Articles avec #livres autres - divers tag

Publié le 22 Février 2019

Essai - Editions Point - 240 pages - 4 €

 

Parution d'origine chez Stock en 2001

 

Le sujet : Le célèbre psychanalyste revient sur sa vie, depuis son enfance où il détestait lire, jusqu'à l'époque où il arpente les plateaux télé, en passant par sa principale activité : la psychanalyse... Le tout en étant toujours perçu comme le contestataire et le controversé... de service ou presque.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : J'ai acheté ce livre chez un bouquiniste voici déjà quelques années, parce que le titre me plaisait et me faisait penser à une chanson du même titre de JJ. Goldman. (Il en faut peu parfois cheeky)

Gérard Miller, certains le connaissent comme psychanalyste, d'autres comme ancien maoïste, d'autres comme chroniqueur de presse écrite et d'autres, enfin, comme chroniqueur télé (notamment dans la bande de Ruquier) . C'est dans cette dernière catégorie que je figure et mes souvenirs me disaient que je pourrais m'amuser un peu dans ces pages, y trouver de l'humour, aussi cynique puisse-t-il être.

Cet ouvrage est sous-titré "Essai" mais il correspond plus à une biographie... Pour la bonne et simple raison que les sujets abordés sont variés (voire fourre-tout) et cités dans l'ordre chronologique de la vie de l'auteur.

Le début est prometteur, frais et effectivement amusant... Le très jeune Gérard Miller n'aime pas lire et se rebelle contre la soumission des personnages de romans à leur auteurs. Vient ensuite l'époque partisane active auprès de la gauche prolétarienne et chez les Maoïste. Nous sommes autour de mai 1968, une période toujours intéressante à recreuser via des témoignages de témoins et surtout d'acteurs. Et puis, notre époque fait un peu écho à celle-ci (Gilets jaunes etc...). Intéressante aussi la scission d'alors entre "communistes" maoïstes et "communistes" restant fidèles Moscou.

Après, Miller nous décrit de long en large ses débuts en psychanalyse, qui deviennent vite une réputation, via l'école de Lacan et les théories Freudiennes.  Mon intérêt s'est effiloché au fil de la complexité du sujet et de ce qui semble être ensuite une "guéguerre" de clochers et de paroisses... attisée par une certaine presse.

Puis, devenu très célèbre, Miller pige à droite à gauche dans la presse et devient chroniqueur télé dans moult émissions où l'on attend souvent de lui qu'il y fasse de la psychanalyse de trottoir... L'auteur s'en plaint, critique le système et l'hypocrisie télévisuels, les programmes décervelants, mais ne semble pas refuser les invitations à débattre ni les chèques qui les accompagnent sans doute. 

Miller clôture sur le sémitisme et forcément, sur l'antisémitisme ambiant dont il est parfois victime.

Bref, un beau programme pour ce livre mais trop de longueurs, trop de sujets (d'où cette impression de fourre-tout). J'ai eu l'impression que Miller avait envie de parler, de parler et de parler... sans être coupé comme à la télé ou sans être limité à une chronique... tout en choisissant le sujet : LUI. Donc paf, un bouquin... Qui m'a paru transpirer un peu trop d'égo centrisme et de fierté... Moi je, moi je, moi je... On me lit, on m'écoute, on me connait... Bref, une mise en avant personnelle qui a fini par m'agacer et me lasser. Le même livre mais bercé d'humilité aurait pu être passionnant, puisque témoin de certaines époques.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

Repost0

Publié le 2 Février 2019

Témoignage - Editions Livre de Poche - 192 pages - 6.70 €.

 

Parution d'origine au Diable Vauvert en septembre 2015

Le sujet : Révolution, éruption volcanique, tremblement de terre, tsunami dans la vie de mon écrivain / journaliste / voyageur préféré ! Sa compagne (LA femme) est enceinte ! Que va-t-il se passer dans les 9 mois à venir ? Et même dans les 20 ans d'après ? Est-on prêt, après avoir visiter la planète dans toute sa rondeur, à patienter, à se préparer et à assumer ce qui se cache dans un petit ventre rond ?

 

Tentation : Mon écrivain voyageur préféré

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Qui me connait doit s’étonner que j’aille vers ce livre. Je n’ai pas été mère, ne le suis pas et par conséquent, ne le serai jamais. Aussi, les écrits (ou les conversations) qui tournent autour de la maternité me font fuir. Sauf quand c’est écrit et conté par mon écrivain voyageur chouchou et que l’on se penche plus sur la paternité (après tout, les hommes aussi attendent 9 mois pour savoir à quoi le rejeton va ressembler). Alors là, je fonce, j’ouvre le livre et tourne les pages de façon frénétique… Et mes abdos (où ce qui y ressemble) se contractent sous le rire.

Oui, déjà, parce que je sais qu’avec Julien Blanc-Gras, sans désacraliser le sujet ni renier son importance, on trouvera de l’humour à quasi toute les pages de ce journal de grossesse, du mois 1 au jour J !

Ensuite, je sais parfaitement que son bouquin ne va pas tourner qu’autour de son nombril, ni de celui LA femme. Par ce qu’il pense loin, et large mon Julien. Il réfléchit aux conséquences de ses actes autant dans sa petite vie, qui va s’en trouver bien chamboulée, qu’à l’échelle planétaire. Donner la vie… Quel acte essentiel qui engage pour plusieurs vies. La sienne, celle de la Femme, celle de l’enfant… Et celle de la planète. Un enfant à notre époque ? Oui ? Non ? Pourquoi pas ? Evidemment ! Même si l’enfant n’est pas encore né, il est déjà temps de réfléchir à son avenir et à l’éducation qu’on espère lui donner.

