Publié le 5 Mai 2026

Film de David Roux

Avec Mélanie Thierry, Arnaud Valois, Eric Caravaca, Jérémie Renier

Synopsis : Voilà Marianne aujourd’hui : femme d’un riche industriel, enviée et admirée, épouse modèle et mère de famille dévouée. Elle va avoir 40 ans et le confort de la vaste demeure familiale a lentement refermé sur elle son piège impitoyable. Prisonnière d’un inextricable réseau d’obligations sociales, familiales et conjugales, complice de son propre effacement, elle a, sans même s’en apercevoir, renoncé à elle-même. Alors, quand resurgit l’ombre de son passé, une brèche s’ouvre. Une autre vie serait-elle possible ? Et à quel prix ?

Mon humble avis : Une chose est sûre, malgré l'absence de soleil, ce n'est pas la lumière qui aurait plombé le budget. Que l'on soit en intérieur ou extérieur, tout est sombre ou dans une relative pénombre, ce qui donne un poids supplémentaire à la lourde atmosphère du film. A ce niveau-là, quand on voit la "non" vie que mène Marianne, à plusieurs reprises je me suis dit "mon dieu, c'est horrible, qu'est-ce que c'est lugubre"... Nous sommes, pendant une heure trente, dans la grande demeure et dans l'environnement d'une famille de grands bourgeois catholiques de province... Et mon dieu que c'est étouffant. Il y a dans cette famille tellement de mépris de l'autre, tant d'assurance de supériorité et de perfection, tant de conventions ancestrales et surtout patriarcales...

On entre très vite en empathie avec Marianne, cette femme minimalisée, anesthésiée par ce climat et ses obligations tant familiales que sociales. Sa parole n'est pas entendue, son avis ne compte pas. C'est son mari, l'aîné de la famille, qui prend la place du père et prend toutes les décisions dans cette famille ou l'affection semble s'acheter. Alors qu'elle n'a manifestement aucun horizon, la "prison" se referme de plus en plus sur elle. Un surgissement du passé va la réveiller, la sortir de sa léthargie, et s'installer dans le refus de sa condition, se révolter, jusqu'à prendre la bonne décision.

Ce film montre toute la toxicité et l'hypocrisie de certaines de ses familles pétries de certitude, mais également, et prouve que l'incapacité et la difficulté à quitter un conjoint méprisant n'est réservée aux femmes physiquement maltraitées.

Mélanie Thierry est bouleversante en Marianne réduite juste à son rôle de "femme de", qui n'est qu'un élément du décor, déconsidéré, mais un élément indispensable... Son jeu est alors très minimaliste, tout en discrètes nuances... Et puis on remarque les graines de son émancipation...Dans ses changements vestimentaires subtiles, dans son sens de la répartie qu'elle ne retient plus etc...

Quant à Eric Caravaca, qui joue le mari et le nouveau chef de tribu, il est royalement imbuvable, très souvent proche de la bêtise... Tout au long de la séance, on n'a qu'une envie, c'est lui donner des paires de baffes... mais qui ne servirait à rien... Et comme Marianne, les bras nous en tombent.

J'ai regretté à la fin de ne pas revoir le personnage de Lili, seule membre intéressante et sortie du moule de cette fratrie.

Un beau portrait de femme dans une solitude familiale, tout en délicatesse. Une réalisation réussie.

Mais cette famille et cette maison, avec le parquet qui craque et les portes qui grincent autant que les dents, j'en frémis encore !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Mai 2026

Bonjour, 

Ce dimanche, retournons zieuter dame nature de près, avec toute sa diversité, ses couleurs, ses piquants ou ses douceurs.

Toutes ces photos sont miennes et interdites d'usage ou de reproduction sans mon accord, prises ces deux dernières années entre le Nord, le Centre, l'Ouest et le sud Est.

