Publié le 1 Juillet 2025

Film de Cédric Klapish

Avec Suzanne Lindon, Julia Piaton, Abraham Wapler

Synopsis : Aujourd’hui, en 2025, une trentaine de personnes issues d’une même famille apprennent qu’ils vont recevoir en héritage une maison abandonnée depuis des années. Quatre d'entre eux, Seb, Abdel, Céline et Guy sont chargés d’en faire l'état des lieux. Ces lointains "cousins" vont alors découvrir des trésors cachés dans cette vieille maison. Ils vont se retrouver sur les traces d'une mystérieuse Adèle qui a quitté sa Normandie natale, à 20 ans. Cette Adèle se retrouve à Paris en 1895, au moment où cette ville est en pleine révolution industrielle et culturelle. Pour les quatre cousins, ce voyage introspectif dans leur généalogie va leur faire découvrir ce moment si particulier de la fin du XIXe siècle où la photographie s'inventait et l’impressionnisme naissait. Ce face à face entre les deux époques 2025 et 1895 remettra en question leur présent et leurs idéaux et racontera le sens de : La venue de l’avenir.

Mon humble avis : J'ai fini, tardivement, par voir le nouveau film de Cédric Klapisch, réalisateur que j'aime énormément. Mais là, grande déception. Pourtant, sur le papier, l'histoire pouvait être alléchante, et originale. Mais une fois dans la salle obscure, Dieu que le temps m'a paru long. Et même si l'on est au cinéma, les improbabilités m'ont sauté aux yeux.

Pourtant, cela démarrait bien avec une scène d'ouverture franchement drôle dans son aspect dérision de notre époque. En cours de film, quelques passages sympas sur l'art photographique et la présence douce et lumineuse de la chanteuse Pomme. Vers la fin, une scène très émouvante de départ à la retraite d'un professeur de Français (le toujours discrètement génial Zinédine  Soualem). A part cela, et bien voici :

- Vincent Macaigne fait du Vincent Macaigne. Certes, il le fait bien, comme d'habitude, mais ce n'est plus surprenant du tout. Il serait temps que les réalisateurs l'imaginent dans d'autres rôles.

- Suzanne Lindon a encore de sacrés progrès à faire en expression émotionnelle. Elle ne m'a pas touchée.

- Paul Kirshner (qui joue Anatole) n'est guère plus expressif et la fausse moustache qu'il porte fait tellement postiche que l'on ne voit que ça.

-  Avec le notaire et cie, quatre membres d'une famille entrent dans une masure qui n'a pas été ouverte depuis les années 40... Certes, les tapisseries sont d'un autre âge et en lambeaux mais sinon tout va bien... Rien ne s'effondre, rien n'est moisi, pas de rats, pas de toiles d'araignées etc...

- La moitié de du film se déroule à Paris en 1895... Et là, les clichés s'accumulent, les décors font vraiment carton pâtes, même les figurants semblent mal dirigés tant leur présence ne parait pas naturelle. On est plus dans une succession de tableau que dans un film fluide. Certaines expressions usitées par les personnages, des dialogues paraissent tout à fait anachroniques.

Bref, quand je m'ennuie, je vois tous les défauts, si ça se trouve, peut-être même que j'en invente.

Seuls Julia Piaton (j'adore), la chanteuse Pomme, Abraham Wepler et Zinedine Soualem tirent leur épingle du jeu et sauvent, à mon humble avis, ce film d'un marasme absolu.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 29 Juin 2025

Bonjour, 

Ce dimanche, une petite collection de photos proxi -macro ! Avec principalement des fleurs, mais aussi quelques insectes.

Ces photos ont été prises au fil des saisons, en Bretagne et ailleurs.

Je vous souhaite un excellent dimanche, qui de part et d'autres, devrait être ensoleillées

UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS NATURE

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin de la proxi photo

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Publié le 27 Juin 2025

Film de Johann Dionnet

Avec Baptiste Lecaplain, Alison Wheeler, Lyes Salem

Synopsis : Comédien en perte de vitesse, Stéphane débarque avec sa troupe au Festival d’Avignon pour jouer une pièce de boulevard. Il y recroise Fanny, une comédienne de renom, et tombe sous son charme. Profitant d’un quiproquo pour se rapprocher d’elle, Stéphane s’enfonce dans un mensonge qu’il va devoir faire durer le temps du festival…mais qui va très vite le dépasser !

