Publié le 29 Décembre 2020

Document - Editions Favre - 156 pages - 19 €

Parution le 5 novembre 2020

Le sujet : Silke Grabherr, professeur, médecin légiste et responsable de service en Suisse, nous offre un tour d'horizon de la médecine légale actuelle, en Suisse et ailleurs, afin de remettre certaines pendules à l'heure ! Le tout, en s'adressant au grand public, avec un rythme et des termes adéquats, à la portée de tous !

Tentation : le sujet

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

Mon humble avis : Si comme moi vous êtes friands de séries policières, fascinés par les interventions rapides et efficaces des médecins légistes, et que captivés par l'intrigue, vous prenez tout pour argent comptant, ce livre est pour vous ! Il l'est aussi si vous êtes juste intéressés ou curieux du sujet, souvent considéré comme un domaine de l'ombre, de sous-sol etc...

Silke Grabherr fait pour nous une autopsie de la médecine légale ! "Comment" ?! allez-vous dire ! La médecine légale n'est pas morte ! Certes, mais elle est très méconnue et souvent malmenée dans les séries policières de ces vingt dernières années. Ces mêmes séries ont rendu très populaire cette spécialité médicale mais prennent énormément de libertés avec la réalité.

Le rapport d'autopsie proposé ici et net et sans bavure ! Chapitre par chapitre, il explore et explique simplement, à force de détails et d'exemples, chaque organe qui compose un service de médecine légale et le quotidien d'un légiste et de son équipe.

J'ai appris beaucoup de choses grâce à cette lecture. Certes, je ne retiendrai pas tout, peu importe, je ne me destine pas à cette profession. Mais il me restera une réelle vue d'ensemble et des zooms sur des faits précis... A y'est, je distingue bien dorénavant la différence entre les lividés cadavériques et la rigidité cadavérique...  Le seul chapitre qui m'ait un peu perdue est celui à propos de l'ADN. L'auteure sait très bien à quels lecteurs majoritaires elle s'adresse, aussi, elle compare les pratiques légales dans les séries policières avec la réalité. Pour cela, elle prend exemple sur Les Experts, NCIS, Risoli and Isle... j'en passe et des meilleures. Et l'auteure s'amuse beaucoup devant de telles séries où l'ADN est connu en 10 mn et donc le coupable découvert en 15 ! Sur les écrans, la médecine légale est "enjolivée", et "glamourisée" pour moult raisons : boucler une enquête en 45 mn, ne pas faire fuir les téléspectateurs, et la rendre plus télégénique... Par exemple, les instruments médicaux y sont le plus souvent miniaturisés, la prise de température du corps ne se fait pas dans le foie... mais par voie anale... Ce qui n'est effectivement pas très glamour dans une série où le médecin légiste est en costard et le premier sur les lieux. Alors que dans la réalité, avant que le médecin légiste ne débarque sur une scène de crime, il y a eu tout un protocole, notamment la déclaration de décès par un médecin "classique".

Au tiroir aussi le mythe des Etats-Unis aux pointes de la science et des techniques de la médecine légale.  Sur ce sujet, l'Oncle Sam est plutôt resté au siècle dernier, et bien souvent, fautes de moyens matériels et humains, les autopsies ne sont qu'externes et non internes, d'où le nombre de meurtres non élucidés. Le fer du scalpel dans le domaine se situe en Europe (France, Allemagne, Autriche...) mais surtout en Suisse. Ajoutez à cela la neutralité de cette dernière, les légistes helvétiques sont souvent sollicités pour des autopsies d'hommes politiques, où sur des terrains ou des cas où deux pays pourraient être en conflit d'intérêts.

Grande découverte pour moi, en Europe, les médecins légistes passent beaucoup plus de temps à s'occuper des vivants que des défunts. En effet, ce sont eux aussi qui interviennent sur des agressions, des viols, des accidents de la route etc. Les autopsies sur réels cadavres sont relativement rares par apport à leurs interventions sur les vivants. Et bien sûr, à côté de cela, il y a "la paperasse" (le rapport d'autopsie") et les séances de témoignages dans les tribunaux.

Les médecins légistes ne sont pas omniscients ! Là où dans une série, un seul légiste va tout deviner depuis l'impact des larves jusqu'à moult détails liés à différentes pathologies ou autres, dans la réalité, un légiste va s'entourer d'un maximum d'experts et les consulter à tout bout de champs !

