Publié le 19 Mai 2022

Film de François Uzan

Avec Jacques Gamblin, Pascale Arbillot, Pablo Pauly, Agnès Hurstel

Synopsis : Thierry passe ses journées à classer ses photos de famille, persuadé que le meilleur est derrière lui. Lorsque Claire, sa femme, lui annonce qu’elle le quitte, Thierry, dévasté, lui propose de refaire « Grèce 98 », leurs meilleures vacances en famille. Officiellement, il veut passer une dernière semaine avec leurs enfants avant de leur annoncer la séparation. Officieusement, il espère reconquérir sa femme ! En tentant de raviver la flamme de son couple, Thierry va mettre le feu à sa famille...

Mon humble avis : Un film qui fait du bien, qui divertit, qui ne nous parle pas de guerre, de Covid, d'élections, de pénurie et de pouvoir d'achat ! Bref, un film qui change les idées avec les péripéties d'une famille que le père tente de garder intacte. Il faut composer avec le caractère et les petits vices de chacun, et se faire à l'idée que les enfants n'en sont plus, du moins, sur la carte d'identité.

Alors ça s'engueule, ça se claque les portes au nez, ça multiplie gaffes, taquineries et malchance... pour le plus grand plaisir du spectateur.... Car derrière la façade, et bien ce petit monde s'aime tout de même ! On rit juste ce qu'il faut, pas trop. D'ailleurs, ce film a reporté le prix du jury au festival de l'Alpe d'Huez en 2021.

Voyage donc dans le passé, pour le meilleur et pour le pire. Et même si rien ne se passe comme prévu, on envie les vacances de la famille Hamelin pour les lieux qu'elle arpente. Elle est belle la côte Grecque ! On s'assirait à une table d'un de ces petits restos de bord de mer, à siroter un ouzo ou un rosé, avec une bonne salade grecque, en laissant le temps filer !... Avant de filer nous aussi visiter l'Acropole.

Un savoureux mélange de mélancolie et de drôlerie, avec de bonnes idées, mené énergiquement par un Jacques Gamblin plein de ressources, un Jacques Gamblin trop rare sur les écrans depuis quelques années. Un grand plaisir pour moi que de l'y revoir, cet acteur m'a toujours touchée !

Malgré des dialogues corsés et épicés, ça reste bien savoureux et bienveillant. Et le message est le suivant : Certes, on a de bons souvenirs, certes il ne faut pas oublier, mais garder en tête que le plus beau souvenir est toujours le prochain.

Un film très bien écrit et réaliser, pour se faire du bien, à ne pas bouder !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 13 Mai 2022

Roman - Editions Harper Collins - 368 pages - 18 €

Parution le 12 janvier 2022 

L'histoire : Peter et Pétra Wolf forment le couple le plus en vue de la scène artistique allemande depuis les années 90. Lui le transfuge de l'Est, elle, la "typique" allemande de l'Est. Lui le discret, elle qui prend et assume la lumière. Leurs toiles sont exposées dans les plus grands musées et leur côte atteint des sommets.

Alors qu'une rétrospective de leur oeuvre doit avoir lieu au MET de NEw York, qu'une maison d'édition Française entreprend d'écrire la biographie du couple, il semble que Peter Wolf soit porté disparu. Le monde de l'art s'affole et une enquête est ouverte, qui nous mène de l'Allemagne, à Paris et jusqu'à New York.

Tentation : Le billet de Luocine

Fournisseur : Luocine, merci pour le prêt !

Mon humble avis : Voici un premier roman mené tambour battant, très convaincant, et dont je me suis délectée. 

Premier point pour Sophie Pointurier : son écriture, absolument fluide, qui ne fait aucune ombre à l'intrigue. Captivé, on tourne les pages sans buter contre des tournures alambiquées, ou un style à pleurer comme je l'ai rencontré récemment.

Deuxième point pour l'auteure, l'histoire est originale et nous emmène dans les coulisses de l'Art pictural, des musées, des critiques d'Art... Nous fréquentons ici ces gens qui construisent ou démolissent la réputation d'un artiste, nourris à l'égo et à l'avidité financière. Mais avec Sophie Pointurier, nous remontons dans le temps, à l'époque de la RDA, de la Stasi, de la chute du Mur de Berlin... Pour nous autres Français, cet événement historique est déjà lointain et très ancré dans le quotidien... Mais on découvre ici qu'il y a encore des conséquences à Berlin pour les contemporains du Mur.