Je vous souhaite un excellent dimanche :)

Dans 15 jours, on change de sujet :)

UN DIMANCHE EN PHOTOS EN ZIEUTANT DE PRES DAME NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS EN ZIEUTANT DE PRES DAME NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS EN ZIEUTANT DE PRES DAME NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS EN ZIEUTANT DE PRES DAME NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS EN ZIEUTANT DE PRES DAME NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS EN ZIEUTANT DE PRES DAME NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS EN ZIEUTANT DE PRES DAME NATURE
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UN DIMANCHE EN PHOTOS EN ZIEUTANT DE PRES DAME NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTOS EN ZIEUTANT DE PRES DAME NATURE
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin de la proxi photo

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Publié le 1 Mai 2026

BD - Editions Marabulles - 128 pages - 23.95 €

Parution en novembre 2024

4ème de couv : Deux journalistes d’investigation, Alex et Marise, infiltrent un voyage d’affaire en Corée du Nord en se faisant passer pour des négociants en chocolat.
Une idée culottée pour tenter de croiser Kim Jong Un. Nos deux héros, pas plus confiseurs qu’espions, ne sont pas au bout de leurs surprises.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Cette BD est inspirée de la propre expérience d'Antoine Dreyfus, l'un des auteurs, qui est aussi journaliste. C'est en 2008 qu'avec une collègue, il a infiltré le pays le plus fermé du monde, pour espérer sortir du seul circuit touristique imposé et peut-être rencontrer Kim Jong Un. Le récit a été réactualisé par rapport au contexte actuel (puisqu'il y ait question de covid, de l'Ukraine etc).

On ne fait qu'une bouchée de cette histoire sans temps mort, toujours sous tension... Entre les préparatifs du voyage, la couverture, et les sept jours passés à Pyongyang sans se trahir et en se méfiant de tout le monde.

Antoine Dreyfus l'annonce dès la préface : "Dans cette histoire presque entièrement véridique, ce qui est le plus improbable est, précisément, ce que nous n'avons pas inventé".

Effectivement, nos deux journalistes vont observer ou subir des scènes des plus ubuesques. Si le décor n'était pas la Corée du Nord et de tout ce que cela comporte, on serait dans le tragique-comique.

A chaque page ou presque, les auteurs nous enfoncent dans cette dictature, avec tout l'insolite et l'ignominie que cela comporte.. C'est vraiment toute la bêtise du système avec un grand B qui prête à rire... Entre le l'agent de la circulation en plein milieu d'un carrefour désert (voitures interdites), des balayeurs qui balaient des rues propres, la vénération affichée du grand leader... Sauf que l'on sait bien que derrière ce qui prête à rire, il y a la pauvreté, la famine certaines années, la torture et les exécutions pour n'importe quel prétexte, jusque dans l'entourage familial du dirigeant.

Il est toujours important de rappeler que si nous occidentaux, nous débordons d'informations, d'images etc, les Nord-Coréens ignorent tout de la guerre en Ukraine et au Moyen Orient, du réchauffement climatique ou autre... Vue que les médias sont aux mains de l'état. Il est aussi question de l'économie à bout de souffle, improductive à souhait de la Corée du Nord.

J'ai dévoré cette BD qui n'a rien de plombant vu la façon dont elle est traitée, laissant de la place à l'humour, au cynisme et à la dérision. Les dessins ne sont pas de ceux qui me plaisent du tout, mais j'avoue qu'ils servent efficacement le sujet. Quant aux bulles, elles oublient d'être trop bavardes... Parce que oui, des fois, le choc des dessins est aussi fort que le poids des mots.

A lire évidemment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 29 Avril 2026

Polar - Editions Seuils - 272 pages - 19 €

Parution en janvier 2025, existe dorénavant en poche

Mon pitch : Dans un petit village breton, dans la coulée, est retrouvé sans vie le corps de Marie, adolescente de 17 ans. Le cou porte des marques de strangulation.

Cette mort brutale ébranle toute la communauté. Un climat de suspicion accompagné de ragot et du réveil de vieilles rancoeurs se disperse de par les rues et jusque dans la gendarmerie, où chaque personne potentiellement liée à ce meurtre est convoquée à son tour.

Et pourtant, deux petits yeux ont tout vu... Ce de Marguerite, une gosse qui ne parle pas beaucoup, qui est différente, moquée. Personne ne songe à la convoquer et elle suit les rites familiaux : bouche cousue, ce ne sont pas nos affaires.

 

Tentation : Son succès à la médiathèque et le club de lecture.

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Bienvenue dans un hameau breton au début des années 80... L'autrice est née dans ces années et ce milieu-là. Elle en a tiré matière à ce premier roman, bien réussi dans la fond, mais pas exaltant dans le forme.

