Publié le 3 Février 2026

Roman - Editions Le Tripode - 192 pages - 19 €

Parution en avril 2025.

Mon pitch : Quelque part vers l'étang de Berre... Ils sont 3 naturalistes à trianguler une zone précise et à attendre... le chant d'amour du Butor Etoilé. Car si cet oiseau rare est discret est revenue sur ses terres, cela voudrait dire que le monde tourne encore rond.

Mais la narratrice cherche aussi et surtout Dedou, une adolescente du village, mystérieusement disparue depuis plusieurs semaines, puis mois... Alors qu'aux alentours, la présence du loup semble avérée...

Dans chaque coin de nature la narratrice cherche Dedou, pendant que la gendarmerie mène l'enquête. Et elle écrit de longue lettre à Marc, mais c'est un autre homme qui les lit.

 

Tentation : Le billet de Manou

Fournisseur : Kdo de Noël

Mon humble avis : Ce roman, repéré chez Manou, il me le fallait. Parce que, ornithophile que je suis, je rêve aussi de voir le Butor étoilé... Une rencontre graal et rare, qui nécessite une patience infinie et un peu de chance, tant il se fait discret dans les roselières.

Il y a 15, je n'aurais peut-être pas achevé cette lecture tant elle est... "space". Mais là, les mots et les images convoquées dans ces pages m'ont parlé, m'ont rappelé.

La 2ème page du livre ne comporte qu'une phrase... "Rien ne presse". Cela donne le ton, et le style poétique, onirique, vaporeux et très métaphorique. L'homme et la nature se même, l'homme devient loup ou couleuvre, ou peut-être renard... L'arbre parle, et la narratrice parle aux oiseaux, aux plantes, au renard qu'elle croise.

Le butor étoilé est un roman qui invite à la rêvasserie, à la divagation, à l'errance, à la recherche, à l'émerveillement. A ouvrir les yeux et les oreilles, pour déceler tout ce qui se cache partout, tout ce qui se murmure partout. Cette histoire dit aussi la difficulté de la solitude, de la communication, notamment quand on s'exprime, quand on ressent, quand on rêve différemment. Le butor étoilé est comme le récit d'un songe où l'animal, le végétal, le minéral, le liquide, l'humain, se mêle pour ne former qu'un. Qu'un qu'ils forment bien quand on y pense, sous le mot "Ecosystème"

Il y a le mystère de la disparition de Dedou et du butor étoile, de ces lettres qui sont lues par un autre, du loup qui peut-être rode dans les parages, et d'un chasseur qui avoue haut et fort qu'il tire sur tout ce qui bouge, et même ce qui ne bouge pas, vu qu'il n'y voit plus très bien... Ces passages là sont aussi cocasses que graves dans le sens.

Et surtout, il est question des drames de la vie de chacun, qui ne se ressemblent pas, qui ne se mesurent pas, qui ne se comparent pas, mais qui marquent et changent une vie à jamais, même si aux yeux de certains, ils peuvent paraître dérisoires. Et ceci est magnifiquement mis en mots par Sigolène Vinson. 

Le jour où je verrais enfin le Butor étoilé, je penserai à cette lecture naturaliste étrange, puissante et hors normes qui commence par "rien ne presse"... Qu'on se le dise...

PS : Je trouve juste dommage qu'en couverture, il ne s'agisse pas d'un Butor étoilé, qui a le cou bien plus massif que ce héron.

une 3ème participation au

 Challenge Gravillons de l'hiver

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 1 Février 2026

En octobre dernier, je me suis offert 3 jours 2 nuits à Paris  pour faire de la photo de rue ! Des années et des années que je n'étais pas montée à la capitale, voire même que j'en fuyais toute éventualité... 

Mais mon appareil photo et mon goût immodéré pour la photo de rue m'ont motivée ! Et un de mes neveux m'a gentiment logée. C'est cool d'avoir des neveux/nièces qui sont devenus adultes, qui travaillent, et qui prennent plaisir à passer du temps avec leur vieille tante., tout en étant patients avec son obsession et ses arrêts photographiques !