Mais attention, la médecine légale est un sujet sérieux. Alors, même si Silke Grabherr s'amuse des séries US, elle traite son sujet comme ses patients avec le plus grand respect et fait de son livre un document très enrichissant, étonnant, émouvant, bouleversant aussi par moments. La médecin explique bien l'évolution de sa spécialité au fils des siècles, mais aussi son rôle et son importance actuels, sans oublier ses limites... Et ses inégalités... Et oui, au Bénin, une femme violée doit financer elle-même l'intervention du légiste, et en cas de meurtre, dans certains pays d'Afrique, c'est à la famille de la victime de payer l'autopsie... Qui n'est dans ce cas-là que rarement réalisée, et évidemment, le coupable rarement puni.

Vraiment très intéressant et captivant ! Je recommande ! Maintenant que me voilà bien avisée, la question est : vais-je encore regarder mes séries de la même façon ?! LOL !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

Repost0

Publié le 27 Décembre 2020

Suite de mon année 2020 avec mes 3 catmodels : Aya, Tsingy et Praslin... Que je ne me lasse pas de photographier pour leur beauté ou leurs pitreries. Cela fait 7 ans qu'Aya est à la maison, 6 ans pour Tsingy et un peu plus de 4 ans pour Praslin.

Praslin

Praslin

Tsingy mon "nettoyeur" de vitres  !

Tsingy mon "nettoyeur" de vitres !

Aya, étonnée : Quoi, tu manges une pomme ?! Tu es malade ?

Aya, étonnée : Quoi, tu manges une pomme ?! Tu es malade ?

Tsingy

Tsingy

Aya

Aya

Praslin

Praslin

Voilà pourquoi je suis obligée de vivre "placards ouverts"... Ce qui est très esthétique... Tsingy aime se reposer dans ses appartements, en haut des placards. Il y monte et en descend seul. Praslin a besoin d'un coup de main pour y monter, il assume la descente. Aya n'assume rien du tout, donc je dois la porter quand l'envie lui prend de monter là-haut, et être prête pour quand elle veut descendre !

Tsingy

Tsingy

Praslin

Praslin

La tribu !

La tribu !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

Repost0

Publié le 25 Décembre 2020

Que dire en cette si terrible année ? Juste que je vous souhaite le meilleur Noël possible, en fonction des circonstances 2020 qui nous amènent à relativiser certaines choses.

Alors, j'espère que le minois de mes 3 lutins d'amour, en tenue de Noël, vous donneront un peu le sourire grâce à leur "mignonnitude" !

Ils seront seuls pour deux jours, que je passe juste avec ma mère... à la mer.

Cette année, je me fais offrir une résidence secondaire : une tente 4 places avec abside pour pouvoir partir camper confortablement au moins une semaine par an en France. Depuis que je ne peux plus travailler, je ne peux m'offrir qu'une semaine de vacances ensoleillées par an, ce qui est déjà bien. Mais avec ma résidence secondaire portative, je pourrais partir une deuxième semaine à moindre coût et découvrir de chouettes coins de nos belles régions françaises.

Etrangement, cette année 2020 fut bonne pour moi. Je m'étais fixé l'objectif de prendre soin de moi, de me retrouver, de m'apaiser. Les circonstances internationales et leurs conséquences collectives et individuelles m'ont permise de mener mes "projets" à bien sans difficultés et sans devoir me justifier. C'est clair, confinée et dans mon petit train train quotidien que j'organise à ma guise, je vais mieux. Mais j'ai tout de même bien apprécié et joui  de la liberté en plein air retrouvée au printemps... et jusqu'aux jours précédents le reconfinement. Sans partir en vacances, j'ai profité un max des environs avec des amies, via des excursions à la journée qui m'ont conduites à fouler du pied 7 départements. Bref, j'ai appris beaucoup sur moi, ou plutôt, j'ai pu confirmer mes soupçons sur des besoins que je n'assumais sans doute pas à cause des exigences sociales.

Me voici plus calme et plus sereine. Pourvu que ça dure !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

Repost0

Publié le 23 Décembre 2020

Vivre vite, Philippe Besson, James Dean, Jimmy, roman, avis, chronique, critique

Roman - Editions Audiolib - 4h10 d'écoute - 17.90 €

Parution d'origine chez Robert Laffont en 2015

L'histoire : Qui était vraiment James Dean, l'enfant terrible du cinéma américain décédé prématurément ?

Qui avait il derrière cet acteur fulgurant ?

