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Publié le 4 Décembre 2009

Essai - Folio - 315 pages -  6.65 €

Résumé : Fils d'une famille patricienne de Zurich, celui qui a écrit ce livre sous un pseudonyme fut ce qu'on appelle un enfant bien élevé. Dans la somptueuse villa, au bord du lac, régnait l'entente parfaite. Un certain ennui aussi, qui tient à la bienséance. Non sans humour, Zorn nous décrit les petits travers de ses parents. Humour ? Le mot est faible. Disons plutôt une noire ironie, celle du jeune homme qui, découvrant qu'il est atteint du cancer, pense aussitôt : naturellement. Jamais les contraintes et les tabous qui pèsent, aujourd'hui encore, sur les esprits soi-disant libres n'ont été analysés avec une telle pénétration ; jamais la fragilité de la personne, le rapport, toujours précaire et menacé, entre le corps et l'âme, qu'escamote souvent l'usage commode du terme « psychosomatique », n'a été décrite avec une telle lucidité, dans une écriture volontairement neutre, par celui qui constate ici, très simplement, qu'il a été « éduqué à mort ». Il avait trente-deux ans.







                                                                                                       
                                                  


Mon humble avis :  Difficile de classer ce livre : essai ? Autobiographie ? Récit ? Journal ?

Une chose est sûre, Mars est la chronique d'une névrose annoncée".

Ce livre est paru à la fin des années 70, sous un pseudonyme, a fait beaucoup de bruit à l'époque et s'est introduit dans la liste des livres cultes. Et pourtant, le sujet aurait de quoi faire fuir : La névrose, la dépression et le cancer. En même temps, ce sont les maladies de notre siècle en occident, l'une honteuse, l'autre diabolique. Alors pas étonnant que les lecteurs se retrouvent dans cette souffrance, dans cette tristesse criante de vérité et tellement bien décrite au fil des pages que cela en est bouleversant. Les dépressifs seront soulagés de trouver des mots sur leurs maux. Les autres comprendront enfin le mal qui ronge peut-être un de leur proche ou qui pourrait les toucher un jour.
Fritz Zorn est né dans la grande bourgeoisie Zurichoise, dans une famille rigide et étriquée, une famille où l'on est "comme il faut", où l'on fait tout "comme il faut", où l'on a pas d'avis sauf celui de trouver les autres ridicules et moins bien, voire pas fréquentables. A force de colère, de révolte, de dérision, de provocation, de cynisme, d'humour noir et de digressions philosophiques, Frits Zorn fait un constat glacial d'une écriture froide et distante. Son environnement familial et social l'a empêché d'être, l'a mené à la dépression. Et cette dépression s'est somatisée en cancer, cancer dont il est mort à 32 ans, avant la publication de son livre. Fritz Zorn démontre ainsi que l'on peut être bien éduqué, dormir dans des draps de soie et manger dans des cuillères en argent et être malheureux car inapte à la vie, à la société. Et ce malheur n'est pas obscène. Quand on ne vit pas, quand on aime pas, quand tout est sujet à l'angoisse, quand on porte un masque en permanence, la souffrance morale devient physique et paralyse. C'est le cas de Zorn, qui, quoique boute en train, était un handicapé des relations humaines, n'avait pas vraiment d'amis et n'a jamais eu la moindre relation, ni sentimentale ni sexuelle avec une fille. Quand vous n'êtes même pas un homme, que vous vivez dans un désert sentimental, sans amour, il y a de quoi devenir chèvre. Malgré quelques longueurs et répétitions, ce livre est un magnifique témoignage sur les dégâts irréversibles d'une éducation excessive et les méfaits de la religion. Certes, ce livre ne remonte pas le moral. Mais à lire, (pour) et à comprendre. Moi j'ai compris car d'éduction bourgeoise et religieuse,  par certains côtés, je connais hélas. 

"Et moi ? J'étais tout bonnement un peu plus sensible que d'autres enfants ordinaire et c'est pourquoi j'ai plus mal survécu à mon milieu que d'autres enfants. Peut-on en conclure qu'au fond mon éducation  n'a pas été du tout si mauvaise du fait que j'y aurais survécu sans histoire si seulement je n'avais pas été si sensible ? Naturellement non, car justement, une éducation est mauvaise quand seuls y survivent les enfants qui ne sont pas sensibles, et justement n'est bonne que quand même les enfants sensibles y survivent."

" Je suis malheureux parce que je ne fonctionne pas et que je n'ai jamais fonctionné. En tant que jeune, je n'ai pas été jeune,  en tant qu'adulte je n'ai pas été adulte, en tant qu'homme, je n'ai pas été homme ; à tous points de vue, je n'ai pas fonctionné".

