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Publié le 24 Octobre 2010

Sous titre : Sur le fil du voyage.

 

Essai - Editions Yago - 151 pages - 15 €

 

 

Parution octobre 2010

 

Rentrée littéraire

 

4ème de couv : Qu'est-ce qui dans le voyage reste si mystérieux ? Voyager, c'est entrer dans un rapport singulier au monde. Plus qu'une parenthèse exotique, c'est une expérience unique qui nous arrache aux certitudes. En ce siècle de tourisme de masse et de communication forcenée, ce livre exalte le temps suspendu du voyage. Son auteur médite sur l'essence du voyage avec élégance et poésie, entrelaçant sa réflexion de souvenirs de jungle amazonienne et de steppe mongole. Il esquisse une philosophie du voyage et dresse le portrait d'un arpenteur du monde, aventurier et libre. Au fil de ces pages, rehaussées de plusieurs dessins, le lecteur retrouvera certaines des émotions précieuses éprouvées lors de ses propres voyages.

 

 

Tentateur : Gilles Paris

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Lorsque Gilles Paris m'a envoyé sa selection de la rentrée pour que j'y choisisse un titre... je n'ai rien choisi du tout, c'est ce livre qui s'est imposé à moi. Imaginez : un essai sur le voyage et le tourisme, alors je que travaille dans le tourisme et que le voyage est ma première passion.... ok, exaequo avec les livres.

Amis voyageurs du monde, de la vie ou de l'imaginaire, posez vous, procurez vous ce livre, et faites en votre livre de chevet quelque temps. Lisez le lentement, quelques pages par-ci, quelques autres par là, pour l'assimiler, l'apprécier, le savourer, le réfléchir. Une telle oeuvre ne se lit surtout pas à la vitesse d'un roman. Un roman est là avant tout pour vous distraire, un tel essai est là pour vous interroger et/ ou vous retrouver et.... vous emmener ailleurs.

Pourquoi cherche-t-on l'ailleurs ? Où es l'ailleurs ? Ne commence-t-il pas au seuil de notre porte ? Qui sommes nous quand nous sommes ailleurs ? Que fuit on ? Que cherche-t-on ? Sommes nous tous apte au voyage, au vrai, celui qui vous sépare de tout ? A partir de quand voyage t-on ? Pourquoi écrit-on le voyage ? Pourquoi ce besoin d'être le premier "à passer quelque part" alors qu'on ne le sera jamais ?Et puis, le débat, qui me fait un peu plus grincer, entre voyage et tourisme.... Un débat parallèle à celui qui me dérange en littérature entre "Guillaume Musso et Victor Hugo". L'essentiel est que chacun prenne plaisir dans ce qu'il fait sans être montré du doigt. Un lecteur de Musso lira peut-être Hugo demain, dans dix ans ou jamais. Un touriste deviendra peut-être un voyageur ou pas. Certains ne sont pas fait pour être voyageur, ni même touriste. Mais l'essentiel est que cela se fasse dans le respect de l'autre, de sa différence. Je suis agent de voyages et pourtant je vends du tourisme à 90%... mais bon, je digresse.

Il m'est difficile de parler de ce livre en détail. Je ne peux que vous inciter à le lire. Vous verrez qu'il est servi par une écriture magnifique et soignée, par une extraordinaire poésie et quelques illustrations et quelques souvenirs d'Amazonie ou steppe de Mongolie. Un ensemble magistral qui se déguste. Vous sortirez de cette lecture enrichis des possibilités du monde et d'une partie de vous que vous ignoriez peut-être, où sur laquelle vous ne saviez pas mettre de mots.

Des extraits évoqueront bien mieux que moi la magie qui se dégage de ces pages :

 

"Ici commence une autre expérience du monde. Un autre monde. La nature est exotique, même si la nature des uns s'avère bien souvent la culture des autres"

 

"Sorti de ses cadres de perception habituels, le voyageur se met en phase avec la grandeur du monde, il découvre d'autres horizons, à l'extérieur autant qu'à l'intérieur de lui même"

 

"Pour apparaître comme vraiment naturelle aux yeux du voyageur, la nature doit souvent être indemne des traces de notre civilisation. Elle doit donc, telle la jeune mariée d'antan, être non seulement belle, mais encore parfaitement vierge. Sur ce point, touriste et prétendus voyageurs partagent une illusion identique"

 

"Eprouver ce surplus d'être me semble finalement le seule raison valable de voyager."