Les plus d'abord : Une écriture maîtrisée, parsemée de moments puissants et d'expressions fulgurantes, tantôt émouvantes, tantôt déchirantes. Bref, style agréable et fluide, même si parfois trop porté sur métaphore.

L'intrigue est profonde, donc évidemment, les pages se tournent pour tenter de deviner, pour savoir. La forme narrative est elle même intéressante et pas forcément courante... Les chapitres s'alternent. Certains nous font entrer dans les différentes maisons de ce hameau, dans le bus scolaire qui mène Marguerite à l'école, dans la salle de classe, dans le bistrot du coin, chez les parents pharmaciens de la défunte Marie... Les autres chapitres nous font pénétrer dans la gendarmerie, où la confession de chaque personne interrogée fait l'objet d'un plus ou moins long monologue... Nous n'avons pas accès aux questions des gendarmes, juste aux réponses qui révèlent le comportement  et l'esprit de chacun.

Le Hameau est divisé en deux : les Hautes Mottes (où vivent les plus aisés) et les Basses Mottes, où l'on trouve les paysans harassés par un travail peu rentable. Nous sommes en huis-clos dans ce village, c'est un roman d'atmosphère, de ce qui se dit ou se tait derrière les rideaux fermés. Les Hautes et les Basses Mottes se méprisent pour tout un tas de raison...

Notamment, l'écologie balbutiante... Car le riche pharmacien, qui ne sait pas comment tourne une ferme, se permet de dénoncer des comportements peu écologiques de ses voisins agriculteurs, qui doivent bien manger et même nourrir le pays entier.

Ce qui m'a dérangée et même agacée... Je ne sais pas à quoi ressemblait un hameau breton dans les années 80 (à cette époque, je vivais sur ma terre natale du Nord) mais dans ce roman, tout n'est que misère, violence familiale, qu'elle soit physique ou verbale. Chaque personnage est bien chargé (que ce soit par son physique, son passé, sa bêtise etc), trop peut-être. Le niveau socio-intellectuel de chacun reste sur le plancher des vaches. Il semble que dans ce village personne ne soit relativement beau et pas deux fois trop belliqueux taiseux ou pas un oublié de la vie ou de la chance. Seul moment de grâce et de finesse d'esprit : le témoignage de Mimi, la tenancière du bar, la seule qui semble voir le monde, l'analyser et entrer en empathie, voire en regret. Mais son passé est lui aussi bien chargé. On ne s'attache à personne, même pas vraiment non plus à cette pauvre Marguerite, genre Cosette des années 80, qui subit pourtant une bonne partie de la laideur du monde, tout comme son ami Victor, lui aussi différent, rejeté.

Bref, j'ai eu l'impression en sortant de ce roman que la campagne bretonne n'était que misère peuplée d'abrutis. Alors certes, le mot "plouc" prend ses racines en Bretagne mais là, tout de même s'est salé, pour moi c'est pousser jusqu'à la caricature méprisante et très malaisante pour moi. Cela manque de nuances. Je pense que le monde rural, malgré une certaine âpreté de vie, mérite mieux que cela, que cet amas de poncifs qui gâche un peu le plaisir de lecture. La même chose dans les années 30, j'y aurais peut-être cru, mais là, dans les années 80, ça sonne faux.

L'engouement et les prix reçus par ce roman m'étonnent tout de même...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 27 Avril 2026

Film d'Antoine FUQUA

Avec Jaafar Jackson, Colman Domingo, Nia Long

Synopsis : Michael dresse le portrait cinématographique de la vie de l'un des artistes les plus influents de notre époque.

Le film raconte l'histoire de Michael Jackson au-delà de la musique, depuis la découverte d'un talent hors du commun en tant que leader des Jackson Five, jusqu'à l'artiste visionnaire dont l'ambition créative a alimenté une quête incessante pour devenir le plus grand artiste au monde.

Mettant en lumière sa vie hors scène et ses performances les plus emblématiques de ses débuts en solo, le film offre au public une place au premier rang pour découvrir Michael Jackson comme jamais auparavant. C'est ici que son histoire commence.

Mon humble avis : Un film attendu...

Un biopic sur le roi de la pop, Michael Jackson, validé par une bonne partie du clan Jackson... Et dans le rôle de Michael adulte, Jaafar Jackson pour la première fois au cinéma, neveu de Michael et fils de Jermaine. Par contre, le frère cadet est absent du scénario, tout comme Janet qui n'a pas souhaité que son personnage apparaisse à l'écran. Paris, la fille de Michael émet beaucoup de réserve sur cette production qu'elle dit mensongère.

