Publié le 19 Juin 2021

Film de Zoé Zhao

Avec  Frances Mc Dormand, David Strathairn, Linda May, Charlène Swankie

Synopsis : Après l’effondrement économique de la cité ouvrière du Nevada où elle vivait, Fern décide de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade des temps modernes, en rupture avec les standards de la société actuelle. De vrais nomades incarnent les camarades et mentors de Fern et l’accompagnent dans sa découverte des vastes étendues de l’Ouest américain.

 

Mon humble avis : Simple, vraie, magnifique, bouleversante Frances Mc Dormand ! Une fois de plus, elle crève l'écran. Sa présence dans le casting justifie à elle seule de voir ce film. Certes, il y a 3 oscars, mais à ce niveau-là cela relève du détail.

La réalisatrice Chloé Zhao met la lumière, et quelle lumière, sur les oubliés de l'Amérique, les seniors précaires. Ces gens qui suite à la crise financière de 2008, ont dû partir... Car leur ville cessait officiellement d'exister après la fermeture de l'unique usine du coin... Car le crédit pour leur maison devenait irremboursable... Car malgré leur âge avancé, il leur fallait retravailler... Et aller chercher ce travail de par les Etats-Unis. D'autres aussi prennent la route suite à une maladie, le décès d'un proche. Quelques-uns, pour réaliser un rêve. Pour la plupart d'entre eux, ce n'est pas un choix, mais cela devient un mode de vie, voire un idéal de vie. Désormais partie intégrante d'une tribu, ils ne sont plus les oubliés, les isolés, les invisibles. Ils vivent donc dans un van, une caravane, un petit-camping car bricolé, et roulent, d'Etat en Etat, au fil des jobs saisonniers, depuis Amazon jusqu'à la récolte des betteraves, même si certains ont plus de 80 ans... Tous ils font face à l'adversité avec courage et dignité, font preuve d'une volonté de survivre et se retrouve des rêves !

Pour filmer ses destins brisés qui gardent la tête haute, Chloé Zhao mélange différents codes cinématographiques et livre un film a l'esthétique magnifique : il y a un peu de western, de film de cowboys , il y a du reportage, témoignage... D'ailleurs, certains personnages de nomades sont réels, interprétés par eux-mêmes.

Et nous, spectateurs, nous suivons un an de la vie de Fern, alias Frances Mc Dormond, qui ne se dit pas SDF, mais sans maison. Car elle a un "chez elle", son van, qui constitue et porte toute sa vie... Une vie qui oscille entre solitude et belles rencontres, amitiés profondes. Des difficultés terribles, mais une sensation de liberté, celle notamment de vivre dans des endroits grandioses, loin des tumultes du monde.

Et pourtant, malgré le sujet difficile, Nomadland est un film lumineux, qui, comme me l'a dit l'amie qui m'a accompagnée au cinéma, reconsidère positivement la solitude. Un hymne à la vie, à demain !

Un film à voir absolument !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 17 Juin 2021

Film de Bernard Stora

Avec Niels Arestrup, Patrick Bruel, Irène Jacob

Synopsis : Avocat célèbre, Luc Germon pense atteindre la consécration lorsque Gilles Fontaine, l'un des patrons les plus puissants de France, lui demande de prendre sa défense. L’homme d’affaires est soupçonné d'avoir acquis dans des conditions douteuses une magnifique propriété sur la Côte d'Azur, la Villa Caprice. Humilié et furieux de s'être laissé piéger, Fontaine compte sur l'habileté de Germon pour le tirer de ce mauvais pas. Mais une étrange relation de pouvoir s'installe bientôt entre les deux hommes, en principe alliés. Qui prendra l'avantage ?

Mon humble avis ; un film qui se suit avec peine durant le premier quart d'heure (beaucoup de noms sont cités), puis avec un certain plaisir par la suite. L'hypnotique Niels Arestrup n'est pas étranger à ce plaisir ! Et puis, il y a l'énigmatique Patrick Bruel, qui joue un rôle qui semble conçu pour lui, et qui donc ne surprend pas. Mais les deux hommes échangent des dialogues subtils et avec des formules élégantes, on se régale de leur face à face. Les histoires de trafic d'influence, de pot de vin, de politique ne sont jamais évidentes à suivre. La manipulation, puisque c'est le sujet du film, mise en place par Patrick Bruel ne se révèle dans son ampleur qu'en toute fin, et fait froid dans le dos.  C'est aussi un film sur le pouvoir, notamment celui de l'argent... Et une fois de plus, l'adage "l'argent ne fait pas le bonheur" se démontre bien... Tous ces gens pleins de pognons, de superbes baraques et de serviteurs ne font vraiment pas envie. Quelles tristes vies.

