Publié le 17 Juillet 2021

La veuve noire, black widow, marvel, MCU, film, avis, chronique, cinéma, Scarlett Johansson

Film de Cate Shortland

Avec Scarlett Johansson, Florence Pugh, Rachel Weisz

Synopsis : Natasha Romanoff, alias Black Widow, voit resurgir la part la plus sombre de son passé pour faire face à une redoutable conspiration liée à sa vie d’autrefois. Poursuivie par une force qui ne reculera devant rien pour l’abattre, Natasha doit renouer avec ses activités d’espionne et avec des liens qui furent brisés, bien avant qu’elle ne rejoigne les Avengers.

 

Mon humble avis : Fidèle à l'écurie Marvel je reste ! Même si je pense que l'âge avançant, je finirai sans doute par me lasser de ces films à grands spectacles, effets spéciaux et canevas toujours plus ou moins similaires.

Black Widow ne fait pas exception à la règle, il remplit le cahier des charges avec une sacré dose d'action et évidemment une bonne présence d'humour et d'autodérision. On ne s'ennuie pas une seconde !

La nouveauté, c'est que ce film est presque exclusivement féminin ! Et oui, plus besoin de super héros mâle comme faire-valoir !

Et pour celles et ceux qui ne suivent la vie des Avengers uniquement via le cinéma et non via les comics, et bien a y'est, on connaît l'histoire de Natacha Romanov, alias la Veuve Noire. Cette histoire est émouvante, qui prend racine dans l'espionnage de l'Est contre l'Ouest. Une enfance faussée, brisée, mensongère et prédestinée à faire de Natacha une tueuse d'élite. Ce préquelle de cette super-héroïne que l'on a vu mourir dans le dernier Avengers complète et conclut parfaitement ce personnage attachant, qui malgré ce qu'elle a vécu et ce pour quoi elle était programmée, a su rester humaine. Et le sujet de fin de cette histoire est le pouvoir, notamment le pouvoir de domination mentale. Intéressant et assez bouleversant dans la méthode, dès le générique de début.... Certes on est au ciné et dans une pure fiction fantastique, mais nombre d'enfants dans le monde subissent plus ou moins le même traitement à des fins d'embrigadement militaire, ou pour les mener à la prostitution ou autres horreurs.

Le casting est réussi, chacun n'hésite pas à bien mouiller sa chemise ! Et à moins que le MCU nous imagine d'autres préquelles, Scarlett Johansson dit bel et bien adieu à son personnage de la Veuve Noire !

Bref, un bon divertissement pour moi, enfin un Marvel au ciné, deux ans après le dernier !

Et comme d'hab, on reste jusqu'au bout du générique qui annonce... le prochain film !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 15 Juillet 2021

BD - Editions Glénat -64 pages - 15.50 €

Parution en octobre 2017

Le sujet : En 1535, Jacques Cartier arrive pour la deuxième fois dans le golfe du Saint-Laurent. S’il veut conquérir ces nouveaux territoires pour le compte du roi de France, il sait que cela devra se faire avec le concours des tribus indiennes locales. C’est pourquoi il renforce ses relations avec le chef Donacona qu’il avait déjà rencontré lors de sa première expédition et qui le suivra plus tard en France. En fréquentant les Iroquois, Cartier découvre qu’en plus d’une nature florissante, ces terres abritent un peuple sédentaire et bien plus évolué qu’il ne l’imaginait...

Tentation : Un peu de culture historique ne nuit pas à la santé

Fournisseur : Bib de Dinard

Mon humble avis : Depuis que j'habite Dinard, donc à proximité de St Malo, j'entends beaucoup plus parler de Jacques Cartier. Alors, je me suis dit que cette BD permettrait de combler mes lacunes...

Le but n'est que partiellement atteint... Certes, je suis bien moins ignare après ma lecture qu'avant, mais c'est tout de même en bilan en demi-teinte...

Le graphisme rend les visages pas toujours facilement reconnaissables... Donc c'est fatiguant à suivre... Les queues des bulles sont positionnées de façon bien étrange... De ce fait, il n'est pas aisé de savoir de qui proviennent les paroles... Donc fatiguant à lire....