Le vendredi arrivée à Montparnasse, prise de quelques photos, perte de ma carte bleue... Ca commence bien !!! Opposition immédiate... Et dans mon porte-monnaie, même pas 10 € ! Heureusement, le midi je déjeunais avec une de mes nièces qui a pu m'avancer de l'argent pour que mon séjour ne soit pas un fiasco immédiat. J'ai ensuite traîné mes guêtres et mon appareil photo dans le métro, avenue de l'opéra coté Louvre, dans le sous-sol de la Pyramide du Louvre, puis en surface dans la cour du Louvre... Puis, via le jardin des Tuileries, je suis arrivée quartier La Madeleine pour déjeuner (Et rien que ces trajets m'ont fait passer par 2 de mes anciens lieux de travail de quand j'étais super jeune 😁) Puis direction Place de la Concorde, Place Vendôme, ensuite passage par deux passages parisiens avant d'arriver au Palais Royal et aux Colonnes de Buren. Et le soir, direction le 17ème pour dîner et nuit chez mon neveu.

Le samedi, le programme était le salon de la photo à la Villette, où 3 amies Bretonnes me rejoignaient pour la journée. Après le salon, j'ai trainé à la Villette pour d'autres photos avant de rejoindre le Trocadéro pour voir la Tour Eiffel s'illuminer en compagnie de mon neveu.

Le dimanche, toujours en duo familial, direction l'incontournable Notre Dame de Paris toute belle après les années de travaux. Puis balade sur les quais et déjeuner en terrasse sur l'île de la Cité. Promenade dans le quartier latin, pause glace avant de visiter l'expo Doisneau au Musée Maillol.

Et de là, retour à Montparnasse, quelques photos avant de remonter dans le train pour St Malo.

Ca a fait beaucoup de km dans les pattes et 1900 photos sur la carte mémoire. Toutes ne sont pas encore triées ni traitées... Donc photo reportage dans un ordre super aléatoire, puisque je trie et traite en fonction de mon inspiration et de mes envies (un coup du Paris, un coup des piafs, un coup la Touraine, puis reparis etc)... Pendant ce temps, vive les livres audios !

J'ai super apprécié mon séjour durant lequel j'ai joui d'une liberté absolue... Avec qui plus est, aucune crainte des chiens... Peu de chiens à Paris, et quand il y en a, ce sont souvent des demies portions et toujours en laisse.

J'avais mon sac à dos et comme je savais que j'allais battre du bitume, un jean, un blouson et mes chaussures de rando.... Et bien qu'est-ce que je me suis sentie plouc et provinciale au milieu de toutes ses parisiennes super bien sapées, dont le sac ou les bottes ou la paire de lunettes doivent valoir pas loin du prix de mon appareil photo... Et puis il y a les touristes aussi et les petites jeunettes qui se coiffent, se maquillent et se fringuent spécialement pour faire des photos instagrammables devant la pyramide ou autre. Bref, un univers bien loin de ma petite ville balnéaire de bretagne désertée l'hiver.

Mais franchement, au niveau photo je me suis régalée. Puisque tout le monde ou presque a un appareil ou un portable à la main, personne ne porte attention à personne, on est dans le monde de l'image où les appareils photos font partie du décorum. Et tout le monde en profite. Il en ressort, en autre, de superbes instantanée ou des portraits... Quand une jeunette posait pour ses copines, j'en profitais, et je n'étais pas seule. Bref, je pense que dorénavant, une virée parisienne photo de rue s'imposera chaque année !

UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin de la rue photo

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Publié le 30 Janvier 2026

Film de Yann Gozlan

Avec Pierre Niney, Marion Barbeau, Anthony Bajon

Synopsis : Matt est le coach en développement personnel le plus suivi de France. Dans une société en quête de sens où la réussite individuelle est devenue sacrée, il propose à ses adeptes une catharsis qui électrise les foules autant qu'elle inquiète les autorités. Sous le feu des critiques, Matt va s'engager dans une fuite en avant qui le mènera aux frontières de la folie et peut-être de la gloire...

Mon humble avis : Ce film nous plonge dans un univers que l'on nomme régulièrement et pour tout, mais dont j'ignorais l'étendue et l'influence : le Coaching... Oui, à notre époque, nombre de personnes s'autoproclament coach en tout, et sont aidés dans leur promotion par les réseaux sociaux pour attendre des dimensions industrielles. Mais jamais je n'aurais imaginé ces séminaires qui remplissent des hôtels entiers, ou aux USA, qui remplissent les salles de spectacles habituellement occupées par les fans de Madonna, Rihanna, Lady Gaga and co. C'est une véritable idolâtrie qui s'installe autour de ces personnages, avec la même ferveur que quand l'on a 15 ans lorsqu'on est fan d'un chanteur... Sauf que là, dans le public, tout le monde est bien majeur et vacciné. Et c'est cela qui fait peur, que des adultes puissent autant aduler un tel personnage dont évidemment, ils sont tombés sous le charme via une manipulation minutée, orchestrée etc...