" Ce n'est pas bête, c'est méchant. Car ce qu'on fait de bête, on le fait sans le vouloir, et ce qu'on fait de méchant, on le fait délibérément."

" A Zurich, on ne vit pas sa douleur jusqu'au bout, on la refoule, car le fait qu'on souffre pourrait "peut-être déranger quelqu'un". On ose pas regarder en face le fait qu'on est triste car "on trouble la paix"... On appelle cela dans le jargon bourgeois de mon pays "être courageux"".

Jamais je n'ai coché autant de croix dans les marges d'un livre, parfois plusieurs par pages. Je pourrais continuer sur des pages, mais je m'arrête là.



                                                                                      


DAL 86 - 9

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 24 Octobre 2009

Roman - Editions Points - 199 pages - 6 €

Résumé : Vivants ou morts, présents ou rêvés, Elie Wiesel rassemble des personnages au pied du Mur des lamentations et les ancre dans l´un des événements majeurs de l´histoire d´Israël: la guerre des Six Jours. Devant ce mur, les mendiants parlent, commentent et témoignent de la prise de Jérusalem. Aux histoires et légendes se mêlent les récits d´holocauste et des temps d´occupation.
Jérusalem est au centre des débats : ceux qui les écoutent repartent plus riche d´une foi et d´une histoire éternelle.






                

Mon humble avis :  Pourquoi, mais pourquoi suis-je allée vers ce livre ? Lors de la rentrée littéraire 2008, quelques émissions culturelles avaient consacré des reportages sur son auteur, Elie Wiesel. Cet homme m'a tout de suite intriguée et son discours captait mon attention. Qui plus est, Elie Wiesel, auteur américain de langue française, rescapé de la Soah, a été prix Nobel de la Paix en 1988. Aussi menu soit il, cet homme ne peut être qu'un grand monsieur.  Et, cerise sur le gâteau, ce roman a reçu le prix Médicis en 1968.
Un an et quelques 199 pages plus tard, je déchante. Non que je remette en cause la grandeur d'âme de l'auteur, loin de là. Par contre, je me questionne sur la dimension "tout public d'un tel ouvrage". C'est vrai, j'ai un peu honte de n'octroyer qu'une étoile à un prix Nobel de la paix... alors, je me dis que peut-être, ce livre volait dans une stratosphère si haute et inaccessible pour moi que je n'y a rien compris...et pas apprécié grand chose.
Il est question ici d'Israël, de la guerre des 6 jours, de la peur, du courage, de la délation, du judaïsme, de la force du rire, de la fraternité des soldats, des combats... Et cela se passe près du Mur des Lamentations. C'est en tout cas ce qu'il m'a semblé. Mais le tout est traité d'une façon si singulière, si vaporeuse, qu'il est impossible de savoir et de retenir qui est qui, et qui existe vraiment. Les personnages eux mêmes s'interrogent d'ailleurs sur l'existence de certains d'entre eux. De digressions en je "va-je-viens" dans le passé, le présent et l'avenir, on ne sait même plus où l'on est, ni dans quelle époque, ni dans quel sujet...
Hélas la curiosité culturelle n'est pas toujours récompensée et peut parfois devenir douloureuse. Il en fut ainsi avec ce livre. J'en suis sortie abrutie et saturée d'incompréhension (sensation qui ne m'est pas sans rappeler celle ressentie à la lecture du Rapport de Brodeck). Je me suis accrochée, mais ce livre était à deux pas de rejoindre la case (pourtant pas bien pleine), des abandons.

Heureusement, quelques belles citations et réflexions :

" La connaissance et la douleur vont de pair. Plus on sait, plus on désespère de sa condition. Plus on avance, plus on se heurte à l'immensité du mal".

" C'est qu'il est facile de s'aimer les uns les autres, il est même facile d'aimer nos ennemis ; plus facile que de s'aimer soit même".

                                             




DAL PAL : 86 - 8






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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 16 Septembre 2009

Roman - Editions Luc Pire - 284 pages - 18 €

Rentrée Littéraire

Résumé : Ce qui m'intéresse, moi, c'est de savoir combien vous valez, vous, dans ce monde-ci. Vous et rien que vous. Ça m'intéresse de savoir à combien exactement vous vous estimez. Epineuse question à laquelle devra répondre Lakshmi Mittal, une des plus grosses fortunes mondiales, s'il veut être libéré. Richard, son ravisseur - ému par le drame d'Octavio, licencié suite à la fermeture d'un haut-fourneau liégeois - décide de " changer l'ordre des choses ". Il met alors sur pied un plan audacieux pour enlever le célèbre magnat de l'acier et le contraindre à réaliser des oeuvres d'art contemporain de plus en plus absurdes... Au-delà de son aspect humoristique et léger, cette histoire est aussi l'occasion de se pencher sur la politique des gros industriels. Un récit intelligent, totalement surréaliste et délicieusement entraînant.



