Publié le 29 Mars 2026

Bonjour et bon dimanche !

Aujourd'hui je vous repropose une balade parisienne, de nuit, de jour, à la surface ou sous terre, dans différents quartiers.

Toutes ces photos sont miennes et interdites d'usage ou de reproduction. Issues d'un Week end à la capitale en Octobre. C'était la première fois que je photographiais vraiment Paris, qui semble être un puit sans fond de possibilités et de surprises :)

Ca tombe bien, j'y retourne dans deux petites semaines, un peu de Paris et beaucoup de Versailles !

La carte mémoire va encore se remplir !

N'oubliez pas qu'on a changé d'heure la nuit dernière !!!

A bientôt !

UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE PARIS (3/?)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin de la rue photo

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Publié le 27 Mars 2026

Roman - Editions Robert Laffont -  272 pages - 20.90 €

Parution en août 2024, existe désormais en poche

Mon pitch : La fillette meurt... Ainsi commence le récit d'Estela... Estela qui a quitté son sud chilien pour la capitale, pour y travailler comme bonne (comme sa mère auparavant), dans une famille huppée. Madame donne naissance à une fillette... Dont Estela s'occupera pendant sept ans, jusqu'au drame. Estela déroule chaque étape qui ont mené à celui-ci.

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

 

Mon humble avis : Quelques billets sur la blogo m'ont incitée à lire ce roman, qui était l'occasion pour moi d'une rare excursion dans la littérature chilienne. Et, enfin, Propre a remporté le prix Fémina Etranger 2024.

Propre est le long monologue d'Estela, qui raconte son histoire à ceux qu'elle ne voit pas, qui se tiennent derrière la vitre sans teint, mais qui la voient parfaitement... Sans doute des policiers. Mais je me suis dit qu'Estela pouvait aussi s'adresser à nous lecteurs, qu'elle ne voit pas et dont nous découvrons l'histoire... Est-elle entendue comme témoin ou accusée, nous n'en saurons rien.

Rien à redire sur l'écriture et le style. Mais à part cela, je n'ai pas aimé "Propre". Parce que... Qu'est-ce que c'est long, lent, et qu'une digression en suit une autre sans arrêt. Ce qui rend "Propre" très curieux, car il ennuie profondément tout en maintenant en haleine. 

On sait de suite que la fillette à naître va mourir autour de ces sept ans. La question est de savoir quand, comment, pourquoi. La tension est là mais nous sommes loin d'un thriller ou même d'un roman policier. L'ensemble n'est pas daté. Il est question de télévision, mais pas de téléphone portable ou d'internet, ni de contexte historique, sauf une révolte qui gronde... C'est au Chili, mais cela pourrait se dérouler n'importe où, et donc n'importe quand. Aucun intérêt particulier pour le lecteur qui n'apprend rien sur le Chili.

L'atmosphère est lourde dans ce quasi huis-clos entre trois adultes et une enfant. Aucun des personnages n'est attachant. Monsieur et Madame sont décrits de loin comme distants et factuels, le petite comme capricieuse, malheureuse devant l'acharnement de ses parents à la rendre parfaite. Mais rien n'explique par exemple les difficultés et le caractère particulier de la petite. On n'a que la version d'Estela qui n'analyse pas grand-chose.

Estela se plaint de son sort de bonne. Je ne dis pas qu'il est enviable mais ce qu'elle nous raconte est très ordinaire, commun. Il ne se passe rien d'extraordinaire... Elle a un travail, elle n'est pas maltraitée, elle est employée au service de trois personnes. Et la fracture sociale qu'est sensé dénoncer ce roman est très ordinaire je trouve : Pouvoir de l'argent / soumission, les nantis et leur petit personnel, d'autant qu'il n'est pas poussé dans les extrêmes. Les patrons ordonnent, le personnel exécute, c'est partout pareil dans le monde quel que soit le domaine professionnel. Estela ne se sent pas considérée, mais elle ne se montre pas non plus aimable. "Propre" montre ce qu'il y a à voir derrière la façade du bonheur d'une famille qui ne manque de rien.... Rien de bien révolutionnaire ni nouveau ni original.

