Publié le 6 Février 2022

Bonjour !

Fin août dernier, j'ai passé quelques jours en Bourgogne à l'occasion d'un événement familial. Les trois matinées, je les ai passé sur mes petits pieds à sillonner les environs de la commune de Fley et son lieu dit ": Rimont". J'ai adoré ces coins comme hors du monde, où il semble faire bon vivre. Si j'avais su que j'aimerais autant Rimont et ses vignes autour, j'y serais allée plus tôt ! 

Bon dimanche !

UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
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UN DIMANCHE EN BOURGOGNE
UN DIMANCHE EN BOURGOGNE

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en France et ses iles

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Publié le 4 Février 2022

Récit de voyage - Editions Folio - 133 pages - 6.50 €

Parution Gallimard 2008, Folio 2010

Le sujet : Dans les années 80, Pierre Jourdes est allé parcourir les pistes du Ladhak et du Zanskar, vallées désertiques de l'Himalaya. Le Tibet sans peine raconte ces périples, leurs motivations parfois étonnantes, les émerveillements et les tourments... Car Un Tibet sans peine est proche de l'oxymore !

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Un récit de voyage ! Y'avait longtemps !

Celui-ci regroupe les souvenirs des trois voyages de Pierre Jourde dans l'Himalaya, en s'attardant plus sur le dernier, sans doute le plus mémorable pour l'auteur.

Ces expéditions ont été réalisées bien avant l'aire d'internet... La rédaction du texte une bonne vingtaine d'années plus tard. C'est peut-être là que nait mon petit hic... La souvenance exerce forcément une sélection naturelle pour ne garder que le plus extrême, dans le pire comme dans le meilleur. Dans ce récit, il manque donc peut-être un peu de ces états intermédiaires... Comme il manque une carte pour suivre les pérégrinations de ces garçons en pleine force de l'âge... mais qui s'embarquent un peu dans cette aventure à la légère... notamment au niveau matériel et préparatifs.. Et sans matériel adéquat dans ces contrées hostiles, que devient-on ? Et pourtant, étonnement, leur périple est un succès.

Mais Pierre Jourde rend tout de même bien les aléas d'un tel voyage, le choc des cultures, l'immensité des paysages, le grand écart entre la pauvreté des gens et la largeur de leurs sourires, les cartes plus que clairsemées et les surprises que cela induit (bonnes comme mauvaises), les différences de confessions et donc de vie à quelques kilomètres de distances (entre l'Islam et le Bouddhisme). Et l'estocade... Celle de l'extrême beauté des paysages quasiment désertiques, beauté qui coupe le souffle, après avoir coupé les jambes pour l'atteindre. Car oui, le Tibet se mérite. L'écriture est belle, parsemée d'un peu d'humour et d'autodérision. Mais j'ai trouvé la dernière page de très mauvais goût, j'aurais préféré quitter le Tibet avec une autre image dans la tête ! Spoiler : L'auteur est enfermé dans des toilettes "locales" a se défaire d'une mauvaise tourista et sort régulièrement vérifier que le bus l'attend toujours !

La lecture est donc agréable mais emporte moins que ne le promet la quatrième de couv'. Je n'ai pas été bouleversée ni émue particulièrement, et je ne sens beaucoup enrichie culturellement. Friande de récits de voyages que je suis, je ne pense pas que celui-ci me laissera une empreinte en moi... Peut-être parce qu'il s'agit ici de la rédaction de souvenirs vieux de vingt ans... qui survolent peut-être l'essentiel.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 2 Février 2022

BD - Mary Jane - Avis - Chronique - Franck Le Gall - Angleterre début 19ème siècle

BD - Editions Futuropolis - 88 pages - 18 €

Parution en Février 2020

L'histoire : C'est l'histoire d'une tragédie. Celle de Mary Jane Kelly. Une des victimes désignées de la misère sociale sévissant alors dans l'Angleterre de la fin du XIXᵉ siècle. Veuve à dix-neuf ans, elle fuit le pays de Galles et la misère pour rejoindre Londres. Pour son malheur, elle y rencontrera la prostitution et le couteau d'un tueur en série, devenu célèbre depuis : Jack l'éventreur.

