Publié le 14 Juin 2022

Roman - Les éditions de minuit - 208 pages - 17 €

Parution en janvier 2022 

L'histoire : Le monument national, ce n'est pas le château où vit toute la tribu... Non, c'est le père, gloire et symbole du cinéma Français. Autour de lui, gravitent sa jeune épouse ex Miss Côte d'Azur, les jumeaux, et toute une ribambelle de serviteurs. Quant à l'argent, il est bien à l'abri dans les Caraïbes. Tout semble aller pour le mieux pour ce microcosme privilégié à protégé de tout... De tout, sauf de la vieillesse et d'un certain grand confinement !

 

Tentation : Le billet de Luocine

Fournisseur : La bib' de Dinard

 

Mon humble avis : Luocine n'a pas adoré ce roman et pourtant je me suis inspirée de son billet pour choisir cette lecture. Tout simplement parce qu'il m'a appris l'existence de ce roman. Et comme je m'étais régalée de "Propriété privée", précédent opus de Julia Deck, je me suis dit hop hop !

Bon soyons franc, le monument national n'est pas aussi monumental que Propriété privée. Mais il a rempli sa mission en me distrayant, en m'amusant cyniquement, et les pages se sont tournées toutes seules à vive allure. C'est déjà pas mal par les temps qui courent. Julia Deck distille une ambiance mystérieuse, y aura-t-il un cadavre ou pas, et si oui, dans quelles circonstances ? La tension monte au fil du roman.

Julia Deck nous invite donc à passer plusieurs mois dans le château de la star nationale. Nous partageons donc le quotidien de tous ces gens dont nous sommes si loin... et tout en lisant, nous nous félicitons de la distance entre eux et nous ! Le décor est bien planté, tout comme les personnages... Au début, on se demande bien quel lien il va bien pouvoir y avoir entre cette hôtesse de caisse du U du 93 et la tribu du Monument national dans son château... Dans ces pages, il y a donc rencontre et confrontation entre deux mondes...

Peut-être certains traits sont-ils un peu caricaturaux mais c'est pour mieux vous distraire cher lecteur... Ce Monument national pourrait être un mixe de Johnny, de Delon, de Depardieu. Et les préoccupations de ces gens sont soit très bénignes, superflues (le compte instagram, la couleur des rideaux) ou alors, elles se comptent en millions... Ces millions cachés off- shore qu'on ne peut pas aller récupérer pour cause de confinement !

Mais on perçoit bien aussi la vacuité et la superficialité de ce genre de milieu (la mère ne veut pas que ses jeunes enfants lisent, car elle veut de la joie dans la maison !) ou tout est lié à l'apparence, la réputation et où, finalement, on se retrouve assez vite seul et isolé...

Les rebondissements ne manquent pas dans cette chronique familiale d'un autre monde... Ce n'est pas un roman marquant à vie, mais il fait très bien le job et est mené par une plume qui sait où elle va, choisir ses mots, et être incisive juste comme il faut. Je conseille donc, entre deux lectures plus conséquentes !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Juin 2022

Bonjour !

Voici mo  deuxième billet pour vous raconter en photos mon voyage de quinquagénaire au Kenya en avril dernier.

Pour reprendre depuis le début, c'est ici  (avec une carte etc) 

Le Massaï Mara est une réserve nationale du Kenya (réserve, géré en privé - les parcs sont gérés par l'Etat). 1510 km² de grandes plaines vallonées, la savane africaine. Au Sud Ouest du Kenya, elle borde le parc Tanzanien du Serengeti. C'est un paradis pour la faune sauvage. Mais vu l'immensité de la surface, il y a toujours un facteur chance pour observer les gros mammifère et notamment, les félins qui savent se faire discrets !

C'est dans cette réserve que nombre de scènes du film Out of Africa ont été tournées.

C'est aussi une zone protégée où les Massaï vivent toujours et font paître leurs troupeaux.

Les lionnes, en groupe, de loin et d'assez près... Qu'elle observation !!!

Les lionnes, en groupe, de loin et d'assez près... Qu'elle observation !!!

Les lionnes...

Les lionnes...

Les lionnes...

Les lionnes...

UN DIMANCHE AU KENYA : MASSAÏ MARA 2/?
Les hyènes...

Les hyènes...

Les hyènes...

Les hyènes...

Les phacochères...

Les phacochères...

