Publié le 20 Juin 2020

Ce Weekend, c'est la fête de la Musique... Une célébration qui sera peut-être bien différente des autres années en fonction de l'actualité. Mais pour moi qui fuit les mouvements de foule, elle sera la même, chez moi.

Et puis, la musique, je l'ai fêtée quelques jours avant le confinement, en ayant la chance d'assister in extremis au concert Rennais de Claudio Capéo, le chanteur à l'accordéon. Cet artiste, a été révélé il y a quelques années par l'émission The Voice.  Claudio s'était présenté au casting... Et depuis la fin cette aventure, il a rejoint son groupe d'origine, Les Capéo. D'où ce nom, Claudio Capéo...Et sur scène, c'est vraiment un groupe que l'on voit évoluer, un groupe uni, complice, et tellement heureux de jouer ensemble depuis des années et des années... Dans des bars à l'époque... et dans des salles de concert pleines maintenant.

Une musique du déchire et entraîne, des paroles sensées et profondes, de l'énergie a revendre, de l'émotion, de la légèreté, du plaisir de partager, vraiment un concert pur bonheur ! Bien sûr, la pandémie a interrompu la tournée de Claudio Capéo. J'ignore quand celle-ci reprendra. Mais si une date s'annonce dans votre ville  n'hésitez pas, achetez votre billet, vous ne le regretterez pas, et peut-être même me remercierez-vous !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson, #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 18 Juin 2020

Au château d'Argol, littérature, Julien Gracq, surréalisme, gothique, avis, blog, chronique

Roman - Editions Brumes de Mars - 3h55 d'écoute - 8.30 €

Parution d'origine aux éditions José Corti en 1938

L'histoire :  Albert, Herminien et Heide. Albert ayant acheté le mystérieux château d’Argol, en Bretagne, il y reçoit la visite de son meilleur ami Herminien, qui arrive accompagné de la belle Heide. Entre ces trois personnages se tissent des rapports d’amour et de haine.

Tentation : Curiosité littéraire et culturelle

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : Voici une (audio)lecture très expérimentale pour moi. Ma conclusion est limpide, je n'ai pas la culture littéraire nécessaire pour apprécier un tel roman dans toutes ses nuances, ses inspirations et les styles et courants littéraires dans lesquels il s'inscrit.

 Aussi, je me suis aidée de mon "ami google" pour en savoir plus et peut-être mieux comprendre et saisir ce qui fait de "Au Château" l'Argol un tel monument reconnu. Pour André Breton, "Au château d'Argol" est le premier roman surréaliste... Oui bon, j'ignore globalement à quoi cela correspond... C'est un concept littéraire et artistique français qui vise à transcender le réel à partir de l'impulsion psychique de l'imaginaire et de l'irrationnel. Pour cela, les écrivains surréalistes se basent sur l'utilisation des images pour exprimer l'émotion.

Au château d'Argol est aussi reconnu comme étant un roman gothique. Oui, il se déroule dans une atmosphère pesante et mystérieuse, dans un vieux château isolé aux allures et entourages assez terrifiant. 

Quelle étrange lecture pour moi qui ne suis pas habituée à fouiller dans ces styles et époques littéraire. Je me suis tout d'abord régalée des mots, de la douceur qui en émanent, surtout dans les descriptifs des lieux, des forêts, du château, d'une rivière, de l'océan. Oui, ces mots bien assortis et assemblés m'ont caressée, bercée, comme s'ils ouvraient et décuplaient tous mes sens... Il faut préciser que cette version audio est sublimée par d'excellents bruitages (la nature, le vent, les pas dans un hall désert...) Mais, sur la longueur, cette douceur m'est devenue plus ennuyeuse, voire soporifique.

