Publié le 29 Mai 2022

 Voilà plus d'un mois que je suis rentrée de mon voyage au Kenya du 7 au 18 avril 2022 , effectué pour célébrer dignement mes 50 ans !

Je commence à m'y retrouver dans mes 3500 photos !!! Tri et classement ont été de rigueur depuis mon retour.

Avant de vous emmener dans les immensités du Kenya, voici un rapide mémo sur le pays

- 580 367 km² 

- 47 564 296 habitants

- 72 habitants /km²

- Langues officielles : Anglais et Swahili

- Indépendance de l'Angleterre depuis 1963.

- 70 groupes tribaux issus de 3 ethnies différentes

- Religion : Chrétiens (85%), Musulmans (11%), animisme (1.8%), sans religion (1.8%)

Voilà pour les quelques chiffres généraux.

Et maintenant, voici la carte de mon voyage :

Nous étions normalement en saison des pluies... Sans une goutte pendant l'essentiel du séjour. Il a plus seulement le dernier jour, à l'hôtel à Mombasa. Nous avons eu de la chance, car la semaine suivant notre périple, il a plu sans discontinuer ou presque.

Ce voyage était un safari photos... Donc tourné vers les animaux. Ce voyage n'avait pas pour but la visite du pays au niveau Histoire, population, architecture, monuments et autres. Et je suis partie là-bas l'esprit vide, sans me préparer par moult lectures.

Au fil de mes billets, vous verrez donc nombres d'animaux de la savane. Il y aura aussi des oiseaux... mais dans des billets dédiés aux plumes ! En effet, il y avait tellement d'oiseaux nouveaux pour moi ! 144 espèces différentes photographiées en 7 jours. Un festival !!! Ce qui a doublé mon plaisir d'ailleurs. Car quand on roule dans un parc et qu'il n'y a pas de gros mammifères pendant plusieurs kilomètres, et bien il y a aussi des oiseaux et des "stop" criés au chauffeur. Aussi, j'ai bien fait d'attendre 50 ans pour m'offrir ce rêve... Car il y a 2 ans, je n'étais pas passionnée d'ornithologie et je serais passée à côté d'une belle diversité et de sacrées merveilles !

 

Allez zou ! En route sur les pistes... Nous commençons ce voyage par la Réserve du Massaï Mara !

Le grand bonheur de ce voyage (et le secret mais profond espoir) était l'observation des guépards, que je n'avais pas vu lors de mon voyage en Afrique du Sud il y a presque 3 ans.

Le grand bonheur de ce voyage (et le secret mais profond espoir) était l'observation des guépards, que je n'avais pas vu lors de mon voyage en Afrique du Sud il y a presque 3 ans.

D'un peu loin, mais avec une bonne visibilité, une mère guépard et ses 3 ados... Les 3 ados s'adonnaient à leur occupation favorite : le jeu et donc l'apprentissage des méthodes de chasse.

D'un peu loin, mais avec une bonne visibilité, une mère guépard et ses 3 ados... Les 3 ados s'adonnaient à leur occupation favorite : le jeu et donc l'apprentissage des méthodes de chasse.

UN DIMANCHE AU KENYA : MASSAÏ MARA 1
Un peu plus tard dans la matinée, la présence de trois jeunes mâles adultes, sans doute 3 frères, ont attiré comme des mouches quelques 4X4 et minibus, mais dans un nombre encore raisonnable, pour cause de réouverture "post" covid et saison basse (pluie normalement)

Un peu plus tard dans la matinée, la présence de trois jeunes mâles adultes, sans doute 3 frères, ont attiré comme des mouches quelques 4X4 et minibus, mais dans un nombre encore raisonnable, pour cause de réouverture "post" covid et saison basse (pluie normalement)

Le bonheur de voir évoluer ses 3 grands félins si gracieux si près de nous, et qui paraissait si imperturbable face à notre présence...  Dire que j'étais à quelques mètres de cet animal si emblématique, si mythique pour moi... l'animal terrestre le plus rapide du monde.

Le bonheur de voir évoluer ses 3 grands félins si gracieux si près de nous, et qui paraissait si imperturbable face à notre présence... Dire que j'étais à quelques mètres de cet animal si emblématique, si mythique pour moi... l'animal terrestre le plus rapide du monde.

