Articles avec #litterature d'ailleurs tag

Publié le 23 Septembre 2010

Essai - Edition Calmann Levy - 336 pages - 18 €

 

 

Parution : 8 septembre 2010

 

Rentrée littéraire 2010

 

 

Résumé :  la fin de son périple autour du monde qu'elle relata dans Mange, Prie, Aime, Elizabeth Gilbert s'éprenait de Felipe, citoyen australien natif du Brésil. Ils se jurèrent fidélité, mais, échaudés par des séparations douloureuses, se promirent de ne jamais convoler en justes noces. Le Ciel, ou plutôt l'immigration amérricaine, en décida autrement : le couple serait obligé d'envisager une union officielle afin que Felipe puisse remettre les pieds aux États-Unis.
"Condamnée" à se marier, Elizabeth Gilbert résolut de juguler sa peur de l'institution en s'y intéressant de plus près. Pendant près d'un an, et tout en parcourant l'Asie du Sud-Est avec son compagnon dans l'attente d'un visa en règle, elle se consacra à l'étude de ce sujet. Mes alliances est le fruit des reflexions d'une femme qui a cherché à se réconcilier avec l'idée du mariage.

 

 

 

 

 

Tentateur : service presse Calmann Levy

Fournisseur : Le même !

 

-toile4.jpg

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Elizabeth a un sacré talent, celui de captiver totalement son lecteur avec des sujets qui, à la longue pourraient s’avérer soporifiques.  Comme le mariage en effraie plus d’un, ce livre qui lui est consacré, ne rebutera pourtant personne !Vous êtes : célibataires, jeunes mariées, avec ou sans enfant, veuves, mariée depuis 50 ans, féministe, antiféministe, femme, homme, fiancée, concubin, paxée, inconditionnel du mariage ou complètement contre cette institution, amoureux, divorcée, futur divorcé, homosexuel ou hétérosexuel, macho ou homme au foyer, femme d’affaire ou à la maison, futur remarié, ce livre est pour vous (donc pour tout le monde, vous êtes d’accord, car ma liste de « statuts matrimoniaux » vous englobe forcément non ?)

Vous vous posez moult questions sur le mariage (et le couple par extension) ou au contraire, vous pensez tout savoir sur le sujet, ce livre est aussi pour vous. Vous y trouverez des questions que vous ne cherchiez pas et des réponses que vous n’espériez plus ! Pour tout dire, ce livre pourra avoir différents résultats sur vous : il pourra vous conforter dans vos idées ou au contraire les bouleverser. Il vous fera comprendre bien des choses que vous considérez comme incompréhensibles, que ce soit dans votre sphère très privée ou dans la sociologie mondiale. 

Mes Alliances ne fait pas dans le prosélytisme. Ce livre ne vous dira pas « Marriez vous » ou « Surtout, ne vous marriez pas ». Elizabeth Gilbert s’appuie ici sur une multitude d’études sociologiques ou historiques sur le sujet (Etudes certainement assez rébarbatives à lire, mais qui résumées et expliquées par la plume de notre auteur, deviennent limpides, intéressantes et parfois très drôles.) Mais Elizabeth ne s’arrête pas ces statistiques ou autre. Elle veut comprendre. Elle interroge ses amies, sa mère, sa grand-mère, des vietnamiennes de tribus isolées, des laotiennes. Elle observe et écoute. Et elle s’interroge elle-même aussi dans sa propre histoire. Un premier mariage/divorce catastrophiques. Un « plus jamais » qui se transforme en « je suis bien obligée ». Felipe, son amoureux rencontré à Bali dans « Mange, prie, aime », passeport Australien et naissance Brésilienne, ne peux plus entrer aux USA. Il a « trop abusé » des visas légaux de 90 jours. Alors, la seule solution est « la bague au doigt ». Mais… C’est sans compter sur les lenteurs de l’administration et de l’immigration américaine, surtout depuis 2001… Ce qui laisse à Elizabeth Gilbert presque une année pour mener à bien « son étude » et se préparer à ne pas subir un nouvel échec. 331 pages captivantes et très intéressantes qui ne se répètent jamais.

 

Au hasard des pages, j’y ai appris….  Que l’on est bien manipulé…

Par exemple, au premier temps de l’Ere Chrétienne, les premiers pères de l’Eglise (De Jésus à notamment St Paul et ainsi de suite) prônaient le célibat (la pureté) et dédaignait le mariage, « cette affaire matérielle et quelque peu répugnante qui concernait le sexe, les femmes, les impôts et la propriété et n’avait rien à voir avec les plus hautes préoccupations divines ».  Cela a duré une dizaine de siècles… Alors le lien sacré du mariage, ahahaha !