J'ai donc aimé les mots, ce qu'ils évoquaient en moi, leur son et les images que je leur associais, mais je n'ai en rien saisi leur sens profond. En fait, je suis restée en surface, et imperméable à l'histoire que je n'ai pas entendue, même si, par moments, mon imperméabilité prenait tout de même un peu l'eau, mais trop peu pour partager les émotions et le déroulement de l'histoire des 3 personnages. Je suis restée dans mes émotions des mots, mais celles d'Albert, d'Herminien et de Heid me sont demeurées complètement étrangères. Je n'ai rien partagé de leurs relations (ni l'amour ni la haine), qui pourtant mènent à un viol et un meurtre. Mais oreilles ont dû entendre la description (surréaliste) d'un viol sans s'en rendre compte. C'est tout de même fort ! En fait, j'ai l'impression d'avoir lu un roman sans histoire. Expérimentale donc cette audiolecture de ce Château d'Argol qui attendait sur mon PC depuis plusieurs années. Expérimentale mais pas concluante, même si ma culture s'en trouve légèrement élargie. Mais que vaut une culture élargie quand on ne l'a pas saisie dans son entièreté ? Je l'ignore.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Juin 2020

Puzzle, Franck Thilliez, thriller, folie, littérature, paranoïa, avis, chronique, blog

Thriller - Editions Pocket - 479 pages - 8.40 € 

Parution d'origine en 2013

L'histoire :  Ilan et Chloé sont spécialistes des chasses au trésor. Longtemps, ils ont rêvé de participer au jeu ultime, celui dont on ne connaît que le nom : Paranoïa. Le jour venu, ils reçoivent la règle numéro 1 : Quoi qu'il arrive, rien de ce que vous allez vivre n'est la réalité. Il s'agit d'un jeu.
Suivi, un peu plus tard, de la règle numéro 2 : L'un d'entre vous va mourir.

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Voilà longtemps que je ne m'étais pas plongée dans un "Thilliez", dont Puzzle est donc ma quatrième lecture (très peu pour un auteur aussi prolifique !). Une lecture qui cette fois-ci, me laisse un peu perplexe. Evidemment, le suspense est au rendez-vous et souvent à ce que l'on pense être son paroxysme, pour augmenter encore quelques chapitres plus tard. Tout est fait pour rendre l'atmosphère anxiogène au possible, depuis le décor, la météo, les personnages qui paraissent tous étranges avec sans doute des secrets par forcément avouables. Les pages se tournent donc toutes seules, et "Paranoïa" s'est même invité dans mes "rêves" nocturnes. Bref, il règne comme une ambiance à la "Shutter Islande" (donc pas forcément originale), mais efficace et troublante... où l'on doute de tout et de tout le monde. D'ailleurs, à mi roman, j'ai eu comme un tilt qui m'a fait voir l'invisible, sans que je puisse m'expliquer ce que je voyais vraiment... la fin m'a donné raison, mais impossible aussi de la relier à mon fameux tilt avec détails et précision.

Néanmoins, malgré l'aspect thriller indéniable, j'ai ressenti quelques longueurs et j'ai été agacée de certaines répétitions, tant dans les situations que dans le vocabulaire qui menaient à un style poussif et à certains poncifs. Il m'a aussi semblé buter contre quelques contradictions, mais nous sommes dans un roman où la frontière avec le réel et l'irréel est si tenue qu'on est parfois bien incapable d'expliquer en quoi tel passage nous paraît contradictoire... Mais il faut avouer que  la fin peut potentiellement expliquer ces maladresses de narration... ce qui ne n'efface pas pour autant ces quelques désagréments en cours de cette lecture qui est vraiment très très sombre et l'ambiance très glauque, malsaine.

A préciser que je ne suis pas du tout initiée  à ces fameuses chasses au trésor grandeur nature ni vraiment attirée, donc le la toile principale du roman ne m'a pas captivée plus que cela, d'autant qu'elle est exploitée de façon bien étrange, presque superficiellement... Même si la fin explique aussi cela. Mais pas tout non plus, elle aurait mérité plus de profondeur et de détails.

Bref, j'ai préféré mes autres lectures Thilliez qui mettaient en scène des policiers avec de véritables enquêtes. Il me reste 2 de ses romans dans ma PAL, donc à suivre !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 14 Juin 2020

Comme une matinée dans un jardin d'Eden au Swaziland (Eswatini). A pied, dans la réserve de Mlilwane, le plus ancien parc du royaume (crée en 1961). Comme à égalité avec les animaux qui nous entourent... Nous sommes tous au ras du sol. Pas de voiture, pas de 4X4, pas de moteur. Le silence de la grandeur et de l'immensité, le chuchotement du déplacement des animaux, et le nôtre quand nous nous exprimons. Deux petites heures de marches où chacun est libre de se déplacer à son aise, mais où chacun respecte la tranquillité, la distanciation avec celui qui a plus de pattes ou moins de pattes, histoire qu'aucun être ne se sente menacé ou prenne la mauvaise habitude de donner sa confiance à une espèce qui pourrait très vite être prédatrice (l'humain évidemment). Dans ce parc, aucune espèce potentiellement dangereuse pour l'Homme, à part les crocos du Nil si vous vous amusez à tomber dans l'eau, et les hippos si vous vous mettez sur leur chemin.

