Publié le 22 Janvier 2021

roman - Didier Van Cauwelaert - la dernière nuit au XVème siècle, avis, chronique, critique

Roman - VDB Editions - 6h27 d'écoute - 16.95 €

Parution d'origine chez  Albin Michel en 2008

L'histoire : Comment vivre une histoire d'amour avec une jeune femme du XVe siècle, quand on est contrôleur des impôts à Châteauroux en 2008 ?C'est tout le problème de Jean-Luc Talbot, qui était un homme normal, rangé et rationnel... jusqu'à la nuit dernière, où tout a basculé. Est-il rattrapé par une passion vécue au Moyen Age, ou victime du complot diabolique d'un contribuable ? 

Tentation : Le nom de l'auteur que j'apprécie

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Aïe, moi qui cherchais un dernier livre audio sympa et sans prise de tête pour effectuer mes derniers trajets 2020 en voiture, et bien j'en ai été pour mes frais. Ce n'est pas compliqué, j'ai détesté ce roman. J'en ai subi l'écoute et n'ai rien saisi de l'intérêt de l'histoire qui est somme toute rocambolesque. Rocambolesque, pourquoi pas lorsque l'on est déjà dans le romanesque mais là, ça défit l'imagination... Encore une fois, pourquoi pas lorsqu'il s'agit de littérature ?!

Tout ça pour dire que ce roman a glissé sur moi sans trouver aucune accroche. Rien ne m'a pénétrée, ni la poésie de l'amour, ni les situations dantesques où se retrouve le personnage principal. D'ailleurs, je n'ai éprouvé ni empathie ni sympathique pour aucun des protagonistes de l'histoire et pour nombre d'entre eux, j'ai du mal à m'en figurer rôle précis dans le déroulement des événements.

Le roman n'est pas bien long, et pourtant, il m'a semblé interminable. J'ai entamé cette écoute un peu à l'aveugle, sans connaître le nombre de plages (chapitres). A partir de 15, je m'attendais à ce que cela se termine, et bien non, cela repartait pour un tour sans cesse.

Bref, par cette histoire de Jean-Luc Talbot, qui serait plus ou moins la réincarnation d'un certain Guillaume qui vécut au XVème siècle et dont Isabeau, son amoureuse de l'époque veut poursuivre leur amour dans le présent... j'imagine que Didier van Cauwelaert développe sans doute l'intérêt qu'il porte peut-être à l'espace-temps, aux sciences plus ou moins occultes, à la réincarnation. Sans aller aussi loin, il nous dit peut-être qu'il faut parfois se libérer de son passé pour avancer. Mais bon bref, je ne suis pas du tout convaincue, au point qu'au cours de ma lecture, je me suis dit que ce roman était peut-être l'un des tous premiers du célèbre et prolifique auteur que j'apprécie habituellement, et bien même pas.  On passe !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 20 Janvier 2021

BD, bande dessinée, Les vieux fourneaux, tome 6 , l'oreille bouchée, Lupano, Cauuet

BD - Editions Dargaud - 56 pages - 13 €

Parution le 6 novembre 2020

L'histoire : Mimile a eu l'idée du siècle : inviter ses vieux amis à le rejoindre en Guyane pour un séjour mystérieux. Antoine, qui n'a jamais voyagé, est aux anges. Pierrot, qui n'a jamais voyagé non plus, n'a pas l'intention de laisser l'exotisme et l'aventure saper sa proverbiale mauvaise humeur.  Les voyages forment la jeunesse, pas les vieux, pense-t-il. Il se trompe pourtant, car c'est bien l'enfance qui les attend au détour du fleuve Maroni.

 

Tentation : Ma fidélité à cette série

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : J'ai réservé cette BD avant même qu'elle n'arrive à ma bib', en étant prem's sur liste d'attente ! J'ai donc été la première lectrice à tourner ses pages !

C'est toujours un plaisir de retrouver nos trois célèbres papys et la promesse d'un chouette moment de lecture !  Leur trio fonctionne une fois de plus, ce n'est plus surprenant, mais toujours jubilatoire.

Cette fois, Mimile, Pierrot et Antoine nous emmène en Guyane... A nous une bonne dose d'exotisme bien appréciable ces temps-ci. Une végétation luxuriante, des moustiques, de la pluie et un singe très collant, voilà qui fait encore monter d'un poil la mauvaise humeur de notre Pierrot, et qui fait fonctionner nos zygomatiques !

