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Publié le 3 Mai 2010

Nouvelles - Editions Folio - 114 pages - 2 €

 

Résumé : En vacances en Italie, le narrateur et sa femme font la connaissance du petit Guido, un enfant du village ; il ne sait ni lire ni écrire, mais est incroyablement doué pour la musique et les mathématiques. À six ans, il est capable de démontrer le théorème de Pythagore plus simplement qu'Euclide ! Aldous Huxley fait preuve d'un humour et d'une humanité qui placent ces deux nouvelles parmi les plus belles pages de l'auteur du Meilleur des mondes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :"Auteur de près de 50 livres, Huxley s'est imposé à la fois comme écrivain (Le meilleur des mondes) et comme l'un des plus grands penseurs du XXè siècle. Il a laissé une oeuvre qui allie profondeur mystique, humour et sens de la formule." La première phrase me laisse dubitative.... je n'avais jamais entendu parler de cet auteur.... que de lacunes dans ma culture littéraire, à moins que ce Monsieur ne soit pas si connu que cela. Ça me rassurerait !

Tout à fait d'accord avec la deuxième phrase.

Dans ce livre,  2 nouvelles... La première est effectivement d'un humour fin et discret fleurant le sarcasme, mais pas moins efficace. Une bigote qui essaie de se comporter comme une pauvre pour gagner en grandeur d'âme, tente d'élever ses enfants dans la même direction. Sa fille, excédée par la méthode éducative de ses parents, lui donne du fil à retordre. Jusqu'à ce que celle ci aille passer quelques mois chez sa tante... Une belle réflexion sur la façon de d'éduquer les enfants, sur les besoins de rempart, d'ordre et de liberté... je ne m'étendrai pas sur le sujet car comme je n'ai pas d'enfant, "je ne peux pas comprendre !"

La deuxième nouvelle, Le Jeune Archimède, m'a beaucoup plus touchée, malgré un début très "contemplatif". Ce début plaira à quiconque aime la Toscane ou s'essaie à la peindre. Il s'agit ici de la découverte du génie d'un enfant. Au début, l'on croit que le sujet de ce génie est la musique.... Mais le narrateur découvre qu'il s'agit des mathématiques.

De belles réflexions et formules sur le génie, la place qu'on lui laisse pour s'épanouir, les chances de devenir génie... Et une théorie non moins négligeable : un génie ne le serait pas forcément devenu s'il était né dans une autre époque. Mais aussi, une deuxième leçon sur l'écoute nécessaire de ce que l'enfant dit de lui même sans le savoir et l'aider à exploiter son don sans en faire une fierté ou un objectif personnel d'adulte.

 

Deux nouvelles qui ne manquent pas d'intérêt mais qui, hélas, s'embourbent un peu trop dans les détails durant les premières pages.... La lectrice que je suis a eu beaucoup de mal à entrer dans ces histoires, même si ensuite, elle n'a pas boudé son plaisir. Et puis un peu de culture vite lue ne peut nuire à la santé !

 

"Il est plus facile d'être  en colère que d'être triste, c'est moins douloureux"

 

"Cet enfant, pensai-je, a eu la chance de naître à une époque qui lui permettra de mettre ses dons à profit.... S'il était né quand se bâtissait Stonehenge, il aurait pu consacrer une vie entière à découvrir les rudiments de ce qu'il pourra maintenant avoir une chance de prouver"

 

"Beethoven né en Grèce aurait dû se contenter de jouer d'aigres mélodies sur la flûte ou la lyre.... il lui aurait été impossible  d'imaginer la nature de l'harmonie."

 

 

 

                                                

                                                               E

 

                                                  

 

 

 

DAL PAL : 116 - 26

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 22 Mars 2010

http://knuyas.files.wordpress.com/2009/12/9782260016939.gifRoman - Editions Pocket  - 246 pages - 6.56 €



Résumé : Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien... 