                                        


Mon humble avis : Il y a quelques semaines, je vous présentais la sympathique bande annonce de ce livre. J'achève la lecture de ce roman est suis donc en mesure de vous soumettre mon avis en toute connaissance de cause !
Voici une oeuvre originale et décalée, une oeuvre anticrise sur la crise ! Celle ci se lit comme un divertissement alors que le fond en est plutôt sérieux. En effet, le 4ème homme le plus riche de la planète ferme sans préavis son usine sidérurgique conduisant des centaines d'hommes au chômage. Alors, pour remettre les choses en place, Richard, un artiste en mal de coup fumant, se met dans la tête d'enlever l'homme d'affaire. Utopiste jusqu'au bout, il aime à croire que son action pourrait même "changer l'ordre des choses". Avec brio, Nicolas Ancion argumente, nous incite à croire à cette utopie et nous entraîne le coeur léger dans cette aventure pleine de bonnes intentions. On aimerait tant que cela soit vrai, que le monde puissent changer si simplement. On se prend à y croire, à dire "Ah oui, il a raison, ah oui, c'est bien vrai... Ah oui, c'est répugnant, c'est injuste, trop drôle, vas y mon gars, continue !".
L'auteur rhabille pour l'hiver le capitalisme, les multinationales, la télévision, les délocalisations, le système et ses limites, les pleins pouvoirs des dirigeants d'entreprise, l'absence d'humanité et d'individualité dans tout cela. C'est fait avec bonne humeur, intelligence et finesse. Parfois, on se demande si l'humour est là pour cacher le cynisme ou si c'est le contraire.
Et puis il y a aussi des moments d'émotions dans le portrait de quelques personnages qui évoluent en parallèle à l'histoire. Mais chacun sait que les parallèles se rejoignent à l'infini. On se demande juste quand et comment l'infini se présentera !
Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre, que je qualifierai de réflexion récréative sur les valeurs de notre époque. C'est visé juste et cela dit : hé, réveillez vous, la terre tourne... dans le mauvais sens !

Et puis et puis, cerise sur le gâteau, j'ai coché beaucoup de petites croix dans la marge, face à des citations ou des phrases que je trouve bien dites et percutantes.  Des vérités vraies ! Extrait :

Richard dit :" Si tu vois pleurer un bébé, il faut changer ses couches, si tu vois pleurer une femme, il faut changer son amant et si tu vois pleurer un homme... il faut changer le monde"... un homme pleure quand il est trop tard".

" Si tout est jugé selon le même critère, la réussite économique, alors on perd la chose la plus fragile qui soit et qui naît de tout le reste : le sens."




Je remercie Gilles Paris pour cette lecture.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 23 Juin 2009

Roman - Livre de poche - 380 pages -  6.95 €

Résumé :En 1898, Samuel Godwin, jeune artiste peintre, est engagé à Fourwinds, belle propriété victorienne du Sussex située aux abords d’un lac, par le riche veuf Ernest Farrow pour donner des leçons de dessin à ses deux filles, Juliana et Marianne. Très vite, Samuel comprend que des événements tragiques se sont déroulés à Fourwinds et que l’on s’emploie à garder secret un passé proche pour le moins scandaleux. Une gouvernante émotive, des demoiselles persécutées, le spectre d’une épouse suicidée et le souvenir douloureux d’un sculpteur supposé débauché entament devant Samuel une danse aussi fascinante que macabre...


                               

Mon humble avis : Je ne serai pas allée vers ce livre de moi même, mais heureusement il est venu à moi par le biais de la sélection du prix des lecteurs Poche. Et je dirais même qu'il me réconcilie un peu avec cette sélection qui m'avait un peu malmenée ces derniers temps. Mais pourquoi tant d'engouement ?
Nous sommes à la fin du 19ème siècle dans le sud de l'Angleterre. Nous pénétrons dans l'une de ces très riches demeures où les jeunes filles avaient une demoiselle de compagnie pour leur apprendre les bienséances et les accompagner dans chaque moment de leur journée. Ici, Julianna et Marianne ont aussi un précepteur qui leur inculque l'art de la peinture.
D'une écriture riche, somptueuse, enivrante, Linda Newberry distille dans ce roman gothique autant de romantisme que de tragédie macabre que l'on pense deviner mais que l'on n'imagine même pas. Au fur et à mesure, l'atmosphère de ce presque huit clos dans le domaine de Fourwinds devient de plus en plus captivante, oppressante même étouffante. Elle vous fait tourner les pages avec un intérêt croissant. Passions, mystères, suspens, découvertes, aveux, secrets, rebondissements, personnages très aboutis vous tiennent en haleine du début jusqu'à la toute fin...et bien sûr vous surprennent.

