Publié le 16 Novembre 2025

Bonjour et bon dimanche !

Suite du photoreportage de ma petite virée de 3 jours / 2 nuits sur l'île de Groix (Morbihan) en avril dernier.

Pour voir ou revoir le début, c'est ICI

Aujourd'hui est principalement consacré à ma deuxième journée. Traversée pédibus de l'île depuis Port Tudy au Nord jusqu'à Locmaria au sud, de la balade un peu vers l'Ouest sur le GR côtier (plages etc), puis demi tour pour rejoindre le Phare de la Pointe des Chats à l'Est et revenir à Port Tudy, toujours par la côte.

Je pensais être de retour à mon hôtel pour 15h00... Que nenni ! Ce fut presque 19h00... C'est que l'île est plus grande qu'on ne l'imagine, la côte très découpée... Et quand on s'arrête plus d'une demie heure (entre autre) pour photographier des lézards, ben forcément, ça prend plus de temps... Mais quand il n'y a que ça à faire, profiter, pourquoi ce priver ?

A la prochaine pour la suite de ce périple !

UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)
UN DIMANCHE SUR L'ÎLE DE GROIX (2/3)

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Publié le 14 Novembre 2025

BD - Editions Kana - 168 pages - 25.90 €

Parution en septembre 2024

L'histoire : Le Capitaine Flam, l’androïde Mala, le robot Crag et le professeur Simon accompagnés de l’agent spéciale Johann Landore, entament une course contre la montre.
Sur la planète Dénef, une terrible épidémie fait des ravages dans la population. Il faut trouver le remède qui stoppera les effroyables mutations. Pour toute piste, quelques mots prononcés par un agent contaminé : “L’Empereur Éternel, rétrogradation de l’espèce”.
Le Capitaine Flam et ses compagnons parviendront-ils a` revenir sains et saufs de cette mission ? Devant aller au-delà` de ses limites pour faire face au mystérieux Empereur Eternel, Flam, hante´ par son passe´, risque d’y perdre son âme

Tentation : Nostalgie

Fournisseur : La bib de St Lunaire

« Au fin fond de l'Univers, à des années et des années-lumière de la Terre, veille celui que le gouvernement intersidéral appelle quand il n'est plus capable de trouver une solution à ses problèmes, quand il ne reste plus aucun espoir : le Capitaine Flam ! »

Mon humble avis : J'ai trouvé cette BD à ma bib par hasard lors de son déménagement, et m'en suis saisie immédiatement, même s'il n'y avait aucun ordi pour scanner mon emprunt. Non, mais le Capitaine Flam !!!

Je vous présente l'homme qui, dès mes 9 ans (1981), devint l'homme de ma vie et de tous mes fantasmes pour quelques années... Le héros d'un générique que je "chantais" en moult circonstances, notamment, parait-il (c'est devenu une légende familiale) pour échapper à quelques corvées domestiques. Aussi, quand j'ai vu cette BD, vous comprendrez que mon coeur s'est mis à battre la chamade et que j'ai retrouvé mon enfance... Une lecture donc très madeleine de Proust !

Et bien plus de 40 ans après, le Capitaine Flam n'a pas pris une ride (contrairement à moi) et même il s'est modernisé, ou en tous cas, mis au goût du jour que ce soit pour l'usage de tablette, où même dans son vocabulaire... Il est question de fake news, de dark net, d'IA etc... A part cela, les dessins sont très respectueux de l'original, clairs, faciles à suivre et beaux !

On retrouve donc le vaisseau le plus rapide de l'espace, alias le Cyberlab et le Cosmolem, et les personnages de Johann, Mala, Crab, Ken etc... et nous voici à Mégara, capitale de la planète Dénef. Une épidémie y sévit. Ses conséquences, des mutations et une rétrogradation des humains en hommes singes ultra violents. 

Ce premier tome (j'espère qu'il y en aura d'autres, correspond aux quatre premiers épisodes de la série (merci Wikipédia), avec quelques ajustements. Et fortes de mes décennies, c'est aussi d'un autre oeil que j'ai lu cet album, où plutôt avec un cerveau plus abouti que je l'ai reçu... Et j'y ai découvert les thèmes profonds que je n'analysais sans doute pas à l'époque... Au-delà de la découverte spatiale qui était obsessionnelle à l'époque, il est question de colonisation et donc d'invasion, de vivre ensemble, de manipulation des foules et des plus faibles, de systèmes de "castes" et d'exploitation. Et tout ça, le Capitaine Flam il n'aime pas, lui qui voue sa vie et son combat à la justice et l'équité intersidérale !

Bref, je me suis régalée de ma lecture et me suis dit que Capitaine Flam, c'était un peu l'Agence tous risques de l'espace !!! Ah mes références de jeunesse. 

