Publié le 4 Novembre 2021

L'Africain, J.M.G Le Clézio, livre, littérature, Afrique, avis, chronique

(Auto)Biographie - Editions Folio - 124 pages - 6.90 €

Publication d'origine : Mercure de France en 2004

L'histoire : JMG Le Clézio revient sur son enfance africaine d'après guerre, où il retrouve un père qu'il n'a jamais connu, le conflit international et les distances les ayant séparés. Le père, médecin chirurgien en Guyane  britannique, puis en Cameroun britannique et enfin au Nigéria... Vingt ans d'Afrique qui ont transformé ce père à jamais et qui ont forgé le romancier.

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : C'est simple, cet ouvrage était dans mes étagères depuis que J.M.G Le Clézio a reçu le Prix Nobel de Littérature, c'est à dire 2018, soit 13 ans. Hum Hum...

Et pourtant, quel beau texte. Simple en apparence mais consciencieux, sans fioriture, avec juste les faits et leur analyses permises par le temps, il en ressort une belle loyauté, envers ce que la vie a pris et donné, envers cette enfance ailleurs, pas comme les autres et cet inconnu que fut le père. La concision induit la pudeur et la pureté de ce récit.

JMG Le Clézio nous parle de son enfance en Afrique, et à travers elle, de son père, ce héros. Le Clézio n'a connu son père qu'à 8 ans, en arrivant en Afrique avec sa mère et son frère pour le rejoindre. C'était après la Seconde Guerre Mondiale, que les enfants et leur mère ont vécu confinés à Nice et que le père a affronté isolé, sans aucune nouvelle des siens, en Afrique occidentale.

C'est l'histoire d'une rencontre entre un père et ses enfants, mais une rencontre manquée, ratée, qui n'eut réellement lieu que bien plus tard, lorsqu'adulte, JMG Le Clézio a été en âge et en maturité pour comprendre qui était son père, ce qu'il avait vécu, ce qui l'avait transformé en père rigide, stricte et parfois violent. 

C'était vingt années d'Afrique en tant que seul médecin chirurgien dans une immensité, avec peu de moyens matériels, si loin des colons huppés et ridicules des côtes que Le Clézio père, farouchement anticolonialiste, abhorrait. Vingt années à côtoyer le pire comme le meilleur, les plus belles merveilles comme de monstrueuses horreurs. L'humain et le profondément inhumain, ou en tout cas l'insupportable... Toutes les maladies, les pandémies, le manque d'hygiène et de médicaments et souvent l'impuissance. Et puis il y eu la décolonisation, des guerres, notamment celle du Biafra dévastatrice et scandaleusement entretenue par l'Occident... Comment ingurgité cette actualité quand on voit dépérir le pays où l'on a tant vécu, qui a fait de vous ce que vous êtes.

Ces vingt années d'Afrique ont fait de Le Clézio père l'africain....

L'Africain est donc un magnifique hommage à l'homme qu'il était brillement, au père qu'il n'a pas su être mais qui a tellement transmis. C'est aussi portrait de ce que fut l'Afrique de l'Ouest à différentes époques, dans une période finalement historiquement très restreinte.

C'est une ode aussi à la liberté retrouvée de l'enfance, aux grands espaces, à l'insouciance et à l'indifférence face aux différences dont sont capables les enfants.

Un très beau texte, instructif qui plus est. Elle belle leçon de mémoire... pour ne rien oublier.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 2 Novembre 2021

LUI, film de Guillaume Canet, avis, chronique

Film de Guillaume Canet

Avec Virginie Efira, Mathieu Kassovitz, Laetitia Casta et Guillaume Canet

 

Synopsis : Un compositeur en mal d’inspiration, qui vient de quitter femme et enfants, pense trouver refuge dans une vieille maison à flanc de falaise, sur une île bretonne déserte. Dans ce lieu étrange et isolé, il ne va trouver qu’un piano désaccordé et des visiteurs bien décidés à ne pas le laisser en paix.

