagner en notoriété, retrouver sa place dans le monde, avoir plus de fidèles, de followers, de likes j'en passe et des meilleurs. Oui, cette histoire démontre que tout le monde est prêt à se salir les mains au nom de toutes causes, même si c'est au nom de Dieu. Et pour cela, le poids de l'image, le choc des photos, les médias, les réseaux sociaux, l'aire de l'ultra-communication et donc de l'ultra manipulation. Triste monde, qui tel St Thomas, croit à tout ce qu'il voit sans réfléchir plus loin que le bout de son nez, de son âme, de son esprit, sans user de sa liberté de réflexion, de pensée et de croyance.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 15 Août 2017

Témoignage - Editions Pocket - 264 pages - 6.60 €

 

Parution en mai 2014

 

L'histoire : James est un trentenaire londonien, en cours de réinsertion après des années d'errance et de drogue. Un soir, il trouve un chat errant en piteux état dans son immeuble. Ce chat, qu'il nomme vite Bob, semble être là pour lui et James sera là pour lui. En effet, Bob reste accroché à son sauveur. James, avec ses maigres économies le soignera et le remettra sur pattes, avant de décider d'en devenir le propriétaire officiel en le puçant. Et c'est une formidable amitié qui naît entre ces deux êtres inséparables et le bouleversant récit de deux sauvetages : quand l'humain et l'animal se sauve mutuellement !

 

 

Tentation : Quelle question !

Fournisseur : Ma CB !

 

 

Mon humble avis : Comme vous pouvez vous en douter, j'ai adoré cette histoire, qui m'a émue, bouleversée et rappelé quelques souvenirs.

Je préfère vous prévenir, si vous chercher une grande oeuvre littéraire, passez votre chemin, car le style, celui de James Bowen, ex SDF n'a rien d'extraordinaire et est même parfois assez répétitif. Mais ce n'est pas cela qui importe ici. Un chat des rues nommés Bob est un formidable témoignage, pas à pas, de la sortie d'un enfer, grâce à la rencontre d'un animal. James Bowen est un ancien toxico encore sous méthadone, il est suivi par des services médico-sociaux pour se réinsérer. Mais jusqu'à la rencontre de Bob, il était vraiment sur le fil, sans doute en manque de motivation et de responsabilité. Car dès lors que James prend Bob sous son aile, il réalise qu'il est responsable de lui et il fera toujours passer le bien être de Bob avant le sien. Plus aucune envie d'héroïne, Bob est son héros ! 

La complicité qui s'installe entre James et Bob est inouïe et ferait bien pâlir d'envie moult propriétaires de chat. Bob suit et accompagne James partout, même sur son lieu de travail un peu particulier : James est chanteur des rues à Covent Garden, puis vendeur de journaux, toujours à Covent Garden puis dans d'autres quartiers. Et Bob transforme l'opinion des Londoniens envers James. Lui qui jusqu'alors était "transparent" aux yeux des autres, ne peut plus faire vingt mètres dans la rue sans être accosté lorsqu'il porte Bob sur ses épaules. Dans Covent Garden, c'est même tout un fan club qui se crée autour de Bob et son maître. Et petit à petit, à l'insu de James, Bob deviendra, via les réseaux sociaux, un chat extrêmement célèbre de par le monde, comme en témoigne de nombreux touristes espagnols, japonais, Brésilien qui reconnaîtront Bob dans la rue.

Bien sûr, dans cette histoire, il y a des moments de frayeurs pires pour moi que dans n'importe quel thriller, à tel point que j'ai passé quelques pages pour m'assurer que tout finissait bien, l'attente m'étant insupportable ! Suite à 2 agressions canines, Bob se sauve et se perd.

