Publié le 21 Avril 2021

Série Netflix, 8 épisodes, terminée, 2021

Avec Hanna Ware, Amir El Masry, Zoë Tapper

À Londres, la firme baptisée The One révolutionne l’amour grâce à une technologie basée sur les phéromones des fourmis pour bâtir une application qui vous fera rencontrer votre âme sœur grâce à votre ADN. Votre seul et véritable amour réside dans votre ADN, il coule dans votre sang. À la tête de cette société, Rebecca Webb (Hannah Ware), l’intraitable, la femme à la main ferme et aux cadavres dans le placard. Là est le mystère autour d’une femme, adulée ou méprisée, surtout quand son ancien colocataire, Ben Naser (Amir El-Masry) est retrouvée mort dans la Tamise.

 

Mon humble avis : Une série britannique, inspirée du roman à succès "Ames soeurs" (John Marrs, 2017)qui mélange les genres : dystopie, suspenses, thriller, analyse sociétale. Le tout parfaitement mené et orchestré. On ne s'ennuie pas, la tension augmente au fil des épisodes... Au début, quelques difficultés à distinguer les flash-backs du présent, il faut vraiment se fier aux tenues vestimentaires de l'anti héroïne, Rebecca, cette femme implacable, machiavélique et arriviste jusqu'au bout. Une série qui, à outrance, "quoi que, ce pourrait être demain ?!), se penche sur les dérives des sites de rencontre et des manipulations génétiques et l'heure du numérique... Il est donc fortement question d'éthique dans cette histoire : quand la technologie remplace le facteur humain... quelles en sont les conséquences ? Et la technologie est-elle si infaillible que cela ? Savoir que l'on est fait l'un pour l'autre suffit il à instaurer le bonheur ? Sympa, divertissant, efficace on veut savoir !

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Netflix 2021,1h26

Avec Jennifer Garner, Edgar Ramirez, Jenna Ortega

Un couple de parents décide de dire "oui" à tout pendant 24 heures. Avec leurs demandes les plus folles, ses enfants lui font passer une journée mémorable.

Mon humble avis : J'ai regardé ce film un peu au hasard, car je ne voulais pas me prendre la tête. Je venais tout juste de récupérer ma box, wifi etc dans mon nouvel appart, et j'étais encore entourée de cartons.

Bon, film ultra américain, un peu soulant, qui ne vole pas haut, qui part dans tous les sens. J'ai eu plaisir à revoir Jennifer Garner que j'adorais dans la série Alias, quand j'étais aussi jeune qu'elle l'était à l'époque !

Bon heureusement la morale est sauve à la fin, mais bon pas étonnant, c'est américain à fond. A regarder uniquement en famille avec de jeunes enfants qui eux, s'amuseront bien je pense.

 

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Série Américaine Netflix

Saison 1 : 10 épisodes

Avec Lauren Holly, Kylie Jefferson, Casimere Jollette

Lorsque l'élève star d'une prestigieuse école de danse est victime d'une agression, sa remplaçante découvre un monde où la concurrence fait rage et où le mensonge règne.

Mon humble avis :  De très belles scènes de danse et de ballet et un rappel non négligeable sur l'abnégation, les sacrifices, et les sévices corporels inhérents à ce milieu et à ce rêve de carrière. Les sujets de l'importance de l'appartenance à un groupe, de l'homosexualité et de l'homophobie sont aussi majeurs dans cette histoire. L'intrigue en elle-même est on ne peut plus étirée et exploitée, jusqu'à la nausée et l'impatience. Pour le reste, les coups bas entre élèves, les humeurs, les manipulations, les caprices et les romances, cela plaira certainement à un publique ado et ado +, mais pas à moi... Une saison 2 est annoncée, je ne compte pas retourner dans la danse ! Encore une série inspirée d'un roman, j'ai l'impression que les idées originales sont rares sur Netflix !