Je remercie encore Wikipédia qui m'informe que le dessin animé est inspiré du roman SF et space opera Captain Futur and the space emperor d'Edmond Hamilton paru aux USA en 1940 et publié en France en 2017 (ed Le Bélial). Tiens, peut-être une idée de lecture !

En tous cas, plus de 40 ans après le dessin animé, je suis encore tombé sous le charme de Capitaine Flam et de ses aventures !

En cadeau, pour bien vous le mettre dans la tête pour toute la journée, le générique ! (Musique de Jean-Jacques Debout)

Et du coup, il devient évident qu'avec cette lecture, je participe, certes tardivement,  au Challenge Objectif SF 2025 de Sandrine Tête de lecture

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 12 Novembre 2025

Roman - Editions Points - 160 pages - 7.90 €

Parution Points en février 2025

Mon pitch : Lors d'un séjour à Dakar, Alain Mabanckou rencontre Alioune, apprenti romancier Sénégalais de 18 ans. Après quelques échanges passionnés sur leurs lectures respectives, le jeune Alioune interroge Mabanckou et lui demande conseil : comment devenir romancier. L'auteur y répond par de longues lettres, clairvoyantes, tendres, avisées, bienveillantes et humbles.

Tentation : Conseil de l'auteur lui-même !

Fournisseur : Ma CB au salon du livre de Rennes 2025

 

 

 

Mon humble avis : Un titre qui fait référence à d'autres... Que je n'ai pas lu.

Récit, autofiction, essai ou roman ? Peu importe, ce livre vous cueille pour sa sagesse et ses bons mots... Cela ne m'était pas arrivé depuis une éternité, mais dès les premières pages j'ai ressorti mon crayon à papier pour inscrire des petites croix dans les marges à chaque fois qu'une phrase visait particulièrement juste et me touchait.

Il est clair qu'à travers ce texte, Alain Mabanckou revient sur sa carrière de conteur et d'écrivain depuis son plus jeune âge... Celui où à la maison, on ne parle pas Français mais où l'on écoute avec fascination les histoires de Maman. Et c'est aussi ici que l'auteur Congolais redéclare son amour pour la langue Française et la fraternité des sentiments partagés qui lie les lecteurs, quelques soient leur nation, leur couleur de peau, leur langue d'origine... Car Mabanckou revient sur son apprentissage de la langue Française d'une façon qui m'a bien émue et porté à la réflexion sur l'apprentissage d'une langue étrangère :

"Nous apprenions ainsi à parler français en même temps que nous lisions - nous étions, nous autres des quartiers populaires, un peu en retard, les enfants des familles aisées s'exprimaient en français à la maison (...) Nous nous moquerions d'eux plus tard puisqu'ils avaient des tics du français oral, ils disaient qu'ils allaient "au boulanger " et "au coiffeur", des fautes que nous ne commettions pas parce que nous découvrions la langue directement dans sa version écrite. (...) Pour nous exprimer en français, nous jouions un rôle, nous étions de ce fait des "personnages" au sens étymologique (...) S'exprimer en langue française était par conséquent porter un costume cravate en pleine canicule à la place d'un ample boubou au pagne multicolore. (...) On nous présentait subséquemment la langue française dans son utilité sociale : elle était un escalier, un ascenseur"...

C'est avec sagesse et beaucoup d'humanité qu'Alain Macbankou rédige ces lettres à destination du jeune Alioune. Il y est question de son rapport à l'écriture, à la langue et aux mots, et de sa façon de voir le monde qu'il transmet ainsi.

Au fil des lettres, il est ainsi question du pouvoir la langue, du don de raconter, du désir d'écrire, de la publication, du succès, de la page blanche, de la relation "auteur-lecteur", du fameux roman emblématique, de la postérité etc.

Bien évidemment, vous vous doutez qu'Alain Mabanckou ne donne pas ici de recette magique pour devenir un romancier (à succès qui plus est) puisque celle-ci n'existe pas. Mais il retrace son parcours depuis un quartier populaire de Brazzaville jusqu'à son poste d'enseignant à Los Angeles, en passant évidemment par ses parutions, celles obtenue dans la sueur de l'obstination, celles réalisées grâce à une rencontre providentielle, celles qui sont restées confidentielles, celles qui ont fait son succès et sa réputation. Le tout avec humilité et modestie, et une dose d'humour !

J'ai adoré cette lecture, me suis sentis très très bien dans ces pages.

"J'allais plus tard, pendant mon adolescence, que la langue française, comparée à nos multiples langues congolaises, était une langue portée sur l'abstraction, que l'on pouvait beaucoup parler sans rien dire et paraître néanmoins intelligent."