Philippe Besson parcours la vie de James Dean, depuis son enfance heureuse, jusqu'à l'accident de voiture fatale, en passant par une jeunesse tourmentée.

 

 

Tentation : Curiosité et blogo à l'époque

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Lecture par curiosité culturelle car j'avoue ne pas connaître grand-chose à propos de James Dean... Quelques clichés célèbres oui... Sa mort prématurée oui... Le reste non. Même pas sûre d'avoir déjà vu un de ses quelques films... Certes, il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Et puis, j'apprécie la plume de Philippe Besson que je trouve claire, vive donc jamais ennuyeuse, très agréable et fluide, même si travaillée.

Philippe Besson dresse ici un portrait très contrasté de l'étoile filante. Je ne m'attendais pas à un personnage aussi ambiguë avec autant de dissonances manifestes dans le caractère ! Mi ange mi démon, adorable et égoïste, caractériel, fougueux, passionné, ambitieux voire prétentieux etc. Pour échafauder cette presque biographie, Philippe Besson "laisse la parole" à une multitude d'intervenants qui furent ses contemporains. Des anonymes comme sa tante, son oncle, son père, ses professeurs. Mais aussi des célébrités qui lui furent contemporaines comme Nathalie Wood, Marlon Brando, des réalisateurs etc. Ses petites amies prennent aussi la parole, tout comme ses amants, James Dean étant bisexuel. Parfois, c'est même James Dean qui s'exprime. Même si les témoignages divergent et compose donc un portrait étonnant, ils s'accordent tous sur son charisme, son magnétisme, son talent et l'incroyable justesse inouïe de son jeu d'acteur... les graines de sa célébrité qui semble éternelle...  La mythe James Dean. Ce qui est clair, c'est que ce jeune homme était tout sauf lisse et sans aspérité !

Evidemment, en arrière-plan, c'est tout une époque et une mentalité qui se déroulent : celles des années 40 et 50 aux Etats-Unis, dans la middle class pour commencer, puis dans le milieu des artistes.

Une lecture intéressante, instructive, agréable, mais pas au point de me captiver et de me procurer des frissons. Peut-être mon ressenti eut été différent si j'avais été fan de Jimmy !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 21 Décembre 2020

Catherine Meurisse, Les grands espaces, BD, album, nature, jardin, enfance, littérature

BD - Editions Dargaud - 92 pages - 19.99 €

Parution en septembre 2018

Le sujet : Catherine Meurisse a grandi à la campagne, entourée de pierres, d'arbres, et avec un chantier sous les yeux : celui de la ferme que ses parents rénovent, afin d'y habiter en famille. Une grande et vieille maison qui se transforme, des arbres à planter, un jardin à imaginer, la nature à observer : ainsi naît le goût de la création et germent les prémices d'un futur métier : dessinatrice. Avec humour et tendresse, l'auteure raconte le paradis de l'enfance, que la nature, l'art et la littérature, ses alliés de toujours, peuvent aider à conserver autant qu'à dépasser. Les Grands Espaces raconte le lieu d'une enfance et l'imaginaire qui s'y déploie, en toute liberté.

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : Quelle pépite de BD... Que dis-je quel magnifique bouquet aux mille essences, aux mille fragrances, aux milles couleurs. Un bouquet de bonheur, de bien-être et de grand air à l'état pur dans la nature !

Catherine Meurisse, caricaturiste de métier et rescapée de la tuerie de Charlie Hebdo, nous raconte son enfance à la campagne, dans une campagne de grands espaces, de libertés, de tous les jeux et imaginations possibles pour les enfants, où tout reste à faire... Notamment, créer un beau et grand jardin en famille. Nous sommes dans les années 80 et déjà hélas, il faut déjà "composer" avec les épandages des agriculteurs et les conséquences de l'abattage des haies de bocages et de la monoculture. Oui, cette oeuvre est aussi un manifeste écologique.

Cette chronique d'enfance et d'apprentissage laisse aussi une belle place à l'humour et évidemment à l'ironie (Il est question de Ségolène Royal et du Puy du Fou et de son "cher" créateur, mais de ses lotissements périphériques qui poussent comme des champignons.