Enfin, il y a l'intrigue avec la disparition de Peter Wolf qui nous tiens en haleine, même si par moment, des indices nous donnent des éléments de réponses, si on lit entre les lignes...

Mais le sujet de ce roman, c'est vraiment le monde de l'Art, que Sophie Pointurier, qui, manifestement bien documentée, le décrit comme machiste, et terriblement sexiste. Les femmes sont reléguées au second rang et doivent se battre deux fois plus pour s'imposer et sont sous-représentée dans galeries et musées. Des dialogues entre le directeur du MET et une journaliste font froids dans le dos, qui étalent les préjugés, les à priori et l'égo surdimensionner de cet homme... Et cet homme, qui pense tout savoir et tout connaitre, et bien c'est lui qui fait la pluie et le beau temps sur la côte des artistes.

Que faut-il pour vendre dans l'Art ? Qu'est-ce qui fait vendre ? Le talent ? La réputation ? Où la légende autour de l'artiste ? La romancière interroge aussi sur la notoriété, les fantasmes et affabulations qu'elle génère, qui se répandent et deviennent ainsi vérité absolue que ce soit pour les médias ou le grand public. "Vérité absolue" dont il est difficile de se défaire, voire même impossible d'en prouver son non fondement, son impossibilité, tant elle est ancrée dans l'esprit collectif.

Un roman aussi intéressant que captivant, à découvrir... Et une romancière à surveiller de près je pense !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Mai 2022

Film de Claude Zidi Junior

Avec Michèle Laroque, MB14, Guillaume Duhesme 

Synopsis : Antoine, jeune banlieusard parisien, suit des études de comptabilité sans grande conviction, partageant son temps entre les battles de rap qu’il pratique avec talent et son job de livreur de sushis. Lors d’une course à l’Opéra Garnier, sa route croise celle de Mme Loyseau, professeur de chant dans la vénérable institution, qui détecte chez Antoine un talent brut à faire éclore. Malgré son absence de culture lyrique, Antoine est fasciné par cette forme d’expression et se laisse convaincre de suivre l’enseignement de Mme Loyseau. Antoine n’a d’autre choix que de mentir à sa famille, ses amis et toute la cité pour qui l’opéra est un truc de bourgeois, loin de leur monde.

Mon humble avis : J'aime ce genre de film où il y a confrontation / rencontre entre des milieux que tout oppose. J'aime ces histoires où des jeunes plutôt mal partis dans la vie trouve une main tendue qui leur révèle leur voie, leur donne une chance et qu'ainsi se réalise une belle destinée... Le déterminisme social n'est pas toujours une fatalité. D'autant que ces films finissent en général bien etc...

Ténor est donc dans la droite ligne d'autres films du même style que j'ai vu récemment (comme Compagnons).  L'histoire tient la route, tout comme la réalisation et le jeu des acteurs. Mais ce que je reproche en fait, c'est que ce type de sujet est toujours traité de la même façon, sur le même rythme, dans le même ordre... Présentation des milieux opposés et de la vie des deux personnages principaux... La rencontre... Puis le "pétage de plomb" du jeune, le rejet de sa nouvelle vie par entourage, puis happy end ! Ici, les personnages m'ont paru tout de même bien caricaturaux. Mais c'est peut-être réaliste après tout ? Que ce soit dans les banlieues ou dans les milieux très huppés, les gens ne répondent-ils pas souvent aux stéréotypes de leur environnement ?

Mais l'ensemble reste sincère et touchant, en rapprochant deux univers à priori bien lointain : l'opéra et le Rap ! Et le film nous offre une visite de l'Opéra Garnier avec des images à couper le souffle !

A noter, Ténor est le premier film en tant qu'acteur pour MB14, rappeur, beat boxer et autre réputé, connu du grand public grâce à sa participation remarquée à The Voice il y a quelques années. La comédie, une nouvelle corde à son arc déjà bien garni !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Mai 2022

Policier - Editions Charles Corlet - 279 pages - 12 €

Parution en 2001

L'histoire : A Granville, Le journaliste Germain Sol est agressé par un mystérieux démon. Le commissaire Blandint, en l’apprenant, a éclaté d’un long rire sceptique. Pourtant, l’enquête sera haletante, aussi bien sur terre qu'en mer, et sur les îles Chausey

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : A mon retour du Kenya, il me fallait une lecture facile, puisque j'avais plus la tête à me plonger dans mes photos que dans la littérature... Ce roman du terroir, du local, traînait dans ma PAL depuis une dizaine d'années et ma visite des îles Chausey. Je l'ai cru idéal pour mon besoin du moment... Grossière erreur ! Il m'a fallu plus d'une semaine pour en venir à bout.