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 10 Novembre 2025

Film de Jérôme Commandeur

Avec Jérôme Commandeur, Vanessa Paradis, Laurent Laffite, François Damien, Olivia Coste

Synopsis : Suite à un événement aussi loufoque que tragique, quatre anciens lycéens cabossés se télescopent et font face à leur passé. La force du groupe suffira-t-elle à les remettre droits ?

Véritable déclaration d’amour aux années 90, T’AS PAS CHANGÉ dresse le portrait hilarant et grinçant de ces quinquas que des retrouvailles vont bouleverser à jamais…

Mon humble avis : Alors, quand le synopsis dit "Hilarant" je dis stop... Ce film n'est pas hilarant, même si les réparties sont extrêmement bien senties et écrites. Grinçant ça oui, je confirme. On rit de temps et en temps, mais c'est en fait surtout l'émotion qui prime.

Le film est inégal, au début on a parfois l'impression de pédaler dans le yaourt, et puis on s'éprend de ces maladresses car on sent très fort les bonnes intentions de Jérôme Commandeur et l'importance qu'ont pour lui ce film et ce qu'il veut y dire et l'amour qu'il a pour ses personnages.

Je pense que ce film peut parler à tous, au présent comme au passé... je m'explique... Dans une salle de classe, il y a toujours (et c'est hélas de plus en plus prégnant avec l'usage des réseaux sociaux), des maltraités et des maltraitants à travers le harcèlement scolaire à une époque de la vie où les hormones chatouillent, où chacun voudrait ressembler à l'autre, ou personne ne veut être mis de côté, où l'importance est de trouver sa place. Les harceleurs d'aujourd'hui pourront y constater les dégâts de leurs actes sur le long terme et leur crétinerie leur sera renvoyée en pleine tronche. Les harcelés d'hier et d'aujourd'hui trouveront peut-être un réconfort, puisque ce film montre bien la stupidité et la méchanceté gratuite des harceleurs, qui ne sont en fait ni plus heureux ni mieux dans leur peau que les autres. Ce film montre parfaitement le pathétisme des harceleurs et finalement le sentiment de solitude de tout le monde.

Et T'as pas changé montre aussi que l'on n'est pas forcément les seuls à ne pas avoir mené la vie qu'on envisageait ou qui semblait nous être promise. Que sur une classe de 30, peu peuvent se targuer d'avoir réussi sa vie sur tous les plans.

C'est aussi un film sur la réconciliation... Celle entre les belligérants de l'époque, et celle avec ce que nous étions... Car les harcelés comprennent bien qu'ils n'y étaient pour rien et que leur harceleurs étaient juste de gros connards qui se sentaient supérieurs, et qui n'ont pas forcément mieux réussi dans la vie. Et les harceleurs réalisent la bêtise vaine de leur comportement d'alors et peuvent se racheter, s'en excuser... Par des petits ou grands gestes, une parole, une attention. Une fin qui réchauffe le coeur, qui fait du bien.

A mes yeux, le personnage le plus fort de ce film, celui qui crève l'écran, c'est le petit bout de femme qu'est Vanessa Paradis au milieu de ces 3 mecs. Elle est classe, lumineuse, drôle ou bouleversante suivant les moments... mais toujours intense.

A voir donc !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Novembre 2025

Roman - Editions Ecoutez Lire - 7h36 d'écoute - 15.99 €

Parution Gallimard en 2018

Mon pitch : Et moi je vis toujours est l'histoire de l'Histoire, la Grande. Elle est le sujet de ce roman, depuis l'époque des chasseurs cueilleurs jusqu'aux dernières guerres mondiales. Elle en a vu défiler des époques, des gens, des grands qui font le monde, d'autres qui le pensent...  Mais comme la science a démontré que l'Histoire avait un début, elle aura forcément une fin.

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : Ma PAL audio

 

Mon humble avis : Récemment, ma Médiathèque a fait ses cartons de déménagement. J'y ai participé et en empaquetant les livres "côtés" "O", je suis tombée sur Et moi je vis toujours. Cela m'a rappelé que ce titre dormait dans ma PAL audio depuis quelques années, voici donc l'occasion de l'en sortir.