Mimile a préparé de sacrées surprises pour ses deux poteaux de toujours : un retour dans leurs souvenirs d'enfance, des retrouvailles avec Juliette, et aussi, une cause à défendre, ce qui évidemment redonne le sourire à cet anarchiste de Pierrot. En effet, leur chemin les mène sur un site naturel merveilleux, à la biodiversité richissime, promis à la destruction pour la construction d'un énorme site d'orpaillage. Lupano et Cauuet dénoncent ici simplement et efficacement les conséquences dramatiques de "la ruée vers l'or" sur l'environnement et les populations locales.

Evidemment, nos papys aux grands coeurs n'ont pas dit leur dernier mot ! Une bonne dose de divertissement intéressant !

L'avis de Dasola

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 18 Janvier 2021

Irène Frain, Prix Interallier 2020, un crime sans importance, littérature, avis, critique, chronique

Récit - Editions du seuil -256 pages - 18 €

Parution le 20 août 2020 : Rentrée littéraire

Le sujet : En banlieue parisienne, une femme vêtue d'un manteau bleu noir, discrète, comme si elle n'était pas à sa place, se rend aux obsèques de Denise, une septuagénaire. Denise a été sauvagement assassinée à son domicile. Une enquête de police est bien sûr ouverte mais l'aboutissement tarde... Police et justice se murent dans un silence suspect, silence qui empêche la famille de comprendre, de faire son deuil, et de punir le criminel. La femme en manteau bleu noir est de cette famille divisée. Elle est la soeur cadette de Denise. Elle est Irène Frain. Irène Frain, qui est écrivain et a donc la parole, prend la plume pour que la mort de sa soeur ne demeure pas un crime sans importance.

 

Tentation  : La blogo

Fournisseur : Bib N° 1

Mon humble avis : Il se lit comme un roman, mais narre une histoire tragique réelle. Ce récit puissant et cruel m'a littéralement happée. J'ai même été surprise de le dévorer aussi vite. Je m'attendais à une lecture difficile alors qu'en fait, l'écriture, évidemment travaillée, est d'une fluidité merveilleuse. Elle invite, elle retient, et pour l'auteure, elle démusèle. 

Par ce récit, Irène Frain libère sa colère longtemps contenue face aux silences qui suivent le meurtre de sa soeur, de sa marraine. Le silence de la famille distendue et toxique, qui mettra 7 semaines à l'avertir de la violente agression qui a mené à la mort de Denise. Le silence de la police, qui ne confie pas le dossier à la justice... Ce qui fait que la famille n'y a pas accès et reste dans le brouillard. 

La famille est divisée, Irène Frain ne semble plus en faire vraiment partie. Des passages bouleversants sur l'enfance des deux soeurs, puis sur la vie de Denise nous expliquent pourquoi celles-ci ne se sont pas vues depuis des années.  Et pourtant, un lien très fort unit Irène et Denise... Mais il y a la maladie de Denise, et les traditions taiseuses de cette famille bretonne modeste.

Irène Frain va se battre pour savoir où en est l'enquête, pour que le meurtre de sa soeur ne tombe pas dans l'oubli judiciaire. Lors de ses recherches, elle découvre que d'autres personnes âgées des alentours ont aussi subi de terribles agressions chez elles... Et pourtant, la police ne semble pas faire le lien, là où les habitants de la ville y voient clair comme de l'eau de roche. Le policier en charge de l'enquête reste injoignable, il ne transmet pas le rapport à la justice, tout reste au point mort. La colère d'Irène Frain devant cette inertie, qui cache soit de la mauvaise volonté soit un vice de procédure caché, est contagieuse... Elle monte en nous et déborde. Mais comme le dit Irène Frain, le meurtre d'une vieille dame discrète ne déplace pas les foules comme celui d'une belle adolescente, elle ne génère pas de marche blanche... C'est sans doute un crime sans importance aux yeux de la société...

J'ai vraiment du mal à rendre hommage à ce texte aussi ahurissant que bouleversant, sincère et pudique, qui porte aussi sur le deuil en lui-même. Je ne trouve pas les mots. Mais il est à lire, d'autant qu'en parallèle, Irène Frain dresse le portrait de nos villes, de nos banlieues actuelles et d'un dysfonctionnement sociétal certain.