Les hippopotames

Les hippopotames

Un petit coin d'ombre, et le roi des animaux qui roupille... Ils étaient deux les lions !

Un petit coin d'ombre, et le roi des animaux qui roupille... Ils étaient deux les lions !

UN DIMANCHE AU KENYA : MASSAÏ MARA 2/?
Zèbres et gnou...

Zèbres et gnou...

Les girafes massaï, une espèce de girafe à part entière.

Les girafes massaï, une espèce de girafe à part entière.

Les girafes massaï...

Les girafes massaï...

Les gazelles de Thomson ! Vitesse de pointe : 90 km/h

Les gazelles de Thomson ! Vitesse de pointe : 90 km/h

Les Impalas...

Les Impalas...

Gazelles de Thomson

Gazelles de Thomson

Les lionnes...

Les lionnes...

UN DIMANCHE AU KENYA : MASSAÏ MARA 2/?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 10 Juin 2022

Film de Mariano Cohn et Gaston Duprat

Avec Penélope Cruz, Antonio Banderas et Oscar Martinez

Synopsis : Un homme d'affaires milliardaire décide de faire un film pour laisser une empreinte dans l'Histoire. Il engage alors les meilleurs : la célèbre cinéaste Lola Cuevas, la star hollywoodienne Félix Rivero et le comédien de théâtre radical Iván Torres. Mais si leur talent est grand… leur ego l’est encore plus !

Mon humble avis : Un film très original qui se moque de lui-même, puisque c'est une satire sur le monde du 7ème art. C'est donc féroce, subtilement drôle, et en même temps implacable sur le milieu décrit. Une production assez inédite dans le genre, et presque expérimentale. Cet aspect-là est donné par le minimalisme des décors, très épurés... d'immenses bureaux de luxe désertés. Un presque huit clos dans un lieu quasi sans meuble, sans personne, très peu de personnage, presque aucun figurant... Sauf lors des scènes finales dans un festival de cinéma. Aussi, l'atmosphère de Compétition officielle est très particulière, géométrique, épurée... On se concentre donc sur les formes, la lumière et les comédiens. C'est aussi déconcertant, qu'hypnotique et captivant... malgré quelques petites longueurs ou lenteurs pour moi.

Nous suivons donc la préparation d'un film (depuis son hilarante genèse), et particulièrement aux séances de lecture et de répétition avec la réalisatrice et les deux acteurs principaux. Nous sommes dans les coulisses, souvent décrites lors des promotions des films par les acteurs... par ses mots : super ambiance, quel bonheur de travailler avec Untel, bidule est comme un frère pour moi maintenant etc... Mais ici, ça ne se passe pas vraiment comme ça... Nous assistons à une guerre d'égos surdimensionnés, où chacun est persuadé d'être supérieur à l'autre pour une raison ou une autre... Et honnêtement, il n'y en n'a pas un pour racheter l'autre...

Yvan, acteur de théâtre réputé, méprise la gloire de Felix obtenue dans des films grand public, ce public idiot qui avale toutes les fadaises qu'on lui propose.

Felix, qui compte ses trophées gagnés au fil des festivals, est persuadé d'être bien meilleur acteur qu'Yvan.

Et enfin, Lola, la réalisatrice, pense qu'il n'y a pas d'art sans folie, sans souffrance, et impose son point de vue et ses méthodes... particulières... drôles et /ou cruelles suivant notre position !

A travers ce film, les réalisateurs nous montrent avant tout que le monde du cinéma se prend souvent bien trop au sérieux. Qu'aucun genre ne devrait être méprisé et qu'il n'y a pas qu'une façon de faire du cinéma, ni qu'une méthode pour être un bon acteur. Mais surtout, la lumière est faite sur la taille des égos surdimensionnés et l'opportunisme de certains dans ce milieu, certains qui sont prêts à tout, même à fermer les yeux pour préserver leur carrière, leur réputation, le fruit de leur travail. Un scénario bien ficelé servi par des dialogues très bien sentis, et des comédiens au diapason !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 6 Juin 2022

BD - Editions Quadrants - 144 pages 

Parution en 2011 

L'histoire : De nos jours, des lycéens doivent faire un exposé sur les Camps de concentrations. L'un d'eux les invite chez son arrière grand-père, qui en est un survivant. On découvre alors la vie d'Andréas en Allemagne dans les années 30. Andréas était homosexuel à l'époque des années brunes...