Seule la présentation m'a légèrement perturbée au début. En effet, ce roman prend la forme d'un journal écrit à quatre mains. En alternance, c'est tantôt la gouvernante charlotte qui témoigne, puis l'artiste Samuel Godwin dont on peut d'ailleurs se demander si ce livre ne cacherait pas une biographie réelle ou imaginée de l'artiste. En tous cas, Samuel Godwin paraît si vrai qui semble avoir existé. Malheureusement, je n'ai rien trouvé sur Google qui confirme ou contredise cette hypothèse. Il n'empêche qu'avec cette alternance, on se demande parfois qui s'exprime, même si c'est stipulé en debut de chaque chapitre.

Aucun regret dans cette lecture sauf celui, logique pourtant, d'avoir du refermer le livre à la dernière page. Je garderai un excellent souvenir de ce roman qui est pourtant d'un genre très inhabituel pour moi, voire même improbable. Mieux qu'un bon souvenir, je dirais même un révélation qui devrait plaire aux amateurs d'Austen, de Charlotte Bronté, de romans victoriens... A bon entendeur !


                                            livre lu dans le contexte
                                                   


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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Mai 2009


 

Roman - Livre de poche - 314 pages - 6.50 €

Résumé : L'imagination débordante et torturée d'une enfant délaissée peut devenir une arme redoutable et l'instrument de terribles erreurs. C'est ce que mesure, vingt ans après les faits, Marsha, la narratrice de ce roman hors du commun, en revenant sur son propre passé. En 1972, alors que l'Amérique commence à résonner des échos de l'affaire du Watergate, elle a dix ans, et, bien qu'elle vive dans un paisible quartier résidentiel de la banlieue de Washington, le monde ambiant, à commencer par sa propre famille, lui paraît le théâtre de multiples et ténébreuses intrigues et de criminelles activités qu'elle consigne méticuleusement dans un cahier spécial. Un nouveau voisin, célibataire et réservé, Mr Green, éveille tout particulièrement son antipathie et sa suspicion. Et, un crime abominable ayant été commis dans le quartier, Marsha en vient tout naturellement à accabler le malheureux Green... Plus encore que l'histoire elle-même, pourtant exemplaire, c'est le style direct et sans complaisance de Suzanne Berne et le climat infiniment prenant qu'elle réussit à créer par une accumulation de détails et de notations psychologiques criants de vérité qui font l'exceptionnelle valeur d'un livre que le lecteur aura autant de mal à oublier qu'à refermer.

                                                        

Mon humble avis : J'ai aimé l'originalité de l'histoire. En effet, il est peu courant d'évoquer un crime sans parler de l'enquête. Un meurtre est commis. Avant, pendant, après, c'est l'été. Marsha, 10 ans à peine, se casse le pied, ses parents divorcent, s'installe un voisin célibataire anodin, et à quelques pâtés de maison de là, le scandale du Watergate s'annonce... Vous allez me dire, c'est beaucoup de choses. En apparence oui. Car dans ce livre, il règne une nonchalance, un immobilisme, une pesanteur oppressante comme dans un huit clos, puisque tout se passe dans le même quartier. La lecture s'en trouve ralentie au fur et à mesure qu'on avance dans le livre. C'est un peu déroutant. J'aurais apprécié un rythme plus dynamique, et qu'il se passe un peu plus de chose.

Une mention particulière peut-être adressée à l'auteure pour sa plume : distinguée, vaillante, limpide et fluide. De même, l'analyse psychologique d'une fillette en désarroi et de la classe moyenne américaine dans les années 70 est rendue avec finesse. Enfin, on se demande jusqu'au bout où le mensonge mènera Marsha ? D'ailleurs, ment elle vraiment. En cela, Suzanne Berne nous berne et nous garde captifs. Dommage qu'il y ait autant de longueurs qui nous font survoler nombre de passages. Un avis entre gris clair et gris foncé donc !


