Publié le 9 Décembre 2020

Série, Netflix, Le jeu de la dame, échecs, avis, critique

Série Netflix /1 saison / 7 épisodes / Nouveauté

Avec Anya Taylor-Joy, Chloe Pirrie, Marielle Heller

 

L'histoire : En pleine Guerre froide, le parcours de huit à vingt-deux ans d'une jeune orpheline prodige des échecs, Beth Harmon. Tout en luttant contre une addiction, elle va tout mettre en place pour devenir la plus grande joueuse d’échecs du monde.

Mon humble avis : J'ai surfé sur la vague du tapage médiatique autour de cette toute nouvelle série... Sans aucun regret. Un énorme coup de coeur pour le Jeu de la dame ! D'ailleurs, cette série est déjà devenue historique sur Netflix, battant tous les records de visionnage de la chaîne moins d'un mois après sa sortie... Plus de 45 millions de foyers dans le monde auraient déjà succombé au charme addictif de cette série.

Celle-ci nous replonge à la fin des années 50 et durant la décennie qui suit. La reconstitution est excellement bien rendue, exceptée pour les 2 ou 3 décors extérieurs (à Moscou et à Mexico), qui font vraiment carton-pâte ! A part cela, l'esthétisme est parfait et n'est pas innocent dans ce succès... Il est présent jusque dans toutes les tenues vestimentaires de l'héroïne, dont la garde-robe fait pâlir d'envie (inspirée des grands couturiers comme Courrèges, Cardin et autres). L'histoire est intéressante et captivante, même si, comme moi, on n'y connaît rien aux échecs... on se prend au jeu. D'ailleurs, effet secondaire de cette série, la vente de jeux d'échecs explose à travers le monde. Nous découvrons donc ce milieu très masculin et macho ou Beth va faire un parcours fulgurant et terrasser au fur et à mesure tous ses adversaires, jusqu'aux plus forts, le tout en luttant contre ses addictions : les pilules vertes (que l'on donnait à l'époque aux enfants dans les orphelinats pour les calmer) et l'alcool.

La grande surprise et révélation de cette série est bien entendu son interprète principale : Anya Taylor-Joy, très peu connue jusqu'à maintenant, mais qui désormais, n'a plus de soucis de carrière à se faire. Nul doute qu'elle sera sollicitée par tout le monde et qu'on la reverra bientôt... et partout. Cette comédienne rend son personnage réellement hypnotique. Dans ma mémoire à l'instant T, je dirais, dans des genres bien différents, que Beth est aussi charismatique que Lisbeth Salander dans Millénium ou qu'Amélie Poulain... je disais bien dans un genre différent ! Une série incontournable ! Devant l'engouement général, la question d'une deuxième saison se pose. Les comédiens ne seraient pas contre, mais la production ne semble pas y penser... Puisque dans la dernière scène, Beth est laissée au bon endroit, au bon moment, en bonne compagnie.

 

Film Netflix, The old Guard, Charlize Theron, avis, critique

Film Netflix de Gina Prince-Bythewood / 2020

Avec Charlize Theron, Kiki Layne, Matthias Schoenaerts

 

Une petite bande soudée de mercenaires immortels, dirigée par la redoutable Andy, se bat depuis des siècles pour protéger les humains. Mais tandis que le groupe est engagé pour une mission des plus périlleuses, ses pouvoirs hors du commun sont soudain révélés au grand jour. C'est alors qu'Andy et Nile, tout dernier soldat à avoir rejoint l'équipe, doivent tout mettre en œuvre pour neutraliser leurs ennemis. Car ces derniers ne reculeront devant rien pour détourner les pouvoirs des immortels à leur profit.

Mon humble avis : Un film d'action et science-fiction qui ravira les fans inconditionnels ou occasionnels du genre... mais aussi ceux de Charlize Theron en mode guerrière ! On trouve aussi dans ce film l'excellent Matthias Schoenaerts, vu dans le bouleversant film Nevada.

Attention, ce film est interdit aux moins de 16 ans... Oui, c'est assez violent, ça dégomme à tout va... mais cela donne lieu aussi à de chouettes scènes de close combats bien chorégraphiées. Avec cette bande de mercenaire, il y a un petit côté "X.Men", ce qui n'est pas pour me déplaire... Nos héros sont un peu des Wolverine... mais sans les griffes. Ce film est diablement efficace, pas une minute d'ennui, et le scénario est bien ficelé. C'est un film à gros budget, qui était censé être un "One shot". Mais vu son énorme succès sur Netflix, on commence à parler "trilogie". Ca tombe bien, "The old Guard" est inspiré d'un "comics", ce qui offre moult possibilités de suites, de spin off, voire de préquelles. Ca me ferait bien plaisir ! Côté réflexion... le film donne à s'interroger sur les particularités des êtres... Ce qui semble être un don peut-être reçu comme un fardeau. Et la valeur du don ne tient que dans ce que l'on en fait ! Bon, ce n'est pas du bien lourd, mais là n'est pas l'objectif du film qui est avant tout la distraction et l'action et pour cela, c'est une vraie réussite. Et puis chez ces mercenaires immortels, vous avez intérêt à être gentil car sinon, la punition dure un siècle !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Netflix et VOD