C’est au moyen âge que ce lien « sacré » est apparu. En effet, à cette époque là, l’Eglise dirige un peu le monde… Et impose donc de que chaque mariage passe devant elle, histoire de surveiller que les mariages soient bien en adéquation avec les avantages géopolitiques et financiers de l’Eglise et l’équilibre du monde.

Jusqu’au 19ème siècle, le mariage est systématiquement arrangé pour réunir ou protéger des fortunes, des terres, du sang, des titres… Ce n’est qu’à cette époque que les sentiments s’immiscent dans l’institution et qu’ainsi nait le divorce. En fait, ce qui tue le mariage, ce sont les sentiments !

Dans certaines tribus reculées d’Asie par exemple, on compte très peu de divorces, voire pas du tout. Pourquoi ? Parce que femmes et hommes n’espèrent pas le bonheur de leur mariage. Ils attendent juste « qu’il soit un bon époux » ou « qu’elle soit une bonne épouse ».

Enfin, ils s’avèrent aussi que les femmes célibataires sont très utiles à la société et non à montrer du doigt comme elles le sont souvent. Indépendantes, elles produisent puisqu’elles travaillent. Mais là n’est pas leur plus grande gloire. Elles sont, je dirais « réservistes ». En cas de soucis, de crises, de décès, de guerres… Elles sont là et disponibles… Pour prendre soin des enfants des autres ou pour soutenir leur tribu ou la société.

Enfin, de tout temps, l’Homme a voulu se marier. Ce sont les Etats et l’Eglise qui, faute de parvenir à décourager les bonnes volontés, ont pris cette union sous leur coupe, pour la maîtriser et y mettre des lois, bref, en faire une institution.

Bon, je m’arrête là, sous peine de recopier le livre en entier tant il est intéressant.  «  Mes alliances » rempli parfaitement le rôle premier d’un livre : informer et interroger ! Alors précipitez vous chez votre libraire et aussi…. Bientôt au cinéma !

Une adaptation ciné de « Mange, prie, aime », avec Julia Roberts, est sur les écrans depuis hier.

 

1poucent.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 11 Août 2010

Roman - Editions Denoel - 174 pages - 12 €

Existe aussi en format poche, chez Folio

 

 

Résumé : À vrai dire, la lecture n’avait jamais vraiment intéressé la reine d’Angleterre. S’il lui arrivait de lire, l’amour des livres était un passe-temps qu’elle laissait volontiers aux autres : sa fonction, après tout, excluait qu’elle ait des hobbies. Lorsqu’elle se hasarde à pénétrer dans le bibliobus et emprunte un livre, poussée par la curiosité, c’est sans savoir que sa vie – et celle de Buckingham Palace – va en être changée. Pourquoi se découvre-t-elle subitement attirée par les livres, qui ne sont qu’un reflet, une version du monde ? À quoi bon les lire, puisqu’elle a vu les choses en vrai ? Et surtout, pourquoi cela lui arrive-t-il maintenant ? La royale passion littéraire sème bientôt une incroyable pagaille…

 

 

 

 

  

 

 

Fournisseur : Bibliothèque

Tentateurs : Nombreux blogs

 

 

                                                                                                             -toile4.jpg

 

Mon humble avis : So wonderfull ! Le book time prend la relève du Tea Time au palais royal d'Angleterre. A 80 ans, la reine découvre le réel plaisir de la lecture et ses multiples pouvoirs. Et ô jubilation, elle finit bientôt par nous ressembler, Lecteurs Compulsifs que nous sommes. Nous retrouvons notre émerveillement à travers le regard et les sensations de ce personnage. Sa majesté est tout d'abord un monarque froid et distant. De sa vie, elle n'a finalement pas eu de si grandes libertés, entourée qu'elle est par une cours et un protocole rigide et minuté. Les livres viennent tout bouleverser et se transforment en obsession. La reine déniche un univers dans le monde et se rapproche des préoccupations de ses sujets. Elle s'ouvre au monde, elle qui l'a parcourru toute sa vie , qui a rencontré et serré la main du meilleurs comme du pire. Allan Bennet nous le prouve une nouvelle fois, les livres apportent savoir, connaissances, ouverture d'esprit, curiosité, réponses, tolérance.

Ce roman est un véritable diamant qui ne dépareillerait pas sur la couronne de la souveraine. Très agréables, amusantes et divertissantes, ces pages sont une délicieuse bouffée d'oxygène, de fraicheur, de légèreté intelligente, de malice, d'humour (euh british tout de même !). Les conséquences quotidiennes d'une passion addictive sont parfaitement rendues et analysées. Qui plus est  la trame,judieuse et captivante, vous mène à une fin so unexpected ! Vous trouverez aussi dans l'oeuvre d'Allan Bennet une inépuisable mine de jolies phrases, vérités vraies, citations à cocher, à retenir, à recopier. Voici donc un livre à lire d'une traite et à relire... et que j'ai emprunté à la bib. Comment fait on dans ce cas là ? Allez, je ne peux m'empêcher d'écrire : God save the Queen... and the books !