 

 

Tentation : Pourquoi pas, graphisme agréable !

Fournisseur : Bib de Dinard 

Mon humble avis : Voici un bien bel album, même s'il est sombre, l'histoire étant inspirée de faits réels...

Les dessins m'ont beaucoup plu : détaillés, réalistes, et assez doux, malgré l'âpreté et la misère qu'ils mettent en scène.

C'est une immersion dans la face cachée du Londres victorien que les auteurs nous proposent avant tout : celui de la misère qui fait face à l'opulence des nouveaux riches et des bourgeois.

A cette époque, les indigents pouvaient bénéficier de la "charité publique" proposée par l'Union ("les familles sont séparées et les enfants y meurent à coups de fouet, ou violé par les portiers. On y mange debout dans le froid et les hommes travaillent à casser des pierres comme des bagnards). Alors, à l'époque, nombres de nécessiteux prenaient la route en rodeur à la recherche d'un travail digne de ce nom...

Et pour les femmes, bien peu de portes de sortie, si ce n'est la prostitution.

Nous suivons ainsi la jeune Mary Jane, qui a 19 ans lorsque son mari aimant meurt dans une explosion au fond de la mine. La voici sur la route pour Londres, comme on le lui a conseillé. Elle est mignonne, elle est pure et naïve, mais éduquée. Elle tombera dès son arrivée à la capitale sur une mauvaise personne qui la vendra à une maison close. Le cercle infernal commence alors pour Mary Jane et seul l'abus de Gin lui permet (comme toutes les autres) de tenir... Jusqu'à la rencontre fatale avec le célèbre assassin de Whitechapel, Jack l'Eventreur. Mary Jane fut l'une des 5 victimes du monstre. Ce monstre, il en est très peu question ici, l'auteur considérant que l'on sait déjà tout, et trop, de lui, vu la fascination qu'il exerce sur certains. Par contre, de ses victimes, que savons-nous ? Rien. Franck Le Gall leur redonne donc vie et identité, nous rappelle qu'avant d'être victime elles étaient des femmes, qui avaient leur propre histoire. Et pour cela, il a choisi Mary Jane, la dernière victime.

Cette biographie imaginée est là pour rendre hommage à ces femmes et rappeler les conditions de vie des petites gens dans une époque et contexte social bien précis : les années 1880 en Angleterre, et plus précisément à Londres.

Intéressant, agréable à lire et à regarder, c'est un album nécessaire qui a mis presque 30 ans à voir le jour !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 31 Janvier 2022

Bonjour, aujourd'hui, c'est le Rouge-queue noir qui est à l'honneur, que je vous propose de découvrir ou de mieux connaître !

C'est un petit passereau qui pèse entre 14 et 20 gr, dont l'envergure oscille entre 23 et 26 cm, dont la longueur est de 14 cm.

Il se voit dans à peu près toute la France et ce toute l'année. Il est donc nicheur, migrateur et par endroit hivernant. Personnellement j'en ai vu à foison dans le Limousin, le Morvan et la Bourgogne. Mes rencontres avec lui en Bretagne ont été plus espacées et anecdotiques.

Ici, nous avons un beau mâle en plumage nuptial (qui a commencé sa mue : photo mi août) Il y a un dimorphisme sexuel sur cette espèce, mais qui n'est pas toujours évident à distinguer et qui rend d'ailleurs impossible, à certaines période de l'année, de sexer un individu. En effet, un jeune immature a le même aspect que la femelle quand ses commissures jaunes ont disparu. On dit alors Rouge-queue noir type femelle... Comme ci-dessous.

 

Le Rougequeue noir est très lié aux milieux rupestres, qu'ils soient naturels (falaises, éboulis rocheux, versants rocailleux, ravins, etc. ou artificiels (constructions humaines de toutes sortes), car sa nidification est rupestre. Il apprécie les espaces dégagés quels qu'ils soient comme zones de chasse. Il les trouve sur les versants montagneux, dans les espaces agricoles, sur les rivages maritimes, en milieu urbain, entre autres.