Dans ces séminaires, les participants semblent trouver la galvanisation collective qui manque à leur vie, l'écoute, l'attention, l'empathie dont ils ont besoin et qu'on leur accorde le temps d'un instant, et surtout, moyennant quelques billets. En fait, c'est flippant de réaliser à quel point, dans notre société actuelle, les gens sont paumés, se sentent tellement seuls et incompris qu'ils ont l'impression qu'ils ont besoin de ces coachs de vie pour mener la leur.... Surtout pour entendre la traditionnelle réponse qui est sensée changer ta vie : "le pouvoir, la réponse sont en toi" ! C'est une réelle dépendance affective et émotionnelle qui se met en place... Et effectivement, les dérives sectaires possibles sont manifestes. Bref, ce sont mes réflexions d'après la séance.

Quid du film en lui-même ? J'ai adoré. Déjà, il faut dire que Pierre Niney déploie une énergie de dingue pour incarner à la perfection coach Matt, que ce soit dans la lumière ou dans sa part d'ombre. Franchement, je lui tire mon chapeau tant il a fait de son personnage un homme aussi charmant et fascinant en apparence que détestable, mégalo dans le fond... qui nous fait tout le temps surfer sur le doute entre la sincérité et le mensonge, alors que tout n'est qu'en fait tartuferie et égo XXL... Mais qui croit profondément en ce qu'il fait, là est toute l'ambiguïté. Et pourtant, tout ce qu'il dit n'est pas complètement faut ni complètement vrai... Tout dépend du contexte, de la nature et de l'état de la personne qui reçoit ses imprécations aussi magiques que vénéneuses... Et comme là il s'agit de séminaire avec des centaines de personnes... Pas de tri, tout le monde a droit à la même soupe.... La positivité toxique...

La réalisation impeccable montre parfaitement la dimension énergique, électrique, galvanisante jusqu'à la folie ou la transe de ces fameux séminaires. En dehors de ces scènes, le film plonge dans le côté obscur du coaching, la tension monte, et c'est bien dans un thriller que nous atterrissons et Matt Vasseur dans une spirale infernale. Et plus cela avance, plus cela fait froid dans le dos... Je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler. Un excellent film sur la puissance des mots sur l'esprit, puissance exponentielle quand elle est vécue en groupe. Et ce qui est terrible aussi, c'est que les méthodes de ce coaching ne sont pas des méthodes politiques qui mènent au populisme et aux extrêmes.

Pour moi, un film édifiant et captivant sur un phénomène de société terrifiant. Superbement mené et interprété, à voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Janvier 2026

Polar - Editions Audioli - 9h26 d'écoute - 18.95 €

Parution en 2014

Mon pitch : Eté 1972, Reykjavick... Un adolescent, un peu différent, est retrouvé assassiné dans un cinéma. Il aimait y aller avec son  radio-cassette pour enregistrer les films.

Pendant ce temps, dans la capitale Islandaise, les Russes et les Américains s'affrontent dans le très attendu tournoi d'échecs du championnat du monde.

Et partout dans le monde, c'est aussi la guerre froide. La commissaire Marion Briem va-t-elle parvenir s'il y a découvrir s'il y a un lien entre ces trois faits ?

 

Tentation : Sortir ce roman de ma PAL audio

Fournisseur : Bib de Rennes

Mon humble avis : Le challenge polars en hiver d'Alexandra m'a donné l'occasion de sortir cette "vieillerie" de ma PAL audio. Le Duel est sorti à l'époque où les auteurs nordiques avaient le vent en poupe XXL. Indridason publie toujours régulièrement, mais ces romans sont désormais un peu plus discrets en renommée.

Le Duel est aussi une vieillerie puisqu'il se déroule en 1972 (l'année de ma naissance, aïe !!!), aussi bien avant la découverte et l'usage de l'ADN dans les enquêtes policières, bien avant le téléphone portable, bref, bien avant que dans les romans du genre ou les séries TV policière, tout aille très vite.

De ce fait, l'enquête piétine un long moment. Et la première moitié m'a paru bien académique, jusque dans le style, les réparties des dialogues et même dans l'interprétation qui en est faite dans ce format audio. Je déteste quand un seul et même lecteur masculin transforme sa voix pour passer d'un personnage masculin à un homologue féminin... Et c'est le cas ici.

Que les lecteurs potentiels de ce livre qui seraient inquiets de se perdre dans d'interminables parties, terme et stratégie d'échec se rassurent, il est très peu question du jeu, qui sert uniquement de contexte géopolitique qui complexifie l'enquête, étant donné le nombre d'étrangers venus y assister et ou y participer.