  

 

 

 

 

 

 

 

 

" Au début, il est vrai, elle lisait avec émotion mais non sans un certain malaise. La perspective infinie des livres la déconcertait et elle ne savait comment la surmonter."

 

"...Il y avait aussi une part de tristesse dans ce phénomène : pour la première fois de sa vie, elle avait l'impression d'avoir manqué beaucoup de choses"

 

 

 

L'avis de Keisha, de Chaplum et Midola

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 19 Juin 2010

Roman -  Transit Editeurs - 108 pages - 14.95 €

 

 

Parution Mai 2010

 

 

Résumé : Benjamin, Philippe, Dana et Éric sont amis depuis toujours. Après leurs études, ils sont tous partis vivre à l’étranger, chacun de leur côté, chacun pour vivre une aventure personnelle. Leur histoire est découpée en quatre chapitres qui racontent tour à tour les derniers mois, les dernières semaines ou les dernières heures de ces quatre protagonistes avant leur retour à Montréal, où ils se sont donné rendez-vous. Le livre se referme sur des retrouvailles, durant lesquelles chacun fait mine d’être resté le même, comme si de rien n’était. Comme si ce qu’ils avaient vécu, éloignés les uns des autres, leurs péripéties, leurs drames intimes, n’avaient rien changé à leurs vies.

 

 

 

 

 

                                         -toile3.jpg

 

Mon humble avis : Un premier roman québécois, assez court mais réussi et intelligent.

Quatre portraits, racontés par une cinquième personne dont on ne sait rien. Et quand elle se révèle, on est bouleversé. Les quatre protagonistes ont en commun l'amitié, un rendez vous annuel à l'aéroport de Montréal, leur jeunesse et la difficulté à trouver une place dans la société, dans le coeur des autres, dans leur couple, ou dans leurs propres corps. Et surtout l'inconséquence de leurs actes, qu'elle soit bénéfique ou négative. Benjamin se prostituerait presque pour une barrette de shit, Philippe est d'une timidité maladive, Dana choisit une profession sans en mesurer les risques pour son couple et enfin, Eric est amoureux de son meilleur ami... Un portrait sur le milieu gay, un autre sur l'homosexualité. Le premier m'a déplu, le deuxième m'a émue, car il s'agissait d'amour, de sentiments. Mais c'est le personnage de Philippe qui m'a le plus touchée.

Quoiqu'il en soit, ces quatre jeunes sont plutôt paumés, à la dérive, aux abois. Mais devant les autres, ils gardent la tête haute, enfouissant leur détresse et se comportant "comme si de rien n'était"... Comme cette phrase me parle.... Je suis tellement concernée que les mots me manquent un peu. Ce qui n'est pas le cas de Maxime Collins qui maîtrise très bien son sujet : la détresse d'une certaine jeunesse et l'interdiction que l'on se fait de ne pas laisser paraître notre vérité intérieure. Pour garder valeur aux yeux des autres, de la société et peut-être aussi de soi même... En cachant ses douleurs au monde, on entre dans le déni, et peut-être leur ôte t-on leur réalité...

Tout au long du livre, les mots sont justes et l'écriture soignée. La fin justifie vraiment les moyens et remue les tripes. J'ai relevé quelques phrases désormais cochées dans la marge... C'est avec plaisir que j'en partage certaines ici avec vous... C'est un livre à lire et un auteur à suivre désormais... Un de plus.... D'ailleurs, sur la blogo, nous avons la PAL, la LAL.... je lance officiellement la création de la LAS.... Liste des Auteurs à Suivre.... Qui me suit ?

 

 

"Philippe est seul, invisible...Alors, il relit les mêmes romans, se sentant aspiré dans des histoires où il se croit trouver une place."

 

Télévision, téléphone, internet... "Le cerveau devient un crématorium où des phrases s'entassent et attende d'être transformées en cendres."