La fin survient brutalement, vraiment inattendue et laisse sans voix et surtout mal à l'aise. Car on se dit que l'on vient de voir un film qui n'a pas de morale, malgré son élégance et ses magnifiques décors.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 15 Juin 2021

Roman - Editions Audiolib - 6h13 d'écoute - 19.45 €

Parution Gallimard 2019, Audiolib 2020

L'histoire : Dans une région reculée du monde, à la lisière d'une forêt menacée de destruction, grandit Nita, qui rêve d'ailleurs. Jusqu'au jour où elle croise Lucy, une jeune fille venue de la ville. Solitaire, aimantant malgré elle les garçons du lycée, celle-ci s'aventure dans les bois et y découvre des choses, des choses dangereuses... Hors, Lucy disparaît deux jours, puis est retrouvée presque laissée pour morte... Il semblerait que ce ne soit pas un cas isolé.

 

 

Tentation : Couv et pitch

Fournisseur : Bib de Rennes

Mon humble avis : J'ai pris ce roman à la bib au hasard parce que la couv et le pitch me tentait... Chez moi, il a rejoint ma PAL livres audio. Au moment de l'en sortir, j'ai lu des avis élogieux donc c'est confiante que j'ai entamé sa lecture. 

Hélas, ma confiance a assez vite tourné au vinaigre... Encore un livre dont je suis passé à côté, qui ne semble pas pour moi, ou que je n'ai pas su apprécier à sa juste valeur. Peut-être à cause du format audio... en voiture... sur d'assez courts trajets.

Toujours est-il que même si j'ai apprécié la langue, le style qui sont tous deux magnifiques, notamment lors de descriptions de milieux naturels, je n'y ai trouvé aucune autre aspérité à laquelle m'accrocher. Je n'ai pas su vraiment saisir ni les liens réels entre les personnages, ni s'ils partageaient une réelle affection ou amitié. L'ensemble m'a paru décousu et peut-être trop implicite. Difficile de de vraiment cerner de quoi il retourne.

Nita vit dans une réserve indienne quelque part près d'une forêt presque magique. Mais cette réserve et l'identité amérindienne m'ont paru si peu développées qu'elles semblent anecdotiques.  La destruction de la forêt est perpétrée jour après jour par une exploitation forestière. Il s'y passe pourtant de jolies choses dans cette forêt, mais aussi les plus atroces, avec des disparitions de jeunes filles, ou des viols... que la justice n'élucide et ne punit jamais... Et puis, on retrouve aussi des hommes mutilés et battus... Une autre justice est rendue, par qui ? Une justice sans procès.... La vengeance.

D'après ce que j'ai pu lire, ce roman porte sur le passage à l'adolescence, avec ses rites, les transformations qu'elle apporte, mais aussi la découverte des contradictions du monde et de sa violence. Mais je suis passée à côté de tout cela et me suis ennuyée. Dommage, car la plume est vraiment belle. J'ai vaguement saisi le sens du roman, mais son essence ne m'a pas pénétrée.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Juin 2021

Le temps passe et je réalise que mes loulous n'ont pas encore révélé ici toute leur année 2020 ! Donc avant de passer à 2021, terminons en avec l'année dernière !

C'était donc dans mon ancien appartement, puisque j'ai déménagé sur Dinard en mars.

Depuis notre installation dans un appartement plus grand, avec deux balcons, Aya a eu 8 ans, Praslin 5 ans et cet été, Tsingy aura 7 ans ! Des chats qui ne sont plus de prime jeunesse mais qui garde une belle énergie !

Ils se régalent sur les balcons sécurisés, et se régaleront encore plus en commérages maintenant que le couvre feu est à 23h ! Il se passera plus de chose dans la rue le soir, alors que c'était morne plaine ces derniers mois...

Même si je considère que l'entente entre mes chats a toujours été globalement bonne, celle-ci s'est améliorée depuis le déménagement. Aya ne se défile plus à l'approche de Tsingy comme elle le faisait souvent. Et les trois  chats se font beaucoup plus de parties de courses poursuites pour s'amuser à trois ! 