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Mon humble avis :   Ce roman est bouleversant et vous garde en apnée longtemps après votre lecture... Et encore, "bouleversant" me semble bien léger de sens pour décrire les sentiments qui furent les miens à chaque page tournée. Yasmina Khadra nous mène dans l'enfer indescriptible du conflit Israélo - Palestinien qui dure depuis plus de 60 ans, sans qu'aucune solution locale ou internationale ne soit trouvée. Ce conflit, ma génération l'a appris à l'école en quelques dates mémorables, et le suit de façon régulière devant son écran de télévision. Tiens, une "nouvelle" Intifada" nous annonce-t-on... je n'avais pas remarqué que la dernière avait cessé. Sur cette guerre, on a eu toutes le images que les médias nous ont montrées.
Mais dans ce roman d'une rare intelligence, Yasmina khadra y met des mots. Et quels mots ! Des mots qui troublent autant voire plus que les images qui défilent. Car les mots restent, vos yeux les lisent, les analyses. Ces mots prennent le temps d'atteindre votre coeur comme votre cerveau. Ils vous laissent le temps de vous les approprier, de les réfléchir, de les méditer.... Et là, vous êtes KO et chamboulés. Car L'attentat vous remue profondément, et chahute vos certitudes et vos convictions à chaque page... Yasmina Khadra donne la parole à un Palestinien naturalisé Israélien, qui ne vit cette guerre qu'en opérant les victimes des attentats, mais qui à l'origine, ne semble pas se poser plus de question que cela, jusqu'à ce qu'il apprenne que sa femme est la kamikaze de cet attentat. Les bonnes questions se posent alors pour notre chirurgien : comment peut on vivre des années avec quelqu'un sans savoir, ni remarquer l'essentiel. Il part donc à la recherche de la vérité, du jour où sa femme a basculé dans l'Islamisme. Il va alors se retrouver de l'autre côté du mur. Et là, l'auteur donne la parole aux palestiniens qui ont pris les armes. Et ce qui est terrible, c'est de se dire que les arguments de chaque camp ont autant de valeur, que ce conflit est une application de la loi du talion. On réalise alors que l'issue d'un tel conflit n'est pas pour demain hélas. Mais on comprend un peu mieux la vision de chacun, on est encore plus ému du sort du peuple palestinien. On comprend, mais on ne cautionne les actes d'aucun des belligérants. Car ne l'oublions pas, aucune cause ne vaudra jamais la mort d'un innocent.
Un roman extrêmement poignant et pour moi, un énorme coup de coeur.


                                             challenge ABC
                                                           K

DAL PAL 103 - 24
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 18 Mars 2010

Heure_de_l_angem_1266231154.jpgRoman - Editions Michel Lafon - 271 pages -  20.90 €

Nouveauté           



Résumé : Lucky, Toby ou encore Tommy… son nom importe peu. L’important, c’est sa discrétion, son professionnalisme, sa compétence à exécuter froidement les cibles qu’on lui désigne. Après un contrat particulièrement éprouvant, Lucky est abordé par un mystérieux inconnu, un certain Malchiah. Ce Malchiah sait tout de lui, dispose de pouvoirs stupéfiants, et prétend être son ange gardien. Il lui offre de racheter ses crimes en sauvant des vies plutôt que de les prendre, et d’aider une famille juive au Moyen Âge accusée de meurtres rituels.
Est-ce un ange, un rêve ou un cauchemar ?






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Mon humble avis :Comment livre un livre d'Anne Rice si vous n'aimez pas les vampires ? Car vous êtes sans doute nombreux à savoir que cette auteure prolifique c'est spécialisée dans les vampires et est arrivée au top de la célébrité avec le fameux "entretien avec un vampire", porté à l'écran il y a une bonne dizaine d'année avec Brad Pitt et Tom Cruise.......
Et bien voici l'heure de l'ange, qui n'évoque pas une canine de vampire...
Par quel bout prendre ce livre, qui est pourtant passé près de l'abandon... Début laborieux et puis un genre d'où va t-on déconcertant. Chose pas courante, je n'ai pas franchement aimé l'ensemble du livre mais j'ai adoré les deux parties qui le composent. Étrange non ?
Le première partie décrit le parcours qui fait qu'un jeune garçon, bien sous tout rapport mais pas gâté par la vie, devient un tueur à gage, donc fait le mal sans que cela ne lui fasse ni chaud ni froid. Ce portrait, assez distant m'a pourtant intéressée et je me suis attachée au personnage, un peu comme l'on s'attache à Léon dans... Léon !!! A la fin de cette première partie, il rencontre son ange gardien qui lui propose de revenir dans le camp des bons.... et l'envoie donc en mission dans l'Angleterre du 13ème siècle. J'avoue, je n'accroche pas trop avec les histoires d'anges, de rachat des pêchés, du pardon de dieu... Mais dès lors, je n'ai plus refermé ce livre que je menaçait déjà que d'une seule étoile et à qui j'en accorde en fait trois avec plaisir. J'ai lu le dernier tiers d'une traite, captivée par l'intrigue qui s'y déroule, par le suspens qui s'installe, et par ce que j'y apprenais. En effet, Anne Rice parle bien sûr dans ce livre des quelques notions que j'ai déjà citées, ainsi que de la personne que nous choisissons ou pas de devenir, de notre liberté de destinée. Puis vient l'intérêt historique. Les jeunes hommes obligés par leur père à devenir apostoliques, prêtres ou même évêques, les superstitions de l'époque....Anne Rice évoque surtout la communauté juive d'Angleterre dans les années 1250... et de ses rapports avec la communauté chrétienne appelée alors "les gentils". Et là, force est de constater mon ignorance. Je pensais que la discrimination, l'hostilité et les horreurs commises sur le peuple juif dataient du siècle qui m'a vu naître. Et bien non, déjà dans les temps médiévaux, les juifs étaient persécutés, classés en juiveries, les couples mixtes étaient interdits par la loi.... Et l'Angleterre fut le premier pays a expulser tous les juifs hors de ses frontières en 1290...