 

"Tout voyage digne de ce nom est un exercice d'humilité, tant matérielle que psychologique"

 

"Ce que le voyage véritable remet en cause, c'est notre identité, et notre identité est lié à l'égo. Cette petite forteresse que nous construisons avec le temps"...

 

"Lorsque le voyage fait son oeuvre d'alchimie, le voyageur devient autre. Il tend vers l'univers qu'il découvre au dehors et qu'il éprouve de l'intérieur. L'initiation du voyage inspire un surplus d'être, c'est à dire qu'elle pousse à être plus universel, à devenir plus vaste que soi-même. A l'horizon de  de cet itinéraire de profile la Grande Evasion, rien de moins."

 

"Nos expériences sont presque toujours des itinéraires ; la vie est un voyage. Le grand voyage, c'est la vie envisagée comme un itinéraire... Le monde est vaste, nos routes étroites. Nos vies sont limitées, ce qu'elles pourraient vivre est pourtant immense."

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Novembre 2009

Récit de voyage - Presse de la Renaissance - 236 pages - 17 €

Paru en août 2009

Résumé : « Je suis de la génération Auberge espagnole. Un touriste, un voyageur, un aventurier, un globe-trotteur. Dans ma planète Google, je suis un moteur de recherche. Des blondes, des brunes, des fêtes et des paysages à en pleurer. Non, il doit y avoir autre chose. Il y a autre chose. Au détour d'un chemin, d'un regard, d'une pensée, une rencontre qui te fait dire, ça y est, j'y suis et je me sens bien. »

Clément rêve d'un voyage différent hors des sentiers battus. Quitter l'auberge espagnole qu'il connaît trop bien : partout les mêmes "routards" avec les mêmes guides, les soirées Erasmus, le folklore à la carte et les connexions Internet. 

Il s'élance pendant un an autour du monde avec ses deux meilleurs amis et laisse Chloé, sa petite amie, sur le quai. C'est le début d'un rodéo étourdissant sur les routes d'Amérique, d'Asie et d'Afrique, à la recherche du voyage perdu.

Un périple poétique qui va l'emmener plus loin qu'il ne l'imaginait...








                           

Mon humble avis : Quelle magnifique invitation au voyage !
Larguer les amarres, tout le monde en rêve. Certains le font, chacun à leur manière. Clément part pour un an autour du globe avec deux amis. Ils se dépouillent un peu plus au fil du temps, finissant même par abandonner tout guide pour ne faire confiance qu'au hasard. C'est cet immense périple que Clément Bosson nous livre ici. Un récit empli d'émotions, de poésie, d'exotisme, de réflexions. Il n'est pas question ici d'une liste de pays, de frontières ou d'exploit. La logistique n'est même pas abordée. Le temps à peine évoqué rend presque ce voyage atemporel. Non, tout ce qui intéresse Clément, ce sont les rencontres avec les autres puis, comme un aboutissement, son rendez vous avec lui même. De voyageurs paumés en berger indien en passant par la mère de famille Brésilienne, c'est toute une galerie de portraits que Clément brosse ici. Il nous décrit ces êtres qu'il croise, leurs échanges, les anecdotes, les quiproquos et les sensations nées de ces rencontres miraculeuses, drôles, touchantes, toujours enrichissantes. L'Homme dans toutes ses fêlures, dans toute sa richesse et toutes ses différences.
Clément Bosso apporte aussi beaucoup de clairvoyance et de lucidité sur sa génération, celle de l'auberge espagnole,  celle qui est perdue sitôt qu'elle n'a pas un cybercafé sous la main,  celle de la mondialisation et qui collectionne les amis sur Facebook et sur la terre entière. L'auteur s'interroge tout au long du livre sur la notion et la valeur du voyage. Il nous invite à le faire autant. Et là, je lui reprocherais peut-être un petit manque d'indulgence envers ceux qui voyagent dans les sentiers battus. Chacun n'est libre de voyager en fonction de ses moyens, de ses capacités et ses envies ? Même si je suis d'accord avec lui pour dire que la notion de tourisme fausse les rapports humains même s'il les élargit.
Ce livre vivant, remarquablement écrit, est sans contest un splendide hymne à la liberté, au rêve et à la richesse intérieure de chacun, à l'amitié. Initiatique, il donne envie de suivre ce jeune homme dans tous les sens du terme... en lisant ces prochains écrits et bien sûr, en larguant les amarres !