Mon humble avis : Il est bien mitigé !

Les "plus" : un beau site de Belle île en mer, des comédiens que j'apprécie, dont Matthieu Kassovitz trop rare sur nos écrans. Des réflexions intéressantes, qui peuvent parler à tout le monde... sur cette petite voix, cet autre nous qui prend parfois trop de place, qui nous empêche d'avancer, nous fait tout voir en négatif, nous empêche de nous poser et de profiter de la vie. Une réalisation originale mais...

Les "moins" : une réalisation originale mais qui se retourne contre elle-même en se révélant très inégale, tantôt prenante, tantôt lassante et parfois "égarante"... Et puis on a l'impression de voir une suite de clichés, notamment sur îles bretonnes (que des habitants alcooliques ou bourrus). Le film n'est pas bien long (1h28) mais et paraît bien, et pourtant, on finit par s'agacer de l'auto apitoiement assez nombriliste du personnage Guillaume Canet. A la limite, je pense que sur ce thème Guillaume Canet aurait mieux fait de choisir la comédie plutôt que le "thriller-psycho-drame" plutôt dérangeant et en même temps, pas assez creusé... En même temps, scénario écrit rapidement, film réalisé tout aussi rapidement et sans grands moyens. Mais bon, la comédie Canet a déjà fait avec Rock'n roll, ça aurait sans doute paru redondant, puisque l'on est plus ou moins, mais moins que plus dans de l'autofiction.

Après on peut intellectualiser l'affaire avec quelques symboles (la maison d'hôte - et le double lui) et quelques références cinématographiques, mais ça ne saute pas aux et ne sauve pas le film pour autant. Bref, évitable !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Octobre 2021

Cécile Coulon, roman, Rentrée littéraire 2021, Seule en sa demeure, avis, chronique

Roman - Editions L'Iconoclaste - 333 pages - 19 €

Parution le 19 août 2021 : Rentrée littéraire 

L'histoire : Nous sommes au XIXème siècle... Aimée qui pour la première fois la maison familiale pour épouser Candre, un riche propriétaire du Jura... Celui-ci vit dans un vaste domaine, avec la servante Henria et le grand fils de celle-ci. Au cimetière le plus proche, gît Aleth,sa première épouse... Candre est très pieux, aimant mais distant, taciturne. Au fil des jours, Aimée sent comme un mystère tabou autour de la mort d'Aleth. Celui-ci s'épaissit et alors, le domaine devient oppressant et ses habitants semblent menaçant. C'est le début du cauchemar pour Aimée... Dont seule pourrait peut-être la sauver Emeline, sa professeur de musique, qui éveille et ouvre aussi son corps qui restait jusque là si fermé.

Tentation : Blogo et curiosité

Fournisseur : une carte KDO de mes anciennes collègues 

Mon humble avis : Je n'avais encore jamais lu de roman de Cécile Coulon et pourtant ce n'était pas l'envie qui m'en manquait. Cette rentrée littéraire et les éloges lus de-ci de-là sur ce nouvel opus m'ont fait dire : le moment est venu !

Et aucun regret car quel roman ! Je découvre ici une fameuse plume, soignée, maîtrisée, qui semble sortir d'une autre époque et convient si bien au sujet du roman. Avec poésie, Cécile Coulon a l'art de rendre un environnement tantôt délicieux, tantôt menaçant. Les descriptions des mouvements de la nature, du domaine et de la maison éveillent vraiment les sens, donnent à sentir et ressentir les souffles du vent, qui tantôt caressent tantôt giflent, le silence pesant entre de hauts murs etc. La nature semble ici plus vivante que les protagonistes de chaire et d'os. L'atmosphère devient un personnage à part entière.

