Publié le 19 Décembre 2021

Cinéma, Spider-man : No way home, avis, critique, chronique

Film de Jon Watts

Avec Tom Holland, Zendaya, Benedict Cumberbatch, Willem Dafoe

 

Synopsis : Pour la première fois dans son histoire cinématographique, Spider-Man, le héros sympa du quartier est démasqué et ne peut désormais plus séparer sa vie normale de ses lourdes responsabilités de super-héros. Quand il demande de l'aide à Doctor Strange, les enjeux deviennent encore plus dangereux, le forçant à découvrir ce qu'être Spider-Man signifie véritablement.

Mon humble avis : Le blockbuster de cette fin d'année ! Un énième Spider-Man et Film Marvel. Un film qui ratisse large pour plaire au plus grand nombre... potentiellement fan du genre tout de même !

Séquences action, frisson, émotion, humour et moralité évidemment !

Un cross over, avec le personnage de Docteur Strange.

Et des revenants des anciens Spider-Man... Qui raviront ainsi les fans de la première heure qui ont vu les 7 films précédents consacrés à Spider-man depuis 2002. Il me semble que j'en suis ! Mais peut-être plus pour très longtemps ! Soit je vieillis, ce qui est tout de même un fait, soit les scriptes sont de plus en plus dévolus aux publics ado et +... En effet, Spider-man fait de plus en plus équipe avec sa petite amie MJ et son pote Ned... Cela fait vraiment trio de lycéens...

Spider-man : no way home remplit une fois de plus le cahier des charges Marvel, avec des effets spéciaux et des scènes d'actions toujours plus spectaculaires. Le scénario paraît un peu abracadabrantesque avec ces histoires d'univers parallèles... Mais l'on finit par s'y faire, par oublier le postulat de base pour se plonger dans l'action et le déroulement du film, parce qu'il n'est qu'un prétexte mettre en scène l'excellente surprise que réserve sa dernière demie heure. En effet, il n'y a pas que les anciens méchants qui sont de retour suite au sortilège contrarié de Docteur Strange ! C'est vraiment sympa de revoir tous les acteurs qui ont fait la force de cette franchise Marvel depuis près de 20 ans !

Evidemment les films Marvel, derrière l'action et les effets spéciaux, développent toujours des sujets précis et moraux... Ici, nous avons, en autres, la solitude et les conséquences liées à la célébrité, l'importance du travail d'équipe et... à grands pouvoirs, grandes responsabilités, la deuxième chance que quiconque devrait mériter... Bon pas de quoi philosopher une nuit entière, mais tout de même de chouettes et simples messages pour la jeunesse. 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 16 Décembre 2021

Récit - Editions Sixtrid - 5h14 d'écoute - 17 €

Parution Sixtrid 2015 - Métailié 2015

Le sujet : Rosa Montero est chargée d'écrire une préface au journal écrit par Marie Curie après la mort de Pierre Curie. Les mots ont emporté Rosa Montero dans un tourbillon et cette préface est devenue cet ouvrage.

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : Bib de Rennes !

 

 

 

Mon humble avis : J'ai aimé écouter ce texte dans ma voiture. Parce qu'il est intéressant, instructif, et donne à réfléchir, à méditer, voire philosopher sur les grands sujets de la vie. 

La langue y est merveilleuse et agréable et l'interprétation parfaite, par la voix chaude, posée mais claire d'Hélène Lauseur. Une audio lecture que j'ai donc appréciée, même si je précise qu'elle ne m'a pas captivée. Même s'il y a quelques fils conducteurs, il ne s'agit pas ici d'un roman qui tient prisonnier jusqu'au dénouement.

Récemment, j'ai lu dans les mêmes conditions "Marie Curie prend un amant" d'Irène Frain. Aussi, je connaissais déjà certains faits de la vie de Marie Curie. Ce doublon n'est pas dérangeant, il permet une révision, un rappel, afin que la vie de cette femme formidable pénètre encore mieux, et pour longtemps, mon cerveau. Et puis, j'ai appris d'autres choses, qui n'avaient pas été abordées par Irène Frain.

