Publié le 27 Février 2021

oiseaux, accenteur mouchet

Comment s'est arrivé... Le 12 décembre 2020, premier jour autorisé à plus d'un kilomètre de chez soi, j'ai enfilé mes chaussures de marche pour faire mes 9.2 km près du canal, armée de mon téléphone portable. A mi chemin, j'ai rencontré un pinson, que j'ai pu mitrailler avec les moyens du bord. De retour chez moi, j'ai partagé une photo sur la page facebook "Oiseaux de France"... Et me voilà à passer un temps fou à regarder les photos des autres et à constater que peut-être près de chez moi, existait une multitude d'espèces d'oiseaux ! Le premier janvier, je me suis levée tôt pour aller observer la nature, avec un appareil photo un peu plus puissant que mon portable, mais toujours compact. Je suis rentrée ravie de mes prises et de mes observations d'oiseaux. La graine était germée en moi, une nouvelle passion, un centre d'intérêt obsédant et tellement enrichissant. Depuis, il ne se passe quasiment pas une journée sans que je ne sorte au moins une heure, à la recherche d'oiseaux. Je parcours aussi les berges des étangs d'Ille et Vilaine. En un mois et demi, c'est plus de 20 espèces que j'ai découvert et appris à reconnaitre. Je me suis acheté un guide ornithologique, et ai réinvesti dans un appareil photo bridge avec un zoom plus puissant. Les oiseaux sont devenus pour moi un intérêt spécifique réel, vécu avec et grâce à mon autisterie, à fond la caisse !

Aujourd'hui, je vous présente l'accenteur mouchet, un oiseau dont j'ignorais encore l'existence début janvier, et que je rencontre désormais presque à chacune de mes balades.

L'accenteur mouchet est un passereau qui est le plus souvent solitaire. De par la couleur de son plumage, il est discret, même s'il a la taille d'un rouge gorge. Il peut facilement passer inaperçu et se faufile très souvent dans les buissons. Ses couleurs, de loin ou pour l'oeil non averti, peuvent faire penser au moineau.

Son bec est fin, aussi l'accenteur mouchet est donc principalement insectivore. Mais il ne dédaigne pas les petites baies et quelques graines. Sa diète varie selon les saisons. À la belle saison, il est surtout insectivore et capture ses proies, des insectes et leurs larves et d'autres petits invertébrés, au sol, plus rarement dans la végétation basse, et en tout état de cause, jamais au vol. Son bec fin mais assez robuste est adapté à soulever les feuilles de la litière pour déloger les proies animales qui sont dessous. 

Par grand froid, comme les autres oiseaux, il gonfle ses plumes pour se réchauffer. Le dimorphisme sexuel n'est pas vraiment marqué. Le gris du mâle est juste un peu plus appuyé.

L'accenteur mouchet n'est pas monogame ! Les suivis ont montré l'existence de relations extraconjugales et de partenaires surnuméraires.

L'accenteur mouchet pèse environ 20 grammes, pour une longueur de 14 centimètres et une envergure qui varie entre 19 et 21 cm. Ses couvées vont jusqu'à 5 oeufs, couvés pendant deux semaines. Une femelle peut faire deux couvées par saison de nidification en milieu tempéré.

Son chant est fait de sons grinçants et aigus "tiii" , "triu" et de petites phrases plus flutées.

On peut observer l'accenteur mouchet en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen Orient et dans toute la Russie. En Espagne, Italie et Grèce, il ne sera présent qu'en hiver. C'est un migrateur partiel.

L'accenteur mouchet, avec sa tenue de camouflage, est vraiment discret. Mais une fois que l'on a appris à le reconnaitre et à l'observer, on le voit un peu très souvent ! Voilà, j'espère que cette petite présentation de ce bel oiseau vous a donné envie d'aller à sa rencontre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 25 Février 2021

Yann Queffelec,  Les affamés, nouvelles, littérature, chronique, critique, avis, blog

Nouvelles - Editions Livre de Poche - 186 pages - 5.60 €

Parution chez livre de poche en 2007

L'histoire : Les Affamés sont tous ceux que je fus ou m’imaginais devenir autrefois –gosses rêveurs, menteurs, casse-cou, voyeurs, adolescents violents, trouillards, généreux–, trop seuls pour avoir quelque chose à donner ou trop avides pour être attirants. Héros enfantins, ils ne seront jamais tout à fait grands ni satisfaits. Avec Les Affamés je revis bien des erreurs que j’ai faites pour ne plus être un insatiable paumé. (Y.Q)

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : J'ai acheté ce recueil de nouvelles il y a 10 ans, au salon du livre de Rennes, lors des premières retrouvailles avec les blogueuses bretonnes... Ca date ! Lors de la dédicace, je me souviens que Yann Queffelec regrettait l'ordre de présentation des nouvelles, et me conseillait de lire la première en dernier...C 'est ce que j'ai fait, et je pense que cela n'a pas changer grand-chose à ma non appréciation de cette lecture.