Pourtant, le plaisir d'arpenter des lieux que je connais était là (Les îles Chausey, Le Bec d'Andaine, Saint Malo, Le Barrage de la Rance, la Baie du Mont Saint Michel). Pas besoin de se créer des images dans la tête, elles y sont déjà implantées ! 

L'histoire démarrait bien et l'intrigue aurait pu être intéressante si elle avait été menée autrement, de façon plus ordonnée. Si certaines descriptions d'actions physiques avaient été plus courtes, compréhensibles et moins répétitives. Si la première fin n'était pas aussi ridiculement grandiloquente (on ne met pas de la sauce James Bond n'importe où !) et la vraie fin hyper décevante, qui advient comme un cheveu sur la soupe et semble n'être là que pour excuser les faiblesses et les contradictions précédentes.

Mais la palme de mon exaspération grandissante lors de ma lecture revient au style... Complètement irrégulier et du coup, pas du tout fluide, fatiguant à suivre tant on s'interroge sur de potentielles erreurs dans les choix des temps de conjugaison usités, dans la construction des phrases etc... Bref, j'ai passé mon temps à réécrire le roman dans ma tête à ma façon pour que cela soit agréable à lire, sans passer par des moments ampoulés ou d'autres très familiers ou très, trop basiques, entrecoupés par des formules très académiques voire scolaires. Ah oui, dernier point, il vaut mieux maîtriser le vocabulaire de navigation marine pour ne pas être trop perdu... Bref, j'ai trouvé que par moment, il y avait trop étalage de vocabulaire ou de connaissance, et que cela plombait le récit.

Bon que l'on se rassure, ce titre était le dernier dans le genre régional dans ma PAL. Même si j'en avais acheté plusieurs à l'époque, je sais désormais que cette littérature ne me convient pas, donc on ne m'y reprendra plus ! 

Et depuis, j'ai entamé un roman paru récemment... que je dévore, malgré sa relative épaisseur !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 29 Avril 2022

Bonjour,

Aujourd'hui, je vous présente un échassier limicole que j'observe assez souvent par chez moi (Bretagne) : Le Courlis cendré !

Le Courlis cendré est reconnaissable de loin grâce à son long bec arqué vers le bas... Mais attention à ne pas le confondre avec son cousin, le Courlis corlieu :)

 

Sur le littoral Nord Ouest, le Courlis cendré est sédentaire et se voit donc toute l'année.

Dans d'autres régions de France, il peut être  nicheur migrateur ou hivernant, et n'apparaît donc qu'à certaines saisons précises.

On peut le rencontrer  dans divers milieux : prairies, landes, tourbières, côtes, estuaires vaseux, marais et cultures. 

En migration, il se déplace en bandes. Sur les sites de reproduction, on peut entendre son chant fluté , qu'il émet en vol en parcourant son territoire. En dehors de la période de reproduction, c'est un oiseau grégaire.

 

 

 

C'est en oiseau dont l'envergure va de 80 cm à 1 mètre, pour un poids entre 0.5 et 1.4 kg et une longueur entre 50 et 60 cm. Rien que son bec mesure entre 10 et 15 cm. Celui de la femelle est le plus grand. C'est le seul dimorphisme sexuel qui peut permettre de différencier le mâle et la femelle sur le terrain... Encore faut il avoir les deux individus en face de soi et être assez près pour distinguer cette différence, ce qui n'est pas évident ! L'oiseau a l'envol facile !!! Il est farouche et craint l'Homme, l'approcher est donc très difficile.

 

 

Les courlis ont l'habitude de se rassembler pour la nuit en dortoirs populeux. Ce sont des endroits proches des zones d'alimentation mais hors d'eau. Ce peut être des hauts de plage, des îlots émergés, des éminences au milieu des inondations, etc., mais ce peut être également des endroits tout à fait artificiels comme des digues ou des barrages, des marais salants, des bassins industriels, etc.