Quel moment délicieux ! Savoureux ! Comme une plénitude qui nous envahit, l'impression de marcher sur nos propres racines, le tout entouré de paysages somptueux dans le calme du petit matin. Ces paysages aux couleurs magnifiques et cette sérénité qui règne font oublier le reste du monde. Comme j'ai aimé ce moment ! Bref, je suis vraiment amoureuse de l'Afrique !

UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)
UN DIMANCHE EN ESWATINI (Ex Swaziland) 3/3 (Suite d'Afrique du Sud)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 12 Juin 2020

BD, Formica, Fabcaro, Avis, Chronique, blog

BD - Editions Six pieds sous terre - 13 €

Parution en septembre 2019

L'histoire :  C'est dimanche, c'est le jour du repas en famille, tout le monde est ravi de se retrouver ensemble autour de la table. Alors que tout est prévu pour faire de ce rendez-vous un moment d'amour et de partage surgit tout à coup la question à laquelle personne n'avait pensé : De quoi on pourrait parler ?

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1 déconfinée !!!

Mon humble avis : Est-il possible d'écrire et de dessiner une bande dessinée entière sur des gens qui n'ont rien à se dire et se demande bien quoi se dire, le tout sans lasser le lecteur, voire même en l'amusant franchement ? Réponse OUI !

Défi relevé haut la main par Fabcaro, avec cette tragédie en trois actes, en trois lieux, en trois temps. Même si le deuxième lieu n'est que pour mériter la mention "en trois actes", puisqu'il s'agit de la salle de bain.

Bref, une famille se réunit, comme d'habitude, un dimanche midi.... Les grands-parents, leurs deux filles et gendres et deux petits enfants. Et quasiment tout au long de cet album, les personnages se demandent ce qu'ils pourraient bien se dire, cherche désespérément un sujet de conversation, quitte à voter à main levée pour le choix du sujet... A chaque amorce de conversation, c'est évidemment la cata... Soit les idées sont trop divergentes, soient trop semblables. Et puis surgit la concurrence entre gendres à qui a le mieux réussi dans la vie... selon l'Iphone dont il dispose. Bref, ça part complètement en live, en free style,  en burlesque, et même en ubuesque. Fabcaro ose tout, même quelques cadavres vite oubliés dans l'indifférence familiale. C'est caustique et incisif à souhait !

Le génie dans l'auteur est de tout dire et tout dessiner sans rien dire en fait. Au lecteur "d'analyser" cette caricature certes exagérée, mais bien sentie, de la société actuelle, de sa vacuité, du nombre de ses sujets tabous, de ses (non) repères, de l'ennui, de la langue de bois, de ses habitudes si rituelles et formatées qu'on ne sait même plus si elles font plaisir... Fabcaro montre à la loupe bien grossissante et déformante ce qui se passe dans certaines réunions de famille, ou ce que l'on aimerait parfois qu'il s'y passe. Ce qu'on dit, ce qu'on tait, ce qu'on pense si fort que cela s'entend. C'est vraiment jubilatoire, d'autant que cet album est servi par de très jolis dessins, qui parlent souvent d'eux-mêmes... Comme quoi, parfois, voir sans rien dire suffit à tout montrer ! Bref, l'esprit et la connivence familiale vus comme un leurre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 10 Juin 2020

Zebraska, littérature, roman, autisme, HP, HPI, HQI, THQI, avis, blog, chronique, zèbre, enfant zèbre

Roman - Editions J'ai Lu - 313 pages - 7.10 €

Parution de cette version revue et augmentée chez J'ai Lu le 4 mars 2020

L'histoire : Nous sommes en 2055, Martin à 15 ans. Depuis longtemps, les livres n'existent plus. Et pourtant, à Noël, sans grand-mère lui en offre un. Tout d'abord réticent, Martin plonge dedans... dans une aventure extraordinaire dont le héros est son père, e père qu'il va enfin pouvoir décoder et comprendre... Et surtout, il va découvrir ce qui a mener le monde à La Grande Bascule, en 2025. Cette seule date présente dans l'Histoire, date qui a ouvert sur un monde différent... Ou, les enfants comme lui, HP, HPI, HQI, THQI ne sont plus moqués ni isolés, mais pris en charge et mené sur le meilleur chemin. Oui, ces enfants sont désormais partie intégrante de la société et leur capacités et particularités sont autant appréciées que recherchée.