Tentation : Le sujet

Fournisseur : La bib de Dinard

 

 

Mon humble avis : Cet album est à lire, par devoir de mémoire, et par rappel surtout de certains faits historiques oubliés ou plus ou moins toujours passés sous silence, en fonction de l'éduction et de l'instruction que l'on a reçues.

C'est Andréas, qui est maintenant arrière-grand-père en France, qui nous raconte son histoire, celle d'un jeune homme homosexuel germanique, romantique et intégré à la société allemande dans les années 30. Sauf qu'Hitler, ses sbires et leur idéologie arrive au pouvoir, et appliquent à la lettre le paragraphe 175 du code pénal allemand, paragraphe dont l'origine remonte à 1794, et qui condamne l'homosexualité masculine... 

En Allemagne, les juifs sont déjà montrés du doigts et arrêtés... vient le tour des homosexuels : traques, arrestations, tortures, emprisonnements, simulacres de procès, puis déportation. Et oui, c'est souvent oublié, mais ce sont des citoyens allemands qui seront les prisonniers des premiers camps nazis et qui subiront les mêmes traitements que quelques années plus tard, les déportés de la seconde Guerre Mondiale. Et même après la guerre alors que l'Allemagne indemnisait ses prisonniers allemands, les homosexuels ont encore été mis sur le banc... étant considérés comme criminels de droit commun...

Ce paragraphe 175 a été introduit dans le code pénal français en 1942, par le gouvernement de Vichy... devenu article 331, il n'en sera supprimé qu'en 1982.... Et en Allemagne réunifiée, qu'en 1994...

Donc comme vous pouvez le constater, une BD essentielle, dommage qu'elle soit si mal "fichue" à mes yeux... Dans la plus grande partie, la 1ère, celle qui précède l'arrestation d'Andréas, les protagonistes sont difficiles à différencier, et de même pas évident de retenir et distinguer qui pense quoi par rapport à la montée du nazisme et ses possibles conséquences. Les bulles sont très bavardes et j'y fus assez hermétique, tant il était question de patronymes, et de sigles (non expliqués) que je ne connaissais pas. Ensuite, tout est traité de façon assez elliptique... Dommage que les auteurs se soient autant étendues sur les discussions d'Andréas et ses amis, pour ensuite boucler les Camps et l'après-guerre en bien moins de pages.

Enfin, je ne vois pas l'intérêt d'introduire cette histoire de la sorte (les lycéens, leur exposé et la rencontre avec l'arrière-grand-père), puisque nous n'assistons pas à leurs échanges et que manifestement, en sortant de chez lui, les ados le prennent pour un vieil acariâtre... bref, la rencontre humaine n'a pas lieu...

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Juin 2022

Roman - Editions Pocket - 288 pages - 6.50 €

Parution chez Pocket en 2011 (Origine X.O)

L'histoire : Le narrateur aborde la trentaine lorsqu'il assiste à l'ouverture du testament de feu son grand père qui l'a élevé. Alors que ces soeurs héritent de biens et de capitaux, lui ne reçoit qu'un carnet en cuir. 100 pages blanches. Tout d'abord en colère et vexé, le jeune homme va vite comprendre que ce carnet possède certains pouvoirs, et qu'il représente donc un don hors du commun.

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Si j'avais lu ce livre lors de son achat, il y a presque 10 ans, mon avis aurait certainement été tout autre... Mais en une décennie, on change, et nos goûts avec... Je suis donc moins bon public qu'avant pour les romans dits "rafraichissant, bouffée d'espoir" !

Qu'a-t-il donc de si spécial ce carnet ? C'est simple, il vous permet de revivre vos souvenirs enfouis. Il suffit de noter sur une page la réminiscence que vous vous voulez ressentir de nouveau, et vous voilà plongés dans vos souvenirs, tous sens confondus. Une page par souvenir... 100 donc... Une fois le souvenir revécu, les mots s'effacent de la page, qui redevient blanche... Et ce carnet de ne peut revenir qu'à un seul descendant par génération.