                                                             livre lu dans le contexte
                                                                 

                                                                              

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Mai 2009

Roman - Livre de Poche - 347 pages - 6,50 €

Résumé : Le jeune Miles sort souvent de chez lui en secret pour explorer les eaux de la baie de Puget Sound, dans l’Etat de Washington. Une nuit, à marée basse, il découvre une créature marine rarissime échouée dans la vase. Ildevient alors la vedette locale, assaillie par d’étranges personnes qui ne savent pas s’il s’agit d’un simple observateur, d’un intrépide et d’un éventuel prophète. Mais Miles a bien d’autres préoccupations. Il doit prendre soin d’une vieille dame un peu médium et empêcher le divorce de ses parents, sans oublier son ancienne baby-sitter, qu’il tente maladroitement de séduire… Au cours de cet été pas comme les autres, il va apprendre à décrypter les mystères de la vie et ceux de la mer.


                                                                    

Mon humble avis :A marée basse et d'huile, c'est ainsi que je préfère la mer, que j'aime la longer sur des kilomètres, qu'elle m'apaise. Et que dire du contraste de couleurs entre le bleu, et le sable mouillé ! Vous comprendrez bien l'attente, l'impatience et l'espoir que j'avais posés dans cette lecture...

Et bien je n'ai pas été embarquée du tout. Je me suis presque noyée dans ce livre aussi mou qu'un mollusque. Certes, quelques passages sont mignons et font sourire. Mais j'ai traversé ce livre comme une moule sans rocher, comprenez par là que je ne me suis même pas attachée à son jeune héros prisonnier dans son corps d'enfant qui ne grandit pas. Les descriptions des crustacés et autres poissons pourraient captiver les fanas de la vie marine mais là, un trombinoscope de toutes les créatures citées aurait aidé à visualiser, à s'intéresser...

Alors, pour parvenir saine et sauve à la fin de se livre, j'ai été obligée de biaiser... Comment : en ne m'attardant pas sur les passages qui ressemblaient à du sable mouvant. Ou encore, en sautant les paragraphes comme je le ferais des flaques et ruisseaux pour ne pas me mouiller les pieds...

Et pourtant, j'aime la marée basse... Aussi parce que je sais que c'est un état provisoire dont il faut profiter pleinement car la mer finira toujours par remonter... Sauf dans ce livre... La mer, oups l'histoire, n'est jamais vraiment montée, ou en tous cas, sans moi !

                                                      Livre lu dans le contexte
                                                           


Clarabel n'est pas du tout d'accord avec moi. Elle a adoré ce livre !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Avril 2009

Résumé : Dans un palais de Venise, Schultz, éditeur-imprimeur au passé indécis de capitaine de marine, mène une existence désenchantée. Il découvre un jour, sur le haut d'une armoire, un manuscrit oublié. A la lecture de ce mémoire, il sera projeté dans une aventure frénétique se déroulant à Londres au début du XIXe siècle, pleine de la passion tragique d'un jeune lord, Jacob Flint, pour la belle Nina. Peu à peu, le lecteur du manuscrit et son héros se confondent...







                                       

Mon humble avis :  Le postulat de départ aurait pu être génial s'il avait été traité autrement. De ce fait, il en sort un roman original et soporifique en même temps.

 

Accrochez vous pour comprendre le descriptif de cette oeuvre : c'est l'histoire de la lecture d'un Lecteur nommé Schultz qui découvre chez lui un livre dont le contenu comporte des ressemblances trop nombreuses avec sa vie pour être hasardeuses, sachant que ce Lecteur est en même temps le futur rééditeur de ce livre sans auteur, le Lecteur en deviendra au fil de sa lecture auteur en partie, puisqu'il remplira les parties manquantes, entre autre la fin. Cette longue phrase vous est parue indigeste et incompréhensible ? Normal, elle est représentative de « La Taverne du doge Loredan ».

 

On peut trouver un intérêt quelconque dans le livre lu par le Lecteur Schultz : l'épopée romanesque d'un jeune homme Jacob, depuis Londres jusqu'à Venise, à la poursuite d'une femme Nina. C'est une intrigante insaisissable, dont il s'est entiché. Il n'a aucune idée du parcours de cette Nina, aussi, suit il sa boussole qui n'est autre « que le renflement d'entre ses cuisses qui se manifeste dès qu'il pense à sa maîtresse et leurs ébats passés » (texto) On se promène dans les rues de Londres et de Venise au 19è siècle, on souhaite savoir si Jacob va oui ou nous retrouver l'objet de son obsession, et le style littéraire est agréable.