Sur les sites marchands, ce titre est accompagné de la mention "commissaire Arnaldur Svensson N°12...Ce qui peut induire en erreur. En effet, le célèbre personnage d'Indridason n'y fait qu'une toute petite apparition en dernière minute, en qualité d'agent de la circulation... Et oui, nous sommes en 1972, il a donc toute la hiérarchie policière à grimper. Marion Briem deviendra sa supérieure. Et cet opus permet de mieux connaitre son passé par des flash-backs dans son enfance tuberculeuse en sanatorium etc... Qui ne m'ont pas franchement passionnée ni émue.

Il reste que cette enquête est de bonne facture, malgré son aspect suranné, qu'elle se suit sans déplaisir mais sans grande passion non plus. Et vu le contexte historique de paranoïa et suspicion internationale, pas très surprenant que l'enquête flirte avec le milieu de l'espionnage. Mais j'ai l'impression que les modes et méthodes évoluent assez vite dans le genre polar thriller, aussi, j'aurais bien envie de lire l'un des derniers Indridason... pour comparer le rythme, le style etc et voir si évolution il y a.

5ème participation au challenge d'Alexandra.

J'en étais à 12 points

Ce rapport 1 point + 2 points de prime climatique... Me voici à 15 points ! Je suis donc inspectrice :) Ce qui était mon rêve pro lorsque j'étais au lycée !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 26 Janvier 2026

BD - Editions Dargaud - 208 pages - 30 €

Parution le 28 mars 2025

Le pitch : 1962. Antoine, 8 ans, voit son père – Georges de Caunes – tout quitter et partir sur une île déserte, Eiao, située à mille lieues du premier être humain, pour y tenir une chronique quotidienne sur la vie d’un Robinson moderne.

2025. Antoine de Caunes, 71 ans, se rappelle son choc d’enfance et s’inspire avec son coauteur des chroniques diffusées par son père et du journal intime que tenait alors ce dernier pour nous raconter une aventure hors du commun.

Tentation : Le passage de De Caunes à C à vous

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Dans la famille De Caunes, je connais plus "le père" Antoine et la fille Emma que l'aïeul Georges... Lorsque ce dernier était à la une des magazines ou sur les écrans TV, j'étais très jeune, donc aucun souvenir.

Il n'empêche, cette BD, je voulais la lire, parce qu'entre autre elle se passe sur une île, qu'elle répond au fantasme individuel mais tellement collectif de "partir sur une île déserte" quand tout déborde.

Georges De Caunes l'a fait, même si rien ne débordait, juste par goût du challenge, de l'expérience... Il voulait vivre une robinsonnade sans naufrage. Sauf que la seule île sur laquelle il a été autorisé à mener son expérience était loin du chimérique lagon tropical ombragé de palmiers et caressé par les alizés imaginés par Daniel Defoe.

Eiao, dans les Marquises, est des plus inhospitalière... Un seul arbre, des moutons, des moustiques et autres bestioles en tous genre et un soleil de plomb.

Et voilà Georges débarqué avec quelque matériel et son chien Eder, pour un séjour solitaire d'un an, dont il devait faire le rapport chaque soir à la radio. Et même s'il est seul avec son chien, les dangers ne sont pas pour autant absents...

Antoine De Caunes (aux textes) et Xavier Coste (aux dessins, magnifiques et chatoyants) retracent cette (més)aventure, à l'aide d'archives, de carnets de bord retrouvés après la mort de Georges et des souvenirs d'enfance d'Antoine. D'ailleurs, celui-ci apparaît régulièrement en l'enfant qu'il était, imaginant son père tel un héros, mais un héros qui l'a abandonné à Paris. Ces pages-là sont en noirs et blancs, avec toujours un vêtement rouge. Les autres pages sont très colorés, qui représentent l'île déserte, la mer, les oiseaux etc...

L'humour n'est pas absent de ces pages, puisque De Caunes imagine les pensées du chien, qui se retrouve bien malgré lui dans cette galère.

Outre l'hommage à un père fantasque, cet album est aussi et surtout une belle réflexion sur la solitude, l'isolement physique, géographique, social et intellectuel. Sur le besoin qu'a l'homme de pousser toujours plus loin ses limites, de se mettre en danger pour se sentir exister. Il est aussi question de routine que l'on fuit et que l'on finit toujours par retrouver. Ce à quoi l'on veut échapper sans le dire, en prétextant l'aventure. Il est question d'aveuglement de nos propres limites, d'obstination qui mène aux portes de la folie. Sur les prisons, même à ciel ouvert, que l'homme se crée lui-même, même s'il est en quête de liberté. La liberté peut aussi devenir une prison. Et il y a aussi la part d'égo, d'égoïsme dans ces tentations d'héroïsme.