Je suis peut-être un peu fautive aussi, car à la base, je ne suis pas très friande du format recueil de nouvelles. Il n'empêche... Je n'ai trouver aucune branche à laquelle, deux ou trois nouvelles m'ont peut-être plus parlé que les autres, mais dans ce cas, c'est le sens de leur chute qui m'a échappé. Aucun des personnages ne me restera en mémoire, il m'a semblé que Yann Queffelec était vraiment trop implicite pour que je saisisse où il voulait en venir. Le seul lien entre chaque histoire : c'est l'Amour, dans tous type de relation où il émerge et la jeunesse... Trop, pas assez, mal exprimé, maladroit. Souvent glauque, parfois barré, pas une once d'optimisme, des récits parfois très nébuleux, où je n'ai pas trouvé mes marques malgré ma concentration.

Bref, une première rencontre manquée avec la plume pourtant agréable de cet auteur breton, que j'aurais aimé adorer ! Bon, il me reste "les noces barbares" dans ma PAL... On verra alors !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Février 2021

Roman - Edition Livre de Poche - 356 pages - 7.10 €

Parution poche 2015, Flammarion 2013

L'histoire : Marianne a 26 ans et est professeur de Français à l'université de Nanterre. Nous sommes en 1967. Elle accepte la proposition qui lui est faite : un remplacement de 9 mois à l'UTC du Cap, en Afrique du Sud. Elle débarque ainsi, avec très peu d'informations en tête, dans un Etat en plein apartheid. Au fil de ses rencontres, Marianne ira de surprises en horreurs et sera amenée à se dépasser.

Tentation : Pitch et couv

Fournisseur : Ma CB le jour du 2ème confinement

 

 

Mon humble avis : Coup de coeur sans hésiter pour ce roman que j'ai lu, hélas pas d'une traite, mais très vite, car vraiment embarquée par son sujet. Non seulement l'histoire est rondement menée, mais aussi et surtout, ce roman est très intéressant et instructif sur l'Histoire de l'Afrique du Sud. Comme j'ai eu la chance d'aller visiter ce grand pays il y a un an et demi, j'avais vraiment bien potassé le sujet avant... On n'arrive pas les mains dans les poches en Afrique du Sud, si l'on veut comprendre et appréhender au mieux cette nation. Aussi, cette lecture fut pour moi non pas forcément un apprentissage, mais une bonne piqûre de rappel.

Ancien reporter en Afrique du Sud sous Mandela, Frédéric Couder vit encore la moitié de l'année là-bas. Autant dire qu'il maîtrise parfaitement son sujet et le rend très accessible.

La narration est menée par Marianne elle-même. Mais, à intervalles réguliers, le romancier prend sa place pour conter ce dont elle n'est pas témoin.

En 1967, Mandela est prisonnier sur Robben Island depuis 4 ans... Quatre millions de blancs dominent vingt millions de noirs, et le démantèlement du fameux District 6, à Cap Town, commence et échauffe tout le monde. District 6 est un quartier mixte, joyeux où le vivre ensemble est parfait... mais cela dérange l'Etat.

Au fil des jours et de ses rencontres, Marianne se prend de plein fouet la réalité de la vie sous l'apartheid, sous les lois aussi abjectes qu'ubuesques, et la férocité de la police secrète qui traque le moindre comportement contre le gouvernement, que vous soyez noir... ou Boer... ou blanche et française. Les différents points de vues distillés dans cette histoire permettent aux lecteurs de comprendre l'ampleur du désastre, et la complexité du pays "L'Etat policier où l'on vit le plus heureux sur terre"... Si l'on est de la bonne couleur, et si l'on est d'accord avec le gouvernement. Donc bref, si l'on tient à ses petits privilèges et que l'on classe sans honte la population noire au rang animal. Marianne rencontrera, entre autres, Denise une avocate qui défend les droits de l'homme, Victor, un chirurgien blanc à priori sans histoire et bien favorisé... Mais là-bas, Marianne apprendra à se méfier des apparences. Ses amis ont aussi leurs secrets, et ceux-ci vont mener Marianne dans de folles aventures, qui pourraient être historiques.