De plus, l'approche de Rosa Montero est tout à fait différente de celle de la romancière française... Ici, point de récit chronologique précis... Rosa Montero se saisit de certains éléments de la vie de Marie Curie pour les analyser dans leur contexte de l'époque, puis de les rapporter à notre époque actuelle, ou même dans son propre vécu. Il est question d'immigration, de place de la femme dans le ménage, dans la société, de deuil, de féminisme, du dépassement de soi, d'adultère, de la dévotion et de l'obsession, du sacrifice personnel pour le bien collectif... et bien d'autres...  (celui du deuil tenant une place importante) avec toujours en filigrane, l'extraordinaire destin de la grande Marie Curie.

On a un peu l'impression d'assister à une conférence de Rosa Montero sur le sujet, conférence qui se transforme parfois en dialogue, lorsqu'un sujet se développe dans notre propre esprit qui confirme ou infirme le texte de Rosa Montero selon notre propre ressenti.

Pas captivant mais intéressant et très riche, ce texte sensible, sincère et juste est un parfait compagnon pour des voyages en voiture !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 14 Décembre 2021

Roman - Marie-Virginie Dru, Aya, Sénégal, Casamance, avis, chronique, critique

Roman - Editions Mon Poche - 227 pages -7.70 €

Parution Poche juillet 2021 / Albin Michel 2019

L'histoire : Sur une île de Casamance (Sénégal), Aya a 12 ans... Son père est mort noyé lors du naufrage du Joola, son frère est parti cherché une vie meilleure ailleurs pour aider financièrement sa famille, et sa mère a perdu l'esprit. Aya est donc une proie facile pour son oncle Boubacar, qui régulièrement, abuse de sa nièce... Jusqu'à "l'enceinter"... Aya doit fuir son village... Récemment une journaliste Toubab lui a parlé de "La maison rose", à Dakar... Qui accueille les enfants des rues et jeunes filles comme elles... C'est dans cette Maison rose, qu'en donnant la vie, Aya renaîtra.

 

 

Tentation : Le titre

Fournisseur : Ma CB

Mon humble avis : Encore un roman que j'ai acheté essentiellement pour son titre : Aya... Qui est le nom que j'ai donné à la première minette que j'ai adoptée il y a 8 ans, alors que je venais de lire la série BD Aya de Yopougon.

J'ai donc appris dans ces pages, qu'Aya signifie "jeudi" en Wolof.

Aya... Quel beau roman, simple, très touchant et aussi bouleversant, mais surtout sincère. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu autant hâte de retrouver mon livre et son héroïne, à laquelle on ne peut que s'attacher et dont on ne peut qu'admirer la force de caractère et de résilience.

Aya n'est encore qu'une enfant lorsqu'elle se retrouve engrossée par son oncle dont elle est l'obsession. Bien entendu, à son âge et là où elle vit entourée de traditions, Aya ne sait rien de ces choses-là, qu'elle ne comprend pas... C'est forcément un châtiment d'un mauvais esprit ou de Dieu... Sur son chemin, elle croise Camille, journaliste photographe, avec qui elle se lie d'amitié, et à qui elle fait visiter son ile... Camille voit bien qu'Aya n'est pas au mieux de sa forme et l'emmène au dispensaire, juste avant de reprendre l'avion...  Aya vivra quelque temps seul avec son secret qu'elle peine à admettre et à se figurer pleinement... Jusqu'à ce qu'elle en parle à Madeleine, sa voisine, qui lui dit : Pars, va dans cette Maison rose, je m'occuperais de ta mère.

C'est dans cette Maison Rose qu'Aya va trouver de l'amour, de la compréhension, de l'accompagnement, du dialogue, des confidentes... et la confiance en elle va de nouveau s'immiscer. De cet enfant dont elle ne voulait pas, Aya tombera en amour fusionnel dès sa naissance... Elle n'a que 13 ans lorsque d'enfant, elle devient mère... et donc avec des responsabilités d'adultes et de choix à faire... Mais Aya a fait son choix : vivre, être libre, s'assumer, que son fils soit fier d'elle.