Les noms des autochtones et des lieux se ressemblent, rien de permet de les distinguer et de les retenir, pour mieux les situer... Il manque clairement à cette album une carte et un trombinoscope en début de récit. Certes, à la fin, un cahier de quelques pages revient sur les faits historiques... Peut-être aurais-je dû commencer par celui-ci pour mieux profiter de ma lecture. (d'ailleurs, dommage, plusieurs coquilles remarquées dans ce cahier).

Mais on en apprend tout de même sur Jacques Cartier, personnage dont on ne sait officiellement que très peu... Même sa date de naissance varie d'un document à l'autre.... Et nul ne sait ce qu'il advint de lui après ses trois voyages en terre canadienne. Il semble que Jacques Cartier fut l'un des premiers et des seuls à cette époque, parmi les découvreurs, à être humaniste. Certes, certains propos restent néanmoins choquants dans cet album, mais il faut tout de même les replacer dans leur contexte historique.

J'ignorais pourquoi, à l'époque, la France était le plus souvent absente des grandes découvertes territoriales.... Elle était alors occupée à combattre en Italie, pour y gagner ou y garder quelques lopins et influences !

J'ignorais aussi qu'il existait les Iroquois et les Iroquoiens, qui sont en fait deux nations amérindiennes bien distinctes.

Cet album fait par partie d'une collection qui couvre ainsi différents grands personnages historiques.  J'y piocherai un autre titre. On verra ! Car j'aime m'instruire via la BD, tout en me distrayant !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 13 Juillet 2021

Littérature, roman, Aline Dieudonné, Kérozène, avis, chronique, blog

Roman - Editions L'Iconolaste - 258 pages - 20 €

Parution le 1er avril 2021 

L'histoire : Une station service, le long de l'autoroute, un soir d'été. Il est 23h12 et ils sont 15 à se croiser, si l'on compte le cheval et le cadavre planqué dans le coffre d'un gros Hummer noir.

Une minute encore, et tout bascule...

 

tentation : la blogo

Fournisseur : la bib de Dinard

 

Mon humble avis : A force de lire le nom d'Adeline Dieudonné sur la blogo, ma curiosité a été piquée ! Et quand j'ai aperçu ce roman à la bibliothèque... Ben je l'ai pris, voilà tout ! Et je n'aurais peut-être pas dû, car ce genre de littérature ne semble pas être pour moi. Oh, c'est correctement écrit, ça se laisse lire au début, il y a une relative suite dans les idées que je perçois à peu près mais qui n'aboutit pas... Mais voilà c'est style de lecture dont il me parait que je ne tire rien....

En fait, il y a comme une tromperie sur la marchandise. Cet ouvrage est présenté comme un roman... Sauf qu'il n'en n'a pas la forme, s'approchant bien plus du recueil de nouvelles, composées de portraits de personnages qui se croisent, mais qui n'interagissent pas entre eux, ou si peu, et pas forcément pour le meilleur. Chaque personnage a le droit à un ou deux chapitres, qui présentent soit sa vie dans l'ensemble, soit l'événement ou l'action qui l'a mené dans cette station-service. L'idée de base me plaisait. En effet, on est tous parfois un personnage dans ce genre de lieu et de scène.

La 4ème de couv dit : "Adeline Dieudonné se joue des codes"... Effectivement, ce roman est un peu un OLNI à mes yeux... Pas de rythme précis, pas d'objectif manifeste, aucune leçon ni morale à en tirer. "Kérozène est drôle comme une comédie"... Euh, je n'ai pas ri une seule fois, ni même souri, tant les situations décrites sont tristes à mourir, ou pathétiques et souvent vulgaires. "tendu comme un thriller"... Certes, on espère que ces chapitres aboutiront à un final relativement explosif... Et bien non. "Mordant comme le réel"... Mouais... Un réel qui plonge bien des fois dans l'acadabrantesque, pas du tout réaliste, comme avec cette famille de gynécos complètement givrés. Là, c'est même devenu indigeste pour moi.  "Mordant comme le réel", et bien c'est triste de penser que sur 15 "personnes" dans une station-service, aucune d'entre elle n'est bien dans sa tête, aucune ne mène une vie sereine et relativement tranquille, sans violence, aucune n'est heureuse en fait... Même si la vie ne fait pas de cadeau, le réel est tout de même moins glauque que ce roman.