 

Ce récit est donc interrompu par l'auteur, qui y glisse des pages de ce que pense, dit, fait, mange, imagine (....) le Lecteur Schultz durant ces pauses de lecture. Ces moments sont traités souvent sous forme de dialogues avec L'Autre, un personnage juste là pour soit disant dynamiser les pauses, et par l'apparition d'une multitudes de personnages qui m'a perdue. Ces paragraphes longs parfois de plusieurs pages sont écrits en plus petits caractères d'imprimerie, sans tiret ni guillemets entre les dialogues. Pour moi, ces passages ont été très laborieux à lire. Elles ont nécessité toute ma concentration à un point que je ne cherchais plus à comprendre qui était qui et qui disait quoi ni quand ni pourquoi... dans ce cafouillis où, en page 250/346, je fus rassurée sur un point : le Lecteur ne voyait pas clairement le rapport entre ce livre et sa vie. Ah ?! Moi non plus !!

 

Seule conclusion positive de ce livre qui aurait pu être bien : on comprend l'importance de faire des pauses lors de nos lectures. En effet, les pause permettent d'élargir les possibilité romanesques d'un livre par votre propre imagination. Puisque vous vous dites « Et si ceci, et si cela etc ». Mais méfiance ! J'ai bien failli faire une pause définitive et poser ce roman éternellement. Seuls mon rôle et ma conscience de jury du Prix des Lecteurs Livres de Poche m'en ont empêchée !

                                                                     Livre lu dans le contexte du

                                                                  
             

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Avril 2009

Résumé : Le jeune banquier Edward Wozny est chargé, avant de partir en vacances, d'aider de riches clients, le duc et la duchesse de Went, à retrouver dans leur bibliothèque familiale un manuscrit du XIVe siècle écrit par Gervase de Langford. Aidé d'une étudiante, Margaret Napier, il découvre d'étranges coïncidences entre le contenu de ce manuscrit et Modus, un jeu en ligne. Fasciné par ces parallèles, le jeune Edward poursuit sa quête et perce le secret de la famille : un enfant était né d'une liaison illicite, que le Duc avait fait passer pour son fils. La duchesse veut absolument récupérer le Codex pour faire chanter le duc, qui lui, veut le détruire à tout prix. Pris entre deux feux, Edward essaie de sauver sa peau !




                                                                      

Mon humble avis :  Codex, tel est le titre original de ce roman. La version française y a ajouté la mention "le manuscrit oublié".Intriguée, j'ai regardé dans le dictionnaire et voilà la définition donnée pour le mot CODEX : nom masculin invariable. (Pharmacologie) Répertoire de l'ensemble des médicaments, pharmacopée.
Tout au long de ma lecture et jusqu'aux derniers mots, j'étais déjà dubitative. Mais là, je suis tout à fait perplexe. Nulle par n'apparaît le mot Codex dans le livre qui n'évoque nullement la pharmacopée ni de loin ni de près. Alors, certes, le mot a une sonorité curieuse et mystèrieuse. Le titre serait donc une fois de plus purement marketing, ne correspondant en rien au contenu de ses pages.

Nous avons deux jeunes, à la solde d'une Duchesse farfelue et contre l'avis de son Duc de mari, à la recherche d'un manuscrit du 14ème siècle. Ce manuscrit semble disparu et être en même temps d'une importance capitale. Néanmoins, il fait débat. Pour certains, il relèverait du mythe, pour d'autres, il serait un pseudépigraphe (faux, contrefaçon, canulars au sujet des manuscrits - définition donnée par l'auteur).

Ce genre de livre (recherche d'un secret qui daterait de la nuit des temps)  foisonne. On en lit beaucoup et de ce fait, on en attend toujours un peu plus. Pour moi, celui ci ne fait figure que de pâle copie qui veut jouer dans la cours des grands. Curieux d'ailleurs qu'il fut devenu un best seller. L'originalité n'est pas là. Le coup du couple de l'invraisemblable ultra l'initiée de 19 ans et du profane (d'une naïveté déconcertante) dans le domaine commence à me lasser. Le livre manque de rythme. On s'y ennuie, on passe des paragraphes de descriptions impossibles à se figurer dans la réalité. Les personnages sont dans le brouillard, nous dans la confusion. Il semble d'ailleurs qu'ils se mettent la pression tous seuls. En même temps, tout paraît si prévisible... Enfin, le parallèle énoncé dans la 4ème de couv' entre un jeu vidéo et la situation vécue par notre héros Edward me paraît être un faut prétexte pour ajouter des pages à un roman manquant cruellement d'argument. Peut-être l'auteur espérait il ainsi se voir rallier à sa cause les fanas des jeux en réseaux, à plusieurs niveaux et où l'on a 42 vies... C'est peut-être ainsi qu'il aurait gagné son statut de best seller ?!!