C'est un très beau portrait de jeune fille que nous propose ici Marie-Virginie Dru. Une jeune fille qui vit si loin de nous et qui survit à l'indicible. Mieux même, elle renaît avec son fils. Aya est à la croisée des chemins, dans son mode de pensée qui aborde tout juste l'adolescence alors qu'elle a grandi si vite, en brûlant les étapes malgré elle.

Et puis il y a la Casamance, où Marie-Virginie Dru nous emmène, où elle nous donne à voir, à observer, à sentir, à ressentir, à vivre le quotidien comme l'exceptionnel avec la cérémonie d'initiation des grands garçons... Bref, pour nous, l'exotisme. Une Afrique de ferveur et de fragilité, ou le temps semble passer sans heurts mais qui n'offre pas une vie simple ni un avenir radieux... Alors il est aussi question des migrants, avec Djibrill, le frère d'Aya, parti depuis longtemps, de nuit sur un bateau.

L'écriture est simplement belle, fluide et parsemée de poésie. J'ai juste un petit bémol sur le style... La narration est à la troisième personne du singulier, et de temps en temps, à la première personne, par la voix d'Aya... Je n'ai pas saisi le pourquoi de ce changement, à part peut-être la recherche d'une originalité, mais qui pour moi n'étais pas nécessaire.

Un beau roman, triste et heureux, qui malgré les épreuves et la cruauté de la vie, développe une belle espérance. Et une héroïne que l'on n'oublie pas, pour qui l'on garde une place chaude dans notre coeur et notre esprit, pour elle, et toutes les petites filles qui, de par le monde, vivent les mêmes épreuves qu'Aya. J'ai beaucoup aimé.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 12 Décembre 2021

Suite de ma journée exceptionnelle sur un site qui ne l'est pas moins, et que je n'hésite d'ailleurs pas à qualifier de pittoresque : Le Sillon de Talbert, dans les Côtes d'Amor, sur la commune de Pleubian !

Sur mon premier billet, que vous retrouverez en cliquant ICI, j'avais publié les photos de mon arrivée et de ma marche vers le bout du Sillon, le tout à marée descendante et basse.  Aujourd'hui, il s'agit du lieu et de la vue de ma pause pique-nique et de la remontée sur la côte, à marée basse, montante, puis presque toute haute ! (bon un peu dans le désordre les photos !)

Pour rappel, c'était un jour de grandes marées à fort coefficient... Il y avait donc un certain nombre de pêcheurs à pieds...

 

UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
Et voilà mon coin pique nique... Sur la petite corniche herbeuse sur la photo en bas à droite. A l'abri du vent, ce fut aussi un bain de soleil seul au monde... Juste deux pêcheurs à pieds (ceux en photos plus haut) à plusieurs dizaines de mètres de moi. Le pied total pour un 5 novembre !

Et voilà mon coin pique nique... Sur la petite corniche herbeuse sur la photo en bas à droite. A l'abri du vent, ce fut aussi un bain de soleil seul au monde... Juste deux pêcheurs à pieds (ceux en photos plus haut) à plusieurs dizaines de mètres de moi. Le pied total pour un 5 novembre !

Encore la vue depuis mon coin pique nique :)

Encore la vue depuis mon coin pique nique :)

UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT 2/2
Et puis dans les environs, en repartant... mais la nuit commençait à tomber, donc un peu sombre... mais beau et appaisant.

Et puis dans les environs, en repartant... mais la nuit commençait à tomber, donc un peu sombre... mais beau et appaisant.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

Repost0

Publié le 9 Décembre 2021

Cinéma, Film, De son vivant, Emmanuelle Bercot, Benoît Magimel, Catherine Deneuve

Film d'Emmanuelle Bercot

Avec Benoît Magimel, Catherine Deneuve, Cécile de France, Gabriel Sara

Synopsis : Un homme condamné trop jeune par la maladie. La souffrance d’une mère face à l’inacceptable. Le dévouement d’un médecin (le docteur SARA dans son propre rôle) et d’une infirmière pour les accompagner sur l’impossible chemin. Une année, quatre saisons, pour « danser » avec la maladie, l’apprivoiser, et comprendre ce que ça signifie : mourir de son vivant.

