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Publié le 18 Mars 2019

littérature, lecture, littérature américaine, nouvelles
Raymond Carver les vitamines du bonheur

Nouvelles - Editions Thélème - 7h20 d'écoute - 16.95 €

 

Parution d'origine en 1983 aux Editions du seuil

L'histoire : Douze nouvelles considérées comme des chefs d'oeuvre de Carver. Des tranches de vie où l'American Dream n'a pas vraiment le droit de cité... Maladie, alcool, divorce, addictions, expropriation.

 

Tentation : Curiosité culturelle/littéraire

Fournisseur : La bib' N°3

 

 

Mon humble avis : Une lecture expérimentale pour moi ! Non pas que ce recueil soit un OVNI (ou un OLNI), point du tout, mais il se situe très loin de mes terrains de prédilection ou de ma zone de confort. Mais ces temps-ci (peut-être que l'âge avançant n'est pas étranger à ce fait), j'ai vraiment envie d'aller voir un peu ailleurs ! Avec Carver (1938- 1988), considéré comme un nouvelliste de premier plan, me voici sur le seuil des très grands auteurs américains, considérés comme des classiques de la littérature outre -atlantique. Je suis sûre que 2 blogo copines (qui se reconnaîtront) seront étonnées de trouver Carver sur mon blog !

Alors, quid de ces 12 nouvelles ? Certains m'ont terriblement accrochées, d'autres beaucoup moins (comme celle donnant son titre à ce recueil d'ailleurs !). La dernière m'a bouleversée. Mais mon bilan de cette audio lecture reste positif.

Pas d'action dans ces histoires, mais du quotidien, comme il se vit en général dans les classes moyennes. Un moment où la vie bascule dans un certain K.O ou au contraire, quand enfin elle semble pouvoir remonter la pente.

Même si l'on est évidemment dans de la littérature, le style de Carver semble assez épuré. Disons qu'il ne s'encombre par de moult détails et encore moins d'effets inutiles... Juste quelques-uns pour dresser de façon efficace, profonde et touchante le portrait de ses personnages... Du moins, ce que le lecteur doit savoir pour appréhender ce qu'ils vont vivre... Et bien sûr, l'épreuve qui les attend et leurs réactions vont bien sûr nous permettre d'approfondir encore ces protagonistes.  Et de cela, il sort presque une étude sociétale.

J'ai adoré l'écriture de Carver, simple, fluide, directe, mais soignée évidemment et très subtile... Dans le sens où le plus fort n'est pas dit, juste à peine suggéré... Au lecteur de le saisir... ou pas, en fonction de son émotion personnelle, voire de son imagination.

Et cerise sur le gâteau de cette version audio. La voix, l'interprétation de Julien Allouf. Juste, enveloppante, chaude et virile à la fois, qui console et que l'on a aussi envie de consoler. Je suis tombée en amour pour cette voix ! 

Il en reste tout de même que les nouvelles ne sont pas mon domaine de prédilection, même s'il est intéressant d'y faire une incursion de temps en temps.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Février 2019

Roman - Edition le livre qui parle - 5h43 d'écoute - 13.00 €

 

Parution d'origine en 1897

L'histoire : Un homme bien étrange arrive dans une auberge d'un village anglais. Il parle peu, se montre fuyant et cache son visage sous des bandelettes et ses mains sous des gants. Devant cet étrange personnages, les langues se délient déjà...Puis quelques temps après, le village découvre, incrédule, que cet homme est en fait invisible sitôt qu'il se dévêt... La panique, la peur et les théories les plus folles envahissent le village.

Tentation : la renommée de l'histoire

Fournisseur : Bib N°2

 

Ah ah ah ! Un titre parfait en ce jour de la Saint Valentin !

Mon humble avis : Nous l'apprendrons au fil de l'histoire, cet homme invisible est un savant nommé Griffin. Il a trouvé la formule pour rendre invisible les choses...et les gens. Après un test sur un chat, il a appliqué la formule sur lui-même... et il est effectivement devenu invisible...

C'est donc un roman de science-fiction, même si bien ancien maintenant. Et comme nombre d'ouvrage de cette catégorie, il est la porte ouverte à nombre de constatations et de réflexions comportementales, sociétales et surtout spirituelles et philosophiques.