Certes, certains portraits m'ont touchée, pour être parfois gâchés par une suite dans un chapitre suivant. Certes, il m'a semblé qu'Adeline Dieudonné souhaitait nous montrer que nombre de gens n'ont pas le courage de changer leur vie de merde, quand d'autres ont le courage de mener une vie de merde par sacrifice, pour améliorer le quotidien des leurs, comme cette nounou philippine qui subit tout pour pouvoir payer des études à ses enfants restés aux pays.

Mais à part cela, je n'ai pas compris où voulait vraiment en venir l'auteure ni ce qu'elle voulait nous dire. Dommage, rendez-vous manqué ! Il me reste une impression de malaise, avec un sentiment de gâchis humains et de noirceur exagérée. A quoi bon ? Je sors vide de cette lecture... Elle m'a prise mon énergie et ne m'a rien apportée.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Juillet 2021

Cette année, mon projet de vacances était une semaine de camping dans le Haut Limousin, (département de la Haute Vienne) au bord du lac de St Pardoux le lac ! Du 21 au 28 juin... Début du temps bien pourri un peu partout. J'ai essuyé plusieurs orages, j'ai eu plutôt froid, le ciel s'est rarement paré de soleil, mais j'ai réussi tout de même à profiter... même si dans ce coin-là, même si nous sommes officiellement en été, tout ou presque est encore fermé ou ne fonctionne qu'au ralenti, midi ou soir, mais pas les deux. Je pensais me faire plaisir au resto tous les soirs, pas possible ! Dommage mais j'ai fait avec, et surtout avec les salades de thon et le pâté que j'avais emmenés (il ne faut plus trop m'en parler pour l'instant !!!). Pas possible, pour cause de météo, de me reposer vraiment en farnientant sur la plage du camping au soleil... Donc j'ai bougé ! Je me suis beaucoup baladée, à pied, en voiture pour me rendre sur certains lieux ou les approfondir sans marcher 50 km par jour !

Bref, ce furent des vacances simples, natures et très économiques ! Mais respirantes ! Que de verdure ! Que de chlorophylle ! Que du grand air, et du calme. Quasiment tout le temps seule sur les chemins parcourus, pas une âme qui vive rencontrée lors de la plupart de mes balades ! J'en ai profité pour bien observer dame nature, et particulièrement les oiseaux et les papillons ! (qui feront l'objet d'autres billets !)

Au Moyen Age, le Limousin était l'une des régions les plus peuplées de France... Ce n'est plus du tout le cas... Petites villes, petits villages, et beaucoup de hameaux soit abandonnés et en ruine, soit super choupinous bien entretenus.

UN DIMANCHE DANS LE LIMOUSIN 1/?
UN DIMANCHE DANS LE LIMOUSIN 1/?
UN DIMANCHE DANS LE LIMOUSIN 1/?
Première photo en haut : la vue de ma tente !

Première photo en haut : la vue de ma tente !

UN DIMANCHE DANS LE LIMOUSIN 1/?
Le village de St Pardoux le lac... par temps gris...

Le village de St Pardoux le lac... par temps gris...

UN DIMANCHE DANS LE LIMOUSIN 1/?
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en France et ses iles

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Publié le 9 Juillet 2021

Franck Thilliez, thriller, Le Syndrome [E], avis, chronique

Thriller - Editions Pocket - 512 pages - 8.40 €

Parution Pocket 2011, Fleuve Noir 2010

L'histoire : A Lille, un film mystérieux et malsain rend aveugle Ludovic qui le regarde.

Près de Rouen, 5 cadavres atrocement mutilés sont déterrés ?

Quel lien y a-t-il entre ces de faits ? C'est ce que le commissaire Sharko et la lieutenant Lucie Hennebel vont devoir découvrir, sans imaginer que ce sera pour eux ue véritable plongée dans les ténèbres humaines.

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Hop hop hop ! Allez, un bon petit thriller dans la valise des vacances, voilà qui se lira bien ! 

Effectivement, ce thriller se lit très bien, et évidemment, de plus en plus vite, de plus en plus tard. Car le mystère est vraiment bien épais... On se demande bien jusqu'où il va nous mener et comment les forces de l'ordre vont le démêler.

Pour cela, on voyage un peu, au Caire, puis à Montréal. On voyage aussi dans le temps, puisque c'est dans les années 1950 que se trouvent les racines du mal, ici, au Québec... lors de la période noire de son histoire... Celle véridique, citée et inspirante dans le roman, des orphelins de Duplessis... Effroyable... le pouvoir du gouvernement lié à celui de l'Eglise...