Quelques extraits, à la sélection bien difficile et loin d'être exhaustive !

"Sur le mont Moïse, là haut, avec Amed, j'ai l'impression de parler au ciel. En bas, avec internet, j'ai le sentiment de fouler  de nouveau mon paillasson. C'est sans doute cela la mondialisation, retrouver partout son paillasson."

" Je suis un voyageur en quête de rencontres, j'arrive de loin pour me retrouver au plus près, les yeux grands ouverts et le coeur suspendu."

"... En fait, je crois que je suis venue me secouer l'âme pour voir ce qu'il en tombait"...

"... Savoir se rendre fragile pour devenir plus fort...Il faut savoir se mettre à nu pour habiller son âme".


Je remercie







 

 

Plein d'autres infos et vidéos  ICI

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Septembre 2009

Roman - Editions Alphée - 289 pages -  20.00 €

Rentrée littéraire

Résumé : Thérèse est animatrice à la télé. À trente-trois ans, lasse des faux-semblants et fuyant une situation familiale difficile, elle décide de tout plaquer et prend un billet pour le bout du monde. Le bout du monde, pour elle, c'est la Birmanie. Là-bas, par une suite d'événements, elle vivra chez Antoine, français qui a disparu de la circulation depuis plusieurs mois. Sans le connaître, elle tombera amoureuse de lui et n'aura de cesse que de le retrouver.
Roman d'amour, de fantasme, de mystère, de politique, de bouddhisme et d'introspection, Le Rendez-vous de Rangoon est aussi une mise en perspective de la vie parisienne, au bout de laquelle Thérèse conclut : «J'aimerais rester dans ce pays où la seule ambition est la survie»...

      
                                            

Mon humble avis : Des personnages qui partent vivre des aventures peu ordinaires au bout du monde, voilà des histoires qui me plaisent car j'y trouve souvent ce que je n'ose pas être et une bonne dose de dépaysement. Dans la même veine, j'avais lu
Birmane il y a quelque temps, livre qui m'avait déçue.
Avec Le rendez vous de Ragoon, la déception n'est pas loin non plus, hélas. Pourtant, on plonge très vite dans le vif du sujet : l'arrivée en Birmanie de l'héroine, héroine avec qui je me trouvais quelques points communs cocasses ou touchants. Je me disais souvent : Tiens, on dirait moi ! Des débuts prometteurs donc... Et puis et puis, j'ai lâché l'histoire, au point de n'en lire qu'une vingtaine de  pages à la fois... Dommage... En fait, Thérèse a commencé à m'agacer par ses pensées et réactions en ce pays étranger et par son désir exacerbé d'être une héroïne dans le sens littéral de terme, tout en manquant souvent d'humilité. Enfin, que dire de son amour obsessionnel pour Antoine qu'elle n'a jamais vu mais chez qui elle a passé quelques jours... Il est plutôt crispant et aboutit à de nombreux passages trop niaiseux à mon goût.
Trop de raccourcis rédactionnels, tant dans l'action que l'évolution intérieure des personnages m'ont fait rebrousser chemin en me disant : j'ai du louper quelque chose. Il en résulte une lecture qui manque de fluidité. L'histoire d'amour inventée est trop développée au dépens de l'intégration et des changements de personnalité de Thérèse, trop baclés pour être passionnants, bouleversants  et crédibles. D'ailleurs, l'évolution de ce personnage, qui devient en quelques semaines une aventurière aguérrie, assistante de bloc opératoire, faussaire, sommité partout où elle passe, mère adoptive en quelques jours, architecte et commanditaire d'école, d'église, d'orphelinat etc... manque cruellemement de vraissemblance.
Ah oui, j'allais oublier... Thérèse a pour mission de remettre une enveloppe de 5000 $ à une célèbre opposante du régime... Si le roman était restée centrée sur cet aspect, il aurait pu être fascinant. Hélas, cette fameuse enveloppe est vite, et très, trop facilement remise.
Bref, je pensais vraiment frissonner de plaisir dans ces pages, je suis plutôt restée de glace. Alors pourquoi deux étoiles me direz vous ??? Pour les informations culturelles et politique sur la Birmanie et la junte militaire que la dirige. Et pour le dépaysement bien sûr, on fait tout de même un sacré voyage jusqu'au fin fond de la jungle birmane. Et puis, je l'avoue, mon côté fleur bleue (c'est secret hein ?!) souhaitait connaître l'issue de cette histoire d'amour platonique et imaginaire !