Alors au début, je suis entrée enthousiaste dans cette lecture, louant l'imagination de l'auteur et les questions qu'il éveille chez le lecteur. Quel regard porter sur nos souvenirs, quelle importance leur donner, quelle valeur graduelle leur accorder, et sur quels critères ? Donc bien partie j'étais dans une lecture tranquille sans prise de tête... Sauf que j'aurais aimé me la prendre un peu plus... Le sujet part un peu dans tous les sens sans réel fil conducteur, l'auteur semblant changer d'avis un peu trop souvent et de ce fait, sans aller au bout des réflexions... Ce cadeau est il maudit ou béni... On ne saura pas vraiment... Pour aboutir à la banale conclusion que ce qui importe, c'est la vie et l'avenir... Oui, sauf que les souvenirs, pour moi, c'est aussi l'expérience, l'apprentissage et normalement, moins d'erreurs à venir. Mais cet aspect-là n'est pas évoqué dans l'histoire, qui devient prétexte à une romance plus ou moins impossible par ce que le narrateur est juste un grand naïf en manque de caractère. Même si l'écriture est fluide, le style oscille entre mièvreries, belles vérités bien dites et autres lieux communs bien simplistes.

Donc je suis sortie déçue de ces 100 pages blanches qui ne m'ont pas transportée, tout juste distraite au début, et puis agacée au fur et à mesure. J'ai vieilli ou ce roman a déjà mal vieilli ! 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 2 Juin 2022

Film d'Arnaud Desplechin

Avec Marion Cotillard, Melvil Poupaud, Benjamin Siskou, Patrick Timsit

Synopsis : Un frère et une sœur à l’orée de la cinquantaine… Alice est actrice, Louis fut professeur et poète. Alice hait son frère depuis plus de vingt ans. Ils ne se sont pas vus depuis tout ce temps – quand Louis croisait la sœur par hasard dans la rue, celle-ci ne le saluait pas et fuyait… Le frère et la sœur vont être amenés à se revoir lors du décès de leurs parents.

Mon humble avis : 1h48... Qui en parait le double... Un ennui mortel... Je n'avais pas vu avant la séance que le film était d'Arnaud Desplechin... Ceci explique sans doute cela, du moins à mes yeux...

Pas vraiment de scénario... Un film familial (sur une famille, hein, pas pour passer une chouette soirée ciné avec les enfants) qui se veut intimiste... Et qui n'est qu'une longue masturbation cérébrale de bobos... Rien qui ne m'ait accrochée, et encore moins raccrochée : ni les dialogues, ni le rythme qui n'en n'est pas un, ni les images (c'est sombre, triste, il pleut, c'est tourné à Lille). Ni le jeu des acteurs dont on se demande ce qu'ils font là... Bon, comme d'hab, Marion Cotillard montre ce qu'elle sait faire : passer du sourire figé à l'hystérie... Aucun des personnages principaux n'éveille la moindre empathie. Quant aux personnages secondaires, on ne sait pas qui ils sont vraiment, si on les a déjà vu ou non...

Desplechin s'interroge ici sur le pourquoi de la haine ? C'est bien beau de s'interroger, mais si on ne propose pas une amorce de réponse, à quoi bon s'interroger à voix haute ? Bref, au bout de presque deux heures, on ignore toujours pourquoi le frère et la soeur se haïssent autant, et la réconciliation vient comme un cheveu sur la soupe, comme la fin d'un jeu, d'un caprice... genre on a joué, on arrête... Mais le jeu a tout de même pourri toute l'ambiance familiale pendant vingt ans.

Bref, du vide, de l'ennui, des personnages égoïstes, qui s'ennuient autant qu'ils nous ennuient avec leurs lamentations familiales... Mais le pire dans tout cela, c'est que cette famille semble tellement dysfonctionnelle sans que l'on nous en donne les raisons, et bien on nous laisse complètement à l'extérieur de son histoire. Tout se déroule comme si nous n'étions pas là. De là à dire que le film est à l'image de ses personnages, il n'y a qu'un pas. Un film égoïste que ne s'intéresse pas à ses spectateurs, qui ne les invite pas à entrer...

Et bien dans ce cas, je préfère franchement la sauce US Top Gun qui m'invite dans un cockpit ! Bref, ce n'est pas avec des films comme Frère et soeur que les salles de cinéma vont se remplir de nouveau. Désespérant ! Mais la presse, et notamment Cannes, porte ce film aux nues !