Enfin, même si les 9 mois de grossesse se déroulent à Paris, durant ces 9 mois, notre globe-trotter continue à trottiner, faute de galoper, à droite à gauche et se penche sur les façons dont sont vécues grossesses et paternités depuis le Japon jusqu’au Niger.

Loin du ton conventionnel, Julien Blanc-Gras rend le sujet tout aussi marquant et poignant et souvent drôle (faut bien camoufler les angoisses non, et quoi de mieux pour cela que la dérision et l’autodérision ?) et facétieux. Et surtout, profondément humaniste. Il s’adresse autant aux futurs papas paniqués, qu’aux futures mamans qui se demandent bien ce que pense l’Homme mais aussi à tout lecteur (parents ou pas) qui aiment passer un bon moment de lecture sans être lobotomisés ! Et le génie de cet homme et que lors qu’il regarde le nombril de sa femme, il parvient tout de même à nous faire voyager ! Génial non ?

 

« On reproche souvent aux écrivains français de se focaliser sur leur propre nombril. Je vais me concentrer sur celui de la Femme. »

« Le monde ne devient pas plus dangereux quand on devient père, mais notre rapport au danger se modifie. L'enfant ignore les menaces qui l'entourent. Il se jette sous les roues des voitures en buvant de l'ammoniaque avant d'aller accepter les bonbons du vieux monsieur bizarre avec son imperméable et son van. Je viens de comprendre pourquoi on tend à devenir conservateur en vieillissant ». 

"Cette année, la famille revient au centre des enjeux de société. Des hordes manifestent pendant des mois en répétant "un papa, une maman". Le France est déchirée entre ceux qui veulent accorder l'égalité aux homosexuels et les autoriser à adopter, et ceux qui, peu ou prou, considèrent les pédés et les gouines comme des sous-citoyens. C'est une bataille de l'enfant qui se joue dans les rues. 
Des marmots sont enrôlés par leur famille pour scander des slogans homophobes. Statistiquement, une partie d'entre eux se découvrira homosexuelle à l'adolescence. Ils se rendront alors compte qu'ils sont ce qu'on leur a appris à détester. Drôle de conception de la protection de l'enfance. Bonne chance, mes petits gars. "

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

Repost0

Publié le 27 Septembre 2018

Témoignage - City Editions - 256 pages - 10.00 €

 

Parution en 2014

Le sujet : Louise Booth est la mère de Fraser petit enfant autiste. Elle raconte son quotidien et son combat pour que son fils évolue. Et ces progrès tant attendus deviennent notoire quand la famille adopte un chat nommé Billy. La relation entre Fraser et Billy amènera détentes, rires et complicité dans la famille. Et étonnement, comme s'il avait,un 6ème sens, Billy sera toujours présent lorsque Fraser en aura besoin, quand une crise s'annoncera etc...

 

 

 

 

Tentation : Les deux sujets... Autisme et chat !

Fournisseur : CB + PAL !

 

Mon humble avis : Ce témoignage s'adresse à tous...Ceux qui aiment les chats et ceux que les félins indiffèrent, ceux qui ne se "sentent" pas concernés par l'autisme, ceux qui n'y connaissent rien ou au contraire, ceux qui côtoient une personne autiste de près ou de loin.

Mon amour et ma fascination pour les chats n'a ici plus de secret pour personne. Et je suis persuadée du bénéfice de leur présence dans la vie de quiconque comme dans la mienne. La présence de trois boules de poils chez moi m'a aidé de façon conséquente à diminuer les symptômes de ma pathologie psychiatrique et parfois à les maîtriser : la bipolarité. Certes, je n'irais pas jusqu'à donner un pouvoir de guérison aux chats, mais je suis sûre du bienfait qu'ils m'apportent, d'une relative sérénité, des rituels quotidiens qui me donnent des repères etc...Mais quelque part, je suis persuadée que mes chats m'ont, d'une certaine manière, sauvé la vie.

Ici, nous suivons sur cinq années le quotidien de Louise et Chris, ainsi que de leur fils Fraser, atteint d'importants troubles du spectre autistique. Au cours du témoignage, nous revenons sur sa naissance, ses premiers mois, le désespoir des parents, la difficulté de poser un diagnostic et le poids des regards accusateurs ou méprisants des autres. Cette famille s'agrandit ensuite par la naissance de Pippa... Malgré l'aide de leur entourage, de certains professionnels, la bienveillance de l'employeur de Chris (en gros la Reine d'Angleterre, puisque Chris travaille dans le domaine d'un château de la famille royale en Ecosse), les progrès de Fraser sont très lents et les régressions très fréquentes. Le texte de Louise Booth permet vraiment de se rendre compte des difficultés parfois insurmontables à vivre avec enfant autiste... Entre les stéréotypies, les crises de colère, les angoisses, l'hypotonie de Fraser qui l'empêche de se mouvoir normalement... Bref, on réalise à quel point chaque petit détail de la vie est compliqué, nécessite moult préparations, attentions, prévisions, contournements, adaptations, j'en passe et des meilleurs... Donc rien que pour cela, ce livre est à lire car très instructifs pour ceux qui n'ont jamais été confrontés à cette pathologie, comme pour ceux qui la connaisse de trop près, car il peut sans doute apporter quelques pistes et solutions pour améliorer le quotidien d'une famille.

Ensuite, Billy le chat surgit dans la famille et devient le pilier de Fraser, et son meilleur copain. Ce chat, manifestement doué de bien plus des 6 sens félins, accompagnera, stimulera et encouragera toujours Fraser dans son apprentissage, dans les grandes étapes de la vie du garçonnet... Tout en menant sa vie de chat. Il fait partie de ses animaux qui savent détecter une maladie, une crise etc... Là aussi, ce témoignage est important.

Vous vous demanderez sans doute pourquoi je ne couronne ce livre "que" de 3 pattes de chats... Et bien parce que le style, même s'il lit facilement, est le plus souvent assez basique et comporte quelques coquilles. Certes, on ne se dirige pas vers ce type d'écrit pour y lire de la grande littérature, mais là, je ne sais pas, ça m'a gênée par moment. Problème de style, de traduction, de relecture ? 