Les guépards ne regardent pas dans le vide... A quelques centaines de mètres, des troupeaux de ruminants... Un futur déjeuner sans doute. Et pourtant, il règne un calme olympien, une harmonie de façade évidemment..

Les guépards ne regardent pas dans le vide... A quelques centaines de mètres, des troupeaux de ruminants... Un futur déjeuner sans doute. Et pourtant, il règne un calme olympien, une harmonie de façade évidemment..

Les 3 frères ! Dieu qu'ils sont beaux !

Les 3 frères ! Dieu qu'ils sont beaux !

Forcément, si près d'eux, j'ai eu une pensée pour les chats, et la différence de taille.. ne serait-ce que de leurs pattes !

Forcément, si près d'eux, j'ai eu une pensée pour les chats, et la différence de taille.. ne serait-ce que de leurs pattes !

Paysages typiques du Massaï Mara !!! Les arbres aussi nous ont beaucoup plus... Et dans un coin de notre tête... Out of Africa !

Paysages typiques du Massaï Mara !!! Les arbres aussi nous ont beaucoup plus... Et dans un coin de notre tête... Out of Africa !

Voici le Bubale de Coca, une antilope originaire du Kenya et de Tanzanie

Voici le Bubale de Coca, une antilope originaire du Kenya et de Tanzanie

Les buffles, très présents en troupeaux

Les buffles, très présents en troupeaux

Un grand et beau mâle solitaire éléphant. Majestueux, splendide...

Un grand et beau mâle solitaire éléphant. Majestueux, splendide...

UN DIMANCHE AU KENYA : MASSAÏ MARA 1
UN DIMANCHE AU KENYA : MASSAÏ MARA 1
Les stars du prochain billet seront les lionnes :)

Les stars du prochain billet seront les lionnes :)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 24 Mai 2022

Roman - Editions Audiolib - 5h48 d'écoute - 18 €

Parution Grasset & Fasquelle en 2017, Audiolib en 2018

L'histoire : En 1949, Josef Mengele arrive en Argentine. L'ancien tortionnaire d'Auschwitz, cachés sous divers pseudonymes, pensent pouvoir y couler des jours heureux et paisibles... Il faut dire que l'Argentine de Peron y est propice... Mais cela ne durera qu'un temps... Jusqu'à ce que le monde sorte de sa torpeur et ôte les oeillères confortables de l'oubli. La traque aux SS nazis ne fait que commencer...

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib' de Dinard

Mon humble avis : Il y a quelque temps encore, le nom seul de Mengele ne me disait rien... Et puis, je l'ai rencontré dans un roman sur Auschwitz, et je l'ai retenu. Alors quand j'ai vu ce titre en bibliothèque, je me suis dit que c'était évidemment l'occasion de combler mon inculture...

C'est un roman biographique que nous présente ici Olivier Guez. Les faits sont vrais, même si mis en scène de façon à convenir à la forme romanesque. 

Nous suivons Josef Mengele durant les trente années où il a vécu plus ou moins (en fonction des périodes et des dirigeants en place) caché en Amérique du Sud. D'abord en Argentine, puis au Paraguay et enfin, au Brésil, où il mourut dans la misère, sur une plage, en 1979. Il n'aura été arrêté, n'aura jamais n'avoir payé les crimes odieux qu'il a commis contre l'humanité lors de la deuxième Guerre Mondiale. Mais la vie lui a assuré une fin minable...

Ce texte est extrêmement documenté. Il est donc très intéressant en ce sens... Nous vivons dans l'Argentine Péroniste (toujours bon d'avoir des piqûres de rappels géopolitiques sur ces temps qui deviennent lointains)... Et nous traversons trente ans de la vie du criminel de guerre... J'ai découvert qu'il a fallu un certain temps après la guerre pour que les nazis soient vraiment pourchassés de par le monde. Ces derniers avaient toute une ribambelle de soutiens et de réseaux qui organisaient leurs vies de planqués, avec aussi une aide financière magistrale de leurs familles, celle de Mengele était richissime.

Mengele aurait pu se faire prendre, c'était à deux doigts... Mais l'Histoire en a décidé autrement, envoyant le Mossad sur une autre traque.

Ce qui est effarant, c'est de constater que même que tout au long de ces années, Mengele et ses amis ne se sont jamais repentis, sont toujours restés sûrs de leurs convictions et de l'utilité et du bien-fondé des horreurs qu'ils ont perpétrées au nom du IIIème Reich.

