Publié le 1 Juin 2021

Ito Ogawa, littérature japonaise, roman, La république du bonheur, avis, chronique, blog

Roman - Editions Picquier - 282 pages -19 €

Parution en août 2020

L'histoire  : La vie est douce à Kamakura, au Japon. Hatoko exerce ses talents d'écrivain public dans la papeterie qu'elle tient de feu sa grand-mère. Elle vient d'épouser Mitsurô, jeune veuf et père d'une petite fille, QP. Hatoko découvre alors le rôle de maman et fait tout pour devenir une bonne mère, et se montrer digne de la mère biologique de l'enfant.

Tentation : Cadeau de Noël

Fournisseur : Cadeau de Noël

 

 

Mon humble avis : La littérature japonaise est rare sur mon blog... Et ce roman c'est en fait ma mère qui l'a reçu en cadeau. Comme la couverture me disait quelque chose (je l'ai vue sur un blog), je me suis dit "pourquoi pas ?" !

Je dirais que ce roman est un mélange de feel good et de développement personnel à la sauce nippone, avec l'humour en moins (oui, il y a souvent de l'humour dans le feel good), et quelques visites de temples et de sanctuaires en plus !

A travers la République du Bonheur, c'est un peu une vie de quartier et une vie de famille recomposée qu'il nous est donné de partager, sous le soleil levant ! Donc avec des traditions, des us et coutumes, des manières d'être qui nous sont pour le plus souvent étrangers. 

J'ai apprécié apprendre des petites choses sur la calligraphie et ce qui entoure cet art noble devenu rare. J'ai été étonnée de la nature des courriers écrits par Hatoko en tant qu'écrivains public. Je pensais, à notre époque où la plupart du monde occidental sait écrire, que les demandes relevaient de l'administratif et d'autres démarches officielles. En fait, non... les clients viennent pour qu'Hakoto rédige pour eux des lettres d'amour, des lettres de ruptures, des lettres à des défunts, à un amour imaginé... Ou encore même, pour se faire envoyer des lettres d'amour pour le plaisir de les recevoir... Ceci m'a touchée.

Pour le reste... et bien... C'est gentil, simpliste à mes yeux, mais ça ne fait pas de mal. Cette histoire ne m'a pas captivée et je n'ai pas éprouvé d'amitié particulière pour les personnages. Le style assez basique illustre des propos souvent factuels et parfois répétitifs. Certains se régaleront sans doute des descriptions culinaires à la sauce nippone, mais moi, cela me laisse de glace, cela ne m'évoque rien.

Bref, une lecture que je vais certainement vite oublier.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 30 Mai 2021

Bonjour, suite de la visite de cette commune de caractère, incontournable, qui a deux pas de Nantes vous propulse en Italie pour une journée !

Clisson, en Loire Atlantique, est vraiment une ville à visiter, à sentir. 

Ce billet est la suite du premier, que vous trouverez ici !

Les beaux jours sont là, bientôt nous serons autorisés à nous déplacer au-delà de 21h, les vacances approchent...  Clisson vous accueille vous un jour ou plus si affinités !

Bon dimanche !

UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en France et ses iles

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Publié le 28 Mai 2021

Pic épeiche, oiseau, photo, ornithologie

Bonjour, finalement, après un long débat avec moi-même, j'ai décidé de vous parler aujourd'hui du pic épeiche, et non de la sittelle torchepot comme je l'avais annoncé ! Son tour viendra aussi !

A les pics ! Un vrai bonheur, un graal, qui, au début, semblait se refuser à la photographe amatrice que je suis. Et puis, on en voit un... Et au fur et à mesure, on apprend à écouter, on devine les endroits susceptibles de leur convenir.  Au début, les photos sont lointaines, avec des branches devant...Et puis un jour, LE CADEAU de la nature. Un pic à quelques mètres, qui manifestement ne pas pas vue, ni entendue ! Là, il convient de se statufier et d'observer !

 

Le pic épeiche peut s'observer partout en France et toute l'année, depuis le niveau de la mer jusqu'à 2000 m d'altitude. C'est un nicheur sédentaire.

Il habite les forêts, les bois, les parcs et jardins riches en arbres. Il peut se voir aussi en ville dans les endroit bien arboré, et il lui arrive aussi de venir aux mangeoires pour se nourrir en hiver. Ils sont adaptés morphologiquement à la vie arboricole. Leurs pattes solides sont pourvues de quatre longs doigts (rarement trois) terminés de griffes puissantes, deux tournés vers l'avant et deux vers l'arrière.