Ce magnifique album est "l'hymne de nos campagnes", l'hymne de l'enfance heureuse du temps où l'on jouait dehors, où en tant qu'enfants, on pouvait laisser libre cours à notre imagination créatrice avec ce que nous proposait l'extérieur sain (ah les collections diverses, les mini musées que l'on créait...). Et Catherine Meurisse nous offre aussi un bel hommage à la littérature. La campagne, son jardin, la littérature, sa famille curieuse, érudite, passionnée et empreinte de sagesse, et son fidèle nain de jardin !!!... les racines de l'auteure... et la naissance de sa vocation. Cet album est vraiment une célébration de la culture, qu'elle soit littéraire ou liée à la terre.

Un magnifique cadeau à offrir à tous ceux qui sont avides de grands espaces, de nature, de beauté, de jardin fleuri et qui ont gardé en eux une trace de leur âme et de leur coeur d'enfant ! Vous offrirez alors un pur moment de bonheur !

 

 

L'avis de Violette, d'Eimelle, de Karine

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 19 Décembre 2020

roman, Olivia Ruiz, la commode aux tiroirs de couleurs, avis, critique, chronique, exil, transmission, mémoire

Roman - Editions JC Lattès - 200 pages - 19.90 €

Parution le 3 juin 2020

L'histoire : À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.

Tentation : Médias, interview de l'auteure et blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : Sans être fan, j'apprécie énormément Olivia Ruiz, en tant que femme, chanteuse et auteure/compositrice. Elle a son monde, son originalité. Elle a des choses intéressantes à dire. Déjà, j'admire son don de raconter des histoires dans ses chansons... Et la voilà qui passe au format du roman, avec le même talent ! Ce premier ouvrage est vraiment une pépite qui se déguste tant pour 'histoire qu'il nous conte que  pour le style si vivant, si gracieux et sincère, si éloquent et en même temps, fluide, malicieux et profondément chaleureux... Très très agréable. Il n'y a pas de doute, Olivia Ruiz est une alchimiste. Ce roman, je le chéris très fort, autant que chacun de ses personnages, qui quelque part ont certainement existé. En tout cas, Olivia Ruiz leur donne vie. Sans doute a-t-elle pioché des événements et des portraits dans son propre passé familial, puisque ces origines espagnoles sont connues de tous et l'inspiraient déjà.

Ici, Olivia Ruiz nous narre l'histoire d'une lignée de femmes sur quatre générations. Une lignée qui s'est construite sur l'exil, l'absence, la différence, le rejet, l'intégration, la vie communautaire, le souvenir, la douleur, le courage, la persévérance, le travail, les rêves, les idéaux et les racines qui coulent dans les veines depuis toujours, et qui forgent une personnalité. Mais aussi, tout au long de ces décennies et génération, il y a toujours eu un mur de silence et de secrets de famille.

Au fil des tiroirs de la commode aux tiroirs en couleurs qu'elle ouvre, la jeune femme découvre ainsi la vie et le passé de ses aïeules... C'est l'Abuela (alias Rita), sa grand-mère décédée récemment, qui lui a rédigé un long texte à ton intention, un texte accompagné de quelques objets symboliques. Alors que ses parents luttaient contre El Caudillo, Rita, 10 ans, a dû fuir l'Espagne avec ses deux soeurs, traverser à pieds les Pyrénées pour atterrir dans un camp... Avant d'être recueillie avec ses soeurs dans un immeuble communautaires peuplés d'émigrés espagnols hauts en couleurs. Aussi, malgré la rudesse de cette vie, le ton n'est jamais dans le pathos. Au contraire, on y partage la chaleur humaine, la solidarité, respect, la force et la rage de vivre, malgré les multiples terribles épreuves qui émaillent la vie de L'Abuela. Et surtout, une énorme envie de LIBERTE !

De cet écrin littéraire, Olivia Ruiz nous offre une formidable histoire sur l'exil, la transmission, la mémoire, et la fidélité à nos racines. C'est un livre bouleversant et qui pourtant fait beaucoup de bien. Et mine de rien, il revient sur une époque et des faits historiques plutôt négligés dans les manuels scolaires : celui de la guerre civile espagnole et ses horreurs qui a vu des centaines de milliers d'espagnols s'expatrier, et parfois, sans pour autant renoncer au combat pour la liberté.

A lire, à offrir sans hésiter !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 17 Décembre 2020

film de Noël Netflix , un safari pour Noël, avis

Film de 2019 d'Ernie Barbarash

Avec Rob Lowe et Kristin Davis

Quand son mari la quitte, une élégante New-Yorkaise décide d'entreprendre seule un safari pour donner un nouveau sens à sa vie.

