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Publié le 17 Juin 2009

Témoignage broché - Editions Presses de la Renaissance - 232 pages - 17,50 €

Résumé : Moussa Ag Assarid a le voyage dans le sang. Né an nord du Mali vers 1975, de parents nomades, aîné d'une famille de treize enfants, le jeune Touareg part pour la France un jour de 1999, et troque les dromadaires de son enfance pour le TGV et le métro. Toujours en vadrouille, à la rencontre des autres, il raconte dans cet ouvrage sa découverte à la fois émerveillée et étonnée de la France, de sa nature, de ses habitants, de ses habitudes, de tout ce que nous ne voyons plus à force de le côtoyer, d'en user ou d'en abuser. Cocasses et attendrissantes (son lit d'hôtel si grand que tous les enfants de la tente auraient pu y dormir, le miracle de l'eau coulant des robinets, la magie des escalators et portes automatiques...), mais aussi plus lucides voire désabusées (le manque de temps, d'humanité et de chaleur des gens...), ses anecdotes et réflexions, constamment imprégnées de sa culture et de l'art de vivre du désert, sont, pour les Occidentaux que nous sommes, l'occasion de sourire de nous-mêmes et de méditer sur nos choix de vie. 


                                   

Mon humble avis : Ce livre est le témoigne d'un jeune touareg qui s'installe en France pour y étudier. Il découvre alors l'occident et sa civilisation, la société de consommation, le modernisme, les moeurs françaises. Il découvre, s'interroge et compare notre mentalité avec celle des Touaregs.

 

Il en résulte un récit fait de courts chapitres de 2 ou 3 pages chacun sur une sujet bien précis. C'est un excellent moyen de mieux connaître la philosophie et le mode de vie du peuple touareg.
Moussa Ag Assari porte un regard lucide sur les différences qui séparent les deux mondes. Lucide et parfois étonnant, enthousiaste, émouvant. Mais agaçant aussi. Par moment, il me semblait qu'il dressait une critique systématique de notre mode de vie. Il m'est arrivée de me sentir un peu vexée par ses propos sur la vie que je mène ou que je subis. Mais soyons honnête, il n'y a que la vérité qui blesse. Il n'empêche qu'à lire le portrait qu'il dresse de notre pays, je me suis quelques fois demandé ce qui lui plaisait en France, même s'il se dit fier d'y vivre.

Il n'en reste pas moins que ce livre est aussi une magnifique leçon de vie et de sagesse, une incitation à un retour à l'essentiel. Quelques belles citations pour la route :

"Voyager, c'est aller de soi à soi en passant par les autres"

"Si les pays pauvres semblent plus joyeux, c'est peut-être parce qu'ils savent être heureux plus simplement".

" Je pense surtout que le monde ne suffira jamais à ceux qui n'ont pas de rêve"...

Au fil des pages, vous en découvrirez beaucoup d'autres, toutes aussi belles, toutes aussi vraies.
Moussa Ag Assari s'investit dans son association humanitaire
La caravane du coeur, qui soutient la cause touareg et crée des écoles dans le désert.

                                                       



Sur ce blog, une interview exclusive de Moussa Ag Assari ICI

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 25 Mai 2009


Roman - Livre de Poche

Le résumé : A 30 ans, Alexandre apprend la mort de Jean, son frère aîné, tué dans un attentat au Caire. Peu après, un inconnu lui révèle que Jean a laissé en pays Sherpa, dans l'Himalaya, un fils dont il ignorait tout.
Aussitôt, Alexandre part pour le Népal afin de retrouver Khami, la femme que Jean a aimée, et leur enfant, Hima. Sans cesse confondu avec son frère, il finit par s'identifier à lui au point de se laisser passer pour lui...