 

Son plumages est noir, blanc et rouge (au dessous de la queue). Les mâles (comme celui-ci) ont aussi une tâche rouge sur la nuque. Pas de tâche rouge sur la nuque = femelle chez l'adulte ! Chez la femelle, cet endroit est noir.

La taille d'un pic épeiche est en moyenne de 24 cm, son envergure de 34 à 39 cm et son poids varie entre 70 et 98 gramme.  La longévité du pic épeiche peut aller jusqu'à 11 ans.

Le cri de contact avec l'espèce du Pic Epeiche est un "pik" ou "tik" sonore, qui peut devenir un "tek". Le pic épeiche n'a pas de chant de manifestation territoriale. Celui-ci est remplacé par le tambourinage rapide, en moyenne 1 seconde, parfois aussi sur des objets métalliques. Vive le grand bec bien utile ! Un mâle qui n'aurait pas encore trouvé de compagne peut tambouriner jusqu'à 600 fois par jour !

 

Le pic épeiche est un arboricole exclusif. Tout au long de sa vie, il a besoin des arbres. Il s'y nourrit, et il y niche. C'est un oiseau assez solitaire, excepté en période de reproduction. Une fois l'unique nichée menée à bien, il repart pour sa vie en solo.

 

 

 

Le pic épeiche se nourrit surtout d'insectes capturés dans les arbres, ainsi que de graines (notamment de conifères). Il mange aussi des baies et parfois, des oisillons. Les petits sont exclusivement nourris avec des items animaux. Il a une façon bien à lui de procéder pour ouvrir les graines dures comme les noisettes. Il coince la noisette dans une fente d'écorce et tape du bec dessus jusqu'à ce qu'elle éclate.

Les Pics épeiches sont aptes à la reproduction dès leur 2e année civile. Les manifestations nuptiales débutent en décembre et atteignent leur apogée en février mars.  La nidification commence par le creusement dans un tronc ou une branche de la loge destinée à accueillir la ponte. C'est un travail de longue haleine, exécuté essentiellement par le mâle. Le trou est à une hauteur variable, depuis presque le niveau du sol jusqu'à 20 mètres. Les pic épeiches de ne réoccupent jamais d'anciennes loges, qui sont squattées par d'autres espèces, notamment par la sittelle torchepot.

 

La loge elle-même est profonde de 25 à 35 cm, large d'une 12e de cm et le trou d'entrée a un diamètre de 5 à 6 cm. Sacré boulot !
La femelle y dépose en moyenne 5 à 7 œufs blancs, à une date qui dépend des conditions locales, de fin avril à début juin en Europe tempérée. L'incubation dure 10 à 12 jours, assurée par la femelle dans la journée et par le mâle la nuit.

 

 

Les poussins nidicoles sont nourris par les deux parents pendant 20 à 23 jours. Ils resteront encore quelques jours près du nid après l'envol, puis la famille se scindera en deux, chaque adulte prenant en charge une partie de la nichée

Quant à moi, je n'ai pas encore vu de poussins pic épeiche. Mais j'ai mon temps.

NB : Une partie du texte est empruntée ou inspirée du site oiseaux.net 

 

 

 

Les photos sont toutes de moi (copie right)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A droite, une femelle de dos : pas de tâche rouge sur la nuque !

 

 

 

Le mois prochain, je vous présenterai un autre oiseau. Ce n'est pas le choix qui manque. Depuis le 1er janvier, ce sont 88 espèces d'oiseaux que j'ai pu observer et photographier !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 26 Mai 2021

Roman noir, polar, Thomas H. COOK, avis, chronique, l'étrange destin de Katherine Carr

Polars - Editions Points - 349 pages - 7.30 €

Parution Points 2015 (Seuil 2013)

L'histoire : Il y a sept ans, le corps de Teddy, le jeune fils de l'écrivain voyageur George Gates, a été repêché dans la rivière. On n'a jamais retrouvé le meurtrier. Depuis, Gates rédige des portraits de personnalités locales pour le journal local où il s'est retiré. Et passe ses soirées au bar O'Shea's, accablé par le souvenir de cette journée terrible où il n'est pas allé chercher Teddy à l'arrêt du bus... Lorsqu'un flic à la retraite, jadis spécialisé dans les personnes disparues, lui parle de Katherine Carr, poétesse vue pour la dernière fois vingt ans plus tôt, il sort de sa torpeur. Katherine Carr s'est volatilisée, laissant un texte - fiction, expérience vécue? - qui va amener Gates à reconsidérer le drame de son fils et ses propres interrogations. Récit dans le récit où le surnaturel fait une incursion troublante, roman atmosphérique aux résonnances gothiques: L'Etrange destin de Katherine Carr donne des frissons dans le dos.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : la cabane à livres en bas de chez moi

Mon humble avis : Première pioche dans une boite à livre pour moi... Bon ben mauvaise pioche !