L'avis plus enthousiaste de
Catherine

Je remercie Gilles Paris pour cet envoi que j'ai tant souhaité !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Septembre 2009

Témoignage broché - Editions XO - 331 pages - 19.90 €

Résumé : Au terme de plus de trente années de périple dans les pays d'en haut qui l'ont fait homme, Nicolas Vanier, revient sur tous ces incroyables voyages à travers la Sibérie, le grand Nord Canadien, l'Alaska, la Laponie. Seul, en famille, ou en équipe, en compagnie d'indiens, de trappeurs ou d'inuits, ce livre fourmille de rencontres. Avec beaucoup d'humour, d'auto-dérision, serein, il nous raconte plein d'histoires incroyables, drôles, émouvantes ou surprenantes mais toujours riches d'enseignement.

Il nous offre son regard et sa vision du monde de la nature, des combats qu'il ne faut pas livrer sans discernement, de l'urgence auquel nous convie la dégradation de cette nature qu'il connaît et aime si bien .
« J'aime me retrouver à des semaines, à des mois de marche de la moindre route, du premier village. La sensation que j'éprouve alors est indescriptible
."




                                        

Mon humble avis
 :
Je suis partie avec Nicolas Vanier dans le Grand Nord, sans quitter le confort de ma couette ! Un très beau livre, des anecdotes époustoufflantes ou toutes simples... Un apprentissage de la réalité nordique loin de ce que l'on nous montre ou que l'on nous assène habituellement. Ce livre a bousculé mes idées reçues et a perturbe certaines de mes convictions écologiques entre autre. Car serait on mal informé ? J'ai juste ressenti quelques longueurs sur la fin. Mais ce livre est sans conteste à conseiller, aussi comme une "devoir de nature".

                                                                                                    

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 25 Août 2009

Résumé : Gacel Sayah est un Imouharh, un touareg. Son domaine : le désert infini. Sa richesse : le seul puits connu à des lieues à la ronde...
En accueillent deux fugitifs dans la khaima, Gacel n'a fait qu'obéir aux lois ancestrales et sacrées de l'hospitalité. Il ignore que l'un des étrangers est un leader indépendantiste dont le nouveau régime, à plus de mille kilomètres de là, a mis la tête à prix.

Aussi, un matin, lorsque l'homme est enlevé, Gacel n'obéit qu'à son devoir. Pour libérer son hôte, il va entreprendre le plus téméraire des périples : la traversée de la "terre vide" le grand erg du Sahara.

Roman d'aventure, Touareg est l'hommage d'un auteur à un peuple hors du temps et de la modernité. Un peuple qu'il connaît bien : celui des seigneurs du désert...







                                   


Mon humble avis :  Wouahou !!!! Quel bouquin, quelle aventure, quel héros ce Gacel ! Le début est magnifique. On suit avec fascination Gacel dans son périple saharien. La description de la vie des nomades est d'un réalisme tel que l'on s'y croirait. D'ailleurs, on y est ! On a chaud, on a soif, on espère l'ombre. Ce livre m'a enseveli comme le ferait une dune de sable. Il m'a happée, m'a hyptnotisée comme un mirage. Le suspens se poursuit derrière chaque dune jusqu'à la dernière page, même si, honnêtement, j'ai trouvé un peu  la fin est un peu bâclée.
Et puis... et puis... mon périple à moi c'est aussi terminé dans le désert puisque, quelques semaines après cette lecture, je suis partie en voyage dans le Hoggar Algerien... Je vous laisse rêver...



Je remets ce billet à jour car, alors que je croyais ce livre épuisé, j'ai découvert qu'il venait de sortir en format poche !:


Edition Ecolibris, 7,13 €

Plus aucune excuse de ne pas lire ce roman magnifique et de pénétrer la culture touareg et les mystères du désert !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 31 Juillet 2009

Récit de voyage / autobiographie - Livre de Poche - 507 pages - 6,95 €

Résumé : A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse.
Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l'angoisse, le doute, l'insatisfaction... S'ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu'elle s'est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les "douze kilos les plus heureux de sa vie", en Inde, ashram et rigueur ascétique l'aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l'équilibre qu'on appelle le bonheur... Et qui n'a jamais rêvé de changer de vie ?