                              


Mon humble avis : Quel dommage que le tirage de ce livre soit épuisé, du moins à la Fnac... Mais peut-être certains d'entre vous le trouverons sur une braderie, chez un parent... Car je suis encore "toute chose" de la lecture de ce livre !
Un roman qui se passe au Népal ne se trouve pas par hasard dans ma bibliothèque.
Ici, le héros par au Népal, au pays Sherpa, à la recherche du fils de feu son frère. Alexandre se cherche et se découvre aussi à travers ce frère qu'il méconnaissait finalement. Le livre traite donc aussi d'un sujet qui me touche : comment devenir et rester soit à l'ombre d'un aîné à qui tout semble réussir, admiré de tous...
C'est un livre initiatique, poétique, romanesque, romantique, philosophique et qui se lit tout en douceur.
On est vraiment transporté au Népal, ce qui ne gâche rien ! Je suis allée en trek au Népal et grâce à ce livre, je m'y suis retrouvée, comme par magie !
Les gens, la végétation, les sherpas, les montagnes, l'ambiance dans les lodges, les sourires, les marcheurs, la végétation, les sommets à 8000 et les innombrables marches qui forment les chemins Népalais, tout y est !

L'auteur... J'avais déjà lu un livre de Lanzmann où il m'avait paru dédaigneux du commun des mortels, prétentieux...
Cette image disparaît complètement dans ce livre au profit d'une certaine humilité...
Et pour moi, un réel approfondissement de la culture sherpa !
A lire absolument, que vous ayiez envie de belles citations ou simplement de grands espaces, de hauts sommets !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Février 2009

5000 km à pied à travers l'Himalaya

Ils sont partis du Bouthan un jour de mai, se sentant tout petits devant l'immensité des montagnes qui les attendaient. Six mois et 5 000 kilomètres après, Alexandre Poussin et Sylvain Tesson entraient au Tadjikistan, mission accomplie : la traversée intégrale de l'Himalaya, à pied, d'est en ouest, en serrant au plus près la ligne imaginaire qui relie les quatorze plus hauts sommets du massif.
On découvre l'Himalaya comme une multitude d'Himalayas, la diversité de ses peuples, des Lepcha aux Kohistani en passant par les Tibétains, la richesse de ses reliefs, des vastes plateaux fleuris aux glaciers crevassés... Les deux aventuriers se sont lancés dans ce pari sans préjugés ou certitudes. Ils se sont refusé les tentes, les réserves de vivres, les porteurs : ainsi, dans cet Himalaya très peu peuplé, ont-ils dû rencontrer chaque soir des hommes, pour se nourrir et s'abriter. Car, au-delà de l'exploit physique, ce livre raconte aussi la lenteur et le dénuement de l'homme privé de technique, la naissance d'un rapport d'échange oublié entre l'étranger et ses hôtes. Et l'on retrouve l'esprit d'aventure qui animait les grands pionniers.

                                             

                                    Livre lu dans le cadre de ce challenge
 
                                     dans la catégorie "Récit de voyage"



                                                        
Mon humble avis : (j'aime faire court habituellement, mais là impossible !)

C'est un formidable récit d'une aventure extraordinaire, d'un défi défiant l'imagination, d'une épopée presque surhumaine menée avec succès par deux fous furieux de l'aventure, Sylvain Tesson et Alexandre Poussin. Ils n'en n'étaient déjà par à leur première expérience des challenges genre "la folie des grandeurs, "Impossible n'est ni Tesson ni Poussin"...


Ces pages ont donc un réel côté passionnant car on suit nos deux compères dans leur quotidien, dans les joies, les peines, les difficultés, les peurs, la faim, les euphories, les rencontres, les dangers nombreux étant données les zones frontalières militarisées traversées. Et l'on se dit, à la vue de toutes les difficultés administratives vaincues parfois avec une mitraillette entre les 2 yeux, que l'Homme est capable du pire comme du meilleur. En effet, on ne doute jamais de la motivation et des capacités de nos deux compères à réussir leur incroyable entreprise. Mais on ne compte pas les fois où un visa, un poste frontalier, un militaire borné ont failli faire capoter cette épopée. On admire aussi la solidarité, la confiance et l'amitié sans borne que se vouent nos deux marcheurs. Chapeau !