Tentation : Couv et pitch

Fournisseur : Ma CB juste déconfinée !

 

 

Mon humble avis : Le "Zebraska" est le pays (imaginé par l'écrivaine Belge) où vivent enfants et adultes différents : Les Zèbres, ces personnes qui sont HPI (Haut Potentiel intellectuel), HP, HQI ou THQI (très haut quotient intellectuel qui présentent des comportements différents, "faute" d'adaptabilité à la norme.

Quel étrange (mais délicieux) roman ! Qui pourrait entrer dans tant de cases littéraires que du coup, aucune ne lui suffit. Il y a de l'anticipation, du témoignage, de l'initiatique etc... Et qui plus est, un roman dans le roman.

C'est Martin que l'on écoute, qui nous narre son histoire. Il a 15 ans et est HP, Haut Potentiel. Mais en 2055, cela n'est plus un souci puisque particularités, singularités ne sont plus écartées, ni montrées du doigt, ni moquées. Du coup, la vie est bien plus simple pour tout le monde, bien plus heureuse même. D'ailleurs, le meilleur ami de Martin est normo-pensant. Depuis 2025 et la fameuse Grande Bascule, le vivre ensemble est enfin réalité. L'époque semble idéale... Sauf que les livres n'existent plus : En effet, ceux ont la fâcheuse tendance à faire réfléchir et rêver. On est donc heureux mais sans penser vraiment, on ne rêve plus, et la première date de l'Histoire est 2025. Plus de passé, plus de racines, plus de souvenirs individuels ou collectifs qui permettraient d'éviter de refaire les mêmes erreurs, ou de courir vers les mêmes cataclysmes. Voilà l'arrière-plan du roman.

Nous vivons le quotidien serein de Martin, malgré le fait qu'il soit HP. Malgré le fait que Martin aimerait souvent débrancher le monde, et mettre son cerveau sur pause pour en finir avec toutes les questions qu'il se pose sur tout. Et un chapitre sur deux, celui-ci est interrompu par sa lecture de chapitre du fameux roman offert par sa grand-mère... Ce livre est en fait une biographie de son père, qui fut aussi enfant HPI (Haut Potentiel Intellectuelle), mais dans une toute autre époque... Une époque où les parents courraient de médecins, en psy etc pour trouver de l'aide. Une époque ou hommes et femmes débordaient de tout et supportait toutes les précisions, notamment celle de devoir tout mener de front et d'atteindre la perfection partout. Mamiléa raconte donc l'enfance de Thomas. Une période cauchemardesque pour Thomas rejeté de tous, et infernale pour Mamiléa qui vivait entre détresse, désespoir, menus espoirs, incompréhensions sociales.

Martin découvre ainsi ce que fut son père dans sa jeunesse et comprend alors ce qu'il est maintenant, le rapprochement et une certaine connivence sont désormais possible. Mais Martin s'interroge : pourquoi son père a-t-il tant souffert d'être HPI, alors que lui le vit très bien. Tout simplement parce que Martin a la chance de vivre dans une époque bienveillante, qui s'adapte à tous, et qui a compris que les singularités sont une chance, une richesse. Ceci, parce qu'il y a eu la Grande Bascule, à découvrir dans ces pages.

Evidemment, Martin et Thomas sont HPI, mais ils sont ou peuvent être aussi TSA (dans le Spectre Autistique), même si ces mots ne sont pas usités par la romancière. Certains symptômes et manifestations comportementales peuvent le laisser penser.

Ce roman est vraiment dense en sujets de réflexion. Il est autant doux qu'éprouvant à lire, puisqu'il permet de se mettre dans la peau d'une mère d'un enfant différent. A ce titre, Zebraska est très instructif. Tout cela est conté avec une grande franchise, sans langue de bois, mais aussi avec beaucoup d'amour, de tendresse et de délicatesse. 