Le régime alimentaire des Courlis cendrés est assez varié : petits crustacés, insectes, mollusques et vers, parfois des graines. Personnellement, comme je l'observe toujours au bord de l'eau (Rives de Rance, estuaire du Frémur) je le vois souvent le bec "dans l'eau" à fouiller fond marin et sonder la vase. Pour cela, son bec est muni de cellules sensorielles.

La reproduction commence en avril. Le nid se fera au sol, dans une dépression garnie de végétation, et à l'abri des inondations.  La femelle pondra jusqu'à 5 oeufs qu'elle couvera pendant un mois, et sera parfois relayée par le mâle. Les poussins se nourrissent seuls au bout de quelques jours mais ne quitteront le nid qu'au bout d'au moins un mois. 

Dans les pays nordiques, leur élevage revient davantage au mâle, ce qui permet à la femelle de quitter les lieux plus tôt afin de se refaire une santé. En France, la femelle prend en charge la quasi-totalité de la couvaison et ne quitte généralement pas ses petits avant qu'ils ne soient presque volants. Le mâle est quant à lui principalement chargé de leur protection pendant toute cette période.

Je n'ai pas encore eu le plaisir d'observer de poussins...

Le courlis cendré est depuis peu rentré dans la catégorie des espèces vulnérables (perte d'habitat, modernisation de l'agriculture etc)

Le Courlis cendré est répandue dans toute l'Europe, l'Asie, l'Australie et l'Afrique.

Les textes de ce billet sont inspirés - voire copiés/collés du site oiseaux.net et de mon guide ornitho Belin.

Les photos sont miennes et restent ma propriété intellectuelle. Toute reproduction ou partage sans mon accord interdits.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 26 Avril 2022

Roman - Editions l'Iconoclaste - 355 pages - 19 €

Parution le 19 août 2021 

L'histoire : Elle aime passionnément son mari... toujours comme au premier jour, même après quinze ans de mariage. C'est une passion exclusive qu'elle voue à son mari, reléguant ses enfants au second plan et en êtres qui dérangent ses tête-à tête... Son amour atteint même l'obsession pathologique, et la met toujours sur tension, aux aguets, à l'analyse systématique des moindres faits et gestes de son mari... Un tel amour n'est il pas envahissant ? La situation ne risque -t-elle pas d'exploser à tout moment ?

 

Tentation : Le billet de Violette

Fournisseur : La bib'

Mon humble avis : Dernière lecture qui a précédé mon voyage au Kenya... Donc rédaction de billet tardive.

Un livre que j'ai pris grand plaisir à lire. Une chose est sûre, c'est distrayant, bien mené et assez inédit dans le genre... Donc étonnant.

Du lundi au dimanche, nous passons la semaine dans cette famille parfaite : pavillon, deux enfants et bonne profession... Sauf que derrière cette façade bien propre à la Bree Van de Camp (Desperates Housewives pour rappel), rugit l'amour dévorant qu'elle voue à son mari. SON MARI, elle aime tellement prononcer ces mots que l'on ne connaîtra jamais son prénom, pas plus que le sien, cette narratrice obsessionnellement amoureuse.

Au fil des jours, la tension monte... Car évidemment son mari a commis l'irréparable bévue de la comparer à une clémentine lors d'un jeu chez des amis... Quelle humiliation pour elle... Alors que la pression monte, le roman prend l'aspect et le rythme d'un thriller.

On s'amuse beaucoup lors de cette lecture qui est pourtant tout aussi effroyable et ahurissante. On ne demande où Elle va s'arrêter dans son obsession pathologique qui la ronge et lui dévore son quotidien autant ses jours que ses nuits. Plus d'une fois, je me suis dit, "c'est pas possible, elle est vraiment folle à lier". Donc c'est drôle parce que cynique en fait... Maud Ventura dresse prodigieusement le portrait d'une femme malade d'amour, et surtout de manque de confiance en soi... Une femme qui prévoit tout, analyse tout, ne laisse rien au hasard, oriente sa vie amoureuse en fonction des conseils des magazines... Bref, une femme qui est surtout malheureuse à mes yeux, et qui n'en n'a pas confiance... 

Et le mari, dans tout cela, a-t-il conscience de toutes les manigances de son épouse ? L'aime- t'-il pour lui ou pour elle ?