Mon humble avis : Un très très beau film... Dur évidemment, mais pas horrible. Un film sur la vie, sur la mort... Que je ne conseille pas de voir si l'on est ou si l'on a été confronté récemment à ce genre de maladie et de décès... trop tôt.

La maladie ici, c'est le cancer du pancréas, sans espoir de guérison, pour Benjamin, 39 ans... Il ne lui reste que quelques mois à vivre... Mais le film n'est pas sur la maladie en elle-même. Evidemment, on constate une certaine dégradation physique sur Benoît Magimel... Non le film est sur l'annonce, la réception du diagnostic, par le patient, par ses proches... L'union sacrée qui se crée avec le personnel soignant et notamment l'oncologue, personnage ici plein de bonté, de douceur et de vérité, joué par Gabriel Sara, l'oncologue qui a inspiré cette histoire à Emmanuel Bercot.

Ce film nous met face aux décès de nos proches, à notre position de proche... Amis, épouse/époux, enfants... Nos réactions, nos révoltes, nos faux pas, nos regrets, notre maladresse, notre énergie de faire au mieux. C'est à travers le personnage de Catherine Deneuve, sublime et humble une fois de plus, qui nous permet ce regard, ces questionnements.

Mais nous sommes aussi face à notre fin certaine, à travers le personnage de Benoît Magimel... La douleur, la maladie, la peur, les regrets, le regard sur notre vie, réussie ou trop vide selon le goût et les rêves de chacun. Ce film s'attaque à un tabou et regarde la mort en face, avec beaucoup d'humanité.

Il y a la révolte de l'entourage et du patient... Et puis l'acceptation face à l'inéluctable, après un chemin parcouru main dans la main avec le personnel soignant, qui accompagne en phase terminale, qui soulage, faute de pouvoir soigner. Ce personnel qui souffre aussi de cette impuissance, de très belles scènes lui sont consacrées. La compassion du médecin est saisissante et sonne tellement juste, qu'on en viendrait à espérer la présence de celui-ci lorsque notre moment approchera. L'accompagnement est autant "spirituel" que médical et ce film offre de belles réflexions sur la vie... et sa fin...

Mon seul regret, c'est que quelques répliques sont murmurées. Murmures liés à la faiblesse du personnage de Benjamin, mais aussi parfois à l'intimité de la situation. Et dans ces cas-là, elles ont parfois été inaudibles pour moi, alors qu'elles étaient certainement très belles et pleines de sens, et semblaient advenir à des moments clés du chemin de Benjamin.  Dommage. Le murmure est réaliste, mais pour le spectateur, il serait mieux de les rendre plus audibles...

Evidemment, je ne peux clore ce billet sans manifester mon admiration pour Benoît Magimel qui porte ici un rôle aussi grand que lourd, et le tout, avec un réel brio et une sobriété bienvenue. Magimel a donné de sa personne pour interpréter Benjamin. Le tournage ayant été longuement interrompu par deux fois, (notamment à cause du Covid), c'est en tout 60 kg que Benoît Magimel a perdus, repris etc... Son interprétation est vraiment bouleversante et mériterait une belle récompense du milieu.

Je suis contente d'avoir vu ce film qui pour moi, a plutôt été comme apaisant, même s'il est triste, dur, bouleversant, remuant, comme la vie et son issue peuvent l'être. Je l'ai vu, mais je ne le reverrai pas s'il passait à la télé ou autre.... Aussi parce que ce film est inoubliable.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 7 Décembre 2021

BD - Editions Bamboo - 72 pages - 16.90 €

Parution en février 2017

L'histoire : "Amis pour la vie", rien ne semble pouvoir séparer Will, un jeune blanc pas fait pour les études, et Abe, son copain noir à l'esprit vif : ni l'hostilité de leur famille respective ni le racisme haineux qui gangrène l'ensemble de la société américaine. Un pacte est même scellé : Abe aidera Will pour ses devoirs, et Will trouvera toujours du travail à Abe. Au fil des ans, malgré la pression et la violence du racisme quotidien qui les entourent, les deux hommes s'attachent à rester amis. Mais ce fragile équilibre risque d'être mis à mal

Tentation : Couv et graphisme

Fournisseur : Bib de Dinard

Mon humble avis : Quel album magnifique !