Olivier Guez s'intéresse donc à l'homme Mengele, médecin tortionnaire de pouvoir malgré une parfaite médiocrité générale. Qu'est ce qui a fait de lui ce monstre sanguinaire ? D'où vient ce mal dont s'est fait la main. Aurait-il évolué différemment s'il était né à une autre époque, s'il n'avait pas croisé l'Histoire sur son chemin de vie ? Ne vous y méprenez pas, Olivier Guez ne nous invite à aucune empathie envers cet homme. Mais il s'interroge.

Un texte à lire bien évidemment, pour son intérêt historique et culturel, et la façon dont il est mené, comme un roman, avec son adrénaline, son suspense etc... mais je déconseille le format audio pour deux raisons : la lecture qu'en fait Olivier Guez est assez monotone... Et puis, il y a nombre de patronymes allemands d'ancien SS hauts gradés de l'entourage de Mengele, et franchement, je m'y perdais tellement entre eux tous que j'ai fini par ne plus faire l'effort de m'y retrouver. Sans doute la version papier permet la mémoire visuelle de ces patronymes.

Mengele n'était qu'un nazi parmi les autres, même si l'un des pires... Mais combien sont-ils comme lui, à avoir trouvé refuge en Amérique Latine et à n'avoir jamais été jugés pour les crimes qu'ils ont commis... Un devoir de mémoire aussi que ce roman.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

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Publié le 21 Mai 2022

Roman - Editions Seuil - 256 pages - 19 €

Parution en janvier 2022

L'histoire : Elias Torres est une Toulousain de notre époque... jeune quadra, père de deux enfants, libraire à mi temps car pas encore écrivain à temps plein. Il part à New York pour dédicacer son dernier roman... Retour en moins de 24h...  Presque tous les passagers de son vol sont refusés en territoire US...

De retour à Toulouse, les rues se désertifient, chacun fait ses réserves et rentre chez soi... C'est le début du Grand enfermement... Il va falloir composer avec sa famille dans un espace restreint, s'occuper, observer comment va le monde, et trouver le sujet de son prochain roman. Ce sera cet autre cataclysme qui toucha le monde entier en 535 et 536 de notre air... Le soleil a cessé, ou presque, de briller pendant dix huit mois...

Tentation : Le billet de Keisha 

Fournisseur : La bib' de Dinard

Mon humble avis : Il y a quelques mois, j'avais été bien remuée par l'un des précédents roman de Vincent Message : Défaite des maîtres et des possesseurs. Aussi, quand Keisha a évoqué le dernier titre de l'auteur, je me suis dit pourquoi pas, et quand le lendemain, je l'ai vu à la bib', je me suis dit "hop" !

Bon ben ça ne l'a pas fait avec moi... Et je n'ai pas apprécié cette lecture, qui ne m'a pas apporté grand-chose, et que j'ai trouvée longue, laborieuse, malgré un départ sur les chapeaux de roues, que ce soit dans "l'action" et dans le ton... Tout s'est enlisé très vite à mes yeux.

Le Covid et le confinement ne sont pas nommé tels quels, mais chacun sait parfaitement à quoi l'auteur fait référence. Alors, certes, Vincent Message, fin observateur de notre (in)humanité, partage des réflexions intéressantes sur la situation, les conséquences et les réactions des uns et des autres. Mais j'aurais aimé que cela soit un peu plus poussé, car sous le soleil, rien de bien nouveau.

Quant à cette "éclipse" solaire véridique du VIème siècle, qui m'a tant attirée vers ce titre, et bien elle semble n'être qu'un prétexte dans cette histoire, elle n'apparait que de temps et temps dans ces pages, alors que j'aurais aimé justement en savoir plus à ce sujet, notamment sur les conséquences sociales mondiales à l'époque, avec une comparaison avec ce que nous vivons depuis deux ans par exemple. Mais non, pas vraiment... Bon, je vous rassure, le soleil n'a jamais disparu complètement, mais à priori, plusieurs éruptions volcanique simultanée aurait longuement assombri le ciel, remettant en cause l'agriculture etc.

En fait, j'ai plus eu l'impression de "subir" les lamentations d'un français et d'un auteur qui peine à se mettre à l'ouvrage alors que sa vie bascule comme celle de millions d'autres lors du Grand Enfermement. Et puis, vient le sujet et les conséquences de l'Etat de plus en plus policier et des violences policières...  Pourquoi pas, mais celles-ci ne sont "jugées" que sur un seul événement... Et l'autre partie n'a pas la parole...