Mon humble avis : Comme en Mai, j'ai visité la ville d'Avignon, évidemment, je ne pouvais que voir ce film. Déjà, pour le plaisir de revoir rues, places et ruelles où je me suis baladée, même si le contexte est un peu différent : nous sommes ici en plein festival d'Avignon, donc les rues sont pleines, l'animation de la ville est à son paroxysme. Et c'est bien sympa le temps d'une séance, de se retrouver sous ce soleil, d'apercevoir des artistes de rue, mais aussi, de bénéficier de superbes vues aériennes. Bon, ça c'est pour le visuel !

Avignon est une douce comédie romantique, rafraichissante malgré le soleil de plomb qui règne sur le Palais des Papes. L'histoire est un peu diesel. Au début, j'ai craint un côté un peu trop limite et gags et en fait pas du tout.  Le scénario gagne en finesse tout au long du film et s'achève sur une fin des plus inattendues.

Avignon est aussi porteur de messages... Il est question de la précarité du monde théâtrale, du métier de comédien, du flux tendu financier permanent qui menace l'existence ou la disparition d'une oeuvre. On y voit aussi la passion qui régit la vie d'acteur non connu du grand public. Mais surtout, et c'est là tout le sel de l'histoire qui dénonce les perpétuelles barrières d'un genre par rapport à un autre. Dans ce film, les comédiens qui interprètent des classiques regardent de haut avec un mépris non dissimulé leurs "confrères" qui joue dans des comédies de boulevard. Comme si un genre d'art était supérieur à l'autre. Et le plus souvent, ce mépris émane de personnes qui ne connaissent que le genre qu'il défende et représente. Sans penser dire que le public a le droit de choisir sans être forcément débile pour son choix, que le public peut aimer les deux, que le public peut tantôt aimer assister à une représentation du Cid et le lendemain, se diriger vers le divertissement total avec une bonne comédie, qui détend les zygomatiques... Sans pour autant remettre en cause le talents des comédiens. Cette frontière qui existe dans tous les styles d'art m'exaspère. Elle est aussi présente en musique par exemple ou en littérature. Les livres qui se vendent le plus en France sont souvent bien dénigrés par ceux qui ne vont lire que de "la grande, ou de la vraie littérature". Sans se dire qu'il y a de la place pour tout le monde et qu'il en faut pour tous les goûts. Personnellement, je fais toujours attention à dire "je n'aime pas" et j'évite de dire "c'est nul".

Les personnages du film sont pour la plupart représentatifs de ce fameux débats qualitatifs mais au niveau humain. Une fois qu'on apprend à les connaitre, une fois qu'ils ont les moyens d'exprimer ce qu'il y a de meilleurs en eux, ils deviennent très attachants, profondément humain, et courageux quelque part.

Un bon film à voir en ce début d'été ! 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Juin 2025

Essai - Editions Gallimard - 160 pages - 19.90 €

Parution en avril 2025

Le sujet : "Aujourd'hui, l'heure des prédateurs a sonné et partout les choses évoluent d'une telle façon que tout ce qui doit être réglé le sera par le feu et par l'épée". Ce petit livre est le récit de cette conquête, par images, plutôt que par concepts, dans le but de saisir le souffle d'un monde, au moment où il sombre dans l'abîme, et l'emprise glacée d'un autre, qui prend sa place." Giuliano da Empoli nous guide de l'autre côté du miroir, là où le pouvoir s'acquiert par des actions irréfléchies et tapageuses, où des autocrates décomplexés sont à l'affût du maximum de chaos, où les seigneurs de la tech semblent déjà habiter un autre monde, où l'IA s'avère incontrôlable... 

 

Tentation : La lecture de "Le mage du Kremlin"

Fournisseur : Prêt par une dame rencontrée lors de l'inauguration d'une nouvelle librairie !

Mon humble avis : J'avais tellement aimé "Le mage du Kremlin", qui m'avait aidé à mieux appréhender la mentalité russe, Poutine et l'actualité qui en découle, que j'ai voulu lire ce nouvel ouvrage de Giulino Da Empoli. Si "Le mage" était un roman, "L'heure de prédateurs" est un essai... Et les essais je n'en lis quasiment jamais, ne trouvant pas assez d'accroche pour être captivée et tourner les pages sans m'en rendre compte...

Voilà donc un texte bien dense et exigeant et bien copieux. Mais la plume alerte et agréable l'auteur, l'aspect "vulgarisation" en font un livre très intéressant, passionnant et relativement facile à suivre... Même si je ne suis pas sûre d'avoir tout intégré et de tout retenir à l'avenir, j'ai l'idée générale avec des exemples précis, je me coucherai donc moins bête et hélas, guère plus optimiste quant à l'avenir de notre civilisation.