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Publié le 7 Décembre 2020

Muriel Barbery, roman, une rose seule, japon, temples, Kyoto, rentrée littéraire 2020, avis, chronique, critique, blog

Roman - Editions Actes Sud - 157 pages - 17.50 €

Parution le 19 août 2020 : Rentrée Littéraire

L'histoire : Rose, jeune quadragénaire, se rend à Kyoto au Japon, pour réceptionner le testament de son père, marchand d'art contemporain... un homme qu'elle n'a jamais rencontré. Mais avant de rencontrer le notaire, Rose doit suivre un parcours préparé par son père et accompagné de son homme de confiance : aller de temple en temples  et peut-être ainsi aux confins d'elle-même.

 

Tentation : La GBL et ma libraire

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

Mon humble avis : Pour une déception, c'en est une ! La preuve, les premières pages lues, je me suis déjà mise à lire certains passages en diagonale... Et tout au long de ma lecture, c'est plus de l'exaspération que j'ai ressenti que calme et sérénité liés aux visites des temples bouddhistes et zen... et je n'avais qu'une envie, en finir au plus vite.

L'écriture est raffinée. Trop, car elle en devient précieuse, étudiée, recherchée... Ce qui nuit à la fluidité et l'émergence d'émotions. Il me semble que normalement, c'est le style qui vient au service du sujet. Dans Une seule Rose, j'ai l'impression que c'est le sujet qui sert de prétexte pour développer un style sophistiqué et de ce fait, pas du tout fluide. C'était comme si je m'étais trouvée devant une vitrine d'objets fragiles où un petit carton prévient : "ne toucher qu'avec les yeux"... J'ai donc lu avec mes yeux, mais pas avec mon coeur, pas avec mes tripes. J'ai traversé sans émotion ce roman qui semble miser sur l'esthétisme à tout prix... Ce qui nuit à la beauté naturelle et n'apporte que froidure.

On est sensé assister à la métaphore d'une femme, que je ne suis pas parvenue à aimer, qui m'a même franchement agacée (je n'ai d'ailleurs éprouvé d'empathie pour aucun des personnages).... Je l'ai constatée certes, mais pas vécue, pas ressentie, elle ne m'a pas émue.

Et que dire de la narration ? Répétitive et monotone à souhait, tant dans les actions des personnages, leurs émois, que dans les descriptions des temples et la météo. J'ai frôlé l'indigestion. Et à côté de cela, Muriel Barbery use de métaphores sentencieuses pour sans cesse décrire la végétation et ces métaphores, je les aurais peut-être trouvé délicieuses si j'avais été sous LSD ou autres substances (Ex :" il fendait l'espace devenu liquide, y naviguait entre deux eaux de réel" - "il fendait l'espace devenu liquide, y naviguait entre deux eaux de réel"...) Pour moi, cela tourne plus au grotesque qu'à la poésie.

Bref, je suis passée complètement en dessous ou à côté de ce roman qui est pour moi proche de la "masturbation" cérébrale... Muriel Barbery s'est sans doute fait plaisir, mais méritait elle d'ouvrir cette nouvelle année de La Grande Librairie ? Je m'interroge vraiment sur le mérite de sa présence sur le plateau : François Busnel a -t-il vraiment aimé "Une rose seule" où est-ce une histoire de petits arrangements avec les attachés de presse ?

L'avis de Luocine

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Décembre 2020

sang famille, roman, thriller, michel bussi, avis, chronique, critique, lecture

Thriller - Editions Lizzie - 12h28 d'écoute - 21.90 €

Reparution en 2019

L'histoire : Colin, orphelin de père et de mère suite à de terribles accidents, vit depuis dix ans chez son oncle et sa tante. Cet été, il vient sur l'île de Mornesey pour un camp de vacances "voiles". Mornesey est aussi l'île de son enfance...  Un jour, alors qu'il remonte de la plage il voit un homme dans une voiture. Il en est sûr, il s'agit de son père, ce qui confirme l'intuition qu'il a toujours eu... Son père est vivant. Et le voici alors embringuer dans une terrible aventures, pleines de révélations et de dangers. Simultanément, deux repris  de justice se dont évadés de la prison de l'île... Et le corps de l'un des deux est retrouvé enterré sur la plage...

 

Tentation : Envie de découvrir Bussi

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Michel Bussi est l'un des auteurs qui vend le plus de livre en France, et il était toujours inconnu à mon bataillon. Je voulais donc faire la connaissance de son univers. Ce titre et sa couverture (j'aime les îles) semblaient parfaits pour cette découverte. Hélas, "mauvaise" pioche.