Pour une fois, ci-dessus, j'ai recopié (ou plutôt copié/collé) telle quelle la quatrième de couv. Ceci m'aidera à expliquer pourquoi cette lecture fut si désastreuse pour moi. Et puis, je ne vais pas me "fouler" à rédiger un autre résumé, j'ai déjà perdu assez de temps avec ce roman !

Rien, je n'en retire rien...  A part un ennui mortel et l'exaspération qui grandit au fil des pages, lorsque l'ensemble devient de plus en plus nébuleux et que l'on pressent que cela terminera de la même façon.

Plusieurs récits se superposent...  L'un d'eux est d'ailleurs indigeste à lire, qui se divise aussi en deux récits. Il est question d'un point commun entre l'histoire de Katherine et celle de George... Et bien ce n'est rien d'autre que la ville et la proximité de la rivière. On s'attend, puis on espère que les deux histoires vont être reliées par un fait précis... Mais non, en vain on désespère, on surmonte les longueurs, les digressions, les descriptions, les répétitions tout ça pour rien : pas de frissons dans le dos, aucun ressenti atmosphérique, on ne distingue rien de la façon du George reconsidère le drame de son fils. Et l'on se demande si l'auteur est bien parvenu là où il voulait nous emmener, s'il avait un objectif avec ce roman et si celui-ci est atteint.

Et en fermant cet ouvrage, je m'interroge : ce roman a été publié aux Etats-Unis, puis en France par les éditions Seuils puis encore par Points... Dans ce cursus, un éditeur a-t-il seulement lu ce roman, ou celui-ci fut il publié grâce à la réputation de son auteur ? Je sais, ça peut paraître brutal ! C'est peut-être pour ne pas évoquer une autre possibilité : je suis débile et je n'ai rien compris à ce bouquin ! Bon, au suivant !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 24 Mai 2021

Thriller, littérature française, Bernard Minier, Soeurs, avis, chronique, blog

Thriller - Editions Audiolib - 12h58 d'écoute - 21.50 €

Parution d'origine chez X.O en 2018

L'histoire : En 1993, deux soeurs sont retrouvées assassinées, vêtues d'aubes de communiantes.  Martin Servaz, qui vient d'intégrer la P.J de Toulouse, s'intéresse de près à Erik Lang, auteur à succès de thrillers, dont l'un des romans comporte une scène étrangement similaire au meurtre des deux jeunes filles.

En février 2018, Erik Lang découvre sa femme assassinée, elle aussi habillée en communiante. Martin Servaz a pris du galon depuis... C'est lui qui mène l'enquête.  Y-a-t-il un lien entre les crimes de 1993 et celui de 2018... L'enquête de l'époque aurait elle été bâclée ?

Tentation : Le pitch

Fournisseur : la bib

 

Mon humble avis : C'est avec "Soeurs" que je plonge pour la première fois dans l'univers de Bernard Minier, auteur prolifique de thriller, de très bonne réputation, dont certaines oeuvres sont aussi portées à l'écran.

L'enquête, menée sur deux époques, est réellement intéressante. Elle ne manque ni de révélations, ni de coups de théâtre. Bref, c'est bien pensé, bien construit.

Oui mais voilà, j'espérais autre chose, un texte plus haletant qui m'aurait fait trembler, m'interdisant ainsi d'interrompre trop souvent ma lecture pour justement dépasser ces moments au suspens intenable... Et cela, je ne l'ai pas trouvé, l'ensemble étant pour moi plutôt "plan-plan" dans la méthode et le déroulement des faits. Plus polar que thriller en fait. 