James Bowen sont devenus très célèbre. Un livre, un deuxième, des invitations sur des plateaux de télé, des reportages... et si j'ai bien compris, un film est en préparation (sortie en France prévue en novembre 2017

Que du bonheur, l'humain et le chat se portent dorénavant tous les deux à merveilles et sont tous deux sauvés de la rue... Se sont sauvés... Comme mes chats m'ont sauvée quelque part, même si mon cas est bien éloigné et aussi tragique que celui de Bob. En fait, on se sauve en sauvant, en trouvant son âme soeur, sa raison de vivre, même si celle-ci a quatre pattes et une queue, peu importe. Ca dérange qui ?

En dehors de l'histoire de James et Bob, cette histoire est aussi "l'occasion d'aller à la rencontre" des travailleurs des rues, de partager leur quotidien évidemment pas rose, ça on le devine... mais on ignore souvent que les dangers qui les guettes, les jalousies, le petites lois du milieu qu'il vaut mieux ne pas transgresser. Oui, James nous permet un autre regard sur les travailleurs des rues, que l'on nomme souvent "mancheurs" ou pire, clodos...

Un chat des rues est vraiment une histoire qui fait du bien, un hymne à la vie, au bien-être d'un animal de compagnie et à celui de son maître. Oui c'est une histoire ou le bonheur de deux êtres différents dépend de celui de l'autre, et ou chacun est l'ange gardien de l'autre. Magnifique !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers, #Un monde de chat

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Publié le 13 Août 2017

Deuxième partie du reportage photo de ma journée passée à La Graciosa, petite île tout à côté de Lanzarote. Cela fait déjà 2 presque de mois que je suis rentrée de mes super vacances de rando aux Canaries.

La Graciosa, c'est une toute petite ile avec un petit village, des volcans éteints, de grands espaces, des plages... Et même une plage dans un cratère de volcan affaissé ! De la nature, rien que de la nature sauvage ! Le tout, protégé. Bref, un petit paradis sur terre, comme si nous étions loin de tout.

Allez, bonne journée sur cette ile paradisiaque !

Et pour prolonger cette séance de dépaysant bien être, vous pouvez revoir mon premier billet sur la Graciosa ICI

UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)
UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)
UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)
UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)
UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)
UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)
UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)
UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)
UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)
UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)
UN DIMANCHE A LANZAROTE, LA GRACIOSA (2/2)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

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Publié le 11 Août 2017

Film de Patrick Godeau

Avec Sabine Azéma, Michèle Laroque, Michèle Morreti, Antonin Brunelle-Remy

 

Synopsis :  Chouquette vit seule sur une île en Bretagne dans sa grande maison.
Chaque année depuis trois ans, elle organise l’anniversaire surprise de son mari Gepetto. Il ne vient jamais, pas plus que les autres invités…
Pourtant cette année, débarquent son petit-fils Lucas et l’ex maîtresse de Gepetto, Diane…

 

 

Mon humble avis : Le film ne dure qu'une heure vingt-trois, mais il semble s'éterniser sur plus de deux heures... Ca  commence bien comme avis, penserez-vous ?

Ben oui, mise à part une magnifique publicité pour mon enchanteresse Bretagne, il n'y a pas grand-chose d'autre à retenir de "Chouquette, comme des chouquettes avec du sucre dessus !"

Paysages, photos, couleurs sont un réel ravissement pour les yeux, ça c'est indéniable.

Pour le reste... Tout est censé être supposé par le spectateur dans des dialogues qui en disent limite moins que les silences, même si l'émotion perce parfois, de-ci-delà. Mais l'aspect fantaisiste voulu dans ce film qui ne trouve pas son rythme ne prend pas, et met limite mal à l'aise le spectateur. La bande annonce expose certaines scènes comiques qui, quand on les voit dans l'ensemble du film, ne le sont pas vraiment, comiques. En fait, le film est beaucoup plus amère que doux, et l'on se demande comment des personnages peuvent avoir un coeur aussi sec égocentré. Nous ne sommes pas dans le corrosif désopilant, mais dans une atmosphère plutôt triste à pleurer. On a vraiment l'impression que film et personnages tous blessés flottent sur une base bien mouvante et de ce fait, on sort de la salle avec une sensation de faim, d'ennui et de tout ça pour ça, puisque effectivement, on a bien du mal à saisir où Patrick Godeau voulait nous mener, mis à parts ces magnifiques chemins bretons. Le spectateur flotte donc aussi, et ne trouve pas de profondeur dans cette histoire, mais plutôt impression (même si fausse) de superficialité. Bref, c'est une histoire (tiré du roman éponyme) ratée cinématographiquement.