Le film est-il lissé par rapport à la réalité ? Je n'en sais rien et peu m'importe. Déjà, il ne peut être exhaustif puisqu'il "ne" traite qu'une vingtaine d'années, mais tout de même 20 ans... Au début, Michael a 8 ans et chante avec ses frères dans le groupe Jackson five. Quand tombe le générique de fin, l'album Bad est sorti et Michael est en pleine tournée internationale... Donc 1988 environ... Avant que l'image du king of the pop devienne ultra people et controversée pour cause d'accusation d'abus sur un enfant... Michael a interdit ante mortem que cette "histoire" et ses protagonistes soient un jour porté un jour à l'écran. en soit un jour question au cinéma et honnêtement, on ne saura jamais le vrai du faux dans cette histoire qui ressemble tout de même bien à une grosse histoire de chantage du père de l'enfant pour faire fortune sur le dos de Michael. Du coup, la vérité qui aurait pu exploser dans ce film reste dans les arcanes du passé

Mais que le film est bon ! On aimerait d'ailleurs qu'il dure plus longtemps pour couvrir d'autres tubes de la star. Et, même si ce film est une vision familiale, on est loin de celles des tabloïds à l'imagination débordant. Je pense que c'est une image plus réelle de Michael qui nous est ici présentée. Et tout cela explique très bien les possibles déviances de l'avenir, ou en tous cas que son comportement soit interprété comme tel.

Le film démontre à merveille le talent, la créativité, le génie et les sommes monstres de travail de Michael Jackson. J'étais jeune à l'époque de la sortie de Thriller, aussi, l'aspect novateur de la musique et de l'artiste m'avait échappé. Avec ce film, on comprend bien ce que Michael a insufflé dans le monde musical, notamment, celle de baisser les frontières entre musique pour blancs et musiques pour noirs. On réalise aussi à quel point Michael a frôlé la mort lors de l'accident sur le tournage de la pub Pepsi... Et on ne peut être qu'admiratif devant sa résilience, sa combativité et son courage.

Mais le biopic n'est pas édulcoré non plus... Derrière la star, on voit l'enfant qui n'a pas eu d'enfance, qui a passé toutes ses jeunes années à subir les répétitions musicales sans fin exigée par le père (Joseph), et les coups de ceintures qui pleuvaient si Michael se rebiffait ou manquait de précision. On comprend que Michael n'a jamais pu mener de vie normale, avoir des amis de son âge, jouer comme un gosse... D'où son amour XXL pour les animaux qui sont ses vrais amis, pour l'univers de Peter Pan et tout ce qui touche à l'enfance, les jouets etc...

Le fil rouge du film reste la relation entre Michael et Joseph, son père. Un homme colérique, exigeant, maltraitant, égocentrique... qui pensait que Michael était sa propriété et agissait comme tel. On voit Michael pleurer, ne pas oser regarder son père dans les yeux, être sous en emprise psychologique et physique. Derrière la star, un jeune homme blessé et fragile, craignant son père, mais aimant sa famille, et loyal. Ce film est donc le récit de l'émancipation de Michael par rapport à son père. Celle-ci fut réellement, publiquement et légalement effective lors de la sortie de Bad.

Jaafar est Michael et on pourrait presque dire que Michael est Jaafar. Bluffant, à s'y méprendre bien souvent ! Le neveu du king of the pop a pourtant passé des auditions... Mais son travail acharné sur plus de 2 ans et sa ressemblance physique, qui ont mené à un mimétisme parfait, l'ont emporté. Et franchement, Jaafar est incroyable, tant dans les passages familiaux et intimes que sur scène devant des milliers de spectateurs avec les chorégraphies que l'on connaît.

Dix-sept ans après le décès de l'icône phénoménale, ce film nous permet de reprendre conscience de l'exceptionnel artiste qu'il était. La séance n'est pas avare de passages musicaux ou de répétitions de danse. Et c'est tant mieux car on en redemanderait bien encore... 