Sang famille est en fait le premier roman écrit et publié de Michel Bussi, en 2009, indisponible depuis et donc réédité en 2019. Pourquoi pas... Sauf qu'à l'origine, ce thriller s'adressait à un public d'ado & young adults. Certes, l'auteur l'a remanié pour le rendre plus tout public... Mais narration et style ne m'ont pas convaincue. En effet, l'un des narrateurs est Colin, le jeune héros de 16 ans... Il s'exprime un chapitre sur deux. Quand ce n'est pas lui, c'est l'auteur qui reprend les rênes pour suivre les actions de l'autre personnage principal : Simon, étudiant en droit et qui fait un job d'été sur l'île de Mornesey. Les aventures, les dangers et l'enquête sont donc dans les mains de très jeunes hommes, et cela se sent : dans les dialogues, dans la façon de penser, dans l'enthousiasme, la naïveté etc. Cela m'a dérangée, disons plutôt agacée, car cela est vraiment en dehors de mes clous de lecture.

Néanmoins, j'ai vivement apprécié l'intrigue, sa construction, ses moults révélations et rebondissements. Elle est franchement bien pensée et ficelée... Car au-delà des secrets de famille, de la manipulation machiavélique dont Colin est victime, il y a aussi l'histoire d'un fameux trésor. Mythique ou pas ? Bon nombre de personne le cherche encore... Ce trésor s'appelle "La folie Mazarin"... Car c'est grâce à lui que Mazarin aurait fait fortune pour ensuite investir la couronne française. Et ce fameux trésor ne délivrera ses secrets (vraiment inattendus) qu'en toute dernière page !

Autre atout de toute ce roman... Elle nous emmène sur une île imaginaire, dans la Manche, pas très loin des îles anglo-normandes. Et en période de confinement, cela fait toujours du bien de voyager ailleurs, sur une île très bien décrite, qui donnerait bien envie d'aller y passer quelque temps.

Ce roman n'était donc pas tout à fait pour moi, ne correspondait pas à mes attentes. Mais nul doute qu'il plaise au public plus jeune qui lui était destiné à l'origine. Rien de grave, je rempilerai bientôt dans une autre oeuvre de Michel Bussi, pour me façonner mon avis sur cet auteur.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 3 Décembre 2020

Serge joncour, roman, littérature, avis, chronique, critique, l'homme qui ne savait pas dire non

Roman - Editions J'ai Lu - 253 pages - 6.20 €

Parution d'origine chez Flammarion en 2010

L'histoire :  Jeune divorcé quadragénaire, Grégoire Beaujour travail dans un institut de sondages où il est de plus en plus apprécier pour ses méthodes efficaces. Celles-ci sont en fait indépendantes de sa volonté... Beaujour a un problème depuis quelque temps, il ne sait plus ni prononcer ni écrire le mot "Non"... Evidemment, c'est très embarrassant, tant dans sa vie professionnelle que personnelle. Il pousse donc la porte d'un club d'écriture pour retrouver son mot :" l'ouvroir des mots perdus"

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Quel roman agréable, frais, très drôle mais pas que !

En effet, dans les premiers chapitre, il semble que Serge Joncour nous invite à partager une véritable farce : son héros est désormais incapable de prononcer le mot "non". Je vous laisse quelques secondes pour vous imaginer dans cette situation et constater alors la tournure que prendrait votre vie à la moindre petite occasion. Evidemment, Beaujour se retrouve donc continuellement à faire face à des circonstances ubuesques et /ou incongrues... Impossible en effet de refuser le cinquième café proposé par un énième collègue dans la matinée, impossible de décliner une deuxième invitation à déjeuner etc. C'est ainsi que se déroulent les premiers chapitres, légers, drôles comme une comédie burlesque. Bref, ne dire que oui semble simplifier la vie en premier lieu, mais finalement, elle conduit à des situations bien encombrantes et à une perte de liberté.

Bien sûr, l'objectif de Serge Joncour dépasse l'agréable divertissement. Puisque sous couvert de cette farce, le romancier nous convie à réfléchir sur nombre de sujets : la société qui est de plus en plus pensée et conçue pour générer nos "oui", ne serait-ce que par l'ultra sollicitation commerciale et visuelle, la tournure des phrases et des sondages faite pour vous embrouiller et vous inciter à répondre oui, quitte à aller à l'inverse de vos idéaux, le piège de son inverse, le "non" à tout prix et sur tous les sujets... qui conduit à un grand oui pour autre chose. La puissance bénéfique ou destructrice d'un oui ou d'un non pour celui qui le reçoit. La gentillesse excessive et son revers... Ceux qui disent oui tout le temps passent pour des gentils ou des personnes manquant de caractère. Bref, ces deux petits mots, oui et non, conditionnent votre vie et façonnent autant votre identité que le regard que les autres portent sur vous.