Mais Desplechin ne m'aura plus ! Son cinéma et moi, on fait deux ! Au cinéma, je veux de l'émotion, de la découverte, de la peur ou du plaisir simple ou du grand spectacle. Là, je n'ai rien eu.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 31 Mai 2022

Film de Joseph Kosinski

Avec Tom Cruise, Miles Teller, Jennifer Connelly

Synopsis : Après avoir été l’un des meilleurs pilotes de chasse de la Marine américaine pendant plus de trente ans, Pete “Maverick" Mitchell continue à repousser ses limites en tant que pilote d'essai. Il refuse de monter en grade, car cela l’obligerait à renoncer à voler. Il est chargé de former un détachement de jeunes diplômés de l’école Top Gun pour une mission spéciale qu’aucun pilote n'aurait jamais imaginée. Lors de cette mission, Maverick rencontre le lieutenant Bradley “Rooster” Bradshaw, le fils de son défunt ami, le navigateur Nick “Goose” Bradshaw. Face à un avenir incertain, hanté par ses fantômes, Maverick va devoir affronter ses pires cauchemars au cours d’une mission qui exigera les plus grands des sacrifices.

Mon humble avis : Enfin, il est là, sur nos écrans ! Deux ans qu'on attendait ce nouvel opus "Top Gun", retard dû à la pandémie !

Mais l'attente valait sacrément la peine ! The job is done ! Le spectacle est là, incontournable, surtout lorsqu'on connait les conditions de tournage... On ne peut être qu'admiratif ! Les scènes aériennes sont encore plus dingues qu'en 1986... Et tout ou presque est tourné en conditions réelles, sans image de synthèse. Certes, les acteurs ne pilotent pas, mais sont dans les avions et films. Imaginez les mois d'entrainement intensif qu'il leur a fallu. Et Tom Cruise se catapulte lui-même en FA/18 et accroche le brin d'atterrissage. Donc en tant que public, certes on ne se prend pas de G, mais on est tout de même scotché au fauteuil !

L'équipe de pilotes du film compte maintenant une femme. La Navy ayant autorisé la participation des pilotes femmes aux combats depuis 1993.

La réalisation est impeccable, tant dans les scènes aériennes que terrestres, où le soin porté aux couleurs, à la photo et aux cadrages est manifeste. Bien sûr, il y a de sacrés clins d'oeil au premier Top Gun : La course à moto de Tom Cruise face à un avion de chasse, sur fond de soleil couchant, la partie de beach volley qui est devenue une partie de foot américain, mais avec les mêmes pectoraux, la même chorégraphie, les mêmes lumières etc...

Malgré ses 55 ans lors que tournage, Tom Cruise en impose... On ne voit pas qui d'autre que lui aurait pu tenir le rôle. Son T.shirt est toujours aussi blanc et près du corps, son sourire toujours ultra bright, mais l'homme et le personnage ont évidemment gagné en maturité physique et psychologique.

Le scénario, même s'il n'est pas vraiment surprenant, tient la route et ne manque pas de rebondissement, surtout dans les airs ! Evidemment, les clichés sur l'Amérique ne manquent pas... Mais on le sait d'avance. Aussi, on profite un max de ce pur shoot d'adrénaline qu'est Top Gun : Maverick. Un film qui fait rêver quelque part, car qui nous ouvre les portes d'un monde qui nous est inaccessible, et qui nous embarque ! On en prend plein des yeux ! A voir sur grand écran, sous peine de regretter l'impasse !

Un film qui a tout de même coûté 125 fois plus cher que le précédent... mais bon, faut aussi compter l'inflation !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 29 Mai 2022

 Voilà plus d'un mois que je suis rentrée de mon voyage au Kenya du 7 au 18 avril 2022 , effectué pour célébrer dignement mes 50 ans !

Je commence à m'y retrouver dans mes 3500 photos !!! Tri et classement ont été de rigueur depuis mon retour.

Avant de vous emmener dans les immensités du Kenya, voici un rapide mémo sur le pays

- 580 367 km² 

- 47 564 296 habitants

- 72 habitants /km²

- Langues officielles : Anglais et Swahili

- Indépendance de l'Angleterre depuis 1963.

- 70 groupes tribaux issus de 3 ethnies différentes

- Religion : Chrétiens (85%), Musulmans (11%), animisme (1.8%), sans religion (1.8%)

Voilà pour les quelques chiffres généraux.