Le seul intérêt réel que j'ai trouvé dans cette histoire sont les explications historiques sur l'évolution des matériaux qui constituaient les livres à l'époque médiévale, avant même l'apparition de l'imprimerie. Et une citation sensée qui m'a interpelée et amusée : "
Nous oublions qu'à d'autres époques les gens n'étaient pas aussi obsédés que de nos jours par le droit de propriété...Un auteur se préoccupait uniquement de la vérité... Lorsqu'un écrivain copiait un autre, ce n'était pas considéré comme un délit, mais comme un service rendu à l'humanité"

Pour conclure mon humble avis, je me demande juste si "Codex, le manuscrit oublié" ne pourrait pas être un exemple parfait pour illustrer la définition du mot pseudepigraphe donnée plus haut et reprise à l'auteur...
 


                                                                              Livre lu dans le contexte
                                                                                  

L'avis de Fab
LA

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 13 Mars 2009

Résumé : Out of (South) Africa… Un premier roman du retour au pays natal. Flash back sur les années 30, l'amitié de deux petites filles insouciantes, l'une blanche, l'autre noire, jusqu'au drame qui signera leur séparation déchirante.

Le parcours de C. King et M. Dlamini est différent mais fortement lié. La première est la fille du propriétaire de la ferme de Hébron, et la seconde est la fille de la cuisinière noire. En 1931, Catherine quittte la ferme avec sa mère, après une trahison de son père. Elle y revient après la mort de celui-ci et s'éprend du propriétaire T. Fyncham, installé avec sa femme Isobel. Suspense, intrigues familiales et amoureuses mêlées, grands espaces, nature flamboyante, sauvage et sensuelle, ajoutés à une écriture mélodieuse, toute en nuances font de ce premier roman un chef d'oeuvre.
Roman du retour au pays natal, de la trahison et de la réconciliation.


                                 



Mon humble avis :Wouahou.... Je n'en reviens toujours pas ! Il y a si longtemps que je n'ai pas lu un tel livre ! J'en suis encore toute émue, toute chamboulée et aussi, paradoxalement, toute apaisée et sereine. Ce livre vous rend ainsi. Pourquoi ?
Je connaissais l'expression "salle des pas perdus" mais voulais y mettre un sens précis. Le dictionnaire donne cette définition : lieu où l'on attend d'être reçu (se dit souvent pour les gares, les tribunaux...)
Mais parlons du livre... Tout d'abord, il commence par "presque" la fin. Donc des les premières pages, l'auteure nous capture dans son histoire. Forcément, on veut savoir quel sera le tout dernier dénouement et les méandres qui y auront menées nos deux héroïnes.

Pour cela, une histoire qui se déroule sur une soixantaine d'années (avec d'énormes raccourcis !). Des phrases courtes comme un coups de vent et qui parfois s'allongent comme une bise, mais toujours dans la douceur. Pas une scène scabreuse, pas une once de vulgarité dans le texte. Une écriture qui se lit avec autant de plaisir et de délectation que ce suit le lit d'une petite rivière. Comme c'est agréable et rare !

Il règne de véritables climats dans ce roman. Je dirais un climat "climatique", très bien rendu par les descriptions de fraîcheur, de chaleur, de moiteur, d'orages qui accompagnent l'action du livre dans un autre climat, celui d'une ambiance de plus en plus mystérieuse et mélancolique mais aussi, de plus en plus oppressante dans certaines scènes ou rebondissements totalement inattendus. Ce roman n'est pas un polar et pourtant le suspens est implacable de la toute première à la toute dernière page. Il mène à une fin que le lecteur ne pouvait imaginer et n'oubliera jamais, surtout s'il se fie à la quatrième de couverture. Les trahisons et les réconciliations ne situent pas forcément là où l'on pensait les trouver.

J'ai beaucoup aimé aussi les passages écrits en italique. Très poétiques, voire lyriques, ils évoquent des souvenirs de jeunesses communs aux deux amies, des rêves prémonitoires, des visions, une espèce de communication par télépathie entre les deux femmes, des envies si fortes que nos héroïnes finissent par les rendre réelles... peut-être... Ça, c'est à chaque lecteur de choisir ce qu'il veut voir dans ces passages très oniriques.

Bien sûr, Rosamund Haden évoque discrètement l'appartheid (l'histoire se déroule en Afrique du Sud), juste en toile de fond. Et c'est bien ainsi. Elle rappelle que cette ineptie avait court à l'époque mais n'en fait pas le sujet de son roman, qui serait alors un énième roman sur l'apparthied. Par contre, elle insiste logiquement sur le racisme et le comportement immonde des riches propriétaires face à leur personnel de couleur. Ainsi, ce livre aurait pu prendre place dans n'importe quel pays.
Oui, n'importe quel pays, puisque les sujets de l'amitié inébranlable à travers le temps, le retour au source, la trahison, l'amour, le pardon sont universels.
Universel...c'est donc aussi le mot a apposer à côté de ceux qui qualifient indubitablement ce roman : chef d'oeuvre.