Je remercie Silvana Bergonzi et les éditions Michel Lafon


L'avis de Lael, d'Esmeraldae
, de Joelle et d'Hilde

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Mars 2010

http://www.decitre.fr/gi/23/9782253124023FS.gifRoman - Livre de Poche - 344 pages - 6.50 €



Résumé : Fin des années 1950 au Viêtnam. Bê a douze ans, sa vie dans le bourg de Rêu s'organise entre sa mère, ses amis et ses professeurs. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord. Pour avoir pris la défense d'une de ses camarades abusée par un professeur, elle se voit brutalement exclue de l'école. Révoltée, elle s'enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père. Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes, livrées à elles-mêmes, sans un sou en poche, finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d'avoir tué le cochon et participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune. Roman d'apprentissage, ce livre limpide et captivant dépeint magnifiquement, dans un festival de sons, d'odeurs, de couleurs et de paysages, la réalité du Viêtnam après la guerre d'Indochine. 







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Mon humble avis :  La couverture de ce livre, promettant l'ailleurs,  a suffi pour que celui-ci rejoigne ma PAL il y a déjà quelque temps, impulsion confirmée par quelques billets élogieux lus de-ci delà.
Cela fait un moment que je n'ai octroyé 4 étoiles à un livre, même si, je l'avoue, j'ai hésité à ne lui en attribuer que trois, pour la bonne et simple raison que je m'attendais à une autre lecture, peut-être plus aventureuses, avec un peu plus de danger et de rythme.
Mais cela aurait été injustice tant cette histoire m'a apporté de plaisir et d'émerveillement. En fait, le rythme est celui de la vie que mènent les Vietnamiens des campagnes, pas pressés comme nous le sommes d'atteindre leur but. Itinéraire d'enfance nous offre donc une magnifique balade dans le Vietnam d'entre deux guerres. Un voyage visuel, olfactif, gustatif, sensoriel, émotionnel, légendaire, superstitieux et bien sûr initiatique pour nos deux héroïnes. On s'attache beaucoup à ces deux jeunes filles bien courageuses, entêtées et débrouillardes dans leur périple. On fait la connaissance de personnages passionnants, des tribus des montagnes et de leurs us et coutumes.
Cette histoire est narrée par l'une des deux filles. Je l'ignore, mais je ne serais pas étonnée que ce récit soit autobiographique. On y trouve la révolte contre l'injustice mais surtout l'enthousiasme, l'insouciance, les joies et les peines et la légèreté que l'on a encore à cet âge là. Oui, de la légèreté.
Une très belle histoire, proche du conte, qui vous mène presque en apesanteur, qui vous transporte dans un de ces villages de montagne. Là, vous vivez de simplicité et vous sentez bien. Même s'il le faudra bien, vous n'avez pas envie de partir. Un livre qui fait du bien et que du bien, qui peut tout à fait être lu par des adolescentes.


Lecture commune avec Stéphie

                                                         challenge ABC

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L'avis de Florinette, de Marie


DAL PAL 99 - 22
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 11 Février 2010

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/4/5/9782710331544.jpgRécit de voyage - Editions de la table ronde - 172 pages - 15.20 €


Rentrée littéraire Janvier 2010


Le mot de l'éditeur : Un jeune homme prend l'avion pour la première fois de sa vie et se lance dans un " audacieux voyage ", sans tabous ni clichés. Au gré de son humeur et de ses rencontres, il arpente New York, Boston, San Francisco... Les grands espaces, les marches éreintantes et puis aussi une fascination, un sourire, une lumière, qui rafraîchissent et donnent de l'élan... 