En effet, au cours du roman, Wells démontrent parfaitement grandeurs et décadences humaines. Tout autant que les dangers de la science, des pouvoirs que celle-ci peut donner et du péril du "toujours plus". Wells décortique le comportement autant individuels que collectif face à l'étranger (la méfiance, le début du racisme), face à l'étrange (la curiosité souvent malsaine et les ragots qui en découlent), puis face à l'étrangeté, l'impensable, l'inexplicable : la peur, la concupiscence, le rejet, la haine. Et face à tout cela, l'étranger  sans danger devient alors le pire ennemis et capable de tout pour échapper à cette haine. Le message de Wells et son observation de la société sont donc on ne peut plus avérés et limpides, mais surtout, toujours d'actualité. Wells met aussi le doigt sur le risque des "super pouvoirs" et des abus qui peuvent en être fait par ceux qui les détiennent. Tout ce qui est "super" porte son risque de mégalomanie. Et un super pouvoir n'est pas que fictionnel évidemment... Il peut être politique par exemple...voire même spirituel.

L'écriture comme la lecture qui en est fait sur cette version audio sont très alertes et agréables. La première partie m'a captivée. Ensuite, les explications scientifiques de Griffin m'ont un peu perdu et les personnages secondaires, nombreux, cités tantôt par leur nom, tantôt par leur rôle, grade ou métier, ont eu aussi raison de ma concentration à bien des moments. Et puis j'espérais un héros plus sympathique pour m'accrocher. Il n'empêche, ce classique de la science-fiction, visionnaire une fois de plus, est un incontournable. Visionnaire, je le dis parce qu'à notre époque, le danger est là mais invisible mais potentiellement partout... ne pas céder à la paranoïa.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 21 Novembre 2018

Roman - Editions Thélème - 3.09 heures d'écoute - 17 €

 

Parution d'origine en 1889.

L'histoire : En Russie, lors d'un voyage en train qui dure plusieurs jours, un homme pénètre dans un compartiment. Il reste en retrait des conversations de ses co-voyageurs jusqu'à ce que celles-ci abordent le sujet des relations "homme-femme" et du mariage. Il prend alors la parole et dévoile son identité : il est Pozdnychev, homme connu pour avoir tué sa femme. Il se lance alors dans la narration de son histoire.

 

Tentation : Osons ! Soyons fous !

Fournisseur : Bib N° 2

 

 

Mon humble avis : Qui eut cru qu'un jour, délibérément, de mon plein gré, je piocherais une oeuvre de Tolstoï à la bibliothèque. Pas moi en tout cas, qui ait toujours (depuis le collège) était paniquée à l'idée de lire un classique. Alors un Russe ?! Vous imaginez ? Bon, j'avoue, je ne me suis pas non plus lancée dans Guerre et Paix, mais dans un court roman ! Restons prudent tout de même !

Et bien la prudence m'a permis de me délectée de cette écoute ! Oui, vraiment. Déjà, la qualité littéraire de l'oeuvre est tellement remarquable qu'elle m'a émue. Même si, Française oblige, je n'écoute qu'une traduction de l'oeuvre originelle, je n'ai cessé de me dire : "que la langue est belle", "quel talent de narrateur", "quelles phrases joliment construites", "quel vocabulaire toujours juste et pourtant jamais compliqué". Je pense que c'est ce qui m'a surpris en premier : la beauté d'une écriture travaillée mais on ne peut plus fluide et accessible, et si douce à l'oreille.

De la forme, passons au fond, tout aussi passionnant même si, pour notre époque, plus si originale que cela ! Le récit d'un crime passionnel. Même si ce texte date de 1899, par bien des aspects, je l'ai trouvé très contemporain. Et malgré l'évolution des moeurs, force est de constater que le monde et l'Homme n'ont pas tant changé que cela. Léon Tolstoï m'a tellement marquée par une de ses phrases que je l'ai presque retenue mot pour mot : "la femme ne s'émancipera vraiment que lorsqu'elle cessera d'être un objet de convoitise". Et oui, j'ai ainsi appris qu'au XIXème siècle, le sujet de m'émancipation féminine était déjà d'actualité...

Le titre de ce roman vient d'une oeuvre éponyme de Beethoven. Au fil des pages et des heures passées dans le train, Léon Tolstoï fait l'autopsie d'un meurtre passionnel. Pour cela, il éviscère le couple. Il passe au rasoir l'amour et la haine au coeur d'un couple, la passion, la séduction, le mariage, les relations sexuelles, la jalousie, l'infidélité, la domination, l'addiction, la pureté "recherchée" des femmes et la débauche acceptée des hommes, la position des femmes tant dans la société que dans le couple le poids et le regard de la communauté sur les célibataires comme sur les couples... Bref, il m'a bien semblé que pour Tolstoï l'amour est de début de la fin, le mariage le commencement du meurtre par longue agonie. Et titre oblige, Tolstoï évoque aussi la musique et les sentiments et comportements qu'elle fait naître en nous. La musique comme révélateur personnel intime, même si, ici, c'est pour le meilleur et surtout pour le pire.