Alors évidemment, Vincent Message a une belle plume et une sacrée érudition. D'ailleurs, les références littéraires qui égrènent cette histoire me sont inconnues, trop pointues pour moi, pour me donner l'envie de quelques recherches pour en savoir plus. Donc cet aspect-là du roman m'est aussi passé au-dessus de la tête. 

Bref, ce roman n'était pas pour moi, ou alors, il n'est pas tombé au bon moment dans ma vie et mes envies de lecture. A mes yeux, ces années sans soleil sont aussi sans relief, sans aspérités où j'aurais pu me raccrocher. Dommage ! Donc juste après, j'ai ouvert un roman qui devrait être feel good et divertissement !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 19 Mai 2022

Film de François Uzan

Avec Jacques Gamblin, Pascale Arbillot, Pablo Pauly, Agnès Hurstel

Synopsis : Thierry passe ses journées à classer ses photos de famille, persuadé que le meilleur est derrière lui. Lorsque Claire, sa femme, lui annonce qu’elle le quitte, Thierry, dévasté, lui propose de refaire « Grèce 98 », leurs meilleures vacances en famille. Officiellement, il veut passer une dernière semaine avec leurs enfants avant de leur annoncer la séparation. Officieusement, il espère reconquérir sa femme ! En tentant de raviver la flamme de son couple, Thierry va mettre le feu à sa famille...

Mon humble avis : Un film qui fait du bien, qui divertit, qui ne nous parle pas de guerre, de Covid, d'élections, de pénurie et de pouvoir d'achat ! Bref, un film qui change les idées avec les péripéties d'une famille que le père tente de garder intacte. Il faut composer avec le caractère et les petits vices de chacun, et se faire à l'idée que les enfants n'en sont plus, du moins, sur la carte d'identité.

Alors ça s'engueule, ça se claque les portes au nez, ça multiplie gaffes, taquineries et malchance... pour le plus grand plaisir du spectateur.... Car derrière la façade, et bien ce petit monde s'aime tout de même ! On rit juste ce qu'il faut, pas trop. D'ailleurs, ce film a reporté le prix du jury au festival de l'Alpe d'Huez en 2021.

Voyage donc dans le passé, pour le meilleur et pour le pire. Et même si rien ne se passe comme prévu, on envie les vacances de la famille Hamelin pour les lieux qu'elle arpente. Elle est belle la côte Grecque ! On s'assirait à une table d'un de ces petits restos de bord de mer, à siroter un ouzo ou un rosé, avec une bonne salade grecque, en laissant le temps filer !... Avant de filer nous aussi visiter l'Acropole.

Un savoureux mélange de mélancolie et de drôlerie, avec de bonnes idées, mené énergiquement par un Jacques Gamblin plein de ressources, un Jacques Gamblin trop rare sur les écrans depuis quelques années. Un grand plaisir pour moi que de l'y revoir, cet acteur m'a toujours touchée !

Malgré des dialogues corsés et épicés, ça reste bien savoureux et bienveillant. Et le message est le suivant : Certes, on a de bons souvenirs, certes il ne faut pas oublier, mais garder en tête que le plus beau souvenir est toujours le prochain.

Un film très bien écrit et réaliser, pour se faire du bien, à ne pas bouder !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Mai 2022

Roman - Editions Harper Collins - 368 pages - 18 €

Parution le 12 janvier 2022 

L'histoire : Peter et Pétra Wolf forment le couple le plus en vue de la scène artistique allemande depuis les années 90. Lui le transfuge de l'Est, elle, la "typique" allemande de l'Est. Lui le discret, elle qui prend et assume la lumière. Leurs toiles sont exposées dans les plus grands musées et leur côte atteint des sommets.

Alors qu'une rétrospective de leur oeuvre doit avoir lieu au MET de NEw York, qu'une maison d'édition Française entreprend d'écrire la biographie du couple, il semble que Peter Wolf soit porté disparu. Le monde de l'art s'affole et une enquête est ouverte, qui nous mène de l'Allemagne, à Paris et jusqu'à New York.

Tentation : Le billet de Luocine

Fournisseur : Luocine, merci pour le prêt !

Mon humble avis : Voici un premier roman mené tambour battant, très convaincant, et dont je me suis délectée. 