L'histoire aurait gagné à être plus concise et moins longuette, allongée qu'elle est par des descriptions et des digressions qui ne semble être là que pour justifier les scènes finales. Renseignement pris, Servaz est un personnage récurent de Minier.... Aussi, logique tout de même que le romancier étoffe son héro au fil des romans... mais quand on en prend un au hasard comme cela, on ne voit pas bien l'intérêt de décrire autant sa vie personnelle, sauf le volume que cela génère.

Bref, pour moi, cette lecture manque de contraste et de peps malgré une intrigue bien ficelée. Je tenterai sans doute un autre titre de Bernard Minier, plus tard.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 21 Mai 2021

Tahar Ben Jelloun, roman, le mariage de plaisir, islam, racisme, avis, critique, blog

Roman - Editions Ecouter Lire - 7h07 d'écoute - 19 €

Parution d'origine Gallimard 2017

L'histoire : Dans l'islam, il est permis à un homme qui part en voyage de contracter un mariage à durée déterminée pour ne pas être tenté de fréquenter les prostituées. On le nomme "mariage de plaisir". C'est dans ces conditions qu'Amir, un commerçant prospère de Fès, épouse temporairement Nabou, une Peule de Dakar, où il vient s'approvisionner chaque année en marchandises. Mais voilà qu'Amir se découvre amoureux de Nabou et lui propose de la ramener à Fès avec lui. Nabou accepte, devient sa seconde épouse et donne bientôt naissance à des jumeaux. L'un blanc, l'autre noir. 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

Mon humble avis : Un roman comme une saga familiale qui s'ouvre comme un conte. Nous suivons trois générations de personnages au Maroc, depuis la fin des années quarante à nos jours. 

Même s'il y a quelques longueurs par moments, ce roman se lit (s'écoute pour mon cas) agréablement, avec plaisir et intérêt, car il offre un autre regard sur la société marocaine, et ce regard, j'en ignorais tout ou presque, du moins, je ne me l'imaginais pas, ne me posais pas la question. J'ai trop souvent tendance à limiter le racisme aux pays occidentaux envers le reste du monde. Or, celui-ci est partout.

Lorsqu'Amir ramène Nabou (son mariage de plaisir dont il est tombé amoureux) au Maroc, pour en faire sa deuxième épouse officielle et ainsi rester fidèle aux lois de l'Islam, Nabou va faire face à la jalousie, et même la haine de la première épouse... et vivre ainsi dans des conditions déplorables, qu'Amir n'aura ni la force ni le caractère de dénoncer.

Nabou va ensuite donner naissance à deux jumeaux, l'un blanc, l'autre noir.... Pourtant du même père et de la même mère, de la même famille, de la même éducation, ces deux enfants auront un destin diamétralement opposé.

Dans ce roman, Tahar Ben Jelloun dénonce le racisme primaire qui sévit au Maroc envers les noirs ou toute personne plus sombre de peau. Un racisme physique mais qui devient aussi racisme social, le racisme contre la misère et la pauvreté qui est souvent associé à la couleur épidermique. Le tout, sous la "bonne foi" des convictions, de la pratique des us et coutumes de la religion musulmane. (Parce que nous sommes ici au Maroc, mais les sentiments développés ici seraient exactement les mêmes en terres catholiques). Bref, l'hypocrisie des religions que chacun adapte à sa sauce pour préserver son bien-être, son "bien-vivre". Tahar Ben Jelloun démontre aussi que la plupart du temps, et même à notre époque, la couleur de peau conditionne la vie, le destin, souvent de tragique façon. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler. Mais il ne suffit pas d'"être né quelque part" pour être considéré de la même façon que les autres. Le roman s'achève le thème hélas très actuel de l'immigration clandestine.

Un roman riche et puissant, plaidoyer pour la tolérance face à la différence,  servi par une prose soignée, narrée sous forme de conte. A lire !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

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Publié le 18 Mai 2021

Tout est bon dans le  breton, album, humour, bretagne, tourisme, avis

Album - Editons Casa - 95 pages - 14.95 €

Parution le 13 mai 2021

Le sujet : Ce livre dénué de tout chauvinisme vous apprendra que passer à côté d'un Breton, c'est frôler la perfection ! A travers ses expressions bien salées, ses légendes originales et ses histoires humoristiques, il vous invite à faire le tour de la plus belle région du monde, pour vous rappeler (ou vous le faire admettre) que "tout est bon dans le Breton" !