En tout cas, Maud Ventura fait preuve d'une sacrée imagination ! Chapeau ! Mon léger bémol irait que pour mener à bien toute son organisation et ses manigances obsessionnelle, on a l'impression que cette femme a des journées de quarante-huit heures !!!

Est-ce une histoire d'amour ou d'amour propre ? Vous le découvrirez dans ces pages que l'on dévore, très bien menée dans un style délicieux, qui parvient à vous amuser, à vous étonner avec une histoire finalement bien triste.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Avril 2022

Roman - Editions Livre de poche - 354 pages - 7.90 €

Parution LDP oct 2021 (Lattès Mars 2020)

L'histoire : Samba veut le monde, et rien d’autre. Il a bientôt 18 ans et passe ses journées à rêver et à déambuler dans la ville avec son pote Éros. Un jour, la mairie leur propose un stage. Pour Samba, autiste léger, c’est l’occasion de se confronter au monde du travail.
Mais les jeunes sont sceptiques, le nouveau maire est un populiste, tendance droite dure. Louis Walter ambitionne de faire de l’arrondissement son bastion politique. Il vise l’Élysée. Jusqu’ici tout va bien, mais dans ce quartier où des commerces branchés côtoient une grande pauvreté, les ego et les rêves s’affrontent, chacun veut gagner le monde à sa manière, quel qu’en soit le prix.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Ma CB

Mon humble avis : Me revoici sur la blogo après mon voyage Kenyan, mais avec une lecture qui l'a précédé... Rédaction du billet après moult aventures et grands espaces... Pas facile d'y revenir, nombre de souvenirs déjà envolés, reste juste une impression... ce qui n'est pas bon signe !

Je suis entrée à fond les ballons dans ce roman, dévorant le premier quart de celui-ci... Nous avons affaire à une chronique urbaine, sociale et politique... dans un arrondissement parisien qui compose avec la mixité sociale en fonction des quartiers...

Histoire très actuelle donc, que j'ai lue alors que la campagne présidentielle battait encore son plein, avant le 1er tour...

Une vision très sombre de notre société, de ceux qui la composent... Sombre mais sans doute hélas réaliste, avec les égos surdimensionnés des uns, le racisme, les rixes urbaines, les gangs composés de gamins, l'ultra droite d'un côté, la gauche bobo de l'autre (toute aussi malsaine), un peu de culturel avec le théâtre en face de la mairie. La violence psychologique et physique de la concentration urbaine et des vues et manipulations politiques. Et les casseroles répugnantes et pédophiles de nombre des personnages... Bref, rien de très glorieux et plutôt déprimant. Seule la soeur de Samba, éducatrice et responsable de la Maison des jeunes, capte vraiment notre attention et notre empathie.

On remonte le temps au fil du roman... De J-35 jusqu'au fameux jour d'une rencontre politique déterminante pour le maire, et jour du drame... 

Au-delà du quart du roman, j'y suis à chaque fois retournée à reculons... Très répétitif, à mes yeux un peu brouillon, beaucoup de choses sont trop implicite. Quant au style, c'est vrai qu'il semble percutant au premier abord, pour ensuite étonner et désappointer. Il m'a semblé irrégulier, comme si plusieurs narrateurs se succédaient sans que ce soit ni clair ni introduit.

Quant à Samba et son copain Eros... On se demande lequel est le plus autiste des deux... Et justement, ce handicap me paraît traité avec approximation, et ne semble être là que comme faire-valoir.

Malgré quelques beaux passages et le mérite de dénoncer des faits et réalités intolérables, Et je veux le monde fut pour moi une lecture décevante... Bref, je suis plutôt passe à côté et n'ai pas franchement saisi où l'auteur voulait en venir... Quelle est sa conclusion ? Quelle est la morale de l'histoire ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Avril 2022

Hello !

Et oui, la voilà ma destination tenue "relativement secrète" pour aller fêter dignement mes 50 ans ! Le KENYA !!!

Un vieux rêve de toujours que je n'avais jamais eu l'occasion de réaliser, même si j'ai eu la chance de faire de nombreux et superbes voyages !

Mais le Kenya, pour moi, c'est la savane, les animaux, les couchers de soleil, les Masaï , Out of Africa... Bref l'Afrique !