 

L'avis d'Aifelle et d'Antigone

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Janvier 2021

Jean-Louis Fournier, satané dieu, livre, avis, chronique, critique

Roman - Editions Stock - 151 pages - 5.70 €

Parution d'origine en 2005 (existe chez J'ai Lu)

L'histoire : Dieu a fini le monde. Il a ses 150 trimestres, il peut prendre sa retraite. Il choisit de loger avec Saint Pierre au dernier étage d’une tour, au-dessus des hommes. Parfois, il joue au « domino » avec Saint Pierre, mais souvent il s’ennuie. Il entend les voisins du dessous s’amuser. Il est jaloux, leur bonheur lui fait mal. Pas grave, Dieu a beaucoup d'imagination pour pourrir leur vie !

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Voici 11 ans que ce livre attendait dans ma PAL. Ce livre, je l'avais acheté au salon du livre de Paris, où à plusieurs blogueuses globalement débutantes alors, nous nous étions retrouvées.

Voici un roman/essai issue de la plus pure verve à la Fournier ! Cynique à souhait, absurde, décalé et drôle, très drôle justement parce que Jean-Louis Fournier sait faire court. Plus long, ce serait devenu répétitif. En effet, presque chaque chapitre s'ouvre sur la phrase : " Et comme chaque fois qu'il voit des gens heureux, Dieu a la nausée et il réfléchit à ce qu'il pourrait inventer. Il décide de leur gâcher la vie"... Il faut avouer que la pertinence impertinente de Jean-Louis Fournier fait mouche.

Et la liste des méfaits de Dieu qui nous pourrissent l'existence est sans fin ! Depuis les moustiques, en passant par TF1, via la jalousie, les allergies, l'injustice, l'insomnie, la fumée, la pluie, l'argent, l'orage, les embouteillages, la surpopulation, Jean-Michel Jarre, j'en passe et des pires ! Et bien sûr, ces méfaits génèrent aussi des conséquences néfastes... Par exemple, l'argent mène à la guerre...

Mais l'oeil averti du lecteur ne sera pas toujours dupe. Il remarquera certainement que nombre de ces maux qui nous empoisonnent l'existence ne sont que pure création humaine. Oui, l'homme est très doué pour créer son propre enfer et le faire prospérer !

Un bon moment de détente pour tous, même pour les croyants, à condition qu'ils aient  conservé le sens de l'humour et de la dérision !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Janvier 2021

Documentaire Netflix , Devenir, Becoming, Michele Obama

Documentaire 2020 / Titre Français : Devenir

Avec Michele et Barak Obama

Réalisé lors de la tournée du livre de l’ancienne Première Dame Michelle Obama, ce documentaire intimiste raconte sa vie, ses rêves et ce qui la lie aux autres.

Mon humble avis : Un documentaire sur l'une des plus grandes dames du monde, Michele Obama... Nous la suivons lors de sa tournée de promotion, de plus de 30 dates de par les Etats-Unis, de son autobiographie "Devenir" (Becoming). Des extraits filmés de cette tournée gigantesque, des interviewes, des coulisses, des rencontres avec les jeunes dans des maisons de quartiers, des témoignages et souvenir de ses 4 années en qualité de First Lady, et tout le chemin parcouru pour y parvenir... et y demeurer... tout en restant soi-même. Michele Obama vient d'un milieu populaire, toute sa vie elle s'est battue pour se faire acceptée, quelles que soient ses origines et sa couleur de peau. Il est évidemment beaucoup question de racisme, et également du bashing qu'a subi Michele Obama par la presse américaine. Mais c'est avant tout le portrait d'une grande dame, élégante, naturelle, battante, déterminée, qui va de l'avant et qui se donne pour mission de maintenir l'espoir pour le peuple américain, les femmes, et les personnes de couleurs. Un documentaire instructif, deux Amériques qui n'en font qu'une vues de l'intérieur : l'Amérique modeste et de couleur... et les coulisses du pouvoir, qui ne sont pas sans pression et décisions difficiles à prendre, le tout, sous les feux des projecteurs !

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Documentaire, Mission Blue, Netflix, Sylvia Earle, océan, protection de l'environnement, protection de l'océan.