Déçue par cette lecture dont j'attendais beaucoup, je ne la conseille pas. La 4ème de couv dit "addictif"... Je ne sais pas qui a eu idée de cette mention trompeuse.

 

Sur Babelio, la note est de 3.52

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 25 Mars 2026

BD - Editions Gallimard - 216 pages - 24.90 €

Parution le 5 novembre 2025

Le pitch : Au coeur de la forêt des Landes, dans l'intimité d'une nuit d'été, une mère de famille apparemment sans histoires confie à sa fille un secret. Sensibilité, finesse psychologique, humour tendre... Lola Lafon et Pénélope Bagieu conjuguent leurs talents dans un récit où l'émotion naît de la justesse.

Tentation : Le nom des deux autrices

Fournisseur : La Bib de St Lunaire

 

 

Mon humble avis : Lorsque j'ai ouvert ce roman graphique, un cri de presque effroi m'est sorti de la bouche "mon dieu, que les dessins sont moches"... Une impression à la va vite, les couleurs sont très contrastées etc... Et bien finalement, je m'y suis bien habituée et j'avoue qu'ils illustrent parfaitement cette histoire très touchante, qui, bien qu'elle soit différente, me rappelle celle de la BD "Je vais rester".

Retrouvaille familiale entre Mamounette et ses 3 grands enfants... Qui continuent à se chamailler comme dans leur enfance. Y'a de l'ambiance, d'autant que les trois jeunes adultes ne se privent pas de mettre leur mère en boite avec ses petites habitudes etc...

Effectivement, Mamounette (divorcée depuis longtemps du père de ses enfants) semble mener une vie, pleine de principe, et réglée comme du papier à musique.

Après le repas, on joue ! On ressort les jeux qui ont tant occupé les soirées d'antan ! Ce sera "Tabou". A Mamounette de faire découvrir le mot "Audace"... En 3 mots, elle raconte qu'une fois, elle a traversé un bois à pied pour aller à une soirée... Ces deux garçons s'en vont, elle reste avec sa fille... Et raconte toute l'histoire de cette fameuse soirée souvenir, qui remonte à plus de vingt ans.

L'originalité de la construction narrative est l'une des forces de cet album... Car oui, tous les sujets qui y sont abordés le sont avec justesse, délicatesse, émotions (autant pour celle qui raconte que celle qui écoute) et douceur, puisque l'on est ici sur le ton de la confidence... puis que secret entre une mère et sa fille.

Il y a de la nostalgie dans ces pages, celle de la jeunesse, des vacances en famille et de quelques jours pas comme les autres dans une vie monotone et pleine de surcharge parentale... Quelques jours, et une nuit qui n'ont pas eu de conséquence, mais qui sont restés comme un doux souvenir. Une rencontre, et pour Mamounette, l'audace de sortir de sa ligne directrice, de suivre son envie, son instinct, son plaisir, son petit brin de folie qu'elle s'autorise... Penser à elle et être un part d'elle, même si ce n'est que quelques heures.

En tant que lecteur, on ne saura jamais si le chauffe-eau est vraiment tombé en panne ! En tout cas, moi, j'ai un sérieux doute !!!

Quoiqu'il en soit, une histoire simple d'une personne simple, qui une fois dans sa vie, a eu l'audace de...

Très touchante, et traité avec délicatesse !

 

L'avis de Philisine, d'Antigone et Gambadou

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 23 Mars 2026

Policier - Editions Albin Michel - 270 pages - 14 €

Parution en 2016 (existe aussi en poche)

Mon pitch : Agatha Raisin, la cinquantaine, est installée dans son petit cottage de Carsely. Londonienne ayant fait fortune dans la communication, elle s'est décidée à une retraite anticipée dans le calme de la campagne anglaise.

Elle vit avec ses deux chats, et louche sur son voisin, le colonel Lacey...

Débarque un nouveau vétérinaire dans le village. Celui-ci fait tourner la tête de toutes les petites dames à chien chien et à chat chat de Carsely, dont Agatha.

Un jour qu'il soigne un cheval dans le manoir du Lord local, il est retrouvé mort. Agatha est convaincue qu'il s'agit d'un meurtre, et elle parvient à en persuader son distant voisin. Tous deux mènent donc l'enquête.