Si vous fouillez en peu plus les propos de Serge Joncour, vous remarquerez que cette histoire d'impossibilité du oui chez Beaujour est une parfaite métaphore pour les blocages psychologiques qui sévissent plus ou moins fort chez chacun de nous et qui nous empêchent d'avancer et réduisent de ce fait notre sentiment de liberté. Et ces blocages proviennent souvent de l'enfance, voire la petite enfance, et c'est via l'écriture de ses origines et de son histoire ancestrale (magnifiques passages d'ailleurs) que notre héros comprendra quand et où il a perdu l'usage du "Non", si toutefois il l'a acquis un jour. Aussi, Joncour nous conseille-t-il avec bienveillance de retrouver le petit enfant qui sommeille en nous et, et de lui dire que "c'est aux autres qu'il faut dire non, pas à soi-même, à ses désirs, à ses envies, à ses besoins, sans quoi, on n'en finit pas de se trahir". Et ce petit enfant qui savait parfaitement évoquer un "non" devant la purée de haricots verts qu'il détestait, saura vous apprendre les rênes de votre vie chaotique ou trop docile.

Un très chouette roman, superbe hommage aux mots, pas prise de tête mais qui ouvre à la réflexion sur le oui et le non... qui tombe donc à pique dans cette période contestataire malsaine.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 1 Décembre 2020

Confinements, fermeture des cinémas et surtout programmes télévisions plus que déplorables de ces derniers mois ont eu raison de ma réticence à m'abonner à Netflix. Je "résistais" sans difficulté jusqu'alors aux sirènes Netflix, ayant bien assez dans ma vie pour me distraire, notamment via la lecture. Mais je lis déjà beaucoup en journée, j'apprécie aussi de passer des soirées entières le nez dans un livre... mais pas tous les soirs. Et quand votre programme télé 2 semaines ne vous annonce qu'une soirée sympa sur la prochaine quinzaine... et bien là.... Les barrières s'effondrent ! Me voici donc abonnée à Netflix et ravie pour l'instant. L'avantage est qu'il n'y a pas d'engagement minimum, je peux interrompre mon abonnement quand je le souhaite... Ce que je ferai si je sens que je deviens trop "accro", ce qui est assez courant avec cette chaîne. Mais pour l'instant, tout va bien, je maîtrise tout à fait mon usage qui reste tout à fait modéré !

Juste avant cet abonnement, alors que je voulais me faire un samedi cinéma... J'ai loué en VOD : 

Cinéma , film Filles de joie, Noémie Lvovsky, avis
 
Synopsis : Axelle, Dominique et Conso partagent un secret. Elles mènent une double vie. Elles se retrouvent tous les matins sur le parking de la cité pour prendre la route et aller travailler de l’autre côté de la frontière. Là, elles deviennent Athéna, Circé et Héra dans une maison close. Filles de joie, héroïnes du quotidien, chacune se bat pour sa famille, pour garder sa dignité. Mais quand la vie de l’une est en danger, elles s’unissent pour faire face à l’adversité.
 
Mon humble avis : Mauvais choix pour mon premier samedi de reconfinement. Oh, je n'ai rien de grave à reprocher à la réalisation ni aux jeux des actrices. C'est juste que ce film est très sombre, triste et vraiment déprimant, qui montre la pauvreté sociale dans toutes ses épouvantables conséquences humaines dans le Nord près de la frontière Belge. On aurait presque l'impression que cela touche à la caricature, ce qui est dommage. Pas un rayon de soleil dans cette histoire. Du glauque et que du glauque. Cependant, ce film est pour l'instant un lice pour représenter la Belgique aux prochains Oscars....
 
 
 
 

Ma série du mois : 

Mindhunter, série, netflix, avis, critique

Série de 2017 dirigée par David Fincher - 2 saisons - 10 épisodes/saison - terminée - Pour les + de 16 ans.

Avec Jonathan Groff, Holt McCallany et Anna Torv

Synopsis : Comment anticiper la folie quand on ignore comment fonctionnent les fous ? Deux agents du FBI imaginent une enquête aux méthodes révolutionnaires et se lancent dans une véritable odyssée pour obtenir des réponses.

Mon humble avis : Excellente série initiée par David Fincher himself... Ce que l'on ressent ne serait-ce que dans les coloris souvent verts/jaunes des images. Pas de grands effets ni effets spéciaux dans Mindhunter qui est une série sobre, sombre. Série policière mais pas de courses poursuites ni actions. Par contre, une excellente reconstitution de l'époque.

En fait, nous assistons à la genèse de ce qui deviendra la technique de profilage. Fin des années 70 début des années 80, une nouvelle unité est créée au FBI, celles des sciences comportementales... Pas officielle au début alors le local est aux sous-sols. Nous suivons deux agents (Holden et Bill) à travers les Etats-Unis. Ils interrogent, en milieu carcéral, les hommes emprisonnés pour crimes multiples et violents... Ceci, pour comprendre leur fonctionnement et dans l'espoir de pouvoir prévenir ce genre de comportement. Ces criminels, l'équipe les appellera d'abord tueurs en séquences, puis tueurs en série. Elle créera la classification (organisé/désorganisé) puis déterminera la terminologie que nous connaissons maintenant. Mais, bien sûr, il faudra aussi que cette méthode d'enquête soit reconnue et acceptée par les hommes de pouvoir (juges, maires, chefs de police etc) et ça, bref, que la théorie soit acceptée et reconnue dans la pratique, ce n'est pas une mince affaire ! 