Premier point pour Sophie Pointurier : son écriture, absolument fluide, qui ne fait aucune ombre à l'intrigue. Captivé, on tourne les pages sans buter contre des tournures alambiquées, ou un style à pleurer comme je l'ai rencontré récemment.

Deuxième point pour l'auteure, l'histoire est originale et nous emmène dans les coulisses de l'Art pictural, des musées, des critiques d'Art... Nous fréquentons ici ces gens qui construisent ou démolissent la réputation d'un artiste, nourris à l'égo et à l'avidité financière. Mais avec Sophie Pointurier, nous remontons dans le temps, à l'époque de la RDA, de la Stasi, de la chute du Mur de Berlin... Pour nous autres Français, cet événement historique est déjà lointain et très ancré dans le quotidien... Mais on découvre ici qu'il y a encore des conséquences à Berlin pour les contemporains du Mur.

Enfin, il y a l'intrigue avec la disparition de Peter Wolf qui nous tiens en haleine, même si par moment, des indices nous donnent des éléments de réponses, si on lit entre les lignes...

Mais le sujet de ce roman, c'est vraiment le monde de l'Art, que Sophie Pointurier, qui, manifestement bien documentée, le décrit comme machiste, et terriblement sexiste. Les femmes sont reléguées au second rang et doivent se battre deux fois plus pour s'imposer et sont sous-représentée dans galeries et musées. Des dialogues entre le directeur du MET et une journaliste font froids dans le dos, qui étalent les préjugés, les à priori et l'égo surdimensionner de cet homme... Et cet homme, qui pense tout savoir et tout connaitre, et bien c'est lui qui fait la pluie et le beau temps sur la côte des artistes.

Que faut-il pour vendre dans l'Art ? Qu'est-ce qui fait vendre ? Le talent ? La réputation ? Où la légende autour de l'artiste ? La romancière interroge aussi sur la notoriété, les fantasmes et affabulations qu'elle génère, qui se répandent et deviennent ainsi vérité absolue que ce soit pour les médias ou le grand public. "Vérité absolue" dont il est difficile de se défaire, voire même impossible d'en prouver son non fondement, son impossibilité, tant elle est ancrée dans l'esprit collectif.

Un roman aussi intéressant que captivant, à découvrir... Et une romancière à surveiller de près je pense !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Mai 2022

Film de Claude Zidi Junior

Avec Michèle Laroque, MB14, Guillaume Duhesme 

Synopsis : Antoine, jeune banlieusard parisien, suit des études de comptabilité sans grande conviction, partageant son temps entre les battles de rap qu’il pratique avec talent et son job de livreur de sushis. Lors d’une course à l’Opéra Garnier, sa route croise celle de Mme Loyseau, professeur de chant dans la vénérable institution, qui détecte chez Antoine un talent brut à faire éclore. Malgré son absence de culture lyrique, Antoine est fasciné par cette forme d’expression et se laisse convaincre de suivre l’enseignement de Mme Loyseau. Antoine n’a d’autre choix que de mentir à sa famille, ses amis et toute la cité pour qui l’opéra est un truc de bourgeois, loin de leur monde.

Mon humble avis : J'aime ce genre de film où il y a confrontation / rencontre entre des milieux que tout oppose. J'aime ces histoires où des jeunes plutôt mal partis dans la vie trouve une main tendue qui leur révèle leur voie, leur donne une chance et qu'ainsi se réalise une belle destinée... Le déterminisme social n'est pas toujours une fatalité. D'autant que ces films finissent en général bien etc...

Ténor est donc dans la droite ligne d'autres films du même style que j'ai vu récemment (comme Compagnons).  L'histoire tient la route, tout comme la réalisation et le jeu des acteurs. Mais ce que je reproche en fait, c'est que ce type de sujet est toujours traité de la même façon, sur le même rythme, dans le même ordre... Présentation des milieux opposés et de la vie des deux personnages principaux... La rencontre... Puis le "pétage de plomb" du jeune, le rejet de sa nouvelle vie par entourage, puis happy end ! Ici, les personnages m'ont paru tout de même bien caricaturaux. Mais c'est peut-être réaliste après tout ? Que ce soit dans les banlieues ou dans les milieux très huppés, les gens ne répondent-ils pas souvent aux stéréotypes de leur environnement ?