 

 

Tentation : Gilles Paris

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi 

Mon humble avis : Vous êtes nostalgiques de vos dernières vacances en Bretagne, ce livre est fait pour vous ! Vous vous apprêtez à passer vos prochaines vacances en Bretagne, avec un peu d'appréhension devant tant d'inconnu, ce livre est fait pour vous. Vous êtes un Breton exilé en mal du pays, ce livre est fait pour vous. Vous êtes breton d'adoption et avez encore tant de chose à apprendre sur votre nouvelle région, ce livre est aussi fait pour vous ! Bref, un livre pour tous, jeune, moins jeune.

En tant que Bretonne d'adoption, j'ai évidemment accepté de suite la proposition de Gilles Paris de découvrir cet ouvrage. Bien m'en a pris. Je me suis bien amusée et j'ai comblé certaines lacunes béantes de ma culture bretonne.

Il s'agit plus d'un livre illustré que d'une BD. Tout commence par un Abécédaire qui donne le ton de la suite. On retient mieux avec de l'humour. Rien n'est approfondi, ce n'est pas le but ici, qui est celui d'un tour d'horizon de toutes les spécificités bretonnes, depuis sa langue régionale, ses expressions, sa gastronomie, sa mentalité, en passant par climat, ces légendes "réelles" ou non ! Pas un coin de Bretagne n'échappe à ce petit guide touristique bien spécial, qui avance département par département, que ce soit côté terre, côté mer, ou en centre-ville (souvent fortifié !)

Mon seul petit bémol est qu'à la longue, l'humour m'a paru parfois un peu lourd.

Un livre à lire avant de partir en Bretagne, à emmener avec soi lors du voyage pour réviser au fur et à mesure. A offrir, ou à laisser trainer sur sa table de salon pour occuper les inviter !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 15 Mai 2021

Film de Simon Stone

Avec Ralph Fiennes, Lily James, Carey Mulligan

Une riche veuve engage un archéologue amateur pour exhumer une sépulture dans sa propriété. Ils découvrent alors un ancien navire funéraire saxon et son trésor qui pourrait bouleverser l’histoire de l’humanité. Ensemble, ils doivent se serrer les coudes face au British Museum qui entend bien s’emparer du vaisseau en prétendant l’avoir découvert …

Mon humble avis : Un très bon et beau drame historique, inspiré du roman de John Preston, mais aussi d'un fait réel et vécu, méconnu par chez nous. A voir déjà ne serait-ce que pour le plaisir de revoir Ralph Fiennes à l'écran ! Un film classique et élégant sur la découverte archéologique du site de Sutton Hoo en 1939 qui va réécrire une partie de l'Histoire Anglaise. Le film développe les relations humaines, face à une telle découvertes, relations humaines qui au fil du temps, dépasseront les clivages sociaux. Instructif, ce film est calme, apaisant, bien réalisé, avec de belles images, lumières, bref, une atmosphère et une époque très bien rendues. A voir !
 

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Film d'Edoardo Ponti

Avec Sophia Loren, Ibrahima Gueye, Renato  Carpentieri

Madame Rosa, ancienne prostituée au grand cœur qui recueille dans son appartement du sud de l'Italie des gamins en perdition, accepte à contrecœur de loger chez elle Momo, petit réfugié sénégalais de 12 ans, un dur à cuire qui n'en fait qu'à sa tête. Mais ces deux êtres vont se rapprocher.

Mon humble avis : A 86 ans, Sophia Loren est de retour sur les écrans, devant les caméras de son fils. Nouvelle version du grand roman "La vie devant soi" de Romain Gary, mais à la sauce italienne... Ce qui m'a surpris, et désarçonnée. Exit Paris et son atmosphère où flotte encore souvenirs et conséquences de la deuxième Guerre Mondiale. Exit les fameux 6 étages sans ascenseur, qui sont si importants dans la narration de Momo. Exit aussi l'obésité de Madame Rosa dont Momo parle tant et qui explique les difficultés de Mme Rosa à se mouvoir. Exit aussi les petits larcins de Momo... Dans cette version, il devient dealer, il a son MP3 sur les oreilles etc... Avec cette version italienne, c'est beaucoup du charme de l'oeuvre d'origine qui disparait. Mais au fil du temps, on s'habitue et on se prend d'affection pour ses personnages, avec des comédiens qui ne démérite pas. Et puis, une grande et belle histoire reste toujours une grande et belle histoire, quelque soit sa version. Ceux qui ont lu le roman de Romain Gary seront donc sans doute un peu déçus, ceux qui ne connaissent pas ce chef d'oeuvre auront certainement envie d'ouvrir le livre.