Une belle histoire d'amitié entre un enfant blanc et un enfant noir... Dans les années 30... Donc en encore en pleine période de ségrégation, dans un Etat où le KKK est loin d'être un mythe...

Un jour, Will, le jeune blanc, sauve Abe, son copain noir, de la noyade...  Ils sont liés à vie. Will est connu pour être un gros plein de muscle à la tête vide... Abe sait lire et écrire... Abe aidera donc Will à faire ses devoirs puis à étudier et plus tard, Will aidera Abe à trouver du travail, dans l'entreprise familiale. On suit donc les deux protagonistes sur une vingtaine d'années, durant laquelle cette amitié devra restée secrète sous peine de coups parentaux etc... Alors, une fois adulte, Will doit jouer un rôle... En public, il devra traiter son ami Abe comme un chien, comme moins qu'un chien... pour ensuite le retrouver en cachette et partager des verres. Et la situation se gâtera encore plus lorsque Will se mariera... avec une femme des plus racistes...

Cet album ne nous épargne pas les violences raciales de l'époque, qui sont par endroit hélas encore bien contemporaines. Certains passages sont difficiles à supporter, ça pique dans le coeur et dans la gorge...

Le récit est sous forme de double alternance... L'enfance et les souvenirs, l'âge adulte, contés une fois sur deux par chacun des deux héros de cette histoire... Ils sont socialement opposés, mais subissent les mêmes maux au sein de leur propre famille. Les dessins, semi -réalistes, sont très agréables et comme ils tirent parfois sur la caricature, on distingue très facilement les bons des méchants et aucun risque de confondre les personnages. La lecture est donc bien fluide et agréable.

L'album s'ouvre sur une scène de la "presque fin" de l'histoire, elle est très violente et laisse craindre le pire... Mais c'est résolument une très belle histoire dans un contexte difficile, une histoire qui réserve de belles surprises. Oui, parfois, l'amitié est tout de même plus forte que tout, mais à quel prix !?

Un beau sujet, douloureux, mais traité avec subtilité et sans fard.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 4 Décembre 2021

Roman - Désorientale - Négar Djavadi - Iran - Exil - avis - chronique

Roman - Editions Audiolib - 11h03 d'écoute - 22 €

Parution Audiolib 2017 - Liana Lévi 2016

L'histoire : Kimia est un Paris, assise dans un couloir d'hôpital.... Elle suit le protocole de PMA. Avec son amie, elle souhaite un enfant et elles ont trouvé un donneur. Et elle se souvient et raconte... Son arrière grand-mère est née dans un harem iranien. D'ailleurs, Kimia a vécu ses premières années à Téhéran. Que c'est il passé ? Quels sont les évolutions du monde qui ont conduit Kimia a Paris et lui ont permis de vivre sa vie librement ? 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib de Rennes

Mon humble avis : Je ne peux pas mettre moins de 4 pattes de chats à ce roman, même si cette lecture ne m'a que moyennement enthousiasmée... Je m'explique : Déjà, le style est un régal, vraiment, soigné, fluide, harmonieux, musicale presque et parsemé d'humour et d'insolence. Un réel plaisir à écouter, d'autant qu'il est très bien interprété. Certaines parties sont très intéressantes, mais d'autres m'ont perdue et dans l'absolu, cette audiolecture m'a paru interminable et s'est étalée sur plusieurs mois, faute aussi au beau temps qui a régné en Bretagne en octobre et novembre et qui m'a fait privilégier l'extérieure à mon tapis de marche !

La première partie est déroutante et longue. La narratrice y décrit les multiples ramifications de son arbre généalogique sur plusieurs générations. La profusion des personnages m'a noyée, ainsi que leur appellation parfois : "oncle N°1, oncle N°2.... Oncle N°6". Autant dire que la vie des personnages secondaires m'est complètement passée au-dessus.

Par contre, mon intérêt est né lorsque les parents de Kimia se rencontrent... Et il s'est maintenu jusqu'à la fin lorsqu'il s'agissait de cette famille nucléaire, et de Kimia dans sa vie d'adulte, ses choix, ses orientations, ses fardeaux et ses forces. Le père de Kimia est un intellectuel opposant aux différents régimes iraniens... Et il est contraint à l'exil. Quelques temps plus tard, sa femme et ses trois filles le rejoindront à Paris...Je précise qu'au cours du roman, les aller-retours dans le temps sont constants.