Ensuite, même si l'on vit le quotidien d'une famille, quotidien forcément très répétitif... puisque quotidien... vous me suivez ?... Bref, l'autisme ajoute forcément des habitudes, repères et rituels réglés comme du papier à musique et qui reviennent aussi... quotidiennement... Toujours est- il que j'ai tout de même trouvé cette lecture très répétitive dans son écriture, parfois désordonnée, et de ce fait, un peu longuette. Certaines coupes auraient donnés un peu plus de peps à ce récit sans en perdre l'âme ni l'objectif.

Nous quittons Fraser et sa famille quand le petit garçon atteint l'âge de 5 ans, et qu'il entre et s'épanouit dans une classe et une école normales, alors que tous les pronostics prédisaient le contraire. Comme quoi, même si la montagne à gravir est énorme, il ne faut pas baisser les bras et surtout... bien s'entourer... Même s'il s'agit d'un "banal" chat de gouttière.

Et, pour toutes les raisons citées ci-dessus, je ne peux que vous inciter à lire "Grâce à l'amour d'un chat".

 

PS : L'an dernier, bénévolement, je me suis occupée d'une petite fille autiste de 8 ans, non verbale, une matinée par semaine. Mais manquant de formation, me sentant trop désarmée et étant trop "éponge", j'ai cessé cette action bénévole au bout d'un trimestre.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers, #Un monde de chat

Repost0

Publié le 15 Août 2017

Témoignage - Editions Pocket - 264 pages - 6.60 €

 

Parution en mai 2014

 

L'histoire : James est un trentenaire londonien, en cours de réinsertion après des années d'errance et de drogue. Un soir, il trouve un chat errant en piteux état dans son immeuble. Ce chat, qu'il nomme vite Bob, semble être là pour lui et James sera là pour lui. En effet, Bob reste accroché à son sauveur. James, avec ses maigres économies le soignera et le remettra sur pattes, avant de décider d'en devenir le propriétaire officiel en le puçant. Et c'est une formidable amitié qui naît entre ces deux êtres inséparables et le bouleversant récit de deux sauvetages : quand l'humain et l'animal se sauve mutuellement !

 

 

Tentation : Quelle question !

Fournisseur : Ma CB !

 

 

Mon humble avis : Comme vous pouvez vous en douter, j'ai adoré cette histoire, qui m'a émue, bouleversée et rappelé quelques souvenirs.

Je préfère vous prévenir, si vous chercher une grande oeuvre littéraire, passez votre chemin, car le style, celui de James Bowen, ex SDF n'a rien d'extraordinaire et est même parfois assez répétitif. Mais ce n'est pas cela qui importe ici. Un chat des rues nommés Bob est un formidable témoignage, pas à pas, de la sortie d'un enfer, grâce à la rencontre d'un animal. James Bowen est un ancien toxico encore sous méthadone, il est suivi par des services médico-sociaux pour se réinsérer. Mais jusqu'à la rencontre de Bob, il était vraiment sur le fil, sans doute en manque de motivation et de responsabilité. Car dès lors que James prend Bob sous son aile, il réalise qu'il est responsable de lui et il fera toujours passer le bien être de Bob avant le sien. Plus aucune envie d'héroïne, Bob est son héros ! 

La complicité qui s'installe entre James et Bob est inouïe et ferait bien pâlir d'envie moult propriétaires de chat. Bob suit et accompagne James partout, même sur son lieu de travail un peu particulier : James est chanteur des rues à Covent Garden, puis vendeur de journaux, toujours à Covent Garden puis dans d'autres quartiers. Et Bob transforme l'opinion des Londoniens envers James. Lui qui jusqu'alors était "transparent" aux yeux des autres, ne peut plus faire vingt mètres dans la rue sans être accosté lorsqu'il porte Bob sur ses épaules. Dans Covent Garden, c'est même tout un fan club qui se crée autour de Bob et son maître. Et petit à petit, à l'insu de James, Bob deviendra, via les réseaux sociaux, un chat extrêmement célèbre de par le monde, comme en témoigne de nombreux touristes espagnols, japonais, Brésilien qui reconnaîtront Bob dans la rue.

Bien sûr, dans cette histoire, il y a des moments de frayeurs pires pour moi que dans n'importe quel thriller, à tel point que j'ai passé quelques pages pour m'assurer que tout finissait bien, l'attente m'étant insupportable ! Suite à 2 agressions canines, Bob se sauve et se perd.

James Bowen sont devenus très célèbre. Un livre, un deuxième, des invitations sur des plateaux de télé, des reportages... et si j'ai bien compris, un film est en préparation (sortie en France prévue en novembre 2017

Que du bonheur, l'humain et le chat se portent dorénavant tous les deux à merveilles et sont tous deux sauvés de la rue... Se sont sauvés... Comme mes chats m'ont sauvée quelque part, même si mon cas est bien éloigné et aussi tragique que celui de Bob. En fait, on se sauve en sauvant, en trouvant son âme soeur, sa raison de vivre, même si celle-ci a quatre pattes et une queue, peu importe. Ca dérange qui ?

En dehors de l'histoire de James et Bob, cette histoire est aussi "l'occasion d'aller à la rencontre" des travailleurs des rues, de partager leur quotidien évidemment pas rose, ça on le devine... mais on ignore souvent que les dangers qui les guettes, les jalousies, le petites lois du milieu qu'il vaut mieux ne pas transgresser. Oui, James nous permet un autre regard sur les travailleurs des rues, que l'on nomme souvent "mancheurs" ou pire, clodos...