Avec le Syndrome [E], Frank Thilliez nous plonge dans le cerveau humain et ses possibilités, ses manipulations, l'influence et le pouvoir de l'image tant implantés dans chaque instant de nos vies et ce que la science peut en faire, sous couvert ou non de l'armée et du gouvernement. Sous le signe du progrès, ou sous le signe purement commercial avec le neuromarketing.

C'est dans ce roman que les deux héros récurrents de Thilliez, Sharko et Hennebel, se rencontrent et se lancent dans une enquête haletante, dangereuse mais sincèrement intéressante pour le lecteur.

Mais j'ai tout de même deux bémols. Le premier, sur la forme, le style en fait. J'ai trouvé très lassantes, très répétitives et parfois même un peu mièvres ces parties de textes qui remplissent, ne font en rien avancer l'action et sont sensés nous expliquer les ressentis intimes des personnages. J'ignore combien de fois le mot "ténèbres" est utilisé, mais j'en avais ras la casquette. Le livre aurait pu économiser une bonne trentaine de pages, et conserver son intact son rythme et son attrait, sans agacement pour le lecteur. J'ignore si, dans ses récents ouvrages, Franck Thilliez use toujours des stéréotypes de la littérature policière.

Deuxième bémol : la fin, un cliffhanger... Et oui, il y a une suite... même plusieurs. Qui ont certes toutes paru depuis un moment, mais que je n'ai pas envie de lire maintenant, même si j'aimerais bien savoir tout de même !

Bref, j'ai donc hésité entre 4 et 3 pattes de chats. A vous de voir !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 7 Juillet 2021

roman, littérature, Pierre Lemaitre, le miroir de nos peine, avis, chronique

Roman - Editions Audiolib - 14h d'écoute - 21.45 €

Parution Audiolib et Albin Michel en 2020

L'histoire : Celle de Louise et de différents personnages, qui plonge dans la folie et le désastre d'une période historique sans équivalent : avril 1940... La guerre, l'exode... Période qui fait émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches et quelques hommes de bonnes volontés. Le tout, avec les secrets du passé qui ressurgissent pour certains d'entre eux.

 

 

Tentation : L'envie pardit !

Fournisseur : Bib de Rennes

Mon humble avis : C'est avec "Le miroir de nos peines" que s'achève la magnifique, puissante et captivante trilogie de Pierre Lemaître, "Les enfants du désastre"... Dont, je le rappelle, chaque tome peut se lire indépendamment. Il y eu la révélation d'"Au revoir là-haut", prix Goncourt et adaptation ciné par Dupontel, il y eu "Couleurs de l'incendie", et voici le Miroir de nos peines... Qui se déroule cette fois-ci au début de la deuxième Guerre Mondiale.

Nous suivons Louise, qui était une enfant dans Au revoir-là haut. Elle a maintenant dans les 35 ans, est célibataire et surtout sans enfant, son drame. Sa mère vient de décéder. Elle est institutrice et le Week end, aide Monsieur Jules son voisin restaurateur à "la petite bohème". Au cours du roman, elle apprend qu'elle a un demi-frère... Qui passe de mort-né à abandonné puis recueilli par quelqu'un connu de Louise (je me tais !!!)

Il y a Gabriel, prof de maths mobiliser, soldat digne, fidèle, courageux mais pas téméraire un homme de devoir.

Il y a Raoul, soldat également, impulsif compagnon d'infortune de Gabriel, mais qui pratique la roublardise de haute voltige... Il évolue au cours du roman, et de détestable, il devient aimable, car Pierre Lemaître nous livre et lui livre son passé.

Il y a Désiré, l'insaisissable, que l'on retrouve au fil du roman sous diverses identités et professions... Un bel usurpateur dans toute sa splendeur. Excellent personnage, j'ai adoré !

Il y a Fernand, garde mobile à Paris, qui est tiraillé entre son devoir et l'amour pour sa femme Alice, soi-disant cardiaque...

Ils sont tous attachants dans leurs défauts et leurs qualités, dans leur tiraillement devant la triste réalité. Pierre Lemaitre montre ainsi le pire et le meilleur qui peut émaner de chacun en période particulière comme la guerre. Et tous ces personnages sont de "petites gens", des gens du peuple.

Puis pléthore de personnages secondaires, notamment militaires, le plus souvent détestables.