J'ai aimé le leitmotiv que Georges De Caunes ne cesse de clamer... L'essentiel n'est pas d'arriver, mais de partir. Jusqu'au jour où il réalise et accepte enfin que l'essentiel n'est pas d'arriver, mais de savoir arrêter.

J'ai aimé aussi que sur l'île, Georges constate que la présence de son chien n'est pas que réconfort, mais aussi source de soucis... Et oui, il est responsable de lui devant les dangers et son chien ne manque pas de lui flanquer plusieurs frousses.

Une BD qui rappelle qui ne faut pas croire tout ce que nous dit la littérature... Car la littérature est là pour nous évader d'un quotidien, nous faire rêver, pas forcément pour être vécue.

Bref, une bien belle BD sur une aventure et un homme hors du commun, qui incite à la réflexion, même si elle ne donne pas toutes les réponses. Georges De Caunes s'est éteint avec encore bien des mystères en lui.

Pour ma part, j'aurais préféré un format BD plus classique, fait de planches et de cases, mais qui je le reconnais aurait peut-être été "trop" classique pour cette histoire très proche d'un récit de voyage.

Des documents d'époque forment un cahier post face bien intéressant.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 24 Janvier 2026

Roman - Editions Actes Sud - 288 pages - 22 €

Parution le 20 août 2025 pour la Rentrée littéraire

Mon pitch : Zem Sparak, ancien flic déclassé de la zone 3, s'occupe désormais de la sécurité de Barzok, éminence politique de Magnapole. Lors de la célébration des Grands Travaux, un container est découvert... A l'intérieur, 5 cadavre assis côte à côte, témoignant d'atroces souffrances. L'inspectrice Salia Malberg est déjà sur les lieux...Sous les ordres de Barzok, Salia et Zem se retrouvent contraints d'élucider cette affaire, et donc de refaire équipe à deux.

Tentation : Mon enthousiasme pour Chien 51

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

 

 

 

Mon humble avis : Trois ans après la parution de Chien 51, Laurent Gaudé nous offre une suite, qui pourrait bien en avoir une elle aussi !

Nous retrouvons donc les deux héros de Gaudé, Zem et Salia, qui sont désormais devenus célèbres au-delà de la sphère littéraire via le film éponyme de Cédric Jimenez qui fut diffusé dans toutes les bonnes salles de ciné en octobre, avec en têtes d'affiches Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos, ce qui fait que j'ai lu Zem avec ces deux visages célèbres dans la tête.

Même si Chien 51 et Zem peuvent se lire en one shot, le deuxième rappelant les faits principaux du 1er, je trouve très dommage de lire Zem en faisant l'impasse de Chien 51, qui permet vraiment de s'immerger dans l'univers ultra urbain crée par Gaudé de Magnapole, de comprendre son fonctionnement, de connaître l'histoire des deux personnages principaux, ce qui leur donne une sacrée épaisseur... Et envie de les retrouver une 3ème fois... tant on s'y attache. Tous deux traînent toujours un état dépressif et un désespoir profonds et ne rêve que d'une chose : partir.

Roman (très) sombre, anticipation, espionnage, littérature générale, thriller, Zem peut vraiment porter plusieurs casquettes et se lit comme tous ces genres littéraires. Et Gaudé nous ferre une fois de plus dans ce futur pas si loin (voire même de plus en plus près), des nations qui sont à vendre, de l'IA, des dômes qui protègent les quartiers riches des pluies acides etc...

Dans ce tome ci, l'événement est l'arrivée tant attendue au port d'une cargaison : un glacier, qui promet de d'eau minérale naturelle, qui se vendra donc à prix d'or, ou sous le manteau. Pire on n'hésitera pas à tuer... Des gens disparaissent et il est aussi question de la découverte d'une nouvelle énergie fossile, quelque part... Il est question de ce que l'on croit, de ce que l'on veut croire (par confort), de ce que l'on nous fait croire, de ce que l'on nous cache.... Gaudé nous dit qu'il y a un ailleurs et un autrement possible, qui passe par une réelle résistance de tous les acteurs en place. Et l'on comprend avec effroi, en fin de roman, que mise à part les gadgets et autres, Gaudé ne nous emmène pas tant que ça dans le futur... Que Magnapole existe déjà mais à l'échelle du monde, qu'il y a 3 zones depuis longtemps (dont celui que l'on nommait le tier monde), et que les puissants exploitent les plus faibles pour assouvir leur appétit consumériste quoiqu'il en coûte.