Un chat des rues est vraiment une histoire qui fait du bien, un hymne à la vie, au bien-être d'un animal de compagnie et à celui de son maître. Oui c'est une histoire ou le bonheur de deux êtres différents dépend de celui de l'autre, et ou chacun est l'ange gardien de l'autre. Magnifique !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers, #Un monde de chat

Repost0

Publié le 4 Juillet 2017

Essai - Editions Flammarion - 140 pages - 12 €

Parution le 16 mars 2017

 

La 4ème de couv : "Face aux attaques terroristes, sexistes, islamophobes, antisémites, Marianne mérite mieux qu'une lâche résignation. Ne laissons pas les loups dévorer les agneaux au nom de l'identité nationale. Marianne porte plainte !"

 

 

Tentation : le sujet

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ah l'identité nationale ! Le sujet, ou presque, des dernières campagnes électorales ! Sujet mis à toutes les sauces, dressé contre tous les maux du pays, dont chacun s'est accordé la primauté en lui donnant un sens très personnel, souvent très populiste. 

Mais qu'en est-il vraiment de l'identité nationale française ? C'est sur ce sujet que s'interroge Fatou Diome, Franco-Sénégalaise et renommée dans le monde de la littérature...

Bon, bien sûr, elle n'a pas eu à me convaincre puisque j'appartenais à sa chapelle depuis longtemps, bien avant cette lecture, sans doute depuis que le sang coule dans mes veines. Mais cet essai est diablement intéressant, instructif et agréable à lire, même si, mini bémol, j'ai trouvé que certains propos se répétaient parfois.

Parce que la plume est magnifique ! Tantôt factuelle, tantôt poétique, tantôt caustique et incisive, tantôt sérieuse, et souvent très drôle, l'auteure faisant preuve d'un bel humour, notamment pour évoquer nos "chers politiques", sans les nommer directement... Plutôt des surnoms mais qui ne laissent aucun doute sur l'identité citée. Jugez par vous-même : "L'assimilationniste gesticulant", "François-fions-nous-à-dieu", "Don Manuel", "La mégaphone de l'Est", "La marine-marchande-de-haine" etc. Zemmour porte lui son vrai patronyme ! Bref, toutes ces personnes qui se disent "pompiers" du problème alors qu'ils en sont les pyromanes.

Au nom de Marianne et des enfants de Marianne, Fatou Diome s'insurge contre les discours de haine, de rejet, de la faute à, qui ont occupé nos écrans de télé ces derniers mois.

Pour démontrer l'aspect infondé de ces laïus, Fatou Diome fait appel à des grands hommes de l'Histoire de France et de la francophonie : Clémenceau, de Gaulle, Montesquieu, Césaire, Senghor, Chateaubriand, Monod, Lévi-Strauss, j'en passe et des meilleurs... et fait preuve d'une culture de l'Histoire de France et d'une maîtrise de la langue que bien des français "de souche" devraient jalouser, ou pour un sentiment plus noble, chercher à imiter ! Et surtout à admirer !

Et quid de tous ces Sénégalais, Marocains, Algériens (...) qui ont combattu pour la France à deux reprises, pour que celle-ci puisse à nouveau jouir de la Liberté qui flotte sur son drapeau ?

Français de souche... que bien des politiques, qui oublient leur arbre généalogique, s'estiment de dignes exemples... 

Fatou Diome met en garde contre les dangers du repli identitaire, s'insurge contre la soi-disant "monoculture" de la France, les amalgames, l'ignorance, l'intolérance, les préjugés et ceci, à grands renforts d'arguments qu'elle ne sort pas d'une mallette de magicienne. Non, ce sont des arguties qu'elles nous proposent, mais accessibles à chacun et qui devraient être inutiles pour tout Humain digne de ce nom.

 

"Qui aime l'Homme devrait aimer toutes ses versions, et qui aime Dieu devrait aimer tous les noms qu'on lui donne et toutes ses créatures"

 

Il est bien sûr souvent question d'intégration et de cette utopique assimilation que certains politiques voudraient imposer... sans avoir sans doute vraiment réfléchi à ce sujet. Là, je peux parler en mon nom. Je ne suis pas énarque, mais j'ai du vécu, qui depuis longtemps, me donne à réfléchir sur ces sujets avec mes propres arguments ou exemples...

Au bout du monde... J'ai vécu en Angleterre, aux Etats-Unis et en Guadeloupe. La Guadeloupe qui, de fait, apporte une multiculture à la France et où les ancêtres ne sont point gaulois... S'intégrer, bien sûr, c'est l'objectif de chacun qui part vivre hors de ses racines, qui part grandir, pousser comme un arbre, en espérant développer les plus belles et solides branches possibles. Et bien ce n'est pas si facile, même si en quelques mois, on y parvient. Mais, quoiqu'il en soit et malgré mon ouverture d'esprit et ma quasi absence de préjugés, force m'a été donnée de constater que la plupart de mes amis étaient des blancs métropolitains... Quant à l'assimilation... Je n'ai pas fait l'effort d'apprendre vraiment le créole, même si je maîtrisais quelques phrases et expressions et le comprenais à l'époque de mieux en mieux. Même si je me suis mise à la culture "rhum" et que j'ai aimé cuisiner christophines, poulet coco etc, j'ai globalement gardé mes habitudes alimentaires de métropolitaine, les adaptant un tant soit peu aux tarifs et aux produits antillais. 

 

"Grand-père, c'est quoi un bon musulman ?" ... "Un bon musulman, c'est un bon chrétien, c'est un bon juif, car si tu es correcte et respectueuse avec les gens, là-bas, peu importe en quoi ils croient et comment ils prient, ils t'apprécieront quand même, parce que tu seras avant tout un bon être humain"

 

En France... au Mac Do... Ah, je me suis intégrée ! Avec mes 45 ans et 25 ans d'expérience pro, oui me je suis intégrée à une population jeune, autour de la vingtaine et même, parfois moins. Malgré trois personnes récalcitrantes à ma façon d'être, je me suis intégrée, sur mon lieu de travail, à mes collègues. Mais assimilée, non ! Cela aurait été oublier qui je suis, mon vécu et ma façon d'être. Et comme, quelque part, on me forçait à l'assimilation, j'en suis partie. Et oui, scoop sur lequel je reviendrai bientôt !