Documentaire Netflix 2014

Avec Mission Blue, la célèbre océanographe Sylvia Earle nous livre un plaidoyer saisissant sur la nécessité de sauver nos océans...

 

Mon humble avis : Un documentaire très instructif où se côtoient et se superposent le merveilleux et la laideur. Le merveilleux : la richesse insondable et la beauté multicolore des océans... La laideur, l'empreinte de l'homme que l'on retrouve partout, et jusqu'aux plus profondes profondeurs : déchets, plastiques, marée noire, surpêche,  conséquences de l'usage des énergies fossiles et des pesticides. Même si ce sont dans des champs très éloignés des côtes. "Par le fleuve, tout revient à l'océan".  Photos, reportages subaquatiques et chiffres à l'appuis. Un documentaire déprimant mais avec des lueurs d'espoirs. Des solutions existent pour sauver les océans, qui sont aussi nos poumons et la base de l'éco système dont nous dépendons et que nous lessivons lamentablement. Les scientifiques y croient, ont peu encore changer les choses dans le bon sens, si tout le monde s'y met. De mon côté, je m'y mets en fonction de mes possibilités en participant régulièrement à des nettoyages de la nature et des côtes, quand je peux.

Je ne connaissais pas du tout Sylvia Earle. Ce documentaire nous offre un beau portrait d'une femme passionnée et déterminée. C'est l'une des plus grandes océanographes du monde, mais aussi biologiste marine, exploratrice, auteur et conférencière. Elle travaille a la découverte du monde marin depuis toujours. Née en 1935, c'est un sacré petit bout de femme qui plongeait encore à 80 ans (date du reportage). Avec elle, nous traversons aussi plus d'une moitié de siècle de découvertes, d'évolutions du matériel de plongées et de progrès scientifiques. Et vu son petit âge, inutile de préciser que Sylvia Earle a constaté au fil des années la détérioration catastrophiques du monde marin. Elle est donc un témoin essentiel, une Cousteau au féminin ! Un documentaire à voir ! Percutant !

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Documentaire Netflix 2019-2020 (USA/Mexique)

37 minutes

Titre complet : Birders, les gardiens de la migration

Mon humble avis :  Voici un excellent documentaire Netflix tourné autour du Rio Grande de part et d'autre de la frontière, tant au Texas qu'au Mexique. Dès hommes et des femmes des deux pays, passionnés ou professionnels (tout autant passionnés) sont les gardiens des zones préservées de ses régions, protègent les oiseaux et surveillent le déroulement des migrations via le comptage d'individu etc.

A savoir que, de par sa position entre le Canada et l'Amérique du Sud, le Texas est sur la route migratoire et est donc l'état américain le plus riche en faune ornithologique. De très belles images de natures et de volatiles diverses, des personnes qui dispensent commentaires et informations intéressantes. Un reportage reposant, où règne le respect de la nature. Mais bien sûr, là où il y a nature sauvage, il y a de l'ombre... En effet, à proximité du fameux mur construit par Trump, il y a déforestation... Hors la nature est un tout... Sans flore, pas de faune, sans faune, pas de flore. Si les oiseaux n'ont plus d'habitats dans ce lieu de migration, ils seront perdus et complètement désorientés...

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Documentaire de National Geographic 2017

1h30 -  de Brett Morgen

Avec Jane Goodall et Hugo van Lawick

Mon humble avis : Un formidable documentaire sur la célèbre primatologue, éthologue et anthropologue anglaise Jane Goodall.  Ses premiers pas en Tanzanie à l'approche des chimpanzés sauvages, dans le parc national de Gombe Stream. C'est grâce à ses observations et son étude que l'on a su à l'époque (début des années 60), que les chimpanzés utilisaient des outils, notamment pour manger. Elle a aussi pu constater chez les chimpanzés la joie, la jalousie, la tristesse, le deuil, la dépression... Bref, toutes une palette d'émotions jusqu'alors, l'Homme pensait en être le seul dépositaire. Son travail a donc considérablement fait évoluer la connaissance des chimpanzés et a conduit a modifié les définitions homme/animal. Elle a constaté que le chimpanzé partage aussi avec l'homme l'instinct guerrier et destructeur, mais aussi des variantes culturelles en fonction de leur situation géographique.

