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Publié le 29 Octobre 2014

Humour - Editions J'ai Lu - 160 pages - 5 €

 

Parution le 22 octobre 2014

 

Le sujet : Les deux auteures nous livrent d'autres arguments  et conseils de choc pour que nous arrêtions de culpabiliser devant la femme parfaite, qui est forcément une connasse et qui plus est, immortelle, d'où ce deuxième tome !

 

Tentation : Ma lecture du 1er tome

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Le premier tome m'avait rendue complètement "hilarde" ! En même temps, je l'avais lu avec des copines, sur une plage de Guadeloupe, sous un cocotier, à deux pas de l'eau turquoise 28° et la peau cramoisie de coups de soleil... Donc en mode presque connasse ;) !!!

"La femme parfaite est une connasse, le retour" m'a juste accompagnée sous ma couette solitaire, en Bretagne, fin octobre !

Sans doute, si je n'avais pas autant apprécier le tome 1 et son aspect novateur, j'aurais adoré celui ci aussi. Mais ce n'est pas tout à fait le cas, même si, bien sûr, le moment de lecture est toujours divertissant et agréable, sans prise de tête. Mais pour moi, la surprise de la nouveauté n'a pas sifflé deux fois et j'ai parfois eu une sensation de réchauffé, où d'exploitation maximale d'un bon filon, car avouons le, le tome 1 était vraiment une chouette trouvaille !

Ici, il m'a semblé que conseils, théories et constatations, voire consternations, volaient moins haut, ou plus au niveau de la culotte.... même si tout ici est toujours à prendre au second, voire troisième degré !

Mais ce pamphlet est tout de même truffé de véritées vraies !

Nous ne vivons pas dans une comédie romantique américaine car il ne se met jamais à pleuvoir subitement quand on se met à courir vers notre amoureux !----- Encore faut il avoir un amoureux !

La chaise magique, ou la chaise qui transforme miraculeusement vos vêtements à priori sales en vêtements presque propres, donc portables, en 3 jours !

Quelles sont les soirées d'où il faut fuir à toutes jambes ? J'en ai vécu, j'ai pas osé fuir... par politesse, où cause de covoiturage qui vous emprisonne dans un bled paumé !

Comment trouver une adresse quand l'indication fournie est : "tu descends la rue"... Ok, mais dans quel sens ? Celui des numéros, du nord vers le sud, de la pente, des voitures ?

Comment savoir si l'on été populaire au collège ? C'est clair, je ne l'étais pas, où alors pas pour les bonnes raisons ! Mais en même temps, le collège ne dure pas toute la vie... et la roue tourne !!!

Les status facebook qui manquent cruellement de... pudeur ou de délicatesse !

Plus les gens sont "importants", plus ils s'octroyent de droit d'être désagréables ! Ben oui, déjà, n'importe quel client, à partir du moment où il est client, pense qu'il a ainsi le droit d'être désagréable !

And on, and on.... Exemples bien entendus non exhaustifs !

Ce qui est rassurant, à la lecture de "la femme parfaite est une connasse, le retour", c'est de ce dire que je suis loin d'être parfaite, donc toujours pas connasse, malgré tous mes efforts pour y parvenir !

 

 

"Soyez vous même, les autres sont déjà pris"

Oscar Wilde

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 23 Septembre 2014

Témoignage - Editions J'ai Lu - 382 pages - 7.50 €

 

Parution en format poche en avril 2013

 

Le sujet : Dans son livre précédent, "L'amour dans le sang", la comédienne Charlotte Valandrey révélait sa séropositivité et sa greffe cardiaque. Quelques temps plus tard, dans le courrier de ses lecteurs, des lettres étranges lui disent : "Je connais le coeur qui bat en vous". Qui est l'auteur de ces missives, dit il vrai ? D'autant que Charlotte fait des rêves qui ne semblent pas lui appartenir, pas plus que certains goûts nouveaux....

 

Tentation : Envie d'en savoir plus sur le don d'organe.

Fournisseur : Ma PAL

 

 

étoile2.5

 

Mon humble avis : C'est suite à l'émission très belle et émouvante, hommage à Grégory Lemarchal que j'ai voulu me plonger dans ce livre, histoire d'en savoir un peu plus sur le don d'organes, mais pas du point de vue scientifique, juste du point de vue humain.

Et puis je voulais une lecture vraiment différente de mes habitudes... Or, je lis rarement, voire jamais de témoignage.

On pourrait se dire qu'entre l'histoire des filles Bennet chez Jane Austen et ce "Coeur inconnu" de Charlotte Valandrey, il y a matière à faire un grand écart. Oui, du certaine façon, non de l'autre. Le livre de Valandrey est aussi le reflet d'une époque, et le portrait d'une femme, mais au XXIème siècle.

Je suis entrée avec un bon rythme dans ces pages, puis celui ci s'est tranformé en balade dominicale, l'intérêt s'est dilué, sans doute à cause de certaines longueurs, répétitions ou situations qui ne me passionnaient pas plus que ça. Les chagrins d'amour à répétition d'une jeune femme qui ne semble pas tirer leçon de ses échecs passés, mouais, bof (pour moi en tout cas)

Par contre, ce témoignage permet de se rendre compte à quel point il est difficile d'être une comédienne connue, mais qui ne perce plus. D'attendre des rôles qui ne viennent plus, de devoir correspondre à une image précise, disons celle de ces 30 ans et non celle des 40 etc. En même temps, ma situation (et celle de 3 millions de personnes) n'est pas plus enviable non plus. Quand on envoie un CV parmis 450 reçus....) Bref, la vie est dure, même dans un monde de paillettes !