Quelle belle, originale et facétieuse idée de Jean d'Ormesson de faire de l'Histoire le sujet actif de ce roman, à travers moult personnages ! Certes, c'est une lecture loin d'être aisée, j'ai parfois lâché le fil, d'autant que tout n'y est pas chronologique et que l'on passe parfois du coq à l'âne... Comme l'Histoire. Par moment, j'avais aussi l'impression d'être au milieu d'une litanie sans fin... Comme l'Histoire.  Le tout, doublé d'un sentiment de vertige. Oui, ce roman est vertigineux, comme l'est l'Histoire de l'Humanité. En perpétuel mouvement, d'un continent à l'autre, d'une époque à l'autre, d'un régime à l'autre, d'une révolution à l'autre, d'une découverte à l'autre, d'un couronnement à l'autre, d'un échec à l'autre, d'une victoire à l'autre, d'une découverte, d'un progrès à un retour en arrière, à une destruction, à une reconstruction. C'est simple dans ce texte on côtoie aussi bien Alexandre le Grand que Napoléon, Platon que Molière, Copernic que Darwin, j'en passe et des meilleurs, la liste est longue comme ce livre ! On découvre le feu, on traverse les civilisations primaires, puis la Grèce, la Rome, l'Egypte de l'antiquité. L'Europe du Moyen Age, celle de la guerre des tranchées... Il y a des horreurs, il y a des grandeurs... En passant par l'invention de l'imprimerie... qui permettra la transmission du savoir et... les livres...

L'Histoire est la somme de mille et unes décisions personnelles et de choix collectifs. Chacun de nous participe à l'Histoire bien souvent sans s'en rendre compte. Mais l'Histoire nous forge aussi. Elle nous fait autant qu'on la fait. Au cours des siècles, les individus veulent la paix mais les peuples font la guerre. Il y a des Histoires locales et d'autres qui sont universelles. L'Histoire où rien n'est immuable mais où tout se répète. L'histoire où tout passe, tout s'écroule, tout recommence : les empires, les gloires, les amitiés, les amours. C'est comme ça qu'elle fonctionne l'Histoire, jamais là où on l'attend, jamais quand on l'attend... Elle est le juif errant qui nous survivra tous... Mais, un jour, elle s'arrêtera, puisqu'elle a commencé. Comme nous sommes nés pour mourir, l'Histoire va vers une fin. Et elle en aura vu passer ! Mais pour l'instant, elle vit toujours.

Alors oui, cette lecture est très exigeante car foisonnante et riche... Et peut-être faut-il l'appréhender par petites doses. Je ne sais pas si je serai venue à bout d'une version papier rapidement. Ce n'est pas toujours plaisant, il y a des longueurs mais c'est toujours ahurissant, fascinant et passionnant. C'est vertigineux, suffocant et sublime à la fois... Tout ce qui nous a précédé est globalement cité ici... Et au fil de la lecture, on se dit "Waou"... Effectivement, l'Histoire ne s'arrête jamais, même si parfois semble prendre quelque repos pour ressurgir plus loin, plus tard, quand on ne l'attend pas.

On ne peut qu'être admiratifs devant tant d'érudition, ce concentré de savoir qu'était Jean d'Ormesson. Et que dire de sa maîtrise de la langue française ! On dirait qu'il joue avec elle sans la gâcher en rien bien au contraire, en la sublimant. On n'est pas forcément surpris de tout cela car on connaît le personnage. En écoutant ce texte, on revoit les yeux bleus de Jean d'Ormesson, on se souvient de sa gestuelle, et de la fascination qu'il exerçait sur nous à chaque passage télévisé. Et on regrette une chose : que JDO ne soit plus là pour nous raconter la grande Histoire, et toutes les autres, plus petites, plus anecdotiques, mais toujours savoureusement narrées.

Et c'est bien aussi, parfois, de se poser avec un livre qui permet de prendre conscience de tout ce qui nous a précédé et qui fait ce que nous sommes. Car nous sommes au coeur d'une véritable épopée, c'est ce que nous dit l'immortel JDO, qui aimait tant les livres, qui aimait tant les hommes.... au point de leur dédier ce roman !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

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Publié le 6 Novembre 2025

Récit - Editions Pug Les Arènes - 267 pages - 20.90 €

Parution en mai 2023, existe déjà en format poche

Mon pitch : Johnny et Jean sont deux gamins picards, qui grandissent pas loin de la Baie de Somme... L'un parce que son père y est berger et chasseur, l'autre, fils du pharmacien, par passion.

Un jour, sur le chemin de l'école, survolé par des goélands, Jean répond à leurs cris et réalise alors qu'il les imite à merveille, puisque ces derniers y réagissent fortement. 

Quelques mois plus tard, il décide de s'inscrire au concours annuel de chanteurs d'oiseaux d'Abbeville. Pour s'entrainer et s'améliorer sur d'autres espèces, Jean fait appel au père de Johnny. Johnny se sent alors exclu et pour redevenir l'attention centrale de son père, il commence à s'exercer aux sifflements et autres cris aviaires...