Cette démonstration de Tolstoï m'a littéralement passionnée et captivée. Mais pour mieux en rendre compte, il m'aurait fallu prendre des notes, tant le texte est dense en mots, en sens, en thèses et en antithèses, tant le texte est rapide et efficace, tant il mérite et nécessite forte concentration cérébrale pour en apprécier la brillance intellectuelle et bien sûr, littéraire !

Si comme moi vous avez tremblez de peur à l'idée de vous plonger dans la littérature classique Russe, et bien dégustez donc cette sonate comme une mise en bouche, et vous m'en direz des nouvelles... De mon côté, j'ai l'intention de lire d'autres oeuvres de Tolstoï et piocherai de nouveau avec bonheur dans ces ... Courts romans ! Parce que n'exagérons rien, je ne suis pas encore prête pour Guerre et Paix, d'autant plus qu'une Warrior même pas peur blogo copine en a abandonné sa lecture cet été !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Novembre 2018

Roman - Editions Sixtrid - 9h32 d'écoute - 19.99 €

 

Parution d'origine en 2016 aux éditions Seuil, existe aussi en format poche !

L'histoire : Nous retrouvons Fredrik Welin, le personnage principal des "Chaussure" Italiennes. Il vit toujours sur son île, sauf qu'une nuit, il échappe de justesse de sa maison en flammes... Et puis, quelque temps plus tard, il apprend qu'il va être grand-père, alors que d'autres maisons brûlent dans l'archipel suédois.

 

Tentation : Retrouver Fredrik, suite à ma lecture des Chaussures Italiennes

Fournisseur : La bib'

 

Mon humble avis : Une nuit, la maison de Fredrik, héritée de ses grands-parents, brûle sur l'île. Elle est réduite en cendre et Fredrik pense que sa vie est à l'image de sa maison, réduite à néant et si proche de la fin. C'est l'occasion pour le personnage et l'auteur d'approfondir les sujets de la vieillesse, de la mort qui approche, des liens familiaux, des racines, de l'héritage, de ce qu'on laisse aux siens etc. Et puis, alors que les relations avec sa fille (rappel, qu'il n'a connu que lorsqu'elle approchait la quarantaine) sont toujours chaotiques, celles-ci vont se trouver modifiées par une nouvelle donne... Louise va être maman, donc Fredrick grand-père. Alors, pour Fredrick, l'idée d'un avenir fait peu à peu son chemin, suivie de près par celle de la reconstruction, au sens propre comme au sens figuré.

Petite précision avant de développer mes impressions de lecture. Nul besoin d'avoir lu les chaussures italiennes pour chausser les bottes suédoises et s'y sentir à l'aise. Les faits principaux du premier tome sont rappelés et ne sont pas forcément utiles. "Les bottes suédoises" pourrait tout aussi bien être un roman "indépendant".

J'ai aimé bien sûr me retrouver sur cette île avec Fredrick, partager ses peurs, ses doutes, ses petites joies et la vie de la petite communauté de l'archipel. Les personnages sont évidemment attachants et approfondir leur connaissance est bien sûr plaisant, tout comme l'écriture de l'auteur, ceci n'est plus à prouver. Les bottes Italiennes est le dernier roman écrit par Mankell juste avant sa mort, on peut donc fortement imaginer que les questionnements de Fredrick sont ceux de l'auteur...

Au début du roman, on pense que l'incendie de la maison de Fredrick est un cas isolé... Quelques chapitres plus tard, nous apprenons que d'autres maisons brûlent dans l'archipel. Vient donc le mystère de l'identité du pyromane. Mais attention, si vous êtes habitués à Mankell auteur de polar, il n'est point question d'enquête ou de policiers ici.

Mes premiers temps d'écoute m'ont bercée et captivée. Il y régnait une douce nostalgie, presque langoureuse. Puis, la langueur est devenue lenteur à mes oreilles, puis presque lassante. Comme si Mankell s'était laissé aller à quelques remplissages inutiles. Et j'ai pu souvent reprocher des descriptions trop factuelles (comme j'ai pris un café, je suis descendu de la voiture etc...)

Autant Les chaussures italiennes m'avaient embarquée sur une autre planète et une autre dimension peuplées de moult symboles et servies d'une construction romanesque génial, autant ces bottes suédoises m'ont paru plus fades... Même si le message est là, à travers ces fameuses bottes suédoises : patience et la vie reprend, il faut du temps pour trouver ne vie à la bonne taille...