De même "De coeur inconnu" montre la difficulté de la séroposivité (même si ce n'est pas une découverte), même si cette séroposivité est minime, comme c'est le cas pour l'actrice. La tri-thérapie, ses effets secondaires et surtout les préjugés persistants sur les personnes porteuses de ce virus. Préjugés que je pensais dépassés, éculés... Et bien non. D'illustres personnes très cultivées ont gardé sur le sujet leur connaissances des années 80... D'ailleurs, depuis sa révélation, le téléphone professionnel de Charlotte Valandray sonne beaucoup moins souvent...

Venons en (enfin) au sujet même du livre : vivre avec un coeur greffé, le coeur d'un autre ou d'une autre, qui est forcément décédé dans des conditions tragiques et brutales pour que votre propre vie puisse être prolongée. Se demander qui et en quoi cela peut influencer votre vie future, au delà du fait d'être toujours vivant... Dans une bien moindre proportion, ce sujet me concerne. Il y a 24 ans, j'ai dû être transfusée. Le sang d'un inconnu a donc circulé dans mes veines, dans mon propre sang, mon intimité instrinsèque. A l'époque, cela m'avait un peu obsédée et je me prenais à rêver de devenir bonne en maths grâce à ce nouveau sang !

Comme depuis sa greffe Charlotte Valandrey fait des cauchemars récurrents de situations qui lui semblent étrangères, comme certaines de ses réactions ne sont plus les mêmes qu'avant, comme ses goûts ont étrangement et même parfois radicalement changé, la comédienne s'interroge et enquête sur la mémoire cellulaire. Se pourrait il que ces cauchemars soient ceux de son greffon ? Bien sûr, il n'y a pas de réponse scientifique, juste des ressentis humains et des expériences vécues frôlant le "paranormal". Mais j'aurais aimé que ces sujets soit plus détaillés et approfondis, quitte à ce que les peines de coeur prennent moins de place dans ces pages.

Quoiqu'il en soit, le récit est agréable à lire, l'écriture est fluide et Charlotte Valandrey s'avère très attachante et pleine d'envies, pleine de vie !

Mais je dirais que l'intérêt premier de ce témoignage est de rappeler l'importance du don d'organe, de posséder sa carte de donneur et surtout, d'avoir évoqué cette démarche avec nos proches, même si l'on n'a pas l'intention de mourir demain !

 

PS : Par contre, un doute de la véracité de tous les propos m'est venue. En effet, en cours de récit, Charlotte Valandrey et sa meilleure copine décident de partir en Inde sur un coup de tête à J-10. Dans ce livre la comédienne dit, en quelque sorte "banco pour l'Inde, pas besoin de visa, juste un passeport valide + de 6 mois après le retour". Auprès de l'agent de voyage que j'étais encore il y a un an, cela ne passe pas !!! Visa pour l'Inde obligatoire, et l'ambassade de l'Inde n'est pas des plus rapides !!!! Je suis assez lassée des incohérences de ce style niveau voyage que je trouve au fil de mes lectures !!!

 

objectif pal

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 25 Avril 2014

Essai - Editions Léo Scheer - 105 pages - 15 €

 

Parution le 2 avril 2014

 

Le sujet : Le chat et son mystère... Sa position au travers des siècles et des civilisations... Et son omniprésence dans les arts, dont la littérature...

 

Tentation : Le sujet !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Déjà, depuis quelques mois, je ne vois plus les chats de la même façon, puisque j'ai accueilli un "catus" chez moi. Je les regarde et les observe, et me trouve forcément confrontée à leur mystère...

Avec cet essai très riche, bien documenté et instruit, mon attention se renforcera encore tant j'ignorais moult choses... que je ne soupçonnais même pas.

Je n'avais pas prêté attention à l'évolution de la position du chat dans nos sociétés. D'animal déifié dans l'Egypte antique, au compagnon maudit des sorcières moyen-âgeuses, à l'employé chasseur de souris, le chat est devenu le roi de nos salons. Le chat est l'animal le plus aimé sur terre, même si en compétition avec le chien.

Le chat serait le miroir de l'homme parfait, l'homme dans son rêve...qui jouirait d'une parfaite tranquillité, occupant sa journée à manger, dormir, jouer un peu. Le chat est le seul être sur terre à voir croitre sa respectabilité en fonction de son surpoids, là où, dans tout autre domaine, nos sociétés font l'éloge de l'ultra minceur.

A des époques où le chat était honni, des personnages célèbres en ont fait leurs alliés, allant jusqu'à copier leur caractère et comportement dans leur stratégie pour s'imposer. Il en est ainsi notamment de Richelieu et Mazarin.

Enfin, le chat est très présent dans les arts, et toujours fort en symbôle... Au point de devenir les personnages principaux ou les trouble-fête dans une histoire, un roman, un tableau. A y bien y faire attention, on réalise que le chat ne s'est pas contenté d'investir nos coeurs et nos intérieurs, il s'est aussi invité largement dans la littérature. Baudelaire, Colette, Rabelais, Balzac, George Orwell, Amélie Nothomb, Marcel Aymé, Maupassant, Natsume Sôseki et bien d'autres encore ont écrit sur ces compagnons si discrets qu'on ne les entend pas. Et souvent, ces auteurs ont remarqué que le chat devenait souvant "l'amant" ou la "maitresse" dans les couples distordus ou encore le colocataire idéal pour les déçus de l'amour.

Mon billet est bien sûr non exhaustif sur les richesses déployées dans cet essai et qui font bien l'éloge du chat !

 

Alors, je ne résiste pas à ajouter une petite photo de ma minette qui n'a pas apprécié que je rédige ce billet, et qui aurait préféré que je sois tout à elle à lui lancer des souris !