Mais l'ensemble reste sincère et touchant, en rapprochant deux univers à priori bien lointain : l'opéra et le Rap ! Et le film nous offre une visite de l'Opéra Garnier avec des images à couper le souffle !

A noter, Ténor est le premier film en tant qu'acteur pour MB14, rappeur, beat boxer et autre réputé, connu du grand public grâce à sa participation remarquée à The Voice il y a quelques années. La comédie, une nouvelle corde à son arc déjà bien garni !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Mai 2022

Policier - Editions Charles Corlet - 279 pages - 12 €

Parution en 2001

L'histoire : A Granville, Le journaliste Germain Sol est agressé par un mystérieux démon. Le commissaire Blandint, en l’apprenant, a éclaté d’un long rire sceptique. Pourtant, l’enquête sera haletante, aussi bien sur terre qu'en mer, et sur les îles Chausey

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : A mon retour du Kenya, il me fallait une lecture facile, puisque j'avais plus la tête à me plonger dans mes photos que dans la littérature... Ce roman du terroir, du local, traînait dans ma PAL depuis une dizaine d'années et ma visite des îles Chausey. Je l'ai cru idéal pour mon besoin du moment... Grossière erreur ! Il m'a fallu plus d'une semaine pour en venir à bout.

Pourtant, le plaisir d'arpenter des lieux que je connais était là (Les îles Chausey, Le Bec d'Andaine, Saint Malo, Le Barrage de la Rance, la Baie du Mont Saint Michel). Pas besoin de se créer des images dans la tête, elles y sont déjà implantées ! 

L'histoire démarrait bien et l'intrigue aurait pu être intéressante si elle avait été menée autrement, de façon plus ordonnée. Si certaines descriptions d'actions physiques avaient été plus courtes, compréhensibles et moins répétitives. Si la première fin n'était pas aussi ridiculement grandiloquente (on ne met pas de la sauce James Bond n'importe où !) et la vraie fin hyper décevante, qui advient comme un cheveu sur la soupe et semble n'être là que pour excuser les faiblesses et les contradictions précédentes.

Mais la palme de mon exaspération grandissante lors de ma lecture revient au style... Complètement irrégulier et du coup, pas du tout fluide, fatiguant à suivre tant on s'interroge sur de potentielles erreurs dans les choix des temps de conjugaison usités, dans la construction des phrases etc... Bref, j'ai passé mon temps à réécrire le roman dans ma tête à ma façon pour que cela soit agréable à lire, sans passer par des moments ampoulés ou d'autres très familiers ou très, trop basiques, entrecoupés par des formules très académiques voire scolaires. Ah oui, dernier point, il vaut mieux maîtriser le vocabulaire de navigation marine pour ne pas être trop perdu... Bref, j'ai trouvé que par moment, il y avait trop étalage de vocabulaire ou de connaissance, et que cela plombait le récit.

Bon que l'on se rassure, ce titre était le dernier dans le genre régional dans ma PAL. Même si j'en avais acheté plusieurs à l'époque, je sais désormais que cette littérature ne me convient pas, donc on ne m'y reprendra plus ! 

Et depuis, j'ai entamé un roman paru récemment... que je dévore, malgré sa relative épaisseur !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 29 Avril 2022

Bonjour,

Aujourd'hui, je vous présente un échassier limicole que j'observe assez souvent par chez moi (Bretagne) : Le Courlis cendré !

Le Courlis cendré est reconnaissable de loin grâce à son long bec arqué vers le bas... Mais attention à ne pas le confondre avec son cousin, le Courlis corlieu :)

 

Sur le littoral Nord Ouest, le Courlis cendré est sédentaire et se voit donc toute l'année.

Dans d'autres régions de France, il peut être  nicheur migrateur ou hivernant, et n'apparaît donc qu'à certaines saisons précises.

On peut le rencontrer  dans divers milieux : prairies, landes, tourbières, côtes, estuaires vaseux, marais et cultures. 

En migration, il se déplace en bandes. Sur les sites de reproduction, on peut entendre son chant fluté , qu'il émet en vol en parcourant son territoire. En dehors de la période de reproduction, c'est un oiseau grégaire.

 

 

 

C'est en oiseau dont l'envergure va de 80 cm à 1 mètre, pour un poids entre 0.5 et 1.4 kg et une longueur entre 50 et 60 cm. Rien que son bec mesure entre 10 et 15 cm. Celui de la femelle est le plus grand. C'est le seul dimorphisme sexuel qui peut permettre de différencier le mâle et la femelle sur le terrain... Encore faut il avoir les deux individus en face de soi et être assez près pour distinguer cette différence, ce qui n'est pas évident ! L'oiseau a l'envol facile !!! Il est farouche et craint l'Homme, l'approcher est donc très difficile.