Tentation : Curiosité

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Et voilà, j'ai fait connaissance avec la célèbre Agatha Raisin. Célèbre car ce personnage a eu sa série TV et qu'au niveau bouquin, il existe plusieurs dizaines de tomes (presque 4 !). Agatha Raisin, c'est un peu une Miss Marple "moderne", la légèreté et l'humour en plus. Je dis "moderne" entre guillemet car la première parution de ce tome - le 2ème des aventures d'Agatha Raisin date de 1993... Donc évidemment, à l'époque, pas de téléphones portables, pas d'internet etc...

J'ai franchement aimé le personnage d'Agatha et son caractère qui, par bien des points, m'ont fait penser à... Moi ! Sans être palpitante, l'intrigue est bien ficelée, les suspects ne manquent pas. Dommage que la narration soit aussi basique, avec autant de répétitions dans les faits, gestes et pensées des protagonistes.

L'atmosphère "village anglais" avec ses tea times et ses commérages a un côté désuet mais bien dépaysant et plutôt reposant. En effet, c'est une lecture qui divertit et amuse un peu.

Je ne pense pas pour autant lire d'autres tomes, car même si je suis contente de cette incursion dans l'univers  de MC Beaton, pseudonyme de feu Marion Chesney Gibbons (décédée en 2019), j'avoue que ce genre de lecture ne me remplit pas assez. J'ai un peu peur que tous les tomes se ressemblent et qu'en fil rouge, on se pose la question : Agatha concluera -t-elle ou non avec le Colonel Lacey.

Bref, c'est un gentil cosy mystery. 

 

19ème et dernière participation !

J'en étais à 47 points

Ce rapport (1 pt) + cases Campagne anglaise + Manoir + thé, Cupcake etc ( 3 pts ) 

Me voici à 51 points et donc objectif atteint...

Je fais partie des corps d'élite de la police !

Je remercie chaleureusement Alexandra d'avoir organisé ce challenge sacrément bien ficelé et amusant.

Il m'a permis de me consacrer un temps à un genre littéraire que j'aime beaucoup mais que j'ai sacrément délaissé ces dernières années... Il m'a aussi permis de découvrir des auteurs qui m'étaient inconnus, et de me lancer dans d'autres qui me "faisaient" peur !

Ce blog va reprendre sa vie normale... Avec une plus grande alternance de genres littéraires, des BD, de la photo etc !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 21 Mars 2026

Polar - Editions Audiolib - 8h56 d'écoute - 19.45 €

Parution Audiolib en 2015 (Viviane Hamy 1999)

Mon pitch : Dans les Alpes, de multiples brebis sont soudainement égorgées par une bête dont la mâchoire est gigantesque... Puis c'est Suzanne, une habitante du village, qui est retrouvée morte ensanglantée. Pour les habitants de St Victor Dumont, c'est forcément un énorme loup, la bête du Mercantour.

Ils sont quelques uns à ne pas y croire, pour privilégier une autre thèse. Ces morts ne peuvent être que l'oeuvre d'un loup-garou... Ils sont trois à partir à sa recherche... Jusqu'à ce que l'une d'elle, Camille, appelle une de ses connaissances, le commissaire Adamsberg (son ex en fait)...  Celui-ci va prendre l'affaire en mains et prouver que les morts qui se multiplient n'ont rien à voir avec les légendes, et qu'il faut garder les pieds sur terre.

Tentation : Ma PAL audio

Fournisseur : Ma PAL Audio (bib de Rennes)

Mon humble avis : J'ai pris le train "Vargas" assez tardivement. Ayant lu ces derniers romans, me voilà à remonter le temps, à lire les premiers wagons qui forment le train Adamsberg, le célèbre commissaire de Fred Vargas. Cet opus est la deuxième enquête publiée de ce fameux flic. Et plus je lis Vargas, plus j'aime son style unique qui fait sa signature, direct avec une espèce de gouaille très rom pol, sans se perdre dans des méandres de détails, mais sans jamais oublier des pointes poétiques sur l'art et la philosophie de vie. Et surtout, il y a l'humour de Vargas dans les dialogues savoureux de ses personnages. Au fil des volumes, j'ai vraiment appris à apprécier Adamsberg, ses manies, ses méthodes perspicaces intuitives d'enquêtes, et son air rêveur et débonnaire, très ancienne école quelque part.