Ce blog a décidé de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des livres de la rentrée littéraire de janvier 2010 !  Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération. Pour en savoir plus c'est ici. Je remercie la 
 pour cette lecture. http://fr.ulike.net/William_Cliff






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Mon humble avis :  Je suis très friande des récits de voyage. Mais celui ci me laisse perplexe... Un jeune Belge de 25ans , qui admire par dessus tout les américains, part découvrir l'Amérique à une époque où le tourisme n'était pas démocratisé comme maintenant. Il embarque même dans un aéroplane pour la première fois. Je pensais pouvoir le suivre émotionnellement durant tout son périple. Alors certes, j'ai revécu avec lui l'excitation de l'arrivée à New York. J'ai vécu ce même événement il y a 17 ans, après 25 heures de bus et 5 mois passés en Floride. La grosse pomme va t-elle m'accepter, vais-je y trouver ma place, m'y faire engloutir ou en être rejetée... Ma lecture commençait sous de bons hospices. Et puis et puis, plus rien ou pas grand chose. D'une voix distante, l'auteur nous décrit certains quartiers du New York des années 70. Tout cela manque cruellement d'émotion et d'enthousiasme, au point que l'auteur en vient même à s'ennuyer à New York. Le pitch évoque des grands espaces et de longues marches que l'on ne trouve pas au fil des pages. Pourtant, les Etats -Unis sont le pays des grands espaces par excellence. Ce qui fait la richesse d'un voyage, ce sont d'une part les différences, les paysages grandioses, le dépaysement mais d'autre part et surtout , les rencontres humaines. Et dans ce livre, les seules rencontres que l'auteur mentionne sont des rencontres gay, purement sexuelles de surcroit. Même pas un peu d'échange culturel, et encore moins d'amour... Alors voilà, je suis incrédule et obligeante à la fois en octroyant deux étoiles à ce livre pour l'arrivée à New York et certains descriptifs de la mégalopole. Mais franchement, le sujet méritait un bien meilleur traitement. A moins que l'auteur ait choisi en toute connaissance de cause de nous conter la partie la moins intéressante de son voyage. Perplexe, je vous dis. Je suis perplexe.


Une seule jolie phrase relevée dans ce livre :

" Mais quelle doit être notre morale après qu'on ait fait d'aussi éloignés et beau voyages ? Devons vous rester arides comme si nous n'étions pas agrandis par ce que nous avons vu ? Et le sourire qui nous vient, ne doit il pas être plus lumineux, plus véridique ?"

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Janvier 2010

http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/728/728061-gf.jpgRoman - Folio - 116 pages - 2 €

Résumé : Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question... Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d'une aventurière, dans la lignée des personnages d'Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.














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Mon humble avis : Mes tous premiers pas dans l'univers de Jane Austen, si adulée dans la blogosphère. Adepte de romans épistolaires comme celui-ci, j'ai pourtant été désarmée pendant quelques pages. La multiplicité des personnages m'a perdue dans une certaine confusion dans le rang et la position de chacun. Et puis la magie a opéré. Je me suis laissée emportée par le charme, et la grâce extrême de l'écriture de Jane Austen. Je pense que c'est cela qui m'a séduit avant tout : l'impression de réapprendre à prononcer un langage châtié, convenable, des phrases parfaitement construites. L'élégance même ! Ah, l'art de séduire par les mots, furent ils écrits !
Mais venons en au corps de ce très courts romans... Des échanges de lettres entre différentes personnes, ayant toutes un lien avec la principale d'entre elles, Lady Susan, de nobles origines. L'intrigue naît de cette intrigante, cette Lady Susan manipulatrice à souhait, orgueilleuse, capricieuse, directive, prête à tout pour parvenir à ses fins.... Que sa fille épouse un riche niais contre son grès et qu'elle même en épouse un plus jeune tout en entretenant une autre relation. Une femme sans valeur, plutôt détestable, que fait fit du malheur des autres, surtout s'il s'agit de celui de sa fille alors qu'en façade, elle se montre de la meilleure éducation. Mais son entourage est il dupe, ses mensonges et sa fourberie ne finiront ils pas par se retourner contre elle ?
J'ai vivement apprécié la façon du Jane Austen façonne ces personnages au fils de leurs échanges épistolaires. Chaque lettre les découvre un peu plus pour les rendre tour à tour plus séduisants,  plus haïssables mais toujours fascinants. Des portraits raffinés et la description d'une vieille Angleterre où les unions matrimoniales résultaient de manigances, de négociations et d'alliances de biens. Voilà ce que l'on trouve sous la plume magistrale de la célèbre Jane Austen. Un folio à 2 € comme mise en bouche dans une oeuvre réputée, magnifique idée. J'attends la suite avec curiosité et impatience.