 

 

Les courlis ont l'habitude de se rassembler pour la nuit en dortoirs populeux. Ce sont des endroits proches des zones d'alimentation mais hors d'eau. Ce peut être des hauts de plage, des îlots émergés, des éminences au milieu des inondations, etc., mais ce peut être également des endroits tout à fait artificiels comme des digues ou des barrages, des marais salants, des bassins industriels, etc.

Le régime alimentaire des Courlis cendrés est assez varié : petits crustacés, insectes, mollusques et vers, parfois des graines. Personnellement, comme je l'observe toujours au bord de l'eau (Rives de Rance, estuaire du Frémur) je le vois souvent le bec "dans l'eau" à fouiller fond marin et sonder la vase. Pour cela, son bec est muni de cellules sensorielles.

La reproduction commence en avril. Le nid se fera au sol, dans une dépression garnie de végétation, et à l'abri des inondations.  La femelle pondra jusqu'à 5 oeufs qu'elle couvera pendant un mois, et sera parfois relayée par le mâle. Les poussins se nourrissent seuls au bout de quelques jours mais ne quitteront le nid qu'au bout d'au moins un mois. 

Dans les pays nordiques, leur élevage revient davantage au mâle, ce qui permet à la femelle de quitter les lieux plus tôt afin de se refaire une santé. En France, la femelle prend en charge la quasi-totalité de la couvaison et ne quitte généralement pas ses petits avant qu'ils ne soient presque volants. Le mâle est quant à lui principalement chargé de leur protection pendant toute cette période.

Je n'ai pas encore eu le plaisir d'observer de poussins...

Le courlis cendré est depuis peu rentré dans la catégorie des espèces vulnérables (perte d'habitat, modernisation de l'agriculture etc)

Le Courlis cendré est répandue dans toute l'Europe, l'Asie, l'Australie et l'Afrique.

Les textes de ce billet sont inspirés - voire copiés/collés du site oiseaux.net et de mon guide ornitho Belin.

Les photos sont miennes et restent ma propriété intellectuelle. Toute reproduction ou partage sans mon accord interdits.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 26 Avril 2022

Roman - Editions l'Iconoclaste - 355 pages - 19 €

Parution le 19 août 2021 

L'histoire : Elle aime passionnément son mari... toujours comme au premier jour, même après quinze ans de mariage. C'est une passion exclusive qu'elle voue à son mari, reléguant ses enfants au second plan et en êtres qui dérangent ses tête-à tête... Son amour atteint même l'obsession pathologique, et la met toujours sur tension, aux aguets, à l'analyse systématique des moindres faits et gestes de son mari... Un tel amour n'est il pas envahissant ? La situation ne risque -t-elle pas d'exploser à tout moment ?

 

Tentation : Le billet de Violette

Fournisseur : La bib'

Mon humble avis : Dernière lecture qui a précédé mon voyage au Kenya... Donc rédaction de billet tardive.

Un livre que j'ai pris grand plaisir à lire. Une chose est sûre, c'est distrayant, bien mené et assez inédit dans le genre... Donc étonnant.

Du lundi au dimanche, nous passons la semaine dans cette famille parfaite : pavillon, deux enfants et bonne profession... Sauf que derrière cette façade bien propre à la Bree Van de Camp (Desperates Housewives pour rappel), rugit l'amour dévorant qu'elle voue à son mari. SON MARI, elle aime tellement prononcer ces mots que l'on ne connaîtra jamais son prénom, pas plus que le sien, cette narratrice obsessionnellement amoureuse.

Au fil des jours, la tension monte... Car évidemment son mari a commis l'irréparable bévue de la comparer à une clémentine lors d'un jeu chez des amis... Quelle humiliation pour elle... Alors que la pression monte, le roman prend l'aspect et le rythme d'un thriller.