Dans L'homme à l'envers, Fred Vargas s'attaque à la légende du loup-garou, et donc aux croyances qui l'entourent. Nous voilà donc dans le Mercantour, où il est question du loup (tout court pour l'instant), l'occasion pour la scientifique qu'est aussi Fred Vargas d'évoquer la vie de cet animal autant craint qu'admirer, et qui fait sujet d'un éternel débat dans les régions où il est revenu s'installer... Le loup ou les moutons dans les alpages ? Les deux, donc des chiens de défense de plus en plus puissants. Ce roman date de 1999, et pourtant l'été dernier, le sujet revenait régulièrement à la une des journaux.

Adamsberg étant menacé de mort à Paris, il prend le vert, et c'est ainsi qu'il va se retrouver embringué, à mi- parcours (et donc à la moitié du roman) et sans ses acolytes habituels dans cette enquête, appelé à l'aide par Camille... 

Que des loups égorgent des brebis, ça arrive. Mais qu'un loup s'attaque aux hommes, et plus particulièrement Suzanne l'une des figures centrales du village, ce n'est plus possible. Etrange, ce ne sont que des brebis et une femme qui sont égorgées par le monstre à la mâchoire sur dimensionnée. Camille, le fils de Suzanne et un vieux berger partent donc sur la piste de ce qu'ils pensent être un loup garou... Les voilà dans la camionnette "bétaillère", dans un road trip qui sillonne les environs au fil des annonces de carnage dans les troupeaux. Sauf que sur leur route, ils croisent d'autres cadavres, bien humains et surtout, masculins...

C'est un grand plaisir de suivre cette équipe hétéroclite, dans cette enquête pleine de mystères mais bien terre à terre, dont Adamsberg parviendra, en prenant son temps, à expliquer tout tout tout, jusqu'au moindre détail. Et le dénouement de cette énigme est des plus inattendus. En tout cas, pour moi, grande fut la surprise ! Un polar divertissant, original et aux dialogues truculents comme sait le faire Fred Vargas. On aime... ou on n'aime pas. Moi j'aime parce que je ne trouve cette atmosphère et ce style nulle part ailleurs : une bonne intrigue combinée à une dose d'humour avec des personnages aussi normaux qu'hors du commun !

 

18ème participation au challenge

J'en étais à 46 pts + 1 pt avec ce rapport  : me voici à 47 points 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 19 Mars 2026

Film de Rémy Bezançon

Avec Laetitia Casta, Gilles Lellouche, Guillaume Gallienne

Synopsis : Colette, professeure de cinéma spécialisée dans l’œuvre de Hitchcock, soupçonne son nouveau voisin d’en face d’avoir tué sa femme. Réalité ou déformation professionnelle ? Son mari, François, écrivain de romans historico-policiers un peu désuets, est d’abord sceptique face à l’obsession de Colette pour ce prétendu crime. Il se laisse cependant embarquer dans cette enquête rocambolesque, et, à mesure que les indices s’accumulent et que le mystère s’épaissit, ce couple ordinaire se transforme en duo de détectives hors pair. Alors, y a-t-il vraiment eu un crime au 3 e étage ?

Mon humble avis : Et bien il est mitigé. Parce que le film m'a semblé très long à démarrer, avec un style poussif dans lesquels les comédiens paraissaient plus s'amuser que nous. Bref, la première moitié du film, je me suis ennuyée, mais j'ai choisi de faire confiance à ses sacrées têtes d'affiche pour ne pas être allées se fourrer dans un navet. Il devait forcément y avoir une étincelle qui me ferait voir le film différemment. Et elle est arrivée cette étincelle, en la personne de Hitchcock himself, qui dans une interview (réelle ou pas), donne une leçon de suspense au cinéma, entre autres en voix off... pendant que sur l'écran, l'intrigue qui se déroule illustre parfaitement les paroles du maître. Les bons moments de suspense ou d'humour commence enfin à s'empiler sans tomber dans la lourdeur. 