Ceci car plus d'espace, et ils sont arrivés en même temps dans le nouvel appart, aussi, je ne note plus de dispute territoriale ni de domination de l'un ou de l'autre. De même, les balcons offrant beaucoup plus de place pour prendre l'air que ne le faisaient avant mes deux fenêtres sécurisées, les sessions balcons se font dans une belle harmonie !

Aya est devenue presque pot de colle avec moi, se mettant souvent contre moi. Tsingy a tout de même eu droit à un dodo sur l'étagère dans le cagibi, cagibi qui reste donc ouvert, même si j'avais dit "Stop aux placards ouverts". Mais Tsingy se rendait tout de même dès que possible dans le cagibi s'y installait tant bien que mal. Donc une planche de l'étagère lui n est dédiée avec un dodo confortable. Il a besoin de son coin et de sa tranquillité ce loulou ! Bref, todo va bene !

La prochaine fois, photos dans les cartons, puis sur le balcon, sur le nouvel arbre à chat etc :)

UN DIMANCHE L'AN DERNIER AVEC MES LOULOUS
UN DIMANCHE L'AN DERNIER AVEC MES LOULOUS
UN DIMANCHE L'AN DERNIER AVEC MES LOULOUS
UN DIMANCHE L'AN DERNIER AVEC MES LOULOUS
UN DIMANCHE L'AN DERNIER AVEC MES LOULOUS
UN DIMANCHE L'AN DERNIER AVEC MES LOULOUS
UN DIMANCHE L'AN DERNIER AVEC MES LOULOUS
UN DIMANCHE L'AN DERNIER AVEC MES LOULOUS
UN DIMANCHE L'AN DERNIER AVEC MES LOULOUS
UN DIMANCHE L'AN DERNIER AVEC MES LOULOUS
UN DIMANCHE L'AN DERNIER AVEC MES LOULOUS
UN DIMANCHE L'AN DERNIER AVEC MES LOULOUS

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 11 Juin 2021

Roman, littérature israélite, L'amour soudain, Aharon Appelfeld, avis, chronique

Roman - Editions Point - 206 pages - 6.50 €

Parution Point 2006, L'olivier 2004

L'histoire : En Israël. Ernest est à l'automne de sa vie. Iréna est sa jeune dame de compagnie. Depuis toujours, Ernest s'essaie à l'écriture, sans être ravi du résultat. Sa relation avec Iréna se transforme en un amour aussi fulgurant qu'improbable. C'est cet amour qui va ouvrir les portes de la genèse de l'écriture, toutes ces portes sur le passé qu'Ernest avait fermées, ce passé qu'il avait enfoui.

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Comme je suis déçue par cette lecture, qui fut pour moi d'un mortel ennui, ce genre d'ennui qui se transforme souvent en agacement, qui vous presse d'en finir mais ne vous en donne pas l'énergie. Même les dix dernières pages ont provoqué chez moi un "on verra demain".  

Comme ma déception me déçoit de moi-même, qui n'ai su apprécier ce roman aux avis élogieux, écrit par un auteur réputé pour ses chefs d'oeuvre... Mais non, je prends pas plaisir à ce style de littérature, même si j'y trouve quelques moments lumineux, une certaine originalité, quelques passages forts et un style soigné. C'est "trop haut" pour moi sans doute, je ne vois pas le chef d'oeuvre.

Ce sont les incessantes répétitions qui ont principalement provoqué mon ennui mortel... La répétition du quotidien, des actes (combien de bougies allumées ?), des comportements, des réflexions intérieures, des récits dans le récit.... Puisqu'Ernest finit par lire à voix haute, pour Iréna, les feuillets qu'il écrit chaque jour. Dans ses mots, son histoire et donc l'Histoire... Les Carpates, ses parents et grands-parents, sa participation aux "Jeunesses communistes" qui pratiquaient nombre d'exactions sur les juifs riches de l'époque... Ernest le juif lui-même, en première ligne. Puis survient la seconde Guerre Mondiale, à laquelle Ernest participera dans le camp de l'Armée Rouge. 