 

" C'est une course équitable : la veillesse en forme contre la jeunesse à bout de souffle

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 3 Mai 2010

Nouvelles - Editions Folio - 114 pages - 2 €

 

Résumé : En vacances en Italie, le narrateur et sa femme font la connaissance du petit Guido, un enfant du village ; il ne sait ni lire ni écrire, mais est incroyablement doué pour la musique et les mathématiques. À six ans, il est capable de démontrer le théorème de Pythagore plus simplement qu'Euclide ! Aldous Huxley fait preuve d'un humour et d'une humanité qui placent ces deux nouvelles parmi les plus belles pages de l'auteur du Meilleur des mondes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                     -toile2.jpg

 

Mon humble avis :"Auteur de près de 50 livres, Huxley s'est imposé à la fois comme écrivain (Le meilleur des mondes) et comme l'un des plus grands penseurs du XXè siècle. Il a laissé une oeuvre qui allie profondeur mystique, humour et sens de la formule." La première phrase me laisse dubitative.... je n'avais jamais entendu parler de cet auteur.... que de lacunes dans ma culture littéraire, à moins que ce Monsieur ne soit pas si connu que cela. Ça me rassurerait !

Tout à fait d'accord avec la deuxième phrase.

Dans ce livre,  2 nouvelles... La première est effectivement d'un humour fin et discret fleurant le sarcasme, mais pas moins efficace. Une bigote qui essaie de se comporter comme une pauvre pour gagner en grandeur d'âme, tente d'élever ses enfants dans la même direction. Sa fille, excédée par la méthode éducative de ses parents, lui donne du fil à retordre. Jusqu'à ce que celle ci aille passer quelques mois chez sa tante... Une belle réflexion sur la façon de d'éduquer les enfants, sur les besoins de rempart, d'ordre et de liberté... je ne m'étendrai pas sur le sujet car comme je n'ai pas d'enfant, "je ne peux pas comprendre !"

La deuxième nouvelle, Le Jeune Archimède, m'a beaucoup plus touchée, malgré un début très "contemplatif". Ce début plaira à quiconque aime la Toscane ou s'essaie à la peindre. Il s'agit ici de la découverte du génie d'un enfant. Au début, l'on croit que le sujet de ce génie est la musique.... Mais le narrateur découvre qu'il s'agit des mathématiques.

De belles réflexions et formules sur le génie, la place qu'on lui laisse pour s'épanouir, les chances de devenir génie... Et une théorie non moins négligeable : un génie ne le serait pas forcément devenu s'il était né dans une autre époque. Mais aussi, une deuxième leçon sur l'écoute nécessaire de ce que l'enfant dit de lui même sans le savoir et l'aider à exploiter son don sans en faire une fierté ou un objectif personnel d'adulte.

 

Deux nouvelles qui ne manquent pas d'intérêt mais qui, hélas, s'embourbent un peu trop dans les détails durant les premières pages.... La lectrice que je suis a eu beaucoup de mal à entrer dans ces histoires, même si ensuite, elle n'a pas boudé son plaisir. Et puis un peu de culture vite lue ne peut nuire à la santé !

 

"Il est plus facile d'être  en colère que d'être triste, c'est moins douloureux"

 

"Cet enfant, pensai-je, a eu la chance de naître à une époque qui lui permettra de mettre ses dons à profit.... S'il était né quand se bâtissait Stonehenge, il aurait pu consacrer une vie entière à découvrir les rudiments de ce qu'il pourra maintenant avoir une chance de prouver"

 

"Beethoven né en Grèce aurait dû se contenter de jouer d'aigres mélodies sur la flûte ou la lyre.... il lui aurait été impossible  d'imaginer la nature de l'harmonie."

 

 

 

                                                

                                                               E

 

                                                  

 

 

 

DAL PAL : 116 - 26

42823900_p.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 22 Mars 2010

http://knuyas.files.wordpress.com/2009/12/9782260016939.gifRoman - Editions Pocket  - 246 pages - 6.56 €



Résumé : Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien... 