Le crime du 3ème étage est un film à références cinématographiques multiples, un mélange de genres (comédie, enquête, roman avec personnage en abîme dans d'autres temps etc). L'hommage au septième art est manifeste. Je salue donc la véritable originalité du scénario mais regrette qu'il ne m'ait pas embarquée plus vite. Le film s'ouvre sur un Lellouche plus qu'agaçant et méprisant que j'ai craint de ne pas supporter longtemps.  il se ferme sur un duo qui fonctionne à merveille, auquel on s'est finalement attaché. Le tout avec un aspect suranné qui n'est pas sans rappeler la trilogie policière des années 2000, incarnée par André Dussollier et Catherine Frot  (Le crime est notre affaire etc...). Et mine de rien, le crime du 3ème étage nous dit joliment que fiction et imagination fertile sont le début d'un réveil, quand la vie est inanimée.

Un film particulier, qui n'est pas un thriller, pas une grosse comédie mais qui pastiche les deux genres et flirte avec un loufoque raffiné. Maladroit, long puis plaisant il manque les petits trucs qui auraient pu en faire un super bon film. Ici, le but ne semble pas complètement atteint. Quoiqu'il en soit, Le crime du 3ème étage n'est pas ordinaire, et c'est déjà pas mal.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Mars 2026

Polar - Editions Points - 260 pages - 8.40 €

Parution en 2021

Mon pitch : Dans le grand Nord Islandais, Siglufjördur est une petite ville sans problème, qui reprend même vie grâce au tourisme.

Une nuit, Ari Thor, l'inspecteur de police locale, est appelé... Le corps  d'une jeune fille de 19 ans a été découvert sans vie en plein milieu de la rue, au pied d'un immeuble. Manifestement, elle aurait sauté du balcon.

Comme cette jeune fille était tout aussi sans problème que la petite ville, cette mort garde une part d'ombre et mérite donc une enquête.

 

Tentation : Donner une 2ème chance à l'auteur

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Il y a quelques années, j'avais royalement détesté (sans appel) un des one shots de Ragnar Jonasson " A qui la faute". Je m'étais dit "Ragnar et moi, plus jamais ! " Et puis est venu le challenge des Polars d'hiver"... l'occasion de revenir sur ma décision radicale et de donner une deuxième chance à cet islandais.

Cette lecture s'est bien mieux passée que la précédente, puisque j'ose même dire que je l'ai dévorée en peu de temps (et notamment lors d'un premier café digue/soleil). J'ai été bien prise par l'histoire et le style fluide, même si, au fil des pages, je me disais que les allusions à la vie perso d'Ari étaient bien trop récurrentes et surtout répétitives dans le sens et les termes utilisés, comme pour emplir une trame somme toute un peu légère. Ajoutez à cela quelques conditions météo... D'ailleurs, la vraie 4ème de couv annonce une grosse tempête de neige qui pourrait paralyser toute la ville... De bien grand mot et une 4ème qui se fait plus prometteuse que n'ai réellement le roman. Toute l'histoire se déroule sur le week-end pascal et la fameuse tempête n'advient que le dernier soir... Bref, c'est assez plat et fade malgré des pistes et des possibilités intéressantes, mais pas exploitées à leur mesure. Reste l'ambiance inégalable de ce coin reculé d'Islande sous la neige, les jours qui rallongent drôlement, et quelques infos sur l'économie et les traditions locales. Mais pas suffisant pour justifier un tel bandeau signé "The times" en couverture.

Siglo fait partie d'une série avec le même inspecteur... Lire les tomes indépendamment ne semble pas poser de problème. Siglo, c'est le nom diminutif de la ville où se déroule chaque intrigue.

J'ai apprécié cette enquête dont le but était de confirmer ou d'infirmer la thèse du suicide, et quelle que soit la réponse, l'expliquer. Tout s'explique oui, mais sans profondeur. Malgré ma lecture assidue, j'ai refermé ce livre en le disant : sympa certes, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard non plus. Mais si vous voulez une petite enquête tranquille dans le grand froid islandais, ce roman est fait pour vous détendre !