J'avais déjà lu
"Africa Trek 1"de Poussin (Alexandre et Sonia, qui fait une petite apparition dans ce livre sans être encore Mme Poussin).Et j'ai retrouvé avec plaisir la poésie, l'humour et l'auto-dérision dont Alexandre fait preuve dans son écriture (de même que Sylvain Tesson d'ailleurs, mais dont je n'ai pas lu d'autres oeuvres encore). De nombreux passages m'ont fait rire de bon coeur, même si la situation était plutôt... tendue dirons nous. Mais la façon de la raconter est telle que, dans son canapé, le lecteur ne peut s'empêcher de rire. Mais... et oui, il y a un mais !

Mon reproche (relativement illogique je le reconnais) irait dans le fait que ce récit est très bien écrit... même trop bien écrit pour permettre une lecture fluide et l'émotion de nous pénétrer facilement. Je ne compte pas  les mots que j'aurais dû aller chercher dans le dictionnaire....si j'en avais eu le courage. Les paysages sont souvent décrits, ce qui est normal, mais avec des termes géologiques ou montagnards trop professionnels pour la lectrice non initiée à ce milieux que je suis.(pas question d'alpinisme dans ce livre : juste marche et montagne en résumé !) Cela donne par moment un style limite présomptueux et qui n'aide pas du tout le lecteur à visualiser et à comprendre ces fameuses montagnes aussi hautes que lointaines...Telle est mon impression alors que j'ai eu la chance de participer à un trek au Népal... Alors, je me suis fait mes images à moi avec mes propres photos et les quelques unes qui entrecoupent le livre. Peut-être qu'un lexique aurait changé cette appréciation.

Enfin, il y a certaines longueurs, voire répétitions. Mais elles me semblent incontournables. Nos deux héros marchent pendant 6 mois. Dans ce type d'expédition, des événements se répètent, des longueurs, voir des langueurs peuvent apparaître. Les éluder aurait été une erreur. Ces longueurs prouvent que ce type d'expéditions extraordinaires implique un engagement, du temps et que l'on marche au rythme de l'homme tout simplement. Un exploit ne se réalise pas en 2 jours, donc ce type de livre ne se lit pas au pas de charge ! Avec La marche dans le ciel, on comprend bien que rien n'est facile, qu'il y a des joies et des peines, mais qu'avec une obstination, du courage et un grain de folie, on arrive au bout d'un sacré chemin !

Enfin, je reprécise qu'il ne s'agit que de mon humble avis de non initiée à ce milieu et que je reste admirative avant tout devant l'exploit sportif et la tenue de ce récit parfois imparfait, mais incontournable pour qui aime les défis, le voyage, l'évasion, le dépaysement,la montagne, la marche, l'Asie, l'Himalaya, les différentes peuplades de ces régions, le fromage de Yak et qui se demande toujours si le Yeti existe !!!... Ce qui doit représenter un bon paquet de personnes

J'ai eu la chance de rencontrer brièvement Alexandre Poussin et donc d'obtenir une dédicace de ce livre que je partage ici avec vous :
                                                          


Enfin,  j'évoquais les descriptifs des paysages par du vocabulaire un peu compliqué, n'aidant pas à ce faire une idée de cette univers extraordinaire. Il y a quelques années, j'ai participé à un trek au Népal... Voici quelques photos de l'Himalaya Népalais, histoire de vous aider à visualiser, à vous évader, à voyager, à rêver...









                                                                                                          
















 

 

 

 

 

 

 

 Crédit photos : Géraldine BUSSON. Toutes ces photos sont donc mes propriétés, non ultilisables, non copiables par un tiers, ce qui serait une action illégale.

 

 

 

 

                                                                                                           