                    

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Juillet 2013

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/9/0/0/9782290059463FS.gifHumour- Editions J'ai Lu - 142 pages - 5 €

 

 

Parution le 2 mai 2013

 

 

Le sujet : "Le voisin est un animal nuisible assez proche de l'homme" (Pierre Desproges). Comme on ne choisit pas sa famille, on choisit rarement ses voisins. Démonstration en une collection de photos de textes et d'images hauts en couleurs !

 

 

 

 

 

 

 

Tentatrice : Silvana

Fournisseur : J'ai Lu, merci !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Encore une lecture qui s'adapte on ne peut plus à cette période estivale, synonyme de vacances  pour certains chanceux. Chers voisins se lit au soleil, sur la plage, seul ou en compagnie, afin de partager le rire, qui est, comme chacun sait, contagieux. On s'amuse beaucoup au fil de ces pages qui reproduisent en photos textes et petits mots tendres que s'échangent des voisins. Vous pensiez avoir le pire des voisins ? Lisez ceci, vous serez sans doute "rassurés", car certains voisins sont ici bien gratinés. Moins drôle, vous pouvez aussi vous reconnaitre dans ce voisin qui pense vivre seul au monde. Dans ce cas, ce livre vous fera sans doute ouvrir les yeux et deviendra pour vous une bonne petite leçon de "rééducation" de vie en collectivité. Si les personnes qui vivent de l'autre côté de votre mur de chambre vous font vivre un enfer et que vous êtes à bout de nerfs.... Vous trouverez ici des exemples tout prêts de mots plus ou moins doux à aller coller sur  leur porte. Oui, dans ce domaine, ce livre est une source inépuisable d'inspiration.

Ces échanges en tout genre amusent beaucoup, mais jamais pour les mêmes raisons. Certains débordent d'humour, de classe et presque de littérature ! D'autres vont droit au but sans faire forcément dans la dentelle. Tous laissent la ou les victimes s'exprimer avec les moyens qui sont les leurs : signes, fautes, violence, pulsion, ras le bol ou délicatesse, finesse et même amour !... Et tous témoignent (hélas), de l'incivilité de certains de nos concitoyens. Certaines situations transposées ici ne vous surprendront pas (car vécues bien souvent), d'autres se révèlent tout à fait incongrue ! Comme quoi, la connerie humaine n'a pas de limite, et ce qui est génial, c'est qu'il n'est absolument pas interdit d'en rire ! La preuve !

 

 

Attantion, paintures fresh...

 

Le Monsieur qui ferme bruyamment volet et fenêtre puis qui chante à tue-tête "Zorro est arrivé" entre 22h30 et 23h00 est prié de respecter ses voisins qui dorment déjà...

 

Le bruit est source d'externalités négatives, merci de les internaliser

 

 

 http://beurk.com/wp-content/uploads/2012/06/voisin.jpg

 

 

 http://static-mb.minutebuzz.com/wp-content/uploads/2013/01/mes-chers-voisins-09.jpg

 

 

 http://www.tuxboard.com/photos/2012/04/cher-voisins-orthographe.jpg

 

 

 http://subimg3.wiki-buzz.fr/2013/03/chers-voisins-11-300x225.jpg

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Juin 2013

Gwada2013 030Humour - Editions J'ai Lu - 158 pages-5 €

 

 

Parution inédite J'ai lu en février 2013

 

 

Le sujet : Anne Sophie et Marie Aldine Girard rhabillent pour l'hiver et déshabillent pour l'été la femme parfaite. Vous savez, cette connasse qui fait toujours tout mieux que vous, qui sait toujours tout, qui a une ligne à rendre transparent un brin de paille. Bref, celle qui énerve et que l'on aime détester parce qu'elle nous fait de l'ombre. En même temps, c'est bien connu, la femme parfaite n'existe pas ! Donc....

 

Tentatrice : Silvana

Fournisseur : Editions J'ai lu, merci

 

 

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 Mon humble avis : Je disais donc dans le résumé, la femme parfaite n'existe pas, donc personne n'est visé, si ce n'est tout le monde.... Chacun retrouvera quelques uns de ses travers, de ceux de ses copines, de sa famille, de ses collègues... Et oui, ne vous en déplaisent, aussi basse soit l'opinion que nous avons de nous même, pour parodier Jacques Brel, il nous arrive à toutes d'être parfaites, parfaites, parfaites et connasses à la fois !

Messieurs, si toutefois des messieurs lisent ces mots, je vous entends rire sous cape... Et bien sachez que ce livre s'adresse aussi à vous, et non, vous n'y êtes pas épargnés et de plus, cette lecture vous permettra de comprendre qui nous sommes. Nous les femmes imparfaites qui faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour devenir la femme parfaite que vous regardez la langue pendante , au point de mériter parfois nous aussi le mot "connasse".

Trêve de plaisanterie, ce pamphlet est excellent. A lire ! Entre copines, ce sera l'occasion de bons fous rires collectifs ! Seul(e)s, vous travaillerez aussi vos abdo (vous approchant ainsi de la perfection !) et vous vous direz, non, je ne suis pas seule à :

- Ne pas sortir de Wisteria Lane quand vous dites recevoir à la bonne franquette

- A aimer la chanson : Le coup de soleil de Cocciante ou Wannabe des Spice Girls !

- A montrer la photo d'une top modèle à votre coiffeur pour qu'il vous fasse la même coupe et que ça donne les mêmes effets

- A tout faire pour épater un mec, quitte à ouvrir une bouteille de bière avec vos dents

- A ne pas avoir tout l'électoménager Darty dans votre T2

- A avoir cru au prince charmant à cause de Richard Gere dans Pretty Women

- A avoir des AP (attirances perverses) pour les hommes à l'opposé de vos soit disant goûts (bodybuilder, chanteur de Country, biker....)