                                    -toile4.jpg


Mon humble avis :   Ce roman est bouleversant et vous garde en apnée longtemps après votre lecture... Et encore, "bouleversant" me semble bien léger de sens pour décrire les sentiments qui furent les miens à chaque page tournée. Yasmina Khadra nous mène dans l'enfer indescriptible du conflit Israélo - Palestinien qui dure depuis plus de 60 ans, sans qu'aucune solution locale ou internationale ne soit trouvée. Ce conflit, ma génération l'a appris à l'école en quelques dates mémorables, et le suit de façon régulière devant son écran de télévision. Tiens, une "nouvelle" Intifada" nous annonce-t-on... je n'avais pas remarqué que la dernière avait cessé. Sur cette guerre, on a eu toutes le images que les médias nous ont montrées.
Mais dans ce roman d'une rare intelligence, Yasmina khadra y met des mots. Et quels mots ! Des mots qui troublent autant voire plus que les images qui défilent. Car les mots restent, vos yeux les lisent, les analyses. Ces mots prennent le temps d'atteindre votre coeur comme votre cerveau. Ils vous laissent le temps de vous les approprier, de les réfléchir, de les méditer.... Et là, vous êtes KO et chamboulés. Car L'attentat vous remue profondément, et chahute vos certitudes et vos convictions à chaque page... Yasmina Khadra donne la parole à un Palestinien naturalisé Israélien, qui ne vit cette guerre qu'en opérant les victimes des attentats, mais qui à l'origine, ne semble pas se poser plus de question que cela, jusqu'à ce qu'il apprenne que sa femme est la kamikaze de cet attentat. Les bonnes questions se posent alors pour notre chirurgien : comment peut on vivre des années avec quelqu'un sans savoir, ni remarquer l'essentiel. Il part donc à la recherche de la vérité, du jour où sa femme a basculé dans l'Islamisme. Il va alors se retrouver de l'autre côté du mur. Et là, l'auteur donne la parole aux palestiniens qui ont pris les armes. Et ce qui est terrible, c'est de se dire que les arguments de chaque camp ont autant de valeur, que ce conflit est une application de la loi du talion. On réalise alors que l'issue d'un tel conflit n'est pas pour demain hélas. Mais on comprend un peu mieux la vision de chacun, on est encore plus ému du sort du peuple palestinien. On comprend, mais on ne cautionne les actes d'aucun des belligérants. Car ne l'oublions pas, aucune cause ne vaudra jamais la mort d'un innocent.
Un roman extrêmement poignant et pour moi, un énorme coup de coeur.


                                             challenge ABC
                                                           K

DAL PAL 103 - 24
42823900_p.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 18 Mars 2010

Heure_de_l_angem_1266231154.jpgRoman - Editions Michel Lafon - 271 pages -  20.90 €

Nouveauté           



Résumé : Lucky, Toby ou encore Tommy… son nom importe peu. L’important, c’est sa discrétion, son professionnalisme, sa compétence à exécuter froidement les cibles qu’on lui désigne. Après un contrat particulièrement éprouvant, Lucky est abordé par un mystérieux inconnu, un certain Malchiah. Ce Malchiah sait tout de lui, dispose de pouvoirs stupéfiants, et prétend être son ange gardien. Il lui offre de racheter ses crimes en sauvant des vies plutôt que de les prendre, et d’aider une famille juive au Moyen Âge accusée de meurtres rituels.
Est-ce un ange, un rêve ou un cauchemar ?






                                  -toile3.jpg

Mon humble avis :Comment livre un livre d'Anne Rice si vous n'aimez pas les vampires ? Car vous êtes sans doute nombreux à savoir que cette auteure prolifique c'est spécialisée dans les vampires et est arrivée au top de la célébrité avec le fameux "entretien avec un vampire", porté à l'écran il y a une bonne dizaine d'année avec Brad Pitt et Tom Cruise.......
Et bien voici l'heure de l'ange, qui n'évoque pas une canine de vampire...
Par quel bout prendre ce livre, qui est pourtant passé près de l'abandon... Début laborieux et puis un genre d'où va t-on déconcertant. Chose pas courante, je n'ai pas franchement aimé l'ensemble du livre mais j'ai adoré les deux parties qui le composent. Étrange non ?
Le première partie décrit le parcours qui fait qu'un jeune garçon, bien sous tout rapport mais pas gâté par la vie, devient un tueur à gage, donc fait le mal sans que cela ne lui fasse ni chaud ni froid. Ce portrait, assez distant m'a pourtant intéressée et je me suis attachée au personnage, un peu comme l'on s'attache à Léon dans... Léon !!! A la fin de cette première partie, il rencontre son ange gardien qui lui propose de revenir dans le camp des bons.... et l'envoie donc en mission dans l'Angleterre du 13ème siècle. J'avoue, je n'accroche pas trop avec les histoires d'anges, de rachat des pêchés, du pardon de dieu... Mais dès lors, je n'ai plus refermé ce livre que je menaçait déjà que d'une seule étoile et à qui j'en accorde en fait trois avec plaisir. J'ai lu le dernier tiers d'une traite, captivée par l'intrigue qui s'y déroule, par le suspens qui s'installe, et par ce que j'y apprenais. En effet, Anne Rice parle bien sûr dans ce livre des quelques notions que j'ai déjà citées, ainsi que de la personne que nous choisissons ou pas de devenir, de notre liberté de destinée. Puis vient l'intérêt historique. Les jeunes hommes obligés par leur père à devenir apostoliques, prêtres ou même évêques, les superstitions de l'époque....Anne Rice évoque surtout la communauté juive d'Angleterre dans les années 1250... et de ses rapports avec la communauté chrétienne appelée alors "les gentils". Et là, force est de constater mon ignorance. Je pensais que la discrimination, l'hostilité et les horreurs commises sur le peuple juif dataient du siècle qui m'a vu naître. Et bien non, déjà dans les temps médiévaux, les juifs étaient persécutés, classés en juiveries, les couples mixtes étaient interdits par la loi.... Et l'Angleterre fut le premier pays a expulser tous les juifs hors de ses frontières en 1290...