C'est le début d'une vie d'apprentissage, de concours, de concurrence et d'admiration.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Cadeau de ma soeur 

 

Mon humble avis : Après mon enthousiasme pour l'ouvrage Eloge des oiseaux de passage, je poursuis en lecture ornitho... Ornitho mais pas que, car Chanteurs d'oiseaux n'est pas que cela, c'est aussi un récit de deux enfances parallèles, d'origine sociales différentes, qui se rejoignent de temps en temps autour d'une passion et d'un talent qui les unissent autant qu'ils les séparent. L'un vit sa passion et son parcours globalement seuls, quand l'autre Johnny bénéficie du soutien total de son père, de son coaching et de son immense fierté parfois pesante... Johnny a parfois l'impression d'être la bête de cirque de son père.

Je connaissais de réputation les deux auteurs et avais déjà vu à la télé un extrait de leurs prestations. J'étais un peu dubitative avant d'entrer dans ces pages...  Car imiter les oiseaux... C'est aussi une technique de chasseurs pour tromper leurs cibles. C'est aussi, via la repasse d'enregistrements youtube, une technique peu scrupuleuse de certains photo-ornithos qui veulent LA photo de l'espèce rare... Et les oiseaux victimes de ces tromperies sont bien chamboulés, pensant trouver un concurrent sur son territoire, ou une femelle etc... Et non, rien qu'un humain.  Mais rien de cela dans ce livre. J'ai trouvé chez les auteurs une réelle communion avec la nature, et des ambitions naturalistes sérieuses.

Ce livre est vraiment très agréable à lire. Les chapitres alternent le récit de chacun des auteurs, ses souvenirs, ses ressenti, sa version. Jean et Johnny sont de tempérament différent, aussi, ils sont très touchants tous les deux. Et chaque chapitre est ouvert par le dessin d'un oiseau, qui dit à qui l'on a affaire... Pour Jean c'est celui d'un Goéland argenté, pour Johnny, celui d'un Merle noir... Leurs oiseaux totem, ceux qu'ils imitent à la perfection. Et là, tous les deux nous emmènent sur leurs ailes, tantôt dans le bosquet, tantôt dans le marais, ou encore en bord de mer en fonction des espèces imitées. Car évidemment, tous les noms d'oiseaux ou presque y passent ! Donc selon que vous les connaissiez ou pas, votre lecture peut -être un peu plus longue si la curiosité vous pousse sur Google pour visualiser l'espèce dont il s'agit !!! Et même encore plus longue si vous vous aidez de youtube pour y trouver des enregistrements sonores de trilles, de cris, de mélodies, de chants aviaires. Au-delà de la description des chants et cris, on apprend pas mal de choses sur les oiseaux, sans que cela vire au savoir encyclopédique.

Ce livre est en tout cas un superbe témoignage de passion, d'assiduité, de persévérance, de réajustement face aux changements de la vie (et oui, Jean finit par muer...). Jean et Johnny sont maintenant mondialement connu et se produisent sur scène un peu partout sur la planète !

Allez petit extrait des oiseaux que vous rencontrerez, découvrirez, imaginerez, écouterez dans ces pages : Alouette des champs, Tadorne de Belon, Canard Siffleur, Pinson des arbres, Goéland argenté, Merle noir, Huitrier pie, Chevalier gambette, Courlis Cendré, Courlis corlieu, Gorgebleue à miroir, Chevalier aboyeur, Chevalier guignette, j'en passe et des meilleurs ! C'est un festival et une véritable bande son que nous propose Jean et Johnny dans ces pages où je me suis sentie si bien.

Je recommande... que vous soyez amateurs, néophytes ou étrangers à la culture ornithologique. Ce livre ne peut avoir qu'une bonne influence sur vous... Lors de vos prochaines balades, dans votre jardin, en bord de mer, désormais, vous ouvrirez grand vos oreilles et vous entendrez... ce que l'on écoute plus !

Pour voir ces deux chanteurs d'oiseaux sur Youtube, c'est ici

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 4 Novembre 2025

Roman - Edition Audiolib - 4h08 d'écoute - 19.45 €

Parution d'origine en 2017, Audiolib en 2020

La 4ème de couv : 

"Ici, on a tous du sang indien et quand ce n'est pas dans les veines, c'est sur les mains."

Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s'emparer des filets des Indiens mig'maq. Émeutes, répression et crise d'ampleur : le pays découvre son angle mort. Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l'immensité d'un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source.

 

Tentation : La blogo à l'époque

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Un roman Québécois dont la blogosphère s'était éprise lors de sa sortie... Et comme souvent, j'ai un train de retard. Et avec le temps écoulé, je ne savais plus trop à quoi m'attendre avec Taqawan. Ce roman m'a plus intéressée que bouleversée, même si les faits historiques récents et réels auxquels il se réfère sont évidemment révoltants. Le contexte m'a remuée, les personnages moins, sans doute parce que pas très fouillés. Ils sont surtout là pour illustrer un contexte et avoir une histoire à raconter, plutôt qu'être dans un récit de faits accomplis.