- Et à vous répéter sans cesse  : Une femme qui ne grossit pas une une femme qui ne mange pas !

 

Et bien sûr ce ne sont que des extraits, le maxi best of est dans le bouquin et ne fait pas grossir. On y trouve du bien gras comme les frites et du très subtil comme les fruits en tranche. Bref, on se régale, on se moque des autres et puis, un peu de nous. Attention, l'autodérision pourrait avoir tendance à nous rendre presque parfaites et donc un peu.....

 

Détente absolue ! Ceux qui rechercheraient dans ces pages un traité hautement philosophique à la Aristote s'ennuyeront profondément ! Amusez vous bien Mesdames.... et Messieurs ! Si si, j'insiste !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Mai 2013

http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/5/2/2/9782352210603FS.gifAutobiographie -broché - Edition Guérin - 316 pages - 50 €
 
Parution en février 2013 - Beau livre
 
Le sujet : Patrick Edlinger... ce nom ne vous évoque peut-être rien, mais vous avez forcément vu au moins une image de ses exploits. On le surnommait "Le blond", le "Déglingé" , "l'homme araignée" ou "Dieu", c'était le maître des grimpeurs. Peu de parois lui ont résisté sur la planète. En duo ou en solo, souvent à mains nues, son corps presque en ventouse contre la parois et souvent "la vie au bout de doigts". Le récit de sa vie de grimpeur, d'homme, de passionné, depuis des débuts discrets jusqu'à une gloire insoupçonnable.
 
 
 
Tentation : Le personnage et l'auteur
Fournisseur : Gilles Paris, merci 1000 fois ! 
   
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Mon humble avis : Quel livre magnifique ! Quel portrait ! Quelles images à couper le souffle ! Avant de commencer, je vais dire l'essentiel, ce livre ne s'adresse pas qu'aux fanas de montagne et de grimpe, mais à toute personne en quête ou en admiration de l'absolu, du dépassement de soi, de la maîtrise parfaite de soi, jusqu'au bout des doigts, de la passion obsédante. Un livre pour tous et toutes, à acheter, à offrir, à lire, à regarder encore et toujours ces photos et ce dire : pff, dire qu'il n'y a aucun trucage !
Je m'en suis déjà ouverte ici, je suis fan des super héros des comics avec des super pouvoirs qui font rêver mais que le plus intensif des entraînements ne donnera jamais à personne !
Je suis fascinée et admirative devant les super héros réels, car même s'ils ont parfois quelques prédispositions, ils ne doivent leurs exploits qu'à leur volonté sans faille et à un mental de fer... que je suis incapable d'entretenir moi même. Et avec Patrick Edlinger, en guise d'exploit et d'homme extraordinaire, on est vraiment servi.
Que l'on ne s'y trompe pas, ce livre est une véritable autobiographie. Patrick racontait, Jean Michel Asselin (Journaliste montagne, alpiniste, écrivain), ordonnait tout cela et y apportait sa
plume. Les doigts du grimpeur étaient de toute façon trophttp://1.bp.blogspot.com/-CRGxcifaDIs/UKd4dkeMWZI/AAAAAAAABaw/Lq3Obwao39c/s1600/edlinger.jpg
gros pour s'adapter aux touches d'un clavier. Alors les deux amis ont travaillé sur ce livre pendant deux ans... Et Patrick est décédé en novembre dernier, avant que celui ci soit tout à fait terminé. Restait à sélectionner les photos...
Oui, Patrick Edlinger nous a quitté l'hiver dernier à 52 ans. Chienne de vie. Lui qui a grimpé les pires et plus dangereuses parois à mains nues en solo total, souvent sans corde ni baudrier, est mort chez lui, d'une chute dans les escaliers. C'est vraiment con des fois, la vie.
Des mauvaises langues avancent d'autres hypothèses. Oui, le blond sortait d'une très mauvaise passe, une dépression sur laquelle l'auteur revient en début et fin de livre. Mais une fois de plus, il s'était redressé, se tenait bien droit devant l'avenir avec des projets plein la tête !
Patrick Eldinger, c'est l'histoire d'un homme hors du commun. A 17 ans, il convainc ses parents de le laisser abandonner les études pour se consacrer à son besoin vital, la grimpe libre. Pendant 30 ans, il parcourra le globe, pour son plaisir, ou pour des courses, ou pour du boulot, toujours en rapport avec la grimpe. Il ouvrira des voies, en cotera, en décotera, pulvérisera tous les records. A ses débuts, il vit chichement. Tout au long des années, des amitiés sincères et indestructibles naîtront avec des futurs grands noms de la grimpe ou des cinéastes par exemple qui ne tardent pas à percevoir les possibilités qu'offrent le don Edlinger. Et puis, il y a les trahisons. Car Patrick est devenu un personnage public, un image qui rapporte et qui lui permettra d'ailleurs de vivre de sa passion jusqu'au bout. Mais une image à gérer. Il tournera dans des films, des publicités... mais toujours en restant intègre, fidèle à ses idéaux et à son besoin vital : ne jamais rester trop loin d'une falaise.
 