J'ignore si ma vie (mes finances) et les contextes géo- énergetico-politiques me permettront d'aller encore aussi loin, mais le Kenya, je ne pouvais pas ne pas y aller où alors, à l'aube de ma vie dans longtemps, il m'aurait vraiment manqué quelque chose, il y aurait eu un gros regret ! Donc là, je casse la tirelire, et ma petite Maman m'aide aussi à financer ce voyage en cadeau d'anniversaire :) J'ai eu la chance de beaucoup voyager, j'ai encore 2 ou 3 destinations qui me donnent particulièrement envie, mais si je n'y vais jamais, pas bien grave, je serai allée au Kenya, mon fantasme voyage incarné !

J'ai déjà eu la chance de voir les Big five lors d'une journée Safari dans le Parc Kruger en Afrique du Sud ! J'espère bien les revoir... Et ajouter au podium le guépard !

Et puis, petit plus depuis que je suis passionnée d'oiseaux... Le Kenya n'en n'est pas dépourvu du tout, avec des oiseaux au plumage que l'on ne voit pas en Bretagne ! Bref, je devrais en prendre plein les mirettes et rentrer avec plusieurs milliers de photos :)

Je pars avec deux amies de longue date. Nous décollons de Nantes très tôt vendredi matin, passons par Paris, Amsterdam avant d'atterrir enfin à Nairobi !

Puis nous visitons trois réserves : Le Masaï Mara, le Parc d'Amboseli et Le Tsavo Est. Avec un stop aussi auprès du Lac Elementaita... Avec bien sûr, la vue sur les neiges du Kilimanjaro a travers la frontière, puisque ce dernier est en Tanzanie. Les nuits se font dans des campements /Lodges. En fin de circuit, deux nuits et une journée balnéaire à Mombasa, au bord de l'Océan Indien... Puis retour à la vie normale en France !

Les préparatifs administratifs à cause du Covid (le nombre de déclaration à faire en ligne !!!) furent laborieux.... Aussi, ces derniers jours, je n'ai consacré que peu de temps à la lecture et à la visite des vos blogs, je me rattraperai au retour... Qui se fait le 17 avril !

Bien entendu, mon devoir civique du 1er tour électoral sera effectué par procuration, merci à Luocine de s'en charger pour moi :)

A bientôt et d'ici là, portez vous bien !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 3 Avril 2022

Film de Louis-Julien Petit

Avec Audrey Lamy, François Cluzet, Chantal Neuwirth

Synopsis : Depuis toute petite, Cathy rêve de diriger son propre restaurant. Mais à quarante ans, rien ne s'est passé comme prévu et elle se retrouve contrainte d'accepter un poste de cantinière dans un foyer pour jeunes migrants. Son rêve semble encore s’éloigner… ou pas ?

Mon humble avis : Deuxième comédie sociale de Louis-Julien Petit après "Les invisibles", la Brigade est un film pétillant qui vise dans le mille, dans le coeur : on sourit, on est ému, on rit, on est heureux, on est amer...

Ce film me fait un peu penser à un autre vu récemment : Compagnons...  où il était question d'entraide et d'apprentissage pour sortir des jeunes de la violence des banlieues... Réintégrer ces jeunes.

Ici, pas de réintégration, mais de l'intégration, celle de "mineurs migrants sans éluder l’épée de Damoclès qu’ils ont au-dessus de la tête (celle d’une expulsion s’ils n’ont pas intégré une formation avant leurs 18 ans)" (Allociné). J'aime ce genre de film, c'est clair !

Nous voilà donc, en même temps qu'Audrey, en immersion dans un centre d'accueil pour jeune migrants... Evidemment, il y a le choc des cultures, des aspirations face à la réalité. Marie Cathy (Audrey Lamy) est depuis longtemps rompue à la rigueur de la Cuisine et d'une Brigade.  Petit à petit, Marie Cathy va elle aussi s'adapter à ce lieu, y trouver comme une famille, et c'est tout ce qu'elle a appris en travaillant dans des restaurants de charme qu'elle va apprendre et transmettre à ces jeunes....  Et là aussi, (même s'il s'inspire d'initiatives existante, le cinéma nous montre que face aux problèmes du monde, des solutions existent, même si, hélas, cela ne fonctionne pas à tous les coups.

Le film est mené tambour battant par une Audrey Lamy bien en forme, qui campe un personnage haut en couleur, un personnage de caractère, un personnage qui a son histoire, somme toute assez parallèle à celles des jeunes gens qu'elle rencontre dans ce centre, auxquelles elles s'attachent et nous aussi.