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Film action/aventure de 2017

Film de Patty Jenckins

Avec Gal Gadot, Chris Pine, Connie Nielsen

C'était avant qu'elle ne devienne Wonder Woman, à l'époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s'écrase sur l'île paradisiaque où elle vit, à l'abri des fracas du monde. Lorsqu'il lui raconte qu'une guerre terrible fait rage à l'autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu'elle doit enrayer la menace. En s'alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l'étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin

 

Mon humble avis ; Je ne m'étais encore jamais frottée à Wonder Woman, ni au ciné ni sans les séries qui commencent maintenant à dater. De plus, j'ai quasiment vu tous les films de l'écurie Marvel, mais très peu de l'écurie DC Comics... Parce qu'on ne peut pas tout voir et qu'il faut donc se centrer et faire des choix.

Bien sûr, ce film s'adresse avant tout aux fans du genre "super héros".

J'ai adoré ce film qui nous mène de la mythologie antique à la Guerre 14-18, un film résolument féministe, avec une intrigue qui tient la route, qui parvient à émouvoir, à faire réfléchir, à distraire, à faire rire, le tout avec une mise en scène dynamique et des effets spéciaux non négligeables, mais pas envahissants non plus ! bref, j'ai passé un très chouette moment de ciné dans mon canapé !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Netflix et VOD

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Publié le 19 Avril 2021

BD, Album, La cosmologie du futur, Alessandro Pignocchi, avis, critique, chronique

BD - Editions Steinkis - 126 pages - 16 €

Parution en mai 2018

Le sujet : Des mésanges punks qui se mêlent de politique, Des hommes politiques plus animistes que des Indiens d'Amazonie, Un anthropologue jivaro qui tente de sauver ce qui reste de la culture occidentale, Voici quelques habitants de ce monde nouveau où le concept de "nature" a disparu, où les plantes et les animaux sont considérés comme des partenaires sociaux ordinaires et où le pouvoir n'exerce plus aucun attrait. Après la lecture de ce livre, vous ne regarderez plus jamais les mésanges et les hommes politiques de la même façon.

 

Tentation : Suite de "Petit traité d'écologie sauvage"

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : Alessandro Pignocchi poursuit son observation ethnologique et écologique de notre société actuelle... à travers les yeux, les remarques, l'étonnement et l'incompréhension d'un anthropologue jivaro ! Les dessins sont de la même excellente qualité (pour le bonheur des yeux lorsqu'il s'agit de la nature) que dans le premier tome "Petit traité d'écologie sauvage" . Entre la parution du tome 1 et celui-ci, eut lieu en France un grand événement : la campagne présidentielle !!! Et outre-atlantique, et Trump a montré de quoi il est "capable" ! Inutile de dire que l'auteur sans donne à coeur joie, et que nous lecteur, rions à gorge déployée !

Ce tome est tout aussi déjanté et hilarant que le premier... Et sonne toujours aussi juste derrière cet humour cynique. C'est cinglant et effroyablement intelligent.

A travers cet ouvrage incontournable, Pignocchi nous renvoie en pleine figure l'absurdité de notre comportement dans l'état actuel de notre planète, et nous invite à repenser notre place dans le monde, et celui de la nature... De ne pas oublier que nous ne formons qu'un et qu'à l'avenir, le progrès sera certainement dans la marche arrière. Bref, il est urgent de changer nos comportements, et d'établir une nouvelle forme de vie... De préparer la cosmologie du futur et de s'y adapter. Le futur qui prend racine autant dans le passé que dans le présent.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 17 Avril 2021

La dixième muse, roman, Alexandra Koszelyk, Guillaume Appolinaire, avis, critique, chronique

Roman - Editions Aux forges Vulcain - 280 pages - 20 €

Parution le 15 janvier 2021

L'histoire : Au détour d'une errance dans les allées silencieuses du cimetière du Père-Lachaise, Florent découvre la tombe de Guillaume Apollinaire. En souvenir de ce moment qui le marque, Florent ramène chez lui un bout de bois... Florent ne sera jamais plus le même, sans pouvoir rien y faire... Une obsession naît en lui, qui devient une passion qui dicte sa vie : La vie, les amies, les amantes, l'oeuvre du poète de la modernité. Florent serait il plongée dans une folie, ou serait-ce tout autre chose qui s'immisce dans sa vie ?

 

Tentation : Le nom de l'auteure et le thème de la nature

Fournisseur : Ma CB chez ma petite libraire, avant mon déménagement.