 

Le Rougequeue noir est un oiseau assez peu farouche. On le repère à ses cris et à son chant lorsqu'il est posé en évidence, ne cherchant pas à se cacher. L'oiseau est le plus souvent vu perché sur un support dégagé (piquet, fil, buisson, branche basse d'un arbre) d'où il surveille le sol alentour pour repérer ses proies sur lesquels il fond d'un vol direct. Au sol, il se déplace en sautillant. Ce n'est pas un animal grégaire, en dehors de la période de reproduction où il est alors en groupe familiale. Le Rougequeue noir est monogame et territorial. Lorsque l'habitat est optimal, les territoires peuvent être contigus. Les intrus sont pourchassés par les titulaires avec force cris.

 

C'est un oiseau avant tout insectivore , qui ne dédaignent pas les araignées, les petits mollusques, les millepattes, les petits lombrics. En bord de mer, il peut manger des petits crustacés. Enfin, quand c'est la saison, il ajoute des baies à son régime alimentaire où les graines sont très rares.

Ici ce mâle est clairement en plumage nuptial bien noir et marqué. (photo fin juin)

 

 

La nidification du Rougequeue noir est semi-cavernicole. Il recherche pour nicher toutes sortes d'anfractuosités plus ou moins ouvertes, le plus souvent protégées par un surplomb qui le confine, et ce en milieu "rupestre". Le nid, construit par la femelle, est un assemblage assez lâche et peu structuré d'éléments végétaux secs (herbes, paille, feuilles, mousse). La coupe est tapissée de poils et de plumes qui le rendent douillet.

 La femelle y dépose 4 à 6 œufs blancs brillants qu'elle couvera seule environ 13 jours. Les jeunes sont nourris au nid pendant une 15e de jours, puis encore 15 jours à 3 semaines après leur envol. Souvent, la famille se scinde en deux à ce moment, mâle et femelle prenant en charge chacun de leur côté une partie de la fratrie. Une fois le nourrissage terminé, il peut alors y avoir une 2ème nichée.

 

Au niveau mondial, son aire de répartition va de l'Europe, à toute l'Asie et jusqu'à l'Afrique Subsaharienne (avec quelques nuances et subtilités en fonction du climat, de l'altitude etc. (Il est par exemple assez rare en milieu boréal) Ce n'est pas un oiseau en danger d'extinction pour le moment.

 

Son vol est aisé et direct, avec un battement d'ailes régulier.

 

 

 

 

 

Celui-ci est un juvénile/immature, car on voit encore ses commissures jaunes/

 

Les textes de ce billet sont un mélange de "moi", de mon guide ornitho Belin et du site oiseaux.net  

Les photos sont miennes et non libres de droits. Ne pas utiliser/copier sans mon autorisation.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 29 Janvier 2022

Roman Blizzard de Marie Vingtras avis chronique

Roman - Editions de l'Olivier - 182 pages - 17 €

Parution le 26 août 2021 : Rentrée littéraire 

L'histoire : En Alaska, en plein blizzard ! Dans la nuit, une femme tient un enfant par la main. Bess le lâche un instant, le temps de renouer son lacet. Quand elle se relève, l'enfant n'est plus là et l'on n'y voit pas à un mètre... Elle se lance à sa recherche, ainsi que trois hommes qui se sont aperçus de leur absence de la maison. Le temps presse, c'est une course effrénée contre la mort certaine et les éléments déchaînés. Mais ces derniers sont ils les plus dangereux ?

Tentation : La blogo

Fournisseur : Luocine, merci pour le prêt !

 

Mon humble avis : J'ai tellement lu de billets enthousiastes sur ce roman à travers la blogosphère que j'ai l'impression que tout ou presque a été dit à son propos et je me retrouve bien embêtée.

