Publié le 28 Septembre 2022

BD - Editions Soleil - 96 pages - 19.99 €

Parution en octobre 2019

L'histoire : En ces temps fort lointains habitait dans la ville de Solidor Illian, jeune apprenti sculpteur. Son habileté ravissait l'impitoyable Maître Koppel, délesté ainsi de la plupart des tâches de sculpture. Les habitants de Solidor avaient développé une passion pour les oiseaux exotiques, et chaque maison comportait au moins une cage en bois, avec au moins un oiseau. Les écouter enchantait Illian. Un soir, tandis qu'il fignolait un petit rossignol sculpté dans un rebut de bois, Maître Koppel surgit, furieux, avant d'être apaisé par sa fille, émerveillée par la sculpture. Une sculpture dont ils étaient, à cet instant, loin d'imaginer les répercussions sur toute la ville...

Tentation : Le sujet, les piou piou

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Encore une magnifique bande dessinée ! Graphisme, dessins et présentation superbes, de ceux que j'aime, une histoire prenante, touchante, intelligente, qui dit tant de nous, humains.

Le récit se déroule comme un conte, dans tes temps fort lointains, mais qui, s'ils n'étaient ces décors, ces costumes etc, pourrait être maintenant.

Plusieurs thèmes sont abordés dans cet ouvrage...

Celui de l'exploitation des pauvres par les riches (ici le petit apprenti qui travaille comme un damné pour son maître). On peut éventuellement y voir celles des enfants qui travaillent dans les pays en voie de développement pour fabriquer jouets et autres pour le bonheur inconscient des enfants des pays nantis. De ce fait, les auteurs abordent la lutte des classes, évidemment.

La beauté et la passion de l'art du bois bien sûr.

Mais surtout, cet album est une satire de notre société contemporaine dans son aspect ultra consumériste... Avoir tout comme tout le monde, s'enthousiasmer pour une nouveauté et l'abandonner quelque temps après au profit d'une autre nouveauté qui nous rend "considérables" aux yeux des autres et nous donne une impression de réussite.

Enfin cet album porte aussi sur les conséquences néfastes du comportement humain sur son environnement et la nature... sur l'instrumentalisation des animaux etc... 

Bref, une très belle oeuvre, qui met en scène les bonnes questions et certaines bonnes réponses ;) Un deuxième et dernier tome a paru, je le lirai avec plaisir si je le trouve à la bibliothèque

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 26 Septembre 2022

Récit de voyage - Editions Pocket -384 pages - 7.70 €

Parution d'origine chez Belfond en 2010

Le sujet : En 1985, Douglas Kennedy est dans le creux de la vague professionnelle, après quelques déboires. Il n'est pas encore vraiment écrivain mais voudrait le devenir... via la récit de voyage. Avec sa valise, en bus, train et bateau, le voilà qui débarque à Alexandrie. Il passera plusieurs semaines en Egypte, hors des sentiers battus, au-delà des pyramides, qu'il nous raconte ici.

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : J'ai pioché ce titre dans ma PAL, un peu au hasard, en en ayant oublié le sujet intrinsèque... En lisant la 4ème de couv, je réalise qu'il s'agit du récit d'un voyage réalisé en 1985. Ma première réaction fut de penser : "zut, c'est complètement périmé". Et puis non, en fait, 1985, c'est déjà une autre époque sans doute, et aussi l'Histoire, ou en tous cas, des fragments. En 1985, le Président Egyptien était Hosni Moubarak et outre atlantique, Ronald Reagan dirigeait les USA.

Douglas Kennedy nous emmène donc au coeur de l'Egypte. Sciemment, il fuira tous sites touristiques et hôtels luxueux. Depuis Alexandrie, il ira au hasard de sa curiosité, des rencontres, des conseils, des aléas, des invitations, des recommandations. Chaque rencontre sera propice à l'exploration d'une face plus ou moins cachée de l'Egypte, par l'observation et les dialogues ouverts. Nous en apprenons beaucoup à travers les témoignages d'un médecin de campagne, un concessionnaire automobile, des étudiants, des artistes, des moines coptes, des journalistes, des routards, des expatriés, des exilés, des pauvres, des riches...