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Janvier 2009

Résumé : « …Soudain mon aile se referme. Aussitôt la voile part en torche, se met à tourner, à vriller. De plus en plus fort. De plus en plus vite. Adieu le gentil animateur aux sept millions de téléspectateurs. Je ne suis plus qu’une brindille désarticulée par le vent, une poussière dans l’infini qui m’appelle. Impossible de rouvrir mon aile, la rotation est trop forte. C’est la fin… »
24 août 1988. Ce jour-là, Sylain Augier aurait dû mourir. En pleine ascension médiatique, alors qu’il est en passe de devenir une star du petit écran, il est victime d’un terrible accident de parapente. Quelles seront les conséquences de cette « chute », dont il sort miraculeusement vivant mais grièvement blessé ? Que va devenir ce Toulousain gâté, à qui la vie jusque-là, a toujours souri ? Quel nouveau regard posera-t-il sur son passé ? Apprendra-t-il à rebondir et à envisager autrement le présent et l’avenir ?
De ses débuts à la radio jusqu’à l’incroyable succès de « Faut pas rêver », en passant par des zones plus secrètes, plus troubles, où se côtoient la souffrance physique et la dépression psychique, le présent récit nous fait découvrir le parcours chaotique et exemplaire, sans masque et sans complaisance, d’un homme méconnu et attachant. Une leçon de courage et un message d’espoir. La vie plus forte que tout.


                                                    

Mon humble avis: Ce livre est le véritable coeur ouvert d'un homme, Sylvain Augier, le célèbre animateur TV et radio. Ou plutôt, de plusieurs hommes... L'homme public que l'on connaît (entre lisse bien poli et casse coups !), celui que l'on pense connaître, celui que connaissent sa famille et ses amis et celui qui se cache des autres, derrière lui même aussi.Mais toujours celui qui lutte, qui se bat. Un homme que l'enthousiasme ne quitte rarement. Sylvain Augier avoue tout. L'accident, la douleur, l'accoutumance à la morphine pour soulager la douleur omniprésente, la dépression. Le tout sans complaisance, sans fausses excuses, avec une pudeur dosée minutieusement. On ne tombe jamais dans la complainte insupportable et interminable. Il est fier de ses victoires mais ne cache pas ses faiblesses. Il est intègre, même s'il avoue s'être parfois éloigné de ses idéaux pour réussir. Toute sa vie, il a jonglé avec la vie, il a joué avec le danger, il a  flirté avec la mort qui ne l'a jamais attrapé. Il a pris tout les risques comme quelqu'un qui croque la vie à pleines dents, qui veut tout essayer. Manifestement, Sylvain Augier est un têtu, un entêté, un "jusqu'auboutiste", un persévérant... Un homme pour qui l'atteinte d'un objectif appelle forcément un nouveau défi. Un homme qui vit parfois sans s'en rendre compte dans une frénésie : rythme, notoriété, succès, multiples expériences extrêmes, carnet d'adresse impressionnant, et qui ne réalise pas forcément que la roue tourne.
C'est un récit confidence qui commence par un drame, un terrible accident de parapente et les horreurs qui s'en suivent. Nous faisons des allers retours entre son enfance, son "service militaire" dans un Nicaragua en pleine guerre civile",sa convalescence, sa vie d'adulte et son métier de journaliste animateur. Nous découvrons ainsi comment se construit pas à pas, mais avec une obstination sans borne, la carrière d'un journaliste animateur. Et ce récit nous confirme une fois de plus que tout ces hommes et femmes que nous voyons dans notre lucarne sont sur des sièges éjectables, que le monde des médias est impitoyable, même si, je suis d'accord, on ne force personne à y être, et que les médias n'ont pas l'exclusivité non plus dans l'inhumanité du monde du travail !
En conclusion, un récit incontournable, passionnant, émouvant, d'un homme comme les autres mais qui a eu un destin, même plusieurs destins incroyables. Une ode au combat, une ode à la vie. Un modèle de courage. Je suis à 100% pour ce type de témoignage. Sylvain Augier n'est certainement pas le seul a avoir traversé ces épreuves, son témoignage peut donc aider d'autre personne à s'en sortir. Même si ce n'est une seule personne, ce serait déjà énorme.
J'ai pris un réel plaisir à faire plus ample connaissance avec ce grand monsieur que je ne connaissais que par sa présentation inoubliable de l'émission "Faut Pas Rêver".... Un homme de la trempe d'un Nicolas Hulot. Ces hommes, je les surnomme parfois les aventuriers de la vie, de l'aventure et des mésaventures. Comme des héros, on les croit infatigables. Sylvain Augier a l'honnête de remettre les pendules à l'heure. Une trempe d'homme qui me passionne, qui me fascine. Bref, je suis conquise ! Les récits de ce que j'appelle "les hommes de l'extrême" ou encore "les fous furieux" m'emmènent si loin !!