Lecture commune avec
Diane et Pimpi

                         

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Les avis de
Karine, de Sylire, de Jules, de Stéphie, de Cynthia, de Cuné, de Leiloona,



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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Décembre 2009

zoom1257444017.jpgRoman - Editions Michel Lafon - 329 pages - 17.90 €

Nouveauté

Résumé : D'habitude, Cilla McGowan revend toujours les propriétés qu'elle rénove. Mais cette fois-ci, il s'agit de la maison de sa grand-mère, une célèbre actrice hollywoodienne, qui s'est donné la mort il y a près de trente ans. Cilla commence la restauration avec nostalgie ; elle a d'ailleurs l'intention de s'installer dans la magnifique villa que son aïeule aimait tant... Mais lorsqu'elle découvre un paquet de lettres jaunies au fond du grenier, lorsque sa voiture, puis sa maison sont saccagées et ses proches agressés brutalement, elle comprend que dans cette petite ville paisible, certains sont prêts à tout pour protéger les secrets du passé...









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Mon humble avis :  So romantic ! Mais pas seulement. Bien sûr, figurent dans ce livre les ingrédients qui font  le succès Nora Roberts : amour et séduction, secrets de famille, suspens... Le tout réuni dans une intrigue finement ficelée.
Au fin fond de la Virginie, Cilla entreprend des travaux titanesques : rénover de fond en comble l'immense maison abandonnée de sa grand mère, grande star mythique d'Hollywood, qui se suicidait trente ans plus tôt. Cilla est elle même jolie comme un coeur, et ancienne enfant star dont la carrière s'est plus ou moins achevée avec la fin de la série dont Cilla tenait le rôle titre.Comme de bien entendu, elle rencontre son voisin qui se révèle charmant prince. Le conte de fée n'est pas loin. D'ailleurs, il y a dans ces contes toujours un méchant. Ici, le méchant rode, menace, vandalise, s'en prend à Cilla et ses amis. Des soupçons se posent sur certains, mais sait on jamais ? Le tension s'intensifie lorsque les menaces se multiplient. Il faut alors à Cilla et son prince de voisin découvrir au plus vite l'auteur de lettres d'amour enflammées écrites à la star défunte il y a plus de 30 ans, juste avant que celle- ci ne se suicide. Ne se suicide dites vous ? Etes vous sûres, ? C'est là tout le mystère qui réserve bien des surprises. Ce mystère, qui devient pas moment bien secondaire, n'est pas le seul argument qui nous fait tourner les pages de ce livre sans nous en rendre compte.
J'ai bien aimé, avec Cilla, prendre possession de cette maison, en faire avec elle comme un chez moi. Je l'ai dessiné dans ma tête et acquiesçais au projet de Cilla. Quand Cilla s'intègre et s'adapte à son nouvel environnement, nous en faisons autant. Nous prenons nos repères, nos habitudes, nous imaginons parfaitement la beauté du site, la tranquillité du jardin et l'immensité de cette maison. Little Farm en devient un personnage majeur de l'histoire, tant elle est chargée de secrets et de souvenirs, d'Histoire. Le lecteur s'installe dans le livre, dans la maison, et dans la communauté environnante. J'ai apprécié les descriptions de la vie rurale en Etat de Virginie. J'y ai retrouvé des us et coutumes dont je fus témoin lorsque je vivais dans cette partie du monde.
Je me suis attachée aux personnages, et surtout à celui de Cilla. L'héroïne n'est pas qu'une jolie fille. Elle est aussi une femme qui n'a pas grandit comme les autres dans une famille où l'on est actrice de mère en fille à force d'alcool, de drogue et de médicament. D'ailleurs, pour Cilla, sa famille fut pendant 8 ans les comédiens qui jouaient avec elle dans Katie.  Cilla veut s'épanouir autrement, loin d'Hollywwod, au grand dam de son envahissante et déséquilibrée mère. L'analyse de la souffrance des enfants stars et des stars déchues est très bien rendue ici et apporte un intérêt supplémentaire à l'oeuvre. Et puis et puis... Il y a les liens qui lient Cilla à cette maison. Non seulement elle s'y sent en communion avec sa grand mère à qui elle veut rendre hommage.... Mais sans en avoir conscience, la restauration de la demeure trouvera un écho en elle même. Oui, c'est en réparant sa maison que Cilla se construit elle même, qu'elle devient assez forte et décidée pour accepter l'Amour ! Ce parallélisme de réparation architecturale et de construction humaine personnelle est très intéressant.
Alors, même si les passages fleur bleue sont parfois agaçants, même si les clichés s'affichent sans honte, on prend plaisir à cette lecture agréable et distrayante... Un livre qui fait rêver les petites (ou jeunes)  filles qui restent en nous !