                                 

Mon humble avis :Ce livre a un titre de chick lit', une couverture de chick lit', une quatrième de couv' de chick lit mais est tout sauf de la chick lit' !
Il s'agit du récit autobiograpraphique d'une année sabbatique prise par Elizabeth suite à son divorce. Au programme, goûter au bonheur de la vie (gastronomie et Dolcé Vita en Italie), prier (dans un monastère en Inde) et aimer en Indonésie. L'auteur évoque donc avec sincérité et humilité ses voyages si particuliers. Parce qu'elle reste de longs mois dans chaque pays, elle dépasse le stade de simple touriste. Elle vit le pays, elle le goûte, elle fait voeux de silence dans un ashram et parvient à s'abandonner dans la méditation, elle s'instruit auprès d'un sorcier indonésien. Et partout, elle rencontre des hommes et des femmes qui marqueront sa vie à tout jamais, pour des petits détails ou des grandes révélations. Oui, Elizabeth Gilbert nous parle de ces voyages où l'on se rencontre soit même pour rencontrer les autres, à moins que les autres ne vous permettent de vous rencontrer vous même et ainsi, parvenir à la paix intérieure et l'équilibre de soi par rapport au monde

Personnellement, j'ai lu ce livre avec un sourire béat presque tout du long. Il s'y dégage une telle sagesse que l'on ne peut qu'en tirer quelques leçons. Certains pourront y trouver des longueurs, ce ne fut pas mon cas. Mais c'est un livre qu'il faut lire quand on en a le temps, et quand on est disposé à accompagner l'auteure dans ce voyage intérieur qui peut devenir notre propre voyage. J'ai aussi vivement apprécier ses explications sur la pratique du yoga et sur la méditation, explications qui sortent de son coeur pour entrer directement dans le notre, en toute simplicité et accessibilité... Je pourrais disserter pendant des heures sur ce livre pour vous convaincre de vous en approcher... Une lecture magnifique. J'ai l'impression d'avoir passer de belles soirées à discuter avec une très bonne amie. Oui, je me suis sentie très proche de l'auteure dont j'ai envié la persévérance et la réussite dans le chemin vers la paix intérieure. Oui, j'aurais aimé être capable d'écrire ce livre...

                                             livre lu dans le contexte
                                                    

L'avis de Fleur

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Juillet 2009

Roman de voyage - Pocket - 408 pages - 6.90 €

Résumé : Partir ! « Aujourd'hui, le paradis est à portée de carte bleue. »

En délicatesse avec sa fiancée, son travail, et une vie sans surprise, César décide de gagner l'Asie de tous ses fantasmes avec une idée folle : rapporter de Birmanie, ce pays coupé du monde, l'histoire qui changera sa vie.

De Rangoon la tropicale aux mirages de la Vallée des rubis, il plonge dans une réalité où la violence de la dictature cohabite avec la beauté la plus ensorcelante. Guidé par une jeune femme médecin, il s'enfonce dans le pays. Au cœur des ténèbres, le voyage du jeune Français va se transformer en formidable aventure. Vers une légendaire Femme-Tigre, réfugiée avec son peuple au cœur de la jungle du Triangle d'Or.



                                       

Mon humble avis :Je suis entrée tête baissée dans ce livre, persuadée qu'il serait de ceux qui sont "ma raison de lire". Il réunit tous les ingrédients pour me séduire : voyage, aventure, exotisme, culture, romanesque... L'histoire commence très vite et très fort. Quelques pages seulement suffisent à nous mener dans le vif du sujet. Et puis, très vite aussi, le récit s'est essoufflé pour me laisser un peu sur les rotules, avec une grande hâte d'en finir.

Mon plus grand reproche va à l'insupportable verbiage usé par l'auteur... Je ne compte pas les innombrables "tasse de thé fumante qui lui brûlait les lèvres"... Autres extraits choisis : "L'homme agenouillé était toujours agenouillé" (bof bof, une relecture supplémentaire n'aurait pas été du luxe)... Ou encore : "Je sens le plaisirn qui s'impose et jaillit tandis qu'elle libère un cri aigu dans la nuit pulvérisée d'étoiles" (A trop vouloir faire de poésie, on en tombe dans le ringard, trop de poésie nuit à la poésie, à ma humble avis ) Enfin, un dernier pour la route : " Trois formes s'étaient dessinées à l'horizon, noires, vibrantes, semblables à de gros frelons progressant dans l'éther sous l'impulsion de leurs élytres tournoyantes (Tout ça pour introduire des hélicoptères dans un récit !...)