Les paysages donc, et les comédiens sont les seuls atouts de "Chouquette". Je pense que vous allez faire des économies grâce à moi ! Ou plutôt, filez droit chez votre boulangerie et achetez -vous un bon paquet de chouquettes, là, vous serez sûrs de vous régaler !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Août 2017

Thriller - Editions Audiolib -  8h31 d'écoute - 21.90 €

 

Parution en 2015

 

L'histoire :  Auteur adulé de bestsellers, mari comblé, ami généreux : Henry aurait une vie de rêve si celle-ci n’était construite sur le mensonge. Survient un malheureux hasard, imputable à une maîtresse encombrante, et le château de cartes patiemment édifié menace de s’effondrer. Henry se retrouve face à un choix : révéler la vérité à sa femme, sans laquelle il ne serait rien et au risque de tout perdre, ou éliminer l’obstacle !

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

Littérature allemande !

 

Mon humble avis : Est-ce que le crime parfait existe ? Vous le saurez en lisant ce roman !

Est-ce que le thriller parfait existe ! Oui, sans nul doute, ici on s'en approche énormément, même si, dans mon esprit, il reste quelques zones d'ombres pas trop éclaircies par l'auteur. Il n'empêche, j'ai été on ne peut plus captivée par cette lecture audio, au point de l'achever dans mon lit (donc sans faire d'autre), en rentrant d'un mariage, malgré l'épuisement accumulé !

Pour ne pas trop en dire et ne point gâcher vos futures surprises, sachez que nous sommes face à un personnage principal véritablement machiavélique ! Oui, le diable en personne, mais un diable parfaitement déguisé en homme si généreux, si adulé, si charmant aux yeux du monde ! Un diable imposteur à tous les niveaux ! Dans son image publique, dans son comportement. Un homme qui tue froidement, qui construit des stratégies infernales pour se sortir du pétrin, qui manipule son entourage avec un tel détachement et une telle sagacité que l'on ne peut être que surpris de la vacuité de sa vie. Car Henri est un imposteur né, un imposteur de première catégorie, avec certaines périodes de sa vie qui restent un mystère dangereux pour qui s'y intéresse... de trop près !

La vérité et autres mensonges est donc un parfait thriller psychologique, au rythme soutenu, au suspense latent, aux rebondissements multiples. Aussi bien écrit par Sascha Arango que lu par Olivier Cuvellier. Les personnages, tant principaux que secondaires sont tous parfaitement approfondis et croqués. Bien entendu, l'auteur désigne rapidement Henri comme le coupable du meurtre, puisque nous y assistons. Le suspens n'est pas dans la recherche du criminel. Mais tout au long du roman, on craint les solutions que cet abject personnage, psychopathe déconcertant,  pourrait mettre en oeuvre pour se tirer du pétrin la tête haute. Et l'on tremble, et l'on n'imagine même pas ! Diabolique ! Excellent ! (Et sans scènes gores, je le précise !)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 7 Août 2017

Personne ne peut plus l'ignorer à l'époque actuelle. L'été est une période cauchemardesque pour beaucoup d'animaux de compagnie et pour les associations et bénévoles qui s'occupent des chats, des chiens, des lapins, des serpents (etc) de compagnie toujours, mais bien trop "encombrants" pour les vacances de ces odieuses personnes qui abandonnent un animal domestiqué à son triste sort, après une adoption (ou un achat) compulsive, capricieuse, parce que c'est mignon quand c'est petit etc...