Il est question de l'Histoire plus ou moins récente du Québec, de ses grands espaces, de ses traditions et légendes. Mais surtout, de la guerre entre l'Etat du Québec et l'Etat fédéral d'Ottawa, et la tribu des micmacs autour des autorisations de la pêche au saumon accordées ou non, et ne respectant pas du tout les coutumes, la manière de vivre et de se nourrir de la tribu ancestrale, pire, détruisant l'environnement. L'importance du saumon dans l'économie locale est bien montrée. Il s'agit de la Guerre du saumon  qui a eu en 1981 et des exactions policières. Bref, c'est l'impossible cohabitation des coutumes amérindiennes avec les lois du Nouveau Monde, et de la prise de pouvoir des blancs sur les populations autochtones parquées dans des réserves.

Des indiens, ce sont des Indiens. On les a appelés comme ça parce qu’on croyait être arrivé en Inde. Mais non, on était arrivé en Amérique. Avec le temps, on s’est mis à les appeler des Amérindiens. Plus tard, on dira des autochtones. Avant ça, on les a longtemps traités de sauvages. Il faut se méfier des mots. Ils commencent parfois par désigner et finissent par définir. Celui qu’on traite de bâtard toute sa vie pour lui signifier sa différence ne voit pas le monde du même œil que celui qui a connu son père. Quel monde pour un peuple qu’on traite de sauvage durant quatre siècles ?

Certes, on en apprend beaucoup sur le saumon, sur les techniques de pêches. Il est aussi question de notion de terre natale, de territoire, de culture, de langue, d'identité, et de force collective qui depuis des siècles, les peuples s'entretuent pour défendre les leurs.

Comme vous pouvez le voir, pas mal de choses intéressantes dans ce roman, malgré une impression fourretout et un peu désordonnée. Je ne regrette pas ma lecture, mais j'avoue que je ne me souviens déjà plus de la fin (mon audiolecture date de début octobre)

Explication du titre : le mot « taqawan » est un mot d’origine micmac qui désigne le saumon qui remonte la rivière vers l’endroit qui l’a vu naître... Et cela illustre bien les notions de terre natale, d'origine, et d'identité.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Novembre 2025

Bonjour, 

En Avril, je me suis offert un petit séjour de 3 jours deux nuits sur l'île de Groix, dans le Morbihan...

Pourquoi ?

Parce qu'en décembre 2024, j'avais cassé mon appareil photos, qui a mis deux mois à être réparé... Quand il est revenu chez moi, j'étais en béquilles, suite à la morsure de chien et mes 20 points de suture. Aussi, sitôt que j'ai été de nouveau en possession de mon appareil photo et apte à marcher sans difficultés ni douleurs, je voulais me barrer 3 jours seule, avec mon appareil, pour rattraper le temps perdu des derniers mois, la privation de liberté etc ...

Pourquoi Groix ?

Déjà parce que je ne connaissais pas... Mais surtout, il y a deux ans, lors de ma 2ème névrite vestibulaire qui m'a clouée au lit et empêchée de lire en version papier quelque temps, j'ai lu par hasard un roman de Loraine Fouchet qui se passait à Groix : "Entre ciel et Lou". A l'époque de mon agression canine, je venais d'emprunter un autre roman de Loraine Fouchet, juste parce que le titre me plaisait : L'écriture est une île. Et hop, encore Groix (bon en fait, l'autrice y possède une maison). Mais cette coïncidence de convalescence m'a marquée et je me suis promise d'aller à Groix sitôt que je serais rétablie... Peut-être un peu comme toutes ces décisions de Nouvel An. Sauf que quelques semaines plus tard, j'audiolis, toujours par rapport au titre : "La promesse d'une île" de Sophie Talmen... Et oui, depuis toujours, je suis loin d'être insensible, en littérature comme dans la vie, au mot "île" et toutes ses promesses. Et hop, encore Groix. C'en est trop, mon ordi, mon tel, et hop 2 réservations : un bateau et un petit hôtel sur le port pour 2 nuits... Et me voilà partie à Groix pour 3 jours de rêves en avril... Liberté totale, découverte, mon appareil entre les mains, météo géniale pour un mois d'avril (pas une goutte de pluie)... j'ai sillonné l'île de long et large et en travers, et comme elle est finalement assez grande pour 2 gambettes, le dernier jour, j'ai loué un vélo !

Voici donc mon premier billet de photos de l'Île de Groix, qui reprend ma première journée et le début de ma deuxième.