L'avis de Finette ICI et de ConstanceLA
Soie a lu et aimé ce livre ici.


Je remercie Suzanne de "Chez les Filles" et Les éditions Carnetsnord pour cette inoubliable lecture !








Faute d'obtenir mon interview habituel alors que Mr Augier me demande de l'appeler sur son portable (que l'on m'a transmis), voici une interview télévisuelle de l'auteur :

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Janvier 2009

Résumé : Vingt ans d'expéditions sur les plus hauts sommets de la terre ont inspiré à la plume écorchée de Jean-Michel Asselin quarante récits où luttent l'amour, l'amitié, la mort. Loin des comptes-rendus sportifs et vaguement prétentieux, l'auteur, exaspéré par sa propre incongruité en ces hauts lieux, transforme l'altitude en émotion, le manque d'oxygène en euphorie et nous invite à contempler le monde, à bout de souffle.
















                                            


Mon humble avis :   J'ignore s'il sera objectif car je connais ce grand Monsieur qu'est Jean Michel Asselin.

Il y a 3 ans, par un incentive à mon travail, je gagnais un trek de10 jours au Népal, trek devant nous mener, avec les 10 autres gagnants, à l'ABC : Annapurna Base Camp, vers 4300 mètres d'altitude, à mi chemin de ce 8000 mètres... Accompagnaient notre expédition un médecin, un cameraman et journaliste, Jean Michel Asselin, dont je découvrirais plus tard qu'il est l'un des plus grand journaliste de montagne et Himlayiste Français (Dixit Alexandre Poussin). Il faisait avec nous son 36ème voyage au Népal...

Je considère Jean Mi comme un ami, même si nous ne nous sommes pas revus depuis, nos vies ne nous menant pas aux mêmes endroits sans doute. Mais nous sommes en contact via messagerie mail de temps en temps. Car une véritable rencontre spirituelle s'est passée entre nous, donnant naissance a un attachement inexplicable....  J'ai mis mes pas dans celui de l'alpiniste chevronné qui me soutenait dans mes moments difficiles (si,si, c'est dur le Népal ). Nous avons écrit un soir chacun notre résumé de la journée. Le sien était bien plus poétique que le mien. Normal me direz vous, il est journaliste ! Journaliste oui, mais aussi romancier. J'ai lu 2 de ces romans ("Nil, Sauve toi" et "l'éveil et l'absence" que je chroniquerais lorsque je les aurais relus). Les livres de Jean Mi, dès que vous ouvrez les premières pages, ils vous rendent poètes, vous donnent l'envie farouche de vous saisir d'un stylo et d'écrire, d'écrire, d'écrire...
Vous l'aurez compris, ce billet parle autant de l'auteur que du sujet. Revenons donc aux chroniques, revenons à nos montagnes !
Ces chroniques se lisent si possible confortablement installé sous une couette bien chaude, une théière fumante à vos côtés. A chaque chapitre, notre admiration grandit pour ces marcheurs du ciel, puisque seul le ciel les arrête. Ces hommes qui repoussent leurs limites chaque jour un peu plus et qui, parfois, sont obligés de renoncer à quelques mètres de l'objectif. C'est ce qui est arrivé à Jean Mi, obligé à 15 mètres du sommet de l'Everest de faire demi tour : Ces yeux commençaient à geler. Déception, mais ce sera pour une prochaine fois. Tout le monde se retrouve au camp... Tout le monde, non, ils en manquent. Qui, par où sont ils passés, quand sont il partis ? L'accident mortel, certainement. C'est la vie de ces montagnards de l'extrême, de l'enfer même, que nous conte ici Jean Michel Asselin avec son coeur, ses sentiments, ses peurs, ses joies,ses pleurs, sa rage de vaincre, son courage, sa persévérance. Et puis il y a l'amitié, l'entraide incontournable, le code d'honneur du montagnard, comme dans une communauté. C'est écrit avec une poésie, une jolie pudeur, une sensualité caressante, comme une douce confidence chuchotée à l'oreille. Et le tout, dans des paysages à vous couper le souffle. Une magnifique aventure humaine racontée par l'un des plus grands Hommes que la vie m'a donné de rencontrer !
Que je sois subjective ou objective, ce livre est de toute façon à lire par tout les amoureux de la montagne, des grands espaces, de la liberté, du défi, du challenge, de l'aventure de l'homme contre et avec la nature !