Je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler... D'ailleurs évitez de lire la 4ème de couv, un peu trop bavarde à mon goût. Mais sachez que Frédéric Couderc ne fait que glisser des personnages fictifs dans des faits historiques. Et même cette fameuse aventure, même si elle n'a pas été réalisée, a été envisagée à l'époque.

J'ai acheté ce roman dans le rayon thriller... Une erreur d'aiguillage sans doute influencée par le bandeau signé Caryl Férey... Certes, les trente dernières pages montent terriblement en tension et en suspense, certes, on sent tout au long du roman qu'il va se passer quelque chose d'immense, de grandiose et de bouleversant, mais pour autant, je considère qu'Un été noir et Blanc n'est pas un thriller, mais un roman sur une année historique en Afrique du Sud. A lire !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Février 2021

Fort La Latte, près du Cap Fréhel, en côtes d'Armor. J'avais déjà randonné dans ce coin là il y a quelques années, mais sans visiter le fort. J'ai réparé cette impasse en août dernier, par une météo qui est devenue clémente et magnifique en après-midi.

Depuis Fort La Latte, la vue est splendide, qui offre presque un 360 degrés sur la Manche. Si vous avez l'occasion de vous rendre par là-bas, n'hésitez pas ! Et si l'occasion ne se présente pas, et bien créer là ! Et pour info, pas très loin du parking qui donne sur le sentier pour se rendre au fort, il y a une crêperie mémorablement délicieuse !

Fort La Latte, et le château de la Roche Goyon, une visite incontournable !

Un peu d'histoire et de Wikipédia :

Le château est construit au xive siècle par le seigneur de MatignonÉtienne III Goüyon. La construction du château commença dans les années 1340, son donjon date des années 1365-1370.

En 1379, à la suite du retour d'exil du duc de Bretagne Jean IV, le château fut assiégé par Bertrand Du Guesclin. Le château est attaqué et pris une seconde fois en 1597 lors des guerres de Religion, cette attaque de la Ligue catholique envers les occupants fidèles à Henri IV marque un temps d'abandon de l'édifice qui est partiellement incendié. Ce n'est qu'au xviiie siècle, sous Louis XIV, que le château reprend son intérêt stratégique et est bastionné.

Il servira jusqu'à la fin du Premier Empire où l'évolution des techniques militaires conduisit à son inadaptabilité. À partir de 1892, il fut vendu à divers propriétaires privés avant d'être acheté par un passionné Frédéric Joüon Des Longrais en 1931 qui entreprit de lourds travaux de restauration.

L'électricité n'arrive au château qu'en 2001.

UN DIMANCHE A FORT LA LATTE
UN DIMANCHE A FORT LA LATTE
UN DIMANCHE A FORT LA LATTE
UN DIMANCHE A FORT LA LATTE
UN DIMANCHE A FORT LA LATTE
UN DIMANCHE A FORT LA LATTE
UN DIMANCHE A FORT LA LATTE
Au loin, le Cap Fréhel

Au loin, le Cap Fréhel

UN DIMANCHE A FORT LA LATTE
UN DIMANCHE A FORT LA LATTE
UN DIMANCHE A FORT LA LATTE
UN DIMANCHE A FORT LA LATTE
UN DIMANCHE A FORT LA LATTE
Au cap Fréhel... Je vais avoir l'occasion d'y retourner prochainement, pour la saison de nidification. Ce rocher, appelé le fauconnier, est réputé pour accueillir nombre de nids d'oiseaux marins.

Au cap Fréhel... Je vais avoir l'occasion d'y retourner prochainement, pour la saison de nidification. Ce rocher, appelé le fauconnier, est réputé pour accueillir nombre de nids d'oiseaux marins.

Et un lieu bien beau et paisible sur la route du retour.

Et un lieu bien beau et paisible sur la route du retour.

UN DIMANCHE A FORT LA LATTE

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 19 Février 2021

Erik Orsenna, dernières nouvelles des oiseaux, roman, avis, critique, chronique, blog

Roman - Editions livre de poche - 152 pages - 6.70 €

Parution Poche 2007, Stock 2005

L'histoire :  Un président préside à une remise de prix dans un lycée. Au cinquième très bon élève récompensé, il baille et se dit : qu'ils sont ennuyeux ces bons élèves, pourquoi ne couronner d'autres enfants, des talents cachés, des passionnés qui explore sans relâche, qui ne supportent que la liberté, que les devoirs qu'ils se donnent à eux mêmes ?

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Suite à cette remise de prix peu conventionnelle, le président invite 7 enfants passionnés sur une île très isolée... A eux de tirer profit de cette situation et de leurs centres d'intérêt pour créer, se réaliser, grandir et vivre l'exception. Parmi ces enfants, l'un est passionné par les escaliers, l'autre par les roues, l'un par les nuages, l'une par les moteurs etc...