Arrivée du bateau (depuis Lorient) au Nord à Port Tudy, hôtel sur le port, on dépose le gros sac, on boit un café, on passe à l'office de tourisme pour une carte. Et me voilà sur le GR vers l'Ouest... Espérant rejoindre la pointe de Pen Men... Mais qui se révèle bien trop loin pour une fin de journée !

Le lendemain, traversée de l'île à pied sur sa largeur, de Port Tudy à Locmaria (puis retour par la côte Est jusqu'à port Tudy, mais ce sera l'occasion d'un autre billet !)

Le 3ème jour, j'ai enfourné un vélo VAE pour la première fois, pour aller au far west et au sud ouest.

Voilà, bonne découverte et bon dimanche :)

 

UN DIMANCHE SUR L'ILE DE GROIX 1/3
Port Tudy, mon hôtel depuis le bateau et extrait de ma petite chambre.

Port Tudy, mon hôtel depuis le bateau et extrait de ma petite chambre.

En haut à droite, vu de ma petite chambre.... Y'a nettement pire !

En haut à droite, vu de ma petite chambre.... Y'a nettement pire !

Port Tudy

Port Tudy

Port Tudy

Port Tudy

Port Tudy et sur le GR

Port Tudy et sur le GR

Sur le GR ouest

Sur le GR ouest

Port Tudy et le bourg, et toujours en suivant le GR

Port Tudy et le bourg, et toujours en suivant le GR

En suivant le GR ouest

En suivant le GR ouest

Une dernière plage avant de reprendre le chemin de Port Tudy par la route et donc les terres, pour aller un peu plus vite et éviter de se faire prendre par la nuit.

Une dernière plage avant de reprendre le chemin de Port Tudy par la route et donc les terres, pour aller un peu plus vite et éviter de se faire prendre par la nuit.

UN DIMANCHE SUR L'ILE DE GROIX 1/3
Si j'évolue lentement, c'est aussi parce que je fais beaucoup d'arrêts photos, à la moindre occasion, même si ce n'est qu'une petite fleur. C'est ma définition de la liberté !

Si j'évolue lentement, c'est aussi parce que je fais beaucoup d'arrêts photos, à la moindre occasion, même si ce n'est qu'une petite fleur. C'est ma définition de la liberté !

UN DIMANCHE SUR L'ILE DE GROIX 1/3
En bas à gauche : A Locmaria, une ruelle à brouette, comme on m'a dit qu'elles s'appelaient, vu que ne peuvent y passer que des brouettes

En bas à gauche : A Locmaria, une ruelle à brouette, comme on m'a dit qu'elles s'appelaient, vu que ne peuvent y passer que des brouettes

UN DIMANCHE SUR L'ILE DE GROIX 1/3
Au premier faisan qui était loin, j'étais toute excitée... Et puis à force d'en voir et d'en entendre partout... Et bien oui, j'ai par hasard rencontré le maire à qui j'ai posé la question : il y a bien de la chasse à Groix, donc des faisans d'élevage sont introduits, certains survivent à la saison de chasse, se reproduisent et s'ensauvageonnent.

Au premier faisan qui était loin, j'étais toute excitée... Et puis à force d'en voir et d'en entendre partout... Et bien oui, j'ai par hasard rencontré le maire à qui j'ai posé la question : il y a bien de la chasse à Groix, donc des faisans d'élevage sont introduits, certains survivent à la saison de chasse, se reproduisent et s'ensauvageonnent.

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Publié le 31 Octobre 2025

Film de Thierry Klifa

Avec Isabelle Hupper, Marina Foïs, Laurent Laffite, Raphaël Personnaz

Synopsis : La femme la plus riche du monde : sa beauté, son intelligence, son pouvoir. Un écrivain photographe : son ambition, son insolence, sa folie. Le coup de foudre qui les emporte. Une héritière méfiante qui se bat pour être aimée. Un majordome aux aguets qui en sait plus qu’il ne dit. Des secrets de famille. Des donations astronomiques. Une guerre où tous les coups sont permis.

Mon humble avis : Je suis allée voir ce film à l'aveugle, il y a plusieurs semaines, en avant- première. Donc avant toute promotion médiatique. Et il ne faut pas longtemps, même sans avoir lu le synopsis, pour comprendre que l'on nous raconte dans ce film, librement, une partie de la vie de la famille Bettencourt (alias L'oréal parce que je le vaux bien)... Liliane B devient ici Marianne... Mais le reste y est, entre les conflits familiaux à retentissement médiatique, entreprise de cosmétiques, et pognon à ne plus savoir quoi en faire... Mais aussi, une lassitude, une forme d'ennui dans une vie terne et finalement solitaire... Qui de mieux qu'Isabelle Hupper pour camper cet impérial personnage ? Personne je pense. Jusqu'à ce que débarque Fantin, un journaliste photographe fantaisiste, survolté et qui ose tout... Et là, surprise, c'est Laurent Laffite, qui fut de la Comédie Française, qui s'y colle... franchement bien, un rôle étonnant dans sa filmographie, même si personnage absolument détestable, vaniteux et grossier, on devine qu'il a du bien se marrer à l'interpréter. Entre les deux, il y a Marina Foïs et Raphaël Personnaz, le calme entre les tempêtes, mais de tempérament orageux qui ne demande qu'à éclater.

