Publié le 19 Octobre 2022

Film de Cédric Jimenez

Avec Jean Dujardin, Sandrine Kiberlin, Jérémie Renier, Anaïs Desmoutier

Synopsis : Une plongée au cœur de l’Anti-Terrorisme pendant les 5 jours d'enquête qui ont suivi les attentats du 13 novembre

Mon humble avis : Cela pourrait être un superbe film d'action, bien documenté, efficace à souhait, sous tension permanente, mais c'est bien plus que cela. C'est aussi un bel hommage aux hommes et femmes qui ont traqué 5 jours durant les 2 terroristes en fuite après les attentats des terrasses. Nuits et jours... Et même après la fin "publique" de cette traque, puisque l'enquête a duré encore cinq longues années pour remonter à toutes les têtes dans toutes les ramifications. On entre vraiment en apnée, c'est du non-stop jusqu'à la fin. Et pourtant, même si l'on connaît l'issue et le contexte, on est crispé à son siège. Chapeau donc à tous ces corps de métiers de la police et de l'Anti-terrorisme. C'est rassurant de voir que de tels hommes et femmes et de telles technologies nous protègent, et en même temps, c'est flippant de constater que, malgré tout cela, les drames ont tout de même lieu....

On se rend bien compte du poids et des responsabilités qui pèsent sur ces policiers de l'Anti terrorisme... Croire ou ne pas croire un témoin par exemple... Car dans un sens comme dans un autre, les conséquences sont énormes et peuvent être fatales... Comme peuvent l'être aussi celles d'une enquête qui ne respecterait pas à la lettre les procédures...

Des acteurs exceptionnels, qui font oublier qu'ils sont des acteurs, tant ils sont dans leur job, dans leur rôle. Pas de premier rôle ou de rôles secondaires ici, les temps d'apparition sont assez semblables d'un comédien à un autre...même si c'est Jean Dujardin qui est seul sur l'affiche. Le film est porté par tous, et j'ai une mention spéciale pour la comédienne Lyna Khoudry, qui est vraiment bluffante dans le rôle de Samia, la jeune femme qui a appelé les services de police pour leur dire qu'elle savait où se trouvaient les terroristes. Et l'on se rend compte que sans cette "Samia", l'issue de cette enquête aurait été bien plus longue, car jusque-là, la police n'avait que des fausses pistes.

Les attentats, on ne les voit pas, pas plus qu'on ne voit les visages des terroristes. Ils ne sont qu'ombres et silhouettes. On suit par des allocutions télé de François Hollande les événements du Stade de France et du Bataclan... mais Novembre se concentre uniquement sur la traque des deux terroristes en fuite. Il n'y a pas de place pour l'émotion, les épanchements ou le "brodage". On ne se sait rien des policiers et de leur vie personnel, tout se passe dans l'action, pas de digression...

Après, chacun vit, revit, digère, cette sombre période comme il le ressent, suivant aussi sans doute sa proximité personnelle ou relationnelle avec les attentats. Deux films sont sortis récemment sur le sujet des attentats... Revoir Paris, qui donnent la parole aux victimes, et Novembre, au coeur de l'anti terrorisme... L'un complète l'autre je trouve. Et tous deux sont un bel hommage 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Octobre 2022

Bonjour !

Aujourd'hui, je vous présente un oiseau que l'on observe presque qu'en bord de mer et d'océan, comme son nom l'indique : le Pipit Maritime.

Oh ce n'est pas l'oiseau le plus spectaculaire, mais le voir surgir des rochers occupés uniquement pas de "gros" goéland, c'est toujours sympa !

 

En France, il existe 7 espèces de Pipit, que l'on peut observer plus ou moins couramment en fonction de sa région d'habitation. Par chez moi (Bretagne), ce sont les Pipits Farlouse et les Pipits maritime que j'observe assez facilement. Je ne vais pas décrire ici les critères (oh combien souvent prise de tête) pour les distinguer les uns des autres... Sachant que je n'en maitrise qu'un seul : la couleur des pattes ! Le Pipit maritime a des pattes sombres (rouge-brun), quand celles du Pipit farlouse sont couleur chair, et claires ! Le bec du Pipit maritime est assez long et sombre.