Une chose que je ne m'explique pas.... La couverture.... Le livre ne se passe pas du tout en hiver et nulle part il n'y est question de neige... Alors qu'elle belle veille ferme en couverture...

L'avis de
Chaplum , de Soukee, de MiaRosa


Je remercie Silvana Bergonzi et les Editions Michel Lafon pour cette lecture

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Décembre 2009

Essai - Folio - 315 pages -  6.65 €

Résumé : Fils d'une famille patricienne de Zurich, celui qui a écrit ce livre sous un pseudonyme fut ce qu'on appelle un enfant bien élevé. Dans la somptueuse villa, au bord du lac, régnait l'entente parfaite. Un certain ennui aussi, qui tient à la bienséance. Non sans humour, Zorn nous décrit les petits travers de ses parents. Humour ? Le mot est faible. Disons plutôt une noire ironie, celle du jeune homme qui, découvrant qu'il est atteint du cancer, pense aussitôt : naturellement. Jamais les contraintes et les tabous qui pèsent, aujourd'hui encore, sur les esprits soi-disant libres n'ont été analysés avec une telle pénétration ; jamais la fragilité de la personne, le rapport, toujours précaire et menacé, entre le corps et l'âme, qu'escamote souvent l'usage commode du terme « psychosomatique », n'a été décrite avec une telle lucidité, dans une écriture volontairement neutre, par celui qui constate ici, très simplement, qu'il a été « éduqué à mort ». Il avait trente-deux ans.







                                                                                                       
                                                  


Mon humble avis :  Difficile de classer ce livre : essai ? Autobiographie ? Récit ? Journal ?

Une chose est sûre, Mars est la chronique d'une névrose annoncée".

Ce livre est paru à la fin des années 70, sous un pseudonyme, a fait beaucoup de bruit à l'époque et s'est introduit dans la liste des livres cultes. Et pourtant, le sujet aurait de quoi faire fuir : La névrose, la dépression et le cancer. En même temps, ce sont les maladies de notre siècle en occident, l'une honteuse, l'autre diabolique. Alors pas étonnant que les lecteurs se retrouvent dans cette souffrance, dans cette tristesse criante de vérité et tellement bien décrite au fil des pages que cela en est bouleversant. Les dépressifs seront soulagés de trouver des mots sur leurs maux. Les autres comprendront enfin le mal qui ronge peut-être un de leur proche ou qui pourrait les toucher un jour.
Fritz Zorn est né dans la grande bourgeoisie Zurichoise, dans une famille rigide et étriquée, une famille où l'on est "comme il faut", où l'on fait tout "comme il faut", où l'on a pas d'avis sauf celui de trouver les autres ridicules et moins bien, voire pas fréquentables. A force de colère, de révolte, de dérision, de provocation, de cynisme, d'humour noir et de digressions philosophiques, Frits Zorn fait un constat glacial d'une écriture froide et distante. Son environnement familial et social l'a empêché d'être, l'a mené à la dépression. Et cette dépression s'est somatisée en cancer, cancer dont il est mort à 32 ans, avant la publication de son livre. Fritz Zorn démontre ainsi que l'on peut être bien éduqué, dormir dans des draps de soie et manger dans des cuillères en argent et être malheureux car inapte à la vie, à la société. Et ce malheur n'est pas obscène. Quand on ne vit pas, quand on aime pas, quand tout est sujet à l'angoisse, quand on porte un masque en permanence, la souffrance morale devient physique et paralyse. C'est le cas de Zorn, qui, quoique boute en train, était un handicapé des relations humaines, n'avait pas vraiment d'amis et n'a jamais eu la moindre relation, ni sentimentale ni sexuelle avec une fille. Quand vous n'êtes même pas un homme, que vous vivez dans un désert sentimental, sans amour, il y a de quoi devenir chèvre. Malgré quelques longueurs et répétitions, ce livre est un magnifique témoignage sur les dégâts irréversibles d'une éducation excessive et les méfaits de la religion. Certes, ce livre ne remonte pas le moral. Mais à lire, (pour) et à comprendre. Moi j'ai compris car d'éduction bourgeoise et religieuse,  par certains côtés, je connais hélas. 