 

Mon humble avis : En septembre 2019, paraissait le premier roman d'Alexandra Koszelyk : A crier dans les ruines. Cette lecture avait été pour moi un véritable coup de coeur, une révélation, après avoir suivi Alexandra sur son blog de lecture depuis une dizaine d'année. Aussi, il était hors de question de manquer la sortie de ce deuxième roman. Et j'ai attendu d'être bien installée dans mes nouveaux murs pour m'y plonger.

Hélas, mon engouement est assez vite retombé, il me semble que ce roman n'était pas vraiment pour moi.  Sans doute trop "cérébralisé" pour que je m'y repose, et m'y délasse. Et pourtant, c'est une histoire originale, traitée d'une façon qui l'est tout autant. La plume d'Alexandra est toujours aussi belle, soignée, pointue, sensitive, et témoigne d'une excellente maîtrise du verbe et de notre langue. Très poétique, onirique, métaphorique... Peut-être trop pour moi, car au fil du roman, j'ai dû déployer une certaine concentration pour que toutes ces jolies phrases et leurs sens profond me pénètrent vraiment... Je n'étais plus dans la fluidité et l'apaisement recherché, dommage. Et la dernière partie, portant sur Gaïa m'a paru bien longue est alambiquée, malgré de somptueux passages et de beaux messages, j'ai décroché.

La dixième muse est une ode à la poésie, une déclaration d'amour à Guillaume Apollinaire. J'ai apprécié en apprendre plus sur ce poète dont j'ignorais presque tout (mon époque lycée est loin maintenant et depuis, je ne me suis plus jamais penchée sur la poésie, dont je ne suis pas spécialement friande). Alexandra Koszelyk fait intervenir des personnages qui ont connu l'artiste, depuis Pablo Picasso, jusqu'à sa mère, en passant par toutes les muses, les femmes que Guillaume Apollinaire a aimées. A travers ces témoignages, on redécouvre avec intérêt la vie de l'époque, les us et coutumes, les moeurs, les préoccupations d'alors. J'ai aimé cela, m'en suis enrichie. Ce roman est aussi un cri de la nature... Il est urgent de s'y reconnecter, de savoir de nouveau la regarder, l'utiliser avec parcimonie et respect, se souvenir de nos racines, de notre Histoire, de nos origines.... Distinguer le mouvement dans l'immobile, l'infiniment grand et l'infiniment petit qui forme un tout.

Par contre, je suis restée de marbre devant les bouleversements magiques que vit Florent et sa quête, je n'ai ressenti aucune empathie pour ce personnage qui ne m'est même pas paru sympathique. Je n'ai pas adhéré aux chapitres qui lui sont consacrés. Donc du très bon, et du bien moins bon à mon humble avis, donc pour moi, une lecture vraiment en demi-teinte. Dommage, je voulais vraiment aimer passionnément ce livre, comme ce fut le cas avec le premier titre d'Alexandra. Mais je ne m'inquiète pas, les avis élogieux sont très nombreux, tant sur les réseaux que dans la presse !

 

L'avis d'Antigone

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Avril 2021

Livre, roman, le liseur du 6h27, Jean-Paul Didierlaurent, avis, critique, chronique

Roman - Editions Folio - 193 pages - 7.50 €

Parution Folio 2015, Au Diable Vauvert 2014

L'histoire : Du lundi au vendredi, dans le R.E.R de 6h27 qui le mène à son travail, Guylain lit des textes à voix haute. Il tire ces textes d'une pochette où ils sont glissé entre deux buvards... Ces textes ne font qu'une page ou deux et n'ont aucun lien les uns avec les autres... Sauf, leur provenance... Ces lectures publiques ravissent les passagers et vont amener Guylain à de belles rencontres.

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Lors de sa sortie, ce roman a vraiment fait un tabac jusqu'à envahir la blogosphère. Ensuite, on m'en a donné un exemplaire qui a attendu quelque temps dans ma PAL... Et je pense que j'aurais peut-être dû l'y laisser.