Son plumage est très mimétique avec le goémon, ce qui lui permet d'être discret !

 

 

 

 

En fonction de son lieu de vie, le Pipit maritime peut être sédentaire ou migrateur.

Il s'observe en effet depuis les côtes d'Afrique du Nord, jusqu'à l'extrême nord de la Scandinavie et Est de la Russie. La partie septentrionale de cette répartition n'accueille que des nicheurs. A partir de l'Aquitaine et plus au Sud, le Pipit Maritime ne sera présent qu'en période d'hivernage. En Normandie, Bretagne et en Vendée, il est présent toute l'année. En hiver, il est parfois présent près des lacs d'eau douce à l'intérieur des terres. Il vit aussi sur les îles

Je n'en n'ai pas de photo, mais l'un des particularité du Pipit Maritime (comme du farlouse), est le vol nuptial. Il monte, monte, monte dans le ciel (jusqu'à 30 mètres )et soudain, se laisse choir comme un parachute et pousse alors son cri qui ressemble à un "psiit".

Le Pipit maritime est le plus souvent solitaire et territorial, sauf en période nuptiale, ou il évolue en couple à la recherche de nourriture. Il est souvent résident de son habitat, dont il ne s'éloigne que très peu.

 

Il n'y a pas de dimorphisme sexuel, ce qui signifie que mâles et femelles sont identiques.

Le Pipit maritime se nourrit d'insectes, de petits crustacés et de mollusques. Il vit exclusivement sur le littoral, sur les rochers et sur les laisses de varech des plages. Mais on peut aussi l'apercevoir dans la vase, l'herbe rase, ou les flaques des ports.

En hiver, il peut consommer jusqu'à 15 000 petits mollusques et larves par jour !

 

Il construit son nid au sol dans les cailloux ou dans la végétation côtière, dans les creux de rochers, ou encore, sous une touffe d'herbe d'une prairie côtière. D'où l'importance, dans ces zones et en période de nidification, de rester sur les sentiers balisés.  Son nid est fait de divers végétaux (herbes, algues...)

 

La ponte est généralement de 4 à 5 oeufs et la couvaison dure deux semaines. Les jeunes s'envolent 2 semaines plus tard.

Ce passereau qu'est le Pipit maritime pèse entre 21 et 30 gr. Son envergure va de 23 à 28 cm, et sa longueur est de 17 cm.

 

 

 

 

 

 

 

Et pour finir, photos d'un juvénile : on voit que c'est un juvénile notamment grâce aux commissures de son bec qui sont encore jaunes.

Les photos sont miennes et son interdites de reproduction ou d'usage sans mon accord. Elles ont toutes été prises en Ille et Vilaine et en Côtes d'Armor.

Les textes sont inspirés de mes observations, de mon guide ornitho Belin, des sites oiseaux.net et oiseaux-birds.com

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 15 Octobre 2022

Roman - Editions Pocket - 148 pages - 5.95 €

Parution Julliard 2022, Pocket 2010

L'histoire : Dans les ruines brûlantes de Kaboul, la mort rode, un turban noir sur la tête. Lapidations, exécutions publiques, les Talibans veillent et sont partout.

Atiq a été un courageux Moudjahid contre les russes, il est maintenant géôlier. Il traine sa peine, sa femme Mussarat est malade, il refuse de se questionner sur le régime taliban.

Moshen et son épouse Zunaira ont tout perdu avec l'arrivée au pouvoir des talibans. Elle était avocate, il avait le goût de vivre dans la modernité.

Leurs destins vont se lier, de manière tragique.

 

Tentation : Auteur que j'apprécie

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Ce livre a paru en 2002, il a donc dû être écrit entre 2000 et 2001...A l'époque, les Talibans étaient au pouvoir en Afghanistan depuis 1996... pour se voir renversés en 2001.

Encore un livre que pioche dans ma PAL et qui date sacrément... Qui devrait être une tranche de l'Histoire, mais qui est redevenu affreusement actuel depuis un an, et le retour de l'Etat Islamique en Afghanistan. L'Histoire n'est hélas qu'un perpétuel recommencement...