Mindhunter s'appuie sur des faits réels... Effectivement, les tueurs qu'Holden et Bill interrogent ont existé (Charles Manson, Le fils de Sam...). La deuxième saison nous emmène vraiment dans la pratique, via une horrible affaire de plusieurs dizaines d'enfants assassinés à Atlanta. Visuellement, rien d'insupportable, à part quelques polaroïds sur lesquels travaillent la police... mais que nous ne faisons qu'apercevoir.

La première saison laisse entrevoir la vie privée d'Holden, quand la deuxième saison laissera une plus grande place à la vie familiale de Bill... Ce qui n'est pas sans intérêt... En effet, ces deux flics sont capables d'aller fouiller dans les esprits des pires criminels pour comprendre et expliquer leurs comportements, mais ils sont incapables d'interpréter et de saisir le comportement de leurs proches.

 

Mon documentaire du mois : 

Netflix, la danse des oiseaux, documentaire animalier

Narration par Gérard Darmon

 

Mon humble avis : 55 merveilleuses minutes au coeur de forêts tropicales, pour petits (7ans) et grands. Ce documentaire nous donne à observer les techniques de drague de 5 ou 6 espèces d'oiseaux magnifiques, aux plumages colorés, en Nouvelle Guinée et au Panama. Que de beautés visuelles ! J'ai été admirative devant la persévérance de ces mâles à construire plusieurs jours, voire plusieurs années durant, des berceaux pour accueillir une femelle le temps d'un coït. J'ai été étonnée de constater la capacité de mimétisme d'une espèce... Un oiseau est en effet capable d'imiter le bruit d'un cochon, l'aboiement d'un chien, le bruit d'enfants qui jouent... le tout soit pour faire fuir un intrus, soit pour séduire une damoiselle ! Et que dire de toutes ces danses nuptiales, si gracieuses, de véritables ballets au chorégraphies très élaborées. Bref, 55 minutes hypnotisée par mon écran de télé... j'étais tantôt attendrie, tantôt ébahie, et tantôt amusée. Bref, j'étais bien ! A voir absolument... En plus pas de violence, un véritable havre de paix et de beauté que ce documentaire.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Netflix et VOD

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Publié le 29 Novembre 2020

Terra Botanica, Angers, Tourisme, Parc à thème, visite, vacances, culture

Bonjour, 

Ce dimanche, suite et fin de ma journée passée au parc Terra Botanica près d'Angers l'été dernier.

Mon premier billet se trouve ICI (pour une visite complète !)

 

Un conseil si vous passez près d'Angers, réservez une journée à la visite de ce parc merveilleux, adapté aussi bien aux qu'aux plus grands. Il y règne une agréable sérénité, et c'est un bonheur d'évoluer dans cet écrin de verdure fleuri, de curiosités et d'attractions bon enfant et instructives. On sort de Terra Botanica plus intelligents que nous y sommes entrés, sans être ruinés. Botanica ne visant pas à l'hyper consommation comme la plupart des parcs d'attractions. Des points restaurations sont présents, et pour toutes les bourses et pour tous les temps que vous voulez octroyer à votre repas. De part et d'autre du parc, plein de petits coins ombragés pour se reposer un moment, comme sur de gros poufs ou dans des hamacs. En cas de forte chaleur, comme ce fut le cas lors de notre visite en journée caniculaire, les brumisateurs rafraichissant ne manquent pas. 

Bref, à Terra Botanica, tout est mis en place pour que la journée soit délicieuse, apaisante, enrichissante. On en prend plein les yeux... juste avec la nature ou des récits d'anciens voyages de découvertes du monde projetés sur des écrans ou joués par des comédiens. Ajoutez à cela que le personnel y est souriant et franchement sympa, dommage de manquer une incursion en Terra Botanica.

Vous vous baladerez ainsi dans une coque de noix au dessus de la canopée ! Un petit tour en bateau vous racontera l'histoire de la région et des importations. Une animation vous propose d'expérimenter les différents climats de planète en passant de salle tropicale et salle désertique ou polaire. Dans une volière, une multitude de papillons colorés virevoltent autour de vous. Un film tout mignon en 3  D vous montre le chemin d'une goutte d'eau, et sur votre siège qui remue au fil des accélérations ou autre, vous recevez même quelques éclaboussures. J'en passe et des meilleurs... Terra Botanica, un voyage dans un autre monde,  un monde merveilleux ! Le nôtre, celui que nous ignorons trop et devons protéger ! Et plus on le connaît et le comprend, plus sa sauvegarde coule de source.

PS : Mes photos ne montrent pas les animations  projetées.

UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2
UN DIMANCHE EN TERRA BOTANICA 2/2

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en France et ses îles

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Publié le 27 Novembre 2020

L'anomalie, roman, Hervé Le Tellier, Avis, critique, chronique, rentrée littéraire septembre 2020

Roman - Editions Gallimard - 327 pages - 20 €

Parution le 20 août 2020 - Rentrée Littéraire 2020

L'histoire : En juin 2021, le vol AF 006 Paris- New York subit des turbulences aussi violentes qu'inattendues, et qui cessent subitement sur un beau ciel bleu. Après avoir vu la mort en face, les 243 passagers ne sont pourtant ni au bout de leur peine ni de leurs surprises... Le vol est en effet dérouté vers une base militaire où les attendent tous les services possibles de la protection américaine... Leur vie est changée à tout jamais...

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : Quel roman exceptionnel, et ce dans tous les sens du terme ! Vraiment original et mené avec maestria du début à la fin, ce qui n'a pas dû être toujours aisé car l'Anomalie se révèle assez ambitieux et multiple. D'apparence très distrayante, il n'en n'est pas moins très enclin à provoquer nombre de réflexions personnelles et est même très propice à philosopher en usant de toutes les sciences dont nous disposons : depuis la théologie jusqu'à la chimie et j'en passe et des meilleurs.

L'anomalie est une "légère" anticipation, puisque nous sommes en juin 2021... Inquiétude pour moi car Hervé Le Tellier donne toujours au président Américain les traits d'un certain Donald. Il y a un petit côté science-fiction puisque nous faisons face à un phénomènes étrange, inexplicable malgré les moults hypothèses élaborées par le gratin des scientifiques américains.

Géraldine, attention, ne pas trop raconter l'histoire, laisse donc aux prochains lecteurs le plaisir et la surprise de la découverte... pas évident car cette histoire est tellement dingue et géniale que l'on a envie de la crier sur tous les toits pour susciter encore plus l'envie de la lire.

Parmi les 243 passager du vol AF006, Hervé Le Tellier s'intéresse à 11 d'entre eux. Aussi, le premier tiers du roman leur est consacré par chapitre. On ne s'y perd pas car ils sont tous bien distinguables et hétéroclites, mais on commence à parfois trouver le temps un peu long et à se demander où l'auteur veut bien nous emmener. Là, on fait confiance à l'enthousiasme des blogocopines pour parvenir jusqu'à la page 130. Et là, les turbulences s'abattent sur nous pour notre plus grand plaisir de lecteurs. Dès lors, on ne lâche plus ce roman, qui prend de sérieux airs de thriller et qui distille un suspense à couper le souffle. Un suspense multiplié par 11, puisque chacun des passagers va vivre et réagir différemment devant cette anomalie dont il est victime. Et c'est là que cette histoire joue son deuxième rôle après le divertissement : le questionnement individuel et collectif : qui sommes-nous en tant qu'humain ? Sommes-nous notre pire ennemie ou notre meilleur ami en tant qu'individu ? Comment acceptons-nous l'inexplicable ? Comment réagissons-nous face à l'inconnu ? Face à l'étranger ? Sommes-nous maîtres de nos vies ou plus ou moins programmés, sommes-nous une simulation ? Arrh, j'enrage de ne pouvoir développer plus chaque sujet philosophie inédit (et pour cause) abordés ici, sous peine de divulgâcher ! Mais comment réagirais-je si je me trouvais dans la même situation que les passagers du vol AF006 ? Bonne question ! Et je serais curieuses de savoir si les lecteurs parviennent une réponse précise et sans équivoque ! Il y aurait tant et tant à dire sur ce roman ! Mais un billet ne peut pas être trop long !

Je peux tout de même ajouter que l'Anomalie semble être un exercice de style et de narration particulier, truffé de références littéraires ou autres. Mais ça, ce sont mes blogo copines plus cultivées qui l'ont remarqué... Je n'ai rien vu de tout cela et cela ne m'a pas empêchée d'adorer ce roman, qui est lui-même mis en abyme dans ces pages... En effet, parmi les passagers figure un romancier, Victor Miesel, lui-même auteur d'un ouvrage intitulé "L'anomalie".

Ah, vraiment, vive la littérature ! Celle-ci n'a pas fini de me surprendre, de me captiver, et de m'interroger sur mes mille et une vie potentielle !

A l'heure où j'écris ce billet, L'anomalie est encore en lice pour le Prix Goncourt.  Je croise les doigts pour que les membres du jury misent cette année sur l'originalité d'une oeuvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les avis de : Antigone, Krol, Keisha

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Novembre 2020

BD - Bande dessinée - Le chanteur sans nom - cabaret - avis - chronique - critique

BD - Editions Glénat - 116 pages - 20.50 €

Parution en 2011

L'histoire : Vedette de la chanson des années 30 et 40, le Chanteur sans nom, alias Roland Avellis, chantait masqué d’un loup sur le visage. Ami de Charles Aznavour, bouffon et comptable d’Édith Piaf, toxicomane notoire, cleptomane débonnaire et attachant, le Chanteur sans Nom eut 1000 vies...Outre l’histoire incroyable d’un homme qui traversa son époque avec flamboyance aux côtés des plus grands, Le Chanteur sans nom est une fable sur la mort et le sentiment d’inachevé.