Mon humble avis : Très américain dans les premières minutes qui se déroulent à New York et dans les premières heures de Kate en Zambie. Et oui, la dame part en safari en portant une jolie jupe blanche... qui évidemment, garde sa couleur virginale. Mais très vite, ce safari individuel de luxe prend une autre tournure... Avec la rencontre d'un éléphanteau orphelin à côté du corps sans vie, privé de défenses, de sa mère. Kate participe au sauvetage de jeune éléphant et va ainsi passer plusieurs semaines, jusqu'après Noël, dans un orphelinat pour éléphanteaux, loin du confort pour lequel elle avait dépensé une fortune. Sa vie va s'en trouver changer bien entendu. Nous fêtons ici Noël en petit comité avec les bénévoles du centre, un Noël à l'Africaine, avec les moyens du bord. L'esprit de Noël est ici mis en avant par la protection animale contre les braconniers, notamment des espèces en voie de disparitions, chiffres à l'appuis juste avant le générique final. L'histoire est  sympa, avec une potentielle romance. Le bonus XXL de ce safari pour Noël sont les photos de paysages magnifiques, des images animalières exceptionnelles. Ce film est un bel hommage à ceux qui voue leur vie aux animaux en danger et qui vivent ainsi des histoires très émouvantes. Ce qui ont des rêves et/ou des souvenirs d'Afrique se régaleront avec ce film.

 

 

Film de Noël Netflix : un Noël tombé du ciel, avis

Film de 2020 de Martin Wood

Titre Français : Un Noël Tombé du ciel

Avec Alexander Ludwig et Kat Graham

Envoyée juste avant Noël sous les tropiques pour préparer la fermeture d'une base aérienne, une assistante parlementaire succombe au charme d'un capitaine au grand coeur.

Mon humble avis : Un autre film... bien américain... qui débute sous un Washington enneigé avec des personnages qui courent les boutiques pour Noël. Mais très vite, nous nous retrouvons en Micronésie, sur une île tropicale du Pacifique. Les paysages verdoyants faits de palmiers, de petites routes sinueuses, de longues plages de sable blanc une mer turquoise font du bien ! Bonus, une plongée en tubas à la rencontre des poissons multicolores ! Souvenir, souvenir pour moi. L'histoire est en fait inspirée d'une situation et de faits réels qui perdurent comme une tradition depuis plus de 70 ans dans l'armée Américaine. Le personnel de la base militaire profite de son temps libre pour collecter argent et biens, afin, chaque année de pouvoir larguer par avion des énormes colis sur les plages des îles très isolées, pauvres et mal desservies. Ainsi, dans ces colis, se trouvent aussi bien des objets de première nécessité, de l'alimentation et des cadeaux de Noël... tombés du ciel... Mais une sénatrice vient mettre son oeil là-dedans, soupçonnant que cette action coûte au contribuable américain et ne rapporte rien à l'Etat... De plus, l'arrivée d'un dangereux typhon menace le largage annuel... Mais sur place, personne n'a dit son dernier mot... Sur fond de romance, évidemment. Agréable et finalement, intéressant (sans trop espérer non plus, il s'agit juste de mettre en scène l'esprit de Noël !)

 

Film de Noël Netflix la princesse de chicago , avis, critique, chronique

Titre français : La princesse de Chicago

Comédie /Romance de Mike Rohl / 2018 

Avec Vanessa Hudgens, Sam Palladio et Suann Braun

Que se passe-t-il quand une pâtissière de Chicago rencontre une future princesse qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau ? Elles décident d'échanger leurs rôles !

Mon humble avis : Encore un film bien américain qui débute cette fois-ci à Chicago sous la neige. Mais sous la neige, on y reste tout au long du film, même si l'on s'envole très vite pour un royaume imaginaire en Europe dans des paysages montagneux. Les images sont superbes : paysages enneigés, petits villages et marchés de Noël, déco XXL de Noël, sapins majestueux etc... Et puis une histoire de prince et de princesse... Avec un château, de splendides tenues vestimentaires pour ces dames et même des robes de bal ! Il y a de l'humour, des quiproquos, du burlesque et des bons sentiments, c'est un bon film de Noël, frais, divertissant, qui ne fait pas de mal et apporte sa dose de rêve, même si c'est parfois un peu gnangnan. Honnêtement, je n'ai jamais regardé spontanément de film de Noël de ma vie, et j'ai passé un bon moment qui m'a emmené loin de l'air vicié qui sévit en France ces temps-ci. Bien sûr, il y a l'aspect esprit de Noël, avec la future princesse qui montre à la famille royale comment s'occuper des plus démunis en s'investissant autrement que financièrement. Il y a un côté Lady Di dans cette princesse des coeurs ! Mention spéciale pour la lumineuse actrice Vanessa Hudgens, qui déploie une belle énergie pour incarner les rôles des deux sosies. Une histoire sympa, pour toute la famille, et un film à l'esthétisme réussi... Qui a une suite... avec le film suivant : 