De nombreux sujets ont fait écho par rapport à la période que nous traversons, ou le monde semple prêt à imploser et ou circule un fichus virus qui met tout à terre ou presque... Depuis le début du confinement, on a parlé du jour d'après, de la vie d'après enrichie par ce traumatisme mondial... Le monde doit changer, et la Grande Bascule imaginée par la romancière a eu lieu en 2025.... Autant dire demain ! 

Certes, Isabelle Bary décrit les années 2050 comme idyllique, mais comme elle le précise, il y manque les livres, la mémoire, l'Histoire et le rêve... Donc l'équilibre n'est pas encore parfait... Reste à trouver le juste milieu, ou plutôt la voie du milieu pour parvenir à une ère harmonieuse et intelligente. Un roman plein d'espoir !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Juin 2020

Littérature, polar, Ecosse, Edimbourg, Le club des philosophes amateurs, avis, chronique, blog; éthique appliquée

Polar - Editions 10/18 - 285 pages - 7.80 €

Parution d'origine aux Editions des deux terres en 2005.

L'histoire : A Edimbourg, Isabel Dalhousie est responsable de la revue "Ethique Appliquée" et dirige le club des philosophe amateurs. Un soir, alors qu'elle assiste à un concert de musique classique, un jeune homme tombe, devant elle, depuis le balcon supérieur, et s'écrase mortellement sur les fauteuils rouges en dessous. Isabel est persuadée qu'il ne s'agit pas d'un accident et se lance dans une enquête, plus ou moins dirigée par l'éthique appliquée.

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Ah ! Les mystères de la littérature et de sa soeur sans laquelle elle n'existerait que peu : l'édition.

Ce roman est publié dans la collection "Grands détectives".... Sauf que d'enquête, il n'est que très peu question : quelque réflexions et déductions, une ou deux rencontres avec les possibles protagonistes d'un potentiel crime, rien de plus... Et une fin toujours sous le sceau de l'éthique appliquée : où commence la culpabilité, au sens moral et au sens légal ? Et surtout, le châtiment est-il toujours nécessaire ? (En résumé hein !!)

Quant au Club des Philosophes amateurs, avec qui l'on s'attend à passer de bonnes soirées, ou éventuellement des tea times en philosophant à bâtons rompus, et bien il n'est que mentionné, donc on ne le rencontre jamais... Au point que l'on pourrait douter de son existence.

La philosophie n'est présente ici qu'à travers quelques réflexions d'éthique appliquée. Ce sont celles d'Isabel, qui émanent au fil de ses lectures d'articles supposés étayer sa revue ou encore au moindre plus ou moins petit incident quotidien qu'elle rencontre. Rien de grandiose donc, et ces incartades philosophiques prennent place lors de petites digressions. Oui, petites, qui donne donc au lecteur envieux de remuer un peu ses neurones de le faire, mais qui ne permet pas au "philosophe" plus chevronné d'éventuellement s'éclater et de discuter autant avec Isabel qu'avec lui-même très longtemps.

Le titre du roman et la collection de l'éditeur sont donc très trompeurs et pour cela, sa lecture se fait décevante et sans grand intérêt.

Et pourtant, et c'est là que les mystères de la littérature surgissent de nouveau, ma lecture n'en fut pas pour autant désagréable. Peut-être est-ce le charme British, que dis-je scottish qui a agi ? Je ne saurai dire... laissons une part de mystère !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 6 Juin 2020

Et oui, pendant deux mois, nous avons tous été limités dans nos balades par ce fameux kilomètre autorisé ! Aussi, sitôt le déconfinement devenu réalité... Vite, une chouette balade /rando en forêt : la verdure, la fraicheur, la nature, la tranquillité.... Et s'émerveiller de cette immensité !

Puis quelques jours sur la côte à St Lunaure chez Môman. Beaucoup de jardin et de terrasse mais tout de même  3 balades dynamiques sur la plage, à 3 moments différents de la journée... Et un magnifique coucher de soleil sur un horizon qui n'a pas de limite !

Alors, évidemment, le plaisir simple et gratuit de ressortir son appareil photo ! Enjoy !