Extraits :

"J'essaie de respirer, comme si ça ne voulait plus, comme si l'air manquait soudain. On a peur. Puis ça revient tout doucement, puis on se dit qu'on ne va pas mourir."

"Tous les gens qui ont fui des pays confortables pour des contrées hostiles sont des tendres. C'est parce qu'il ne supporte pas le combat social qu'ils ont choisi de se colleter avec la nature. Ce sont des tendres qui vont vers l'Everest"

                                                            

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Janvier 2009

Résumé : Jonathan est un goéland singulier. Il refuse de voler uniquement pour se nourrir. Il veut voler pour le plaisir : toujours plus vite, toujours plus haut. Il finira pas être chassé de son clan, condamné à une vie solitaire jusqu'au jour où il rencontrera d'autres adeptes du vol libre... L'auteur, un passionné d'aviation, traduit ainsi l'histoire de Jonathan : "Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir."







                                       

Mon humble avis :Avant d'être un film, Jonathan Livingston le Goéland fut tout d'abord un livre initiatique magnifique que j'ai lu il y a 19 ans.... avant de lire l'Alchimiste que j'ai trouvé bien pâle en comparaison.
Entrez dans l'esprit du goéland, devenez goéland et partez la découverte du monde qui vous entoure, de vous même, de vos limites, de vos capacités inimaginées, de votre humanité. Ce livre, est, comme le film, une formidable leçon de vie, de tolérance, de persévérance, de courage, d'humilité.
"Exigez la liberté la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être", tel est le fabuleux message de ce goéland pas comme les autres mais qui ressemble un peu à chacun d'entre nous !




                                      
                           

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Octobre 2008

Résumé : Forts d'un tour du monde à vélo et d'un travail humanitaire en Afghanistan, Bertrand Gonnet et Cyrille Moleux relisent leur aventure, avec ses richesses et ses manques, nous livrant ainsi les clés pour réussir cette expérience unique et enrichissante que représente une année pour soi... et pour les autres.


Année sabbatique. Deux mots qui font rêver. Qui, en effet, n'a jamais eu envie de prendre le large ? Pourtant, tout n'est pas si idyllique qu'il y paraît. Pour que l'expérience soit à la hauteur des espérances, une véritable réflexion sur les motivations et une préparation exigeante s'avèrent nécessaires avant de passer à l'acte. A quelle période de sa vie partir ? Quelle expérience choisir ? Voyage ? Engagement dans l'humanitaire ? Service national volontaire ? Reconversion ? Comment s'organiser ? Et aussi, comment gérer le retour à la vie " normale"?

                                    

Mon humble avis :  J'ai acheté ce livre (et quelques autres) au Festival des Etonnants Voyageurs de St Malo il y a 3 ans... en présence des auteurs qui ne se sont pas fait prier pour me signer une belle dédicace ! Ai-je aimé le livre ? !... Comment pourrait -il en être autrement ? Un livre qui me conseille de réaliser mes rêves les plus fous et me conte la réalisation de ceux des autres ne peut que me passionner ! Bien sûr, les rêves tournent autour du voyage et de l'humanitaire. (comme les miens, ça tombe bien !) "Une année pour soi" donne en fait les clés pour s'ouvrir au monde, aux différences, aux autres, mais pas forcément pour se regarder le nombril ! Il regorge d'anecdotes parfois drôles, souvent émouvantes, de témoignages, d'exemples et enfin de véritables conseils pour ceux qui veulent faire "le grand saut". Les dernières pages comportent un guide pratique avec adresses, sites internet...  Ah oui, je précise : pas l'utopie dans ces lignes, mais de la lucidité et un esprit critique et réaliste !