 

Film Netflix : la princesse de chicago, dans la peau d'une reine

Film de Mike Rohl / 2020

Quand Margaret s'apprête à monter sur le trône, mais traverse une mauvaise passe avec Kevin, Stacy lui vient en aide avant qu'un nouveau sosie ne compromette leur plan.

Mon humble avis  :  Même comédiens... et plus ou moins la même recette... , jolis décors de Noël, comédie romantique, châteaux et superbes costumes qui font rêver. Mais la situation se complique, avec l'apparition de Sofia la cousine de Margaret, qui est bien décidée à s'emparer du trône et qui, avec quelques transformations, devient également le sosie de Margaret et Stacy. Sofia, c'est un peu un mélange des vilaines soeurs de Cendrillon et de Cruella, version 2020... Les péripéties ne manquent pas, une course contre la montre s'installe pour que ce soit la bonne princesse qui soit couronnée ! Vanessa Hudgens et son joli minois interprète donc ces trois femmes ! C'est sympa et vraiment, je me suis attachée à ces personnages, même si, évidemment, c'est bien gentil et naïf... Mais ça fait du bien !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Netflix et VOD

Repost0

Publié le 15 Décembre 2020

Olivier Norek, Roman, Entre deux mondes, thriller, Jungle de Calais, Migrants, avis, chronique, critique

Thriller - Editions Pocket - 376 pages - 7.60 €

Parution d'origine chez Michel Lafon en 2017

L'histoire : Il existe un endroit en France où l'on peut tuer sans conséquences... C'est la Jungle de Calais. Deux flics le découvrent. Bastien, nouvellement installé à Calais... Et Adam, qui vient d'arriver, après 6000 kilomètres parcourus depuis la Syrie où il fut policier. Ces deux là vont se rencontrer... entre deux mondes... 

 

Tentation : envie d'approfondir Norek

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : Impossible de sortir indemne de ce roman qui est un électrochoc, qui est presque un match de boxe, avec un lecteur très vite proche du K.O mais qui résiste par respect pour les personnages. Et parce que ce roman, très réaliste, est extrêmement bien ficelé et rédigé.

La 4ème de couv d'origine du roman en dit très peu... Aussi, on entre dans ce livre sans savoir où l'on met les pieds. On le découvre bien vite... Et là, je me suis demandé si j'avais vraiment envie de lire "ça" "maintenant", si j'étais taillée pour le match... En fait, on ne l'est jamais. Mais comment se dire humaine, empathique, concernée et révoltée par le sort du monde si l'on ne sait pas ne serait-ce qu'être malmenée par un roman.

Dans ce thriller, il n'y a pas d'enquête à proprement parler... et pourtant, la tension est on ne peut plus palpable.  Olivier Norek nous emmène entre deux mondes... Là où les hommes ne sont pas encore en Angleterre, et ne sont plus en Syrie, au Soudan, en Afghanistan... Et on pourrait même ajouter qu'ils ne sont pas vraiment en France non plus... Ils survivent dans cette Jungle de Calais, et administrativement, ils ne sont rien ni personne. Norek nous emmène donc en immersion dans cette Jungle et dans ces environs... Et pour être vrai et au plus proche de la réalité, Olivier Norek a fait ce "voyage". Il est allé dans cette jungle, il y a rencontré les migrants et les policiers. Et c'est juste intenable, quel que soit le côté où l'on se trouve. Les migrants usés, les policiers désabusés et à bouts de nerfs... le tout dans une équation inextricable sur une poudrière. En fait, cette histoire est comme un documentaire, plutôt comme dix documentaires réunis... Puisqu'ici Norek couvre l'entièreté du sujet "migrants"... Leur vie dans leur pays d'origine et ce qui les poussent à émigrer... Le grand voyage, la traversée, les passeurs... Le quotidien des migrants dans la Jungle dans des conditions de vie et d'hygiène innommables... Les barrages enflammés et l'assaut des poids lourds de nuits pour y grimper en espérer passer ainsi douanes et frontières. Les échanges musclés avec la police. La police qui n'en peut plus, tous les soirs, la même chose, aucune solution ni politique ni sociale ni sanitaire, la police où se multiplient les arrêts pour dépression et les tentatives de suicide, à qui on refuse même les mutations faute de remplaçants volontaire pour venir à Calais... Le roman évoque aussi la position des calaisiens, qui voient leur ville désertée par les touristes, leurs magasins fermer, leurs biens saccagés ou volés... Et enfin, les bénévoles humanitaires qui contre vents et marées essaient d'apporter chaque jour le sourire dans cette Jungle, en plus d'un repas et des biens de première nécessité. Comme un documentaire donc, sauf qu'il y a une histoire, des personnages qui se rencontrent et auxquels on s'attache profondément, des personnages dont Norek nous livre le plus profond de l'âme, de leur coeur, de leurs espoirs, de leur désespérance, de leur bonté... et même de leur grandeur ! "Même si l'on ne parvient à en sauver qu'un, ça vaut la peine"... Pour rester humain, fidèle à soi-même, à ses idéaux. Ca ne change pas le monde mais ça permet de se regarder dans une glace.