Tous ces personnages ont eu raison propre de se trouver sur la route du sud, celle de l'exode, celle des déplacements de prisonniers militaires. 

Et l'on se doute qu'à un moment ou un autre, Pierre Lemaître réunira ses personnages principaux. Oui, je vous laisse découvrir où et comment !

Contexte et décor historiques sont grave, mais néanmoins, Pierre Lemaître y lâche quelques touches de légèreté et d'humour. Par moment, il règne presque une atmosphère "la 7ème compagnie", par d'autres, on a l'impression d'être dans "attrape-moi si tu peux", le film de Spielberg.  Mais ces passages sont évidemment suivis de situations dramatiques.

L'ensemble est parfaitement documenté, qui informe et décris avec clarté et simplicité le quotidien au début de la Guerre de 40. Pierre Lemaître s'inspire évidemment de faits réels, même pour les plus surprenants... Notamment ces fake news diffusées à la radio pour remonter le moral des français, ou encore, cette colonne de plus de 10000 prisonniers militaires français, traités comme des bêtes et envoyés sur la route en pleine débâcle et exode.

Avec le Miroir de nos peines, le maître Pierre Lemaître nous livre une fois de plus un roman passionnant, haletant, divertissant et profondément émouvant. Une véritable fresque historique et romanesque, très épique ! Le bonus, c'est qu'en épilogue, Lemaître nous donne des nouvelles des personnages, des années plus tard. C'est franchement sympa.

Inutile de préciser qu'une fois de plus, je vous conseille de découvrir cette oeuvre via son format audio, tant l'interprétation qu'en fait Pierre Lemaître est vivante, incarnée, habitée, entraînante. Le formidable conteur qu'est Pierre Lemaître excelle prodigieusement dans cette lecture. C'est vraiment un plus !

Une trilogie se déroulant durant les 30 Glorieuses est en préparation, chouette !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 5 Juillet 2021

Cinéma, film, la fine fleur, catherine frot, avis, chronique

Film de Pierre Pinaud

Avec Catherine Frot, Melan Omerta, Fatsah Bouyahmed

Synopsis ; Eve Vernet a été la plus grande créatrice de roses. Aujourd'hui, elle est au bord de la faillite, sur le point d'être rachetée par un concurrent puissant. Véra, sa fidèle secrétaire, croit trouver une solution en engageant trois employés en insertion sans aucune compétence horticole... Alors que quasiment tout les sépare, ils se lancent ensemble dans une aventure des plus singulières pour sauver la petite exploitation.

Mon humble avis : Et bien les amis, plus jamais je ne regarderai les roses, ni ne les sentirai de la même façon. Je n'imaginais pas qu'il existait tant de variétés, qu'elles nécessitaient tant de soins et de travail, que tant d'hybridations étaient possibles, ni qu'il régnait une telle compétition dans le milieu de la rose, avec d'aussi importantes conséquences pour chacun. Bref, j'ai découvert, grâce çà ce film, cet univers sur lequel je ne m'étais encore jamais penchée.

Bon, un film avec Catherine Frot, je ne me pose pas de question, j'y vais... et rentre rarement, voire jamais déçue. Avec La Fine Fleur, j'ai failli l'être, car j'ai constaté quelques flottements dans le film, d'autant que de prime abord, le personnage d'Eve Verner ne déborde pas de franche sympathie. 

Et puis le charme agit vraiment, les personnages évoluent, s'influencent mutuellement, font tous un pas vers l'autre. Cela donne un film frais, positif, tendre, tranquille aussi. Un peu d'émotions, quelques sourires, mais pas de franche rigolade, nous ne sommes pas dans une comédie.

Ce film rend hommage au travail méticuleux des créateurs de roses, mais aussi, plus largement, à ceux qui travaillent la terre avec passion et dévotion, avec les aléas que l'on connaît hélas. C'est aussi un film d'apprentissage, qui montre l'importance du partage et de la transmission du savoir et des compétences. Il y a un aspect comédie sociales avec deux mondes qui se percutent avant de se rencontrer... Catherine Frot, isolée sur son trône fragilisé et trois personnages bien différents, en réinsertion, qui nous montrent que chacun mérite une deuxième chance, et que la solution aux problèmes émane parfois de notre opposé. Le film nous montre aussi que le travail que l'on fait est aussi important que ceux avec qui on le réalise.