http://7b.img.v4.skyrock.net/6139/85686139/pics/3126219399_1_3_On8K52dp.jpgLes entraînements drastiques, les rencontres, les coups durs, les joies, les euphories, les accélérations, la passion et l'amour pour les éléments naturels que sont les falaises et le corps, l'un souple, l'autre rigide et qui pourtant se rencontrent et s'adaptent, même s'imbriquent parfaitement, voilà ce que raconte ce livre.
Deux petits reproches... La vie du Blond est ici traitée par thème et non chronologiquement. En fin de livre, un rappel et un repère chronologique auraient été les bienvenues. Car, même si c'est sans doute vrai, on a l'impression que Patrick Eldinger a vécu mille vies en 10 ans !
De même, un très court glossaire avec des termes spécifiques à la montagne... Ils ne sont pas nombreux dans le livre mais le glossaire permettrait aux profanes de bien visualiser ce dont il est question.
Ce que je retiens de ce livre magnifique, c'est que Patrick Edlinger a dévoré sa vie, une vie qu'il a vécu à la verticale tout du long. Un homme dont même l'horizon n'osait s'aplanir devant lui, un homme dont même l'horizon était vertical.
Et moi là dedans....  J'ai eu la chance et l'honneur de rencontrer l'auteur Jean Michel Asselin et de partager une aventure unique dans ma vie. Fin 2005, au travail, après moult concours et tests, j'ai gagné un trek au Népal. Les 10 meilleurs rando vendeurs NF ayant survécus à la course d'orientation à Chamonix partaient au Népal...Un journaliste nous accompagnait, c'était Jean Michel Asselin, un grand Homme dans le Panthéon de ma vie. Ensemble, nous sommes arrivés à l'ABC, 4200 mètres. Le Camp de Base de L'Annapurna. Une promenade de santé pour Jean Mi l'himalayste, un exploit pour moi. Lors d'une pause, Jean Mi a su voir et me dire : Allez viens, Géraldine, on ne s'arrête pas. Et deux heures durant, j'ai posé chacun de mes pas dans les siens pour parvenir au bivouac.
 
Pardonnez cette digression : le sujet reste Patrick Edlinger.... Un conseil, regardez ces deux vidéos, vous serez éblouis et comme apaisés. Vous n'avez pas le temps maintenant, revenez ce soir ou demain.  Et passez par une librairie entre temps. Il se peut que la montagne vous gagne et que vous poussent des aîles, quelques soient la nature des ailes dont vous ayez besoin, et quoi que vous ayez à surmonter !
 
   
 
 
 
   

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Février 2013

http://3.bp.blogspot.com/-Hu8pRZVxzU4/UFM0wEabxnI/AAAAAAAAFoM/jSeTHFEy5ss/s1600/Oui+mais+quelle+est+la+question.jpg Autobio déguisée - Editions Nil - 271 pages - 19 €

 

 

Parution le 20 septembre 2012

 

 

 

L'histoire : C'est enfant, dans un confessionnal, qu'Adam Hitch découvre le pouvoir des questions et la jouissance qu'elles lui procure. Il interrogera tout le monde, tout le temps, sur tous les sujets. Il est atteint de questionnite aigue, liée à une forte curiosité pour tout. Adulte, il suit des études de journalisme et devient l'interviewer le plus célèbre de France, à la radio, puis à la télévision. Mais les célébrités ne sont pas les seules à subir ses questions... Sa famille, ses amies, ses compagnes, sa femme. Certains supportent, d'autres beaucoup moins...

 

 

 

 

 

Tentation : Le passage de Pivot à la Grande Librairie

Fournisseur :

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 Mon humble avis : La 4ème de couv n'annonçait pas tout à fait ce que j'ai lu. Certes, on retrouve avec plaisir la verve légendaire de l'homme de télévision, aussi doué pour cuisiner ces "clients" que pour animer un plateau d'une bonne dose de dynamisme, de bonne humeur, de culture... Bref, un homme qui sait s'exprimer et captiver son public.

Mon plaisir de lecture fut très irrégulier. Les premières pages m'ont enchantée, quand le jeune homme découvre sa maladie : la questionnite. Car c'est un trait que je partage assez avec lui, même si nous ne sommes pas dans les mêmes proportions. Je suis curieuse de tout, de l'autre. J'aime comprendre comment le monde, et l'autre fonctionnent. Pourquoi l'autre réussit là où j'échoue. En questionnant l'autre, j'apprends la nature humaine et j'essaie, parfois, de recadrer la mienne. J'aime connaître et tenter de comprendre l'autre. Certes, cela n'est pas toujours bien perçu. Les gens confondent souvent intérêt pour l'inconnu et curiosité malsaine, où juste un peu intrusive, car il est bien plus confortable pour la terre entière de vivre derrière des barricades n'est-ce pas ?! Donc je pose, et je me pose aussi beaucoup de questions. Jusque là, le livre me ravit.

Puis le narrateur est devenu bien adulte et séduisant auprès des femmes, qu'ils harcèlent de questions : qui, quand, quoi, comment, tu es sûre, à quoi tu penses ? A rien ? Non ce n'est pas possible.... Bref, des questions pas forcément passionnantes pour le lecteur et qui deviennent très vite lassantes, étant donné que la vie amoureuse du narrateur est plutôt mouvementée et pas installée dans un cocon bien huilé. De ce fait, ces questionnaires se multiplient, le narrateur m'est apparu plus inquisiteur et jaloux que réellement curieux.... L'impression d'égocentrisme m'a même traversé l'esprit.

On effleure de temps en temps la vie professionnelle de l'interviewer, et là, mon intérêt est revenue, pour s'éloigner à nouveau lors nouvelles conquête féminine. Personnellement, j'admire beaucoup l'homme de lettres, mais sa vie privée, je m'en fiche comme de ma dernière chemise. Autant des potins people peuvent m'amuser et animer quelques soirées avec les copines (Eh, les filles, Johnny Deep et Tom Cruise sont à nouveau sur le marcher) autant que Pivot soit célibataire ou non me laisse de glace. J'attends de lui qu'il m'instruise et m'élève, pas qu'il me raconte sa vie privée et son intimité....