Bref, tout ça pour dire que l'assimilation est une utopie qui ferait perdre l'identité individuelle de chacun, fait de différences donc de richesses potentielles.

Bon, je parle un peu trop pour "juste un billet de blog".

Revenons et concluons sur Fatou Diome... qui fait avant tout l'apologie de la tolérance, du rassemblement, du partage, de l'ouverture d'esprit et de l'ouverture au sens large, sans non plus jouer à l'autruche, bien consciente des problèmes actuels tant français que mondiaux (terrorisme, migration, chômage). L'humain doit retrouver son Humanité où alors, il se perdra. La mondialisation, irréversible, doit être pensée et actée autrement. Et surtout, l'éducation et l'instruction doivent être reconsidérées et envisagées comme la solution majeure face aux interrogations et difficultés actuelles.

Bref, au nom de Marianne, Fatou Diome s'insurge, propose et surtout, porte plainte contre les bonimenteurs qui, sous couvert de soi-disant bonnes intentions, détruisent peu à peu la fameuse identité française !

A lire, évidemment !

 

 

Ci-dessous la vidéo qui m'a donné envie de lire ce livre

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

Repost0

Publié le 26 Juin 2017

OLNI - Editions Leduc S - 192 pages - 9.90 €

 

Parution le 7 juin 2017 !

 

Le sujet : Le premier livre écrit par un chat, pour les chats !... ou le mode d'emploi de des humains pour enfin les asservir et dominer le monde ! Miaow !!!

 

Tentation : le sujet of course !

Fournisseur : Chat Malo, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ah ah, comme j'ai ri, comme j'ai ronronné de plaisir à la lecture de cet OLNI ! (Objet Littéraire Non Identifié)

Bien sûr qu'on les aime nos matous, si "mimis", si doux, si drôles, si câlins... même si parfois, ils nous font tourner bourriques. Vous vous demandez pourquoi ? Et bien ouvrez ces pages ! L'humain vu par le chat comme jamais ! Vous saurez tout ! Comment il vous manipule, comment il étend un peu plus chez vous son territoire et son autorité pour que "chez vous " devienne "chez lui" ! Par contre, ne pas mettre ce livre entre toutes les griffes où votre vie en compagnie féline deviendra infernale !

En effet, dans son Cat Code, Chat Malo expose pour tout chat intéressé de devenir l'égal de Bastet, déesse à tête de chat sous l'Egypte Antique, déesse du foyer, du bonheur conjugal... Déesse qui ne fut on ne peut plus vénérée...Bref, Chat Malo expose sa stratégie individuelle puis collective pour que les chats reprennent le pouvoir, redeviennent les rois du monde.

Cette stratégie est divisée en différents chat-pitres tous plus drôles les uns que les autres. Pour ceux qui auraient du mal avec l'alphabet humain, quelques dessins bien à propos et hilarants illustrent les différents conseils... en images donc.

Au programme de Chat Malo, pour dominer son "maître" puis le monde :

Tout d'abord, la séduction... Oui, séduire son humain pour mieux le berner, pour endormir sa méfiance et qu'il trouve son "chat chat" si "mimi".

Puis commence la guerre d'usure, où chaque chat peut s'aider du graphique de l'échelle de Garfield pour se situer dans sa progression.

Suit le contrôle de l'esprit de l'humain avant de passer... Mais à l'offensive bien sûr ! Et cette offensive mènera au Grand Soir (où tous les chats sont noirs) et à la Chapocalypse !

Eh ! Mais Chat Malo ne m'a pas bernée moi, amie reconnue des chats ! Car je me doute bien que derrière ses griffes, il y a une plume d'humain !!! Un auteur quoi ! Celui-ci, au fil des pages, n'hésite pas à rappeler les lois de la protection animale et dénonce bien-sûr la maltraitance et l'abandon de certains chats. Bien sûr que les chats ne sont pas des meubles, qu'ils sont doués d'émotions, de sentiments et de sensations, sinon, ils seraient bien incapables de mettre une telle stratégie en place. 

Et puis, la plume humaine, même si elle fait parfois passer nos chers félins pour des diablotins, on sent bien qu'elle les aime à la folie. D'ailleurs, elle passe son temps à prôner le faux pour démontrer le vrai et à inventer un vrai pour démontrer le faux sur nos chères boules de poils et les préjugés qui les entourent.

Mais amis humains, même s'il est hélas un peu trop tard (j'ai moi-même presque baissé les armes face à la domination féline chez moi), réagissons ! Ne nous laissons pas faire ! Alors humains, partout où vous irez sans votre chat, emmener ce livre avec vous ! Dans le bus, dans le train, dans l'avion, sur la plage... ou alors, profitez des siestes interminables de votre matou pour vous plonger dans ces pages à son insu et ainsi, humains, nous démonterons cette stratégie et récupérerons l'autorité dans notre home sweet home...

Mais mais... j'ai un gros doute... Car oui, Chat Malo nous explique à quoi ressemblerait le monde si les chats prenaient le pouvoir et le dirigeaient. Et j'avoue que ce monde là, il me correspondrait bien mieux que celui dans lequel nous vivons. Il me plait déjà !

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

Repost0

Publié le 23 Janvier 2017

Afficher l'image d'origineEssai - Editions Allary - 94 pages - 10 €

 

Réédité en novembre 2015

 

Le sujet :Chaque année, un milliard de touristes parcourent le monde. Prêts à vous assommer avec leur récit de voyage avant, pendant, après !