C'est donc très intéressant d'assister à la composition du portrait de cette nation, terre de légendes et terreau de fantasmes et d'idées erronées. Ce portrait reste cependant flou, comme il le serait d'un être en constante évolution et changement et composé de mille détails et convictions, tant en nombre que pour en avoir une vue d'ensemble, il faut regarder d'un peu loin et la vue se trouble.

Douglas Kennedy "cartographie" l'Egypte, à un instant T... L'Egypte, terre de culture forte ancrée dans les traditions mais tentée par le progrès et la modernité, et envahi progressivement par une culture étrangère, mercantile et consumériste... Ce qui est un terrain fertile au développement de fondamentalisme religieux de l'Islam. L'Egypte et ses nouveaux riches et ses pauvres de toujours. L'Egypte multi confessionnal. L'Egypte au carrefour de l'occident, de l'orient, de l'Afrique et l'Egypte, gardienne de la paix dans la zone sensible du Moyen Orient. Une société on ne peut plus complexe et kaléidoscopique ! Il y avait bien là matière à écrire un livre, d'autant que Douglas Kennedy y ajoute quelques unes de ses mésaventures, et des situations ubuesques vécues face à l'administration labyrinthique, héritage sans doute de l'ex influence russe, ou juste dues au choc des cultures... On sent tout de même que la situation est très fragile et ne demande qu'à basculer. Maintenant, j'aimerais avoir la culture nécessaire pour distinguer des liens de cause à effet entre ce que décrit Douglas Kennedy, et l'Egypte actuelle, et celle d'il y a une dizaine d'année lors des printemps arabes. En fait, il serait intéressant que Douglas Kennedy refasse le même voyage à notre époque, et recueille de nouveaux les mêmes types de témoignages.

Vous devez vous dire, arrivés à cette presque fin de ce billet... mais pourquoi seulement 3 pattes de chat ? A cause de l'écriture et du style. La faute à l'auteur ou à la traduction ? Je ne sais pas. Certes, le vocabulaire choisi est adéquat et riche... mais le reste est d'une pauvreté assez navrante, avec une profusion de verbes, de verbes auxiliaires, de ensuite, après, juste après... le tout dans des phrases bien trop longues que j'ai souvent remaniées dans mon esprit pour les rendre plus courtes, plus légères, plus agréables, vivantes. On sent vraiment l'immaturité littéraire et stylistique du Douglas Kennedy plutôt débutant, alors âgé de 30 ans. Cela a tout de même entaché mon plaisir de lecture, me conduisant à un certain agacement.

Si vous entrez dans ces pages en espérant une oeuvre littéraire, vous serez donc bien déçus... Si vous pensez y trouver un oeil extérieur au coeur de l'Egypte de la fin du siècle dernier, vous lirez ce texte avec intérêt.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 24 Septembre 2022

Film de Christian Carion

Avec Dany Boon, Line Renaud, Alice Isaaz

Synopsis : Madeleine, 92 ans, appelle un taxi pour rejoindre la maison de retraite où elle doit vivre désormais. Elle demande à Charles, un chauffeur un peu désabusé, de passer par les lieux qui ont compté dans sa vie, pour les revoir une dernière fois. Peu à peu, au détour des rues de Paris, surgit un passé hors du commun qui bouleverse Charles. Il y a des voyages en taxi qui peuvent changer une vie…

Mon humble avis : Une belle course est indéniablement un beau film... qui donne à réfléchir... Sur l'évolution de nos villes qui remplace tout pour uniformiser et lisser, sur nos agacements inutiles et futiles qui nous pourrissent la vie... sur la beauté de Paris... Voilà pour la "surface". Dans le fond, Une belle course est très émouvant, car c'est la rencontre de deux être qui vont changer la vie de l'autre pour toujours, même si, le toujours pour l'un peut ne durer qu'une journée.

Une belle course nous dit aussi l'importance de prendre le temps d'écouter l'autre, et notamment l'ancien. Une dame de 92 ans a forcément des choses à nous apprendre, à nous révéler, nous rappeler la valeur des souvenirs. Et effectivement, Madeleine nous bouleverse avec l'histoire d'une partie de sa vie, qui fut à une époque une succession de drames qui la bande annonce ne laisse pas imaginer. C'est vraiment bouleversant, révoltant aussi, et on ne peut que ressentir une admiration devant cette femme qui s'est relevée, qui a survécu aux drames pour aboutir à une certaine sagesse et à une réelle facétie !