Ce qui aurait pu être intéressant n'est pas développé, le reste l'est de façon trop implicite pour moi, comme s'il fallait trop lire entre les lignes, les non-dits, les silences. Il est question de la foi, de la perte d'identité juive, du fait que ce peuple ne s'aime pas assez lui-même. Les rites religieux et les fêtes hébraïques sont très présents, cités et répétés, mais sans être expliqués. Et comme je n'y connais pas grand-chose dans le domaine, je ne me suis pas enrichie d'un frémissement de culture. Il est aussi grandement question de l'écriture, de la genèse de l'écriture, et non pas de l'écriture de la Genèse (haha !), même si Ernest se réfère à la Bible pour la perfection de son écriture. Epurée, des faits, pas de broderie inutile.

Quant à la relation amoureuse entre Ernest et Iréna, même si elle est du domaine de l'absolu, elle est faite de silence, de dialogues très parcimonieux (qui sont proches du radotage) et du dévouement béat et sans borne d'Iréna envers son employeur... Elle n'a provoqué en moi aucune émotion. Je n'ai pas vécu ce roman.

Bref, vite des lectures plus captivantes, plus vivantes, plus légères !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 8 Juin 2021

BD - Editions Dargaud - 56 pages - 6.90 €

Parution en 2004

L'histoire :  Elle s'appelle Nina. Ses charmantes collègues la surnomment "Grande Gueule". C'est vrai que son caractère exalté pourrait bien la pousser vers la porte des Transports Doublet ("Transports Doublet, la passion de la route"). La route, il en mange tous les jours : il est chauffeur chez Doublet. On l'appelle Castor. Castor a fait du zèle. À cause de ça, il devra laisser son volant. Le monde est mal fait. Seulement voilà. Pas plus Nina que Castor ne peuvent envisager une seconde de se retrouver à la rue. Ils sont prêts à aller très loin pour éviter ça. Et qui va devoir résoudre ce problème ? Samuel Faure, directeur des ressources humaines. Un métier pas facile.

Tentation : Le nom "Davodeau"

Fournisseur : La bib'

Mon humble avis : Cette BD ne date pas d'hier ! Mais, comme j'aime bien Davodeau, quand je trouve une de ces oeuvres que je n'ai pas encore lue, je prends !

On sent que cet album n'est pas récent, car depuis, Etienne Davodeau a fait mille fois mieux, et plus abouti !

L'intention est bonne : une satire sociale du monde du travail et de sa précarité, à travers le personnage principal de Nina... Qui se prétend autre auprès de sa famille pour ne pas la décevoir. On s'attache à cette femme, ainsi qu'à son père et sa petite fille. 

Puis le personnage de Castor prend plus de place... Et l'histoire devient bancale, pas très réaliste et le comportement des protagonistes pas crédibles du tout... La question que pose Davodeau est : jusqu'où peut-on être prêt pour garder ou obtenir un travail ? Je ne pense pas que quiconque puisse aller jusqu'à l'enlèvement d'enfant ou la séquestration, sachant la peine encourue, pour un poste qui, en cherchant, peut se trouver ailleurs.

Mais dans ces pérégrinations, si l'on regarde de plus près, c'est une somme de solitudes que l'on voit, des solitudes et des détresses qui découlent de raisons diamétralement opposées. On se dit que quelque chose de beau peut émaner de cette union de solitudes, mais non... La fin survient abruptement, sans être très limpide... une queue de poisson quoi ! Dommage, le sujet aurait pu donner un album plus intéressant, plus constructif.

Cette lecture reste divertissante et rapide, surtout après un roman éprouvant. Je suis contente de découvrir encore des titres de cet auteur que j'apprécie, même si ce ne sont pas ces meilleurs !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 6 Juin 2021

Eric Emmanuel Schmitt, roman, Félix et la source de l'invisible, avis, chronique, blog

Roman - Editions Albin Michel - 204 pages - 17 €

Parution en janvier 2019

L'histoire : Felix a 12 ans, il vit à Paris avec sa merveilleuse et bienveillante mère Fatou. Fatou tient à Belleville le bistro de quartier "Au boulot". Oui mais depuis quelque temps, rien ne va plus. Fatou est en dépression, comme morte de l'intérieur. Quand on a essayé la médecine et les marabouts, il reste la psychologie... C'est à dire : observer et comprendre. Dans la psychologie, il y a le vécu et les racines... Cela va mener Felix et sa mère à la source de l'invisible, en Afrique.

 

 

Tentation : mon adoration pour l'auteur

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Ouvrir un roman d'Emmanuel Schmitt est pour moi comme un retour dans un cocon dans un pays de mille merveilles, toujours sources d'émerveillement, de douceur, d'humour bienveillant, de découverte, de réflexion, de philosophie tranquille. Bref, je me sens toujours bien dans le monde de Schmitt, ma planète à moi !