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Série Autrichienne - 8 épisodes - une suite est annoncée

Avec Robert Finster, Ella Rumpf, Georg Friedrich

Vienne, fin du XIXe siècle. Le jeune Sigmund Freud se retrouve impliqué dans un complot obscur aux côtés d'une voyante en enquêtant sur des meurtres et des disparitions.

Mon humble avis : Huit épisodes qui m'ont paru interminables. Cette série est esthétiquement soignée, et la reconstitution de l'époque me semble réussie.

Pour le reste... Et bien c'est très alambiqué et nébuleux. J'ignore ce qui est historique et ce qui est invention, mais je n'ai pas saisi les relations entre l'Autriche et certains personnages hongrois. Mais j'avoue aussi mon inculture quant à cette partie du monde au 19ème siècle.

Il semble que Freud ne soit qu'un prétexte ici pour attirer les foules... On en apprend assez peu sur lui et ses méthodes, si ce n'est qu'ici il n'est pas encore réputé, qu'il travaille l'hypnose de façon frauduleuse au début et qu'il est cocaïnomane.

L'atmosphère est très sombre et par moments, les scènes sont même complètement gores et sanguinolentes. Les tenants et les aboutissements de cette "enquête" m'ont plutôt échappé, je ne saurais vraiment dire "qui, comment, quand et pourquoi"... même si j'ai une vague idée. Bref, une série dont je ne retiendrai rien et dont je ne regarderai pas la suite annoncée mais point encore tournée.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Netflix et VOD

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Publié le 13 Mai 2021

Littérature, roman, Victoria Mas, le bal des folles, psychiatrie, XIXème siècle, avis, chronique

Roman - Editions Livre de Poche - 235 pages - 7.40 €

Parution Poche avril 2021, Albin Michel 2019

L'histoire : 1885, à la Salpêtrière, c'est là que sont internées les aliénées de Paris, confiées aux bons soins de Charcot. Chaque année à la mi-carême, s'y tient le bal des folles... Le tout Paris bien né bien pensant s'y presse pour assister à ce sordide spectacle, histoire de satisfaire sa curiosité malsaine et hypocrite.

Quelques semaines avant le bal, la jeune Eugénie y est conduite par son père... Elle rencontrera Geneviève, que l'on appelle l'Ancienne, l'infirmière en chef depuis plus de vingt ans et bouleversera à jamais la vie de celle-ci.

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma CB dans la librairie de ma nouvelle ville !

 

Mon humble avis : Lors de sa sortie pour la rentrée littéraire de septembre 2019, Le Bal des folles a valsé sur la blogosphère avec le plus souvent, des avis très élogieux. L'édition poche récente m'a remis le titre en tête... Et heureusement... Comme j'ai aimé ce roman... A un point tel qu'il va m'être difficile d'en rendre vraiment compte.

Victoria Mas nous propose une immersion dans la psychiatrie du XIXème siècle, à La Salpêtrière, qui était à l'époque autant un asile pour femme qu'une prison.  On y enfermait tout ce que Paris et les riches familles ne pouvaient, ne voulaient pas gérer... Souvent, juste pour sauvegarder l'honneur d'un patronyme... Des indigentes, des handicapées, des prostituées, des criminelles, des femmes adultères, quelques vraies malades mentales, des victimes de viols. Bref, tout ce que la bonne société dérange et répudie... Sans grand espoir de sortir un jour de ces murs sordides, aussi jeunes puissent être ces femmes lorsqu'elles y entrent. Quant aux "soins" du Docteur Charcot et de ses acolytes, ils ressemblent beaucoup trop à des expérimentations elles aussi données en spectacle, ces femmes étaient vraiment des cobayes... Ca révolte, ça écoeure, ça attriste, ça bouleverse.

Les lecteurs qui rechercheraient ici des renseignements précis sur les méthodes "médicales" d'alors seront déçus... Car ce n'est pas le sujet. Le sujet, ce sont les femmes victimes de cet enfermement, et un portrait sans concession de la société cartésienne du XIXème siècle, où le doute et la différence n'ont pas droit de cité... Une société où la femme n'a d'ailleurs aucun droit : pas de celui de penser, pas celui de s'exprimer, pas celui de se révolter, pas celui d'être respectée, et encore moins celui d'être considérée à l'égal de l'homme.