J'espérais franchement à plus de révélations plus ou moins croustillantes sur les plateaux télé, les questions qui ont marqué sa mémoire, les réponses qui ont laissé des blancs, comment il prépare l'interview d'un grand auteur américain jamais sobre. Bref, j'aurais aimé connaître l'envers du décors de son métier, les grandes rencontres de sa vie professionnelle, pas de sa vie personnelle, où en tout cas, pas autant.

Heureusement, il y a tout de même de beaux et de belles réflexions sur ce qu'apporte une question, de l'humour, une écriture vivre et agréable. On se délecte même de certains passages. Quelques vérités sont bien dites et mises en scène de façon judicieuse, tel le dialogue touchant entre Pivot et son fils.

Mais j'attendais un livre plus brillant de la part d'un homme que je considère comme faisant partie du patrimoine littéraire français. Oui, mais quelle est la question ? Oui mais quel est l'objectif de ce livre ? Qui pour moi, nuirait plutôt à l'image de son auteur.

 

 

 

 

 

                                                                                            9/7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Mai 2012

Témoignages - Editions Flammarion - 379 pages -  19.90 €

 

 

Parution en novembre 2011

 

 

Le sujet : textes, extraits de carnet de note et surtout, conversations entre la journaliste Agnès Michaux et Nicola Sirkis, chanteur du groupe Indochine.

A eux deux, ils reviennent sur 30 ans de vie de groupe et surtout, 30 ans de textes, revenant sur chaque chanson...

 

  

Tentatrice : Ma "fanitude" envers Indochine

Fournisseur :

 

 

 

 

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Mon humble avis :je vais être honnête, je pense que ce livre passionnera tout fan du groupe, mais qu'il laissera de glace les autres lecteurs, à moins d'être étudiant en musicologie ou ethnologue. Car Indochine, c'est tout de même 30 ans de musique, de succès en montagnes russes, d'un groupe plus souvent décrié par la critique et  rhabillé par ses détracteurs anonymes qu'encensé. Et pourtant, même si donné pour mort dans un fin des années 90, Indochine s'est offert le luxe, 10 ans plus tard, de remplir le Stade de France et de tourner en France à guichets fermés. Un beau pied de nez à ceux qui n'y ont jamais cru et qui n'y croient toujours pas. Il n'empêche, le groupe a évolué, un seul des membres d'origine est encore là (Nicola Sirkis), la musique n'est plus la même, les textes sont de plus en plus ficelés, aboutis avec toujours autant de poésie. Le public des débuts est toujours là, et il se voit rejoint par des plus jeunes, par ses enfants. Indochine est donc devenu un groupe intergénérationnel.

J'ai déjà dit sur ce blog l'importance que le groupe Indochine revêt pour moi depuis mon adolescence : une ouverture sur le monde et une introspection. C'est avec Indochine que j'ai regardé avec attention le planisphère pour situer chaque lieu cité dans un texte ou dans un reportage sur le groupe. C'est avec eux que ma curiosité littéraire a dépassée ce que me proposait l'école ou les étagères familiales. Je suis allée vers Salinger, Cendrars... Bref, je voulais comprendre les allusions littéraires et géopolitiques. Alors je cherchais.... Et puis, la révélation : un reportage des Enfants du Rock sur le groupe qui enregistre à Montserrat, une petite ile des Caraïbes. Coup de coeur pour les paysages, l'atmosphère, la végétation, le crépuscule. Dès années plus tard, je m"installerai au plus près de cette île : en Guadeloupe. Mais revenons en au livre.

Agnès Michaud, par de belles introductions plutôt poétiques, annonce chaque album. Les paroles de chaque chansons occupe une page ou deux et en face, Agnès et Nicola discutent, en toute simplicité, honnêteté, transparence, lucidité sur ces textes et les événements vécus par le groupe ou le chanteur Nicola. Car bien sûr, sa vie personnelle transparait discrètement dans ses textes. Mais dans ces conversations, jamais d'impudeur.

Kissing my songs, c'est remonter à la genèse de chaque chanson. Pourquoi, comment, dans quel état d'esprit, résultat... Nicola Sirkis avoue, confesse, préférer oublier certains textes et en revendique la plus grande partie avec une certaine et légitime fierté. Mais franchement, j'ai trouvé très intéressant de savoir où une chanson peut prendre sa source : parfois, un petit rien et d'autre fois, un fait "divers" gravissime qui inspirera tout un album (comme celui du suicide des deux jeunes filles qui, il y a quelques années sautaient du haut du falaise dans le Pas de Calais et qui inspirera Alice et June).

J'ai découvert avec surprise d'autres influences musicales, littéraires et poétiques qui m'avaient échappées (je n'ai pas fini d'alourdir ma PAL), j'ai compris différemment certaines chansons dont je m'étais fait mon interprétation personnelle (que je garderais, car la poésie, c'est cela, l'auteur propose, le lecteur dispose et les textes de Nicola Sirkis sont pour moi pure poésie). Je sais dorénavant qui est "Juliette". J'ai vraiment noté une évolution dans les textes, collage de mots parfois hasardeux mais à la chouette sonorité au début pour avoir, avec Alice et June et la République des Météors, un fil rouge, des textes puissants, révoltants, douloureux, amoureux.

Et puis ce livre est aussi une réflexion sur la vie du groupe, sur le ressenti du succès. Et l'on découvre, avec stupeur pour moi que l'ambiance du groupe initial (avec Nicola, Dominique, Stéphane et Dimitri) était souvent tendue, que chacun ne réagissait pas forcément de la même façon face au succès. Bien sûr et hélas, la mort de Stéphane est évoquée à plusieurs reprises, mais toujours avec pudeur. Et Nicola ne cache pas ses passages à vide, ses moments de déprimes ou d'enthousiasme amoureux, qui font dire que c'est un homme comme les autres. Oui, mais avec un talent énorme !