Encore une fois, Eric-Emmanuel Schmitt m'éblouit dans ces trouvailles pour brosser ses personnages, les principaux comme les secondaires. Ils sont ici haut en couleurs, notamment Madame Simone, Le Saint Esprit, Monsieur Robert Larousse. Même le nom du troquet prête à sourire : "Au boulot". Comme cela, quand patrons ou épouses appelle ses clients pour leur demander où ils sont, ces derniers peuvent répondre sans mentir "au boulot". Bref, tout ça pour dire que dans la grande première partie de ce roman, il règne un peu une ambiance à "La vie devant moi". D'ailleurs, Félix fait un peu penser à Momo !

Cette histoire, sous forme de conte, peut-être lue à de différents degrés, en fonction de nos croyances, de notre ouverture d'esprit, de nos "peut-être possibles je ne sais pas". C'est entre-autres ce que j'aime chez Schmitt. Il n'impose rien, il soumet. Sous certaines cultures, cela existe et fait partie des croyances ancrées. Sous d'autres cultures, ce serait de l'hérésie ou presque. Chacun se pose là où il veut, là où il se veut dans la vie, là où il s'accepte le temps d'une lecture ! Mais de quoi je parle ? Et bien vous lirez le roman pour le savoir.

Sachez que ce roman fait partie d'un tout, "le cycle de l'invisible", dont chaque texte peut être lu indépendamment (comme je le fais d'ailleurs). Ici, Eric Emmanuel Schmitt évoque l'animisme... D'où ce voyage salutaire en Afrique, au Sénégal.

Mais ce que nous dit Schmitt avant tout, et ceci est valable toutes cultures et confessions confondues c'est que... lorsqu'on coule, que l'énergie nous a quitté, que l'on est en dépression... Il ne faut pas oublier de se poser et de se pauser, de vérifier que l'on est en équation avec soi-même, avec nos racines, nos besoins, notre histoire... Vérifier aussi si l'on a bien digéré toute notre histoire personnelle, si l'on n'en n'a rien oublié en chemin ou au contraire, si un événement passé nous empêche d'avancer. Bref, se relier à soi-même et à sa terre, aux éléments. Et pour cela, il faut parfois se relire, ou entreprendre un long voyage pour comprendre et en revenir comme une belle plante, aux profondes racines, que rien n'empêchera de grandir.

Une très belle histoire, fraiche et résolument optimiste grâce au formidable conteur qu'est Eric-Emmanuel Schmitt ! Pour moi, Felix et la source invisible fait partie de ces livres "amis".

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 4 Juin 2021

The father, le père, cinéma, Florian Zeller, Anthony Hopkins, avis, chronique, blog

Film de Florian Zeller

Avec Anthony Hopkins, Olivia Colman, Rufus Sewell, Imogen Poots

Synopsis : THE FATHER raconte la trajectoire intérieure d’un homme de 81 ans, Anthony, dont la réalité se brise peu à peu sous nos yeux. Mais c’est aussi l’histoire d’Anne, sa fille, qui tente de l’accompagner dans un labyrinthe de questions sans réponses.

Mon humble avis : Et voilà ! Je suis retournée au cinéma, dans celui de ma nouvelle ville, qui est tout neuf et à maxi 10 mn en voiture, stationnement compris ;) J'irai moins qu'avant durant l'été... Car les couchers de soleil m'attendent sur la plage !

Je ne pouvais manquer un film deux fois oscarisés : meilleur scénario adapté et meilleur acteur pour Anthony Hopkins. Et c'est vrai que c'est on ne peut plus mérité ! Pour rappel, The father (le père) est l'adaptation de la pièce de théâtre éponyme crée par Florian Zeller en 2012, d'après l'oeuvre de Christopher Hampton. Le film a été tourné en anglais... juste parce que Florian Zeller voulait Anthony Hopkins pour le rôle principal.