Cette lecture reste tout de même de bon cru, mais n'est pas, à mes yeux ou mes oreilles, un millésime de Mankell.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Octobre 2018

Roman -, Editions Livre de Poche - 320 pages - 7.70 €

 

Parution d'origine chez Stock en 2016

 

L'histoire : Deb et Keller sont naturalistes, étudient les manchots de l'Antarctique tout en guidant quelques touristes.... Des années qu'ils se retrouvent à chaque mission sur le Cormoran... Un amour viscéral entrecoupé qui doit surmonter le passé de Keller... Cette fois-ci, lorsque le Cormoran lève l'ancre, Keller n'est pas à bord... Et quelques jours plus tard, l'équipage du navire reçoit un signal de détresse d'un paquebot de croisière... Qui n'aurait jamais dû s'avancer autant entre les icebergs...

 

Tentation : Le pitch et la destination

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

Mon humble avis : Cet été, j'avais tenté un premier voyage littéraire en Antarctique via "Ma vie de Pingouin" de Katarina Mazetti. Tentative plutôt manquée avec un roman fade et très peu révélateur de cette région du monde que je ne connaîtrais jamais autrement que par le regard et les témoignages des autres. Alors, en voyant "Mon dernier continent" dans les librairies, je me suis dit : retentons le Pôle Sud.

Ce roman fut pour moi rafraîchissant... Oh, pas dans le thème ou même les thèmes qui sont plutôt tragiques... avec évidemment, quelques lueurs d'espoirs. Mais j'en ai fait la lecture lors de mes récentes vacances à Corfou, au bord de la Mer Ionienne à 26 de degrés et avec un fond de l'air à 30 ! Moi en maillot de bain et les personnages sous plusieurs couches de vêtements adaptés aux températures polaires, ce décalage me plaisait bien.

Mon dernier continent... Qu'est-ce que le dernier continent ? Le plus souvent, c'est l'Antarctique... C'est là que les voyageurs qui ont déjà fait le tour du monde vont... Pour le mythe, la fierté, le pied posé.... C'est aussi là que vont ceux qui ont besoin d'oublier, de se cacher du monde et d'eux mêmes... Et pour moi, via ce bouquin, je pense aussi que "Mon dernier continent" est l'endroit "secret" de chacun, celui où l'on se trouve, où l'on se sent bien, ou l'équilibre s'atteint... Le dernier continent, c'est l'antre de chacun...Au bout du monde, au bout de la rue, ou dans un coin de l'âme. Peu importe... C'est un aimant contre lequel on ne lutte pas.

Ca, c'est pour la partie "réflexion" de cette histoire bien agréable à lire, qui met en scène des personnages profonds et approfondis, attachants même si, par moment, un peu caricaturaux. Enfin, c'est l'impression que j'ai eu car j'avoue que je n'ai jamais rencontré de naturalistes qui passent la moitié de l'année sur la glace pour étudier les manchots ! L'auteure donne vraiment la place méritée par ce continent lointain, mystérieux, convoité, exigent... et à ses habitants... Quelques humains qui s'invitent certains mois de l'année... Mais surtout, les manchots, les lions des mers, les oiseaux etc... Les descriptions et explications sur la vie là-bas, tant humaine qu'animalière, les précautions, les dangers, les us et coutumes, les différentes variétés de manchots, les fascinations sont intéressantes et accessibles. On y apprend vraiment beaucoup.

Le mode narratif m'a un peu moins plu... Puisque Midge Raymond, via des chapitres différents, alterne entre des passages du passé des protagonistes (qu'ils soient communs ou individuels), et les jours, puis les heures qui précèdent le terrible naufrage qu'on devine arriver... Puis, nous assistons instant par instant au sauvetage mis en place par l'équipage du Cormoran... Sauvetage dans une région du monde où chaque seconde compte et où la météo peut s'inverser d'une minute à l'autre. Evidemment, c'est en apnée que le lecteur lit ce sauvetage...

Enfin, Mon dernier Continent possède évidemment une forte propension écologique. Car l'Antarctique, même s'il est le dernier continent à ne pas être habité réellement par les hommes, et bien il subit néanmoins les conséquences du réchauffement climatique : fonte des glaces, modification de la vie des animaux et de leurs sources d'alimentation. La mer qui devient une poubelle. Midge Raymond propose donc de s'interroger (enfin ou de nouveau ou autrement) sur nos façons de consommer, de voyager, de s'alimenter et de se positionner... Oui, car le drame, ici comme ailleurs, c'est que l'Homme se considère toujours comme l'espèce supérieur, comme une vie qui a plus de valeur que toute autre vie terrestre...