MES PREMIERS BOLS D'AIR DECONFINES !
MES PREMIERS BOLS D'AIR DECONFINES !
MES PREMIERS BOLS D'AIR DECONFINES !
MES PREMIERS BOLS D'AIR DECONFINES !
MES PREMIERS BOLS D'AIR DECONFINES !
MES PREMIERS BOLS D'AIR DECONFINES !
MES PREMIERS BOLS D'AIR DECONFINES !
MES PREMIERS BOLS D'AIR DECONFINES !
MES PREMIERS BOLS D'AIR DECONFINES !
MES PREMIERS BOLS D'AIR DECONFINES !
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MES PREMIERS BOLS D'AIR DECONFINES !
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 4 Juin 2020

Place Tiananmen, juin 1989, BD, Chine, dictature, Printemps de Pékin

BD - Editions Seuil Delcourt - 102 pages - 17.95 €

Parution en avril 2019

Le sujet : 30 ans après 1989, le témoignage inédit d’un des leaders étudiants de l’occupation de la place Tiananmen à Pékin décrit comment se sont brisés les espoirs d’une génération et comment s’est façonnée la Chine contemporaine.

Voilà 30 ans, le 15 avril 1989, commence l’occupation de la place Tiananmen par

  les étudiants réclamant que la démocratie accompagne les réformes économiques. Le 4 juin, Deng Xiaoping envoie l’armée massacrer les étudiants rassemblés pacifiquement. Zhang Lun était en charge de l’intendance et du service d’ordre. Il livre pour la première fois son témoignage sur cet épisode crucial de l’histoire mondiale.

 

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Voici "encore" un album tellement nécessaire pour que l'Histoire ne tombe pas dans l'oubli. Et oui, le Printemps de Pékin, c'était en 1989, c'est déjà de l'Histoire... dont les répercussions ne sont pas encore terminées... Puisqu'il y a eu tant d'"autres Printemps" depuis, et surtout, quelques mois après, la Chute du Mur de Berlin.

Cette BD est très instructive, passionnante et émouvante à lire, car ma génération se souvient encore des images télédiffusées à l'époque, et notamment celle inoubliable de ce jeune étudiant chinois qui s'est dressé en pleine rue devant les chars (de l'armée de "Libération Populaire") pour les arrêter. Ce que l'on ne sait pas, ou plus, à notre époque, c'est que lorsque cette photo a été prise, une grande partie du massacre de la place Tiananmen avait déjà eu lieu. Si des journalistes internationaux se trouvaient alors sur place, c'est parce que quelque temps avant, avait lieu une rencontre historique entre Deng Xiaoping et Gorbatchev.

Cette oeuvre est très dense, d'autant plus que pour convenir au format BD, les événements sont condensés. Aussi, pour ma part, je n'ai pu la lire d'une traite. En prologue, un trombinoscope présente les principaux protagonistes d'alors (les bons, comme les méchants), sachant qu'au fil des pages, se glissent quelques personnages inventés pour dynamiser la présentation du sujet. Enfin, en post face, un cahier montre des photos et objets d'alors, revient sur un siècle d'histoire Chinoise et offre une analyse simple mais efficace de ces événements et de leur perception internationale....

Ce que l'occident n'a peut-être pas vraiment compris à l'époque, c'est que le Printemps de Pékin n'était ni une révolte (puisque les étudiants sont restés pacifiques, employant la grève de la fin) ni une révolution. Le peuple réclamait juste plus de démocratie et l'occupation de la place Tiananmen découlait de l'espoir suscité par le Parti politique lui-même alors que les réformes stagnaient.

L'un des auteurs, Lun Zhang, témoigne en fait de ce qu'il a vécu, puisqu'il était au premier rang des étudiants de l'époque et très parti prenante dans le mouvement. Il fit partie des 21 leaders du mouvement les plus activement par le gouvernement Chinois. Il a fui la Chine via Hong Kong, avant d'arriver en France, où il a refait sa vie.

Tiananmen 1989 est donc bien évidemment un BD à mettre dans toutes les mains, dès l'adolescence, une BD plus que nécessaire pour éviter l'oubli de l'Histoire et sans doute sa répétition.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 2 Juin 2020

Léonora Miano, littérature, Cameroun, Afrique, roman, avis, chronique, blog, les aubes écarlates, enfants soldats,

Roman - Editions Pocket - 260 pages - 6.95 €

Parution d'origine chez Plon en 2010

L'histoire :  Au Mboasu, petit État d’Afrique équatoriale, vieux dictateur et enfants soldats se disputent le pouvoir en déchirant le pays. Pendant ce temps, comme le fait Ayané dans un orphelinat de guerre, les femmes s’échinent à recoller les morceaux. Portées par le verbe des morts et des disparus, elles renforcent le lien entre l’Afrique d’hier et celle d’aujourd’hui. C’est par elles que ce continent construira son avenir