J'attendais beaucoup plus de cette histoire, que j'ai finalement lu un peu comme un poisson rouge dans un bocal, en tournant en rond, même si, au début, je tournais les pages aussi vite que le R.E.R changeait de stations. A mes yeux, le sujet, génial à la base, n'est pas assez exploité (nous ne rencontrerons en fait que deux auditrices du liseur), l'amour des livres de Guylain est à peine évoqué, on passe en fait assez peu de temps dans ce R.E.R de 6h27. J'ai eu l'impression que l'auteur se refuser à approfondir les sujets abordés et via des phrases où les adjectifs se multiplient et ou sonne une certaine redondance, il m'a semblé que Jean-Paul Didierlaurent voulait étirer l'instant au maximum.

Certes, la fin est sympa (mignonette), certes, j'ai beaucoup aimé le personnage d'Yvon, ce gardien qui dans sa guérite, ne s'exprime qu'en alexandrins, certes, le roman est distrayant mais me reste une sensation de vacuité et de longueurs... Notamment, lorsque "la chose", cette machine sur laquelle travaille Guylain est décrite, puis lorsque Guylain lit les écrits de Julie, qui ne nous épargnent aucun détail de ce qui se passent dans des toilettes publiques... Cela m'a semblé longuet et pas de très bon goût.

Bref, une idée et des trouvailles, aussi bonnes soient elles et c'est ici le cas, ne suffit pas à faire un bon roman, ou en tout cas un roman qui me plaise et me séduise.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Avril 2021

Sylvain Tesson, Petit traité sur l'immensité du monde, lecture, avis, critique, chronique

Récit de voyage - Editions Pocket - 167 pages - 6.50 €

Parution Pocket 2007 - Equateurs 2005

Le sujet : Sylvain Tesson parcourt le monde. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes.Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux.

Tentation : Titre et sujet

Fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : Indubitablement un très beau texte qui aère l'esprit... Donc bienvenu dans une période où le nomadisme nous est fortement limité... Mais le vagabondage est avant tout une disposition de l'âme et ensuite, une forme de vie.

Sylvain Tesson nous livre, à travers ses souvenirs, ses expériences, ses expéditions et ses réflexions une ode apologique merveilleuse, onirique, romantique et désobéissante sur l'errance, les chemins de traverses, l'abandon de tout sauf de soi et du monde... Le vagabondage.

Il explique aussi la raison de la fin de son humanisme, devant toutes les sociétés qu'il a rencontrées de par le monde. Aucune société ne semble mieux qu'une autre, qui sous couvert de traditions ancestrales, s'autorise un patriarcat acharné et autres comportement ignobles. Son terrain de chasse à lui, c'est la steppe, les forêts, les cathédrales aussi (et oui, il vagabondait alors beaucoup à la verticale) les déserts chauds ou froids, la nature et non la rencontre humaine qui n'est plus son moteur... et pour cause.

Sylvain Tesson s'attarde également sur l'évolution du vagabondage au fil des siècles et de l'Histoire. Il fut une époque où les nomades ouvraient des voies, découvraient, partaient vraiment dans l'inconnu... Notamment, à l'époque où l'on s'imaginait que la terre s'achevait à l'horizon et que l'on ignorait sa rotondité. Maintenant, la plupart des aventuriers vagabonds partent sur les traces de... ou cherchent à établir un nouveau record.

En vagabondant à la seule force de ses pieds ou de celle de sa monture, Tesson nous invite à prendre son temps, à une union avec la nature et celle de l'homme, pour le meilleur comme pour le pire. Marcher, nomadiser, être seul dans cette immensité qu'est le monde, c'est prendre le temps de voir, d'écouter, d'observer, de sentir et de ressentir... Jusqu'aux petites fées de la nature qui parfois vous offrent des instants de grâce. La nature, pour qui apprend à la regarder, est source de milliers d'émerveillements, d'étonnements, de questionnements !

Ai-je lu ce récit au bon moment (antagonique puisque je déballais mes cartons de déménagement pour m'enraciner, certes ailleurs, mais m'enraciner tout de même avec toutes mes possessions matérielles ?) ? Pas forcément, car je manquais de concentration. Il m'a fallu du temps. Mais pourquoi pas après tout ?! Peut-être aurais-je dû aller vers une lecture purement distrayante et attendre d'avoir l'esprit et le corps complètement libres et disponible pour m'imprégner mieux de cette philosophie du vagabond... Je suis restée hermétique à certains passages (notamment au chapitre sur les cathédrales qui s'éternise un peu) ce qui ne m'empêche pas de vous conseiller chaleureusement ces pages nomades, philosophes et poétiques.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 11 Avril 2021

Hello !