J'ai écouté une interview de Jaafar Jackson... Celle-ci couplée avec la phrase qui annonce le générique de fin me fait dire qu'une suite pourrait bien être en préparation... Je l'attends avec impatience !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 25 Avril 2026

BD - Editions Dargaud - 112 pages - 21.50 €

Parution en octobre 2025

Mon pitch : La psychiatre déjanté Eva Rojas est dans le bureau de son psychiatre escortée par deux policiers... Est elle entendue comme coupable ou témoin ? Quoiqu'il en soit le corps d'un homme a été retrouvé raide mort dans une couche de béton...  Eva raconte par le détail les sept jours qui ont précédé cette découverte... Sept jours pendant lesquels elle a cherché un de ses patients disparu, Joao, 19 ans, star montante du football. Et dans cette enquête, elle a pu compter sur "les voix" qui l'accompagnent.

 

 

Tentation : Le nom de l'auteur

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : C'est à Jordi Lafebre que l'on doit la magnifique BD "Malgré tout", qui a tourné sur la blogo il y a quelques années. D'où mon choix de Je suis un ange perdu. Ce dernier est en fait la suite de "Je suis leur silence", paru en 2023... je l'ignorais, mais cela n'a pas gêné dans ma lecture.

Une enquête sur des chapeaux de roue, bien intéressante, qui ne manque pas de rebondissement, d'humour et de réalisme social...  Dans cet opus, Jordi Lafèbre de frotte aux sujets du sport de haut niveau, du néonazisme, de la prostitution et des maladies mentales. Et pour traiter certains de ces sujets, il ne manque ni d'humour ou de cynisme.

Les dessins sont dynamiques et colorés comme je les aime.

J'ai cependant deux regrets : Que l'auteur exploite si peu le fait que cette histoire se déroule à Barcelone (en fait, on aperçoit une fois de loin la Sagrada Familia et c'est tout), mais qui aurait pu être dans n'importe quelle grande ville (qui a un grand club de foot !!!) Un reproche aussi... Lecture conseillée dès 15 ans... Et pourtant, les cases où Eva Rojas n'a pas une clope au bec ou à la main se compte sur les doigts de la même main. Je ne sais pas si je suis vieux jeu ou pas, mais j'ai trouvé que c'était un mauvais exemple, comme si la cigarette faisait le style du personnage... C'est plutôt incitatif... alors que les médias nous bombardent de campagnes de prévention...

Une enquête qui se révèle être une lecture agréable et divertissante, et une héroïne déjantée mais bien attachante. Un mélange de genre qui se fait bien : comédie, polar, drame.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 23 Avril 2026

Roman - Editions Audiolib - 11h31 d'écoute - 17.99 €

Parution d'origine en avril 2023. Existe en poche aussi.

Mon pitch : 1946... Adolescente, Gretel et sa mère fuient la Pologne, la honte chevillée au corps et la peur au ventre. Elles s'installent à Paris.

2022 : Gretel est une veuve nonagénaire et vit depuis quarante ans à Londres dans une résidence chique. Arrivent de nouveaux voisins... Un couple et leur jeune garçon. Leurs attitudes réveillent des souvenirs que Gretel pensaient enfouis à jamais. Et qui la mèneront au choix cornélien... Se taire et sauver sa peau, ou se mettre en péril et sauver un enfant.

 

Tentation : Envie de découvrir un nouvel auteur

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Je suis contente, cette année, j'arrive à respecter globalement un objectif de lectures... Explorer de nouveaux auteurs (pour moi) et sortir plus souvent de ma zone de confort trop "franco-française" comme je dis.  Me voilà donc partie à la découverte de grands auteurs étrangers qui semblent incontournables... Voici donc ma première lecture de l'irlandais John Boyne.... Et pas la dernière !

Car quel roman ! J'en suis sortie toute "waouh", comme frappée par autant de talent, ébahie de pouvoir être encore autant surprise, captivée et perturbée par un roman. La vie en fuite est dorénavant un de mes grands grands coups de coeur de ces dernières années je pense.

Les grands sujets de cette histoire sont la culpabilité et la responsabilité. Une adolescente de 12 ans peut-elle être tenue pour responsable des actes de ses parents, ou de leur non dénonciation au fil de sa vie d'adulte.  Même quand on grandit au milieu de l'indicible qui devient la norme, ou que l'on côtoie cet indicible sans en prendre part mais en se taisant... Quand le sentiment de culpabilité se déclare-t-il, doit-on le porter toute sa vie ? Sommes-nous tous égaux devant ce sentiment qui peut ronger sur des décennies.