C'est donc une plongée glaçante dans l'obscurantisme religieux qui nous fait vivre Yasmina Khadra ici. C'est le quotidien de quatre personnages principaux, d'origines sociales différentes, parmi moult autres, nommés ou anonymes, que nous partageons ici. Le quotidien, et les conditions de vie. La pauvreté, la peur, la menace de la délation venant de n'importe qui, les Talibans qui sont à chaque coins de rue, vous observent, vous obligent, décident de votre sort de façon arbitraire si votre comportement est suspect et ne leur plait pas. Et plus aucune liberté... Même rire dans la rue est proscrit, comme y tenir la main de sa femme. Les manifestations de joies, considérées comme impudiques, sont rangées au rang des péchés capitaux.

Nous autres occidentaux, on sait vaguement ce qu'il se passe là-bas, mais le lire clairement est effroyable, et nombre de propos de certains personnages, à propos des femmes, font froid dans le dos. Car la femme est évidemment moins que rien derrière son Tchadri. Pour certaines, la mort parait libératrice. 

Tout cela est parfaitement décrit par Yasmina Khadra et orchestré dans une histoire terrible dont on ne peut pas imaginer une fin heureuse vues les circonstances. Mais il y a vers la fin des passages sublimes de don de soi, d'amour suprême font vriller le ventre. Yasmina Khadra nous dit aussi les conséquences des guerres interminables et des régimes extrémistes, d'autant plus quand ils sont religieux... C'est la folie qui guette ceux qui n'adhèrent pas aux préceptes imposés. Des lois créées par des fous de Dieu, qui rendent fous ceux qui étaient sains d'esprit dans un pays en proie aux pires folies humaines. Je pense que la folie, individuelle ou collective, est le thème principal de ce roman puissant.

Néanmoins, j'ai quelques réserves sur le style de Yasmina Khadra. Chacun sait qu'il écrit merveilleusement bien, avec des mots choisis, un vocabulaire soutenu et châtier, et des envolées poétiques. Mais cela m'a paru souvent un peu trop, comme mielleux. Inadapté au sujet peut-être. Un style plus claquant, plus vif, plus direct et tranchant aurait, à mes yeux, plus convenu à cette terrible histoire. De même, dans les dialogues, les personnages s'expriment avec un langage très soutenu, qui pour moi, n'est pas réaliste. Mais ce n'est que mon humble avis !

A lire, pour prendre bien conscience de ce qui se déroule de nouveau à l'autre bout du monde, et de notre chance extrême d'être nés à l'Ouest. 

 

"- Je ne les laisserai pas vous tuer.
- Nous avons tous été tués. Il y a si longtemps que nous l'avons oublié."

"Ne me demande pas de renoncer à mon prénom, à mes traits, à la couleur de mes yeux et à la forme de mes lèvres pour une promenade à travers la misère et la désolation ; ne me demande pas d'être moins qu'une ombre, un froufrou anonyme lâché dans une galerie hostile."

"Elle ne représente pas grand-chose en dehors de ce que tu représentes pour elle. Ce n'est qu'une subalterne. De plus, aucun homme ne doit quoi que ce soit à une femme. Le malheur du monde vient justement de ce malentendu."

"D'un autre côté, je refuse de porter le tchadri. De tous les bâts, il est le plus avilissant. une tunique de Nessus ne causerait pas autant de dégâts à ma dignité que cet accoutrement funeste qui me chosifie en effaçant mon visage et en confisquant mon identité."

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Octobre 2022

Policier - Editions Gallimard écoutez lire - 4 h d'écoute.

Publication d'origine en 1940.

L'histoire : N'ayant trouvé d'autre consolation que le vin depuis que sa femme l'a quitté, l'avocat Hector Loursat a cessé de plaider. Il vit à Moulins, dans une grande maison aux trois quarts inhabitée, avec sa fille Nicole qu'il n'aime pas. Un soir, tout son univers bascule : il découvre un inconnu qui vient d'être assassiné. C'est la révélation de toute la vie secrète de Nicole...

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib de Rennes... Donc ma PAL audio !

 

Mon humble avis : Un Simenon sans Maigret. Un Simenon que j'affiche comme un policier mais qui n'en n'est pas vraiment un. On assiste à une succincte enquête d'un avocat, dont la plus grande partie nous reste cachée... et à son formidable retour sur scène lors du procès ! Mais l'aspect caché de l'enquête et donc du raisonnement et de déduction de l'avocat est un peu frustrant.