Ce portait d'une grande femme est tout bonnement passionnant à regarder. L'étude sur les chimpanzés sauvages de Tanzanie est la plus longue jamais menée sur une espèce sauvage en milieu naturel... puisqu'elle se poursuit toujours depuis bientôt 60 ans.

Au cours de ce film, nous suivons donc Jane Goodall dans la forêt tanzanienne mais aussi dans le parc du Serengeti, où elle a accompagné son mari, photographe animalier. Donc évidemment, de superbes photos de la savane bien peuplée !

Ce documentaire a été possible car des archives que tout le monde croyait perdues ont été retrouvées en 2014. Jane Goodall parcourt sans arrêt le monde pour témoigner, instruire, informer et obtenir la protection de ses espèces menacées. Sa renommée est internationale. Il y a un an et demi, en Afrique du Sud, j'ai eu la chance de visiter le refuge Jane Goodall Institute.

Un documentaire incontournable !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Netflix et VOD

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Publié le 12 Janvier 2021

Roman, J'ai Lu, Flammarion, Alexandre Feraga, Le dernier cerveau disponible

Roman - Editions J'ai Lu - 317 pages - 7.40 €

Parution d'origine chez Flammarion en 2017

L'histoire : Agressé en pleine rue, un homme atterrit dans la vitrine d’un salon de coiffure. Sous la violence des coups, il perd la mémoire et la parole. Impossible de savoir qui il est, d’autant plus que personne n’a signalé sa disparition. Qui voudra bien s’occuper de ce grand blessé ? Harold, le propriétaire du salon, accepte de l’accueillir chez lui. Qui va réellement réapprendre à vivre ? Le grand blessé ou ceux qui vont s'occuper de lui ?

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Ma CB, click & Collect confinée

 

Mon humble avis : Voici un roman plutôt farfelu, avec des personnages qui le sont tout autant, entre Spontex le manchot, Strumstick le terrible professeur, Harold le coiffeur culturiste etc... Mais il faut se méfier des apparences... C'est un peu ce que nous dit Alexandre Feraga. 

Car sous couvert de cette farce qui frôle le Vaudeville, l'auteur nous parle des blessures parfois invisibles de la vie, qui sont souvent les conséquences d'une certaine soumission à nombre de dictats. Ces dictats, il les développe à travers chacun de ses protagonistes. Pèle mêle, Alexandre Feraga montre du doigt les répercussions de la soumission à la théorie du genre, à l'état dictatorial (ici avec Cuba), à l'obligation de l'intégration (quitte à effacer le passé) avec le chauffeur de taxi vietnamien, le devoir de rentabilité avec Spontex, la course au progrès scientifique avec l'ignoble professeur fou, le patriarcat qui réduit la femme à son rôle ménager... Et son contraire... L'ultra féminisme, qui devient aussi une soumission au non. Le romancier évoque même la soumission des destinations touristiques à leurs visiteurs, puisque bien souvent, celles-ci maintiennent des traditions de façade uniquement pour ne pas décevoir les touristes. Oui, il faut correspondre à la carte postale.... Une dernière docilité pour la route... La nôtre, celle de chacun dans ses achats... Et oui, nous nous soumettons à un dictat commercial bien organisé.

Le cas le plus déployé est celui d'Harold, qui souffre de la domination de son père, ce père acariâtre, sévère, boxeur raté, toujours déçu par son fils et ce, depuis qu'enfant, il s'amusait à habiller des poupées. Et le pire, c'est qu'Harold, sans s'en rendre compte, reproduit avec son fils ce comportement qui semble être la signature de la lignée familiale. A travers le personnage d'Harold, Alexandre Feraga appuie là où ça fait mal pour nombre de lecteurs : les traumatismes d'enfance et les dictats familiaux qui empêchent d'évoluer, de s'envoler, d'être ce que l'on est vraiment.

Et l'homme agressé dans tout cela ? Harold le prénomme Olaf... Et, volontairement ou non, ce sera au lecteur de se faire son opinion, il va changer la vie de chaque habitant d'un quartier. Qui est-il ? Surprise ! Il y a bien une piste... Mais peut -elle être prise au sérieux ?