                                           Livre lu dans le contexte
                                                    
D'ailleurs, demain, je vous publie une chanson dont la mélodie et certains mots vont suivent parfaitement le ce livre.

L'avis séduit de
Belledenuits et de Sylire, mitigé de Karine


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 8 Mars 2009

Résumé : Milena pleine de grâce. Avec ce court roman, l’écrivaine sarde a réalisé un des plus beaux contes de fée de l’édition de ces dernières années. Souffrant de calculs rénaux, une femme en quête du grand amour finit par épouser un homme sans l’aimer. C’est au cours d’une cure pour traiter son «mal» qu’elle tombe enfin amoureuse. Elle consigne tout dans un carnet… que sa petite-fille trouvera des années plus tard. Un véritable bijou servi par une écriture délicieusement irrévérencieuse.






              
                                            

  Mon humble avis : Hum, je reste coi et pourtant, il va bien falloir que je me lance mais pas à pas, sans trop de violence...
Déjà, la 4ème de couverture évoque l'écrivaine sarde dont les personnages sont sardes... Ce qui n'est pas d'une évidence première pour tout le monde. Être sarde signifie habiter en Sardaigne...

Ce livre est curieux, au début on ne sait même pas qui est le narrateur. Il semble jeune et dès lors, le style assez littéraire de convient pas vraiment à mon goût même s'il peut correspondre à une histoire qui se déroule entre 1940 et 1963 environ. En apprend enfin que c'est une jeune fille prête à se marier....et qu'elle nous parle de sa feu grand mère, soit disant "folle" du village", mariée à un homme sans amour réciproque. Pour qu'il économise ses virées aux maisons closes, la grand mère accepte de devenir la putain de son mari. Et là, je rejoint Belledenuits, blogueuse qui dans cet
article, évoquait la vulgarité et les scènes obscènes et crues qui semblent devenues nécessaires à la littérature contemporaine.

Encore une fois, j'ai été gênée à moult reprises par des descriptions très crues que la petite fille transcrit sur les rapports sexuels de ses grand parents dans les années 40. Vous pensez que je suis prude et me plains pour peu.... Voici un exemple que j'ai relevé et que les yeux mineurs ne lirons pas : "Il la palpait et la malaxait partout, et avant de goûter les aliments, même la saucisse sarde extra de pays, il les enfonçait dans la chatte de grand mère..." Bref, c'est répugnant, inutile, impudique et transforme un livre qui possède un bon sujet en un très mauvais moment de lecture. Traité autrement, ce roman aurait pu être touchant, car certains passages ne manquent pas de délicatesse et d'émotion comme par exemple lors de la rencontre de la grand mère, en cure, avec le Rescapé.

D'ailleurs, je me suis posée la question de l'intérêt de ce livre et de sa présentation. Personnellement, je n'ai pu m'y retrouver entre des noms de lieux que je pensais être des noms de familles, entre les différentes générations, entre les belles familles, les personnages (dont presque aucun ne possède de prénom). Il règne dans ce livre un désordre chronologique, hierarchique, géographique, temporel... Bref, un imbroglio qui fait que moi lectrice, j'ai passé mon temps à me dire : "Bon, qui c'est celle ci et lui, de quelle génération"....Bref, je suis passée tout à fait à côté l'intérêt de cette histoire. Peut-être n'étais-je pas assez concentrée ? Qu'est-ce qui peut déconcentrer à ce point. L'ennui ?

Histoire d'achever ce billet sur une petite note positive, je précise qu'en fin de livre, l'auteure nous explique en quelques pages son plaisir d'écrire et la magie qui en découle.
Et la, enfin, une petite perle qui mérite d'être recopiée : "...
l'écriture rachète le réel. Prenez quelqu'un que personne n'aime dans la réalité : si vous le transformez en personnage, vous pouvez le faire aimer beaucoup. J'ai écrit sur des gens qui n'avaient ni chance ni amour dans leur vie, en espérant qu'ils trouvent au moins auprès de mes lecteurs".

                                                                              
   livre du dans le contexte
                                                                                     
Un avis qui ressemble au mien, celui d'
Anne
L'avis intermédiaire de Sylire
Et cependant, les avis très positifs de Belledenuits , d'AGFE et de Edelwe !
Comme quoi il ne s'agit que de mon humble avis !


Léethé vous parle d'une nouvelle "Mon voisin", de la même auteure


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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