Comme je l'ai dit, il est question d'un naufrage... Midge Raymond en profite pour rappeler qu'au-delà des victimes humaines de ce genre de catastrophes, on s'intéresse toujours très peu à ce que l'on appelle "les victimes collatérales" (quand on y pense seulement), qui sont aux premières loges et qui subiront les dégâts et leurs conséquences sur des générations d'individus : Les animaux marins ou terrestres qui n'ont rien demandé d'autre que de vivre tranquillement sur leur banquise... qui fond, qui fond, qui fond.

NB ; une réflexion qui m'a bien plu... Il fut une époque où les aventuriers voulaient être les premiers à fouler un sol... maintenant, ils voudraient être les derniers... Pourquoi ? Pour marquer l'Histoire... et pour protéger un lieu d'un assaut qui serait destructeur.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 17 Septembre 2018

Roman - Editions Gallimard - 11h24 d'écoute - 19.80 €

 

Parution d'origine chez Gallimard en octobre 2014

 

L'histoire : L'histoire s'ouvre sur une disparition inexpliquée, celle de Lila. Elena, son amie d'enfance, plonge dans ces souvenirs et narre leur particulière amitié qui naquit dès leur plus jeune âge, dans un quartier défavorisé de Naples. Ce premier tome couvre donc l'enfance et l'adolescence de ces deux jeunes filles, avec leurs différences, leur complicité etc...

 

Tentation : La réputation de cette saga

Fournisseur : Bib N°2

 

 

Mon humble avis : J'ai enfin lu le premier tome de la saga dont le monde entier parle et ne tarit pas d'éloges depuis bientôt 4 ans... Mon audio lecture s'est achevée en début d'été... Et ce n'est que maintenant que je trouve le courage de m'atteler à l'écriture de mon billet... Qui sera donc, je pense assez succinct. Bon, en même temps, je pense que tout a déjà été dit sur ce roman, et ce, dans toutes les langues écrites que porte notre bonne vieille terre.

Je m'interroge franchement sur ce succès international presque inédit de la saga (le tome 4 est paru cette année). Tout le monde sait que personne ne sait qui est réellement l'auteur, le nom d'Elena Ferrante étant un pseudonyme cachant une identité qui ne veut être connue... Et bien je soupçonne que le buzz autour de cette auteure inconnue soit pour beaucoup à ce succès.

Franchement, j'ai subi cette audiolecture, malgré un style, une plume, une écriture remarquables et agréables.

En lecture papier, j'aurais abandonné à la moitié je pense. En audio dans ma voiture, ça passait un peu mieux, le paysage changeant était là pour me divertir. Certains passages peuvent se révéler intéressants, mais ils sont tellement noyés dans une masse de détails, de répétitions,  d'explications,  et d'anecdotes qui prennent des pages qu'on les oublie... Tout ça pour pas grand-chose. Les rentrées scolaires rythment le récit. J'ai eu l'impression, même si le premier tome s'achève à la fin de l'adolescence de Lila et Eléna, que les deux fillettes atteignaient déjà la trentaine. Bref, les années sont longues et paraissent doublées, voire triplées !

De plus, cette amitié "à la vie à la mort" m'a paru franchement  malsaine, entre la domination de l'une et la soumission de l'autre, tant sur des sujets importants et durables que sur des pacotilles. Et puis il y a en fait tant de compétition entre les deux gamines que je me demande bien où est la réelle amitié dans cela. Pourtant, la vie de l'une et de l'autre, les évolutions de chacune n'est pas sans intérêt. L'une est surdouée mais doit arrêter l'école très jeune. L'autre étudie beaucoup pour rejoindre le niveau intellectuel et culturel de Lila et peut poursuivre l'école. Le tout se situe le contexte géopolitique de l'Italie du Sud dans les années 50 puis 60. Mais voilà, trop de détails, trop de longueurs, trop de répétitions, trop de superflu pour qu'il y ait de l'émotion et que les personnages me touchent. Non, ils m'ont plutôt agacée, en tout cas pour ceux que j'ai réussi à repérer. Car les personnages, sont pléthores et pour la plus part, n'apportent rien au fond du récit.... Plus de onze heures d'écoute très linéaire alors qu'en 6 heures, le texte et l'histoire auraient fortement gagné en intensité et densité. Et là, sûrement qu'ils m'auraient beaucoup plu.