Les inconnus dans la maison est avant tout un roman atmosphérique. C'est la solitude, l'alcool, la province à la fin des années 30 que Simenon décrit à la perfection. On "sent' tout ! L'ennui, la gêne, l'alcool, l'odeur, le silence entre les personnages etc.

L'intrigue de fond ne m'a pas particulièrement passionnée, peut-être parce qu'elle date un peu. De plus, j'ai eu du mal à la suivre... Les personnages sont très nombreux, difficiles de se retrouver dans cette bande de jeunes, dont certains ont comme nom de famille un prénom, et que Simenon évoque tantôt par le nom, tantôt par le prénom... J'ai mis du temps à comprendre, donc j'ai dû louper certaines subtilités de l'histoire.  D'autant que j'ai lu ce titre dans son format audio... dans ma voiture. Et qu'en cours de lecture, j'ai eu un accrochage avec ladite voiture et un portail, et que ma clé USB est restée dans ma voiture, 4 semaines au garage... Donc contexte pas idéal j'en conviens.

Cependant, je dois avouer que cette version audio est bien sympa, qu'elle correspond parfaitement au côté un peu désuet de l'époque décrite. Douze comédiens se succèdent, il y a les bruitages, les tics tacs d'une vieille horloge, le volume de la voix des personnages varient en fonction de leur position supposée dans la pièce etc. J'ai eu comme l'agréable sensation d'être au théâtre en fait ! Mais un théâtre lent ! Si vous cherchez du rythme et des rebondissements, passez votre chemin !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 11 Octobre 2022

Roman - Editions Notabilia - 215 pages - 7.50 € 

Parution Notabilia 2021 (Poche 2022)

L'histoire : Ce matin là, sa voiture ne démarre pas. Ce ne pourrait être qu'un agacement, mais pour Clara, c'est comme la fissure d'un barrage... de l'eau, l'inondation, la noyade... Le Burn Out. Des mois la tête sous l'eau, jusqu'à ce qu'une envie revienne, une étincelle, une lumière...

Tentation : Nom de l'auteur et blogo

Fournisseur : La déchetterie (hé oui !)

 

 

 

Mon humble avis : Ma vie de lectrice change. Il fut un temps où je ne pouvais lire que des romans neufs et qui m'appartiendraient à jamais. Et là, j'ai lu un exemplaire trouvé à la déchetterie, dont les pages étaient gondolées et piquées de moisi... Certains livres sont vraiment malmenés. Mais malgré son apparence peut attirante, ce roman a eu comme un effet magnétique sur moi... Je l'ai dévoré autant que j'ai pu, j'avais toujours très envie de m'y replonger.

Et pourtant, je reconnais que le sujet (dépression et burn out) peut être rebutant pour certains, comme à priori pour moi d'ailleurs, maintenant que je me suis sortie de cette spirale qui semblait infernale. Et bien en fait, le texte de Gaëlle Josse est doux, et assez lumineux dans un sens.

Nous accompagnons Clara, trentenaire comme il en existe des centaines de milliers... Un petit ami, un travail valorisant dans une société de crédit, et même une récente promotion. Voilà pour la façade. A l'intérieur des murs, une vie contrariée dix ans plus tôt et un changement de direction, d'axe, loin des projets d'origine. Et puis l'usure, la fatigue du sourire de circonstance, de l'obéissance aux injonctions professionnelles et sociétales de notre époque.

C'est donc la noyade pour Clara, dans un tourbillon qui l'emmène dans le fond. Cela n'est pas pesant à lire, car c'est très humain, on a tous eu droit à cet état ou on l'a tous frôlé. Et Gaëlle Josse a un talent incommensurable pour décrire avec une finesse extraordinaire cette période où tout s'écroule, où plus rien ne nous anime, plus aucune envie, même pas la faim. Et l'entourage qui ne comprend pas, ne supporte pas, impuissant qu'il est. Tout de devient étranger, même soi-même. Mais le burn out, c'est aussi une situation où l'on regarde plus autour de soi, pour essayer de comprendre, de trouver, de se retrouver une place dans cette violence sociétale que l'on subit, notamment dans le monde du travail, et qui nous amène à agir à l'encontre de nous-même, à nous maltraiter, à nous violenter. Tout cela est parfaitement analysé par Gaëlle Josse, tout comme le retour d'une première envie : un bouquet de tulipe, qui sera suivi d'un besoin de voir la mer, et d'une invitation à la campagne... Petit à petit, une renaissance à soi-même et au monde, mais pas tout à fait celui d'avant, celui que l'on choisit en conscience, calmement, en liberté, par envie. Car oui, le Burn out peut ou la dépression, aussi douloureux soient ils peuvent être une occasion de repartir dans la bonne direction, sur le bon axe, celui de l'équilibre.