Le dernier cerveau disponible est un roman divertissant, lu entre les deux fêtes. Farfelu en surface et sérieux à la fois. Mais justement, j'ai trouvé qu'il partait un peu trop dans tous les sens, sans aller jusqu'au bout de chaque direction. Sans doute pour écrire un nombre de pages correcte, pas trop et pas trop peu... d'où cette impression de liste accélérée de soumissions. Il aurait peut-être mieux valu se concentrer sur certaines d'entre elles que de vouloir toutes les intégrer dans cette histoire.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 10 Janvier 2021

Mi septembre, je suis allée cueillir des mûres... Activité ô combien saisonnière qui me plait et me détend ! Oui mais que faire de ces mûres... moi qui passe depuis très longtemps un minimum de temps aux fourneaux ! Un gâteau et des muffins... J'étais lancée et le reconfinement m'a bien aidée ! Voici donc pour moi une nouvelle occupation que je peux faire chez moi, dans mon km², et qui me sort un peu de mes livres. Mon objectif étant de manger mieux, plus sain, en sachant ce qu'il y a dans les plats que je mange. Voici quelques unes de mes compositions culinaires, globalement toutes inspirées de l'appli Marmiton ! Bon appétit !

UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 1

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 8 Janvier 2021

roman, tropique du chat, Christine Lacroix, Guadeloupe, Faune, Flore, Les Saintes, félins, chats

Roman - Editions - Evidence Editions - 376 pages - 17.99 €

Parution le 14 avril 2020

L'histoire : Toussaint est, comme beaucoup de ses congénères, le chat de personne. Ce beau matou noir et blanc vit aux Saintes. Un jour, par mégarde, il se laisse embarquer dans une navette et le voilà à Trois Rivières, sur le continent vert. Il chemine le long de la côte sous le vent de Guadeloupe. A Malendure, il rencontre Blanchette, une chatte tout juste arrivée de métropole. Ils poursuivent ensemble leur aventure, surmontent les difficultés et profite du merveilleux jardin qu'est l'île papillon.

 

Tentation : Un mail de l'auteure

Fournisseur : Ma CB déconfinée de Mai

 

Mon humble avis : L'auteure Christine Lacroix ne s'est pas trompée en me contactant pour promouvoir son roman. Je pense qu'elle avait vraiment parcouru mon blog. Oui, son "tropique du chat" est fait pour moi... Moi qui, cela n'aura échappé à personne, suit une amoureuses des chats et une Guadeloupéenne de coeur... En effet, j'ai vécu presque 3 ans sur cette île tropicale. Et comme cette histoire se déroule sur cet archipel...

Dans le fond, cette oeuvre aurait pu être un coup de coeur. Je me suis régalée à suivre à la traces les pattes du chat Toussaint Louverture et sa douce amie Blanchette. Depuis les Saintes, Toussaint nous emmène sur la Basse Terre, tout au long de la côte caribéenne, jusqu'au Nord, puis jusqu'à la Rivière Salée, avant de revenir au point de départ via la Route de la Traversée. Que de souvenirs pour moi, d'images précises, je situais avec justesse presque tous les sites cités, et pour certains, j'avais encore des réminiscences personnelles bien vivaces, notamment aux Saintes, mon petit coin de paradis, où j'ai eu la chance d'aller moult fois.

Ces deux félins sont bien attachants et Christine Lacroix décrit leur comportement inné et singulier à la perfection. Et ils nous offrent une occasion unique... Celle de visiter une bonne partie de la Guadeloupe en profitant de leurs caractéristiques : vue, oui et odorat hors du commun ! Grâce à eux, rien ne nous échappe, de plus petits détails à la fragrance la plus délicate. Oui, à travers les yeux, les truffes et les paroles de ses personnages félins, la romancière dresse une cartographie et une photographie presque exhaustives de la Guadeloupe : faune, flore, paysages, cataclysmes, météorologie, histoire (par petites anecdotes), agriculture, us, coutumes, habitat, gastronomie. Le tout avec une grande précision... qui mène hélas à l'excès. C'est là que le bât blesse. Certes, sans doute que les naturalistes, ornithologues, herboristes et autres en herbe se régaleront de tant de descriptions de chacune des espèces vivantes et organiques mais de mon côté, j'ai frôlé l'indigestion au point d'accélérer ma lecture pour en finir, d'autant que dans cet inventaire, il y a certaines répétitions. Dommage, car en même temps, j'étais bien sur mon île.