Je l'ignorais, mais "la vie en fuite" est la suite de "le garçon au pyjama rayé" paru en 2009 à destination du public jeunesse. Cette méconnaissance ne m'a gênée en rien, et la vie en fuite est bel et bien un roman adressé aux adultes.

Les chapitres s'alternent entre deux temporalités où l'on suit Gretel. 1946 lorsqu'elle arrive à Paris avec sa mère. Elles vivent pauvrement après une vie sans privation. Elles se déclarent allemandes de Berlin. Mais Gretel évoque souvent "l'autre endroit", qu'il est interdit de nommer. Lecteurs, nous comprenons vite qu'il s'agit d'Auschwitz, mais "du bon côté de la clôture". Le père et le petit frère sont morts, et c'est en état de sidération que nous découvrirons les causes et les circonstances de leur mort.

Dans les années 50, nous partons quelque temps avec Gretel en Australie. Alors qu'elle le fuit, elle rencontre son passé.

Le reste du temps, nous sommes à Londres avec Gretel qui a 91 ans, et que son fils aimerait placer en Epadh pour vendre le luxueux appartement. Sauf que Gretel a la patate et que ce n'est que les pieds devant qu'elle quittera son cocon... Et puis arrivent les nouveaux voisins et le petit Henry, dont le comportement alerte la vieille dame. Et là, un autre sujet important prend place : la violence intra familiale et l'emprise morale...  Je ne peux pas en dire plus sans risquer de spoiler...

Et puis il y a aussi la "jeune" voisine de Gretel... 20 ans de moins qu'elle mais déjà atteinte d'Alzheimer. Gretel s'en occupe en bonne voisine et garde toujours un oeil sur elle. 

Quel sacré personnage cette Gretel qui, quelque part, nous pousse sacrément dans nos retranchements, et ballote bien nos intimes convictions. Est-elle pénalement coupable, est-elle moralement responsable quand ce qui pourrait lui être reproché s'est déroulé alors qu'elle était enfant ? 

Moi-même, je n'arrive pas à me décider. Il y a en fait dans ces pages un aspect que j'appelle l'aspect "et si j'étais né en 17 à Leidenstadt" (Chanson de Jean-Jacques Goldman). Mais je n'ai pas réussi à la détester cette Gretel... Comme quoi, on peut facilement donner son affection à quelqu'un pour ce qu'il est actuellement, quand on ignore tout de son passé... Et là encore, reste à savoir si cette personne est responsable de son passé... Terrible questionnement dont ceux qui auront une réponse claire et nette seront bien chanceux ou alors tout à fait manichéens. Car quelque part, on sent que même John Boyne est indécis, et laisse le choix aux lecteurs.

Un roman magistral, bouleversant, puissant, incontournable, et quelque part atemporel... Pour moi, la vie en fuite est un chef d'oeuvre d'une rareté qui le rend encore plus marquant. Un livre qu'on ne lâche pas, qui pose les bonnes questions sans donner la réponse. Parce que souvent, dans la vie, les choses ne sont pas si limpides que les apparences le suggèrent.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 21 Avril 2026

Film d'Olivier Nakache et Eric Toledano

Avec Camille Cottin, Louis Garrel, Simon Boublil, Alexis Rosenstiehl, Pierre Lottin

 

Synopsis : Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est « déjà plus » un enfant et qu’il n’est « pas encore » un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.

Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”

 