Ce cours roman illustré d'Erik Orsenna (de l'Académie Française) est comme une parabole. Une parabole qui pointe du doigt le système éducatif français qui enferme certains enfants dans un environnement qui ne leur convient pas, qui ne prend pas en compte leur spécificité, leur passion, leur façon d'être, leur génie tout simplement, au nom de l'apprentissage général à tout prix. Et c'est ainsi qu'un bel avenir, que des idées de génie dorment faute d'écoute, faute de vision, faute d'ouverture d'esprit et de curiosité de notre société qui préfère formater, mettre tout de monde dans le même moule. Or il est bien des êtres qui sont hors normes, qui étouffent dans ce moule, qui dépasse de partout. 

Erik Orsenna met donc en scène 7 de ces enfants, sur une île, avec pour encadrement, une animatrice excentrique qui use de son piano à tous vents et d'un ancien entraineur de foot à la retraite. Une énorme tempête va s'abattre sur l'île. Les enfants refuseront les secours et décideront de s'en sortir par eux-mêmes. Réunissant leurs savoirs faire et leurs passions, ils décident de construire un avion avec les moyens du bord...

Ce roman est un hymne à la liberté, à la différence, aux passions, aux rêves. Les passions et les rêves rendent souvent solitaires... Mais si tôt qu'une cause commune pointe le bout de son nez, c'est une formidable synergie créatrice qui se met en route. Faire confiance aux jeunes, utiliser le savoir-faire des plus anciens (via l'ancien entraineur de foot). Que des messages bien clairs pour s'assurer un avenir prometteur.

J'ai bien apprécié cette lecture (malgré mes 3 pattes), mais en tant qu'adulte, je l'ai trouvée un peu trop légère dans son format. Je pense que ce texte est peut-être plus dirigé vers un public collège lycée, même si les adultes y dénicheront tout de même de belles philosophies et leçons de vie.

"Pourquoi j'aime les cercles ? Ils n'ont ni début ni fin".

"La honte est un microbe tenace. Aucun médicament n'est efficace contre lui. Il faut de grands projets pour s'en débarrasser."

"La passion est une armure".

"Les idées sont comme les lapins : elles ne restent pas longtemps seules."

"Chaque histoire a son rythme, chaque chemin sa ramification qu'il faut respecter sous peine de manquer l'essentiel, des péripéties capitales et des personnages qui paraissent secondaires et qui pourtant sont clés."

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 17 Février 2021

Roman - Editions Ecoutez lire - 7h51 d'écoute - 20 €

Parution Gallimard en Août 2019

L'histoire : Les Farel forment un couple de pouvoir, et d'apparence parfaite. Jean est un journaliste politique très renommée. Claire est une essayiste reconnue pour ses engagements féministes. Leur fils, Alexandre étudie dans une prestigieuse université américaine. Mais un jour, tout dérape et l'équilibre social s'écroule. Alexandre est accusé de viol...

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : J'hésitais à me lancer dans cette lecture, pensant y trouver un énième rebondissement sur le mouvement et hashtag #meetoo, dont je sature au niveau des informations et de la presse. Mais en fait, pas du tout !

Karine Tuil (que je n'avais jusqu'ici jamais lue)  déborde ici de talent pour nous livrer un roman complètement addictif, que l'on écoute (ou lit) dans l'urgence... D'ailleurs cette dernière est très bien rendue par l'interprétation de Constance Dollé.

Il faut un certain temps pour parvenir au sujet en lui-même. Karine Tuil installe bien ses personnages dans ce qu'ils sont pour en mêmes, et ce qu'ils sont et représentent socialement. Et pourtant, point de longueur dans cette première partie. Puis arrive la nuit du drame et tout ce qui en découle, garde à vue, avocat, déchainement de la presse et deux ans plus tard, le procès, qui occupe toute la suite de cette histoire. Nous sommes presque en huit clos dans le palais de justice.  Et là, le lecteur est assez malmené dans ses convictions... Car oui, je dirais que le sujet central de ce roman sont les convictions. L'intime conviction... Qu'il est parfois difficile de ressentir sereinement quand le doute peut s'avérer raisonnable et que des vies sont en jeu. Les convictions qui dictent nos vies et nos conduites, mais qui s'effondrent sitôt que le sujet de celles-ci nous concerne d'un peu trop près... et qu'alors tout vacille. La conviction d'avoir fait comprendre qu'on ne voulait pas, la conviction de n'avoir pas perçu le moindre signe de refus... Ce roman n'est pas sur le consentement, mais sur la perception ou pas de celui-ci, en fonction de la manière dont celui-ci est manifesté ou pas.