Et maintenant, voici la carte de mon voyage :

Nous étions normalement en saison des pluies... Sans une goutte pendant l'essentiel du séjour. Il a plus seulement le dernier jour, à l'hôtel à Mombasa. Nous avons eu de la chance, car la semaine suivant notre périple, il a plu sans discontinuer ou presque.

Ce voyage était un safari photos... Donc tourné vers les animaux. Ce voyage n'avait pas pour but la visite du pays au niveau Histoire, population, architecture, monuments et autres. Et je suis partie là-bas l'esprit vide, sans me préparer par moult lectures.

Au fil de mes billets, vous verrez donc nombres d'animaux de la savane. Il y aura aussi des oiseaux... mais dans des billets dédiés aux plumes ! En effet, il y avait tellement d'oiseaux nouveaux pour moi ! 144 espèces différentes photographiées en 7 jours. Un festival !!! Ce qui a doublé mon plaisir d'ailleurs. Car quand on roule dans un parc et qu'il n'y a pas de gros mammifères pendant plusieurs kilomètres, et bien il y a aussi des oiseaux et des "stop" criés au chauffeur. Aussi, j'ai bien fait d'attendre 50 ans pour m'offrir ce rêve... Car il y a 2 ans, je n'étais pas passionnée d'ornithologie et je serais passée à côté d'une belle diversité et de sacrées merveilles !

 

Allez zou ! En route sur les pistes... Nous commençons ce voyage par la Réserve du Massaï Mara !

Le grand bonheur de ce voyage (et le secret mais profond espoir) était l'observation des guépards, que je n'avais pas vu lors de mon voyage en Afrique du Sud il y a presque 3 ans.

Le grand bonheur de ce voyage (et le secret mais profond espoir) était l'observation des guépards, que je n'avais pas vu lors de mon voyage en Afrique du Sud il y a presque 3 ans.

D'un peu loin, mais avec une bonne visibilité, une mère guépard et ses 3 ados... Les 3 ados s'adonnaient à leur occupation favorite : le jeu et donc l'apprentissage des méthodes de chasse.

D'un peu loin, mais avec une bonne visibilité, une mère guépard et ses 3 ados... Les 3 ados s'adonnaient à leur occupation favorite : le jeu et donc l'apprentissage des méthodes de chasse.

UN DIMANCHE AU KENYA : MASSAÏ MARA 1
Un peu plus tard dans la matinée, la présence de trois jeunes mâles adultes, sans doute 3 frères, ont attiré comme des mouches quelques 4X4 et minibus, mais dans un nombre encore raisonnable, pour cause de réouverture "post" covid et saison basse (pluie normalement)

Un peu plus tard dans la matinée, la présence de trois jeunes mâles adultes, sans doute 3 frères, ont attiré comme des mouches quelques 4X4 et minibus, mais dans un nombre encore raisonnable, pour cause de réouverture "post" covid et saison basse (pluie normalement)

Le bonheur de voir évoluer ses 3 grands félins si gracieux si près de nous, et qui paraissait si imperturbable face à notre présence...  Dire que j'étais à quelques mètres de cet animal si emblématique, si mythique pour moi... l'animal terrestre le plus rapide du monde.

Le bonheur de voir évoluer ses 3 grands félins si gracieux si près de nous, et qui paraissait si imperturbable face à notre présence... Dire que j'étais à quelques mètres de cet animal si emblématique, si mythique pour moi... l'animal terrestre le plus rapide du monde.

Les guépards ne regardent pas dans le vide... A quelques centaines de mètres, des troupeaux de ruminants... Un futur déjeuner sans doute. Et pourtant, il règne un calme olympien, une harmonie de façade évidemment..

Les guépards ne regardent pas dans le vide... A quelques centaines de mètres, des troupeaux de ruminants... Un futur déjeuner sans doute. Et pourtant, il règne un calme olympien, une harmonie de façade évidemment..

Les 3 frères ! Dieu qu'ils sont beaux !

Les 3 frères ! Dieu qu'ils sont beaux !

Forcément, si près d'eux, j'ai eu une pensée pour les chats, et la différence de taille.. ne serait-ce que de leurs pattes !

Forcément, si près d'eux, j'ai eu une pensée pour les chats, et la différence de taille.. ne serait-ce que de leurs pattes !

Paysages typiques du Massaï Mara !!! Les arbres aussi nous ont beaucoup plus... Et dans un coin de notre tête... Out of Africa !