Ce matin-là est magnifiquement écrit, avec une poésie et des couleurs qui apaisent le lecteur et rendent ce texte doux à lire et prétexte à s'interroger sur ce qui est essentiel et vital pour nous, tout en se respectant. Une histoire, celle de Clara, qui montre que pas à pas, il est possible de se réinventer, en puisant dans ce qui fait notre base et notre ADN, même si la vie nous a parfois obligé à oublier nos envies, nos projets, on peut toujours y retourner, même des années plus tard. C'est un texte littéraire, qui n'est pas fait pour être brut de pomme et plombant, mais beau et humain.

Je suis très contente des moments passés avec la sublime plume de Gaëlle Josse, que j'avais perdue de vue depuis quelques années.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Octobre 2022

Poursuivons le carnet de mon voyage au Kenya en avril dernier ! Nous voici maintenant dans le parc d'Amboseli, au pied du majestueux et mythique Kilimanjaro... qui culmine la savane du haut de des 5 895 mètres d'altitude.... et de des non moins fameuses neiges, qui hélas, fondent un peu plus chaque année.

Là où je suis, je suis déjà à environ 2 000 mètres d'altitude. Et entre moi et le Kilimanjaro, il y a la frontière tanzanienne.... Puisque oui, le Kili est en Tanzanie !

Le parc d'Amboseli fait 395 km², et il est classé réserve de biosphère mondiale de l'UNESCO.

En langue locale (dont j'ai oublié le nom), Amboseli signifie "poussière qui bouge"... Et effectivement, lors de notre premier safari, nous avons essuyé une tempête de poussière / sable.

Amboseli, c'est de la savane, un lac (souvent à sec), marécages, étendues désertiques et poussiéreuses, oasis verdoyants... Ecosystèmes variés... d'où une flore et une faune riches et variées.

Nous avons eu le bonheur d'observer de tous jeunes guépards, âgés de quelques mois, avec leur mère.

Nous avons eu le bonheur d'observer de tous jeunes guépards, âgés de quelques mois, avec leur mère.

Guépards "family"

Guépards "family"

Guépards "family"

Guépards "family"

UN DIMANCHE DANS LE PARC D'AMBOSELI 1/2
Il y aurait près de 1500 éléphants dans le parc d'Amboseli. Sur les photos "rosies", c'est l'effet tempête de poussière.

Il y aurait près de 1500 éléphants dans le parc d'Amboseli. Sur les photos "rosies", c'est l'effet tempête de poussière.

Eléphants

Eléphants

Zèbres

Zèbres

Zèbres et gnous

Zèbres et gnous

tempête à l'horizon, elle nous est venue droit dessus, donc on a fermé le toit et toutes les fenêtres du minibus un moment !

tempête à l'horizon, elle nous est venue droit dessus, donc on a fermé le toit et toutes les fenêtres du minibus un moment !

Le roi de la jungle !!!!

Le roi de la jungle !!!!

Le Kobus, aussi appelé Cobe à croissant, waterbuck ou antilope sing-sing !

Le Kobus, aussi appelé Cobe à croissant, waterbuck ou antilope sing-sing !

Zèbres

Zèbres

Zèbres et gnous, dont un petit qui tête sa mère.

Zèbres et gnous, dont un petit qui tête sa mère.

Lorsque l'on est arrivé dans le parc d'Amboseli, le Kilimanjaro était invisible, camouflé sous un épais manteau de nuages. Le guide nous a dit qu'il arrivait parfois que le Kilimanjaro ne se découvre pas plusieurs jours durant. Puis pendant le 1er safari en fin d'aprem, grâce au vent, nous avons pu apercevoir des portions de neige. Et le lendemain matin , il était parfaitement découvert :) Ouf !