Mon humble avis : Les noms des deux réalisateurs - Nakache et Toledano sont pour moi synonymes de films à voir, car qualité garantie.... dans des genres qui me plaisent. On leur doit "Intouchable", "Hors norme", "le sens de la fête", des films que j'ai adoré, et qui ont tous connus un grand succès.
Nous voici avec juste une illusion, une histoire familiale qui se déroule au milieu des années 80... Nostalgie la voilà, les téléphones à fil, les looks improbables etc... Et une bande originale qui régale de tubes inoubliables qui nous font taper du pied en rythme dans la salle de ciné, et même, donnent envie de chanter.
On ne va pas se mentir, j'ai trouvé que la mayonnaise tardait à prendre... avant de devenir des plus savoureuse, aussi drôle que tendre et subtile. Car oui, on a peut-être l'illusion que cette famille est dysfonctionnelle, quand elle se met à parler et à partager, elle se révèle des plus unies, de plus complices, des plus aimantes. On est aussi à une période où les femmes commencent franchement à s'émanciper professionnellement, et à ne pas vouloir être secrétaire /haut talons / café en réunion toute leur vie. Il y a aussi ceux qui pensent faire illusion en maintenant standing et habitudes de vie mais dont peu sont dupes. Il est aussi question de la période de sortie de l'enfance pour l'adolescence, et sortie de l'adolescent pour l'âge adulte responsable.
Les deux réalisateurs ont pioché dans leurs souvenirs de jeunesse, mais aussi dans de nombreux documents pour être le plus fidèle possible dans la reconstitution de l'époque où "être cadre" était le graal et était censé assurer avenir et respect.
Les dialogues sont aux petits oignons. Et si, sur l'affiche, ce sont les noms des acteurs stars et confirmer qui prend toute la place, il faut bien préciser que le personnage principal est Vincent, (alias Simon Boulbil) et que vraiment, il capte la lumière et occupe l'écran sans fausse note. Dans le rôle de son grand frère, Alexis Rosenstiehl, vu récemment dans "Ceux qui comptent" ou je l'avais trouvé bon, sans plus. Ici, il est parfait, et il m'a rappelé tant de souvenirs !
Deux petits regrets, que les réalisateurs n'aient pas utilisé la chanson "Juste une illusion" de Jean Louis Aubert comme générique de fin... peut-être parce qu'elle n'était pas encore sortie en 1985, et que Téléphone était encore un groupe. Enfin, j'aimerais bien que le monde du cinéma offre d'autres rôles que des personnages de beaufs à Pierre Lottin.  Car même s'il y excelle, il est capable de bien d'autres choses, et je trouve que le monde du cinéma l'enferme un peu dans des rôles types (en tous cas, pour les films que j'ai pu voir.)
Quoiqu'il en soit, Juste une illusion est un film à voir, parce que qu'il parle de nous, de notre jeunesse, de ce que vivais nos parents à cette époque-là, et quelle époque : les années 80 ! 
Un film qui fait du bien, qui dose chaque ingrédient sans jamais en mettre trop.
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Avril 2026

Bonjour et bon dimanche !

En préparant ce billet, je me dis que la proxi photo nature est un genre photo que j'ai sacrément délaissé ces derniers mois, et à tort... Parce que c'est vraiment sympa de chercher la petite bête et certains détails qui échappent à l'oeil nu.

Voici donc une collection de proxi photo... Ce n'est pas de la macro, je ne suis pas équipée pour. Il y a des fleurs, des végétaux, des petites bêtes qui volent, qui rampent, qui piquent, qui éblouissent de leurs couleurs, qui portent bonheur, qui répulsent aussi, faute aux à priori, à la méconnaissance, et aux peurs ancestrales. Mais tant qu'elles sont dans la nature et pas dans mon lit, ça me va bien, et j'aime m'approcher et regarder à travers mon viseur... puis découvrir en "grand" sur mon ordi.

Ces photos datent toutes de 2024 et 2025... Elles proviennent de plusieurs coins de France : Le Nord, la Bretagne, la Savoie, La Dordogne, la Touraine, le Gard, la Provence....

J'ai fait beaucoup de photo de rue ou de genres diverses ces derniers temps, mais je pense qu'avec les beaux jours, je vais reprendre plaisir à sillonner dame nature à quatre pattes !

A bientôt pour d'autres photos sur le même thème !

Aujourd'hui il fait beau, donc je suis de sortie photo avec les copines :)

UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
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UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE
UN DIMANCHE EN PHOTO ZOOM NATURE

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Avril 2026

Roman - Editions Pocket - 192 pages - 8.00 €

Parution Pocket janv 2025 -Julliard janv 2024

Mon pitch : Eté 1985 sur l'île de Ré. Philippe, François et Christian trois jeunes amis, se retrouvent et accueillent Nicolas dans leur bande. Plus tard ils lient connaissance avec Alice et son frère Marc, des parisiens en vacances avec leurs parents.

Cinq garçons et une fille... Qui profitent de la vie, de leur jeunesse, entre fêtes, discothèque et plages.

On se regarde sans forcément voir celui ou celle qui nous regarde. 

Des désirs montent, d'autres se découvrent, et sans doute d'autres aussi se taisent.