Lisez ce livre ! Même si vous n'avez pas de projet de cette envergure, il vous emmènera sur les chemins du monde, vous prouvera que certains rêves sont réalisables avec un peu de patience et de courage ! Tout ce que vous risquez, ce sont quelques heures d'évasion, à moins que ce bouquin débloque quelque chose en vous et vous donne l'envie, à vous aussi, de larguer les amarres ?!!
                                                                                               



                                                                                                             

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Octobre 2008

Résumé : Magali est étudiante en " ethno " quand elle rejoint sa famille en Guyane et convainc un jeune Indien acculturé, Arakoya, de la conduire dans son village pour assister au rite de passage de son frère. De là ils vont s'enfoncer dans la forêt et rencontrer les Malalyaliana, les hommes feuilles, qui vivent comme aux premiers jours du monde, aux confins de la Guyane, du Surinam et du Brésil. Auprès d'eux elle va apprendre à vivre au rythme de la nature, de la façon la plus primitive puisqu'il s'agit de groupes amérindiens non contactés (ils ni connaissent ne le métal ni le hamac). Mère d'une petite fille qu'elle a eue avec le chaman, elle sera, malgré elle, enlevée à la tribu dont elle partageait désormais la vie simple et préservée.



                                          

Mon humble avis : Il est des livres qui ne croisent pas votre vie par hasard. "La femme feuille" est de ceci, je l'ai pourtant acheté sans le chercher sur un étal de marché.
L'histoire commence presque par la fin. Magali vit misérablement à Paris dans une mansarde, et elle élève seule sa fille métisse, Kulilu. Celle-ci la presse de questions à propos de son père. En guise de réponse, Magali s'enfouit dans la rédaction d'un manuscrit. Ainsi, elle retourne mentalement dans la forêt guyanaise, dans sa tribu. Et elle nous conte sa vie, les aventures et mésaventures qui l'ont amenée à partager la vie des Hommes Feuilles, l'une des dernières tribus non contactées.

Ce livre est passionnant et captivant ! Le personnage de Magali est purement romanesque mais les innombrables informations données sur les peuples amérindiens sont véridiques. Ainsi, l'on apprend qu'au XXème siècle, une tribu par an était décimée en Amazonie. Sans aucun doute, l'auteur a volontairement écrit un magnifique plaidoyer pour la survie et le droit à l'intégrité des Indiens, menacés entre autre par le recul de la forêt.

"La femme feuille" est donc un de ces romans initiatiques que j'affectionne particulièrement. Nous vivons ainsi des mois au fin fond de l'Amazonie, nous partageons les émotions de Magali. Elle est tout d'abord en colère d'être ainsi prisonnière de la forêt, puis elle évolue, jusqu'à être absorbée par son entourage, jusqu'à l'absorber elle même, l'accepter. Elle reçoit "Son Chant", cette espèce de révélation personnelle qui vous fait vivre en adéquation avec la nature et vous même. Ce que nous devrions chercher, nous occidentaux trop obnubilés par notre confort matériel.

 Ce roman est aussi l'occasion de belles réflexions sur le sens réel de la liberté, de la notion de choix,  la quête du bonheur, l'écologie, le respect de la Terre et la triste utilisation que nous en faisons, l'acceptation des différences, la remise en question intime, l'évolution sans doute inévitable de l'humanité... La liste est longue alors je vous invite à lire ce livre... Au delà de sa grandeur romanesque, vous y trouverez un intérêt culturel, géographique, et spirituel. Vous en ressortirez sereins et grandis en votre âme et conscience !




                                                                           


PS : "La femme Feuille" participe au combat pour la survie des tribus Amérindienne. Pour plus d'informations,
http://www.survivalfrance.org/

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Octobre 2008

Résumé : " Depuis dix ans, j'ai trop vu, trop senti, trop admis et pas assez haï.
Depuis, je glisse vers l'obscurité et la réclusion. Entre l'obéissance à la vie et la démence des souvenirs, je suis vieux de plusieurs morts. Mes victoires sur moi-même débouchent sur le vide. " Homme de terrain avant tout, Paul-M Marchand s'est forgé une façon toute particulière d'appréhender le comportement de ses semblables. Témoin acharné des guerres et de ses fantaisies, il réfute jusqu'à l'idée que ces horreurs puissent rester lettre morte - ces horreurs dont personne ne semble être responsable, mais dont il faudra bien pourtant que quelques-uns répondent un jour, devant et au nom de l'humanité.
Sympathie pour le diable est ce récit de l'insoupçonnable, qui sonde nos consciences en répercutant sans concession ni voyeurisme ces taches de sang qui maculent l'Histoire.