Lorsque l'on est arrivé dans le parc d'Amboseli, le Kilimanjaro était invisible, camouflé sous un épais manteau de nuages. Le guide nous a dit qu'il arrivait parfois que le Kilimanjaro ne se découvre pas plusieurs jours durant. Puis pendant le 1er safari en fin d'aprem, grâce au vent, nous avons pu apercevoir des portions de neige. Et le lendemain matin , il était parfaitement découvert :) Ouf !

Le Kilimanjaro ! Le mythe, un vieux rêve ! J'y suis !!!

Le Kilimanjaro ! Le mythe, un vieux rêve ! J'y suis !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 7 Octobre 2022

Roman - Editions Folio - 244 pages - 7.80 €

Parution Folio Juin 2022 (Gallimard 2020)

L'histoire : Léo a disparu depuis 6 mois, suite à une bonne dépression elle même liée à un accident de dentiste qui l'a laissé défiguré pour un moment ou plus.

Nul doute que Léo s'est réfugié dans un monde meilleur, celui des séries télé... dans une chambre noire sans fenêtre ni miroir. Des épisodes à longueur de journée, toute la nuit, jour après jour... Des centaines de personnages à voir sans être vu.

 

Tentation : la 4ème de couv'

Mon fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : Titre et 4ème de couv' m'ont tellement intriguée que j'ai acheté ce livre direct, d'autant qu'il y était promis une bonne dose d'humour et d'imagination. Je m'attendais donc à l'éclate totale pour quelques heures... qui se sont éternisées en bien plus d'une semaine, tant j'ai peiné à atteindre la dernière page, peu motivée que j'étais à retrouver les X personnages, qu'ils soient héros, anti héros, ou les deux, narrateur...

Bref, je me suis emmêlée dans cet imbroglio de fictions, de fiction dans la fiction, de roman dans la fiction et de roman fictif !

Augustin Trappenard évoque ce livre comme " une déclaration d'amour à la fiction sur toutes ses formes". Par moments oui, mais ce n'est pas flagrant, peut-être juste avec le personnage de l'écrivain et du riche homme d'affaire la semaine / pauvre le week-end. 

Certes, Tonino Benacquista évoque notre rapport aux personnages... ici ceux de séries télévisées qui s'étirent en épisodes et en saisons... Ces personnages qui nous deviennent intimes, que l'on connaît mieux et pour qui l'on s'inquiète bien plus que pour nombre de personnes dans notre entourage quotidien. Moi j'ai plutôt vu dans ces pages un doigt pointé vers l'addiction qu'entrainent ces séries, et les vies vécues par procuration plutôt qu'à l'air libre.

Evidemment, et heureusement, il y a la plume de Tonino Benacquista et quelques envolées fulgurantes qui rattrapent l'intérêt déserteur pour quelques lignes qu'on trouve excellentes, avant de repartir dans l'embarras et l'ennui dans ces bribes d'histoires. Elles se suivent et s'intercalent sans cesse et n'ont semblé, à mes yeux, ne mener nulle part, en tous cas à aucune conclusion limpide mais à un "tout ça pour ça" ! C'est peut-être pour reproduire la frénésie saisonnière des spectateurs de séries que Bénacquista a mené ainsi son roman... Mais pour moi, en version lecture ce fut assez indigeste. Dommage, l'idée me semblait originale et très prometteuse...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Octobre 2022

Film de Lauriane Escaffre et Yvo Muller

Avec Karine Viard, Grégory Gadebois, Noée Abita

Synopsis : Maria est femme de ménage. Mariée depuis 25 ans, réservée, timide et maladroite, elle ne quitte jamais son carnet à fleurs dans lequel elle écrit des poèmes en secret. Lorsqu’elle est affectée à l'École des Beaux-Arts, elle rencontre Hubert, le gardien fantasque de l'école, et découvre un lieu fascinant où règnent la liberté, la créativité et l'audace... Dans ce monde si nouveau, Maria, qui a toujours été dévouée et discrète, va-t-elle enfin se laisser envahir par la vie ?