C'est un premier roman, et chapeau ! L'auteure met la barre très haut avec ce roman très bien ficelé et pensé (j'admire l'imagination des auteurs et me demande souvent quelle en est la source).

Ce n'est pas un thriller, et pourtant, il en a la veine et le rythme... Un presque huis clos extérieur, prisonnier d'un blizzard qui souffle à ne pas mettre ni un pied, ni un chat dehors. Alors pourquoi Bess et l'enfant sont-ils sortis ? Et qui sont ces hommes qui partent à leur recherche ? Quels liens unissent ces quelques personnages ?

C'est ce Marie Vingtras nous dévoile au fil des courts chapitres, où elle donne la parole à tour de rôles à chacun des protagonistes. Nous découvrons alors leurs "bagages", leurs secrets, leurs tourments, leurs traumatismes, la raison de leur présence dans ce lieu perdu et hostile. Ils sont tous très humains dans leur complexité, pour le pire comme pour le meilleur. A travers eux, la romancière aborde nombre de sujets...

Je n'ai pas eu la surprise du choc de ce roman, tant la blogo m'en a avertie ! Mais j'ai adoré et je suis restée bien captive de ce blizzard, où la tension monte crescendo au fur et à mesure que le danger augmente. Les personnages sont bien campés et creusés, et j'ai eu un faible pour le vieux Freeman, dont le rôle dans cette histoire n'est révélé qu'à la fin. Quant à Bess, elle est bien plus touchante qu'elle ne le paraît au premier abord. A lire de toute urgence, avant que ne fonde la neige ! Ou alors, attendez une bonne période de canicule et prenez ce titre comme un rafraichissement ! Bien pensé, bien écrit, efficace, original, captivant.

L'avis de Luocine, de Keisha , de Krol, d'Aifelle

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Janvier 2022

Cinéma - Film - Tendre et Saignant - Christopher Thompson - Arnaud Ducret - Avis - Chronique

Film de Christopher Thompson

Avec Arnaud Ducret, Géraldine Pailhas, Alison Wheeler

Synopsis : Rédactrice en chef d’un magazine de mode, Charly hérite de la boucherie familiale. Alors qu’elle s’apprête à la vendre, elle rencontre Martial, l’artisan-boucher de son père, bien décidé à se battre pour sauver le commerce. Séduite malgré elle par le charisme de Martial, Charly pourrait être amenée à changer d’avis…

Mon humble avis : Voici une comédie romantique et bien sympathique, mais pas que !

Déjà l'humour n'y ait pas lourd, en fait on ne rit pas tant que ça, mais on sourit de plaisir, et c'est déjà bien. Mais surtout, c'est un film qui met lumière les valeurs de l'artisanat, du commerce de proximité, des structures familiales, du bien manger, de la gastronomie française. Plus que le bien manger, c'est le consommer sain et équitable qui est prôner aussi, via de la viande issue d'élevages qui observe un cahier des charges stricte, tout comme la filière qui suit. Notre boucher va lui même dans les campagnes choisir ses bêtes etc. C'est aussi les coulisses d'une boucherie que nous montre ici Christopher Thompson et c'est franchement intéressant. La viande est ici élevée et filmée comme un produit de luxe, ce qu'elle est de toute façon pour une bonne partie de la société.

C'est aussi la confrontation de deux univers : celui des strasses, des paillettes, de l'hyper communication du monde de la mode, avec celui de la boucherie, du travail manuel, du terroir. Mais les compétences de l'un vont servir à l'autre... Et les rôles vont pour le peut s'échanger jusqu'à ce que chacun réalise que rien ne vaut le "bonnes vieilles racines" qui correspondent à nos valeurs et qui nous ont construits, et où les relations sont solides !

Le tout est filmé sur un bon rythme, avec une très jolie lumière qui rend le film résolument gai. Et le duo Arnaud Ducret / Géraldine Pailhas fonctionne à merveille.