"Et moi ? J'étais tout bonnement un peu plus sensible que d'autres enfants ordinaire et c'est pourquoi j'ai plus mal survécu à mon milieu que d'autres enfants. Peut-on en conclure qu'au fond mon éducation  n'a pas été du tout si mauvaise du fait que j'y aurais survécu sans histoire si seulement je n'avais pas été si sensible ? Naturellement non, car justement, une éducation est mauvaise quand seuls y survivent les enfants qui ne sont pas sensibles, et justement n'est bonne que quand même les enfants sensibles y survivent."

" Je suis malheureux parce que je ne fonctionne pas et que je n'ai jamais fonctionné. En tant que jeune, je n'ai pas été jeune,  en tant qu'adulte je n'ai pas été adulte, en tant qu'homme, je n'ai pas été homme ; à tous points de vue, je n'ai pas fonctionné".

" Ce n'est pas bête, c'est méchant. Car ce qu'on fait de bête, on le fait sans le vouloir, et ce qu'on fait de méchant, on le fait délibérément."

" A Zurich, on ne vit pas sa douleur jusqu'au bout, on la refoule, car le fait qu'on souffre pourrait "peut-être déranger quelqu'un". On ose pas regarder en face le fait qu'on est triste car "on trouble la paix"... On appelle cela dans le jargon bourgeois de mon pays "être courageux"".

Jamais je n'ai coché autant de croix dans les marges d'un livre, parfois plusieurs par pages. Je pourrais continuer sur des pages, mais je m'arrête là.



                                                                                      


DAL 86 - 9

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 24 Octobre 2009

Roman - Editions Points - 199 pages - 6 €

Résumé : Vivants ou morts, présents ou rêvés, Elie Wiesel rassemble des personnages au pied du Mur des lamentations et les ancre dans l´un des événements majeurs de l´histoire d´Israël: la guerre des Six Jours. Devant ce mur, les mendiants parlent, commentent et témoignent de la prise de Jérusalem. Aux histoires et légendes se mêlent les récits d´holocauste et des temps d´occupation.
Jérusalem est au centre des débats : ceux qui les écoutent repartent plus riche d´une foi et d´une histoire éternelle.






                

Mon humble avis :  Pourquoi, mais pourquoi suis-je allée vers ce livre ? Lors de la rentrée littéraire 2008, quelques émissions culturelles avaient consacré des reportages sur son auteur, Elie Wiesel. Cet homme m'a tout de suite intriguée et son discours captait mon attention. Qui plus est, Elie Wiesel, auteur américain de langue française, rescapé de la Soah, a été prix Nobel de la Paix en 1988. Aussi menu soit il, cet homme ne peut être qu'un grand monsieur.  Et, cerise sur le gâteau, ce roman a reçu le prix Médicis en 1968.
Un an et quelques 199 pages plus tard, je déchante. Non que je remette en cause la grandeur d'âme de l'auteur, loin de là. Par contre, je me questionne sur la dimension "tout public d'un tel ouvrage". C'est vrai, j'ai un peu honte de n'octroyer qu'une étoile à un prix Nobel de la paix... alors, je me dis que peut-être, ce livre volait dans une stratosphère si haute et inaccessible pour moi que je n'y a rien compris...et pas apprécié grand chose.
Il est question ici d'Israël, de la guerre des 6 jours, de la peur, du courage, de la délation, du judaïsme, de la force du rire, de la fraternité des soldats, des combats... Et cela se passe près du Mur des Lamentations. C'est en tout cas ce qu'il m'a semblé. Mais le tout est traité d'une façon si singulière, si vaporeuse, qu'il est impossible de savoir et de retenir qui est qui, et qui existe vraiment. Les personnages eux mêmes s'interrogent d'ailleurs sur l'existence de certains d'entre eux. De digressions en je "va-je-viens" dans le passé, le présent et l'avenir, on ne sait même plus où l'on est, ni dans quelle époque, ni dans quel sujet...
Hélas la curiosité culturelle n'est pas toujours récompensée et peut parfois devenir douloureuse. Il en fut ainsi avec ce livre. J'en suis sortie abrutie et saturée d'incompréhension (sensation qui ne m'est pas sans rappeler celle ressentie à la lecture du Rapport de Brodeck). Je me suis accrochée, mais ce livre était à deux pas de rejoindre la case (pourtant pas bien pleine), des abandons.