Avec un rythme nerveux et efficace, Gaudé nous emmène de nouveau avec un talent indubitable dans la noirceur de l'humanité face aux aléas qu'ils soient climatiques, énergétiques ou politiques, dans un thriller où les cadavres s'accumulent, et qui traitent de nombreuses problématiques déjà très actuelles. L'intrigue est dense, elle se dévore, et malgré sa noirceur, se ferme sur une belle ouverture...  Un roman qui sous des aspects dystopiques, nous parle de nos sociétés contemporaines.

Deux livres donc à lire sans plus tarder... Et regarder le film après si vous ne l'avez pas encore vu. Car dans le film, il ne reste plus grand chose du roman d'origine.

4ème participation au challenge d'Alexandra. J'en étais à 10 points.

Avec ce rapport + le fait que je coche la case "dépressif", me voilà à 12 points.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Janvier 2026

Roman - Edition Liana Lévi - 239 pages - 22 €

Parution en août 2024

Mon pitch :  Avocat et ancien lanceur d'alerte, Justin vit maintenant sa vie tranquille, en accord avec ses idéaux, en étant avocat commis d'office mais surbooké défendant des petits malfaiteurs sans grande envergure.

Un jour, on lui propose, pour mille dollars de l'heure, une fois par semaine, de donner des conseils juridiques à des danseuses dans un striptease proche de Philadelphie. Pour toucher ces mille dollars, il doit aussi passer la nuit dans le motel juste en face.

Justin accepte sans trop se poser de question, mais au bout de quelques semaines, sa vie , où tout semble liée, devient bien compliquée...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Depuis plus d'un an, ce roman est souvent évoqué sur la blogo, et j'ai enfin pu le "caser" dans mes lectures. Et sans regret, car le temps passé dans ces pages est vraiment bon, savoureux De Iain Levison, j'ai déjà lu Un petit boulot. Un petit boulot dénonçait la violence du système économique.

Un bien l'on trouve pas mal de point commun avec ce nouvel opus... Iain Levison use d'un personnage un peu lassé par un morne quotidien qui accepte une mission des plus inhabituelles, ce qui permet à l'auteur de dénoncer certains vices (parfois de procédure) de nos sociétés.

Le style de Levison est toujours cynique et ironique, le tout "mine de rien", avec une certaine nonchalance qui amuse et donne un aspect un peu de "décalé". Surtout que le lecteur semble se poser plus de question que les personnages sur cette étrange mission, et comprendre bien plus vite qu'eux de quoi il en retourne. C'est un peu comme si rien ne les étonnait, dans un pays où tout est possible, et où l'on a tout vu. Et même lorsque les personnages découvrent le pot aux roses, leur flegme étonne toujours, et détonnant du contexte... Ce qui donne un humour satirique, presque "british", dans le sens bien senti, qui n'en fait pas des tonnes.

Revenu de sa carrière d'avocat payé à 6 chiffres, Justin travaille maintenant pour le ministère public en tant qu'avocat commis d'office... Il ne défend pas vraiment la veuve et l'orphelin mais plutôt le pauvre alcoolique SDF qui finalement n'est pas si mal en prison, puisqu'il a un toit et à manger... mais pas d'alcool.... ou le petit cambrioleur qui s'est fait prendre... Mais là aussi, on sent chez Justin la désillusion... Parce que sitôt son client sorti de prison, celui-ci recommencera puisqu'il n'y a, à côté de la peine, aucun accompagnement social. Et surtout, que la peine de son client dépend de tellement de chose... De l'humeur du juge, du choix des jurés, de la couleur de peau du prévenu, des prétentions politiques de du substitut du procureur, des moyens financiers dont dispose l'avocat pour enquêter, du charisme de l'avocat, du choix du costume pour l'audience, bref "d'un système bordélique mais parfois, on trouve quand même une solution", parce que "le droit consiste surtout à savoir vendre son client". 

Bref, Iain Levison passe au vitriol les aberrations du système judiciaire américain qu'il décortique (cinquante états, cinquante façons de gérer la justice), où ce ne sont pas les actes qui caractérisent le crime mais l'endroit où vous vous trouvez... Puisque d'une rive à l'autre d'un fleuve, les lois changent... Un système où même le plus intègre des hommes est parfois obligé de s'adapter et pourquoi pas de tester, comme tout le monde, un certain moyen de pression pour sauver son client, là où la logique et l'application réelle du droit et des lois devraient suffire. Et quelque part ça fait froid dans le dos, là où les mésaventures de Justin prêtent plutôt à rire.  La tension monte de chapitre en chapitre que ce soit dans la vie de Justin où dans les couloirs du palais de justice, où est bien plus question de pouvoir que d'équité. Ce roman peut aussi être lu comme un polar, notamment par son rythme et son sujet, mais reste avant tout délicieusement cynique... Bref, une lecture plutôt jubilatoire.