Da Empoli s'appuie sur moults documents consultés mais surtout son expérience de conseiller politique qui lui fait fréquenter les hautes stratosphères. Car ce journaliste, écrivain et prof à Science Po Paris traîne aussi ses baskets dans les couloirs de l'ONU etc... Il était donc présent dans nombre de scène qu'il décrit dans ces pages.

Les prédateurs... Ce sont les créateurs, et les dirigeants autocrates des plateformes, les fameux Gafas, les Elon Musk et consorts, les dieux de la technologie, des bases de données, de l'IA (cet accélérateur de pouvoir), qui s'immiscent partout et prennent le pouvoir par leur influence... La tech américaine. C'est une nouvelle aire de la politique, où seule compte la fin, pas les moyens.  Ces Etats Nations qui croissent sans règles alors que l'équilibre du monde se base sur quelques règles communes.

Dans ce livre, on comprend que la première élection de Barak Obama est bien due au discours politique. Sa réélection est obtenue grâce au numérique et à la gigantesque base de données créée à l'époque par d'Ex Google and co...

On comprend aussi une des raisons du retour de Trump à la Maison Blanche... Les démocrates sont un parti d'avocats et de règles... Les républicains sont composés d'autocrates, d'investisseurs etc... Et deviennent sans règles, comme notre époque tend à l'être.

On comprend aussi, par exemple, que depuis Trotski, révolutions et coups d'état n'ont plus besoin d'une armée de rebelles pour parvenir à leur fin, mais juste d'une poignée d'hommes parfaitement organisée et dirigée.

On réalise aussi, avec effroi, que nos grands-parents avaient cent fois moins d'informations que nous, mais qu'ils pouvaient prédire leur avenir. Alors que maintenant, demain est incertain et après-demain peut ne plus ressemble du tout à hier...  Tant tout va très très vite chez les prédateurs.

Da Empoli explique aussi pourquoi certains temps sont plus paisibles et d'autres bien plus guerrières... Parce que selon les périodes, les armes défensives coûtent plus chères que les armes offensives... Donc plutôt que devoir peut-être se défendre, déclarons la guerre. C'est un peu l'idée, avec mes mots. Egalement, pour ne pas imploser, mieux vaut exporter et déplacer le chaos pressenti.

Bon, évidemment, je n'ai mis ici que les exemples les plus limpides à mes yeux. Mais ce livre est une mine d'informations, Juliano Da Empoli détricote vraiment bien notre époque pour nous la rendre plus lisible, faute de nous la rendre plus agréable et optimiste. Et encore, ce n'est que le début, personne en fait, ne sait où l'on va, ni même les prédateurs, créateurs de chaos... L'IA bientôt décidera pour nous et ceux qui feraient leurs propres choix devront s'en défendre.

Une excellente analyse géopolitique d'aujourd'hui et des perspectives de demain. Et qui souligne parfaitement l'importance des enjeux, même si, dans notre petit quotidien, on n'en n'est pas toujours conscients. Des réponses donc, mais aussi beaucoup de questions qui restent sans, évidemment...

 

Des extraits et citations, qui vous donneront le ton !

le chaos n'est plus l arme des rebelles, mais le sceau des dominants.

Tant que la compétition politique se déroulait dans le monde réel, les coutumes et les règles de chaque pays en déterminaient les limites mais quand il déménage en ligne, le débat se convertit en foire d'empoigne où tout est permis et où les seules règles sont celles des plateformes.

(au sujet de l’IA)

Les technologues ne voient pas où est le problème. Puisqu’ils ne s’intéressent ni à l’histoire ni à la philosophie, ils ne se rendent pas compte que leur proposition équivaut à un retour à l’époque d’avant les Lumières, à un monde magique, incompréhensible, régi par l’IA que l’on priera comme les dieux de l’Antiquité.

Partout, le principe reste le même. Trois opérations simples : identifier les sujets chauds, les fractures qui divisent l’opinion publique ; pousser, sur chacun de ces fronts, les positions les plus extrêmes et les faire s’affronter ; projeter l’affrontement sur l’ensemble du public, afin de surchauffer de plus en plus l’atmosphère.

Trump n'est au fond que l'énième illustration de l'un des principes immuables de la politique, que n'importe qui peut constater : il n'y a pratiquement aucune relation entre la puissance intellectuelle et l'intelligence politique. Le monde est rempli de personnes très intelligentes, même parmi les spécialistes, les politologues et les experts, qui ne comprennent rien à la politique, alors qu'un analphabète fonctionnel comme Trump peut atteindre une forme de génie dans sa capacité à résonner avec l'esprit du temps.