Désorientale est une ambitieuse saga familiale sur plusieurs générations et en différents pays. A travers ce roman et l'histoire de la famille Sadr, on revient sur quelques décennies de l'Histoire Iranienne alors que les régimes politiques successifs sont de plus en plus durs et totalitaristes... Et vu de l'intérieur, cela permet de comprendre ou de se rappeler certains faits et leurs conséquences individuelles, collectives ou mondiales... Les révolutions, le Shah, les Mollah. La vie telle qu'elle fut dans cette contrée, et telle qu'elle est maintenant. Les contradictions, l'hypocrisie, et les violences politiques et religieuses de ce pays où la trans identité est acceptée et relativement courante, mais où l'homosexualité est un crime.

Et puis il y a Kimia et sa vie blacboulée... Son enfance en pleine révolution, son père en danger, l'exil, une adolescence parisienne avec des parents qui vivent enfermés de craintes de représailles des services secrets iraniens... L'errance, les stupéfiants, une vie de bohème en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas, à Londres, un retour à Paris et l'Amour au féminin... L'homosexualité et le désir d'enfant, et donc le parcours du combattant médical, les questions, les suspicions, le rôle qu'il faut tenir.

Un roman très très riche, comme un témoignage (d'ailleurs la romancière est elle-même iranienne exilée (mais le reste est romanesque) même si pas toujours facile à suivre sur l'Iran, l'exil, la difficile adaptation à un pays qui n'est pas le sien et que l'on n'a pas vraiment choisi, l'identité, la mémoire, la différence, les différences, la difficulté à être soi-même quand on ne correspond pas au format familial et culturel.


"On a la vie de ses risques. Si on ne prend pas de risque, on subit, et si on subit on meurt, ne serait-ce que d'ennui."

"Pour s’intégrer à une culture, il faut, je vous le certifie, se désintégrer d’abord, du moins partiellement, de la sienne. Se désunir, se désagréger, se dissocier. Tous ceux qui appellent les immigrés à faire des "efforts d'intégration" n'osent pas les regarder en face pour leur demander de commencer par faire ces nécessaires "efforts de désintégration". Ils exigent d'eux d'arriver en haut de la montagne sans passer par l'ascension."

D'où le titre... Désorientale...

Comme toujours avec Audiolib, à la fin, un entretien très intéressant et éclairant avec l'auteure.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 2 Décembre 2021

Polar - Editions J'ai Lu - 220 pages - 6.90 €

Parution d'origine Editions Viviane Hamy 1996

L'histoire : Depuis 4 mois, apparaissent sur les trottoirs parisiens des cercles de craie bleue, avec en leur centre, un objet sans intérêt, oublié, un déchet. C'est au petit matin que ces cercles sont découverts... Même la presse s'empare du mystère qui amuse tout le monde sauf... Adamsberg... Qui flaire autre chose... D'ailleurs, un matin, c'est une femme égorgée qui est retrouvée au coeur d'un de ces cercles bleus... Adamsberg et Danglard mènent l'enquête, chacun avec leur méthode bien particulière.

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : L'homme aux cercles bleus, deuxième roman publié par Fred Vargas et premier ou figure celui qui deviendra son héros récurrent : le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, tout juste débarqué à Paris depuis ses Pyrénées d'origine.

On découvre ici le célèbre commissaire insaisissable, d'une apparence mais trompeuse nonchalance, avec des manies et des manières qui ne sont qu'à lui. Il ne manque pas de déstabiliser ses nouveaux collègues, dont Danglard l'éthylique qui oscille entre admiration et incompréhension envers son chef.

Un premier meurtre dans les cercles bleus, puis un deuxième et un troisième, et l'enquête qui semble tourner en rond... Et pourtant non, elle avance dans la tête d'Adamsberg dont le flair est déjà bien reconnu. L'intrigue est franchement originale, bien menée et captivante, d'autant plus que son dénouement est des plus inattendus. Sacrée construction romanesque, machiavélique même ! Fallait vraiment y penser !