Un autre dimanche de photos avec mes confections culinaires de ces derniers mois, à la "faveur" d'un confinement automnale puis d'un couvre feu hivernal... Pour s'occuper chez soi et varier de la lecture, on s'occupe autrement !

Bon dimanche et bon app !

PS : Quasiment toutes ces recettes sont issues de Marmiton !

 

UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 2
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 2
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 2
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 2
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 2
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 2
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 2
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 2
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 2
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 2
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 2
UN DIMANCHE DANS MA CUISINE 2

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 9 Avril 2021

Roman, Thriller, la femme du monstre, Jacques Expert

Thriller - Editions Livre de Poche - 219 pages - 7.40

Parution Anne Carrère 2007 - LDP 2009

L'histoire : Quand elle a épousé le monstre, toute étonnée qu'un tel homme puisse la choisir elle, elle n'avait que 22 ans. Seize ans de vie commune en tant qu'épouse et mère dévouée de deux enfants, à priori sans histoire... un couple normal aux yeux des autres. Pouvait elle se douter qu'un jour, la police viendrait arrêter Simon et que deux ans plus tard, se tiendrait le retentissant procès du monstre, où elle se tiendra à la barre en qualité de témoin ? Témoin ? Uniquement ? Vraiment ? 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Un roman qui glace, qui agace, qui met à mal, qui interroge. L'apprécie -t-on vraiment, je ne saurai dire. Par contre, on ne peut être qu'admirative du talent et de la maîtrise de Jacques Expert pour développer, mettre en scène et animer son sujet.

Quelque part, ce texte m'a fait penser à une autre lecture récente : Les choses humaines, de Karine Tuile. Point du tout pour la forme et les faits narrés. Mais pour le fond et les interrogations qu'il génère. Le sujet de "La femme du monstre" est la notion de la culpabilité, qu'elle soit morale ou légale. Et tout au long des pages, on se demandera si la femme du monstre est coupable de silence ou victime de son aveuglement. Réponse dans les dernières phrases... Coup dans le plexus.

C'est la femme du monstre qui raconte.... Au présent lors du procès, et en flash-back, elle égrène les souvenirs majeurs de ses seize années de mariage avec Simon. Elle le fait avec son style à elle, et les émotions, analyses et observations dont elle est capable...

Jacques Expert nous glace vraiment avec ce portait d'une femme à priori sans problème... sous le joug d'un homme impitoyable. Le lecteur oscillera avec des impressions de soumission, de maltraitance, de faiblesse, de bêtise même, d'ignorance... A moins que tout ne soit que calcul et stratégie par intérêt, celui de garder un certain standing de vie...  Au début, on prend vraiment en pitié cette femme du monstre, puis on a envie de la baffer... Car oui, elle est oui, ignare elle l'est sans aucun doute, mais elle se révèle aussi méchante et mesquine, égocentrique. Tout aussi monstrueuse que son mari, même si elle a les mains propres. Du coup, coupable légalement ou non ? A priori sans preuves réelles, se doutait-elle vraiment de l'ampleur de la vie de son mari ? J'ai eu vraiment du mal à me faire ma propre opinion.

Vraiment rondement mené et psychologiquement très abouti.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 7 Avril 2021

BD - Editions Delcourt - 272 pages - 24.95 €

Parution en août 2018

Le sujet : L'histoire vraie d'Hakim, un jeune Syrien qui a dû fuir son pays pour devenir « réfugié » . Un témoignage puissant, touchant, sur ce que c'est d'être humain dans un monde qui oublie parfois de l'être. L'histoire vraie d'un homme qui a dû tout quitter : sa famille, ses amis, sa propre entreprise... parce que la guerre éclatait, parce qu'on l'avait torturé, parce que le pays voisin semblait pouvoir lui offrir un avenir et la sécurité.

 

Tentation  : Le billet de Stéphie

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : De la Syrie à la Turquie, premier tome de ce triptyque qui retrace la vie d'Hakim, depuis sa Syrie natale et aimée à la France.