Je m'étonne juste des titres (Le lanceur d'alerte version V.O qui ne représente pas vraiment le contenu du roman et peut désappointer) et ce titre français que je trouve laid et trop long... Et qui peut faire croire à une histoire grotesque où à un essai docu...

En tout cas, roman franchement bien mené à ne pas bouder du tout !

 

"Quand on décrit ses propres méfaits, si on raconte suffisamment de fois l’histoire, on finit par en devenir un innocent témoin".

"Les pauvres sont beaux aussi ; ça dure moins longtemps, c'est tout".

"Quand vous faites quelque chose qui vous donne envie d'acheter un flingue, c'est peut-être le moment d'arrêter de faire cette chose. je pense que c'est une bonne règle de vie."

"Quand les gens vous paient un quart de millions de dollars par an, ce n'est pas pour ce que vous faites. C'est pour que vous la fermiez sur ce qu'ils font."

"Je ne dis pas que le système raciste, mais qu'il vaut mieux être riche et noir que pauvre et blanc. Le système aime plus l'argent qu'il ne hait les noirs, ce qui est certainement ce que je peux dire de mieux à ce sujet"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 20 Janvier 2026

Film de Jean-Paul Salomé

Avec Reda Kateb, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon, Pierre Lottin

Synopsis : Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais, se réfugie en France pendant la guerre. Il y utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l’occupation allemande. Après la guerre, son absence d’état civil l’empêche de déposer les brevets de ses nombreuses inventions et il est limité à des petits boulots mal rémunérés… jusqu’au jour où un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets. Démarre alors pour lui une double vie à l’insu de sa famille. Très vite, il se retrouve dans le viseur de l’inspecteur Mattei, meilleur flic de France.

Mon humble avis : Film inspiré de faits réels... dont je n'avais jamais entendu parler mais qui à l'époque ont fait grand bruit.

L'histoire d'un grand faussaire qui fit trembler la banque de France dans les années d'après-guerre. Il règne dans ce film une atmosphère qui oscille entre Arsène Lupin, et Simenon pour l'époque. Parce que ce faussaire, qui fabriqua et éparpilla l'équivalent de 5 millions d'Euros, on l'aime, même s'il est soi- disant le méchant de l'histoire. Parce qu'il est né bon, que c'est un homme bien, mais que la société française n'a pas voulu embaucher parce qu'il avait un nom polonais... Et là, on se dit que c'est tout de même dingue et malheureux que les institutions se privent des talents et des génies de telle personnes sous prétexte qu'elles ne rentrent pas dans les cases administratives. Quel gâchis... Et pas étonnant que ces personnes talentueuses se tournent vers la filouterie pour exercer leur art, puisqu'il s'agit là vraiment d'art, et de chef d'oeuvre. D'ailleurs, des années après la fin de ce trafic de fausse monnaie, des "vrais-faux" billets de Bojarski étaient vendus aux enchères chez Drouot pour des sommes astronomique...  Le talent, le don extraordinaire de Bojanski fut reconnu comme celui d'un grand peintre comme Cézanne... D'autant que Jan ( Ceslaw dans la vraie vie), était un ingénieur et inventeur de génie qui n'a jamais pu déposer ses brevets, pour cause de patronyme étranger.

On suit donc la vie de cet homme faussement ordinaire, et sa famille, sur presque une trentaine d'années.

Des millions de Francs passent sous nos yeux, mais l'homme mène une vie simple et discrète, même si le travail est énorme et le coupe de tout : de sa famille, de ses amis, d'une certaine réalité... Mais ce qui ressort, c'est que Bojanski n'a jamais fait cela pour devenir richissime... Seulement par abnégation totale par amour de l'art, du défi et de la perfection. Il y a vraiment un aspect Gentleman faussaire, comme on dit Gentleman Cambrioleur pour évoquer Arsène Lupin.

Dans le rôle du personnage titre, on retrouve l'excellent Reda Kateb qui met sobriété nuances et délicatesse dans son jeu d'acteur. Son épouse est interprétée par Sara Giraudeau, un rôle fait pour elle !

Un film intéressant et très agréable à suivre, qui fait regretter tous ces talents gâchés ou perdus pour raison purement administrative.