Quid du film en lui-même ? Un coup de coeur oui, et pourtant, dieu comme j'ai été malmenée durant cette séance, sans doute comme tous les autres spectateurs de la salle. Impossible de sortir de là indemne. N'ayons pas peur des mots, ce film traite de la maladie d'Alzheimer... Et franchement, ça glace. Car certes il y a l'oubli, mais surtout les souffrances qu'amène cet oubli. On sait tous que cette maladie existe, on en a tous conscience, sauf ceux qui en sont atteints... Ils ont oublié que cela existe. Cruauté sans nom de la vie. Ce film permet vraiment de se confronter à ce mal, de prendre conscience de ce "qu'est" être Alzheimer, et de vivre avec un proche qui en est atteint. Pour cela, Florian Zeller nous emmène dans le cerveau d'Anthony et nous fait subir ce que le personnage vit. A savoir, ne rien comprendre... Ne plus avoir de repères. Toutes proportions gardées, nous sommes comme Anthony, plus rien ne fait sens, ni les murs de l'appartement, ni les visages familiers ou croisés, ni la ligne du temps qui se joue de nous... jusqu'au jour où le soi-même devient un autre, étranger, inconnu. Florian Zeller nous fait vivre une expérience mentale et viscérale. C'est vraiment magistralement réalisé, très déroutant et malaisé pour le spectateur, mais en même temps, essentiel.... 

C'est aussi un film sur la vieillesse, la fragilité et l'amour filial malgré le drame et ses irréparables conséquences. La question "faut-il renoncer à sa propre vie pour soigner son aîné" est aussi posée.

Un film puissant, bouleversant, marquant au fer rouge, et un Antony Hopkins époustouflant !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Juin 2021

Ito Ogawa, littérature japonaise, roman, La république du bonheur, avis, chronique, blog

Roman - Editions Picquier - 282 pages -19 €

Parution en août 2020

L'histoire  : La vie est douce à Kamakura, au Japon. Hatoko exerce ses talents d'écrivain public dans la papeterie qu'elle tient de feu sa grand-mère. Elle vient d'épouser Mitsurô, jeune veuf et père d'une petite fille, QP. Hatoko découvre alors le rôle de maman et fait tout pour devenir une bonne mère, et se montrer digne de la mère biologique de l'enfant.

Tentation : Cadeau de Noël

Fournisseur : Cadeau de Noël

 

 

Mon humble avis : La littérature japonaise est rare sur mon blog... Et ce roman c'est en fait ma mère qui l'a reçu en cadeau. Comme la couverture me disait quelque chose (je l'ai vue sur un blog), je me suis dit "pourquoi pas ?" !

Je dirais que ce roman est un mélange de feel good et de développement personnel à la sauce nippone, avec l'humour en moins (oui, il y a souvent de l'humour dans le feel good), et quelques visites de temples et de sanctuaires en plus !

A travers la République du Bonheur, c'est un peu une vie de quartier et une vie de famille recomposée qu'il nous est donné de partager, sous le soleil levant ! Donc avec des traditions, des us et coutumes, des manières d'être qui nous sont pour le plus souvent étrangers. 

J'ai apprécié apprendre des petites choses sur la calligraphie et ce qui entoure cet art noble devenu rare. J'ai été étonnée de la nature des courriers écrits par Hatoko en tant qu'écrivains public. Je pensais, à notre époque où la plupart du monde occidental sait écrire, que les demandes relevaient de l'administratif et d'autres démarches officielles. En fait, non... les clients viennent pour qu'Hakoto rédige pour eux des lettres d'amour, des lettres de ruptures, des lettres à des défunts, à un amour imaginé... Ou encore même, pour se faire envoyer des lettres d'amour pour le plaisir de les recevoir... Ceci m'a touchée.

Pour le reste... et bien... C'est gentil, simpliste à mes yeux, mais ça ne fait pas de mal. Cette histoire ne m'a pas captivée et je n'ai pas éprouvé d'amitié particulière pour les personnages. Le style assez basique illustre des propos souvent factuels et parfois répétitifs. Certains se régaleront sans doute des descriptions culinaires à la sauce nippone, mais moi, cela me laisse de glace, cela ne m'évoque rien.

Bref, une lecture que je vais certainement vite oublier.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 30 Mai 2021

Bonjour, suite de la visite de cette commune de caractère, incontournable, qui a deux pas de Nantes vous propulse en Italie pour une journée !

Clisson, en Loire Atlantique, est vraiment une ville à visiter, à sentir. 

Ce billet est la suite du premier, que vous trouverez ici !

Les beaux jours sont là, bientôt nous serons autorisés à nous déplacer au-delà de 21h, les vacances approchent...  Clisson vous accueille vous un jour ou plus si affinités !

Bon dimanche !

UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2
UN DIMANCHE A CLISSON 2/2

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en France et ses iles

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