 

Tentation : Curiosité, pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : Quelle étrange découverte que cet album qui retrace la vie sur un homme qui eut réellement son moment de gloire dans la chanson et dont plus personne (ou presque) ne se souvient... ne se rappelle le nom !!! Ah elle est bonne celle-ci !

Les deux auteurs dressent un portrait complexe et sans concession du chanteur sans nom... Comme l'était notre homme en fait. Ces pages retracent en fait l'enquête de l'un d'eux pour compléter et ajuster cet ouvrage... Et celui-ci est toujours suivi par le fantôme du chanteur sans nom qui, ainsi, revit le fil de sa vie. Lors de son enquête, l'auteur en profite pour rendre des objets ayant appartenus au chanteur aux personnes à qui ils reviennent et qui sont encore de ce monde.

Roland Avillis, alias le chanteur sans nom était un homme étrange, qui avait à mes yeux tout pour être détestable : menteur, voleur, manipulateur, égoïste, immature, irresponsable etc. Mais il semble que tous ceux qui l'ont connu ne retiennent de lui que sa gentillesse, sa joie de vivre, son humour, bref, l'allégresse et la gaieté qu'il apportait dans leur vie... Cela et aussi, le monstre sacré qu'il devenait sitôt sur scène, même si, au début, il y montait masqué.

J'avoue, j'ai eu du mal à m'attacher à ce personnage et à développer quelque émotion. Ce qui m'a le plus intéressée dans cette lecture, s'est de me retrouver plongée dans une autre époque et un milieu qui me sont méconnus : les cabarets et les tours de chants aux alentours de la deuxième Guerre Mondiale. On croise dans ces pages un Charles Aznavour encore en galère, une Edith Piaf au sommet de son art puis au plus profond des abîmes suite au décès de Marcel Cerdan. Le chanteur sans nom était très ami avec des vedettes de l'époque, ce qui ne l'empêchait pas de les voler. Mais il leur a tant donné, que personne ne semble lui en vouloir.

Cet album date de 2011... Aussi l'actualité d'alors n'était pas celle d'aujourd'hui. En 2011, on ne se posait pas la question : faut-il séparer l'artiste de l'homme, ses actes de son oeuvre. Certes, Roland Avillis n'a pas commis de crime, juste des délits dont les conséquences n'ont pas dépassé son entourage. Mais tout de même, je m'interroge... Personnellement, je ne crois pas que je pourrais pardonner un ami qui me volerait sous prétexte qu'il est joyeux et me divertit.

Quoiqu'il en soit, c'est une lecture agréable, divertissante, l'histoire est bien menée et nous ramène à l'époque des mythes de la chanson.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 23 Novembre 2020

Thriller, David Khara, Le projet Bleiberg, nazisme, manipulation génétique, Histoire, avis, chronique, critique

Thriller -  Editions 10/18 - 307 pages - 7.50 €

Parution d'origine aux Edition Critic en 2010

L'histoire : Jay Novacek est un trader newyorkais à la dérive. Un jour deux hommes en uniforme impeccable de l'Air Force est décédé... Alors que Jay ne l'a pas vu depuis plus de vingt ans. En héritage, Jay reçoit un drapeau américain et un médaillon... nazi. Puis c'est sa mère qui est assassinée alors que Jay échappe de justesse à une mort certaine, sauvé de justesse par une étrange personnage venu de nulle part. Aucun doute, voilà Jay en piste pour une véritable course contre la montre, qui le mènera jusqu'aux heures les plus sombres de l'Histoire.

                                        

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : David Khara nous offre ici un thriller très agréable à lire : l'intrigue est aisée à suivre, malgré les nombreux personnages, notamment historiques, et les allers et retours dans le temps (entre 1924 et 1946). Nul besoin de fouiller dans les pages précédentes pour s'y retrouver. Excellent point. Par une narration bien tonique, David Khara nous emmène vraiment dans une histoire de dingue, sans pour autant se montrer prétentieux... pas de prise de tête, un style très fluide et de ci delà quelques pincées d'humour bienvenues. Le tout avec une intrigue qui tient vraiment la route, et qui prend racine dans des faits historiques avérés.

Prenez un jeune trader qui depuis un tragique accident se noie dans l'alcool... Ajoutez un père qui refait surface en étant mort, une mère assassinée, des révélations familiales qui change le regard sur une vie et le monde, une petite nénette agente de la CIA, un monstrueux agent du Mossad, des courses poursuites, des mystères, des pièges, quelques embuscades et fusillades, quelques exécutions sommaires et efficace (pas d'hémoglobine dégoulinante ni de scènes de tortures insupportables) et vous avez là un très bon thriller qui, de New York, vous amène en Suisse, en Israël et en Belgique. On y rencontre Hitler, Himmler et un étrange et terrifiant docteur sévissant secrètement dans les camps de la mort, où il trouve là tous les cobayes nécessaires à ses "petites" expérience. Oui, David Khara base son histoire avec les manipulations génétiques sur les juifs internés... Donc évidemment, on replonge un peu dans l'horreur des camps, mais l'auteur n'insiste pas plus que nécessaire sur ceci. Mais quel rapport peut-il y avoir entre les exactions nazies des années 40 et le présent mouvementé que Jay subit ? Réponse dans le livre.