Au cours des trois dernières décennies, les responsables politiques se sont comportés face aux conquistadors de la tech exactement comme les Aztèques du XVIe siècle.
Confrontés à la foudre et au tonnerre d'internet, des réseaux sociaux et de l'IA, ils se sont soumis dans l'espoir qu'un peu de poussière de fée rejaillirait sur eux.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 23 Juin 2025

Roman - Editions Audiolib - 12h56 d'écoute - 23.45 €

Parution d'origine chez Phébus en 2021

Mon pitch : Deux trajectoires de vie différentes, liées à un choix, plus ou moins consenti. Celles de deux jeunes filles, tout juste sorties de l'adolescence. L'une d'un milieu modeste, l'autre d'origine sociale plus élevée. Elles ne se connaissent pas, mais toutes les deux, tombent enceintes en même temps. L'une garde l'enfant, l'autre non.

On suit leur destinée sur presque deux décennies.

 

 

 

Tentation : Mon grand coup de coeur pour "dans la forêt" de la même autrice.

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Roman écrit en 2004, mais qui prend racine bien plus tôt, et paru en France qu'en 2021.

Certes, "apaiser nos tempêtes" est un peu moins fort et original que dans la forêt. Il n'empêche, c'est une audiolecture très agréable (grâce à une interprétation dynamique), un texte très prenant, et non dénué de puissance aussi émotionnelle qu'universelle. J'ai adoré cette histoire et suivi avec forte empathie ces deux femmes dans leurs joies et leurs peines, leurs réussites et leurs galères, leurs interrogations et doutes, leurs certitudes, leurs déceptions, leurs peurs, leur courage, leur chance, leur malchance aussi.... Cette histoire a un côté initiatique, dans le sens où Anna et Cerise apprennent à devenir femmes et mères, mais dans des conditions différentes et avec un peu de décalage dans le temps, malgré un point de départ commun. Ce qui m'empêche d'ériger Apaiser nos tempêtes au rang de coup de coeur, c'est sa longueur.... Oui, à la fin, il m'a paru que ce roman n'en finissait pas, que moults détails étaient superflus, malgré la présence de scènes très fortes jusqu'à la toute dernière page.

Jean Hegland livre ici un roman assez sociologique qui traite de la féminité, de la maternité, qu'elle soit voulue ou non, en monoparentale ou en couple. Quoiqu'il en soit, qu'il est dur d'être mère, d'autant plus dans une société de plus en plus violente, où la charge mentale croît au fil des évolutions d'une société qui ne fait pas de cadeau, et qui stigmatise les plus fragiles... Tout cela est traité avec autant de justesse que de finesse par Jean Hegland, ces deux héroïnes sont des personnages extrêmement aboutis et attachants. On devine qu'elles finiront par se rencontrer, la question est quand, et dans quelles circonstances. On devine aussi que cette rencontre les changera à jamais, même si ses effets semblent, à premières vus, assez ténus. 

Il est aussi question de l'art photographique, puisqu'Anna est photographe... Ceci n'était pas pour me déplaire. A préciser également, cette version audio offre une préface très intéressante de l'autrice elle-même, qui y dévoile les origines de ce roman et sa note d'intention.

Un roman qui nous dit que notre vie est la somme de nos choix, de nos rencontres... mais aussi, de nos chances et de nos malchances. Quoiqu'il en soit, un point de départ commun ne mène pas toujours au même point d'arrivée. Sublime, poignant, mais un peu trop long à mon goût.

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Luocine

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 18 Juin 2025

Roman - Editions Julliard - 208 pages - 20 €

Parution en Janvier 2025 

Mon pitch : La confession d'un homme, d'un père. Avant, pendant et juste après une marche blanche. Celle en hommage d'Hugo, son fils de 14 ans, qui s'est donné la mort un mois plus tôt... Après des semaines et des semaines de brimades, de moqueries, de coups, d'insultes, de menaces, de guet-apens, d'intimidations, de racket, bref d'enfer au collège... Hugo, une victime de plus du harcèlement scolaire...

 

Tentation : Le sujet et la plume de Philippe Besson

Fournisseur : La bib de St Lunaire 

 

Mon humble avis : Un roman qui se lit en apnée, qui brise le coeur, noue la gorge.... alors que la colère monte en nous.... Vous parler de mon fils est un roman, juste sans doute parce que ses personnages sont fictifs. Mais la réalité décrite y est bien réelle, on le sait, les médias en parlent régulièrement : le harcèlement scolaire.

J'en fus aussi victime au collège, sur une année, mais dans des proportions tellement moindres... Et pourtant, quarante ans après, je n'ai rien oublié. Pour moi, ça c'était limité aux moqueries en publiques, au verbal... Et quand je rentrais chez moi, cela cessait car point de réseaux sociaux à l'époque.