Un petit mot sur la plume de Christine Lacroix... Très élégante, soignée, recherchée... Sans doute trop aussi (en tout cas à mon goût)... Beaucoup de vocabulaire très châtié et rare, au point que je me suis parfois aidé du dico... Alors pourquoi pas, surtout quand de tels vocables permettent d'éviter la réitération. Mais en fait non, ces termes inusités de retrouvent trop souvent, presque systématiquement dans au fil des pages. Ajoutez à cela les nombreux noms scientifiques des espèces décrites, la lecture n'est pas de tout repos pour l'esprit.

Quoiqu'il en soit, Christine Lacroix offre ici une belle histoire, et invite à regarder plus grand, plus près, plus loin, à profiter de notre belle nature et...évidemment, à la protéger. L'objectif de ce roman est aussi d'inciter les lecteurs à adopter un chat en refuge. Bon, avec déjà un trio poilu chez moi (tous de récup'), je ne peux répondre à son incitation !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Un monde de chat

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Publié le 6 Janvier 2021

Olivia rosenthal, roman, que font les rennes après Noël, conditions animale

Roman - Editions Folio - 224 pages - 7.50 €

Parution Folio 2012, Gallimard 2010

L'histoire : Vous aimez les animaux. Ce livre raconte leur histoire et la vôtre. L'histoire d'une enfant qui croit que le traîneau du père Noël apporte les cadeaux et qui sera forcée un jour de ne plus y croire. Il faut grandir, il faut s'affranchir. C'est très difficile. C'est même impossible. Au fond, vous êtes exactement comme les animaux, tous ces animaux que nous emprisonnons, que nous élevons, que nous protégeons, que nous mangeons. Vous aussi, vous êtes emprisonnée, élevée, éduquée, protégée. Et ni les animaux ni vous ne savez comment faire pour vous émanciper. Pourtant il faudra bien trouver un moyen.

 

Tentation : Ma PAL et le titre pour cette époque de l'année

Fournisseur : Ma PAL 

Mon humble avis : J'ai lu ce roman avec intérêt mais sans réel plaisir. En fait, son format rédactionnel m'a énormément désarçonnée. Plusieurs narrateurs se suivent, sans que la prise de main de suivant soit toujours très nette. Ils ont tous un rapport professionnel avec les animaux... Eleveuse et dresseuse de loups, soigneur dans un parc animalier, généticienne biologiste dans un laboratoire qui s'essaie sur le vivant, éleveur de vache, boucher, technicien d'abattoir. Tous évoquent leur rapport à l'animal, que ce soit sur le lieu de travail ou dans leur vie personnelle. Et ce, avec moult descriptions et explications quant à la législation, tantôt protectrice, tantôt inepte et absurde, relative au droit de posséder, d'exploiter et de vendre des animaux sauvages, exotiques, où destinés à la consommation.  Ces détails sont parfois trop précis et devienne litanie. Certains se lisent en diagonales, car assez répugnants pensent on hypocritement, et pourtant nécessaires à notre alimentaire si l'on n'est pas végétarien. Ce sont les trois premiers intervenants qui m'ont le plus intéressée... Les loups et le parc animalier, le labo... Car, à titre personnel, j'ai du mal à me faire une idée vraiment avisée sur le respect général de la condition animale, surtout à notre époque où les parcs animaliers deviennent de plus en plus des refuges pour des espèces menacées, où l'on peut espérer quelques reproductions... Je pense que l'objectif d'Olivia Rosenthal est de nous remuer et de nous interroger dans nos convictions, de nous aider à en trouver ou alors, d'accepter le fait que la solution ne soit pas si simple... quand il s'agit d'exploitation et de condition animale au XXIème siècle... Alors qu'on veut le progrès, celui -ci se trouverait actuellement dans un retour en arrière pour certains cas. Il est aussi question de l'imprégnation, du retour à la vie sauvage... 