Autre sujet de déception : Le personnage principal, César. Attachant et captivant au début, il en devient agaçant, transi d'amour et de jalousie obsessionnelle qu'il est après deux petites nuits avec sa dulcinée... Dommage, vraiment dommage que j'en sois parfois venue à me dire que parfois, romanesque rimait avec rocambolesque... Dommage aussi car l'auteur, extrêmement bien documenté et informé, parvient par des précisions presque journalistiques, à capter notre intérêt et notre fascination pour ce pays méconnu qu'est le Myanmar, alias la Birmanie.

Christophe Ono-Dit-Bio nous emmène au fin fond de la Birmanie. Face à nous, la Birmanie des cartes postales avec ses émouvantes et enivrantes cérémonies bouddhistes, ses temples et ses coutumes. Mais aussi la Birmanie que l'on ne montre pas : celle de la junte militaire et de la jet set, de la drogue et de la prostitution. Nous pénétrons aussi l'univers de l'humanitaire et des expats'. Dans tout cela, à travers les mots de l'auteur, nous réalisons pleinement ce qu'est vivre sous une dictature. Et l'on comprend pourquoi ce roman a remporté le prix Interallié. Et il reste que ce livre représente tout de même un magnifique voyage dans cette partie de l'Asie.


                                             

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Juin 2009

Témoignage broché - Editions Presses de la Renaissance - 232 pages - 17,50 €

Résumé : Moussa Ag Assarid a le voyage dans le sang. Né an nord du Mali vers 1975, de parents nomades, aîné d'une famille de treize enfants, le jeune Touareg part pour la France un jour de 1999, et troque les dromadaires de son enfance pour le TGV et le métro. Toujours en vadrouille, à la rencontre des autres, il raconte dans cet ouvrage sa découverte à la fois émerveillée et étonnée de la France, de sa nature, de ses habitants, de ses habitudes, de tout ce que nous ne voyons plus à force de le côtoyer, d'en user ou d'en abuser. Cocasses et attendrissantes (son lit d'hôtel si grand que tous les enfants de la tente auraient pu y dormir, le miracle de l'eau coulant des robinets, la magie des escalators et portes automatiques...), mais aussi plus lucides voire désabusées (le manque de temps, d'humanité et de chaleur des gens...), ses anecdotes et réflexions, constamment imprégnées de sa culture et de l'art de vivre du désert, sont, pour les Occidentaux que nous sommes, l'occasion de sourire de nous-mêmes et de méditer sur nos choix de vie. 


                                   

Mon humble avis : Ce livre est le témoigne d'un jeune touareg qui s'installe en France pour y étudier. Il découvre alors l'occident et sa civilisation, la société de consommation, le modernisme, les moeurs françaises. Il découvre, s'interroge et compare notre mentalité avec celle des Touaregs.

 

Il en résulte un récit fait de courts chapitres de 2 ou 3 pages chacun sur une sujet bien précis. C'est un excellent moyen de mieux connaître la philosophie et le mode de vie du peuple touareg.
Moussa Ag Assari porte un regard lucide sur les différences qui séparent les deux mondes. Lucide et parfois étonnant, enthousiaste, émouvant. Mais agaçant aussi. Par moment, il me semblait qu'il dressait une critique systématique de notre mode de vie. Il m'est arrivée de me sentir un peu vexée par ses propos sur la vie que je mène ou que je subis. Mais soyons honnête, il n'y a que la vérité qui blesse. Il n'empêche qu'à lire le portrait qu'il dresse de notre pays, je me suis quelques fois demandé ce qui lui plaisait en France, même s'il se dit fier d'y vivre.

Il n'en reste pas moins que ce livre est aussi une magnifique leçon de vie et de sagesse, une incitation à un retour à l'essentiel. Quelques belles citations pour la route :

"Voyager, c'est aller de soi à soi en passant par les autres"

"Si les pays pauvres semblent plus joyeux, c'est peut-être parce qu'ils savent être heureux plus simplement".

" Je pense surtout que le monde ne suffira jamais à ceux qui n'ont pas de rêve"...