Bref, un chouette film, coloré de roses qui fait autant de bien aux yeux qu'au coeur. A voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Juillet 2021

Mini série 8 épisodes - 2021 - Terminée

Créée par Paul Orio

Avec Mario Casas, Aura Garrido, Alexandra Jiménez

Synopsis : En s'interposant dans une bagarre, Mat a tué un homme. Sorti de prison, il refait sa vie, mais voilà qu'un appel vient tout détruire. 

Mon humble avis : Cette fois ci, c'est l'Espagne qui s'y colle pour adapter le roman éponyme d'Harlan Coben pour Netflix. Coben qui d'ailleurs, figure au générique à de multiple reprise...

C'est donc du Coben, donc du thriller... Super bien ficelé ! Et qui nous accroche au canapé ! Durant les 3 premiers épisodes, qui s'intéressent à des personnages différents, on a du mal à imaginer qu'on regarde bien la même série. Et puis, tout se met en place. Enfin, se mettre en place est vite dit, c'est plutôt la débandade pour notre héros, et un terrible voyage autant dans le doute que dans l'horreur humaine. D'ailleurs, quelques scènes sont difficiles... Pour le téléspectateur, c'est oppressant à souhait ! Evidemment au fil du temps, on se perd un peu dans la bobine que l'on serait bien incapable de ré-enrouler, mais c'est fait pour nous dans les scènes finales. Alors innocent ou pas ? Vous le saurez dans les dernières minutes, et ce sera à vous de juger. Qu'est-ce qui compte le plus, l'acte ou le mensonge ?

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Titre français : la vie en couleurs

Documentaire BBC (Angleterre /Australie) : 3 épisodes

Avec David Attenborough

Grâce à une technologie innovante, ce docu-série explore la nature sous un angle nouveau et montre comment les animaux utilisent la couleur pour survivre et prospérer.

Mon humble avis : Documentaire magnifique, réellement passionnant, même fascinant, et accessible. De superbes images animalières qui nous permettent de mieux comprendre la vie, les réactions etc des animaux dans leur milieu naturel. Cela va du tigre du bengal aux minuscules grenouilles du Costa Rica, en passant par de nombreux oiseaux. Les animaux ne voient pas les couleurs comme nous. Nombre d'entre eux adoptent le mimétisme avec leur environnement ou l'imitation d'autres animaux, pour tromper le prédateur. Changements de couleurs en fonction du climat, des périodes de l'années (nuptiale) ou autre. Le documentaire explique le fonctionnement de la polarisation de la lumière et des couleurs, qui fait que les animaux voient également dans la nature des choses qui nous sont invisibles. Et fait assez drôle, j'ai regardé ce documentaire un dimanche soir, en rentrant d'une sortie LPO... Le guide ornithologique nous avait justement expliqué, le matin même, la polarisation de la lumière et ses effets. Ce docu m'a donc permis d'approfondir la question et déjà, de réviser pour mieux mémoriser !

 

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Film Netflix / Mai 2021 / Thriller

De Tracy Letts et A.J Finn

Avec Amy Adams, Anthony Mackie, Fred Hechinger

Synopsis : Anna Fox, une psychologue pour enfants agoraphobe vivant cloîtrée dans sa demeure new-yorkaise, se met à espionner par la fenêtre la famille d'allure parfaite qui s'est installée de l'autre côté de la rue. Sa vie bascule quand elle assiste par hasard à un crime épouvantable.

Mon humble avis ; Un thriller psychologique-gothico- parano ! Le suspense est là, donc nous sommes ferrés. Le jeu d'Amy Adams est impeccable, qui aide à nous balader dans cette intrigue où l'on a du mal à distinguer le vrai du faux.  Cela se regarde donc facilement, mais étrangement, j'avais l'impression d'être devant un film de série B... qui joue sur les poncifs du genre, mais qui nous piège bien tout de même... même si on l'oublie bien vite. Il ne fait pas partie de ces films qui vous hante longtemps après, ce que la bande annonce semble promettre. De plus, on ne croit pas vraiment aux décors démesuré et outranciers de ce huis clos... Le décor est là pour l'ambiance, mais il alourdit l'ensemble.