Voici la méthode complète pour vous aussi, assommer vos proches lors de votre prochain périple !

 

Tentation : le blog Lectures sans frontières

Fournisseur : Ma CB, pour Noël !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : A peine avais-je lu le billet de mon amie Fanja (Lectures sans frontières), que je dégainais ma CB pour me commander ce petit livre. Il me le fallait absolument !... Et après lecture, je ne suis pas déçue du tout !

Ce pamphlet, succès de librairie, était épuisé depuis plusieurs années. Auteur et éditeurs ont eu la bonne idée d'en proposer une nouvelle version, qui prend compte de l'ère numérique et s'y adapte. Et oui, car en 2015, le voyageur possède bien d'autres moyens que le mythique album photos pour assommer son entourage au retour de son voyage. Il peut désormais compter sur l'aide de Twitter, Instagram, Facebook, les blogs etc. 

L'assommoir se met en oeuvre bien avant son départ, jusqu'à l'ultime minute avant l'embarquement, puis dès le premier pied posé en terre étrangère (ou hostile), à chaque événement majeur ou ultra mineur qui ponctue son voyage... Tout est publié sur Facebook. Et bien entendu, il prévoit tout vous raconter de nouveau, dans les moindres détails, à son retour... D'explorateur, il devient exploraseur et poncif opérator !

De l'art d'ennuyer en racontant ses voyages est juste hilarant ! Lecture rapide mais ô combien jubilatoire. L'auteur s'inspire de ce que ses proches lui ont fait subir.... Mais aussi des millions de publications d'inconnus sur le web par les réseaux cités ci-dessus. Ensuite, on peut imaginer que lors de ses propres voyages, il observe sans réserve ses congénères... Et cela dénote bien le comportement des français en voyage...C'est presque un portrait du français voyageur que Debureaux nous dresse. Matthias Debureaux nous livre ici un petit florilège de tout cela, dans un style caustique à souhait assaisonné d'un humour dévastateur où le 1er et le 10ème degré se mélangent savamment. Que j'ai ri, que j'ai ri, que j'ai ri....Que j'ai ri.... aussi de moi-même, car bien sûr, je me suis reconnue dans quelques passages (bon, les moins pires hein !)

Le mieux, pour expliquer ce que vous trouverez dans ce livre, c'est de partager quelques extraits piochés au hasard de ces pages.

 

"Usez de périphrases et n'appelez jamais un lieu par son nom. Exprimez-vous comme un prospectus d'agence de voyages. Ne dites pas la Malaisie mais "le pays du sourire". Ne parlez pas du Cambodge mais "du pays des francs sourires et rires mélodieux". Ainsi, Venise sera "la Sérénissime", "la jolie fiancée de l'Adriatique", "la patrie des brumes", "la Vénus des villes" "...

"Sur une période relativement longue, comme la traversée à la marche d'un grand territoire, laissez faire la nature et filmez l'évolution de votre système pileux (barbe, cheveux, aisselles...) sur fond de multiples décors. Puis montez ces images de façon très dynamique en animant musicalement  cet exploit touristico-capillaire."

"Dans l'avion du retour, ruminez les meilleures anecdotes de votre voyage et prenez votre voisin de siège pour cobaye. Harponnez-le avec l'histoire de l'éléphant qui a déclenché un embouteillage à New Delhi ou celle des petits singes de Singapour qui ont tenté de dérober une banane dans votre sac à dos."

"Sachant que les visages génèrent un tiers de "like" et de commentaires en plus, envoyez les portraits de toutes les personnes que vous croisez lors d'une traversée en stop de huit mille kilomètres."

"Bombardez les réseaux sociaux de petites vidéos personnelles au format ultra-court et très rythmé, idéalement en accéléré : mon tour du monde en 2.30 mn, la Russie en une minute ou la Chine en 6 secondes. Comme il est malaisé de sécréter l'ennui en si peu de temps, proposez un making-of d'une heure et demie !"

 

le billet de Fanja

 

Quant à moi, il est grand temps que je commence déjà à vous ennuyer avec mon prochain voyage... j'ai passé de heures à écrémer 2 brochures de voyages aventures, j'ai même sorti ma CB pour payer l'accompte, demain, je vais acheter mon guide de voyage et dès après demain, je me remets à la rando pour être en forme en juin. Bon faudra peut-être que je prévois une semaine de détox pour gravir allègrement quelques volcans mais ne vous inquiétez pas, vous saurez tout !

Car en juin, je foulerai la terre ô combien hostile de Lanzarote, île des Canaries, pour une semaine de rando ! Je vous posterai des photos de mes pieds endoloris et vous décrirez l'odeur de mes chaussettes, le climat et le contenu quotidien de mon sac à dos ! Peut-être même irai-je jusqu'à vous détailler le goût de l'eau du robinet de Lanzarote ! (Voyez comme j'ai bien retenu les conseils de Matthias Debureaux !)

Afficher l'image d'origine

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

Repost0

Publié le 30 Mars 2016

Afficher l'image d'origineEssai - Editions Flammarion - 233 pages - 19 €

 

Parution le 2 mars 2016 (Nouveauté)

 

4ème de couv : Il nous a fait redécouvrir La Fontaine, Rimbaud et Céline. Il incarne l'esprit et le panache de la langue française.

En prose, en vers et même en verlan, il a donné sa voix à d'immenses auteurs, auxquels il sait faire respirer l'air de notre temps - en racontant la fureur du Misanthrope à l'ère du téléphone portable, ou la sensualité de "La Laitière et le pot au lait" sur l'air d'une publicité pour Dim.

Il a quitté l'école à quatorze ans pour devenir apprenti coiffeur. Il est aujourd'hui l'un de nos plus grands comédiens, célébré pour ses lectures-spectacles, couronné par la Mostra de Venise pour son rôle dans son dernier film, L'Hermine.