Mais, mais, voilà mon gros bémol... J'espérais une lecture vraiment romanesque et ce qualificatif n'est pas franchement visible. On n'a plus l'impression d'une suite de témoignages. D'autant, qu'au fil et au coeur de ces derniers, entre chaque paragraphe, il semble que ce soit l'auteure qui interpelle le lecteur, via un autre personnage qui pourrait être vous ou elle ou n'importe qui d'autre... un être humain, une femme ici, depuis sa naissance, en passant par son imprégnation familiale jusqu'à son émancipation totale, financière, psychologique... Au début, c'est assez sympa, mais cela devient très lassant et long, d'autant que chacun de ses paragraphes s'achèvent par des phrases qui deviennent presque des mantras... Et qu'on finit par ne même plus lire.

Etrange donc... une lecture décevante, malgré un titre alléchant, mais pas dénuée d'intérêt !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 4 Janvier 2021

Roman - Editions Audiolib - 17h20 d'écoute - 23.45 €

Parution d'origine aux Editions de Fallois en mai 2020

L'histoire :  Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L’enquête de police n’aboutira jamais.
Des années plus tard, au début de l’été 2018, lorsqu’un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d’imaginer qu’il va se retrouver plongé dans cette affaire.
Que s’est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier?

Tentation : J'adore Joël Dicker

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Cela fait maintenant quelque temps que lis en format audio toutes les parutions de Joël Dicker avec toujours la même impatience et le même enthousiasme. Cette année, mon empressement était encore plus intense car enfin, Joël Dicker ne situe plus son intrigue aux Etats-Unis, mais à Genève, sa ville natale.

Et là, déception ! Pire que ça même. Au fil de mon audio lecture, c'est même de l'agacement qui m'emplissait. Je n'avais pas hâte de finir, mais hâte d'en finir... Nuance de taille !

Certes, Joël Dicker a une fois de plus abattu un énorme travail pour pour développer son histoire (dans le milieu bancaire suisse) qui parait bien ficelée si ce n'est que l'on peut se demander si elle est vraiment probable. Certes, les révélations finales sont pour le moins surprenantes et inattendues. Mais quel interminable chemin pour y parvenir, que de longueurs aussi bien dans l'écriture (à quoi bon préciser moult fois que le commissariat se trouve à Genève alors qu'on le sait, à quoi bon redire à chaque fois "ils prenaient leur petit déjeuner sur la terrasse de la maison en bord de mer" etc...) et dans le déroulement de l'action. Ajoutez à cela une narration épuisante, qui sans cesse vous fait voyager dans le temps, et qui ressemble à ceci, sans trop exagéré : quinze ans plus tôt, aujourd'hui, la veille du meurtre, le lendemain du meurtre, 4 mois après le meurtre, trois jours avant le meurtre, 15 ans avant le meurtre, 14 ans avant le meurtre, six mois après le meurtre, un jour et une heure avant le meurtre, le soir du meurtre, re quinze ans avant le meurtre, une semaine avant le meurtre... Bref, et c'est ainsi durant 17h30 d'audiolecture. J'en avais vraiment ras-le bol... Surtout que ces "vas et viens" dans le temps, qui prennent du temps, oblige le romancier à renouveler des rappels au cas où le lecteur serait perdu.

Qui plus est, Joël Dicker se met lui-même en abyme dans ce roman (où ce dernier figure également en abyme), ce qui permet au romancier de revenir sur son succès fulgurant de ces dernières années et rendre un bel hommage à feu son éditeur. Ces passages sont intéressants, mais ne sont là que pour nous éloigner du sujet. 

Enfin, c'est comme au cinéma... Quand je m'ennuie, cela m'énerve, et quand je suis énervée, je deviens implacable et à l'affut du moindre défaut. Et cette fois-ci, j'ai trouvé l'écriture très convenue, très attendue, pour même lire des phrases que j'ai l'impression d'avoir déjà rencontrées dans des dizaines d'autres romans (ex : leurs pas étaient étouffés par l'épaisse moquette des couloirs du palace). A d'autres moments, le style devient flamboyant et grandiloquent pour décrire les sentiments des personnages, alors qu'en tant que lectrice, mon coeur est restée de marbre. Aucun des protagonistes n'a éveillé en moi la moindre sympathie.

Dommage, car sans les incessantes rallonges, et condensée sur 300 pages, cette histoire, bien travaillée aurait pu être captivante. Au lieu de cela, j'ai une la sensation de lire un roman trop lécher, comme si Dicker avait voulu trop bien faire. Mais de mon côté, je suis proche du divorce avec l'un de mes auteurs chouchous...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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