Après, et bien c'est du Vargas, on aime ou pas, on s'habitue ou pas... Elle a vraiment une plume bien à elle, que l'on reconnait notamment par les délires, les bavardages, le verbiage même de ses personnages, que ce soit lors des dialogues qui semblent n'avoir ni queue ni tête que dans les pensées propres aux protagonistes. Parfois cela amuse beaucoup, mais par moment, cela agace aussi. Oui, il y a de l'humour à saisir à  divers degrés si vous y êtes sensibles. Mais, alors que le mystère s'éclaircit, on se rend compte que ces bavardages insensés prennent finalement sens, et que peut-être, ils délivrent plus d'indices que l'on n'en a remarqués. Et puis dans ces lignes, Fred Vargas distille pas mal de clairvoyance sociétale.

Si l'on divise ce polar en trois parties, la première m'a amusée et intriguée, la deuxième m'a ennuyée, la troisième, c'est simple, je l'ai dévorée ! Mais on est vraiment dans du "Rompol" décalé, mieux vaut être prévenus.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Repost0

Publié le 30 Novembre 2021

Bonjour,

Ce mois-ci, c'est la Grande aigrette qui est a l'honneur ici ! On change de taille, on quitte un peu les petits passereaux !

Fin XIX jusqu'à la moitié du XXème siècle, cet oiseau était vraiment en voie d'extinction et avait quasiment disparu d'Europe occidentale... la cause... La chasse pour son plumage qui garnissait chapeaux et costumes.... C'est donc un oiseau qui est en reconquête de son territoire dorénavant ! Voilà pourquoi on la revoit de plus en plus.

 

Le cou est replié en S au repos et en vol. Il se tend lorsque l'oiseau est en alerte ou qu'il capture une proie. Les pattes sont tendues vers l'arrière en vol. Le bec est en forme poignard.

Pour différencier la Grande aigrette des autres, si l'on a pas de comparatif de taille, c'est simple... Son bec est jaune et ses pattes sont noires... Mais cela peut-être moins simple en période nuptiale quand certains individus arborent un bec bien plus foncé, presque noir... Reste alors la taille et les pattes !

 

La Grande Aigrette peut s'observer partout dans le monde, excepté au Groenland. Ses zones de prédilection sont les zones humides (étangs, lacs, marais), mais aussi les champs et les petites coins humides en bord d'autoroute.

Sa taille est de 104 cm, son poids varie entre 1 kg et 1.5 kg, et son envergure entre 140 et 170 cm. Sa longévité peut atteindre 23 ans.

Les ailes longues et larges de la Grande Aigrette lui procurent un vol majestueux du fait de battements amples et lents, plus souples que ceux du Héron cendré. Le vol est direct et soutenu, avec des battements réguliers, le vol plané n'étant utilisé qu'à l'approche de la destination, lorsqu'elle se laisse glisser vers le sol.

La Grande aigrette se nourrit d'animaux aquatiques (poissons, insectes etc) mais aussi de reptiles et de petits mammifères. C'est un oiseau silencieux, qui n'a pas vraiment de cri. Parfois, elle émet des sons rauques, comme des "khrrraa", quand elle est inquiétée.

 

La Grande Aigrette niche en colonie dans les roselières ou dans des arbustes au-dessus ou au bord de l'eau. Son nid est fait de divers végétaux. La femelle peut pondre jusqu'à 5 oeufs qu'elle couve pendant 3 à 4 semaines. Le premier envol des petits autour du nid se fait un mois après l'éclosion des oeufs.

 

 

La Grande Aigrette est un oiseau sociable que l'on observe le plus souvent en groupes quelle que soit la saison. Bien sûr, c'est avant tout la disponibilité alimentaire qui concentre ces oiseaux dans les endroits favorables, mais pas seulement. Ils aiment aussi la compagnie, même si on peut voir, en hiver par exemple, des comportements agressifs pour la défense de lieux de pêche restreints. La reproduction est coloniale, la territorialité s'exerçant exclusivement aux abords immédiats du nid.