A ne pas bouder, car film vraiment plaisant, charmant et bien cuisiné, assaisonné juste ce qu'il faut... Sauf si vous êtes végans ou végétariens, dans ce cas là, mieux vaut jeuner et ne pas s'aventurer dans ce menu !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Janvier 2022

Roman - Editions Thélème - 5h09 d'écoute - 23 €

Parutions Thélème 2015 et d'origine 1818

L'histoire : Anne Elliot beauté fanée et effacée de vingt-sept ans, est la seconde fille de Sir Walter Elliot, un baronnet veuf et vaniteux. Sa mère, une femme intelligente, est morte quatorze ans auparavant, en 1800 ; sa sœur aînée, Elizabeth, tient de son père la vanité de sa position. Sa plus jeune sœur, Mary, encline à se plaindre sans cesse, a épousé Charles Musgrove de Uppercross Hall, l'héritier d'un riche propriétaire des environs. Encore célibataire, sans personne dans son entourage qui soit digne de son esprit raffiné, Anne est en passe de devenir une vieille fille sans avenir.

Tentation : Un peu de "vraie" culture !

Fournisseur : PAL Bib de Rennes

 

Mon humble avis : Il est très rare que je m'engage vers ce type de littérature, et je pense savoir pourquoi : il ne me convient pas ! Je ne suis pas formatée pour apprécier !

Mais j'ai pioché ce classique dans ma PAL audio en me disant qu'un peu de culture ne me ferait pas de mal. Hélas, je n'ai pas du tout apprécié mon audio lecture, sans que le support en soit la cause il me semble. Mais je n'ai pas accroché à l'histoire, et mon esprit s'est fait vagabond !

Certes, je reconnais l'extrême finesse de la plume et de certains échanges entre les protagonistes. Mais ces derniers m'ont paru tellement nombreux qu'il m'a été impossible, à deux ou trois exceptions près, de les relier entre eux et de suivre réellement leur cheminement. J'ai saisi la globalité de l'histoire, j'ai remarqué l'ironie avec laquelle Jane Austen dépeint l'aristocratie oisive made in England au début du 19ème siècle.  Mais à part cela, rien. Aucune émotion ne m'a étreinte, je ne me suis attachée à aucun personnage et mon intérêt s'est vite évaporé. Bref, je me suis ennuyée ferme ! Les cancanages de salon ne m'ont de toute façon jamais passionnée, que ce soit dans les livres ou dans ma vie !

Et pourtant, il y a quelques années, j'avais aimé Orgueil et préjugés, lu sous le même format.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Janvier 2022

BD - Blanc autour - Lupano - Avis - chronique - critique

BD - Editions Dargaud - 144 pages - 19.99 €

Parution en janvier 2021 

L'histoire : 1832... Canterbury dans le Connecticut. Prudence Crandall est institutrice dans son école de jeunes filles. Un jour, elle y accueille Sarah, en jeune fille noire, qui ne demande qu'à apprendre et comprendre. La population blanche locale est outrée par l'acte de Prudence... Qui répond de la façon suivante : A la rentrée scolaire après les vacances, seules les jeunes filles de couleur seront acceptées dans sa classe et son internat. Les blancs feront tout, même l'inimaginable pour que ferme cette école... première école pour filles de couleur 30 ans avant l'abolition de l'esclavage.

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de Dinard 

Mon humble avis : Voici un formidable album qui devrait être mis dans les mains du plus grand nombre. 

Cette histoire est inspirée de fait réels... et en fin d'album, un cahier dresse la biographie de Prudence et de certaines de ses élèves de couleur qui ont été répertoriées et retrouvée dans les archives... Celles-ci ont toutes suivi des études secondaires, ont été à l'université, ont enseigné, ont été des fers de lance du mouvement abolitionniste etc... D'autres encore ont participé à la construction du Underground Railroad (il faut donc que je me décide rapidement à lire le roman de Colson Whitehead) !

Cet album nous replonge donc dans l'Histoire Américaine (en 1832), à une époque où l'esclavage n'est plus pratiqué dans la plupart des états du Nord, mais où la population blanche reste hantée par la boucherie perpétrée par Nat Turner  (un esclave noir de Virginie, instruit, qui savait lire et écrire et qui prit la tête d'une révolte sanglante un an plus tôt).