Evidemment, lorsqu'on lit "Seule en sa demeure", on ne peut que penser à Rebecca, de Daphné du Maurier et je pense que la romancière Cécile Coulon ne se cache pas de cette inspiration... Nous avons un domaine, une jeune deuxième épouse, un mari riche et puissant, une domestique omniprésente et une première épouse dont le décès s'entoure de mystères et de non-dits. Mais la comparaison s'arrête là... Car dans ce domaine, point de mondanité, de réceptions, mais une vie calme, ennuyeuse pour Aimée, et glaçante pour le lecteur. Et puis la fin et les révélations qui l'entourent (que je tairai bien sûr) n'ont rien à voir mais sont toutes aussi inattendues que surprenantes. Elles respectent aussi les convenances de l'époque... Et tout ceci m'a fait dire que je suis bien contente d'être une femme libre du XXème siècle !

Cécile Coulon se joue de son lecteur, en semant le trouble et le doute de façon assez subtile... dans le sens où l'on se demande si le doute est justifié, si Aimée le ressent vraiment ou si c'est l'écrivaine qui le distille pour inquiéter son personnage, le lectorat...  En tout cas, la tension est bien là et va grandissante... surtout lorsque Claude, le cousin d'Aimée, lui fait parvenir un certain message... Seule en sa demeure est donc bien un hui-clos psychologique qui explore les zones d'ombres, le dévouement, la passion de ses personnages, le poids du mensonge.

S'il m'a parfois manqué un peu d'émotions (mais en même temps, au XIXème, les gens étaient bien moins démonstratifs, surtout dans les milieux huppés) je dois avouer que le dernier tiers du roman m'a littéralement ferrée.

Je suis donc ravie de cette lecture, et à coup sûr, sitôt que ma PAL aura baissé notablement, j'irai piocher à la bibliothèque les anciens titres de cette déjà jeune mais grande romancière, donc j'admire la culture et la maturité à chacun de ses passages télévisés. 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 28 Octobre 2021

Ah, je l'ai espérée et cherchée celle-ci, la Pitchou ! Et j'ai fini par la trouver mi juillet au cap d'Erquy. Du pur bonheur d'observation et de photos. La Fauvette pitchou était avec ses juvéniles, occupée par ses va et viens pour les nourrir, aussi, ne nous a-t-elle prêté aucune attention... nous avons pu profiter du spectacle pendant une demie heure facile !

 

La Fauvette pitchou vit dans les régions côtières (Manche, Atlantique et Méditerranée) jusque dans le Centre en hiver (pour la France) On la trouve dans des secteurs denses en buissons épineux, ajoncs et broussailles, donc dans les maquis, les clairières boisées et les landes... Celles d'Erquy était donc le lieu idéal pour cette rencontre. On la voit alors circuler au-dessus des buissons, puis se poser quelques instants, très nerveuse, la queue redressée. La Fauvette pitchou reste un oiseau difficile à observer !

Le spécimen que j'ai vu est en plumage nuptial, avec le devant bien rouge-vineux. En plumage d'hiver, l'ensemble est plus terne et moins contrasté. "Pitchou" signifie "Petit" en provencal et évoque la taille menue de cet oiseau.

 

Dès mars, les mâles commencent déjà leurs premiers vols de parade. C'est au mâle que revient la tâche de débuter la construction du nid... Mais c'est la femelle qui fait le plus gros du travail, en finalisant, arrangeant et remettant d'aplomb les herbes entassées par Monsieur, qu'elle complète de tiges sèches de bruyère, de laine, de plumes, du crin, des toiles d'araignées, des poils.

La Fauvette Pitchou niche dans une coupe faite d'herbes et construite près du sol, camouflé par les broussailles. Elle pond jusqu'à 5 oeufs qu'elle couve 2 semaines. Le premier envol des jeunes se fait 2 semaines après la naissance.

Les poussins qui éclosent au bout de 12 ou 13 jours naissent sans duvet et possèdent une peau très sombre. Les deux parents s'occupent du nourrissage des jeunes, les gavant d'insectes et surtout de petites chenilles. Les petits quittent le nid au bout de 12 ou 13 jours mais ils peuvent anticiper leur départ s'ils sont dérangés ou s'ils souffrent d'une trop grosse chaleur. Les fauvettes pitchous mènent à terme deux couvées par saison.