On s'amuse beaucoup lors de cette lecture qui est pourtant tout aussi effroyable et ahurissante. On ne demande où Elle va s'arrêter dans son obsession pathologique qui la ronge et lui dévore son quotidien autant ses jours que ses nuits. Plus d'une fois, je me suis dit, "c'est pas possible, elle est vraiment folle à lier". Donc c'est drôle parce que cynique en fait... Maud Ventura dresse prodigieusement le portrait d'une femme malade d'amour, et surtout de manque de confiance en soi... Une femme qui prévoit tout, analyse tout, ne laisse rien au hasard, oriente sa vie amoureuse en fonction des conseils des magazines... Bref, une femme qui est surtout malheureuse à mes yeux, et qui n'en n'a pas confiance... 

Et le mari, dans tout cela, a-t-il conscience de toutes les manigances de son épouse ? L'aime- t'-il pour lui ou pour elle ?

En tout cas, Maud Ventura fait preuve d'une sacrée imagination ! Chapeau ! Mon léger bémol irait que pour mener à bien toute son organisation et ses manigances obsessionnelle, on a l'impression que cette femme a des journées de quarante-huit heures !!!

Est-ce une histoire d'amour ou d'amour propre ? Vous le découvrirez dans ces pages que l'on dévore, très bien menée dans un style délicieux, qui parvient à vous amuser, à vous étonner avec une histoire finalement bien triste.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Avril 2022

Roman - Editions Livre de poche - 354 pages - 7.90 €

Parution LDP oct 2021 (Lattès Mars 2020)

L'histoire : Samba veut le monde, et rien d’autre. Il a bientôt 18 ans et passe ses journées à rêver et à déambuler dans la ville avec son pote Éros. Un jour, la mairie leur propose un stage. Pour Samba, autiste léger, c’est l’occasion de se confronter au monde du travail.
Mais les jeunes sont sceptiques, le nouveau maire est un populiste, tendance droite dure. Louis Walter ambitionne de faire de l’arrondissement son bastion politique. Il vise l’Élysée. Jusqu’ici tout va bien, mais dans ce quartier où des commerces branchés côtoient une grande pauvreté, les ego et les rêves s’affrontent, chacun veut gagner le monde à sa manière, quel qu’en soit le prix.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Ma CB

Mon humble avis : Me revoici sur la blogo après mon voyage Kenyan, mais avec une lecture qui l'a précédé... Rédaction du billet après moult aventures et grands espaces... Pas facile d'y revenir, nombre de souvenirs déjà envolés, reste juste une impression... ce qui n'est pas bon signe !

Je suis entrée à fond les ballons dans ce roman, dévorant le premier quart de celui-ci... Nous avons affaire à une chronique urbaine, sociale et politique... dans un arrondissement parisien qui compose avec la mixité sociale en fonction des quartiers...

Histoire très actuelle donc, que j'ai lue alors que la campagne présidentielle battait encore son plein, avant le 1er tour...

Une vision très sombre de notre société, de ceux qui la composent... Sombre mais sans doute hélas réaliste, avec les égos surdimensionnés des uns, le racisme, les rixes urbaines, les gangs composés de gamins, l'ultra droite d'un côté, la gauche bobo de l'autre (toute aussi malsaine), un peu de culturel avec le théâtre en face de la mairie. La violence psychologique et physique de la concentration urbaine et des vues et manipulations politiques. Et les casseroles répugnantes et pédophiles de nombre des personnages... Bref, rien de très glorieux et plutôt déprimant. Seule la soeur de Samba, éducatrice et responsable de la Maison des jeunes, capte vraiment notre attention et notre empathie.

On remonte le temps au fil du roman... De J-35 jusqu'au fameux jour d'une rencontre politique déterminante pour le maire, et jour du drame... 

Au-delà du quart du roman, j'y suis à chaque fois retournée à reculons... Très répétitif, à mes yeux un peu brouillon, beaucoup de choses sont trop implicite. Quant au style, c'est vrai qu'il semble percutant au premier abord, pour ensuite étonner et désappointer. Il m'a semblé irrégulier, comme si plusieurs narrateurs se succédaient sans que ce soit ni clair ni introduit.

Quant à Samba et son copain Eros... On se demande lequel est le plus autiste des deux... Et justement, ce handicap me paraît traité avec approximation, et ne semble être là que comme faire-valoir.

Malgré quelques beaux passages et le mérite de dénoncer des faits et réalités intolérables, Et je veux le monde fut pour moi une lecture décevante... Bref, je suis plutôt passe à côté et n'ai pas franchement saisi où l'auteur voulait en venir... Quelle est sa conclusion ? Quelle est la morale de l'histoire ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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