Mon humble avis : Un "petit" film que j'aime... Qui n'élude pas les difficultés de la vie ni les aberrations de nos sociétés, mais qui offre un oeil différent, qui aère les couloirs d'une fraicheur bienvenue, et qui donne envie de s'envoler. Bref, un film qui détend, divertit, amuse gentiment avec délicatesse et finesse sans en faire des caisses mais qui nous enserre subtilement. Les dialogues font sacrément mouche, et tant dans le visuel que dans les situations, Maria Rêve est parsemé de jolies trouvailles, touchantes ou drôle.

On ne peut qu'admirer encore une fois l'énorme talent de Karine Viard, très émouvante dans le rôle du femme gauche, timide, réservée, recluse, voire éteinte dans sa petite vie sans couleurs. On sent et on voit vraiment la transformation du personnage, ne serait-ce que dans sa démarche etc... Karine Viard, via Maria, nous montre parfaitement qu'il n'y a pas d'âge pour devenir papillon, pour se regarder enfin, pour s'envoler, se réaliser et ouvrir les yeux sur les possibilités de la vie, bref pour s'émanciper. Avec Grégory Gadebois, elle forme vraiment un joli et émouvant couple de cinéma, avec une "parade nuptiale" poétique hors des sentiers battus, on ne peut plus délicieuse pour le spectateur ! Les réalisateurs ont vraiment bien fait de réunir ces deux magnifiques comédiens, d'où jaillit une belle alchimie.

Ce film interroge aussi sur l'art, la création et ses extrêmes : l'art révélateur, déclencheur et l'art pédant et prétentieux, voire "masturbation intellectuelle" pour donner du sens là où il n'y en a pas.

Maria Rêve est avant tout un bel hommage à toutes les personnes invisibles de notre entourage, invisibles car ils savent être discrets comme il leur est demandé de l'être. Mais invisible ne veut pas dire vide, non existant, sans potentiel etc.

Bref, un film vraiment charmant et ce n'est pas péjoratif !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Octobre 2022

Film d'Hassan Nasser

Avec Hossein Abedini, Mahmoud Jafari, Shahrzad Kamalzadeh

Synopsis : Dans une petite ville provinciale iranienne, les enfants travaillent dur pour faire vivre leur famille. Un jour, Yahya, neuf ans, et son amie Leyla trouvent une statuette scintillante dans le désert. Passionné de cinéma, Naser Khan, le patron de Yahya, décide de les aider à retrouver son propriétaire. Une histoire charmante qui démontre le pouvoir du cinéma sur une communauté soudée, dans le monde entier.

Mon humble avis : J'ai vu ce film "britannico-iranien" dans le cadre du Festival du film britannique de Dinard, dans lequel il est en compétition parmi 5 autres longs métrage. 

VO en persan, sous-titrée en anglais et en français, une nouvelle expérience pour moi !

Un très beau film, qui aurait pu s'intituler "les tribulations d'un Oscar". Car cette fameuse statuette trouvée par Yahya et Leyla est un Oscar ! Le début du film nous dit comment il est arrivé là, et la fin nous donne sa destination d'origine.

Des paysages bien dépaysants, tout comme les us et coutumes iraniennes que nous apercevons...mais qui ne nous font pas oublier la dureté de la vie. En effet, Yahya et Leyla sont plus souvent sur des décharges pour y récupérer du plastique et le revendre au poids, qu'à l'école. 

Yahya est fan de cinéma, et il passe ses nuits à regarder des films sur CD piratés sous sa couette. Et pourtant, lorsqu'il trouve cette statuette, il ne sait pas ce qu'elle représente... A part la convoitise de ses "copains"

Un très beau film, avec des touches d'humour tendre liées au naturel et à la naïveté et l'ingéniosité des enfants, d'émotions, qui évoque le cinéma Iranien et ses succès. Mais surtout, il est question des conséquences de la célérité soudaine sur des gens simples, dans un milieu où l'on n'a ni le temps ni les moyens d'aller au cinéma... Alors, certains renoncent à cette célébrité qui bouleverse trop leur vie, et parfois, il la regrette... Car célébrité rime aussi avec partage et amour. Le plus du film, c'est aussi une magnifique bande originale.