A lire et à relire (pour ma part), avec son MP3 à proximité pour se remettre en tête les chansons qui nous ont moins marqués !

Et merci Agnès Michaud et Nicola Sirkis pour ce chouette livre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 20 Janvier 2012

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Essai - Editions Grasset - 424 pages - 20.50 €

 

 

Parution Septembre 2011, rentrée littéraire

 

 

 

Le sujet : Avec l'avènement du livre numérique, l'auteur craint que le livre papier connaisse le même sort que le disque... une dispartion progressive, une mort annoncée à grands coups de téléchargements illégaux. La fin d'une époque qui débuta avec Gutemberg, l'apocalypse...

Alors l'auteur dresse ici une liste tout à fait subjective de ses 100 livres préférés de ces cent dernières années ! Une liste hétéroclyte, joyeuse, qui est avant tout un grand cri d'amour, de respect et d'admiration pour les livres et leurs auteurs !

 

  

Tentation : L'auteur après lecture du Roman Français

Fournisseur : Ma CB, lors d'une rencontre/dédicace avec l'auteur

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Vous savez quoi, entre Noël et Nouvel An, j'ai lu 100 livres, faisant grimper d'un seul coup à 170 mon nombre de livres lus dans l'année 2011 ! Vous ne me croyez pas ? Vous avez raison !

En fait, je suis allée chez mon pote Beigbeder à Paris, et on a fouillé dans sa bibliothèque. Confortablement assis, un verre de Jurançon (puis plusieurs) à la main, nous avons discuté pendant des heures de bouquins, des connus, des moins connus, des méconnus, des trop connus (à mon goût). Bon, on n'était pas toujours d'accord mais quelle soirée ! Bon, c'est pas vrai non plus. Je ne connais pas personnellement Beigbeder, donc en toute logique, il ne me connaît pas non plus.

Mais nous avons un point commun. Frédéric Beigbeder et moi sommes amoureux. Amoureux des livres et surtout de leurs auteurs ! La différence, c'est que Beigbeder a le talent pour le dire et partager son enthousiasme tout en restant passionnant, captivant sur plus de 400 pages, en ne se répétant qu'une seule fois (une citation de Salinger revient deux fois !)

 Et ce qui est vrai, c'est que j'ai lu Premier Bilan après l'apocalypse. Lire est même fade. J'ai dévoré ce bilan, entre une tranche de fois gras, du saumon, des pyrénéens et buches de Noël.

Je pensais que ce livre serait mon livre de chevet pour un moment. Un liste de 100 livres.... A raison de 3 ou 4 chroniques lues par soir, ce livre aurait du rester quelques semaines dans mes lectures en cours, accompagné d'un roman prenant et palpitant... Pas eu besoin de roman prenant et palpitant et finalement, j'ai lu ce bilan à la suite. Car dès le premier jour, je me suis rendue compte que ce livre est une drogue. Très vite, j'ai dit : "Allez, encore un titre, bon allez, un autre avant de dormir.... pour être encore éveillée une heure après. Honnêtement, je pense que ce premier bilan après l'apocalypse est l'une, si ce n'est ma lecture la plus succulente de l'année.

Je me suis régalée du style et l'écriture, des bons mots et aphorismes de l'auteur ou de ceux cités. J'ai ri à gorge déployée de son humour, je me suis offusquée de sa mauvaise foi passagère ou provocation (gratuite ?) mais jamais méchante. Je l'ai tutoyé, interpelé ( “Ah, tu peux pas t’en empêcher”). Et puis je l'ai traité de con aussi, mais “le con” affectif. Vous savez, quand on dit “quel con celui là” tant on se marre d’une blague potache !

Je vous le dis mes amis, du pur bonheur de lecture. Bien sûr, je n'adhère pas complètement à cette liste, plus par préjugé ou goûts de lecture, car dans les 100 livres cités, je peux compter sur les doigts d'une main les livres que j'ai lu, et sur les doigts des deux mains les auteurs que j'ai déjà lus. Mais, je me suis rendue compte, honteuse, que des livres qui prennent ici le statut de pures chefs d'oeuvres dorment incognito dans ma PAL depuis plusieurs années... Les autres auteurs m'étaient pour la moitié complètement inconnus. Quelques points communs qui reviennent souvent (trop pour moi en tous cas) dans les romans choisis par Beigbeder : le désenchantement, le trash, la violence, le sexe vide et parfois, l'amour. Je ne suis pas fan des Ellis et Houellebecq et je ne pense pas que cela changera, malgré les éloges de Beigbeder à l'encontre de ces génies. Mais avec ce bilan, Beigbder m'a tout de même sacrément donné envie de lire 12 livres (exclus du comptage précédent de mes dix doigts) ! D'ailleurs, quand je lirais ces 12 livres, je pourrais peut-être me contenter de recopier sur ce blog la chronique du maître !!!

 La centaine d'auteurs regroupés ici partagent aussi souvent, hélas, une mort jeune, violente, désirée. Bref, le mal être qui semble presque nécessaire pour produire un chef d'oeuvre littéraire. Dernier lien notable entre ces écrivains, selon l'enthousiasme de Beigbeder, c'est qu'ils ont tous créé une nouvelle forme de littérature (la première autofiction, le premier nouveau roman, le premier vrai trash, le premier vrai livre d'amour....) qui inspire maintenant la nouvelle génération d'écrivains, sans laquelle ceux ci n'écriraient  pas, Beigbeder en premier, dixit himself ! Force est de constater aussi que la littérature, à chaque siècle, à chaque décennie, se fait le témoin de son époque. La littérature est nos racines, notre reflet et celui de ceux qui nous ont précédés.