Le casting pourrait laisser croire à une comédie amusante, ce n'est pas du tout le cas. Mais entre la narration de deux drames (jamais dans le pathos), on en vient à sourire, à se sentir dans ce taxi comme dans un cocon, et l'on se dit qu'une telle parenthèse ferait du bien à tous. 

Une belle course est aussi un film sur la vieillesse et fin de vie, la liberté et le libre arbitre perdus des âgés qui rentre en maison spécialisée. Le renoncement en quelque sorte.

Une belle course, c'est un trajet en taxi... mais c'est aussi le regard que nous portons sur notre vie passée... La vie est aussi un trajet !

Malgré les cruautés de la vie qu'il met en scène, ce film fait du bien en fait.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Septembre 2022

Roman - Editions Albin Michel - 198 pages - 18.90 €

Parution le 17 août 2022 : Rentrée littéraire

L'histoire : Celle de Tristane... Petit fille née de la passion dévorante de ses parents... Et qui toujours sera secondaire, ignorée, voire dérangeante dans l'intimité du couple...  Une enfant qui grandit dans l'indifférence parentale et qui apprend à être terne... jusqu'à ce qu'elle devienne grande soeur, et prenne l'éducation de sa cadette très à coeur, pour combler le vide parental. En effet, les parents de Tristane ont accepté de lui faire un petit frère ou petite soeur si elle s'engageait à s'en occuper. Une cadette qui née donc comme arriverait un chien dans une famille, et qui n'aura pas beaucoup plus d'attention de ses parents... mais qui aura toute celle de sa soeur...

Tentation : MON RDV annuel depuis si longtemps

Fournisseur : Cadeau de ma Maman

 

 

Mon humble avis : Celles et ceux qui me suivent et me connaissent savent qu'à chaque rentrée littéraire, le jour J de la parution du nouveau Nothomb, je suis au rendez-vous ! Je n'ai pas failli cette année... et l'ai lu dans la foulée... Mais alors, pourquoi tant tarder à publier mon billet ?!

Flémingite, très beau temps, une autre lecture entamée juste après ?! Il y a certainement tout cela, mais aussi une relative déception... A moins que cela s'appelle une lassitude ?

Ma lecture fut un plaisir car évidemment, on retrouve dans ces pages tout ce qui fait qu'Amélie Nothomb est unique en son genre : le léger qui se superpose au grave, les situations et personnages assez rocambolesques, un vocabulaire hors du commun et une plume qui n'appartient qu'à elle. Bref un univers.

Oui mais voilà, j'ai eu l'impression qu'avec ce Livre des soeurs, c'est Amélie Nothomb qui fait du pur Nothomb, sans surprise, sans déviation (alors que ces derniers titres en comportaient certaines)... En général, les situations farfelues auxquelles Amélie Nothomb restent relativement crédibles... Elles ne le sont pas pour moi cette fois ci... 

J'aime l'univers d'Amélie Nothomb, mais le problème est qu'ici, toutes les galaxies et planètes nothombiennes sont présentes : le conte cruel, la surdouance de l'enfant et même du nourrisson, le nourrisson qui perçoit, comprend, retient et analyse tout, le suicide, l'anorexie, le champagne, la littérature, les pneus, les relations fusionnelles, l'homosexualité... Bref, j'ai un peu eu l'impression d'un fourre-tout aux niveaux des sujets évoqués qui, de par leur multiplicité, m'ont semblé plus survolés qu'approfondis.

Je pense que les fidèles d'Amélie Nothomb peuvent donc avoir un sentiment de déception, mais celles et ceux qui n'ont jamais lu la plus célèbre romancière belge pourraient être bien agréablement surpris par toute cette fantaisie.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Septembre 2022

Roman - Editions JC Lattès - 198 pages - 19.90 €

Parution en Mai 2022 

L'histoire : Marseillette, dans le sud... Dans le café familial, Carmen pleure sa nièce chérie morte en couches. A plus de 40 ans, Carmen se rappelle les méandres depuis la fuite du franquisme alors qu'elle n'était qu'une enfant, et les personnes qui l'on faite, ou défaite, puis reconstruite. Parmi elles, ces soeurs... Et peut-être peut-elle commencer à croire à un autre destin.