L'alimentation de la Fauvette pitchou est fondamentalement insectivore, elle mange aussi les chenilles des insectes et en hiver, ne dédaigne pas les araignées. Il semble aussi qu'en automne et en hiver, la Fauvette pitchou trouve un complément alimentaire en matière végétale (graines de graminées et fruits sylvestres)

 

La Fauvette pitchou chante souvent en vol en prenant de la hauteur. Sa silhouette évoque alors celle de l'Orite à longue queue. Son vol est quelque peu sautillant.

C'est un oiseau très sensible aux conditions atmosphériques. Lors des hivers rudes dans la partie nord de sa répartition, les décès peuvent être nombreux dans sa population.

C'est une espèce "à surveiller" en France et vulnérable en Europe. Dans son bastion, la péninsule ibérique, on constate une chute lente des effectifs.

 

 

L'iris rouge-orange et l'anneau orbital plus rouge encore forment un trait caractéristique qui est particulièrement visible malgré les mouvements inquiets de cet oiseau; C'est un peu la marque de fabrique de cet oiseau que l'on ne peut confondre avec aucun autre.

 

 

 

Les textes de ce billet sont inspirés ou copié dans mon guide ornitho Belin et sur le site Oiseaux.net .

Les photos sont miennes et donc ma propriété intellectuelle. Reproduction interdite sans mon accord ;)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 26 Octobre 2021

Roman - Editions Thélème - 6h35 d'écoute - 19 €

Parution d'origine 2013 à L'Olivier

L'histoire : Celle de Maria Christina, qui a seize ans lorsqu'elle quitte sa famille qui vit dans le grand nord : un père taciturne, une mère bigote et une soeur jalouse. Elle s'installe à Santa Monica, devient l'assistante de Rafael Claramunt, un auteur réputé... puis on amante. Quelque temps plus tard, c'est en écrivant un livre que Maria Christina règle ses comptes avec sa famille, le succès est énorme et retentissant. Un jour, sa mère l'appelle, il faut qu'elle vienne chercher le fils de sa soeur...

Tentation : Ma PAL audio

Fournisseur : Bib de Rennes

Mon humble avis : Encore un roman que je n'ai pas apprécié... A part un ou deux passages, il ne m'a provoqué aucune émotion, les personnages ne m'ont pas touchée, j'aurais aimé développer une certaine empathie, au moins pour l'héroïne... Mais non rien... D'ailleurs, même la romancière ne semble pas 

La cause sans doute à une écriture qui m'a semblé distante, assez factuelle, et un peu comme si "rédigée au kilomètre". Point de poésie dans ces pages, pas d'analyse profonde des protagonistes, à peine celle superficielle peut-être d'une époque et d'un certain milieu... Les années 70-80 en Californie et le milieu littéraire. Mais le tout n'est qu'effleuré.

Je me demande encore ce que Véronique Ovaldé a vraiment voulu raconter ici, ce qu'elle voulait transmettre, démontrer ou expliquer à ses lecteurs à part peut-être le sempiternelle sujet qui dit : tout le monde peut réussir, quel que soit le milieu d'origine. Un peu léger et pas très flagrant dans la manière dont est mené le texte que j'ai trouvé désordonné, sans âme ni axe tangible, sans harmonie.

De même, la lecture qui en est faite dans cette version audio est froide, trop rapide pour laisser une place potentielle à une quelconque émotion...

Je pense qu'en version papier, j'aurais sans doute abandonné cette lecture... Mais, en audio et en voiture, je l'ai terminée et n'en tire absolument rien. Dommage.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 24 Octobre 2021

Bonjour, 

Aujourd'hui, je vous emmène au Cap d'Erquy, dans les Côtes d'Amor !

J'y suis allée une journée complète en juillet, puis j'y suis repassée en coup de vent en août.