Les trois personnages principaux deviennent de plus en plus attachants et c'est tant mieux. Car leur humour, leurs erreurs, leur étonnement de novice pour l'un d'entre eux égayent une atmosphère bien tendue... Ce qui donne à ce thriller cet aspect si distrayant, malgré un sacré suspense. Bon la fin est n'est pas très originale (d'ailleurs, je l'avais en partie soupçonnée), mais elle n'enlève rien au plaisir de lecture. C'est vrai quoi, une fin, c'est 10 pages, et le roman 307 pages. Cela laisse pas mal de places aux surprises et rebondissements !

PS : Le projet Bleiberg est le premier tome d'une triologie, mais peut se lire en one shot !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 21 Novembre 2020

Jean-Louis Fournier, Rentrée littéraire septembre 2020, merci qui ? merci mon chien, animaux, protection animale, condition animale

Divers - Editions Buchet Chastel -216 pages - 16 €

Parution le 15 octobre 2020 : Rentrée Littéraire

Le sujet : On ne dit jamais « merci » aux animaux. Pourtant, on devrait. Ils enchantent le ciel, la mer et la terre. Sans les animaux, il n'y aurait pas de paradis terrestre. Ils ne méritent pas l'ingratitude des hommes. Ils méritent leur reconnaissance. Alors, comme ils ne le demandent jamais, on va leur dire « merci ».

 

Tentation : Tout ! Titre, couv' et sujet !

Fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : Quelle délicieuse lecture, délicieuse et parfois dure aussi, car tout n'est pas rose au pays des animaux. 

Jean-Louis Fournier est le créateur de "La Noiraude". Mais si, quadragénaires rappelez-vous ce court programme de télé : "Allo docteur, c'est la Noiraude à l'appareil" ! Je l'ignorais totalement ! Fournier nous offre ici un magnifique hommage, une généreuse et touchante déclaration d'amour à la gente animale ! Tous les animaux (à part les moustiques !) : de compagnie, d'élevage, sauvages. Les animaux qui partagent nos vies et ceux que l'on mange... Et oui, précision : les végétariens ne se retrouveront pas dans cet ouvrage. Jean-Louis Fournier est carnivore. Mais il n'empêche, il plaide ici pour un respect des animaux devant une condition animale de plus en plus insupportable et cruelle.  Cet ouvrage est bien sûr écrit sous l'oeil attentif, facétieux et avisé de sa chatte Artdéco.

De très courts chapitres se succèdent, développant chacun un sujet autour des animaux. Dans l'un, Fournier admire les performances animales (nid d'hirondelles, toile d'araignée), dans l'autre, il remet l'Homme à sa place, l'Homme qui se prend pour le roi de la jungle et se permet de disposer de tout. Dans l'un, Fournier déplore que l'Homme ne sache plus composer avec le sauvage et le naturel, qu'il ne sache même plus partager l'espace. Dans l'autre, il vénère le mystère, l'intelligence, l'élégance, la fidélité animales. Dans l'un, il écrit une lettre d'excuse à chien que son maître vient d'abandonner lâchement, dans l'autre, le courrier d'adresse à un chien d'aveugle à la retraite, ce chien qui a toujours suivi la route de son maitre et non sa propre route. Bref, j'en passe et des meilleurs ou des plus tristes, comme les mille vaches qui ne voient jamais le ciel... D'ailleurs les chapitres aux sujets douloureux sont entrecoupés de "petites leçons de savoir vivre avec les animaux" très amusantes, et terriblement éloquente sur la réalité, mais qui détendent l'atmosphère. Au fil des pages, les chasseurs, les braconniers, les maltraitants et Descartes (pour qui les animaux n'avaient ni âme ni intelligence) en prennent pour leur grade ! Fournier invite à la recherche des pistes pour penser une nouvelle alliance avec le sauvage.

Le tout est écrit avec un style jouissif, qui alterne dérision, humour, tendresse, amour, ironie, causticité, colère... Mais cela prend toujours aux tripes ! Ca se lit comme un bonbon, parfois avec la douceur du sucré parfois avec l'acidité d'autres friandises qui nous font fermer les yeux.

Un énorme coup de coeur pour cet ouvrage, à lire, relire, à offrir à ceux qui aiment les animaux mais qui ne renoncent pas à en manger de temps en temps, mais aussi à ceux qui n'ont aucune conscience du bien fait animal ou de la condition animale de notre époque.

J'ai lu une partie de ce livre avec ma chatte Aya tout contre moi... A un moment, écoutant les conseils de Jean-Louis Fournier, je lui ai dit "merci d'exister", pour changer des "ma toute belle, ma choupinette amour etc..." Et bien Aya a compris... la preuve, elle a cligné des yeux à l'écoute du mot "merci" ! Merci à mes 3 chats d'exister, car vraiment, ils ont changé ma vie, sans doute sans s'en rendre compte, juste en "étant".

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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