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Voici un roman épineux à chroniquer. Formidablement écrit, très puissant, c'est indubitable... Donc oui, 4 pattes ! Mais le plaisir de lecture ne fut pas vraiment au rendez-vous, tant cette histoire  on ne peut plus réaliste est insupportable et qu'il est très dur, émotionnellement et humainement d'y faire face. Les faits, qu'ils soient décrits sans étalage ou juste suggérés restent insoutenables. Car oui, dans les deux tiers de ce roman, nous sommes en compagnie des enfants soldats en Afrique. Donc bien sûr le sujet est très violent et remue autant notre âme, notre coeur, que nos tripes.

Mais Léonora Miano, romancière camerounaise, use d'une plume parfaite (tantôt rude et tantôt onirique) et d'une excellente maîtrise de son sujet pour le mener à bien et nous y garder jusqu'au bout. Le roman est par choix chaotique, car le sujet l'est lui-même. Nous suivons le destin d'Epa, un enfant soldat enlevé dans son village, avec d'autres gamins plus jeunes encore que lui, dans des circonstances atroces. Ces enfants sont enlevés, subissent une espèce de lavage de cerveau (notamment grâce à l'alcool) par les armées de rébellion pour servir la cause : la révolution contre le système politique en place, système gangrené par la corruption et toujours trop à la botte des anciens colons.

Pour décrire tout cela, Léonora Miano situe son action dans un pays imaginé, le Mboasu, que l'on peut situer en afrique équatoriale, centrale, ou australe. Bref, un de ces pays qui subissent régulièrement rébellion, guerre civile et/ou ethnique. Léonora Miano offre ici une analyse très fine du problème africain, de la situation complexe de ce continent, une équation qui semble insoluble tant il y a d'inconnus. Léonora nous donne sa version du pourquoi et le comment d'un possible avenir plus radieux. Elle reproche aux noirs africains de ne voir que leurs différences plutôt que prendre en compte ce qu'ils ont de commun : à savoir leur passé avec le commerce triangulaire... Les africains ne regardent pas assez leur passé et n'en tirent pas assez de leçons. La conséquence est que les rebelles usent des mêmes méthodes barbares déjà subies par le passé, pour tomber dans les mêmes pièges que ceux qu'ils veulent chasser ; la cupidité et la soif de pouvoir, entre autre. Oubliant les morts sans nom de la traite des esclaves, oubliant que celle-ci n'a pu se faire que grâce à des chefs locaux peu scrupuleux, ne célébrant pas leurs morts, l'Afrique se déracine et ne sait plus qui elle est. L'Afrique doit se retourner sur son passé, ses racines, ses valeurs pour parvenir à la réconciliation, autant avec soi-même qu'avec l'autre. C'est en suivant ce chemin que l'Afrique grandira, se réveillera et pourra espérer un avenir meilleur. Car oui, le roman s'achève sur de belles notes d'espoir. 

Vraiment je tire mon chapeau à l'auteure qui sait nous éclaircir la complexité de la situation de cette Afrique qui vit autant au rythme des rituels ancestraux qu'à celui des armes. C'est ardu à lire car très dense, les mentalités qui nous sont étrangères par éducation et culture sont bien développées et expliquent bien des faits. Mais pas évident de tout retenir, de parvenir, en fin de lecture, à rembobiner la pelote déroulée dans cette histoire, tant tout est dense. Comme souvent, il m'a semblé que cette oeuvre peut être lue à différents degrés... Finalement, l'Histoire de l'Afrique Subsaharienne est le reflet du monde entier et de chacun de nous. Donc on peut le comprendre de façon mondiale ou tout à fait personnelle.

Quoiqu'il en soit, c'est un roman qui marque, que l'on n'oublie pas, même s'il me parait impossible de garder en mémoire toutes les informations qui nous sont donnés et qui expliquent le présent de l'Afrique. Disons que c'est une idée générale que je garderai à l'esprit, et une douleur innommable pour tous ces enfants à la vie brisée, que l'on fait "homme" alors qu'ils n'ont  pour certains pas dix ans, en leur mettant une arme dans les main et en les gavant d'alcool...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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