La SPA diffuse beaucoup de spots et d'affiches contre l'abandon... Chaque été, c'est entre 40 000 et 60 000 animaux laissés sur le bord de la route (ou dans une poubelle ou dans des lieux et des conditions que vous n'imaginez peut-être pas...

Et chaque été, ce fléau augmente encore, avec la période des chaleurs animales et la naissance de tripotées de chatons... chatons qui naissent dehors ou encore dans la "famille" de leur mère, famille qui bien souvent, au mieux les donne dans de mauvaises conditions sur Le bon Coin (pas totalement sevrés, pas identifiés, pas vaccinés...) D'autres encore moins "concernés" les noient, les abandonne sur un terrain vague, dans un coin de forêt, dans un collecteur de verres cassés, dans des cartons pleins devant un cabinet vétérinaire.

Et cela, parce que les propriétaires de chats j'emfoutistes ne stérilisent pas leur chat, tant mâle que femelle ! Stérilisez vos chats, pour leur bien et le bien des non générations qui du coup ne naîtront pas et ne rempliront pas les refuges, pour les plus chanceux d'entre eux.

 

Bon, j'en viens au sujet titre !

Il y a 10 jours, une jeune femme, sur la route pour son travail aperçoit des petites frimousses dans un lieu loin de toute habitation : la zone industrielle S-E de Rennes. Le petit chaton noir en photo plus haut, un minuscule chaton roux et leur maman 

Elle les nourrit et alerte "Moustaches et Compagnie", une asso de sauvetage chiens/chat de Rennes. Hélas, cette asso, comme toutes les autres asso de la région, ne peuvent plus prendre un animal supplémentaire en charge, faute de place dans les familles d'accueil et faute de finances, et ce depuis mi-juin (sachant que chaque année, cette date fatidique arrive toujours plus tôt dans l'été. Mais le message est relayé sur leur page Facebook et alors, merveilleux, des particuliers s'organisent, sans se connaître entre eux, et se lancent dans ce sauvetage. Les asso nationales ou régionale font un boulot monstre, mais nombre de particuliers se démènent aussi. Les 2 chatons ont les yeux déjà bien atteints par le coryza. Dans quelques jours, s'ils ne sont pas soignés, ils perdront leurs yeux et sans doute la vie.

La petite famille se trouve sur le terrain d'une société de transport, terrain hélas entouré d'une grande clôture et protégé également d'une alarme !

Le samedi, des particuliers parviennent à attraper le petit chaton roux, le plus faible, trop faible pour s'échapper. Une particulière- Nathalie- accepte d'accueillir cette famille chez elle et de leur offrir les premiers soins. Elle possède une pièce où elle peut les isoler de ses chats personnels (impératif !) Le dimanche ne donne aucun résultat, malgré le passage sur site de nombreux particuliers. Le lundi matin, Nathalie retourne sur site ouvert et obtient l'autorisation par l'entreprise d'entrer dans le périmètre. Avec de la patience, et des bons morceaux de poulets, elle parvient à attraper le chaton noir. Les chatons sont donc sauvés, reste la maman.

C'est là que j'interviens. Sur la page facebook de Moustaches et Cie, un appel était lancé à qui possédait une cage de trappage. Cela ressemble à cela :

Or il se trouvait que j'étais en possession de la cage de trappe de mon association Félin Possible.

Rendez-vous est donc donné en ZI du sud est à 21h00 avec Nathalie. Nous installons la cage, y déposons du bon poulet, badigeonnons aussi la clôture. Reste à attendre !

Nous fouillons les environs accessibles, malgré les ronces et les mûres de plus en plus mûres. Puis l'on s'assoit à 20 mètres. On discute, on grignote, on fume... Plus tard, Marie, la jeune femme qui les a trouvés à l'origine, passe par là au-cas où elle verrait la maman et pour lui déposer de nouveau de la nourriture. Du coup, elle reste avec nous.

Il fait nuit noire, même les lampadaires ont été éteints. Heureusement, un gros spot de l'entreprise éclaire l'intérieur de la clôture.