C'est un site naturel d'environ 170 hectares, classé depuis 1978 pour son côté sauvage. Des falaises de grès rose, ainsi que d'anciennes carrières, y sont visibles... Ainsi que les lacs bleus... Qui sont bleus si le soleil y met du sien !

Le Cap d'Erquy est bien sûr sur le GR34, qui fait le tour de la Bretagne, et qui est le GR le plus fréquenté de France. En été, le paysage est vraiment somptueux, entre les couleurs de la lande qui tranchent avec celles de la mer. Et puis, les plages y sont magnifiques !

UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
UN DIMANCHE AU CAP D'ERQUY
Et puis, si l'on scrute bien la mer et le large, on peut parfois y apercevoir des dauphins :)

Et puis, si l'on scrute bien la mer et le large, on peut parfois y apercevoir des dauphins :)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 22 Octobre 2021

BD - La mystérieuse affaire Agatha Christie - avis - chronique

BD - Editions Vents d'Ouest - 72 pages - 15.95 €

Parution en octobre 2019

L'histoire : Décembre 1926. Agatha Christie, alors écrivaine à succès, disparaît sans laisser de traces. Toute la presse britannique s’empare du drame et une véritable enquête, digne de ses meilleurs romans, est menée pour la retrouver. Suicide d'une femme délaissée, meurtre commandité par son époux infidèle ou coup de publicité d'une romancière voulant renforcer le succès de ses livres ? Les hypothèses ne manquent pas pour élucider l’affaire et surtout tenter de résoudre l’énigme Agatha Christie...

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib' de Dinard

Mon humble avis : Un bien bel album, divertissant, qui revient sur la vie de la Reine du crime, mais qui flirte entre onirisme et biographie...

Les illustrations sont magnifiques, très agréables au regard, avec des décors somptueux, qu'ils soient anglais ou exotiques. Les textes et le scénario révèlent une bonne documentation des deux auteurs.

Tous ceux qui s'intéressent de près à Agatha Christie savent qu'à une période de sa vie, elle a disparu quelques jours... Et que cette disparition, qui déchaîna presse et passions à l'époque, est propice à l'épanouissement de l'imagination. Il y a donc une enquête de police. Cette dernière interroge ses proches : son mari Archi, sa soeur, sa secrétaire... Et curieusement, ils dressent tous un portrait différent d'Agatha et de son caractère.

C'est donc l'occasion de relire la vie de la romancière à travers ses témoignages... Son enfance, où l'imagination et la curiosité la taraudaient, et l'évasion la sauvait déjà... Son éducation, le décès de son père, puis de sa mère... Sa rencontre avec Archi et ainsi de suite...

Puis Agatha Christie est retrouvée... Mais cette fugue ne restera pas sans effet sur son couple. Elle décide alors de partir seule en voyage... Et nous voici complètement dépaysés, en Irak, sur des fouilles archéologiques. Inutile de préciser que ce sont nombre des sources d'inspirations de l'écrivain qui se déroulent devant nous et qui sont devenus des personnages ou des lieux de romans.

L'ensemble est savoureux, doux, qui s'intéresse avant tout à l'intime, à la force de caractère et à la part de mystère de la romancière la plus lue dans le monde. Je recommande, pour les adultes autant que les ados par exemple.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 20 Octobre 2021

Roman - Editions Folio - 215 pages - 6.90 €

Parution Folio 2011 (Gallimard 2010)

L'histoire : Dans la ville du Trou, il fait beau 365 jours par an. Mais quand on n'a que soixante ans, on est une jeunette... C'est ce que constate Nicole, jeune retraitée qui s'est installée ici, après une vie de labeur à La Poste dans le Nord. Autour d'elle, tout le monde est au moins octogénaire. Il y a les vieilles bigotes, les vieilles qui s'emmurent, les vieilles acariâtres, les vieilles qui picolent, les vieilles qui oublient, qui espèrent ou qui regrettent. Et puis il y a un très vieux, qui se prépare toujours pour le marathon. La vie de tout ce petit monde est bien huilée... jusqu'à ce qu'une catastrophe mondiale imminente ne soit annoncée... Chacun réagira à sa façon.