 

La Grande Aigrette a une activité diurne. La nuit, elle se rassemble en grand nombre dans des dortoirs communautaires arboricoles situés dans des secteurs peu ou pas dérangés. Elle peut y venir de très loin, plusieurs 10es de km, sachant qu'elle y sera protégée. Elle chasse en avançant d'un pas assez lent, dans l'eau assez profonde ou sur la terre ferme suivant les proies recherchées. Elle peut tenir l'affût, immobile, si nécessaire pendant de longs moments. Elle sait utiliser une patte pour agiter l'eau et débusquer ainsi ses proies. La proie est harponnée du bec qui se révèle une arme très efficace du fait de la rapidité de l'oiseau dans les détentes du cou.

 

Le texte est inspiré/copié de mon Guide ornitho Belin et du site Oiseaux.net 

Les photos sont miennes et interdites de reproduction sans mon accord.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

Repost0

Publié le 28 Novembre 2021

Bonjour,

Début novembre, je me suis offert une escapade solo d'une journée à 1h50 de route de chez moi pour aller voir le fameux Sillon de Talbert dans les Côtes d'Armor ! Site assez peu connu par rapport à son aspect vraiment pittoresque ! J'en ai vraiment pris plein les yeux... et plein les appareils photos. D'autant plus que j'y suis allée en période de grandes marées à fort coefficient... Et que j'y suis restée toute la journée... J'ai donc eu tous les paysages possible... Marée descendante, marée très basse qui découvre plein d'ilots, marée montante puis haute.

Au fil de ma journée, j'ai eu l'impression par moment d'être dans une Monument Valley maritime, ou dans le Hoggar Algérien avec tous ces cailloux.

Un peu de culture :

Site du Conservatoire du Littoral classé en réserve régionale. Cordon littoral de sable et de galets s’avançant en mer sur 3,2 km, le Sillon est une curiosité géomorphologique unique en Europe de par sa dimension. D’une grande richesse écologique grâce à sa flore et sa faune extraordinaires.

 

Cette langue sableuse et de galets protège également le littoral de l'érosion et des vagues, spécialement durant les grandes marées. Il offre une zone maritime presque toujours calme entre l'est du Sillon et l'île de Bréhat située 5 km au sud-est. La langue est bordée au nord par plusieurs rochers rendant la navigation côtière délicate et auxquels elle était autrefois reliée. À trois kilomètres au nord se trouvent les récifs des Épées de Tréguier sur lesquels est bâti le phare des Héaux de Bréhat marquant l'entrée ouest de la baie de Saint-Brieuc.

Le sillon de Talbert constitue le point continental le plus septentrional de la Bretagne.

Ce cordon littoral d'une largeur moyenne de 100 m et d'une hauteur variant de 10 à 14 m, est constitué d'un mélange de sable, de gravier et de galets, en proportion variable selon les secteurs, dont le volume est estimé à 1,23 million de m3. Les galets qui restent encore sur la plate-forme littorale rocheuse (constituée de la granodiorite de Talbert et plus au large de la microgranodiorite de Pleubian) migrent vers le Sillon, créant au passage des queues de comète abritées derrière chacun des îlots.

La composition pétrographique du Sillon de Talbert révèle que les galets sont constitués essentiellement de roches magmatiques et filoniennes d'origine locale (71 % de microgranite, 19 % de granite et 3 % de dolérite), les 4 % de roches volcaniques (rhyolite, tuf, trachyte) et 3 % de roches sédimentaires (grès, quartzite et quelques rognons de silex).

Le suivi topo-morphologique et morpho-sédimentaire du sillon depuis 2003 montre une alternance de secteurs en érosion et de secteurs en accrétion, des phases d'exhaussement et/ou abaissement de la dune et de la crête.

Début 2014 le sillon de Talbert a reculé de 30 mètres en quelques tempêtes.

 

Vu le nombre de photos malgré un sacré tri, le Sillon de Talbert fera l'objet de deux billets du dimanche ! Aujourd'hui, on commence par marée descendante et marée basse !

UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
UN DIMANCHE SUR LE SILLON DE TALBERT
Un lion au sillon de Talbert !!!

Un lion au sillon de Talbert !!!

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

Repost0