Certaines des bulles émises par les citoyens blancs font froid dans le dos de bêtise, de haine, de suprématie. D'ailleurs le mot citoyen n'est pas nécessaire dans la phrase puisqu'à l'époque, les noirs ne sont pas reconnus comme citoyens... mais comme des moins que rien... Mais la peur et le racisme semblent donner tous les droits...

Nous suivrons tous les méfaits, le harcèlement, le rejet, les sabotages, les intimidations que subiront Prudence et ses élèves.

L'utilisation du format BD est très judicieuse pour revenir sur cette époque peu connue en France. Et le fait que ce soit une BD, et bien c'est simple, ça claque, ça rentre... Ca ne s'oublie pas.

Mon seul bémol va au graphisme que je n'ai pas apprécié... Il rend difficilement reconnaissables certains personnages, et parfois même, j'hésitais sur la couleur de peau, me rendant compte que j'étais trompée par une ombre sur un visage... Définitivement, je préfère les dessins les plus "réalistes" possibles.
Quoiqu'il en soit, cette BD qui rappelle l'extrême importance du droit à l'éducation et l'instruction, est à lire absolument !

L'avis de Noukette

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 20 Janvier 2022

Roman - Editions J.C Lattès - 320 pages - 19.90 €

Parution le 5 mai 2021 

L'histoire : Un hôtel club familial sur la côte basque, fin juillet ! Les vacances battent leur plein, au rythme des animations, des spectacles, des séances de sport, du farniente sur la plage, du club enfant et de la file d'attente au buffet pour les repas. Trois familles arrivent, et rien ne semble se passer comme prévu... Puisqu'ils ont emmené leur soucis inavoués et leurs secrets dans leur valise. Et puis il y a Germain, responsable de l'accueil, qui tente de faire au mieux pour tout le monde, en oubliant de commencer par lui. Ce sont donc quatre solitudes qui n'aurait jamais dû se rencontrer, et une belle histoire d'amitié et de rédemption.

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : la bib de Dinard 

Mon humble avis : Voici un roman sympa que j'ai pris plaisir à lire, un roman simple, que l'on pourrait presque qualifier de convenu... Mais qui fait du bien, qui divertit et repose. Paru en mai dernier, il était manifestement destiné à être lu sur une plage ou au bord d'une piscine. Dans un lit en janvier, c'est très bien aussi.

Nous suivons trois familles, pour qui les vacances en hôtel club sont une première. Il y a Chantal, grand-mère obsédée par le sport et ses deux petits-enfants. Il y a Matthias, monoparental avec ses deux filles. Il ne lâche ni son portable ni ses chaussures du cuir, il est lié corps et âme à son travail. Enfin, Fanny et Victor sont accompagnés de leurs deux enfants, dont Margaux, adolescente. Enfin, Germain, animateur responsable de l'accueil observe et subit tout ce petit monde de près ou de loin. Réservé, il peine à s'intégrer dans l'équipe d'animation et ses collègues le malmènent. 

Dans ces trois familles, seuls les enfants sont aux anges dans ce lieu qui est pour eux idyllique : piscine, plage, club enfants/ado et plein de copains et copines. Les adultes se montrent tout d'abord très frileux et critiques face à cet environnement qui fourmille et au concept de vacances assistées prêtes à l'emploi.

Pour ma part, j'aime les vacances en club. Je ne les ai pratiquées que 4 ou 5 fois ces 25 dernières années. Mais j'y apprécie la multitude d'activités, de me mettre les pieds sous la table, de choisir de participer ou non, voire de ne rien faire ou de m'échapper. 