Au niveau polar pur et suspense, l'action tournera autour d'un grand recruteur de Daesh que la DGSI veut choper (et oui, la Jungle est hélas un lieu idéal de recrutement pour l'E.S), et le sauvetage d'un gamin soudanais qu'Adam veut sauver des griffes des Afghans et prend sous son aile, mais qui court un grand danger. Il faut donc absolument le faire passer en Angleterre.

Rhaa, je suis encore une fois longue et pourtant, j'ai l'impression de n'avoir pas dit grand- chose, en tout cas pas l'essentiel... mais je pense que cet essentiel est indicible. Même s'il est humainement très dur à supporter, ce roman est à lire et à mettre dans de nombreuses mains pour le témoignage très éloquents sur la vie des migrants et l'impuissance générale, qu'elle soit individuelle, collective ou politique et géopolitique. Ce roman nous rappelle bien la chance d'être né au bon endroit pour notre époque.

Effectivement, le problème des migrants qui tentent de traverser la mer pour rejoindre le Royaume Unis semble insoluble... Et pourtant, pendant ma lecture, le journal télévisé a annoncé un nouvel accord entre la France et l'Angleterre pour lutter contre ces traversées : augmenter le nombre de navires patrouilles de surveillance. Hum hum ? "Une solution" qui laisse vraiment un goût amer...

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Repost0

Publié le 13 Décembre 2020

Une année à peu près s'est écoulée depuis la dernière fois que ma tribu de poilu a investi ce blog. Une année plutôt tranquille au niveau félin, sans grand événement majeur et redouté, à part une visite véto après le 1er confinement pour Praslin qui a refait une conjonctivite avec un bel ulcère... Donc collerette once again. Quant au Calici virus de Tsingy, pour l'instant, il nous laisse tranquille... Deux dents sont tombées d'elles-mêmes, ce qui est plutôt rassurant d'après le véto.

Aya a eu 7 ans, Tsingy 6 et Praslin 4 !

Forcément avec un trimestre de confinement, mes loulous ont bien profité de moi, et moi de mes appareils photos ! Malgré un bon nombre de photos supprimées, il en reste beaucoup, que je ne peux me résoudre à ne pas publier pour en garder une trace "virtuelle", si jamais un jour il arrivait une catastrophe chez moi et que je devais me sauver en emportant mon essentiel : mes chats !

Praslin, les boites en carton et les sacs en tous genres !

Praslin, les boites en carton et les sacs en tous genres !

Aya la princesse !

Aya la princesse !

Tsingy, le chat toujours monté sur ressors ! Et qui aime aussi les câlins !

Tsingy, le chat toujours monté sur ressors ! Et qui aime aussi les câlins !

Praslin

Praslin

Aya, excellente compagne de lecture !

Aya, excellente compagne de lecture !

Tsingy

Tsingy

La tribu ! Aya et Praslin sont très proches et fusionnels quand il s'agit de dormir et de se toiletter mutuellement. Tsingy est plus à part, car il n'est pas toujours délicat avec les autres chats, qui ont du coup tendance à se méfier de lui.