Minuit approche.... je dis tout haut "bon, je fume une dernière clope et s'en va, Minette, il te reste  5 mn pour arriver" ! Et bien là, croyez-le ou pas, 3 mn plus tard, alors que nous papotions sans vraiment regarder, la minette était devant nous ! A 10 mètre à peine, qui nous regardait ! Hélas, elle s'est enfui et à travers la barrière, est retournée sur le terrain de l'entreprise.

Découragées, on décide de ranger le matériel... Et là, on réalise que la minette Pestouille a mangé tout le poulet, sans déclencher le système de fermeture de la cage ! Un grand mystère reste encore non élucidé !

La cage est rangée dans la voiture.... On retourne près de l'endroit où on l'avait déposé et là, de l'autre côté de cette maudite clôture, dans le faisceau  de nos lampes torche de téléphone portable, apparaissent 2 petites billes bien rondes et bien lumineuses ! Pestouille est encore là, et pas loin ! Allez, on réinstalle tout ! La cage, le poulet, on rebadigeonne la clôture. Et on attend encore, près de la voiture ! Je rallume une cigarette, et à la moitié de celle-ci, je dis tout haut : "Minette, je termine ma clope et on s'en va, il te reste 2 mn pour venir ! Et bien, encore une fois, croyez-le ou pas, mais une minute plus tard, le clac sonore tant attendu, celui de la fermeture de la porte de la cage, résonne ! Yes, victoire ! La maman est sauvée et du coup, forcément ses petits aussi, qui deviendrons de beaux chatons et bien équilibrés, puisqu'ils auront la chance de vivre avec elle et de bénéficier tant de son lait que de son éducation jusqu'à leur 3 mois, âge auquel ils seront adoptables !

Nous voilà parties avec la Minette dans la cage, dans ma voiture, direction chez Nathalie !

Et là, le pur bonheur, le moment de grâce, la joie, la justification de tous nos efforts, de notre passion, de notre amour sans borne pour les chats.... Il est plus d'une heure du matin, la Maman qui retrouve ses chatons !!!!!

Le petit roux, beaucoup trop petit pour son âge estimé par le vétérinaire, n'est pas particulièrement accueilli par la mère. Cela fait déjà deux jours qu'il baigne dans les odeurs humaines. Mais le petit noir, à l'abri humain seulement depuis quelques heures, se rue sur les tétines de sa maman et boit goulûment tout le temps de notre présence ! Mais grâce aux bons soins du véto et de Nathalie, ses yeux ont déjà bien meilleur aspect ! Les 2 chatons ne perdront pas leurs yeux et ne mourront pas !

Rassurez-vous, dès le lendemain, le petit roux se mettait aussi à téter sa maman, même si les deux chatons mangent aussi des croquettes !

Une soirée éprouvante, surtout émotionnellement, mais qui fait un bien fou ! 3 vies de sauver et de belles rencontres humaines, le genre de rencontre qui peut, petit à petit, redonner foi en la nature humaine ! Une soirée qui me rend heureuse et fière !

Et maintenant, quelques photos de ce miracle !

 

 

 

Et le lendemain, la petite famille en plein repas !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 5 Août 2017

Biographie - Editions Gallimard - 12h40 d'écoute - 24.90€

Parution d'origine en 2011

 

Le sujet : Emmanuel Carrère déroule la vie de Limonov depuis son enfance russe dans les années 40 jusqu'au début des années 2010.

Limonov, alias  Édouard Veniaminovitch Savenko ​​​​​​, est un écrivain russe, dissident politique et fondateur et chef du Parti National Bolchevique. Une vie vraiment pas ordinaire, sans temps morts, idéale pour transformer Limonov en héro d'un presque roman.

 

Tentation : Allez, un peu de culture ne peut me nuire

Fournisseur : La bib'

Lu par Jacques Frantz

 

 

Mon humble avis, qui est vraiment mon très humble avis, et vous allez vite comprendre pourquoi je n'ai décoré cette lecture audio que de 3 pattes, ce qui n'a rien à voir avec la qualité de l'oeuvre, mais vraiment avec la perception que j'en ai eue ! 