Dans son autobiographie, Fabrice Luchini livre le récit d'une vie placée sous le signe de la littérature, à la recherche de la note parfaite.

 

Tentation : Ben Luchini, tout de même !

Fournisseur : L'éditeur, merci pour l'envoi !

 

 

 

Mon humble avis : Le nom de Luchini sur une affiche suffit à m'aspirer dans une salle de cinéma. La présence de Luchini dans la petite lucarne me change immédiatement en statue de sel, mais toute oreille bien à l'écoute ! J'adore cet acteur, qu'il soit "juste" acteur ou "bon client" dans une émission télé. J'aime le peu que l'on connaît de cet homme. Son hystérie connue et reconnue, elle me fascine car elle se transforme en envolée poétique, culturelle ou rageuse, alors que la mienne (connue mais pas reconnue) me mène au ridicule non maîtrisé !

Alors le premier livre de Luchini, c'est dire si je l'attendais ! Il ne va pas être aisé de l'évoquer, déjà parce ce qu'il oscille entre deux exercices littéraires : l'essai et la biographie. Et sans doute à cause de cette double face, ce livre me laisse perplexe. Je n'ai pas adoré, je n'ai pas détesté. Mais autant je me suis plongée dedans avec délectation, autant l'oxygène a fini par me manquer, sans doute parce que je n'ai pas trouvé dans ses pages l'ivresse des profondeurs.

Bien sûr, de nombreux passages sont savoureux et dignes de l'homme public que l'on pense connaitre. Mais l'impression globale que me laisse cette lecture se résume par le mot "décousu".

Car de l'homme et de l'acteur, on n'en apprend finalement assez peu, par des fragments de-ci-delà et notamment, de courts chapitres, au présent, narrant quelques situations vécues à l'heure H et les réflexions qu'elles inspirent à notre acteur. Bien sûr, il évoque son égo, son besoin viscéral d'être reconnu, ses angoisses intérieures et face au monde actuel, son hystérie passée et présente. Son hystérie a évolué avec le temps et la psychanalyse, puisque "Maintenant, l'hystérie arrive quand elle est payée".

J'aurais aimé suivre l'ascension fulgurante de Luchini dans l'univers du cinéma de façon plus limpide et plus chronologique. Les débuts sont assez développés, mais ensuite c'est nébuleux.

Par contre, et le contraire eut été étonnant, Luchini nous parle haut et fort de son amour des mots, des phrases, du rythme, de la musicalité, de sa recherche de la note parfaite. De la langue Française et de quelques-uns de ses grands hommes de lettres : Céline, Rimbaud, Nietzche, La Fontaine, Barthes, Molière etc. Des extraits de romans ou des poèmes entiers sont ici reproduits et Luchini de nous expliquer sa version du génie de ces hommes qu'il admire tant et qui l'on tant façonné, lui autant acteur de cinéma que de théâtre, que de lecteur au théâtre. De ce fait, on peut presque dire que "Comédie française, ça a débuté comme ça" est presque pour moitié  fondé sur des explications de texte. C'est loin d'être inintéressant, mais pour moi, c'est devenu lassant. Par contre, je garde précieusement ce livre pour le jour où j'aurais le courage d'affronter Céline. Les explications de Luchini me seront certainement très utiles pour apprécier Céline à sa juste valeur.

Le style n'a rien de grandiloquant ni de très littéraires. Il semble que Luchini transpose son style oral dans l'écrit, ce qui ne produit pas le même effet.

Quoiqu'il en soit, pour moi, Luchini reste bien plus captivant dans l'oralité qu'il maîtrise à merveille, dans l'interprétation de personnages, que dans l'exercice de l'écriture.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

Repost0

Publié le 11 Octobre 2015

Essai - Editions J'ai Lu - 184 pages - 5.60 €

 

Parution en poche en mai 2015

 

Le sujet : Depuis plus de 30 ans, le Danemark est en tête des pays les plus heureux du monde. Comprendre par là que le pourcentrage d'habitants se disant très satisfaits de leur vie y est chaque année le plus élevé.

Mais pourquoi donc ? Malene Rydahl, danoise vivant en France, se penche sérieusement sur la question !

 

Tentation : Silvana chez J'ai Lu

Fournisseur : Silvana chez J'ai Lu, merci !

 

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Ce bouquin, c'est Silvana, attachée de presse chez J'ai Lu, qui me l'a mis d'autorité dans les mains : "faut absolument que tu lises ça" ! J'étais assez septique à la base, moi qui me méfie comme de la peste tout ce qui semble annoncer "bien être, solution est en toi, blablablabla".

Faut obéir aux copines ! Car j'ai vraiment adoré cette lecture !

Heureux comme un Danois peut être lu de 2 façons : comme le genre de livre bien être cité 2 lignes au dessus, ou comme un livre de voyages qui permet de connaitre le peuple danois. Et c'est ainsi que j'ai apprécié ma lecture, même si j'avoue que les dernières pages consacré réellement au bien être "individuel" m'a plutôt convaincue. Oui, je mets des guillemmets à bien être car le livre démontre bien que le bien être ne peut pas être qu'individuel ! En tous cas, ces 2 lectures possibles font que ce livre peut vraiment intéresser et plaire au plus grand monde.

En tant que voyageuse, j'ai eu la chance de parcourir de lointains pays où les différences culturelles et comportementales entre l'Homme du bout du monde et moi sont flagrantes. Mais j'avoue qu'avec nos voisins européens, c'est souvent moins évident, voire imperceptible à l'oeil nu. Et pourtant !