Heureusement, quelques belles citations et réflexions :

" La connaissance et la douleur vont de pair. Plus on sait, plus on désespère de sa condition. Plus on avance, plus on se heurte à l'immensité du mal".

" C'est qu'il est facile de s'aimer les uns les autres, il est même facile d'aimer nos ennemis ; plus facile que de s'aimer soit même".

                                             




DAL PAL : 86 - 8






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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 16 Septembre 2009

Roman - Editions Luc Pire - 284 pages - 18 €

Rentrée Littéraire

Résumé : Ce qui m'intéresse, moi, c'est de savoir combien vous valez, vous, dans ce monde-ci. Vous et rien que vous. Ça m'intéresse de savoir à combien exactement vous vous estimez. Epineuse question à laquelle devra répondre Lakshmi Mittal, une des plus grosses fortunes mondiales, s'il veut être libéré. Richard, son ravisseur - ému par le drame d'Octavio, licencié suite à la fermeture d'un haut-fourneau liégeois - décide de " changer l'ordre des choses ". Il met alors sur pied un plan audacieux pour enlever le célèbre magnat de l'acier et le contraindre à réaliser des oeuvres d'art contemporain de plus en plus absurdes... Au-delà de son aspect humoristique et léger, cette histoire est aussi l'occasion de se pencher sur la politique des gros industriels. Un récit intelligent, totalement surréaliste et délicieusement entraînant.



                                        


Mon humble avis : Il y a quelques semaines, je vous présentais la sympathique bande annonce de ce livre. J'achève la lecture de ce roman est suis donc en mesure de vous soumettre mon avis en toute connaissance de cause !
Voici une oeuvre originale et décalée, une oeuvre anticrise sur la crise ! Celle ci se lit comme un divertissement alors que le fond en est plutôt sérieux. En effet, le 4ème homme le plus riche de la planète ferme sans préavis son usine sidérurgique conduisant des centaines d'hommes au chômage. Alors, pour remettre les choses en place, Richard, un artiste en mal de coup fumant, se met dans la tête d'enlever l'homme d'affaire. Utopiste jusqu'au bout, il aime à croire que son action pourrait même "changer l'ordre des choses". Avec brio, Nicolas Ancion argumente, nous incite à croire à cette utopie et nous entraîne le coeur léger dans cette aventure pleine de bonnes intentions. On aimerait tant que cela soit vrai, que le monde puissent changer si simplement. On se prend à y croire, à dire "Ah oui, il a raison, ah oui, c'est bien vrai... Ah oui, c'est répugnant, c'est injuste, trop drôle, vas y mon gars, continue !".
L'auteur rhabille pour l'hiver le capitalisme, les multinationales, la télévision, les délocalisations, le système et ses limites, les pleins pouvoirs des dirigeants d'entreprise, l'absence d'humanité et d'individualité dans tout cela. C'est fait avec bonne humeur, intelligence et finesse. Parfois, on se demande si l'humour est là pour cacher le cynisme ou si c'est le contraire.
Et puis il y a aussi des moments d'émotions dans le portrait de quelques personnages qui évoluent en parallèle à l'histoire. Mais chacun sait que les parallèles se rejoignent à l'infini. On se demande juste quand et comment l'infini se présentera !
Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre, que je qualifierai de réflexion récréative sur les valeurs de notre époque. C'est visé juste et cela dit : hé, réveillez vous, la terre tourne... dans le mauvais sens !

Et puis et puis, cerise sur le gâteau, j'ai coché beaucoup de petites croix dans la marge, face à des citations ou des phrases que je trouve bien dites et percutantes.  Des vérités vraies ! Extrait :

Richard dit :" Si tu vois pleurer un bébé, il faut changer ses couches, si tu vois pleurer une femme, il faut changer son amant et si tu vois pleurer un homme... il faut changer le monde"... un homme pleure quand il est trop tard".

" Si tout est jugé selon le même critère, la réussite économique, alors on perd la chose la plus fragile qui soit et qui naît de tout le reste : le sens."




Je remercie Gilles Paris pour cette lecture.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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