Je pose donc une question que va presque devenir rituelle... Si vous avez un titre de Ragnar que vous avez lu et trouvé ultra mémorable, je veux bien que vous me l'indiquiez.

 

17ème participation

J'en étais à 43 points.

Ce rapport (1 pt) + prime climatique (2 pts), me voilà à 46 points

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 15 Mars 2026

Polar - Editions Des Equateurs - 192 pages - 22 €

Parution en octobre 2025

Mon pitch : Un mal insidieux ronge la ville de Pau. Depuis quelques années, les lettres U disparaissent des enseignes de certains commerces.

L'un d'eux porte plainte et l'affaire s'étend dans les médias. 

Le narrateur, parisien, et son ami l'acteur Vincent Dedienne, prenne le train, installent leur QG dans un hôtel palois et mènent l'enquête, bientôt rejoint par un 3ème larron, qui est celui du trio qui se faufile à travers les méandres du web.

 

 

Tentation : Le libraire

Fournisseur : bib de St Lunaire

Mon humble avis : Ce polar se veut humoristique, un pastiche de ses compagnons du même genre. Sauf que je n'ai pas ri, à peine souri, et que ma lecture m'a paru longue, parce que tellement répétitive et dans les faits, et dans les mots.

Certes, Philibert Humm utilise tous les codes et les clichés du rom pol (les imperméables etc) pour les pousser à leur paroxysme ridicule, mais j'ai trouvé cela lourd et laborieux.

Pourtant, je salue l'originalité et l'idée de l'histoire (qui parait il s'inspire d'un fait réel !!!). Mais ce n'est qu'une quête foutraque à laquelle nous assistons, médusés devant le peu d'intérêt que cela offre, malgré la recherche du bon mot ou de la formule systématique... donc lassante. Il y a sans doute plein de références métaculturelles, mais celles-ci m'ont échappées.

Pourtant, lors d'un paragraphe sur le temps (celui qui passe, pas celui qu'il fait), je me suis régalée parce que j'avais l'impression de lire un sketch de Raymond Devos... Mais retour ensuite dans le factuel plat.

Bon point aussi, évidemment, le coupable sera trouvé et l'issue du roman se révèlera être un hommage à la fantaisie. Pourquoi pas ! Sauf que l'ensemble n'a pas fonctionné pour moi. Il y a une bonne dizaine d'années, je m'étais régalée des romans pastiches de Pascal Fioretto, cela n'a pas du tout été le cas ici. Un auteur ou un genre qui ne me convient pas, ou plus. Je ne pense donc pas lire ses autres romans qui sont à priori de la même veine.

Sur Babelio, sa note est de 3.62

16ème participation

J'en étais à 42 pts + 1, me voici à 43 points.

 

10ème participation

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 13 Mars 2026

Roman - Editions Grasset - 192 pages - 7.90 € en poche

Parution en septembre 2019

Mon pitch : Pamina et son compagnon vivent dans une maison isolée au coeur des Vosges... Le matin, sur le terrain, régulièrement, des traces de passages de gros mammifères. Puis Pamina rencontre Léo, un photographe naturaliste passionné par les grands cerfs. Le terrain de Pamina se révélant idéal pour les observer, il obtient l'accord pour y construire un affût. Commence alors entre Léo et Pamina une relation basée sur la nature, son apprentissage. Car bientôt, Pamina ira seule dans cet affût, sera saisie par l'émotion intense de tout ce qu'elle voit, devine ou ne voit pas... Et au fur et à mesure que certains grands cerfs disparaissent... Pamina s'intéresse à la gestion de la forêt, la régulation de ses habitants... Entre fascination pour les bêtes et consternation envers l'humain, Pamina décide d'écrire un livre de son expérience, pour alerter et espérer être entendue.

 

Tentation : Mon coup de coeur pour la BD inspirée par ce roman

Fournisseur : Ma CB à la Braderie de ma médiathèque

 

Mon humble avis : Il y a presque deux ans, j'étais terrassée par un terrible coup de coeur pour la BD "les grands cerfs" Gaétan Nocq, adaptée de ce roman. Je vous invite donc à lire ce billet, ce qui m'évitera d'être principalement dans la redite dans ce billet.