Inutile de dire qu'ayant frôlé l'overdose, je n'ai pas l'intention de me coltiner les 3 tomes suivants !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Septembre 2018

Roman - Editions J'ai Lu - 510 pages - 8.40 €

 

Parution d'origine chez J.C Lattès en 2011

 

L'histoire : Un an après l'assassinat de sa petite amie Merrin, pour lequel il a été suspect puis acquitté, Ig se prend un sacrée cuite sur le lieu même du massacre de Merrin. Le lendemain, le réveil est douloureux, surtout quand Ig découvre que deux cornes lui sont poussées sur la tête. Ig découvre très vite que ces deux cornes lui permettent de faire avouer l'inavouable à toute personne qu'il croise sur son chemin ? Don ou damnation ? Que faire de ce pouvoir ? Retrouver le véritable assassin de Merrin ?

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Joe Hill est un pseudonyme... Derrière, se cache le fils du King. Pas Elvis hein ! Ni Michael ! Non, Stefen !!

Donc nous ne sommes évidemment pas dans de la littérature "classique", le fils suivant plus ou moins le chemin du père. Ici, c'est du fantastique et un peu de paranormal que Joe Hill met dans sa sauce pour agrémenter sa recette, enfin, son intrigue.

Le roman démarre sur des chapeaux de roue, dans le sens où nous sommes très vite dans le sujet ! Ig découvre ses tempes garnies de cornes et très vite, il remarque les pouvoirs que ces cornes lui amènent. Faire dire aux gens ce qu'ils ne veulent pas dire, tant c'est inavouable... Pour oublier juste après leurs aveux.  Les pages se tournent donc toutes seules et ce début est vraiment de bon augure pour la suite.

Hélas, je me suis vite lassée, l'auteur laissant beaucoup trop de place aux passés et aux souvenirs des protagonistes, souvenirs qui nous sont servis à plusieurs reprises, avec la versions de chacun des concernés. 

De ce fait, la véritable action et le sujet des cornes et leurs conséquences n'occupent qu'un tiers du roman, d'après ce qu'il m'a semblé. Dommage, car en cas contraire, le roman aurait pu me plaire. Mais non, c'est plutôt une sensation de désordre et de mélange de genres peu aboutit qu'il m'a laissée. Même si certaines révélations sur le personnage de feu Merrin surprennent et émeuvent. On se demande si l'auteur a voulu saupoudrer une histoire romanesque assez classique avec du fantastique qui frôle (juste frôler hein !) ou le contraire. Le très long dénouement démoniaque et fantastique s'inscrit enfin dans un genre. Mais pour moi, la sauce n'a pas pris. Le petit aspect polar (vu qu'il y a tout de même eu un meurtre non élucidé) n'a rien d'extraordinaire, le suspense n'est pas impitoyable et franchement, même pas peur ! Quant au style et/ou la traduction, rien d'extraordinaire non plus.

Il y a déjà quelques années, ce roman a été adapté au cinéma sous le titre de Horns, avec Daniel Radcliffe (alias Harry Potter) dans le rôle d'IG. Je n'ai pas vu ce film et ne compte pas le voir... Dans le roman, il est très souvent question de serpents en masse, donc ce genre de scène au ciné aurait tout pour me dégoûter !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 26 Juin 2018

Roman - Editions Audiolib - 7h17 d'écoute - 22.90 €

 

Parution d'origine chez Gaia en mars 2015, existe aussi en format poche.

 

L'histoire : Des touristes suédois divers et variés embarquent pour une croisière en Antarctique. Parmi eux, une septuagénaire globe-trotter, une trentenaire qui a toujours le mot pour rire, une jeune homme qui a décidé d'en finir, un type qui aimerait se débarrasser de sa femme sur un iceberg et quelques autres... Bref, tous les ingrédients pour que cette croisière reste inoubliable et animée.

 

Tentation : Pitch et bandeau

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : J'ai lu ce livre juste après "Briser la glace" de Julien Blanc-Gras, livre qui m'avait amenée en Pôle Nord. Alors, pourquoi pas le Pôle sud juste après, c'est ça la magie de la lecture, pouvoir vous téléporter d'un bout à l'autre de la planète ! Et puis... je garde un bon souvenir de "Le mec de la tombe d'à côté", de la même auteure suédoise. Et enfin, le bandeau annonçant "une comédie pétillante et stimulante" m'a fait dire : un peu de rigolade sera le bienvenu...

Bon, ben... j'ai pô ri... J'ai même pô vraiment souri ! Je pétillais plutôt d'impatience d'en finir en fait, puisque je n'ai pas trouvé dans ce roman les ingrédients que j'espérais, pire, que le bandeau m'avait promis !

Les personnages prennent la parole les uns après les autres. On repère et on suit bien les principaux, par contre, les secondaires floutent l'ensemble et  interviennent souvent comme un cheveu sur la soupe... inutilement. 