Tentation : J'aime Olivia Ruiz

Fournisseur : La bib de Dinard

 

Mon humble avis : J'admire beaucoup Olivia Ruiz pour ses talents, son intelligence, son indépendance et surtout... sa plume !

On retrouve ici les sujets chers à la romancière déjà abordés dans son magnifique premier roman "La commode aux tiroirs de couleurs" : l'exil, l'identité, l'intégration, la force du travail et de la solidarité à toute épreuve, la pugnacité... Et l'on retrouve Rita, qui était la grand-père défunte, et qui est dans ce nouveau titre la soeur de Carmen, la narratrice.  On ne peut pas dire que Ecoute la pluie tomber soit une suite, mais plutôt un complément à ce qui ressemble déjà à la saga d'une famille de femmes qui n'ont pas tout choisi dans la vie, mais qui se sont battues pour garder honneur et tête haute.

On retrouve parfaitement aussi le café, certains personnages et l'atmosphère délicieusement animée décrite dans la chanson "J'traine les pieds", qui figure dans le deuxième album d'Olivia Ruiz. Elle leur donne tellement vie ici qu'on aimerait aller y passer un moment, s'accouder au comptoir, taper le carton, donner un coup de main, écouter les histoires, partager un moment de la vie, même si pas toujours heureuse, de cette famille. Bref, faire partie du clan ! Olivia Ruiz n'a pas son égal pour nous embarquer et nous intégrer dans une micro société, telle celle d'un café restaurant hôtel, et d'un village, où tout le monde se connait, se soutient. Où tout le monde appartient, et joue un rôle.

Que dire de Carmen, la benjamine de la fratrie exilée, qui toute sa vie se cherchera jusqu'à se perdre, qui toute sa vie se rebellera, qui toute sa vie sera toujours plus ou moins dans l'ombre de ses soeurs. Ses soeurs qui sont néanmoins ses ancrages pour revenir et ses poteaux pour se redresser. Elle est très touchante cette femme fantasque, qui se rêve indépendante mais ne parvient pas à l'être, que nous quittons ici dans la quarantaine, à l'aube d'une nouvelle vie... J'ai apprécié ses propos tantôt lucides ou drôles, tantôt naïfs sur le monde qui l'entoure, son égoïsme insouciant noyé par l'amour qu'elle porte à sa famille, et cet amour parfois aussi noyé par cet égoïsme qui est pour elle une manière d'être différente des autres, de s'affirmer, d'exister pleinement... mais finalement, douloureusement.

Je n'octroie "que" 4 pattes à ce roman car j'ai un peu peiné à y entrer vraiment au début, et j'ai eu du mal à me repérer dans les ellipses et dans les personnages principaux qui composent cette famille... Avant de me dire, peu importe, c'est l'histoire et ce qu'elle dit qui importe, et non la précision du lien familial. Et ici, Olivia Ruiz nous dit que nos actes personnels peuvent avoir des répercussions graves sur notre entourage, et qu'il faut donc parfois se méfier de notre propre enthousiasme...

Si vous n'avez pas encore lu Olivia Ruiz, et bien il est temps ! Vous découvrirez une plume dont on ne se lasse pas, qui émerveille, amuse, transporte, surprend de tant d'inventivité, qui bouleverse aussi, qui transperce, qui berce de poésie, qui sait aussi bien réchauffer que refroidir en un quart de tour ! Une valeur sûre qui vous prend dans les bras pour partager joies et peines... qui me fait dire qu'il y aura un troisième roman, qui donnera sans doute la place principale à l'un des "seconds" rôles d'Ecoute tomber la pluie ! Je pense que l'histoire de la famille d'Olivia Ruiz lui offre un beau terreau pour nous en raconter encore bien d'autres !

 

L'avis d'Antigone et de Violette

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Septembre 2022

Bonjour !

Suite de mon voyage au Kenya en Avril dernier, toujours dans le Massaï Mara.... mais cette fois-ci, en compagnie des Massaï. 