"Encore" une vie bouleversée, un destin malmené par l'Histoire, un témoignage au plus près de la réalité. Pour cela, Fabien Toulmé a rencontré Hakim durant plusieurs mois. Hakim vit désormais à Aix en Provence avec femme et enfants. On devine à travers certaines cases que rien n'est encore simple. Lors des entretiens entre les deux hommes, il y avait un interprète. Hakim ne parle pas encore bien le français. D'ailleurs, Hakim, ce n'est pas son vrai nom. Il préfère garder l'anonymat par sécurité, car nombreux sont les membres de sa famille à vivre encore en Syrie. Mais il tient absolument à témoigner de ce qu'est sa vie, et celle des siens, depuis 2010... Et le début de la guerre de Syrie.

Cet album noue le coeur et atterre, évidemment, le sort tragique des habitants des pays en guerre, de pays sous dictature, des exilés, des réfugiés ne laissent jamais indifférent. Et confortablement installé dans nos canapés, on ne peut qu'admirer le courage et l'obstination de ces hommes et de ces femmes. 

Le récit est très vivant... Les planches alternent entre les souvenirs et explications qu'Hakim développe et les rencontres de Fabien Toulmé et d'Hakim dans le petit appartement de celui-ci. Hakim témoigne des conditions de vie en Syrie, juste avant la guerre, puis pendant. Délations, surveillance, emprisonnements sommaires, torture, manifestations du peuple, arrestations en masse, bombardements, tirs dans les rues, occupation par l'armée régulière de son entreprise... Hakim a vécu tout cela. Alors qu'il avait une bonne situation, Hakim perd tout et doit absolument soutenir sa famille. Pour sa propre sécurité, il choisit l'exil... Au Liban, en Jordanie, puis en Turquie... Toujours à la recherche d'un travail, pour envoyer l'argent qui nourrirait ses proches. Mais rien n'est simple. Au-delà de l'aspect humain, cet album est très intéressant car il rappelle les conditions qui ont mené à cette guerre interminable, et pourquoi elle s'est développée aussi tragiquement et durablement.

Evidemment, je compte lire les tomes suivants dès que possible. De toute façon, l'Odyssée d'Hakim est à lire absolument, qui permet de comprendre, mais aussi de ne pas oublier que tout le monde n'a pas la même chance que nous, Européens. Surtout en cette période où nombreux sont à se plaindre du manque de liberté, du manque de démocratie dans notre contrée... Remettre les pendules à l'heure est toujours utile.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 5 Avril 2021

Roman, Marie Darrieussecq, La mer à l'envers, migrants, avis, chronique, critique, blog

Roman - Editions Ecoutez lire - 5h32 d'écoute - 18 €

Parution P.O.L en août 2019

L'histoire : Pour Noël, Rose est en croisière méditerranéenne avec ses deux enfants. Une nuit, le paquebot croise un bateau de migrants en difficultés. Tous ses passagers montent à bord... Rose croise le regard de Younès, un adolescent perdu parmi les autres. Elle lui donne des vêtements de son fils, ainsi que le portable et le chargeur de celui-ci, avant que les migrants soient embarqués par une navette de la P.A.F. Désormais, les destins de Rose et de Younès sont liés, même séparés. 

Tentation : Un billet sur la blogo

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : La mer à l'envers est un roman qui prend aux tripes, car il nous propose un face à face avec ce que nous sommes, ce que nous pourrions être, ce que nous aimerions être ou ce que nous ne sommes pas... L'immigration, les migrants pour la plupart d'entre nous, c'est un sujet que l'on ne suit que par reportage télé aux informations...  Cela peut-être aussi des silhouettes aperçues sur l'autoroute près de Calais...

Ici, via Rose, nous croisons le regard d'un adolescent migrant... Et ce regard vous accroche à jamais, devient obsession.  Rose et Younès ne se rencontrent que quelques minutes... Si près et si éloignés... Lui démuni de tout, venant d'échapper de peu au naufrage d'une embarcation de fortune, elle sur un énorme paquebot de croisière luxueux...