Ce n'est pas un livre qu'on adore, parce qu'on aimerait tellement lire autre chose quelque part, mais parce qu'il est nécessaire. Il devrait être lu par tous : membres de l'Education Nationale, du gouvernement, parents, frères, soeurs, oncles, tantes... Pour pouvoir peut-être un jour déceler un signe, une alerte qu'un jeune est en danger parce qu'harcelé. Hélas, je crains que le genre d'énergumènes capables d'infliger autant d'ignominie à un de leurs camarades de classe ne trainent pas beaucoup dans les librairies, et encore moins dans le rayon où l'on trouve cet ouvrage.

Philippe Besson nous accroche dans les pensées de ce père brisé, grâce à sa plume toujours juste et implacable, sa sobriété, son analyse parfaite des faits : l'engrenage, ses conséquences, l'aveuglement puis l'impuissance des parents, l'inertie de l'institution scolaire, de l'Etat, l'aveuglement des parents, le silence de la victime, le déni des parents des coupables, l'effet de masse au collège, le désastre des réseaux sociaux, l'impunité, les délais ahurissants de toute démarche, l'absence totale d'empathie de ces deux gamins qui ne regrettent rien, n'ont aucune conscience des conséquences de leurs actes..."C'était juste pour se marrer"... en gros...

On sent vraiment la spirale infernale s'installer... Si les parents ne font rien, comme les supplies Hugo une fois qu'il a déversé son désespoir, la situation ne s'arrangera pas. Si les parents agissent, elle risque d'empirer... Voilà où en est notre société décadente en 2025. Deux sales gosses de 14 ans tiennent tout un système en respect, et mettent une famille à genoux.... En 2025, le doute profite bien plus aux présumés coupables qu'à la victime. L'institution scolaire se cache derrière le "Pas de vague" et respecte à la lettre une soi-disant procédure comme s'il s'agissait ici d'une simple dispute entre adolescent. C'est consternant. L'antre de l'Education nationale n'est plus en mesure de protéger les enfants, ni même ses professeurs... Mais partout, l'enfant est devenu roi... C'est tout cela que nous dit ici Philippe Besson, mais bien plus encore : le sentiment de culpabilité des parents d'Hugo, leur douleur, leur peine, leur colère, leur haine, leur vie à jamais anéantie à cause de deux petits cons et d'une institution qui n'est pas su voir, entendre, écouter, protéger.

Cette tristesse, cette colère, cette haine nous accompagnent tout au long de cette lecture bouleversante et éprouvante, et deviennent nôtre.

Un sujet délicat, mais tellement actuel, mené par une main de maître. A lire, à partager, et surtout, à méditer... pour que des solutions efficaces face à ce fléau social voient le jour... et que cesse cette impunité.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Juin 2025

Film de Fabienne Godet

Avec Denis Podalydès, Salif Cissé, Aure Atika

Synopsis : Baptiste, imitateur de talent, ne parvient pas à vivre de son art. Un jour, il est approché par Pierre Chozène, romancier célèbre mais discret, constamment dérangé par les appels incessants de son éditeur, sa fille, son ex-femme... Pierre, qui a besoin de calme pour écrire son texte le plus ambitieux, propose alors à Baptiste de devenir son ‘répondeur’ en se faisant passer pour lui au téléphone… Peu à peu, celui-ci ne se contente pas d’imiter l’écrivain : il développe son personnage !

Mon humble avis : Si j'ai voulu voir ce film en urgence entre mon retour de vacances et un nouveau départ de quelques jours, cette fois-ci pour des funérailles, c'est parce que j'ai lu et adoré le livre éponyme dont il est l'adaptation. Pour retrouver ma chronique du roman de Luc Blanvillain, c'est ICI.

Si l'idée de départ peut paraître farfelue, le film n'en n'est rien et ne part jamais dans le déjanté ou l'ubuesque. Tout sonne en fait très juste, le dosage est délicat et parfait, même si évidemment les situations cocasses où l'affaire pourrait glisser ne manquent pas et nous amusent bien.

Un film très humain et une histoire qui dit beaucoup sur nous autres bipèdes... Depuis le parasitage du téléphone portable dans nos vies, jusqu'aux droits ou devoirs que nous avons de nous immiscer dans la vie des autres, pour leur bien évidemment ! Il est aussi bien sûr de confiance et de son non abus, puisque mine de rien, Chozène donne son téléphone et donc toute sa vie à Baptiste. Et oui, maintenant, toute notre vie est dans un téléphone. Baptiste en abusera-t-il ou pas ? Et bien sûr, il y a le gros sujet principal, le mensonge... Qui parfois, arrange bien tout le monde, même le bonheur quand ses "victimes" ont du mal à lui laisser une place.