L'aspect voyage en Antarctique est très peu développé, mise à part la description de quelques volatiles, lions des mers, pingouins (évidemment) et de "superbes paysages". Le roman aurait pu se dérouler n'importe où ailleurs sur la planète, voire même dans un hôtel club en pleine saison, cela n'aurait pas changé grand-chose. Dommage de ne faire de l'Antarctique qu'un prétexte à une histoire plutôt plate, prévisible et surtout "calibrée" tout comme il faut, avec une distribution des rôles digne d'un show de télé-réalité.

Certes, quelques situations intéressantes s'amorcent, mais elles ne sont jamais approfondies ni exploitées alors qu'elles auraient justement pu apporter du cocasse ou de la causticité... Mais non, Katarina Matzetti reste bien sur les rails, ou plutôt sur son bateau. Les conversations qu'échangent les protagonistes sont on ne peut plus consensuelles et évoque bien sûr les sujets actuels tels que le réchauffement climatique etc... Mais sans jamais voler bien haut... 

Ma vie de pingouin pourra peut-être vous divertir sur une plage en pleine canicule mais n'en n'attendez pas beaucoup plus !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 30 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 4h16 d'écoute - 21.90 €

 

Parution d'origine chez Christian Bourgeois en août 2015. Existe en format poche !

L'histoire : Dès sa naissance, Bride a été le cauchemar, la honte et le fardeau de ses parents... Pourquoi ? Parce qu'elle était bien plus noire que ces parents mûlatres, d'un noir bleuté. Alors, toute son enfance, Bride a quémandé l'amour de ses parents, jusqu'à commettre l'irréparable pour en obtenir un geste d'amour, sa main dans celle de sa mère.

Devenue adulte, Bride est une femme magnifique qui a fait de sa couleur un atout. Elle est haut placée dans une société de cosmétiques. Et qui voit Bride ne serait-ce qu'une fois est suffoqué par sa beauté. Mais le passé reste ancré en elle ses souvenirs et ses traumatisme. Ce roman est celui de sa délivrance, ainsi que celle d'autres personnes autour d'elle.

 

Mon humble avis : Méga coup de coeur pour ce 11ème roman de l'écrivaine Américaine Toni Morisson (et 2ème lu pour moi)

Déjà, mention ultra spéciale pour l'interprétation qu'en donne Anna Mouglalis dans cette version audio. Quel talent de lecture et surtout, quelle voix ! Qui semble sortir des entrailles de la terre et qui pénètre de suite dans nos veines pour nous étourdir de sa puissance émotionnelle. Je dirai un peu timbre ressemblant à celui de feu Jeanne Moreau, qui correspond tout à fait au ton de cette histoire, narrée par plusieurs de ces personnages, et parfois par la romancière elle-même.

Toni Morisson explore encore moult sujets qui lui tiennent à coeur. Le racisme, latent ou manifeste, qu'il soit sociétal ou familial, intra-communautaire ou extra-communautaire... La jeunesse dans une Amérique très modeste. La pauvreté. Les coins perdus où vivent des américains d'un autre temps, dans de simple caravane... bref, une ambiance Bagdad Café par moment dans ce roman.

A travers le personnage de Bride, qui, malgré un départ épineux dans la vie, qui embrasse un succès professionnel et une réputation phénoménaux, Toni Morisson montre qu'elle refuse la fatalité, mais qu'évidemment les réussites sont plus chères payées. Morisson évoque aussi la vie de couple... Dès le début du roman, Bride est quittée par son ami... Parce qu'"elle n'est pas LA femme..."... Dès lors, pour Bride, c'est encore une remise en question et pour Morisson, l'occasion d'explorer le couple et ses mystères, et de conclure que dans le couple, le sexe est une information mais en aucun cas une connaissance de l'autre.

Bride et son ami respectait le jardin secret de l'un et de l'autre, sans jamais s'interroger sur le passé respectif de chacun. Peut-on construire un couple sur une base aussi peu solide... Puisque le passé oriente tout de même l'avenir, ou du moins la façon que nous avons de le concevoir et de le ressentir.... Ce n'est pas dans le secret ni le mensonge que l'on peut guérir des épines du passé.