Paysages typiques du Massaï Mara !!! Les arbres aussi nous ont beaucoup plus... Et dans un coin de notre tête... Out of Africa !

Voici le Bubale de Coca, une antilope originaire du Kenya et de Tanzanie

Voici le Bubale de Coca, une antilope originaire du Kenya et de Tanzanie

Les buffles, très présents en troupeaux

Les buffles, très présents en troupeaux

Un grand et beau mâle solitaire éléphant. Majestueux, splendide...

Un grand et beau mâle solitaire éléphant. Majestueux, splendide...

UN DIMANCHE AU KENYA : MASSAÏ MARA 1
UN DIMANCHE AU KENYA : MASSAÏ MARA 1
Les stars du prochain billet seront les lionnes :)

Les stars du prochain billet seront les lionnes :)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 24 Mai 2022

Roman - Editions Audiolib - 5h48 d'écoute - 18 €

Parution Grasset & Fasquelle en 2017, Audiolib en 2018

L'histoire : En 1949, Josef Mengele arrive en Argentine. L'ancien tortionnaire d'Auschwitz, cachés sous divers pseudonymes, pensent pouvoir y couler des jours heureux et paisibles... Il faut dire que l'Argentine de Peron y est propice... Mais cela ne durera qu'un temps... Jusqu'à ce que le monde sorte de sa torpeur et ôte les oeillères confortables de l'oubli. La traque aux SS nazis ne fait que commencer...

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib' de Dinard

Mon humble avis : Il y a quelque temps encore, le nom seul de Mengele ne me disait rien... Et puis, je l'ai rencontré dans un roman sur Auschwitz, et je l'ai retenu. Alors quand j'ai vu ce titre en bibliothèque, je me suis dit que c'était évidemment l'occasion de combler mon inculture...

C'est un roman biographique que nous présente ici Olivier Guez. Les faits sont vrais, même si mis en scène de façon à convenir à la forme romanesque. 

Nous suivons Josef Mengele durant les trente années où il a vécu plus ou moins (en fonction des périodes et des dirigeants en place) caché en Amérique du Sud. D'abord en Argentine, puis au Paraguay et enfin, au Brésil, où il mourut dans la misère, sur une plage, en 1979. Il n'aura été arrêté, n'aura jamais n'avoir payé les crimes odieux qu'il a commis contre l'humanité lors de la deuxième Guerre Mondiale. Mais la vie lui a assuré une fin minable...

Ce texte est extrêmement documenté. Il est donc très intéressant en ce sens... Nous vivons dans l'Argentine Péroniste (toujours bon d'avoir des piqûres de rappels géopolitiques sur ces temps qui deviennent lointains)... Et nous traversons trente ans de la vie du criminel de guerre... J'ai découvert qu'il a fallu un certain temps après la guerre pour que les nazis soient vraiment pourchassés de par le monde. Ces derniers avaient toute une ribambelle de soutiens et de réseaux qui organisaient leurs vies de planqués, avec aussi une aide financière magistrale de leurs familles, celle de Mengele était richissime.

Mengele aurait pu se faire prendre, c'était à deux doigts... Mais l'Histoire en a décidé autrement, envoyant le Mossad sur une autre traque.

Ce qui est effarant, c'est de constater que même que tout au long de ces années, Mengele et ses amis ne se sont jamais repentis, sont toujours restés sûrs de leurs convictions et de l'utilité et du bien-fondé des horreurs qu'ils ont perpétrées au nom du IIIème Reich.

Olivier Guez s'intéresse donc à l'homme Mengele, médecin tortionnaire de pouvoir malgré une parfaite médiocrité générale. Qu'est ce qui a fait de lui ce monstre sanguinaire ? D'où vient ce mal dont s'est fait la main. Aurait-il évolué différemment s'il était né à une autre époque, s'il n'avait pas croisé l'Histoire sur son chemin de vie ? Ne vous y méprenez pas, Olivier Guez ne nous invite à aucune empathie envers cet homme. Mais il s'interroge.

Un texte à lire bien évidemment, pour son intérêt historique et culturel, et la façon dont il est mené, comme un roman, avec son adrénaline, son suspense etc... mais je déconseille le format audio pour deux raisons : la lecture qu'en fait Olivier Guez est assez monotone... Et puis, il y a nombre de patronymes allemands d'ancien SS hauts gradés de l'entourage de Mengele, et franchement, je m'y perdais tellement entre eux tous que j'ai fini par ne plus faire l'effort de m'y retrouver. Sans doute la version papier permet la mémoire visuelle de ces patronymes.