 

Bon, maintenant que les salles de cinéma nous ouvrent de nouveau bras et portes, je pense que mes chroniques Netflix vont s'espacer un peu plus. Et si dans quelque temps, je constate que je ne profite plus de mon abonnement, je le résilierai ! A suivre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Netflix et VOD

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Publié le 1 Juillet 2021

Roman, Le baby-sitter, Jean-Philippe Blondel, avis, chronique, blog

Roman - Editions Pocket -  256 pages - 6.95 €

Parution d'origine : Buchet / Chastel en 2010

 

L'histoire : A 19 ans, Alex, étudiant en fac d'anglais, a bien du mal à joindre les deux bouts, bien avant la fin du mois. Il dépose donc, à la boulangerie de son quartier, une annonce qui propose ses services de baby-sitter, histoire de gagner quelque argent. Un baby-sitter, voilà qui en étonne plus d'un. Mais Alex va devenir le baby-sitter régulier de quelques familles... Est-ce le hasard ou la présence d'Alex , mais dans chacune d'entre elles, la vie va changer, voire même être bouleversée.

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Jean-Philippe Blondel est un romancier dont j'ai vivement apprécié toutes mes lectures, sauf la dernière : La grande escapade.

Ces derniers temps, j'ai été plutôt malchanceuse dans mes choix de livres qui se sont souvent révélés laborieux à achever.  Aussi, ce roman de Blondel semblait adéquat pour sortir de cette spirale, d'autant que la 4ème de couv indique "un roman plein d'humanité et de tendresse".

Et c'est vrai... Mais cette humanité dépeinte dans ce roman est assez cruelle, en tout cas, difficile... Dans cette histoire, chaque personnage va vivre une épreuve ponctuelle ou durable, en tout cas, un chamboulement dans la vie... dont il est parfois difficile, voire impossible de se remettre. Le drame va en effet très loin, même s'il est entouré d'une révélation surprenante par la suite, il est tout de même bien bouleversant.

Avec Alex, on entre donc dans l'intimité de plusieurs familles, intimités fort bien dépeintes par Jean-Philippe Blondel. L'une sur-couve l'enfant unique né après des années de mariage, une autre se sépare, une autre subit l'éloignement géographique pour le travail (et ses conséquences), dans une autre, on semble fuir un fantôme mystérieux etc. Blondel nous parle intelligemment de personnes lambdas, comme vous et moi... Que rien ne semble distinguer des autres et pourtant... Chacun a son histoire, ses difficultés, sa légende, sa détresse, ses faiblesses et sa force. Car oui, entre baby-sitter et confident, il n'y a qu'un pas.

J'avoue, j'ai eu du mal à apprécier Alex. Je l'ai trouvé mou, manquant de caractère, d'ambition, de suite dans les idées. J'ai été surprise de constater, à travers ce roman, que nombre d'étudiants considèrent leur arrivée à la fac comme l'accès à l'indépendance... également financières. Pour moi, celle-ci est la suite logique des études, mais elle n'est pas concomitante... En tout cas, elle n'est pas un but, même si elle est parfois une obligation par manque de moyens pécuniers familiaux.

Je suis entrée dans ce roman, qui démarre presque sur les chapeaux de roues, avec allégresse, les pages se tournaient toutes seules, l'écriture est évidemment agréable... Et puis le rythme a faibli et certaines situations sont devenues redondantes à mes yeux. Le sujet principal reste la parentalité, sous toutes ses formes et avec toutes ses conséquences, même les plus discrètes, même les moins spectaculaires, même les plus inattendues, même les plus dramatiques. Mais aussi le passage à l'âge adulte et la rencontre de deux générations.

Mais cette histoire à une belle fin, symboliquement réussie !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Juin 2021

Une petite pause de 8 - 10 jours pour cause départ en vacances... tant attendues ! Avec le Covid, mes dernières vacances remontent à une éternité il me semble... Septembre 2019. Bon, je ne suis pas à plaindre étant donné mon lieu de vie qui donne facilement l'impression d'être en vacances et de voir de splendides paysages. Mais tout de même !

Direction la Haute Vienne ! Je pars camper dans ce camping en bordure de lac. Une semaine de plein air, de nature, de balade, de repos,  de calme, de découverte, de photos, de déconnexion ! Le tout en solo !

Je suis déjà allée là-bas juste en étape de 24h il y a 3 ans, je m'étais depuis promis d'y retourner tant j'avais adoré le lieu, ou du moins l'approche que j'en ai faite. 

A bientôt (avec de belles photos !) et à tous et à toutes, je vous souhaite un bel été qui commence ce jour !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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