Sur la route de notre lodge, un village Massaï traditionnel, que nous avons pu visiter contre un droit d'entrée, nous permettant aussi la prise de photos. En effet, les Massaï de veulent plus être des victimes de photos volées ni être observés à la volée ...

Notre droit d'entrée permet d'améliorer leur vie rudimentaire et d'assurer l'éducation des plus jeune.

La " visite " commence par un longue conversation (à  l'ombre), avec certains d'entre eux. Echange de questions / réponses avec parfois deux traductions ... Du Massaï à l'Anglais, puis de l'Anglais au Français, cette dernière étant souvent assurée par votre humble serviteur !

Dans le reportage suivant, vous verrez certaines traditions massaï 

- Le saut des guerriers : cela vient d'une danse traditionnelle réservée aux hommes, qui est d'ailleurs plus une compétition : chacun doit sauter le plus haut possible en conservant les pieds joints. Celui qui saute le plus haut sera le plus respecté et aura le plus grand choix de femmes ! Impressionnant à voir, car ils ne prennent aucun élan.

- Les Massaï ne vivent pas que dans le Massaï Mara. Ils sont aussi disséminés dans le Kenya, et jusque dans certaines régions de Tanzanie

- Auparavant, pour être promu guerrier, un homme Massaï devait tuer un lion à l'arme blanche. Cette tradition a disparu, les Massaï ayant compris qu'un lion vivant leur rapportait bien plus qu'un lion mort, avec la venue des touristes pour les safaris

- L'étirement des lobes d'oreilles... Symbole de respect et de sagesse/

- L'ablation d'une dent de devant. Les traditions évoluent et/ou se perdent. Notre Massaï nous a expliqué que durant les dernières décennies, les garçons qui allaient à l'école subissaient l'ablation d'une dent, tandis que les garçons qui allaient garder les bêtes se contentaient d'étirer le lobe de leurs oreilles... L'explication de se choix : ce qui vont à l'école joue également au foot pendant la récrée, donc il y a un risque que le lobe se déchire. Bon j'avoue, je suis sceptique sur cette explication, n'en n'ayant trouver aucune trace dans une courte recherche google.

- Les Massaï maîtrisent parfaitement le secret du feu... à l'ancienne !

 

UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ
UN DIMANCHE CHEZ LES MASSAÏ

Enfin, pour finir ce séjour en terre Massaï, une vidéo à 360°d'un paysage de brousse, en plein Massaï Mara !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 16 Septembre 2022

Film d'Alice Winocour

Avec Virginie Efira, Benoît Magimel, Grégoire Colin

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

A Paris, Mia est prise dans un attentat dans une brasserie. Trois mois plus tard, alors qu’elle n’a toujours pas réussi à reprendre le cours de sa vie et qu’elle ne se rappelle de l’évènement que par bribes, Mia décide d’enquêter dans sa mémoire pour retrouver le chemin d’un bonheur possible.

Mon humble avis : Un film juste, sobre, bouleversant. Les avertissements ne sont "valables" que parce que ce sont des scènes "vécues"... Mais que l'on voit en tant que fiction dans d'autres films... Par ailleurs, ce film est également une fiction, même s'il s'inspire des attentats des terrasses parisiennes et du Bataclan, il ne traite pas spécifiquement de l'un d'eux.

Revoir Paris donne la parole aux victimes survivantes d'attentat et à leur entourage, tout en nous plongeant au coeur de leur vécu et de leur vie abimée, qui tient plus de la survie. Cela permet de saisir au plus près le traumatisme vécu et ses innombrables conséquences, même si invisibles. Virginie Efira est une fois de plus grandiose.

Je n'en dirai pas plus... Pour le reste, seul le silence s'impose.

A voir, autant comme un devoir de mémoire aussi, comme un chemin de résilience et de reconstruction.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Septembre 2022

Policier - Editions 10/18 - 256 pages - 3.47 €

Parution en 2007

L'histoire : Au Botswana, Mma Ramotswe hérite de son père. Plutôt que d'acheter un commerce comme le voudrait la sagesse, elle décide d'ouvrir une agence de détective à Gaborone, la capitale. L'agence N°1 des dames détectives est donc 100% féminines et c'est une toute première au Botswana, ce qui n'est pas sans provoquer quelques réticences de la part de la gente masculine. C'est le début des aventures pour Mme Ramotswe !