Evidemment, dans le roman, plus de dessins, plus d'images, au lecteur d'imaginer complètement les décors qui l'entourent. Le roman est à mon avis moins accessible que la BD, qui apporte toujours un divertissement supplémentaire.... Pour apprécier ces pages, il faut aimer profondément la nature, l'écriture poétique, la contemplation, le vocabulaire lié aux observations naturalistes, et l'aspect parfois décousu de l'histoire. On est aussi bien en immersion dans la nature que dans l'esprit de Pamina, de ses ressentis, de ses réflexions, de ses révoltes, de ses doutes, de ses incompréhensions... Et de son envie de savoir à tout prix, même si c'est douloureux, même si elle n'est pas d'accord, même si tout annonce la fin de quelque chose, la fin d'un règne. Quand Dame Nature est sacrifiée sur l'autel des enjeux économiques, politiques... Et sous prétexte de traditions ancestrales. L'autrice milite contre tout cela, et je suis bien de son côté, même si comme elle, je n'ai pas réponses ou solutions à toutes les questions. Mais il faut repenser tout cela. L'homme se donne soi-disant un rôle et un droit important dans la gestion de la nature, comme si celle-ci lui appartenait quand ça l'arrange, or, ceci est la plupart du temps juste par un opportunisme systémique et financier.

Un livre où je le suis sentie bien, malgré quelques passages un peu longs. Un livre qui donne envie de s'enfoncer encore plus dans Dame Nature et de s'éloigner des hommes pétris de contradiction, de certitudes et de supériorité.

Des pages qui vous diront tous des grands cerfs, depuis leurs amours jusqu'à la chute de leur ramure.

Et moi, je ne peux toujours pas comprendre et accepté que justement, cette ramure, avant qu'elle ne tombe, devienne un trophée pour le chasseur qui a tué la bête... oups, pardon, il faut dire hypocritement "prélevé la bête... Je ne comprends pas que donner la mort à un être qui ne vous a rien fait puisse être source de plaisir et de défi.

Un livre qui nous emmène dans ce que la nature a de plus lumineux et secret parce que discret. Mais il conduit aussi à la douleur, la colère... Car plus on s'intéresse à la nature et son vivant, plus on est confronté à sa perte annoncée qui se constate chaque jour un peu plus.

 

Je découvrais « l’effet affût » : le monde arrive et se pose à nos pieds comme si nous n’étions pas là. Comme si nous n’étions pas, tout court. On constate que le monde se passe de nous. Et même davantage : il va mieux sans nous.

la gestion du cerf : Dans ce conflit, il faut tout prendre en compte. L'aspect biologique, physiologique et sociologique, mais aussi la gestion et l'aménagement du territoire, et le côté réglementaire, juridique, administratif. Je veux vraiment avoir une vision globale de la question. Je veux savoir. Je veux me battre, a conclu Léo. Mais il n'a pas bougé.
Et moi, est-ce que j'ai bougé davantage ? Non. Je campais sur ma position, voilà tout.
La défection de Léo m'affectait profondément. J'y voyais une trahison. D'ailleurs, quand j'ai eu fini d'écrire l'épopée des cerfs et que je l'ai donnée à lire à Léo, c'était normal, il est carrément devenu menaçant, et il a exigé que je ne nomme pas la boucherie. Je pouvais donner les noms des cerfs. Pas le nom de la boucherie. Il m'a assuré que l'adjudicataire allait se retourner contre moi. - Un coup de feu est vite parti, lui ai-je répondu, je sais Léo, je sais.
- Et l'ONF, si tu le nommes, va te poursuivre, parce que c'est l'État et qu'on ne s'attaque pas à l'État. Et moi aussi, je vais te poursuivre pour diffamation, a ajouté Léo.
Ainsi, je me suis retrouvée avec les deux partis contre moi, l'ONF et les chasseurs. Plus Léo. Alors, comment fait-on quand on veut écrire le roman du réel, aujourd'hui ? Quand on veut l'aborder frontalement ? Comment parler du monde et de ce que l'écrivain y a découvert et qui le ronge, puisque c'est le monde d'aujourd'hui qui le passionne, qu'il veut connaître et faire savoir? Ce monde qu'on hallucine, les yeux grands ouverts.
Oui, comment fait-on ?
En passant outre.