Je remercie Silvana Bergonzi et les éditions Michel Lafon


L'avis de Lael, d'Esmeraldae
, de Joelle et d'Hilde

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 9 Mars 2010

http://www.decitre.fr/gi/23/9782253124023FS.gifRoman - Livre de Poche - 344 pages - 6.50 €



Résumé : Fin des années 1950 au Viêtnam. Bê a douze ans, sa vie dans le bourg de Rêu s'organise entre sa mère, ses amis et ses professeurs. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord. Pour avoir pris la défense d'une de ses camarades abusée par un professeur, elle se voit brutalement exclue de l'école. Révoltée, elle s'enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père. Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes, livrées à elles-mêmes, sans un sou en poche, finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d'avoir tué le cochon et participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune. Roman d'apprentissage, ce livre limpide et captivant dépeint magnifiquement, dans un festival de sons, d'odeurs, de couleurs et de paysages, la réalité du Viêtnam après la guerre d'Indochine. 







                             -toile4.jpg


Mon humble avis :  La couverture de ce livre, promettant l'ailleurs,  a suffi pour que celui-ci rejoigne ma PAL il y a déjà quelque temps, impulsion confirmée par quelques billets élogieux lus de-ci delà.
Cela fait un moment que je n'ai octroyé 4 étoiles à un livre, même si, je l'avoue, j'ai hésité à ne lui en attribuer que trois, pour la bonne et simple raison que je m'attendais à une autre lecture, peut-être plus aventureuses, avec un peu plus de danger et de rythme.
Mais cela aurait été injustice tant cette histoire m'a apporté de plaisir et d'émerveillement. En fait, le rythme est celui de la vie que mènent les Vietnamiens des campagnes, pas pressés comme nous le sommes d'atteindre leur but. Itinéraire d'enfance nous offre donc une magnifique balade dans le Vietnam d'entre deux guerres. Un voyage visuel, olfactif, gustatif, sensoriel, émotionnel, légendaire, superstitieux et bien sûr initiatique pour nos deux héroïnes. On s'attache beaucoup à ces deux jeunes filles bien courageuses, entêtées et débrouillardes dans leur périple. On fait la connaissance de personnages passionnants, des tribus des montagnes et de leurs us et coutumes.
Cette histoire est narrée par l'une des deux filles. Je l'ignore, mais je ne serais pas étonnée que ce récit soit autobiographique. On y trouve la révolte contre l'injustice mais surtout l'enthousiasme, l'insouciance, les joies et les peines et la légèreté que l'on a encore à cet âge là. Oui, de la légèreté.
Une très belle histoire, proche du conte, qui vous mène presque en apesanteur, qui vous transporte dans un de ces villages de montagne. Là, vous vivez de simplicité et vous sentez bien. Même s'il le faudra bien, vous n'avez pas envie de partir. Un livre qui fait du bien et que du bien, qui peut tout à fait être lu par des adolescentes.


Lecture commune avec Stéphie

                                                         challenge ABC

                                                                       T

 

L'avis de Florinette, de Marie


DAL PAL 99 - 22
42823900_p.jpg 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 11 Février 2010

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/4/5/9782710331544.jpgRécit de voyage - Editions de la table ronde - 172 pages - 15.20 €


Rentrée littéraire Janvier 2010


Le mot de l'éditeur : Un jeune homme prend l'avion pour la première fois de sa vie et se lance dans un " audacieux voyage ", sans tabous ni clichés. Au gré de son humeur et de ses rencontres, il arpente New York, Boston, San Francisco... Les grands espaces, les marches éreintantes et puis aussi une fascination, un sourire, une lumière, qui rafraîchissent et donnent de l'élan... 