Au fil des pages, vous en découvrirez beaucoup d'autres, toutes aussi belles, toutes aussi vraies.
Moussa Ag Assari s'investit dans son association humanitaire
La caravane du coeur, qui soutient la cause touareg et crée des écoles dans le désert.

                                                       



Sur ce blog, une interview exclusive de Moussa Ag Assari ICI

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 25 Mai 2009


Roman - Livre de Poche

Le résumé : A 30 ans, Alexandre apprend la mort de Jean, son frère aîné, tué dans un attentat au Caire. Peu après, un inconnu lui révèle que Jean a laissé en pays Sherpa, dans l'Himalaya, un fils dont il ignorait tout.
Aussitôt, Alexandre part pour le Népal afin de retrouver Khami, la femme que Jean a aimée, et leur enfant, Hima. Sans cesse confondu avec son frère, il finit par s'identifier à lui au point de se laisser passer pour lui...



                              


Mon humble avis : Quel dommage que le tirage de ce livre soit épuisé, du moins à la Fnac... Mais peut-être certains d'entre vous le trouverons sur une braderie, chez un parent... Car je suis encore "toute chose" de la lecture de ce livre !
Un roman qui se passe au Népal ne se trouve pas par hasard dans ma bibliothèque.
Ici, le héros par au Népal, au pays Sherpa, à la recherche du fils de feu son frère. Alexandre se cherche et se découvre aussi à travers ce frère qu'il méconnaissait finalement. Le livre traite donc aussi d'un sujet qui me touche : comment devenir et rester soit à l'ombre d'un aîné à qui tout semble réussir, admiré de tous...
C'est un livre initiatique, poétique, romanesque, romantique, philosophique et qui se lit tout en douceur.
On est vraiment transporté au Népal, ce qui ne gâche rien ! Je suis allée en trek au Népal et grâce à ce livre, je m'y suis retrouvée, comme par magie !
Les gens, la végétation, les sherpas, les montagnes, l'ambiance dans les lodges, les sourires, les marcheurs, la végétation, les sommets à 8000 et les innombrables marches qui forment les chemins Népalais, tout y est !

L'auteur... J'avais déjà lu un livre de Lanzmann où il m'avait paru dédaigneux du commun des mortels, prétentieux...
Cette image disparaît complètement dans ce livre au profit d'une certaine humilité...
Et pour moi, un réel approfondissement de la culture sherpa !
A lire absolument, que vous ayiez envie de belles citations ou simplement de grands espaces, de hauts sommets !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Février 2009

5000 km à pied à travers l'Himalaya

Ils sont partis du Bouthan un jour de mai, se sentant tout petits devant l'immensité des montagnes qui les attendaient. Six mois et 5 000 kilomètres après, Alexandre Poussin et Sylvain Tesson entraient au Tadjikistan, mission accomplie : la traversée intégrale de l'Himalaya, à pied, d'est en ouest, en serrant au plus près la ligne imaginaire qui relie les quatorze plus hauts sommets du massif.
On découvre l'Himalaya comme une multitude d'Himalayas, la diversité de ses peuples, des Lepcha aux Kohistani en passant par les Tibétains, la richesse de ses reliefs, des vastes plateaux fleuris aux glaciers crevassés... Les deux aventuriers se sont lancés dans ce pari sans préjugés ou certitudes. Ils se sont refusé les tentes, les réserves de vivres, les porteurs : ainsi, dans cet Himalaya très peu peuplé, ont-ils dû rencontrer chaque soir des hommes, pour se nourrir et s'abriter. Car, au-delà de l'exploit physique, ce livre raconte aussi la lenteur et le dénuement de l'homme privé de technique, la naissance d'un rapport d'échange oublié entre l'étranger et ses hôtes. Et l'on retrouve l'esprit d'aventure qui animait les grands pionniers.

                                             

                                    Livre lu dans le cadre de ce challenge
 
                                     dans la catégorie "Récit de voyage"



                                                        
Mon humble avis : (j'aime faire court habituellement, mais là impossible !)

C'est un formidable récit d'une aventure extraordinaire, d'un défi défiant l'imagination, d'une épopée presque surhumaine menée avec succès par deux fous furieux de l'aventure, Sylvain Tesson et Alexandre Poussin. Ils n'en n'étaient déjà par à leur première expérience des challenges genre "la folie des grandeurs, "Impossible n'est ni Tesson ni Poussin"...