Je resterai vague sur le sujet pour ne point spoiler ce magnifique roman, mais, dans ces pages, ce sont au moins quatre personnes qui trouvent enfin le chemin de la délivrance, en croisant celui de quelqu'un d'autre. Il y a Bride bien sûr, mais aussi sa meilleure amie, qui semblait vivre dans l'ombre de Bride. L'ex fiancé de Bride, Booker, trouvera aussi une délivrance de son lourd passé. Tout comme une autre personne, dont je ne dirai rien, mais pour qui la délivrance se situe au-delà de la liberté... Une liberté qui n'est pas suffisante pour libérer. En fait, il me semble presque le sujet principal de ce roman soit le pardon : le pardon aux autres, le pardon à soi-même, et le pardon des autres... Accordé, quémandé, espéré, salutaire.

Ce livre jouit d'une écriture soignée, efficace, sans longueur, sans effet de style particulièrement recherché...Et pourtant, tout claque, tout marque, tout s'imprime, tout émeut et remue. Le destin de ses personnages, qui ont tous en commun de vouloir aimer et surtout, d'avoir besoin d'être aimé, nous pénètre profondément... Et comme dit plus haut, la voix d'Anna Mouglalis n'est certainement pas étrangère à cette savoureuse émotion.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Mai 2018

Roman - Editions Audible - 12h06 d'écoute -23.40 €

 

Parution d'origine en avril 2015 chez Albin Michel

L'histoire  : Trois familles... Celle de Tess, dont le couple vol en éclat. Celle de Rachel qui pleure toujours sa fille assassinée il y a plus de vingt ans. Et celle de Cécilia... Cécilia, la femme parfaite de la famille idéale aux yeux de tous. Sauf que Cécilia trouve un jour dans le grenier une enveloppe jaunie par le temps... Une mention manuscrite indique : "A n'ouvrir qu'après ma mort". C'est l'écriture de John Paul, son époux bien vivant. Que faire ? Ouvrir, ne pas ouvrir. Quelque soit le choix, quelles peuvent en être les conséquences ? Dévastatrices ou non ?

 

Tentation : Pourquoi pas, mention de best seller !

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis... Sera moins enthousiaste que les bandeaux qui entourent ce roman, où les extraits de presse qui figurent sur sa 4ème de couv où l'on peut lire : Bestseller, 1.5 millions d'exemplaires vendus aux USA, phénomène d'édition...

Le secret du mari est un roman australien, qui se déroule... en Australie, entre Melbourne et Sidney, mais qui pourrait se passer dans n'importe quelle banlieue bourgeoise d'occident. L'histoire est en elle-même intéressante et relativement prenante, mais mon Dieu, que c'est long ! L'ambiance m'a paru très "Desperate Housewifes" mais sans l'humour ni ne cynisme des personnages. Mais que de moments "vous prendrez bien une tasse de thé avec un petit muffin" ?!!! Bref, cela m'a agacée, encore un roman qui aurait largement gagné en intensité en diminuant son nombre de pages.

Celles et ceux qui apprécient les personnages très creusés, les détails quotidiens d'une petite vie de communauté tranquille à muffins et réunions Tupperwar apprécieront peut-être plus que moi. Mais il faut savoir que le fameux secret du mari qui doit signer le départ de l'intrigue n'est révélé qu'à plus de la moitié du roman. Tout ce qui précède cette révélation est donc à mes yeux du blabla littéraire... Car le style est agréable et les sentiments et ressentiments sont décrits avec justesse, même si avec une certaine redondance.

Il y a aussi un parallèle récurrent fait avec le mur de Berlin, puisque l'une des fillettes de Cécilia s'est entichée des périodes historiques liées au Mur. Bien évidemment, on peut y voir une relative métaphore avec ce que vivent les personnages, mais celle-ci reste superficielle. Sa présence semble plus l'occasion de "remplir" et d'éveiller un intérêt supplémentaire chez le lecteur... mais cet intérêt ne mène pas bien loin. Comme un tiers des personnages d'ailleurs, qui ne servent pas à grand-chose dans l'histoire et ne se trouve liés que de très très loin au fameux secret, sans même le savoir eux-mêmes !

Enfin, quid du secret du mari ? Je n'en dirai rien pour ne pas spoiler et gâcher votre plaisir de lecture si vous vous décider à percer ce secret en lisant.

Mais morales de l'histoire : on ne sait jamais à côté de qui l'on vit... Les coupables finissent toujours pas payer d'une façon ou d'une autre. La lâcheté est aussi criminelle que l'acte en lui -même. Et enfin, la vendetta personnelle n'est jamais une bonne solution !

Dommage tout de même, car je n'ai pas vécu cette audiolecture comme elle m'était promise par les diverses présentations : "roman addictif, rebondissements etc..." Si l'histoire avait été développée sur 250 pages, nous aurions pu avoir un thriller. Mais sur 500 pages, nous avons un roman... du quotidien mélodramatique avec, de-ci delà, un peu d'intrigue.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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