Même si le fond est sérieux (argent, emprise, désamour etc) on se délecte de la drôlerie audacieuse de certaines scènes et de l'impertinence savoureuse de nombre de répliques. Les dialogues tantôt grinçants, tantôt bouffons, sont vraiment excellents.

Dans la réalisation, il y a un aspect assez théâtral... Oui, je verrai bien une pièce du même titre au théâtre puisque quasiment tout est en intérieur (luxueux)... Et les emphases du personnage Fantin se déclameraient parfaitement bien dans une salle à l'acoustique étudié.

On pourrait craindre le sujet... Encore des riches qui se ... Sauf que la richesse reste toujours un mystère attirant pour le spectateur lambda... Et que finalement, il reste des sujets assez universels qui n'attendent pas le nombre de zéro sur un compte en banque pour toucher tout le monde... Et le plus connu de tous est "l'argent ne fait pas le bonheur... même s'il y contribue". La femme la plus riche du monde reste un film populaire, qui s'adresse vraiment à tous. Et l'analyse du processus d'emprise, et de ses conséquences notamment sur l'entourage, est tout à fait digne d'intérêt

Un film caustique bien réussi, qui évite parfaitement les écueils où il aurait pu s'échouer... Au contraire, il nous embarque bien pour une séance de rire bienvenue

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 29 Octobre 2025

BD - Editions Fluide glacial - 56 pages - 13.90 €

Parution en avril 2022

Le pitch : Vous avez fait le tour de l'humour absurde ? Que nenni. Découvrez en la quintessence. Après le succès de Faut pas prendre les cons pour des gens, nous vous proposons aujourd'hui de remonter dans le temps et de découvrir les histoires d'Emmanuel Reuzé avant les Cons ! Des univers complètement barrés, des jeux olympiques du crime, une passion fiévreuse entre experts comptables ou encore les aventures de l'homme mal cadré... Reuzé parvient à repousser les frontières d'un humour complètement décalé encore plus loin.

 

Tentation : Titre et couv'

Fournisseur : Bib de St Lunaire

Mon humble avis : Fluide Glacial, magazine ou éditions de BD, un univers connu de moi jusqu'à ce jour que de réputation : un humour décomplexé, satirique et sans limite. Je n'en savais donc pas p

Bon et bien j'ai testé avec cet opus et comment dire, je suis perplexe... Pas sûr que cet univers me corresponde... Je n'ai pas ri une seconde, à peine souri de temps en temps. La première page dit "humour à tous les étages"... j'ai l'impression de ne pas être montée bien haut et pour certaines planches et saynètes, de ne pas avoir dépasser le niveau "caca pipi prout"... Ou alors, c'est que j'ai lu cette BD sans être dans l'humeur nécessaire.

Certes, quelques passages sont bien sentis et la société bien égratignée  (la discrimination, la pauvreté, la précarité, les différents milieux sociaux etc), mais pour "l'album le plus drôle depuis l'invention de zygomatiques", je m'attendais à autre chose...

La plupart de ces pages ont déjà été publiées dans des mensuels entre 2007 et 2008... Peut-être que cette forme d'humour est un peu passée, en tout cas, elle ne m'a pas touchée.

En fait, ce que j'ai préféré, voire beaucoup aimé, c'est le Grand concours de préfaces qui ouvrent cet ouvrage... Là oui, on se marre... Entre Jean-Jacques Rousseau, Albert Camus, Duras, Houellebecq et Kafka qui s'essaient à cet exercice de préface avec leur style excellement pastiché par Vincent Haudiquet et... Pascal Fioretto, le même qui, il y a quelques années, nous régalaient ainsi de quelques livres de pastiches. Donc les pages qui m'ont éclatée ne sont pas d'Emmanuel Reuzé...

La couverture promet beaucoup, de même qu'en qualité de graphisme, l'intérieur est tout autre, et bien plus proche du vieux comics... Et la scène ne figure dans aucune des histoires de cet album.

J'aime l'absurde mais peut-être pas assez pour apprécier cette BD. Et autre possibilité aussi, mon inculture dans le domaine Fluide glacial a pu être un frein à mon appréciation.

Faudrait tout de même que j'essaie la série de Reuzé "Faut pas prendre les gens pour des cons", comme c'était mon projet initial !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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