Chaque chapitre, qui se passe dans un endroit différent du club (plage - bar - Piscine - chambre - accueil) s'attarde sur une famille ou l'un de ses membres. Evidemment au fil de la semaine, malgré leur réticence d'origine, ils vont se rapprocher les uns et les autres et se mêleront au coeur d'un même chapitre. On ne se livre jamais autant qu'auprès d'un inconnu... Aussi vont ils se dévoiler au fur et à mesure, écouter l'autre et considérer son avis... Et ainsi trouver des remèdes, ou une amorce de remède, voire un tournant définitif pour certains, à leurs problématiques personnelles... Ces dernières sont amenées subtilement au fil des pages, ce qui fait que les personnages gagnent en profondeur au fur et à mesure, et l'histoire, en épaisseur.

Adèle Bréau croque avec finesse ses protagonistes, et dresse un portrait social de la clientèle de ce type de structure. Ca reste succinct, puisque nous sommes avant tout dans une lecture divertissante, mais c'est bien vu.

Et surtout, elle nous dit de ne jamais oublier de prendre un autre point de vue sur sa vie, celui de l'autre, de l'entourage ou même de l'inconnu, de ne pas rester bloquer dans ses certitudes et ses carcans. Un des personnages étant en fauteuil roulant, il est aussi question de handicap, du regard des autres, des idées reçues etc...

Une lecture que je conseille entre deux autres cérébralement plus exigeantes. J'ai vraiment bien apprécié, car tout est bien ficelé et conclut !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Janvier 2022

Film, cinéma, Virigine Efira, Romain Duris, en attendant bojangles, avis, chronique

Film de Régis Roinsard

Avec Virginie Efira, Romain Duris, Grégory Gadebois

Synopsis : Camille et Georges dansent tout le temps sur leur chanson préférée Mr Bojangles. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Jusqu'au jour où la mère va trop loin, contraignant Georges et leur fils Gary à tout faire pour éviter l'inéluctable coûte que coûte.

Mon humble avis : Ce film est l'adaptation ciné du roman éponyme En attendant Bojangles, que j'ai lu il y a quelques années. Pour savoir de quoi il retourne, je vous invite à lire ou relire mon avis de lecture d'alors... Car mon avis de cinéphile est exactement le même ! Un enthousiasme et une émotion sans borne. J'ai adoré cette histoire assez fidèle dans mon souvenir à celle d'origine.

Régis Roinsard c'est magnifiquement emparé de cette histoire pour la transposer dans les années 50-60, celles d'une certaine insouciance. La réalisation m'a semblé parfaite et idéale pour transposer en image la fantaisie délicieuse qui règne dans les pages du roman.

La première partie est nous enivre d'une allégresse dans un tourbillon bienvenu, tant dans les scènes, que dans les couleurs, les sourires affichés sur chaque visage, que dans des dialogues plus que délicieux, assez théâtraux (puisque fidèles aux personnages et à leur philosophie de vie). On aimerait en apprendre certains par coeur. On rit, on y croit, on se délecte utopie libératrice.

La deuxième partie annonce l'orage, qui finit par éclater... Et là, on est bouleversé au plus profond, même si l'on espère encore, que l'on a encore envie d'y croire.

Que dire de la distribution ? Romain Duris est toujours aussi talentueux, je suis fan. Son rôle ici fait penser au début à celui de "L'arnaqueur", mais avec bien plus de nuances, de profondeur, de saisissement. Mais je savais déjà qu'il savait faire. Virginie Efira, je suis fan aussi, mais elle m'a une fois de plus subjuguée et bluffée dans un rôle vraiment pas facile. Elle est bouleversante et j'imagine que pour elle, le rôle de Camille a dû être épuisant à interpréter, tant elle passe d'une minute à l'autre d'une émotion à son contraire. Quel chemin parcouru par cette comédienne qui a commencé dans des comédies romantiques. Quel talent ! Moi je dis : Un César et même un Oscar pour Virginie Efira !

Bref, un film à vraiment voir, une magnifique et originale histoire d'amour, un film sur la folie douce qui devient pathologique, source de souffrance pour celui qui en est atteint, comme pour ceux qui l'entourent. Mais ce que le film nous dit aussi, c'est que si le monde était plus doux et moins contraignant, il y aurait peut-être moins de folie...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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