Entre les lois, les possibilités pratiques et pragmatiques, le confort de nos vies, la cellule familiale que l'on implique, mais aussi les difficultés et mauvais moments personnels... Que sommes nous prêts réellement à faire lorsque l'on est confronté de près à ce qui nous révolte dans notre canapé. Notre vie d'occidentaux nous rend elle apte à devenir l'héroïne qu'on pense pouvoir être dans ces conditions, à n'importe quel moment ?

Et finalement, lorsque le pas est franchi, Marie Darrieussecq nous montre que l'action de tendre la main devient presque banale, qu'elle s'inscrit parfaitement dans un quotidien. Cette histoire n'a rien de naïf et pose les bonnes questions sans être moralisatrice. C'est plus un constat sur nos sociétés démunies et bien mal préparées à venir en aide aux flots de migrants Marie Darrieussecq la mène subtilement dans un style adéquat et agréable, où quelques soupçons d'humour allègent l'atmosphère qui pourrait être pesante vu le sujet, mais qui ne l'est pas. Je recommande !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 3 Avril 2021

BD ,  futuropolis, Davodeau, Les couloirs aériens, critique, avis, blog

BD - Editions Futuropolis - 112 pages - 19 €

Parution en octobre 2019

L'histoire : Cinquante ans. Ça y est. Il a cinquante ans. Il se souvient bien. À vingt ans, enflammés par leur fougue juvénile, Yvan et ses copains regardaient les quinquagénaires comme des mecs finis, presque au bout de la route. C'est maintenant son tour. Il y est. Et en quelques mois il a perdu sa mère, son père, et son boulot. Sa femme, Florence, travaille beaucoup, prend souvent l'avion et vit dans les décalages horaires. Les enfants ont quitté le nid, normal. Alors, forcément, Yvan est un peu paumé. Il s'est réfugié dans le Jura, chez ses amis de toujours Thierry et Sandra. Avec ses fringues, ses bouquins, des babioles. Toute une vie, ou presque, dans quelques cartons... Cinquante ans. Allez, ça n'est peut-être pas le bout de la route, mais c'est un virage un peu casse-gueule.

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : A la vue du titre, je pensais bêtement que cet album traitait du sujet de l'installation d'un aéroport dans une zone proche de la nature... Et je pensais faire l'impasse, pas émoustillée plus que ça à l'idée de rejoindre des zadistes ou autre. Mais le billet de Violette m'a réaiguillée ! Il n'est pas du tout question d'aéroport. Certes, un avion passe tous les jours à la même heure au-dessus de la tête d'Yvon, le personnage principal. Mais les couloirs aériens sont en fait une métaphore des vies bien tracées qui nous attendent, que nous menons le plus souvent, sans oser en dévier. Et quand c'est la vie elle-même qui dévie, et bien nous voilà déboussolé. C'est ce qui arrive à Yvon : il vient de perdre son travail, ses deux parents, ses enfants volent de leurs propres ailes et assez loin, sa femme travail au bout du monde. Et en plus, il "fête" ses 50 ans... Bref, tout cela ressemble à la fin du monde. Un vieil ami l'accueil quelque temps dans son village jurassien enneigé. Yvon se laisse aller, se laisse couler... et puis un jour les déclics vont s'amonceler : non la vie n'est pas finie à cinquante ans, au contraire, c'est l'occasion d'une mise au point, d'une check list et d'un nouveau départ. Et c'est parfait pour déneiger ce qui s'accumule tant devant votre porte, que dans votre esprit, que dans votre vie !

Tout cela est joliment mis en dessins et en bulles par Etienne Davodeau et ses compères. C'est une belle histoire sur le temps qui passe, sur les choix que l'on a fait, leur répercussion, et les nouveaux horizons qui s'offre parfois à nous. Le tout dans des paysages neigeux, propice à l'isolement, la réflexion et l'apaisement. Cette BD porte aussi sur les amitiés de toujours, parfois malmenées par les chemins de chacun, mais qui réservent aussi de belles surprises et des secrets bien cachés.

Cet album me fut bien agréable à lire, même si, par moment, l'envie me prenait de vouloir "botter" les fesses d'Yvan, qui se plaint un peu trop à mon goût. Une BD très à propos pour moi : les 50 ans, c'est l'année prochaine !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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