Mengele n'était qu'un nazi parmi les autres, même si l'un des pires... Mais combien sont-ils comme lui, à avoir trouvé refuge en Amérique Latine et à n'avoir jamais été jugés pour les crimes qu'ils ont commis... Un devoir de mémoire aussi que ce roman.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

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Publié le 21 Mai 2022

Roman - Editions Seuil - 256 pages - 19 €

Parution en janvier 2022

L'histoire : Elias Torres est une Toulousain de notre époque... jeune quadra, père de deux enfants, libraire à mi temps car pas encore écrivain à temps plein. Il part à New York pour dédicacer son dernier roman... Retour en moins de 24h...  Presque tous les passagers de son vol sont refusés en territoire US...

De retour à Toulouse, les rues se désertifient, chacun fait ses réserves et rentre chez soi... C'est le début du Grand enfermement... Il va falloir composer avec sa famille dans un espace restreint, s'occuper, observer comment va le monde, et trouver le sujet de son prochain roman. Ce sera cet autre cataclysme qui toucha le monde entier en 535 et 536 de notre air... Le soleil a cessé, ou presque, de briller pendant dix huit mois...

Tentation : Le billet de Keisha 

Fournisseur : La bib' de Dinard

Mon humble avis : Il y a quelques mois, j'avais été bien remuée par l'un des précédents roman de Vincent Message : Défaite des maîtres et des possesseurs. Aussi, quand Keisha a évoqué le dernier titre de l'auteur, je me suis dit pourquoi pas, et quand le lendemain, je l'ai vu à la bib', je me suis dit "hop" !

Bon ben ça ne l'a pas fait avec moi... Et je n'ai pas apprécié cette lecture, qui ne m'a pas apporté grand-chose, et que j'ai trouvée longue, laborieuse, malgré un départ sur les chapeaux de roues, que ce soit dans "l'action" et dans le ton... Tout s'est enlisé très vite à mes yeux.

Le Covid et le confinement ne sont pas nommé tels quels, mais chacun sait parfaitement à quoi l'auteur fait référence. Alors, certes, Vincent Message, fin observateur de notre (in)humanité, partage des réflexions intéressantes sur la situation, les conséquences et les réactions des uns et des autres. Mais j'aurais aimé que cela soit un peu plus poussé, car sous le soleil, rien de bien nouveau.

Quant à cette "éclipse" solaire véridique du VIème siècle, qui m'a tant attirée vers ce titre, et bien elle semble n'être qu'un prétexte dans cette histoire, elle n'apparait que de temps et temps dans ces pages, alors que j'aurais aimé justement en savoir plus à ce sujet, notamment sur les conséquences sociales mondiales à l'époque, avec une comparaison avec ce que nous vivons depuis deux ans par exemple. Mais non, pas vraiment... Bon, je vous rassure, le soleil n'a jamais disparu complètement, mais à priori, plusieurs éruptions volcanique simultanée aurait longuement assombri le ciel, remettant en cause l'agriculture etc.

En fait, j'ai plus eu l'impression de "subir" les lamentations d'un français et d'un auteur qui peine à se mettre à l'ouvrage alors que sa vie bascule comme celle de millions d'autres lors du Grand Enfermement. Et puis, vient le sujet et les conséquences de l'Etat de plus en plus policier et des violences policières...  Pourquoi pas, mais celles-ci ne sont "jugées" que sur un seul événement... Et l'autre partie n'a pas la parole...

Alors évidemment, Vincent Message a une belle plume et une sacrée érudition. D'ailleurs, les références littéraires qui égrènent cette histoire me sont inconnues, trop pointues pour moi, pour me donner l'envie de quelques recherches pour en savoir plus. Donc cet aspect-là du roman m'est aussi passé au-dessus de la tête. 

Bref, ce roman n'était pas pour moi, ou alors, il n'est pas tombé au bon moment dans ma vie et mes envies de lecture. A mes yeux, ces années sans soleil sont aussi sans relief, sans aspérités où j'aurais pu me raccrocher. Dommage ! Donc juste après, j'ai ouvert un roman qui devrait être feel good et divertissement !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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