Karine Tuil montre ici que dans certain cas de crime sexuel, tout n'est pas forcément noir ou blanc dans l'esprit du coupable présumé comme dans celui de la victime. Et qu'il en est de même pour la justice. On découvre de l'intérieur ce procès, tout ce qui est pris en compte dans la vie des uns et des autres pour aboutir à un jugement, notamment, le milieu social et le niveau d'éducation. Et le risque, pour la justice, d'accuser à tort et de gâcher une vie... Ou encore, de ne pas entendre la victime comme il se doit, et de l'empêcher ainsi de se reconstruire en ne reconnaissant pas sa douleur et son statut de victime.

Bref, plutôt que de donner des certitudes sur le sujet délicat qu'est le viol, l'abus sexuel, ce roman les ébranles plutôt, démontrant que dans certains cas, les deux parties peuvent sincèrement penser avoir raison et avoir été clair dans l'expression de leurs envies ou non envies. La subtilité des perceptions de chacun, en fonction parfois, de ce que la vie à fait d'eux.

C'est cette réflexion que nous propose Karine Tuil dans les choses humaines, en tout cas, c'est ainsi que je l'ai saisi. Tout en développant d'autres sujets (comme le milieu des médias, le jeunisme, ou encore l'impossibilité égotique pour certains de se retirer de la scène à l'âge où les autres sont en retraite), Karine Tuil maitrise parfaitement son sujet, l'analyse du comportement de ses personnages, et le rythme qu'il convient à ce roman. Captivant vraiment, à lire !

PS : Ce roman a obtenu le prix Goncourt des Lycéens 2019

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Février 2021

Film Netflix 2020 de Ben Wheatley

Avec Lily James, Armie Hammer, Kristin Scott Thomas

 

En Angleterre, une jeune mariée s'installe dans le domaine familial de son époux, où elle est poursuivie par l'ombre obsédante de la première femme défunte de son mari.

Mon humble avis : J'ai beaucoup aimé cette nouvelle adaptation du roman de Daphné du Maurier : Rebecca. J'ai écouté la version audio de ce livre il y a quelques années, aussi, le film m'a permis de me rafraichir la mémoire sur l'issue finale de l'histoire. Il m'a semblé que l'atmosphère est très fidèle à celle du bouquin, ou en tout cas au souvenir que j'en avais. La tension monte, le suspense s'installe, et Kristin Scott Thomas est impeccable dans le rôle de l'inquiétante Madame Danvers. Le malaise est visible de partout ! L'esthétique du film est également bien réussi. Hitchcock avait proposé sa version... que je n'ai pas vue. Je ne peux donc point comparer. Mais avec ce film Netflix et l'atmosphère du Maurier, j'ai vraiment passé un bien agréable moment.

 

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Le garçon qui dompta le vent, cinéma, film, netflix, malawi, avis, critique, chronique

Film Britanique de Chiwetel Ejiofor - 2019

Avec Chiwetel Ejiofor, Maxwell Simba, Aïssa Maïga

Contre toute attente, un jeune Malawite de 13 ans invente un système ingénieux pour sauver sa famille et son village de la famine. 

Mon humble avis : Film magnifique, prégnant, bouleversant... Mais qui ne joue pas sur la corde sensible. Il est question de famine au Malawi, mais les images insoutenables nous sont épargnées. Le garçon qui dompta le vent est inspiré de l'histoire vraie de William Kamkwamba et de son livre best seller. 

Chiwetel Ejiofor, réalisateur et acteur, a déjà été vu dans de grands films, hollywoodiens ou autres, tel 12 years of slave. On connait Aïssa Maïga en France notamment via le film "Il a déjà tes yeux. Quand au jeune garçon Maxell Simba, c'est un acteur Kenyan. De très beaux décors naturels.... Qui nous font prendre de plein fouet la violence des éléments naturels sur les récoltes... Ce qui mènent ensuite aux famines. Une année, ce sont les inondations que subissent la famille et le village de William, accentuées par l'abatage des arbres, l'année d'après c'est la sécheresse. Le tout, avec un climat international tendu (2001 et les attentats de New York qui ont des répercussions financières jusqu'au fin fond de l'Afrique) et un gouvernement pas si démocratique que ça et corrompu... On sait par le synopsis que l'histoire finit bien, néanmoins, on trépigne, on enrage, on s'impatiente... Car personne n'aide ni ne croix en William qui a pourtant bien la solution contre le problème du manque d'eau. Il est viré de l'école car ses parents n'ont pas les moyens de payer etc... Tant de temps perdu... Et autant de décès qui auraient pu être évités. Un film qui prouvent une fois de plus l'importance viscérale de l'accès l'éducation et l'instruction de tous... Car c'est dans l'instruction que l'on trouve les solutions pour contourner les désastres...