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Depuis le temps que j'ai appris l'existence de cette série et que ce tome (le 1er) attend dans ma PAL, j'ai ENFIN fait la connaissance de Mma Ramotswe ! Et quel bonheur, c'est vraiment une héroïne hors du commun, attachante, pleine de ressources. C'est aussi une femme tout à fait normale, moderne, libre et généreuse, mais attachée à certaines traditions de son pays. L'histoire se déroule à la fin des années 90.

McCall Smith ouvre ce tome sur la jeunesse de Mma Ramotswe, alias Précious, une jeunesse marquée par le décès de sa mère, son éducation dans l'amour et la bienveillance par sa tante et son père, une intelligence qui se développe et se démarque... puis un mariage très malheureux... avant la liberté retrouvée et assumée.

Ensuite, Précious ouvre son agence de détectives et alors l'auteur alterne les chapitres qui traitent chacun d'une enquête, ou d'un pan de la vie de Précious, ou encore, d'une intrigue qui d'arrière-plan qui couve et grandit au fils des pages. Aucun ennui donc à suivre Mma Ramostwe dans ces différentes enquêtes et de se régaler de ses méthodes, ainsi que de ses réflexions, déductions, doutes etc... Avec elle, les usurpateurs d'identité, les maris volages, les fraudeurs et escrocs en tous genres, crocodiles et serpents n'ont qu'à bien se tenir... Même les sorciers sans scrupules, Précious n'en fait qu'une bouchée (c'est à travers cette enquête que le romancier évoque LE sujet grave et tabou de ce roman, la sorcellerie dont sont victimes les enfants).

C'est une plongée délicieuse, presque désuète et parsemée d'humour que nous propose ici Alexander Mc Call Smith dans l'Afrique du début de ce siècle, et particulièrement au Botswana, un Etat stable et bien géré. Un peu d'Histoire, de la culture, des us et des coutumes, les moeurs, les diamants, les paysages de la savane, voilà une bonne dose d'exotisme bien dépaysante, intéressante et divertissante. Mma Ramostswe nous dit sa fierté d'être Africaine et à travers elle, McCall Smith nous crie son amour pour ce continent qu'il connait si bien, et particulièrement pour le Botswana.

Si l'occasion se présente, c'est avec plaisir que je lirai la suite des aventures de cette héroïne singulière !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 12 Septembre 2022

Roman - Editions Albin Michel - 240 pages - 19.90 €

Parution en Janvier 2022 

L'histoire : En juin 1944 à Montpellier, Mainou, 9 ans, perd sa mère morte en couches. Son père, combattant, ne peut s'occuper de lui et l'envoie donc dans sa famille de Lorraine, en zone occupée. Mainou passera donc la zone de démarcation caché dans une charrette à foin. Puis, c'est caché dans une chambre ou dans la cave qu'il attendra la fin de la guerre entre sa grand-mère, son oncle Emile et sa tante Louise. Pour l'instant, ça vie va devenir une suite de "pourl'instant" et ces "pourl'instant" vont durer trop longtemps. Mainou est le père de Mathias Malzieu.

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de Dinard 

Mon humble avis : Un énorme coup de coeur pour ce roman empreint de tendresse dans un monde brutal... 

Ce coup de coeur ne m'étonne pas, je m'y attendais, c'est toujours comme cela avec Mathias Malzieu. Il nous charme, nous enveloppe de sa prose tellement unique, émouvante, délicate, émerveillée, imagée. Ici, il nous fait vivre les derniers mois de guerre en zone occupée, et pas n'importe laquelle - La Lorraine- à hauteur d'un enfant, qui subit, s'interroge, lutte contre les crises d'angine de questions qui font mal à la gorge dans une situation qui le dépasse bien sûr, mais où les adultes font tout pour l'épargner et le protéger... Comme il doit demeurer caché et ne sortir sans aucun prétexte de la maison, le jeune Mainou écrit tout dans un cahier...  Et ce "tout", c'est ce qu'il murmure tout bas à sa mère défunte. Les conversations familiales, les sirènes qui résonnent et intiment de descendre à la cave, la peur, les petites joies, les bigoteries de Tante Louise, les escapades ratées, Marlène Dietrich (son cigogneau qui lui tient compagnie), les nazis qui rodent, le danger, l'oncle Emile qui manie bien la bonne humeur pour faire oublier le reste... Et surtout, l'habitante secrète du grenier. Pour Mainou, écrire sera aussi faire son deuil.