Ces pages ont donc un réel côté passionnant car on suit nos deux compères dans leur quotidien, dans les joies, les peines, les difficultés, les peurs, la faim, les euphories, les rencontres, les dangers nombreux étant données les zones frontalières militarisées traversées. Et l'on se dit, à la vue de toutes les difficultés administratives vaincues parfois avec une mitraillette entre les 2 yeux, que l'Homme est capable du pire comme du meilleur. En effet, on ne doute jamais de la motivation et des capacités de nos deux compères à réussir leur incroyable entreprise. Mais on ne compte pas les fois où un visa, un poste frontalier, un militaire borné ont failli faire capoter cette épopée. On admire aussi la solidarité, la confiance et l'amitié sans borne que se vouent nos deux marcheurs. Chapeau !

J'avais déjà lu
"Africa Trek 1"de Poussin (Alexandre et Sonia, qui fait une petite apparition dans ce livre sans être encore Mme Poussin).Et j'ai retrouvé avec plaisir la poésie, l'humour et l'auto-dérision dont Alexandre fait preuve dans son écriture (de même que Sylvain Tesson d'ailleurs, mais dont je n'ai pas lu d'autres oeuvres encore). De nombreux passages m'ont fait rire de bon coeur, même si la situation était plutôt... tendue dirons nous. Mais la façon de la raconter est telle que, dans son canapé, le lecteur ne peut s'empêcher de rire. Mais... et oui, il y a un mais !

Mon reproche (relativement illogique je le reconnais) irait dans le fait que ce récit est très bien écrit... même trop bien écrit pour permettre une lecture fluide et l'émotion de nous pénétrer facilement. Je ne compte pas  les mots que j'aurais dû aller chercher dans le dictionnaire....si j'en avais eu le courage. Les paysages sont souvent décrits, ce qui est normal, mais avec des termes géologiques ou montagnards trop professionnels pour la lectrice non initiée à ce milieux que je suis.(pas question d'alpinisme dans ce livre : juste marche et montagne en résumé !) Cela donne par moment un style limite présomptueux et qui n'aide pas du tout le lecteur à visualiser et à comprendre ces fameuses montagnes aussi hautes que lointaines...Telle est mon impression alors que j'ai eu la chance de participer à un trek au Népal... Alors, je me suis fait mes images à moi avec mes propres photos et les quelques unes qui entrecoupent le livre. Peut-être qu'un lexique aurait changé cette appréciation.

Enfin, il y a certaines longueurs, voire répétitions. Mais elles me semblent incontournables. Nos deux héros marchent pendant 6 mois. Dans ce type d'expédition, des événements se répètent, des longueurs, voir des langueurs peuvent apparaître. Les éluder aurait été une erreur. Ces longueurs prouvent que ce type d'expéditions extraordinaires implique un engagement, du temps et que l'on marche au rythme de l'homme tout simplement. Un exploit ne se réalise pas en 2 jours, donc ce type de livre ne se lit pas au pas de charge ! Avec La marche dans le ciel, on comprend bien que rien n'est facile, qu'il y a des joies et des peines, mais qu'avec une obstination, du courage et un grain de folie, on arrive au bout d'un sacré chemin !

Enfin, je reprécise qu'il ne s'agit que de mon humble avis de non initiée à ce milieu et que je reste admirative avant tout devant l'exploit sportif et la tenue de ce récit parfois imparfait, mais incontournable pour qui aime les défis, le voyage, l'évasion, le dépaysement,la montagne, la marche, l'Asie, l'Himalaya, les différentes peuplades de ces régions, le fromage de Yak et qui se demande toujours si le Yeti existe !!!... Ce qui doit représenter un bon paquet de personnes

J'ai eu la chance de rencontrer brièvement Alexandre Poussin et donc d'obtenir une dédicace de ce livre que je partage ici avec vous :
                                                          


Enfin,  j'évoquais les descriptifs des paysages par du vocabulaire un peu compliqué, n'aidant pas à ce faire une idée de cette univers extraordinaire. Il y a quelques années, j'ai participé à un trek au Népal... Voici quelques photos de l'Himalaya Népalais, histoire de vous aider à visualiser, à vous évader, à voyager, à rêver...









                                                                                                          
















 

 

 

 

 

 

 

 Crédit photos : Géraldine BUSSON. Toutes ces photos sont donc mes propriétés, non ultilisables, non copiables par un tiers, ce qui serait une action illégale.

 

 

 

 

                                                                                                           

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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