 

Tentation : La blogo a l'époque de la sortie

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : C'est avec entrain que je suis entrée dans ce livre et avec soulagement que j'en suis sortie. Mon intérêt et mon plaisir se dont vite érodés pour laisser place à l'ennui en fait. La vraie quatrième de couv' était pourtant alléchante, je m'attendais à plus de légèreté et de causticité.

Pourtant, il y a quelques bonnes réparties, des réflexions pertinentes sur notre société contemporaine, notamment la vieillesse, notre rapport à la mort, et nos liens avec nos ainés, liens malmenés et distendus par le rythme trépident du quotidien. Il y a par exemple ce fils qui installe des téléphones (dernières générations spéciales vieux) partout dans la maison de sa mère, mais qui n'est jamais là... C'est assez parlant...

Mais j'ai trouvé que l'ensemble manquait terriblement de structure, que tout partait un peu dans tous les sens... D'ailleurs, difficile de repérer vraiment les personnages et de s'y attacher, puisque l'on passe sans cesse de l'un à l'autre. Qui plus est, tout ici est très répétitifs, dialogues comme situations. Certes, c'est une satire de la vieillesse, donc il faut bien rendre compte du train-train quotidien, des absences, de la mémoire qui flanche... Au début, on trouve ce procédé narratif amusant, et puis l'on s'en lasse très vite.

La quatrième de couv annonçait une histoire "irrésistible de fraîcheur et qui bouscule les idées reçues sur la vieillesse". Et bien pour moi, ce fut plutôt une lecture tristoune, qui dégouline de la solitude de ses protagonistes et qui, au contraire de l'annonce, enfonce bien le clou sur les poncifs du grand âge. Tous les personnages sont plutôt caricaturaux, pas une "petite vieille" qui sortirait du lot par son dynamisme, son optimisme, sa joie de vivre, ses projets, sa vie active... Alors que quand je regarde autour de moi, ce sont parfois des vieux plus jeunes que certains jeunes que j'observe.

L'idée de départ était bonne, mais n'a pas tenue la route à mes yeux. Dommage, une rencontre ratée pour moi. Mais bon, PAL - 1, c'est déjà ça !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Octobre 2021

Roman - Editions Ecoutez lire - 4h49 d'écoute - 16.99 €

Parution d'origine en 1991 chez Gallimard

L'histoire : Antonio vit à Paris. De temps en temps, il revient à Vitry sur Seine, voir ses parents. Un jour, il croise Dario, un ancien ami, qui lui est resté "un italo de Vitry. Dario lui demande de l'aider à rédiger une lettre d'amour bien curieuse... Quelque temps plus tard, Dario est assassiné... Surprise, par testament, il lègue à Antonio une vigne qui fait du mauvais vin en Italie., dans le village d'origine de ses parents. Pour Antonio, c'est le début des problèmes et d'une mésaventure ubuesque !

Tentation : La réputation du livre

Fournisseur : La bib de Rennes 

Mon humble avis : Voici un roman qui ne date pas d'hier, mais qui n'a pas pris une ride. Qui sait, peut-être s'est il même bonifier avec le temps, comme le vin.

Lors de sa sortie, La Commedia de ratés a été multi primée, dans le domaine de la littérature policière. Et pourtant, certes, il y a un mystère, certes il y a des truands mais je n'ai pas eu l'impression d'écouter spécifiquement un polar. Mais un bon roman, oui. Et je pense que l'interprète principal (Robinson Stevenin) n'est pas étranger à mon engouement pour cette version de découverte.

Il y a un peu ici un savoureux mélange de tragédie grecque et de comédie à l'italienne. Le burlesque côtoie le drame qui s'annonce. Il y a une ambiance d'Italie ici... L'Italie de la région Parisienne, avec les émigrés pas toujours intégrés, les accents qui persistent comme les traditions des pastas et de la Mama.