Ce blog a décidé de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des livres de la rentrée littéraire de janvier 2010 !  Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération. Pour en savoir plus c'est ici. Je remercie la 
 pour cette lecture. http://fr.ulike.net/William_Cliff






                                       -toile2.jpg

Mon humble avis :  Je suis très friande des récits de voyage. Mais celui ci me laisse perplexe... Un jeune Belge de 25ans , qui admire par dessus tout les américains, part découvrir l'Amérique à une époque où le tourisme n'était pas démocratisé comme maintenant. Il embarque même dans un aéroplane pour la première fois. Je pensais pouvoir le suivre émotionnellement durant tout son périple. Alors certes, j'ai revécu avec lui l'excitation de l'arrivée à New York. J'ai vécu ce même événement il y a 17 ans, après 25 heures de bus et 5 mois passés en Floride. La grosse pomme va t-elle m'accepter, vais-je y trouver ma place, m'y faire engloutir ou en être rejetée... Ma lecture commençait sous de bons hospices. Et puis et puis, plus rien ou pas grand chose. D'une voix distante, l'auteur nous décrit certains quartiers du New York des années 70. Tout cela manque cruellement d'émotion et d'enthousiasme, au point que l'auteur en vient même à s'ennuyer à New York. Le pitch évoque des grands espaces et de longues marches que l'on ne trouve pas au fil des pages. Pourtant, les Etats -Unis sont le pays des grands espaces par excellence. Ce qui fait la richesse d'un voyage, ce sont d'une part les différences, les paysages grandioses, le dépaysement mais d'autre part et surtout , les rencontres humaines. Et dans ce livre, les seules rencontres que l'auteur mentionne sont des rencontres gay, purement sexuelles de surcroit. Même pas un peu d'échange culturel, et encore moins d'amour... Alors voilà, je suis incrédule et obligeante à la fois en octroyant deux étoiles à ce livre pour l'arrivée à New York et certains descriptifs de la mégalopole. Mais franchement, le sujet méritait un bien meilleur traitement. A moins que l'auteur ait choisi en toute connaissance de cause de nous conter la partie la moins intéressante de son voyage. Perplexe, je vous dis. Je suis perplexe.


Une seule jolie phrase relevée dans ce livre :

" Mais quelle doit être notre morale après qu'on ait fait d'aussi éloignés et beau voyages ? Devons vous rester arides comme si nous n'étions pas agrandis par ce que nous avons vu ? Et le sourire qui nous vient, ne doit il pas être plus lumineux, plus véridique ?"

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 10 Janvier 2010

http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/728/728061-gf.jpgRoman - Folio - 116 pages - 2 €

Résumé : Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question... Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d'une aventurière, dans la lignée des personnages d'Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.














                                    -toile4.jpg

Mon humble avis : Mes tous premiers pas dans l'univers de Jane Austen, si adulée dans la blogosphère. Adepte de romans épistolaires comme celui-ci, j'ai pourtant été désarmée pendant quelques pages. La multiplicité des personnages m'a perdue dans une certaine confusion dans le rang et la position de chacun. Et puis la magie a opéré. Je me suis laissée emportée par le charme, et la grâce extrême de l'écriture de Jane Austen. Je pense que c'est cela qui m'a séduit avant tout : l'impression de réapprendre à prononcer un langage châtié, convenable, des phrases parfaitement construites. L'élégance même ! Ah, l'art de séduire par les mots, furent ils écrits !
Mais venons en au corps de ce très courts romans... Des échanges de lettres entre différentes personnes, ayant toutes un lien avec la principale d'entre elles, Lady Susan, de nobles origines. L'intrigue naît de cette intrigante, cette Lady Susan manipulatrice à souhait, orgueilleuse, capricieuse, directive, prête à tout pour parvenir à ses fins.... Que sa fille épouse un riche niais contre son grès et qu'elle même en épouse un plus jeune tout en entretenant une autre relation. Une femme sans valeur, plutôt détestable, que fait fit du malheur des autres, surtout s'il s'agit de celui de sa fille alors qu'en façade, elle se montre de la meilleure éducation. Mais son entourage est il dupe, ses mensonges et sa fourberie ne finiront ils pas par se retourner contre elle ?
J'ai vivement apprécié la façon du Jane Austen façonne ces personnages au fils de leurs échanges épistolaires. Chaque lettre les découvre un peu plus pour les rendre tour à tour plus séduisants,  plus haïssables mais toujours fascinants. Des portraits raffinés et la description d'une vieille Angleterre où les unions matrimoniales résultaient de manigances, de négociations et d'alliances de biens. Voilà ce que l'on trouve sous la plume magistrale de la célèbre Jane Austen. Un folio à 2 € comme mise en bouche dans une oeuvre réputée, magnifique idée. J'attends la suite avec curiosité et impatience.