Et puis un soir, c'est le drame, sans que personne n'ait rien vu venir...

 

Tentation : J'aime la plume de Philippe Besson

Fournisseur : Achat à la braderie de ma médiathèque l'été dernier

Mon humble avis : Philippe Besson revient à l'autofiction, ce qui n'est pas le genre de lequel je le préfère. Mais il n'empêche, il le fait parfaitement bien.

Philippe Besson convoque ses souvenirs de l'été 1985, celui de ses dix-huit ans, après une année harassante en prépa. Comme chaque année, avec ces parents, c'est destination l'île de Ré, chez des amis de toujours. Il y retrouve ses deux potes qui travaillent déjà, l'un dans le camion boucherie de son père, l'autre sur le bateau de pêche de paternel. Et puis il y a Nicolas, un nouveau résident sur l'île... C'était l'époque où l'île de Ré n'était pas encore un bastion de luxueuses résidences secondaires, où le must du must, c'était le camping du coin... Ré était encore une île sans pont.

Il y a dans ce livre la nostalgie de cette époque, où se retrouver dans un lieu fréquenté restait aléatoire faute de téléphone portable. Pas de portable non plus pour occuper les moments d'ennuis, les nouvelles arrivent par les journaux ou la radio, et quand 5 gars et une fille sont à une terrasse d'un café, personne ne prend de selfie souvenir, personne ne regarde un écran. Cette époque-là, je l'ai vécue, et j'avoue que j'en suis nostalgique pour tout cela, même si j'utilise bien des techniques modernes même dans mes divertissements.  Alors j'étais bien dans cette ambiance, et évidemment, la play list et les souvenirs cinéma m'ont bien parlé !

Dans ce roman, il y a aussi les différences sociales, entre les résidents annuels, qui sont alors de vrais provinciaux, et les vacanciers, souvent parisiens... Les uns et les autres ne se fréquentent pas, ou peu, il y a comme un dédain mutuel. Et puis il y a ceux qui s'apprêtent à être transfuges de classe, via leurs études supérieures et les autres, qui se pensent englués à jamais dans une profession héréditaire.

Philippe Besson nous conte des amitiés de toujours ou d'autres qui se créent pour durer à jamais ou le temps d'un été. A l'âge où si l'on ne travaille pas, on paraisse langoureusement. Une période de l'année où l'on profite juste de l'instant présent, on se pense adulte tout en jouissant inconsciemment d'une totale insouciance. Certains se sont trouvés et assument, d'autres se cherchent, tout le monde vit ses premiers émois. Une époque où l'on était libre de s'ennuyer sans s'en rendre compte, juste parce qu'on ne faisait rien de spécial, qu'on vivait dans la légèreté.

Et puis il y a ce drame qui écourte ce bonheur simple, et qui brise à jamais ce sentiment s'insouciance et d'immortalité, que rien n'est grave... Ce drame qui propulse ces jeunes de plein pied et sans retour en arrière possible dans l'âge adulte. Ce drame qui interroge autant qu'il rompt cette innocence en basculant vers des pensées de possible culpabilité... Pourquoi n'a-t-on rien vu ? Que savons-nous de l'autre ? Sommes nous trop nombrilistes, centrés sur nos petites préoccupations, regarde -t-on vraiment l'autre. Malgré une amitié partagée, qu'y montrons nous de nous même, de nos fissures et de notre part de mystère derrière une apparences de légèreté... Laissons nous la place et l'occasion à l'autre de se dire dans son entièreté ? Est-ce qu'une attention particulière peut éviter un drame ? Tant de questions que ces jeunes vont se poser, et si peu de réponses...

De son écriture élégante, souvent poétique et parfois crue, Philippe Besson évoque avec intelligence et délicatesse cet été 1985, les drames qui coupent la vie en deux par un avant et un après...  Et les absences qui hantent encore longtemps après et dont l'une d'elle a inspiré ce livre doux amères très touchant. Un roman sincère et réussi, mais qui n'a pas la force de "Vous parler de mon fils" ou de "Ceci n'est pas un fait divers".

« A un moment, Christophe dit : « on est bien, là, non ? » « François répond en notre nom à tous : « oui, on est bien, là »
Quand j'y repense, ces mots, ces mots tout simples, étaient justes, profondément justes. On avait été bien »

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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