Avec Limonov, Emmanuel Carrère a remporté le Prix Renaudot en 2011. Aussi, cela fait déjà quelques années que ce livre a rencontré un vif succès, tant commercial que médiatique. Mais devant un tel pavé que l'on sait "sérieux", j'ai reculé à grands pas, jusqu'à me décider à le lire dans le format audio excellemment interprété par Jacques Frantz ! Que ce soit clair, je pense que je ne serais jamais arrivée au bout du livre en format papier. L'aspect audio en voiture, en marchant m'a incitée à poursuivre. Mais, en format papier dans mon lit, j'aurais peut-être mieux "enregistré" la nuée de patronymes russes et j'aurais eu accès, du bout de mes doigts, à mon ami Google pour de plus amples informations et me perdre moins tant dans les noms que dans les dates et leur environnement.

C'est simple à dire, cette oeuvre est trop érudite pour moi. Mais cela ne signifie pas qu'elle ne m'a pas intéressée et que je n'en tire pas certains bénéfices, bien au contraire ! Je n'ai pas était passionnée, et pour me maintenir à flot, j'ai développé un intérêt et une concentration sélectifs, en fonction ce que je savais pouvoir retenir, assimiler, et distiller dans des soirées mondaines pour paraître cultivée ! LOL !

Mais assez parlé de MOI ! Parlons du livre lui-même, et de son héro Limonov !

Déjà, le style et l'écriture sont très agréables, soignés et surtout vigoureux ! Bref, ils accrochent !

Le livre couvre une période de plus de 50 ans. Autant dire qu'il est très dense, d'autant plus que la vie décrite et légèrement romancée de Limonov  est digne des plus grands romans d'aventure ! Une telle vie, faute d'être enviable ou même admirable, reste tout de même fascinante ! Imaginez un peu avec cette liste non exhaustive des activités de Limonov :  voyou en Ukraine, idole de l'underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans, vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados, journaliste, prisonnier, écrivain, amant, mari, tenté par la présidence russe, j'en passe et des meilleurs !

Ce qui est curieux, c'est que Limonov est détestable, tant par ses idées fascistes que par son arrogance, son orgueil, sa grossièreté, bref, sa vanité extrême, lui qui a toujours rêvé de devenir célèbre en tant qu'écrivain, mais aussi en participant à l'Histoire. Mais en même temps, on a presque honte "d'apprécier" sa persistance, sa constance et sa fidélité à lui-même, à ses idées. D'être quelque-part un homme principe, même sans adhérer du tout à ses principes ! Etrange sensation en tant que lectrice. Mais petite précision, ma lecture de ce texte ne m'a pas du tout incitée à me plonger dans l'oeuvre de Limonov lui-même, personnage qui me semble plus fascinant que passionnant, et c'est sans doute ce qui pourrait le rendre dangereux.

Pour moi, le réel intérêt de cette lecture audio fut la révision de la géopolitique du bloc de l'Est de ces 50 dernières année, avec, notamment, l'arrivée de Gorbatchev, l'effondrement de l'URSS, l'expiration du communisme,  "le capitalisme" à la sauce russe, la présidence d'Eltsine puis de Poutine. Les explications et les analyses qu'en donne Emmanuel Carrère sont vraiment passionnantes et intéressantes. De cela, j'en ai appris une partie au lycée. Mais comme j'étais justement au lycée lors de la chute du mur de Berlin puis du bloc communiste, nous avons appris ces événements sans reculs, sans analyse profonde. Aussi, cet aspect là de Limonov m'a vraiment captivée, tout comme la presque dissection du mode de pensée russe et de la littérature soviétique. Hélas, je suis loin d'avoir retenu tout ce que j'ai écouté, mais il n'y a pas de petits bénéfices !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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