9ème participation 

au challenge Gravillons d'hiver

(livre de moins de 200 pages)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Mars 2026

Thriller - Editions Ecoutez lire - 11h48 d'écoute - 19.99 €

Parution d'origine Gallimard en 2016

Mon pitch : La Victoria, bidonville de Santiago au Chili. Plusieurs adolescents meurent subitement, sans que pouvoir et opinion publiques et police ne s'en émeuvent et ne s'en préoccupe réellement.

Gabriella, une jeune mapuche étudiante en cinéma, est présente lors de la découverte du dernier cadavre... Et comme à son habitude, munie de sa caméra, elle filme tout... Et découvre, en regardant son film, de la fine poudre blanche autour des narines du garçon... 

Avec l'aide d'Esteban, un avocat spécialisé dans les causes perdues, elle porte plainte au nom des familles sans le sou.

Gabriella et Esteban, sans le savoir, ouvrent les portes de l'enfer, l'enfer qui prend ses racines dans l'Histoire du pays et le régime de Pinochet.

 

Tentation : Depuis le temps !

Fournisseur : Ma PAL Audio

Mon humble avis : L'univers de Caryl Férey, pour l'instant, je ne l'avais approché qui via la BD, craignant une surenchère de la violence suite au visionnage de la bande annonce de l'adaptation ciné de son roman zulu. Cela fait donc des années que je reporte cette lecture, et les autres de ses romans à plus tard... Le challenge Polars d'Hiver d'Alexandra a été l'occasion de passer outre mes appréhensions et c'est sans regret, car je sais déjà que je relirai Caryl Férey.

Certes, on ne va pas dire que Condor est exempt de violence, mais rien n'est gratuit et on est dans la cruauté liée aux trafics et au grand banditisme et non dans la tête d'un psychopathe à l'imagination fertile. Il y a aussi des rappels historiques liés au putsch de Pinochet, et du sors réservés à ses opposants martyres etc...

Condor demande de l'attention mais se révèle passionnant. Déjà, première qualité, il est très bien documenté sur l'époque Allendé/Pinochet et l'actuelle du Chili, ainsi que sur certains us et coutumes des Mapuches, ce qui le rend instructif. J'ai trouvé l'écriture particulièrement soignée, agréable et tout aussi efficace. Mais pas de tics et de clichés de langage souvent liés au genre thriller (genre il fut pris de terreur, d'effroi etc)... Bref, un style direct qui décrit et n'en fait pas trop.

L'intrigue est bien ficelée qui nous amène à côtoyer différentes classes sociales et à nous familiariser avec différentes époques du Chili, ce pays si loin dont on parle si peu. Certes, j'ai parfois eu un peu de mal à distinguer certains personnages et leur hiérarchie parmi les méchants, mais rien de rédhibitoire, et puis ce phénomène est sans doute lié au format audio de mon écoute.

Condor est un thriller plutôt engagé, puisque Caryl Férey y dénonce les trafics de drogues, une société très inégalitaire, le droit bafoué des populations autochtones (ici les Mapuches) et la spoliation de leurs terres, l'exploitation de certaines terres à la biosphère exceptionnelle par l'appât du gain et des métaux précieux, la corruption à tous les niveaux etc.

Et puis il y a Gabriella, Esteban, Stephano, le père Christiano.... Des personnages très très attachants, originaux (pour Esteban en tout cas)... mais je vous laisse découvrir leur histoire, leurs douleurs, leurs souvenirs, le force et par dessus-tout leur détermination à ne rien céder, à aller jusqu'au bout pour que la vérité éclate au grand jour.

Caryl Férey a l'habitude et la réputation d'emmener ses lecteurs aux quatre coins du monde, donc je n'ai pas fini de voyager !

 

 15ème participation

J'en étais à 40 points

Ce rapport m'en ramène 1 + 1pt pour roman de plus de 500 pages (512 pages en version poche /folio)

Me voici à 42 points

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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