Cette comédie douce et bienveillante est avant tout une étude des moeurs, des liens familiaux et franchement, il fait du bien. D'autant que son casting est aux petits oignons. Podalydès, on sait de quoi il est capable, mais la grande surprise, voire la grande découverte pour moi est Salif Cissé ! Au-delà de personnage très attachant qu'il a su créer, il y a aussi derrière un formidable travail sur la voix et la gestuelle... Pour cela, son coach a été Michael Gregorio, rien que ça, excusez du peu !!!

A voir, et pendant la séance, n'oubliez pas de mettre votre portable sur le mode répondeur !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Juin 2025

Roman - Editions Livre de Poche - 179 pages - 7.90 €

Parution Poche Mai 2025 (Stock 2024)

Mon pitch : L'écrivain voyageur reprend la route, l'avion, les tuk tuk, le vélo, la pirogue, le bus, le train pour de nouvelles aventures... Mais cette fois-ci, c'est en famille, avec La Femme et L'Enfant. Direction, l'Asie du Sud Est pour 4 mois régénérateur pour La Femme en burn out, de découverte et d'instruction pour l'Enfant loin de l'école, et d'observations et de matière première à un ouvrage pour le père.

Tentation : Ma "fanitude" pour les livres de Julien Blanc-Gras

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

Mon humble avis : Estampillé roman par l'auteur et l'éditeur, car un peu d'arrangements avec la réalité et les protagonistes de ce trip en Asie de Sud Est, Bungalow reste bien à mes yeux un récit de voyage. Peu importe l'étiquette, c'est vrai que ce livre fait du bien.

On retrouve la plume alerte, les bons mots, le sens de la formule, l'humour, le cynisme et l'autodérision de Julien Blanc-Gras, et c'est donc avec le sourire, voir des rires que l'on parcourt ces pages, même si certains passages invitent au recueillement ou frisson dans le dos... Car, bien sûr, dans un tel voyage, il y a les mésaventures, les déconvenues, les péripéties qui finissent bien (ou pas d'ailleurs) et se révèlent donc drôles, surtout dans la façon dont elles sont narrées, mais il y a aussi des visites de sites dramatiques, comme le musée S21 à Phnom Pen qui glace le sang.

On ne voyage de la même façon selon que l'on est seul, ou accompagné de La Femme, qui emporte avec elle tous les cosmétiques possibles dont le beurre de karité, et de l'Enfant qu'il faut protéger, instruire et céder à un quelque temps d'écran tablette chaque jour. Mais cela permet d'observer sa famille autrement, puisque du coup, c'est H24 que l'on est ensemble. Et franchement, les observations et réactions de l'Enfant devant certaines incongruités exotiques valent leur pesant de caramel mou ! Mais il est vrai qu'on forme sa propre bulle, et que l'on se mélange moins, les liens crées sur place reste plus superficiels et anecdotiques. Il n'empêche, ici nous avons plusieurs points de vue et réactions : ceux du père, de l'Enfant ingénu et de la Femme, ces deux derniers n'étant pas aguerris, comme le père, au dépaysement total et au manque de confort. Donc tout cela apporte un intérêt certain à Bungalow.

A la différence des précédents ouvrages de l'auteur, qui rapportait des voyages plutôt mono destination très approfondis, ici on survole un peu plus les pays visités mais ce n'est pas pour autant que l'on apprend moins. Sur la feuille de route : la Thaïlande, le Cambodge, le Laos, le Vietnam, le Japon et la Corée du Sud. Un tel programme ne peut qu'être moins détailler pour entrer dans 180 pages. Saviez-vous par exemple que le Laos peut concourir en tête dans les pays les plus bombardés de l'Histoire. Les mines antipersonnel foisonnent encore un peu partout.... je pensais cette atrocité "restreinte" au Cambodge. L'avion... Certes, la petite famille en a pris, et le passeport de Julien-Blanc gras atteste d'un bilan carbone pas très bio... Mais l'Homme ne possède rien, se contente de 2 pantalons, n'a pas de voiture... Et surtout, il est prouvé que le streaming pollue plus que le transport aérien dans le monde... Donc pas toujours facile d'être raccord avec ses idéaux, et le bien-être de la planète. 

Ce voyage avait pour objectif d'être dans la décroissance... Pas toujours facile... Et sans programme établi d'avance. Mais il nous amène à réfléchir sur la dureté du monde (notamment de l'entreprise, que ce soit à Paris ou en Corée), sur ses aberrations, sur ses injustices, sur ses surprises, sur ses beautés... Un voyage entre espoir et fatalité, découvertes etc, qui prouvent une fois de plus que le voyage forme la jeunesse, à tout âge, et ouvre les yeux sur notre propre condition personnelle et celles des 8 milliards d'autres âmes qui partagent le même caillou de l'univers sans vivre de la même façon... Parfois mieux, mais souvent dans de moins bonnes conditions... Et parfois, cela dépend aussi des priorités de chacun pour se dire heureux et conscient de son bonheur. 