C'est tout cela que nous vivons et partageons avec Mainou, petit bonhomme très attachant, que l'Histoire va mener à grandir trop vite, à se retenir, à se contenir, à se taire, à s'interroger à un âge où tout ne devrait être qu'insouciance, joie et découvertes. Mais, malgré le contexte historique et grâce à sa plume signature, Mathias Malzieu parvient à nous émouvoir autant qu'à nous faire rire au travers de Mainou et de ses réflexions enfantines. Ces pages sont un éloge à l'évasion de l'esprit, à l'imagination, à la créativité et une ode à la liberté, celle de penser, celle de rêver ou de se souvenir quand le reste est interdit et qu'il faut se méfier de tout et de tout le monde. Et ce livre est aussi un formidable hommage au Guerrier de Porcelaine, qui n'est autre que le père de l'auteur. Ce dernier lui raconta cet épisode de sa vie il y a quelques années, alors que Mathias Malzieu combattait une terrible maladie et attendait une greffe en restant en chambre stérile (épisode de la vie de Malzieu qui a donné naissance au roman :journal d'un vampire en pyjama).

 Sans éluder les horreurs de la guerre, Mathias Malzieu parvient à faire de ce roman un nid, un cocon de poésie joyeuse et magique où il fait bon se réchauffer le coeur. Malzieu est vraiment un magicien des mots et de l'humour doux, qui nous mène du sourire aux larmes d'émotion. Je suis une fois plus plus terriblement conquise par cette lecture, et c'est très très chaleureusement que je vous conseille de faire la connaissance de ce Guerrier de Porcelaine.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Septembre 2022

Film de Murielle Magellan

Avec Sara Giraudeau, Grégoire Ludig, Pierre Deladonchamps, Sara Suco

Synopsis : Adaptation libre de la bande dessinée éponyme de Boulet et Pénélope Bagieu parue aux éditions Delcourt.
Eloïse se retrouve assise seule sur un banc parisien. Qui est-elle ? Que fait-elle là ? Elle ne se souvient de rien ! Elle se lance alors dans une enquête, pleine de surprises, pour découvrir qui elle est. Et si cette amnésie lui permettait de trouver qui elle est, qui elle aime, et de réinventer sa vie ?

Mon humble avis : Je n'ai pas lu la bande dessinée éponyme, donc je ne peux pas dire à quel point ce film y est fidèle ou non.

Quoiqu'il en soit, j'ai passé un savoureux moment avec cette "Page blanche". Savoureux et lumineux, voire aérien parfois, tant la réalisation est délicate et sublime Paris et ses quelques lieux majeurs dans le scénario. Il y a comme un petit côté Amélie Poulain.

Avec Eloise, on s'inquiète, on s'émeut, on s'amuse, on tremble, on rit aussi un peu, on sourit. Un film sérieux et léger à la fois, souvent poétique, qui fait du bien. Qui pose la question de ce que l'on est et du pourquoi, de ce que l'on pense être, de ce que l'on accepte d'être pour s'inclure dans un groupe et entrer dans le moule, même si cela nous éloigne parfois de nos valeurs, et de notre moi intérieur et profond, que l'on malmène pour ressembler aux autres.

La page blanche nous parle aussi de la vie et de ses accidents, qui parfois, nous permettent de repartir sur de meilleures bases, de recommencer à zéro ou presque, de prendre de meilleures décisions. Enfin, il est question de ce qui nous relie aux autres, surtout à notre époque hyper connectée. Pour Eloise, perdre la mémoire lui permettra de se retrouver.

Sara Giraudeau interprète à merveille cette jeune femme perdue, fragilisée, ingénue. Elle est à la fois émouvante et solaire. Bon, j'avoue j'ai un peu de mal parfois avec sa voix (mais qui est très adaptée au rôle). Et puis à travers son joli visage, j'en vois deux autres simultanément, celui de son père et de sa mère.

En résumé, un très bon film, qui détend, et qui pose de bonnes questions. A ne pas bouder !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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