Dans le Bal des Folles, nous allons suivre le destin de quatre femmes en particulier... Chacune de ces destinées m'a bouleversée et a provoqué en moi une profonde empathie.

Louise est encore adolescente lorsqu'elle est internée par sa tante suite à son viol par son oncle... La tante voit en elle un danger, une concurrente, peu importe que son mari soit un abruti alcoolique.

Thérèse est là depuis vingt ans. Ancienne prostituée, elle a jeté son amant maltraitant de l'époque dans la Seine. Thérèse ne veut pas quitter la Salpêtrière, elle s'y sent à l'abri du monde.

Eugénie est une jeune femme que son père aimerait voir mariée. Mais voilà, Eugénie est différente... Elle entend la voix des défunts... Sitôt que son père l'apprend, il l'enferme à la Salpêtrière et la bannit de la famille.

Enfin il y a Geneviève, l'infirmière en chef depuis toujours dans cet établissement, avant même l'arrivée de Charcot. Fille de médecin, Geneviève est cartésienne et ne croit qu'en la science.  C'est elle en fait le personnage central et l'intérêt principal de ce roman. Car Geneviève va se décorseter de ses convictions, de ses croyances pied à terre reçues en héritage familial. Elle va le payer cher... Le portrait de cette femme qui se remet en question et qui, qui s'affranchit de son éducation, en fait, qui s'ouvre à elle-même, à sa liberté d'être, de penser et de croire m'a profondément émue.

A travers ce roman, Victoria Mas dénonce les faits d'une époque dont certains ne sont pas forcément révolus, et mets en garde contre les convictions trop tenaces, les préjugés, les jugements de la différence, l'intolérance, la violence faite aux femmes, qu'elles soient physiques ou psychologiques, le tout dans une société résolument patriarcale. Et tout cela, Victoria Mas l'orchestre avec un réel brio, et une plume très agréable à lire, fluide, qui ne prend la place ni des personnages ni du message. Ce roman est également historique, car bien documenté sur les us et coutumes de l'époque.  

Un véritable coup de coeur pour moi, à lire de toute urgence pour vous si ce n'est déjà fait !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Mai 2021

BD - Editions Futuropolis - 80 pages - 17 €

Parution en août 2018

L'histoire : Didier vit avec sa soeur Soazig dans une petite ferme bretonne. Il est très malheureux : à 45 ans, il n'a toujours pas connu le grand amour. Alors qu'il doit acheter une moissonneuse à la vente aux enchères du matériel agricole de Régis, copain de beuverie et fermier en faillite, il revient sans matériel mais avec son copain. Soazig, furieuse, l'inscrit à son insu sur un site de rencontres. Rapidement, le profil de Didier fait une touche : la très entreprenante "Coquinette"...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

Mon humble avis : C'est une belle histoire que nous propose ici les deux auteurs, Ravard et Rabaté. Une histoire très actuelle, qui se déroule dans le monde paysan. Les difficultés et drames inhérents sont évidemment évoqués : les faillites, les suicides, le célibat, la solitude, le dur labeur, qui chaque jour de l'année, empêche une certaine ouverture au monde et de profiter des possibilités de celui-ci. On sent une très belle justesse dans cet ouvrage, qui se révèle être un hommage sincère à ces gens qui travaillent courageusement la terre.

Le tout avec des personnages très bien croqués et attachants et bien sûr une belle dose d'humour bienvenu. Certaines bulles, bien trouvées, m'ont fait franchement rire et la cocasserie de nombre de scènes est remarquable. Bon pour Didier, ce n'est pas gagner, il y a du travail !

Malgré l'âpreté de la vie, on sent qu'elle n'est pas dénuée de tendresse ni d'amour et de belles surprises du destin... Et surtout, le grand Amour n'y est pas une fin en soi. Lorsque l'on est bien entouré, la vie ne manque ni de douceur ni de piquant.

Je n'ai pas été fan des dessins, un peu trop caricaturaux pour moi.

Un pourrait croire que l'histoire est triste, mais à chaque coup dur vécu par nos trois personnages principaux, suit des moments qui prêtent à rire ou à s'émouvoir. Aussi, cette BD se révèle-t-elle être un bon divertissement feel good sur fond sérieux entre deux lectures plus conséquentes.

L'avis de Noukette 

Une planche pour Luocine 😉

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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