J'ignore si ce film paraîtra en France et dans combien de salle. Mais si vous avez l'occasion de le voir, en salle, en streaming, en diffusion télé etc, ne la manquez pas. Vous y verrez un film original, tendre, dur pour ce qui est du contexte, un film qu'on ne croise pas à chaque coin !

Je n'ai pas trouvé la Bande Originale sur You tube, mais une interview du réalisateur iranien.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 30 Septembre 2022

Doc de Kathryn Ferguson

Avec Sinéad O' Connor

Synopsis : L'histoire de l'ascension fulgurante de Sinéad O'Connor vers la célébrité mondiale et la façon dont sa personnalité iconoclaste a entraîné son exil du courant dominant de la pop.

Mon humble avis : J'ai vu ce film documentaire cette semaine, dans le cadre du Festival du Film Britannique de Dinard. Hors compétition officielle, il figurait dans la sélection "Irish eyes in Dinard.

Comme nombre d'entre nous, dans les années 90, j'ai écouté en boucle son tube Nothing compares 2 U (une reprise de Prince). Et je peux encore l'écouter avec émotion. Et bien ignorante et je l'avoue, parfois langue de vipère, je pensais que Sinéad O'Connor n'avait été qu'une étoile fulgurante mais filante, comme la musique en crée régulièrement.

Ce documentaire m'a montré combien j'avais tort ! Sinéad O'Connor continue de chanter... Depuis 1990, elle a sorti 11 albums, et un autre est prévu prochainement. Mais elle n'est plus dans les charts, et ce documentaire explique aussi bien l'ascension, que le bannissement de la chanteuse par une partie de son public d'alors, par le monde de la musique et par les médias.

Et c'est franchement intéressant et passionnant. Sinéad O'Connor fut une enfant maltraitée par sa mère, dans une Irlande qui était alors une démocratie théocratique... Et cela m'a ouvert les yeux sur l'Irlande de l'époque, réactionnaire et conservatrice où les femmes n'avait que peu de droits... Elle fut envoyée par un de ces fameux "couvents foyers" tenus par des religieuses qui font beaucoup parler ces dernières années. Un peu plus tard, ce n'est qu'en Angleterre qu'elle pourra percer dans la musique, sa musique, pas assez conventionnelle pour une Irlande étriquée.

Sinéad O Connor a toujours été une femme engagée, sans concession, fidèle à elle-même et à ses convictions. Les maisons de disques ont voulu faire d'elle un produit marketing très féminin et sexué... En contre réponse, elle s'est rasée la tête... Et durant des années, pas un journaliste n'omettra de la questionner à ce sujet... Alors que jamais la question capillaire n'est abordée avec ses homologues masculins aux cheveux longs...

Sinéad O Connor est une femme qui a dénoncé notamment les abus des prêtres et le silence de l'Eglise et du Pape Jean-Paul II, en déchirant une photo de lui lors d'un show télé... "Personne" ne lui pardonnera ce geste et ce sera le début de la fin. Tout ce pourquoi elle était encensée devient sujet à moquerie et pire. La voilà bannie du show business.

Même s'il est parfois trop implicite et pas toujours bien ordonné, ce documentaire est un formidable portrait de femme intègre, courageuse et obstinée. Une femme qui est juste née "trop tôt" pour dire ce qu'elle avait à dire. Sinéad O'Connor une féministe anticonformiste était en avance sur son temps, une précurseur, qui a eu de nombreuses héritières. Et Nothing compares est aussi le portrait d'une époque et d'une génération. Les voix off "actuelles" de la chanteuse et de son entourage d'alors commente le documentaire. Dommage que la réalisatrice, pour cause de droit du prince, n'ait pas eu l'autorisation de diffuser plus d'image musicale, et notamment, de la fameuse chanson "Nothing compares 2 U".

J'ignore si ce film sortira en France ni si de nombreuses salles le diffuseront (tout dépendra sans doute du type de cinéma que vous avez près de chez vous. Mais il est à voir, d'une façon ou d'une autre, via internet par exemple, où lorsqu'il sera diffusé à la télé. C'est le genre de chose que je verrai bien sur Arte ! Ce documentaire a déjà remporté 5 victoires dans différents festivals sur 9 nominations (dont au Sundance festival)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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