Des scènes qui font réfléchir... Des scènes qui ressemblent à ce qui se passent en France le premier jour des soldes... Ici, c'est pour une télé soldées, la-bas, c'est pour 15 kilos de céréales. Ou lorsqu'un confinement est annoncé, que les files s'allongent devant les hypermarchés... Parce que nous avons peur de manqué. Là-bas, c'est l'estomac vide depuis plusieurs jours qu'ils espèrent quelques kilos de céréales. A voir, un film qui remet la valeur des choses et des êtres à sa place.

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Film espagnol de Gerardo Olivares (2016)

Avec Maribel Verdu, Joachim Furriel, Joachim Rapalini

Une mère emmène son fils autiste jusqu'en Patagonie dans l'espoir qu'un ranger et un groupe d'orques sauvages pourront l'aider à établir une connexion émotionnelle. 

Mon humble avis : Un film à l'esthétique parfaite. Superbes images de la Patagonie, paysages somptueux et pittoresques, l'océan, les étendues infinies, le calme (certes, le film ne se déroule pas en pleine tempête), le silence bienfaiteur, on y resterait bien plus longtemps. Les photos animalière avec les orques sont aussi de toute beauté et et filmées avec grâce. Vraiment, on en prend plein les yeux.

Le scénario est inspiré d'une histoire vécue (le roman existe). Il ne réserve pas beaucoup de surprise mais il est agréable, bienveillant, les émotions sont vraies, les comédiens à la bonne place... Et Joachim Furriel déploie un charme indéniable !!!

Le phare aux orques a le mérite d'évoquer la difficile question de l'autisme profond et non oral avec justesse... même si je doute un peu de la fin... A t-elle vraiment été vécue comme telle ? Mais bon, nous sommes au cinéma... Et en même temps, la réalité dépasse souvent la fiction. Ce film délivre un magnifique message de protection de la nature, du mystère animalier, du bien fait de la proximité des animaux lorsqu'il y a un mal être. Il montre aussi comment faire un bout de chemin pour parvenir à l'entrée du monde de l'autre, et y être mieux accueilli... Entre l'Homme et l'animal et vis et versa... Mais aussi entre l'adulte et l'enfant autiste. Un très beau film,  apaisant, à mon sens réussi !

 

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Film Netflix 2019 - 2h07

Action / Policier de Michael Bay

Avec Ryan Reynolds, Mélanie Laurent, Manuel Garcia-Rulfo

Ce qu’il y a de mieux avec la mort ... c’est la liberté. La liberté de lutter contre l'injustice et le mal qui rôdent dans notre monde, sans que rien ni quiconque ne vous arrête.
Six individus, issus des quatre coins du monde, tous, les meilleurs dans leur domaine, ont été choisis non seulement pour leurs compétences, mais aussi pour leur désir unique d’effacer leur passé afin de changer l'avenir.  La bande est réunie par un leader énigmatique, dont le seul objectif est de s'assurer que tous tomberont dans l’oubli mais que leurs actions, pour sûr, leur survivront.

Mon humble avis : Si on regarde ce film (ce que j'ai fait pour mon réveillon solitaire du 31/12) au premier degré, on soupire devant ce surplus de clichés, de même pas mal ni égratigné, d'irréalisme au possible. Si on le regarde au 2ème ou 3ème degré, ça passe mieux. D'ailleurs durant le premier quart d'heure, on se demande si le but du film n'est pas de dresser une caricature humoristique de ce genre de ciné d'action. Tout y est bien stéréotypé et calibré... jusqu'au personnages. On se demande bien ce que Mélanie Laurent est allée faire la dedans... Mais bon, elle est jolie et a de beaux yeux bleus.