Une histoire hors du commun d'un anti héro simplement fascinant. A voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Janvier 2026

Bonjour et bon dimanche !

Aujourd'hui, dernier billet de mon photo/reportage issu de mon petit séjour sur l'île de Groix en avril.

Photos exclusivement en noir et blanc, parce que certaines s'y prêtent vraiment.

Pas d'ordre précis, balade donc en mode aléatoire sur l'île Morbihannaise  !

Pour retrouver mes 3 billets précédents (couleurs ) c'est ici 

Le prochain dimanche en photo vous emmènera  dans les rues de Paris !

D'ici là portez-vous bien !

UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne, #Voyage en France et ses iles

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Publié le 16 Janvier 2026

Thriller - Editions La Martinière - 192 pages - 17.50 €

Parution le 3 octobre 2025

Mon pitch : Quelque part au Groenland... dans un chalet, il est menotté à sa chaise devant un écran d'ordinateur divisé en 4... Lui est le premier ministre du Groenland, obligé de vendre son pays aux enchères car, ailleurs sur le cercle polaire, sa femme et sa fille sont attachées à une grue juste au dessus d'un trou de phoque. Cinq heures, c'est le temps laissé par les ravisseurs pour boucler cette vente aux enchères, alors que régulièrement, la corde qui retient les deux victimes descend de quelques dizaines de centimètres... Cinq heure, c'est aussi le temps qu'a la police pour déjouer cet horrible chantage.

Pendant ce temps, les USA, le Danemark, la Chine et la Russie surenchérissent.

 

Tentation : Pitch + découvrir une nouvelle plume.

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Moi qui voulais découvrir une nouvelle plume étrangère, et lire enfin cet auteur dont quelques thrillers garnissent bien les étagères de ma médiathèque, et bien "me voilà bien eue"... puisque derrière ce pseudonyme (et oui, Mo Malo en est un), se cache l'auteur que je connais déjà et qui use d'autres pseudos, dont celui de Frédéric Mars !!!

De tous temps, le Groenland a subi les convoitises des autres nations, de par sa position stratégique et la richesse de ces sols.

Mo Malo nous propose ici une légère dystopie qui rebondit sur l'actualité.... En effet, dans ces pages, le Groenland est devenu un Etat indépendant (qui n'est donc plus une province Danoise) depuis un peu plus d'une année... Et dès sa réélection fin 2024, Trump a claironné son ambition de faire main basse sur le Groenland, quelques en soient les moyens et le prix... Aussi, entre fiction et actualité, ce thriller me paraissait bien prometteur, avec ce décompte des heures très restreint dans le temps.

Certes, l'idée de ce roman est franchement bonne, mais je la trouve moyennement aboutie. Je m'attendais un rythme bien plus effréné, à une tension de tous les instants, ce que je n'ai pas trouvé dans ces pages. De même, l'enquête de la police est réduite au minimum (tant dans les faits, les réflexions, l'action que dans le temps... Même si cela s'explique en fin d'ouvrage, cela m'a frustrée. On est plus dans un thriller géopolitique qui renvoie les bassesses de notre monde en pleine figure, le prix des choses, des vies, le pouvoir de l'argent et les dégâts écologiques liés à ce même pouvoir de l'argent et à l'avidité... Et bien sûr, il y a les réseaux sociaux, l'actualité en directe suivie et commenté par le monde entier sans aucun recul ni esprit critique...

L'un des intérêts de ce roman est évidemment la culture, la mentalité inuit et l'enjeu géopolitique de cette région.

Mais ici, on est plus dans une fable, une farce aussi et un mini thriller que dans le roman franchement abouti.
Il n'empêche, il redit bien et pourquoi un pays n'est pas à vendre... Même si ça fait froid dans le dos, puisque depuis que j'ai lu ce roman, l'actualité nous a encore prouvé que le droit et les souverainetés nationales tout comme la non-ingérence dans les affaires d'un pays sont de plus en plus bafoués par certaines nations... ou Hommes à leur tête. Nous entrons dans une nouvelle ère, où le droit international n'est plus une notion partagée.

J'aurais aimé une lecture un peu plus fluide et qui soit plus embarquante qu'intéressante. Mais je souligne son originalité.

3ème participation au challenge d'Alexandra

Après A retardement de Franck Thilliez (3 points)

Sans aucun doute, de Michaël Connelly (3 points)

Avec ce roman 1 points + case VIP cochés (Premier ministre) + Prime climatique puisque Groenland  2 points soit 4 points. Ce qui me mène à 10 points.

 po

Et une 2ème participation au Challenge de Gravillons de l'hiver (192 pages)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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