"Voyager, par définition, c’est passer à côté."...Voilà pourquoi il n'y a pas de frustration dans l'aspect moins approfondit de cet ouvrage, qui est le récit d'un voyage que vous ou moi pourrions effectuer, sans être journaliste et écrivain. Et d'ailleurs, pourquoi tout voir, pourquoi cette injonction au bon touriste de visiter tous les temples et musées quand, pour découvrir un pays, il suffit de marcher dans la rue, dans les villages, et d'observer...

A lire sans hésiter, vous voyagerez son entamer votre bilan carbone et vous régalerez de ces quelques heures de lecture mordante, drôle, instructive, intelligente et dépaysante ! 

Et moi je dis "vivement le prochain Julien Blanc-Gras !

 

 

Sur ce blog, bien d'autres ouvrages de Julien Blanc-Gras

L'avis de Fanja

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #récits ou romans de voyages

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Publié le 10 Juin 2025

Roman - Editions Noir sur Blanc- 181 pages - 19.50 €

Parution en janvier 2024

Mon pitch : Au fin fond de la jungle colombienne, sur le fleuve Orénoque, une barque dérive... Sur cette barque Eva, infirmière, se vide de son sang suite à une balle reçue.

Rejoindra-t-elle la terre des vivants, et sa petite fille, ou deviendra-t-elle pitance pour bêtes sauvages... Finalement, elle ne la connaissait pas tant que ça cette jungle et ses dangers. Mais d'ailleurs, pourquoi cette citadine fêtarde est-elle venue dans là, loin de Bogota et de ses excès ?

Tentation : La couverture.

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : De la littérature colombienne ! Histoire de sortir de ma zone de confort et de sentiers un peu plus battus. Cette barque sur cette eau calme me faisait de l'oeil depuis un moment dans les rayons de ma médiathèque... et bien ce fut très tumultueux.

Cette histoire est inspirée de faits réels... L'auteur (également journaliste), qui m'était inconnu est très réputé dans la littérature d'Amérique Latine.... Il a vécu presque deux années dans le village et le port d'Inirida qui servent de décors à ce titre.

Dans un premier temps, on lie connaissance avec Eva, jeune femme, puis mère, qui mène une vie très chaotique (alcool, drogue, liaisons douteuses) à Bogota.  Elle se ressaisit et parvient à décrocher un diplôme d'infirmière.... Suite à un voyage révélateur, elle décide de postuler dans un dispensaire reculé, en pleine jungle... Son entourage fréquentable se résume alors à sa petite fille, au médecin, à l'autre infirmière, à deux ou trois prostituées, un jeune étudiant et... un négociant qui, après lui avoir fait la cour, gagne tout doucement son amour. Mais autour, c'est une autre histoire... Narcotrafiquants, guérilleros, paramilitaires d'extrême droite, orpailleurs, armée régulière... Quand soudain la rumeur enfle... il y aurait un gisement d'or considérable un peu plus en amont du fleuve... Dès lors, toutes les factions en présence se livrent une guerre sans merci, et surtout, sans foi ni loi. Les premières victimes sont les paysans, les populations autochtones, les petits orpailleurs sous- payés par leurs patrons et qui mènent des vies de misères. Alors qu'on se rue vers l'or, des villages entiers meurt de faim.

Ecrit après les accords de paix de 2016 entre les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), ce roman dénonce la violence inhérente et récurrente en Colombie. En France, on a parlé des Farc à l'époque où ils ont détenu pendant plus de six ans la franco colombienne Ingrid Betancourt, au fin fond de la jungle. Antonio Ungar nous décrit son pays des années 90 et suivantes... Sachant que malgré les accords de paix, rien n'a vraiment changé... Les narcotrafiquants sont toujours là et occupent en plus la place laissée libre par les Farc pour augmenter la production de coca, toujours de la violence, des règlements de comptes etc...