Les jeunes migrants sont joués par des migrants eux-mêmes, donc des comédiens amateurs. Ils donnent pourtant très bien le change. François Cluzet marche avec des béquilles une bonne partie du film... Ce n'est pas du chiqué, il s'est réellement rompu le tendon d'Achille en début de tournage !

J'ignore si ce film est parfait, et peu m'importe en fait car je l'ai regardé avec grand plaisir. La Brigade est un film de rencontre, d'espoir, de solution, qui nous dit que tout n'est pas foutu et que si le système y mettait un peu plus du sien, il y aurait une réponse possible à chaque problématique. Et surtout, La Brigade donne voix et visages à ces jeunes migrants que l'on nous montre si peu, ces jeunes sur qui leur famille a tout miser en les envoyant en France, ces jeunes qui pensaient qu'en France ce serait facile vu qu'il y a tout, ces jeunes qui ont tout perdu et fui des situations atroces aussi. Mention spéciale également pour les hommes et femmes qui se dévouent corps et âme pour parvenir à intégrer ces jeunes.

Un film qui dit qu'ensemble tout est possible, et qui donne envie d'être ensemble. Evidemment que ça fait du bien, donc je recommande !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 31 Mars 2022

Roman - Editions Audiolib - 3h42 d'écoute - 17 €

Parution au Seuil 2018, Audiolib 2019

L'histoire : Dans les tranchées, en 14-18... Deux tirailleurs sénégalais, Alfa et Mademba, s'élancent sur le front au coup de sifflet du capitaine Armand. Mademba tombe... Alfa vient de perdre son ami de toujours, son plus que frère... 

Alfa va alors devenir comme étranger à lui même, et sombrer dans une folie violente... Au point qu'il sera envoyé à l'Arrière du front...

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib de Dinard 

Mon humble avis : Et bien il est partagé !

Le début m'a complètement happée... Par ce qui était conté, la façon dont s'est narré et également interprété. Les mots pénètrent comme une baïonnette. Ils font mal, ils font frissonner d'horreur... De celle qu'ont vécu nos aïeux qui nous sont maintenant inconnus, de celle qu'ont subi une multitude de tirailleurs issus des colonies françaises, qui se sont battus sur des fronts a des milliers de kilomètre de chez eux, sur une terre froide dont ils ne parlaient même pas la langue...  Je n'y étais pas évidemment, mais j'imagine que David Diop décrit parfaitement les conditions de vie dans les tranchées et sur les champs de bataille. La douleur d'Alfa alors qu'il ramasse son plus que frère mort est palpable et sa plongée dans la folie, on la vit en apnée. Cette folie effroyable effraie même ces compagnons d'infortune.

La deuxième partie se déroule alors qu'Alfa a été envoyé à l'Arrière pour repos et soins suite au traumatisme. On est alors toujours dans la tête d'Alfa, qui se remémore son Sénégal, depuis sa jeunesse jusqu'à la veille de son départ pour la France et la guerre. Cet aspect-là est moins prenant.

L'émotion est bien présente dans cette audio lecture, et sans doute même renforcée par l'interprétation orale parfaitement adéquat. Les mots sont assez simples, c'est un tirailleur sénégalais qui nous raconte son histoire. Mais le style m'a posé problème... Une phrase revient sans cesse comme un mantra "Par la vérité de Dieu"... Au début, on se dit pourquoi pas, mais au bout de trois heures d'écoute, ça devient lassant, puis exaspérant. De même certains faits et situations sont racontées deux ou trois fois, de la même façon... Enfin, même si le langage usité est souvent simple, il est des formules utilisées qui ne me semblent pas en adéquation avec le niveau d'instruction du personnage.

Quant à la fin, je ne sais pas si je l'ai bien comprise... j'espère que non...

Un livre comme un cri de douleur, de la folie qui prend racine dans la guerre des tranchées, qui montre parfaitement ce que la guerre et ses horreurs peuvent faire d'un homme à la base simplement humain... Et l'histoire de ceux qui se sont battus pour nous, pour notre liberté, et si peu remerciés...
Une lecture forte c'est sûr, mais qui sonne étrangement et dont construction et style ne m'ont pas vraiment convenu !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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