Le côté spectaculaire et effets spéciaux du films sont bien orchestré et mis en scène, au millimètre près. Bien sûr, il y a des moments de suspens intense, le tout, dans une violence que l'on ne montrera pas aux plus jeunes, même si, vu par un adulte, c'est plutôt drôle : les dents volent, les têtes se coupent etc. On regardera ce film, genre agence touriste 2020, pour se distraire et on regrettera le côté parfois alambiqué du scénario qui relève du "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Car dans le fond, le scénario est d'une simplicité nette, mais dans la forme, des tas de flash-back ont été ajoutés pour faire genre "scénario  très construit. Néanmoins 6 undernground dénonce tout de même quelques faits géopolitiques, tels que la mise en place de dictateurs par les occidentaux, ou encore,  les crimes de guerre contre l'humanité négligés quand il y a des enjeux économiques.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Netflix et VOD

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Publié le 13 Février 2021

Roman, Jean-Marie Gourio, Le contraire de l'habitude, éditions Cherche midi, avis, critique, chronique

Roman - Editions Cherche Midi - 236 pages - 17.50 €

Parution le 4 février 2021

L'histoire : Un matin, alors qu'il quitte son appartement pour se rendre au bureau, l'homme ne se dirige pas vers la droite pour prendre le métro comme il le fait tous les jours. Non, il part vers la gauche, et découvre une portion de son avenue qu'il ne connaissait pas. C'est le début d'un sacré périple, d'une aventure extraordinaire dans l'inconnu.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Masse critique de Babelio, merci pour l'envoi !

 

Mon humble avis : Jean-Marie Gourio nous offre ici un roman radicalement anti routine, anti morosité ! Ca fait du bien... Mais il faut aimer la "complètement barré" !

Notre homme prend donc à gauche au lieu de la droite habituelle... Il va vivre une aventure dingue faite de péripéties toutes plus ubuesques les unes que les autres. Le tout, en se laissant aller, en saisissant les opportunités quand elles se présentes, et surtout, en prenant soin de ne contrarier jamais contrarier aucune de la multitude de personnes fantasques qu'il rencontrera, dans des situations toutes aussi saugrenues que ces personnages. L'extravagance de tout cela m'a franchement amusé, les dialogues sont souvent hilarants de non-sens (parfois faux non-sens !), même si certaines scènes sont plus drôles que d'autres. Mais derrière cette gigantesque farce, pointent de l'émotion, des critiques de notre société actuelle et de nos comportements individuels. Ave l'homme, nous découvrons toutes les expériences de vie et rencontres ce que nous manquons à rester dans notre train-train quotidien.

En fait, ce roman est une ode à la fantaisie, à l'ouverture aux autres, à l'inattendu, à l'étrange, à l'inhabituel... Sortir du rang, sortir de sa ligne toute tracé, prendre un chemin de traverse, voilà à quoi nous invite Jean-Marie Gourio. Découvrir l'inconnu qui commence sur le pas de notre porte. Mais attention à ne pas tomber dans l'extrême. Et oui, l'excès de fantaisie fait d'elle une habitude, et comme toutes les habitudes, elle peut finir par lasser et fatiguer. Ne pas faire de la fantaisie une nouvelle prison, mais un espace de liberté !

Quant à moi, je sors de cette lecture vraiment admirative de l'imagination sans borne de l'auteur !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Février 2021

BD, Kia Ora, maoris, Nouvelle Zélande, exploitation humaine

BD - Editions Vents d'Ouest - 3 tomes - 13.90 € /tome

Parution en 2017

L'histoire :  A l'époque le travail était rare en Nouvelle-Zélande. Mais les Maoris formaient une communauté soudée, où l'on oubliait ses problèmes en s'adonnant aux danses et chants en costume typique. Une coutume qui va terriblement intéresser Mr Hartmann, représentant d'une riche société européenne, qui propose au groupe local de partir en tournée de par le monde... Nyree et ses parents acceptent aussitôt. Car ils ne savent pas encore qu'Hartmann va les présenter dans des expositions universelles, à la manière d'animaux rares, et que les Européens « civilisés » ne verront en eux que d'étonnants monstres exotiques...

Tentation : Couv et les 3 tomes dispo en même temps !

Fournisseur : Bib' N°1

Mon humble avis : Voici un triptyque fictif inspiré de faits réels. Ces 3 tomes sont bien agréables à lire et à regarder. Ils nous plongent au début du XXème siècle, en pleine période coloniale, en Nouvelle Zélande. Nous partageons alors les conditions de vies des Maoris, souvent pauvres, qui plus est dans une époque où le travail se fait rare. Arrive alors un Anglais qui voit là la poule aux oeufs d'or... Il emmène une troupe de Maoris pour donner des spectacles en Angleterre. Et malgré un contrat durement négocié via le YMA (Young Maori Party), sur place, rien ne se passera comme prévu. Au bout de quelque temps, nombre de ces Maoris rentreront sur leur terre. Mais une famille, particulièrement nécessiteuse, acceptera un autre contrat qui la mènera à Coney Island, aux Etats-Unis, dans un parc d'attraction.