Dans cet essai extrèmement bien documenté, Malene Rydahl dévoile en 10 points principaux les dissemblances entre le peuple Danois et nous autres Français, entre autre. Oui, il est bien question de peuple car le bien être, le bonheur au Danemark est un mode de vie sociétal autant que personnel. L'état est providence, chacun en est ravi mais personne n'en profite. La vie Danoise est basée sur la confiance, autant en son voisin qu'en son gouvernement. Une énorme majorité des Danois est heureuse de payer des impôts, même si le taux d'imposition Danois est l'un des plus élevés du monde, certains pensent même qu'ils n'en paient pas assez !

Au Danemark, une ministre pense qu'il coute plus cher de surveiller les chomeurs que de leur faire confiance !

L'éduction au Danemark ne vise pas l'élite, le dépassement, la compétition, mais la réalisation personnelle. Les Danois sont très peu nombreux à chercher à faire fortune et préfèrent le bonheur tranquille aux objectifs insurmontables.

De même, par nature, le Danois est humble. C'est pour cela que le Danemark n'arrive en tête d'aucun classement ou presque, sauf celui du classement du pays le plus heureux. Margrethe II, reine du Danemark dit :"Nous sommes très fiers de notre modestie. C'est notre mégalomanie inversée, c'est très sophistiqué !".

Bien entendu, l'auteure n'offre pas de ses compatriotes une version édulcorée et n'élude pas les problèmes. Bien sûr, dans chaque point, il y a des exceptions qui confirment la règle. Le Danemark connaît le soucis de l'alcoolisme ou de l'utilisation d'antidépresseurs. Mais là aussi, il y a peut-être une explication. Les Danois étant humbles, la dépression n'est pas tabou chez eux, donc sans doute plus acceptée et soignée. De même, n'oublions on pas que sous les latitudes Danoises, il fait presque nuit à 15 heures neuf mois sur 12.

Il est évident aussi que chaque Danois, par le sol, possède les éléments de base nécessaire au bonheur : la démocratie, l'absence de guerre, l'accès aux soins, à la culture... Malene Rydahl ne néglige pas ces points !

Alors oui, j'ai adoré ce livre, bon point de départ pour une réflexion sur le bonheur à l'état national, mondial, familial ou intime. Mais j'ai surtout aimé faire connaissance avec nos presque voisins dont j'ignorais tout ! Et maintenant, j'ai bien envie d'aller les rencontrer ces Danois et de constater par moi même ces fameuses différences, d'en discuter avec eux lors d'un Hygge bien sympa au coin du feux ! Alors Copenhague, ma prochaine destination ?

En tous cas, pour vous qui lisez ces lignes, je vous conseille comme destination : bibliothèque ou librairie !

 

Ah oui, j'allais oublier : Heureux comme un Danois a reçu le prix du livre optimiste 2014 !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

Repost0

Publié le 29 Octobre 2014

Humour - Editions J'ai Lu - 160 pages - 5 €

 

Parution le 22 octobre 2014

 

Le sujet : Les deux auteures nous livrent d'autres arguments  et conseils de choc pour que nous arrêtions de culpabiliser devant la femme parfaite, qui est forcément une connasse et qui plus est, immortelle, d'où ce deuxième tome !

 

Tentation : Ma lecture du 1er tome

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Le premier tome m'avait rendue complètement "hilarde" ! En même temps, je l'avais lu avec des copines, sur une plage de Guadeloupe, sous un cocotier, à deux pas de l'eau turquoise 28° et la peau cramoisie de coups de soleil... Donc en mode presque connasse ;) !!!

"La femme parfaite est une connasse, le retour" m'a juste accompagnée sous ma couette solitaire, en Bretagne, fin octobre !

Sans doute, si je n'avais pas autant apprécier le tome 1 et son aspect novateur, j'aurais adoré celui ci aussi. Mais ce n'est pas tout à fait le cas, même si, bien sûr, le moment de lecture est toujours divertissant et agréable, sans prise de tête. Mais pour moi, la surprise de la nouveauté n'a pas sifflé deux fois et j'ai parfois eu une sensation de réchauffé, où d'exploitation maximale d'un bon filon, car avouons le, le tome 1 était vraiment une chouette trouvaille !

Ici, il m'a semblé que conseils, théories et constatations, voire consternations, volaient moins haut, ou plus au niveau de la culotte.... même si tout ici est toujours à prendre au second, voire troisième degré !

Mais ce pamphlet est tout de même truffé de véritées vraies !

Nous ne vivons pas dans une comédie romantique américaine car il ne se met jamais à pleuvoir subitement quand on se met à courir vers notre amoureux !----- Encore faut il avoir un amoureux !

La chaise magique, ou la chaise qui transforme miraculeusement vos vêtements à priori sales en vêtements presque propres, donc portables, en 3 jours !

Quelles sont les soirées d'où il faut fuir à toutes jambes ? J'en ai vécu, j'ai pas osé fuir... par politesse, où cause de covoiturage qui vous emprisonne dans un bled paumé !

Comment trouver une adresse quand l'indication fournie est : "tu descends la rue"... Ok, mais dans quel sens ? Celui des numéros, du nord vers le sud, de la pente, des voitures ?

Comment savoir si l'on été populaire au collège ? C'est clair, je ne l'étais pas, où alors pas pour les bonnes raisons ! Mais en même temps, le collège ne dure pas toute la vie... et la roue tourne !!!

Les status facebook qui manquent cruellement de... pudeur ou de délicatesse !

Plus les gens sont "importants", plus ils s'octroyent de droit d'être désagréables ! Ben oui, déjà, n'importe quel client, à partir du moment où il est client, pense qu'il a ainsi le droit d'être désagréable !

And on, and on.... Exemples bien entendus non exhaustifs !

Ce qui est rassurant, à la lecture de "la femme parfaite est une connasse, le retour", c'est de ce dire que je suis loin d'être parfaite, donc toujours pas connasse, malgré tous mes efforts pour y parvenir !

 

 

"Soyez vous même, les autres sont déjà pris"

Oscar Wilde

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

Repost0