Et il y a l'Italie de là-bas, où tout le monde se regarde en silence... en apparence et où les légendes ont valeur de lois. La mafia s'en mêle et même le Vatican doit se prononcer... Et au milieu de tout ce monde, Antonio essaie de s'en sortir au mieux, et ce ne sera pas sans arcades sourcilières ouvertes. Des personnages touchants et/ou haut en couleurs, du mensonge qui devient vérité mais qui arrange tout le monde ou presque. Un père distant mais finalement jamais bien loin. Et le pouvoir de l'argent qui rode et qui s'impose malgré tout !... Et enfin, un retour aux racines qui ne laissent pas indemne.

Impossible d'en dire plus, sous peine de spoiler, mais franchement, cette lecture est divertissante, prenante, et franchement originale dans son déroulé. On se demande si Benacquista se moque un peu de nous, lecteurs crédules, et puis non, finalement, tout se tient, si on aime la farce !

PS : Il y a quelques années, un film a été adapté de ce roman, avec Robert de Niro ;) mais je ne l'ai pas vu.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Octobre 2021

Film de Martin Bourboulon

Avec Romain Duris, Emma Mackey, Alexandre Steiger

 

Synopsis : Venant tout juste de terminer sa collaboration sur la Statue de la Liberté, Gustave Eiffel est au sommet de sa carrière. Le gouvernement français veut qu’il crée quelque chose de spectaculaire pour l’Exposition Universelle de 1889 à Paris, mais Eiffel ne s’intéresse qu’au projet de métropolitain. Tout bascule lorsqu'il recroise son amour de jeunesse. Leur relation interdite l’inspire à changer l’horizon de Paris pour toujours.

 Mon humble avis : Un beau, bon et grand film, ambitieux, mais qui développe les moyens de son ambition. Il faut dire qu'il a eu le temps de murir ce film, puisque le projet d'origine remonte à 1990 !  Un film intime, mais aussi un grand spectacle. De l'Histoire, et du romanesque, de l'amour... et toute une époque, même s'il s'agit ici d'une libre adaptation de faits réels.

La "star" du film n'est pas la tour, mais Gustave Eiffel lui-même, dont on ne connaît que peu la vie, mise à part ses réalisations, son génie, son esprit visionnaire. On découvre ici un homme qui sait convaincre, haranguer des foules, qui se soucis des autres et de leur sécurité mais aussi un être fragilisé par une passion amoureuse impossible. Et à l'écran, cet homme est le formidable Romain Duris qui donne chair, os, vie à cet illustre personnage historique, qui a transformé le paysage Parisien et l'image de la France.

On suit avec intérêt les deux histoires qui se superposent et qui, c'est le parti pris ici, seraient entrelacées... La passion amoureuse entre Gustave et Adrienne, qui se fait notamment en flashbacks nous ramenant à l'époque où Eiffel avait 26 ans... Et l'histoire de la Tour Eiffel, depuis ce projet refusé d'abord par Eiffel pour devenir ensuite son obsession. Le tout dans une époque et un Paris judicieusement reconstitué, avec notamment un chantier énorme ou a été reconstruit un des piliers de la Tour pour les besoins du film. Et, forcément, on ne peut être que fasciné par les techniques utilisées par Eiffel pour que chaque partie de la tour s'emboite au millimètre près !

Bref, on a donc ici un film historique et romanesque, instructif autant que distrayant, mais surtout, populaire et accessible à tous. Point d'élitisme ici, puisque déjà, il semble qu'Eiffel n'en n'était point partisan. Très plaisant et parfaitement interpréter ! Donc à voir !

Et dire qu'à l'époque, les parisiens ne voulaient pas de la Tour Eiffel et que maintenant, certains paient des fortunes pour avoir une fenêtre sur cette grande dame !

 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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