Le premier tome se déroule uniquement en Nouvelle Zélande et est le plus instructif. En effet, nous partageons et découvrons le quotidien des Maoris de l'époque, ce qui est bien entendu l'occasion de partager leurs coutumes et traditions. Tout cela est approfondi en fin de tome par un cahier qui donne moult informations historiques, sociales, traditionnelles sur les Maoris. Ceci m'a permis de trouver des réponses à des questions que la vie ne m'avait pas encore permis de me poser !

Le deuxième tome se déroule en Angleterre, où les Maoris vont découvrir la vraie nature des fourbes et supérieurs européens qui se croient tout permis. Les Maoris sont supposés être des sauvages alors on attend d'eux qu'ils se comportent comme tels !

Dans le troisième tome, la situation se dégrade encore pour la seule famille ayant accepté de "poursuivre l'aventure". C'est dans un parc d'attraction qu'elle sera exposée, au milieu d'autres curiosités telles que des femmes à barbes, des culs de jatte, des géants, des nains. Bref, l'humain rabaissé plus bas que l'animal et donné autant en spectacle qu'en pâture.

Ce retour dans cette époque est particulièrement troublant et révoltant, surtout lorsque l'on pense qu'un siècle plus tard, c'est même la condition animale qui est dénoncée dans nombres de zoos ou parcs.

Mais ce triptyque est résolument positif. En effet, il met en scène la formidable solidarité et l'importance de l'honneur chez les Maoris. C'est aussi une ode au respect des différences, à l'ouverture d'esprit, à la tolérance, à la richesse qu'apporte "l'autre". En effet, nos trois Maoris malmenés dans le parc de Coney Island vont trouver dans leurs étranges collègues une véritable famille et vivre avec eux d'intenses et inoubliables moments.

Mon seul bémol irait au tome 2 dont les planches sont parfois trop fournies de bulles très garnies, le tout avec une police de caractère pas très grande... A part cela, j'ai aimé vivre avec toutes ses personnes qui donnent de belles leçons de vie, même si le sort qui leur est réservé m'a bien sûr révoltée et émue.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 9 Février 2021

Delphine de Vigan, Littérature, roman, Un soir de décembre, avis, chronique, critique

Roman - Editions Points - 195 pages - 6.90 €

Parution Points 2016, JC Lattès 2005

L'histoire : Matthieu, 45 ans et père de deux garçons, mène une vie équilibrée, sans problème. Il a écrit un premier roman qui a rencontré un vif succès. Il est désormais habitué à lire le courrier de ses lecteurs. Parmi ces lettres, une missive, non signée. Une femme, qui manifestement le connais personnellement. Dans ces lignes, Matthieu reconnait Sara, avec qui il a vécu une fulgurante aventure dix ans plus tôt. L'évocation de ses souvenirs charnels foudroient peu à peu Matthieu, qui se noie dans l'écriture d'un nouveau roman.

 

 

 

Tentation : J'aime beaucoup Delphine de Vigan

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Un soir de décembre est le deuxième roman de Delphine de Vigan. Je pense que si elle n'en n'avait été l'auteure je n'aurais apprécier cette histoire. Mais il y la la magnifique plume de Delphine de Vigan : soignée mais fluide, qui percute et résonne, qui n'a pas son pareil pour écrire l'intime, le rapport au corps, celui de l'autre, mais surtout, le sien, le nôtre.

Il est beaucoup question ici de l'activité de l'écriture romanesque, du lien avec la matière, le papier, le stylo, mais de la relation avec les mots, les phrases. Je pense qu'à ce titre, ce livre devrait séduire les auteurs en herbe, confirmés ou en passe de l'être. Ces passages sont très beaux et intenses, mais personnellement, ils ne me bouleversent pas plus que cela.

Comme le reste d'ailleurs... Cet homme qui va se perdre et perdre les siens lorsque ressurgit du passé une passion fougueuse qu'il a vécu dix ans plus tôt, juste avant son mariage avec Elise. Cette souvenance se fait de façon épistolaire en sens unique, il n'empêche qu'elle obsède Matthieu, qui va plonger dans une sorte de dépression obsédante, ou une obsession déprimante... Revoir Sara, elle lui avoue dans ces lettres qu'elle fréquente son quartier parisien. La chercher, mais non, pas tout de suite, il faut d'abord finir le nouveau roman...

Les faits deviennent vite redondants, lassant pour moi qui ne m'émeut pas (plus) devant les passions "amoureuses" dévastatrices. Et pourtant c'est sublimement consigné par Delphine de Vigan, qui exploite ici vraiment tous les sens du corps. Mais Matthieu ne m'a pas paru sympathique, je ne l'ai pas plaint, son histoire ne m'a pas atteinte.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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