La tribu ! Aya et Praslin sont très proches et fusionnels quand il s'agit de dormir et de se toiletter mutuellement. Tsingy est plus à part, car il n'est pas toujours délicat avec les autres chats, qui ont du coup tendance à se méfier de lui.

Ah le petit nez rose de Praslin, j'adore !

Ah le petit nez rose de Praslin, j'adore !

En bas à droite... Aya a tout à fait compris le mode d'emploi de mon tapis de marche. Avec un peu d'entrainement, elle sera prête pour les prochains J.O !

En bas à droite... Aya a tout à fait compris le mode d'emploi de mon tapis de marche. Avec un peu d'entrainement, elle sera prête pour les prochains J.O !

Tsingy, fidèle compagnon de lecture du soir !

Tsingy, fidèle compagnon de lecture du soir !

La tribu

La tribu

Unique photo de famille ! Bon, nous ne sommes pas tous à notre avantage, mais nous sommes 4 sur la même photos !

Unique photo de famille ! Bon, nous ne sommes pas tous à notre avantage, mais nous sommes 4 sur la même photos !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

Repost0

Publié le 11 Décembre 2020

Susan Fletcher, La fille de L'Irlandais, roman, avis, chronique, critique, pays de galles

Roman - Editions J'ai Lu - 318 pages - 6.90 €

Parution en 2008

L'histoire : A 29 ans, Eve va bientôt mettre au monde son premier enfant. Elle vit toujours dans la ferme de feu ses grands-parents, qui l'ont recueillie à l'âge de 7 ans, suite au décès subit de sa mère. Elle se souvient de ses premiers mois au Pays de Galles, dans ce village où elle n'est pas la bienvenue, elle la fille aux cheveux roux, la fille de l'Irlandais. Elle se souvient de ce terrible été où Rosie, 12 ans, a disparu. Elle se souvient des conséquences de ses actes, par action ou par omission...

 

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Encore un roman qui n'est pas vraiment dans mon genre de prédilection et que j'ai pourtant vraiment apprécié. Je m'y suis sentie bien, voilà tout. J'ai pu me figurer les lieux avec mes images, flairer les odeurs et les parfums, entendre le bruit du vent qui s'engouffre dans une grange, écouter les pluies douces ou violentes, imaginer les moutons et les vaches dans les prés alentour, admirer l'étendue du paysage depuis la crête, comme si j'y étais. J'ai vécu quelques jours dans un coin reculé du Pays de Galles, un coin tantôt battu par les vents, tantôt assommé par la chaleur et la sécheresse.

Je me suis vraiment attachée à Eve, cette petite fille qui découvre la campagne en même temps que le deuil de sa mère. Cette gamine intelligente, curieuse, clairvoyante, garçon manqué, un tantinet rebelle, qui s'interroge sur la vie, les adultes et ses origines alors que tout le monde évite le sujet... Tout le monde sauf Billy... Le soi-disant "fou" du village. Il est le seul qui lui parlera un peu de l'Irlandais, ce voleur qui s'est fait la malle dès que sa mère lui a annoncé sa grossesse et que personne n'a jamais revu. Eve observe le monde autour d'elle, le monde naturel et celui des humains, alors qu'une autre enfant, Rosie, la plus belle de l'école, a disparu... Les recherches et l'enquête de police ne donnent rien et l'atmosphère, déjà pesante, est à la méfiance. 

Ces souvenirs, Eve adulte les déroule en même temps qu'elle fouille la boite à souvenirs de sa mère... C'est ainsi qu'elle va reconstituer son histoire, découvrir qu'elle est une enfant de l'amour, malgré ce que les autres disent. Et ainsi, elle pourra être une bonne mère, dans quelques semaines, sur ces terres du Pays de Galles sur lesquelles elle est viscéralement ancrée.

Une histoire, une année d'enfance comme hors du temps et hors du monde, et pourtant, aussi cruellement que magnifiquement humaine... où les réactions spontanées des enfants sont parfois bien plus conséquentes que leurs agissements volontaires... Où la haine manifestée par certains adultes a des répercussions éternelles. Je n'en dis pas plus. 

C'est bien écrit, avec une douce poésie et un mystère latent, Susan Fletcher m'a gardée captive de ce village où vivent taiseux et commères, et de cette ferme, elle m'a touchée. Une histoire simple, sombre et lumineuse en même temps, enveloppée des quatre éléments, très bien contée. J'ai aimé, voilà tout ! Ca tombe bien, j'ai un autre roman de cette romancière anglaise dans ma PAL !

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0