Eva et les bêtes sauvages est donc un roman fort instructif sur cette réalité colombienne, les conditions de vie dans la jungle sous la guérilla : la peur permanente, le danger partout, la violence gratuite et sanguinaire, la corruption, et la pire des misères. On ne vit pas, on survit. C'est édifiant, saisissant, terrifiant, choquant évidemment, mais intéressant. Par contre, même si la plume est agréable, il n'est pas toujours évident de s'y retrouver parmi les "forces" en présence. Le roman est court et de ce fait, il laisse peu de place à la psychologie des personnages qui aurait mérité plus de détails pour provoquer l'émotion. La force de l'engagement et du sacrifice d'Eva est peu palpable. D'ailleurs, il est finalement peu question de son poste dans le dispensaire. Cet aspect-là, cumulé au côté un peu confus du récit, m'en a laissée extérieure, alors que la quatrième de couverture semblait bien plus prometteuse. Dommage, mais intéressant tout de même.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 7 Juin 2025

Thriller - Editions Lizzie - 10h39 d'écoute - 22.99 €

Parution Fleuve noir et Lizzie en 2022

Mon pitch : Dans un coin reculé des Vosges où vivent des HES, une jeune femme est retrouvée en hypothermie, à moitié nue, dans un chalet. A côté d'elle, un homme dont la tête a été réduite en bouillie à l'aide d'un tisonnier. Quel lien entre eux ? C'est ce que dois découvrir l'enquêtrice Camille. Mais problème, la suspecte a complètement perdu la mémoire... Mais juste avant, elle a pu raconter son histoire au psychiatre qui l'a prise en charge. Et celui-ci n'avait jamais rien vu de pareil tout au long de sa carrière... Il y a 5 protagonistes... Cinq femmes... "La Kidnappée", "La journaliste", "La romancière" et "La psychiatre"...La 5ème apparaîtra juste à la fin, pour sans doute tirer le fil et sans doute sortir de ces véritables labyrinthes.

 

Tentation : Thilliez, pas lu depuis trop longtemps

Fournisseur : La bib de Dinard

 

 

Mon humble avis : Labyrinthes de Thilliez en audio, c'est pile poil pour faire un Saint Malo/ Avignon - Avignon/ Saint Malo, en stoppant l'écoute lors des correspondances ! Je ne le savais pas, mais Labyrinthes fait partie d'une trilogie... "Le manuscrit inachevé" et "Il était deux fois" précèdent Labyrinthes... Cette impasse ne m'a pas empêchée de bien apprécié ma lecture.

Labyrinthes est une histoire tordue à souhait, franchement bien ficelée. Dans ce texte en trompe l'oeil, Franck Thilliez manipule autant ses personnages que ses lecteurs. J'ai apprécié la facilité à suivre le texte, dont la narration est vraiment fluide et ne nous égare pas "physiquement" (on ne se mélange pas dans les personnages etc). Car psychologiquement, c'est autre chose, et notre cerveau fonctionne sans cesse à tenter de découvrir le lien entre les personnages, mis à part les dessins de labyrinthes et la maîtrise des échecs. Chacune de ces femmes occupent un chapitre après l'autre.

Il est question de plusieurs sujets dans ce roman. Le plus "insupportables" est celui de la violence dans l'art, dont le body art. Là, il faut avoir le coeur bien accroché pour imaginer qu'autant d'horreurs puissent être issue de cerveaux humains et élevées au rang de l'art pour quelques happy few... (On parle entre autres ici de snuff movies etc). Là, Thilliez nous emmène dans le tréfond très sombre, machiavélique et sadique de l'âme humaine. Ce n'est pas ce qui me passionne le plus, mais cela fonctionne. Là où l'auteur attire toute mon attention, c'est lorsqu'il traite de pathologies psychiatriques, psychiques ou neurologiques, qui peuvent un jour devenir le lot de quiconque, jusqu'à la plus équilibrée des personnes. Cela Thilliez le fait toujours à merveille. Ici, c'est l'amnésie, la paramnésie, la fugue dissociative, le stress post traumatique. Il est aussi question des électro-hypersensibles (les HES) et de leurs conditions de vie, à l'écart dans des zones blanches. Tout cela m'a franchement intéressée.

Quand le lien entre les cinq femmes nous est enfin révélé...Et bien on hallucine pour deux raisons... On n'a rien vu venir et on ne peut être qu'admiratif devant la construction de ce roman et l'imagination sans limite de son auteur. La version audio offre une plage d'écoute à Franck Thilliez, qui explique sa démarche narrative et les recherches qu'il a faite pour mener à bien ces Labyrinthes. Et oui, cela fait froid dans le dos... tout cela existe...

Mon seul petit bémol... Un truc qui m'a paru bizarre dans le dénouement, comme s'il me manquait une explication... Réalité ou manque d'attention lors de mon écoute... Je ne pourrais dire, puisque j'ai effacé mon ficher audio.

Un sacré thriller psychologique, franchement original, étourdissant, de plus en plus oppressant !.... Qui clos une trilogie.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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