Lecture commune avec
Diane et Pimpi

                         

                                                CHALLENGE-2-EUROS.jpg 


Les avis de
Karine, de Sylire, de Jules, de Stéphie, de Cynthia, de Cuné, de Leiloona,



DAL PAL 96 - 13
42823900_p.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 24 Décembre 2009

zoom1257444017.jpgRoman - Editions Michel Lafon - 329 pages - 17.90 €

Nouveauté

Résumé : D'habitude, Cilla McGowan revend toujours les propriétés qu'elle rénove. Mais cette fois-ci, il s'agit de la maison de sa grand-mère, une célèbre actrice hollywoodienne, qui s'est donné la mort il y a près de trente ans. Cilla commence la restauration avec nostalgie ; elle a d'ailleurs l'intention de s'installer dans la magnifique villa que son aïeule aimait tant... Mais lorsqu'elle découvre un paquet de lettres jaunies au fond du grenier, lorsque sa voiture, puis sa maison sont saccagées et ses proches agressés brutalement, elle comprend que dans cette petite ville paisible, certains sont prêts à tout pour protéger les secrets du passé...









                                   -toile3.jpg


Mon humble avis :  So romantic ! Mais pas seulement. Bien sûr, figurent dans ce livre les ingrédients qui font  le succès Nora Roberts : amour et séduction, secrets de famille, suspens... Le tout réuni dans une intrigue finement ficelée.
Au fin fond de la Virginie, Cilla entreprend des travaux titanesques : rénover de fond en comble l'immense maison abandonnée de sa grand mère, grande star mythique d'Hollywood, qui se suicidait trente ans plus tôt. Cilla est elle même jolie comme un coeur, et ancienne enfant star dont la carrière s'est plus ou moins achevée avec la fin de la série dont Cilla tenait le rôle titre.Comme de bien entendu, elle rencontre son voisin qui se révèle charmant prince. Le conte de fée n'est pas loin. D'ailleurs, il y a dans ces contes toujours un méchant. Ici, le méchant rode, menace, vandalise, s'en prend à Cilla et ses amis. Des soupçons se posent sur certains, mais sait on jamais ? Le tension s'intensifie lorsque les menaces se multiplient. Il faut alors à Cilla et son prince de voisin découvrir au plus vite l'auteur de lettres d'amour enflammées écrites à la star défunte il y a plus de 30 ans, juste avant que celle- ci ne se suicide. Ne se suicide dites vous ? Etes vous sûres, ? C'est là tout le mystère qui réserve bien des surprises. Ce mystère, qui devient pas moment bien secondaire, n'est pas le seul argument qui nous fait tourner les pages de ce livre sans nous en rendre compte.
J'ai bien aimé, avec Cilla, prendre possession de cette maison, en faire avec elle comme un chez moi. Je l'ai dessiné dans ma tête et acquiesçais au projet de Cilla. Quand Cilla s'intègre et s'adapte à son nouvel environnement, nous en faisons autant. Nous prenons nos repères, nos habitudes, nous imaginons parfaitement la beauté du site, la tranquillité du jardin et l'immensité de cette maison. Little Farm en devient un personnage majeur de l'histoire, tant elle est chargée de secrets et de souvenirs, d'Histoire. Le lecteur s'installe dans le livre, dans la maison, et dans la communauté environnante. J'ai apprécié les descriptions de la vie rurale en Etat de Virginie. J'y ai retrouvé des us et coutumes dont je fus témoin lorsque je vivais dans cette partie du monde.
Je me suis attachée aux personnages, et surtout à celui de Cilla. L'héroïne n'est pas qu'une jolie fille. Elle est aussi une femme qui n'a pas grandit comme les autres dans une famille où l'on est actrice de mère en fille à force d'alcool, de drogue et de médicament. D'ailleurs, pour Cilla, sa famille fut pendant 8 ans les comédiens qui jouaient avec elle dans Katie.  Cilla veut s'épanouir autrement, loin d'Hollywwod, au grand dam de son envahissante et déséquilibrée mère. L'analyse de la souffrance des enfants stars et des stars déchues est très bien rendue ici et apporte un intérêt supplémentaire à l'oeuvre. Et puis et puis... Il y a les liens qui lient Cilla à cette maison. Non seulement elle s'y sent en communion avec sa grand mère à qui elle veut rendre hommage.... Mais sans en avoir conscience, la restauration de la demeure trouvera un écho en elle même. Oui, c'est en réparant sa maison que Cilla se construit elle même, qu'elle devient assez forte et décidée pour accepter l'Amour ! Ce parallélisme de réparation architecturale et de construction humaine personnelle est très intéressant.
Alors, même si les passages fleur bleue sont parfois agaçants, même si les clichés s'affichent sans honte, on prend plaisir à cette lecture agréable et distrayante... Un livre qui fait rêver les petites (ou jeunes)  filles qui restent en nous !

Une chose que je ne m'explique pas.... La couverture.... Le livre ne se passe pas du tout en hiver et nulle part il n'y est question de neige... Alors qu'elle belle veille ferme en couverture...

L'avis de
Chaplum , de Soukee, de MiaRosa


Je remercie Silvana Bergonzi et les Editions Michel Lafon pour cette lecture

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0