                                           

Mon humble avis : Il ne peut que prendre encore quelques leçons d'humilité. Que dire de plus que le résumé pour attirer votre conscience.  Paul.M Marchand a passé dix ans de sa vie à Beyrouth et à Sarajevo en plein conflits, conflits assez peu relayés dans nos cultures faute de pétrole sans doute ?? Marchand a par ailleurs obtenu trois prix internationaux  de correspondant de guerre. Ce sont ces dix années de correspondance de guerre qu'il raconte ici, sans complaisance, sans voyeurisme et surtout sans censure. Ce récit, conçu comme un reportage est magnifique et terrifiant puisqu'il ne s'agit pas d'un roman mais de la réalité la plus atroce. Ce journaliste, nous le suivons pas à pas, dans ses peurs, ses doutes, sous les balles, chez les habitants blessés. Il est même des jours où il ne sait plus ce qu'il fait là, ni a quoi sert tout cela ? Il nous communique sa légitime détresse et nous offre une autre vision des conflits armés. Dans une guerre, il n'y a pas que des militaires... Il  a des civiles qui souffrent le martyre en silence, ignorés du monde. Marchand nous montre cela. Alors bien sûr des scènes sont très difficiles à lire. Mais on se force à les lire car sinon, comment peux t-on prétendre comprendre et partager la douleur des autres si on ne sait pas la lire, la voir ou l'imaginer. A ne pas mettre dans les mains de jeunes esprits fragiles mais à lire absolument et se dire ensuite : Plus jamais ça". A force, parviendrons nous a adoucir le monde ?

                                                                                                                                                                                  

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 5 Octobre 2008

Résumé : La grande statue du Dragon d’or est à l’abri dans un petit royaume mystérieux, encastré dans les montagnes de l’Himalaya. Selon la légende, cette œuvre d’art ne vaut pas tant par les pierres précieuses qui la recouvrent, que parce qu’elle prédit l’avenir et protège le pays.
Au cœur de Manhattan, un millionnaire sans scrupules veut s’en emparer pour dominer le monde…
Au palais, d’étranges événements se produisent et le roi pressent que le Dragon d’or est en danger.
C’est ce qu’ignorent l’intrépide journaliste Kate Cold, son petit-fils Alexander et son amie Nadia, qui viennent d’être conviés à découvrir les beautés et les secrets du Royaume interdit. Alex et Nadia partent retrouver le prince Dil Bahadur et son maître, le moine bouddhiste, dans les montagnes perdues où règne encore la civilisation des hommes des neiges. Traqués par des bandits sanguinaires, ils mesureront l’importance de l’ancestrale sagesse bouddhiste.


                                                          
                                          
                                                
                                                                                                          

Mon humble avis : Ce roman est la suite de "La cité des Dieux Sauvage" que j'avais pourtant bien apprécié.
En achetant ce livre, j'espérais retrouver un peu de l'atmosphère de mon voyage au Népal, donc au coeur de l'Himalaya, comme dans ce roman. Certes... Mais non... C'est finalement une suite laborieuse de la première aventure d'Alex et Nadia. Ca traine en longueur pour une action somme toute assez limitée. Le seul intérêt de ce livre sont les quelques préceptes bouddhistes distillés de ci de là... Ce livre devrait être édité en bibliothèque verte pour trouver son public ou alors, cette fois, comporter un énorme avertissement sur la couverture : Interdit au plus de 13 ans sous peine d'ennui mortel !
      

                                                                           


Tome 1 de ces aventures sur ce blog :
la cité des dieux sauvages

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Rédigé par Géraldine

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