Bien sûr aussi, ma culture littéraire et ma façon de décortiquer les livres et les époques littéraires sont réduites à des peaux de chagrin comparées à celles de Beigbeder. Mais en même temps, chacun son métier ! Beigbeder est un vrai pro de la critique littéraire et cela se sent. Il y a la passion, l'admiration et la culture dans chacune de ses chroniques. Avec bien sûr, L'HUMOUR !!! J'adore. Enfin, le plus important.... C'est que ce Premier Bilan après l'apocalypse est avant tout un hymne aux livres (tant l'objet que le contenu), aux auteurs, à l'écriture. La façon qu'à Frédéric Beigbeder d'évoquer cela est juste sompteuse, délicieuse, jouissive. La preuve d'une passion dévorante. Une magnifique et tendre déclaration d'amour ! Lisez, sur papier, avant qu'il ne soit trop tard !! Et que survive la littérature !

 

 

 

Les dix critères de Frédéric Beigbeder pour aimer un livre :


1. Tronche de l'auteur (attitude ou manière de s'habiller)

2. Drôlerie (un point par éclat de rire)

3. Vie privée de l'auteur (par exemple, un bon point s'il s'est suicidé jeune)

4. Émotion (un point par larme versée)

5. Charme, grâce, mystère (quand tu te dis "Oh la la comme c'est beau" sans être capable d'expliquer pourquoi)

6. Présence d'aphorisme qui tuent, de paragraphes que j'ai envie de noter, voire de retenir par coeur (un point par citation produisant un effet sur les femmes)

7. Concision (un point supplémentaire si le livre fait moins de 150 pages)

8. Snobisme, arrogance (un bon point si l'auteur est un mythe obscur, deux s'il parle de gens que je ne connais pas, trois si l'action se déroule dans des lieux où il est impossible d'entrer)

9. Méchanceté, agacement, colère, éruptions cutanées (un point si j'ai ressenti l'envie de jeter le bouquin par la fenêtre)

10. Érotisme, sensualité de la prose (un point en cas d'érection, deux en cas d'orgasme sans les mains).

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 11 Juin 2011

 Essai - Editions Michalon - 256 pages - 17 €

 

  

Parution en avril 2011

 

4ème de couv : "La sociologie des cons - une science aussi vieille que l'humanité - repose sur l'observation et l'analyse de nos contemporains. Cette discipline exige de la patience, car les cons se renouvellent à chaque génération, comme le virus de la grippe et les nuages de sauterelles. Toujours là, mais différents, ils contaminent tous les milieux. Bobos, profs, retraités, syndicalistes, militants de droite et de gauche, féministes, artistes, psychanalystes, jeunes de quartier, etc., personne n'est épargné.
Ce petit guide de l'anthropologie de la connerie en tout genre se veut corrosif et sans concession. Grand connaisseur de la question et nouveau con moi-même, j'espère avoir été suffisamment intolérant, injuste et malhonnête intellectuellement, pour me faire des milliers d'ennemis."
Etienne Liebig

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Les cons sont ici classés et répertoriés en différentes catégories suivant qu'ils sévissent en pseudo politique, écologie, militantisme, show biz,  journalisme, religieux, humanitaire... La liste est longue et comme dans le livre  non exhaustive. Le point de liaison entre tous ces cons, c'est qu'ils sont nouveaux, issus d'une société en constante évolution. Le con d'hier peut s'être assagi et le sage d'avant hier s'être abruti avec les ans. Parfois aussi, un con se bonifie avec l'âge.

En 56 chapitres de 3 ou quatre pages, Etienne Liebig égratigne une bonne partie de la population française. Il démontre rapidement les limites et les incohérences des systèmes de pensées et les contradictions du comportement de ses victimes. Les symptômes principaux de la connerie se révèlent être l'hypocrisie, le bandeau sur les yeux, le brassement d'air, le dandysme exacerbé (veut avoir l'air sans avoir les moyens !, bref, le "m'as tu vu") et le tout emballé dans un superbe papier cadeau de mauvaise foi.

Les chapitres sont assez courts pour persifler, nous amuser, nous offusquer mais pas assez longs pour aboutir à une véritable réflexion, ni pour nous laisser le temps de démonter à nouveau les démonstrations de l'auteur. D'ailleurs, tout essai qu'il est, ce livre est à prendre à degré variable (1er, 2ème, 3ème suivant vos convictions personnelles !)

Quand on est d'accord avec l'auteur, on le trouve cynique et corrosif à souhait et parfaitement jubilatoire. Quand on se sent visé, d'un seul coup, Etienne Liebig devient complètement irrévérencieux et alors, il dépasse les limites de la borne. Quand on est ni concerné ni d'accord, on le trouve alors borderline ! Bref, c'est bien ficelé, assez provoquant pour faire couler de l'encre et ne pas être vraiment pris au sérieux, ni déclencher une fatoua ! 

Il n'empêche, je ressortirais bien la plupart de ces formulations, de ces raisonnements (etc) , si seulement j'avais une mémoire, lors de dîners mondains ou pas d'ailleurs (pour produire encore plus d'effet). Cela donnerait alors l'impression que je maîtrise pléthor de sujets avec conviction et démontrerait une intelligence que je ne possède pas. Par contre, je revêtirais la parfaite panoplie de nouvelle conne. Puisque la principale affection des nouveaux  cons est de vouloir faire de l'effet.

Allez, j'assume ce statut et je sors une botte à la hauteur de mes limites, à laquelle l'auteur aspire certainement en ricanant... Je me demande dans quelle catégorie de con l'auteur se classe en toute bonne et mauvaise foi ?!

Et moi, nan, je n'ai pas du tout été vexée !!!! Sans rancune et bonne lecture !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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