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Publié le 30 Mai 2019

Dans le désert, quatar, voyage, dubaï, Oman, julien blanc-gras

Récit de voyage - Editions Livre de Poche - 192 pages - 7.20 €

Parution d'origine aux Editions Diable Vauvert en septembre 2017

 

Le sujet : A part le pétrole et le foot, qu'est que ce le Qatar ? A part le shopping luxe bling bing, qu'est-ce que Dubaï... C'est dans les Emirats du Golfe persique que Julien Blanc-gras, dans ces pays qui sont passés en quelques décennies des bédouins à chameaux à la démesure complètement démesurée, mais toujours très ancrée dans la culture orientale... Sauf que là, difficile de trouver des portes grandes ouvertes.

 

Tentation : Blanc- Gras est incontournable

Fournisseur : Ma CB !

 

 

Mon humble avis : Aussitôt acheté, aussitôt lu. Avec Julien Blanc-Gras, ça marche comme ça chez moi... Ses bouquins doublent tous les autres dans la file d'attente. Ensuite, je dévore, que l'auteur m'emmène dans la glace ou dans le sable.

Ce récit de voyage est une fois de plus passionnant, même si déroutant, même pour l'auteur lui-même. Où qu'il aille dans le monde, ce voyageur ami et bienveillant parvient toujours à créer des liens d'amitiés, à entrer chez les gens sur invitation immédiate. Dans les émirats, ce fut quasi walou pour lui. Portes fermées, voir même, pour le Bahreïn, frontière infranchissable.

Dans le sable se concentre donc majoritairement sur le Qatar, puis Dubaï pour finir par le sultanat d'Oman où, pour Julien Blanc-Gras, l'espoir renaît enfin, lorsqu'il trouve un petit coin où la terre semble appartenir à tous, où il se sent "chez lui, chez nous", accueilli.

Bien sûr, l'humour et l'(auto) dérision qui font la plume de ce baroudeur sont toujours là et permette de bien expliquer les choses telles qu'elles sont. Mais ici, on sent plus de pessimisme que dans ses autres récits... qui n'en sont pourtant jamais exsangues. En effet, l'auteur dénonce toujours l'acculturation progressive des peuples (avec des ilots de résistances) et les dangers écologiques encourus par la planète. Mais ici, c'est vraiment déroutant... Un choc des cultures immenses malgré une ultra modernité de vie, avec des valeurs religieuses très fortes (charia en vogue) et par bien des points hypocrites (car bafouées quand c'est discret et que cela arrange) et des traditions ancestrales qui ont quasi disparu en quelques décennies et des régimes autoritaires.

D'ailleurs,  ce sont des étrangers expatriés vivant à Doha qui donnent à Blanc-Gras matière à écrire son livre. Les qataris sont fermés, paranos et se sentent supérieurs aux autres à tous niveaux, donc ils ne parlent pas, ne rencontrent pas, ne racontent pas... Le racisme est énorme à Doha et les conditions de vie effroyables du petit personnel privé de passeport (bonnes philippines ou ouvriers de construction népalais en tête) sont minimisés alors que c'est en fait de l'esclavage moderne.). D'ailleurs, il faut savoir que la population qatarie ne représente qu'un pourcentage faible du nombre d'âmes vivant au Qatar. Doha, la capitale, est en chantier depuis 20 ans. Constructions toujours plus grandes, plus chic etc... Les Emirats sont bien les seuls lieux où le désert recule... au profit de l'hyper urbanisation.

Evidemment, il m'est impossible, en un petit billet, de résumer la richesse et les détails de ce livre. Mais celui-ci est à lire absolument pour comprendre ou en tout cas connaître un peu plus ces petits bouts de monde "so powerfull" financièrement, mais dont on sait si peu, quand on sort des sujets des réserves naturelles et du foot (rappel, le Qatar est en autre propriétaire du PSG et accueille en 2022 la coupe du monde de Football).

Comme d'hab, un Julien Blanc-Gras passionnant, enrichissant, drôle (que de situations rocambolesques !), instructif et qui ne nuit donc ni à la santé ni à la culture générale. Un régal !

 

PS : En 2005, j'ai passé 24h d'escale à Doha en revenant du Népal. Jamais ailleurs dans le monde je ne me suis sentie aussi mal à l'aise.

 

L'avis de Lectures sans frontière et de Keisha

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 26 Mai 2018

Récit de voyage - Editions Livre de Poche - 182 pages - 6.90 €

 

Parution d'origine aux éditions Paulsen en 2016

 

Le sujet : Cette fois-ci, mon écrivain journaliste voyageur préféré part à l'abordage du Groenland, au fil d'un cabotage de quelques semaines le long des côtes...parsemées d'icebergs. Julien Blanc-Gras nous propose donc une immersion polaire, faites de rencontres toutes simples ou étonnantes. Il nous dresse ainsi le portait du Groenland en 2015.

 

Tentation : Ma fidélité envers l'auteur jamais déçue

Fournisseur : Ma CB !

 

 

Mon humble avis : Jusqu'à Briser la glace, lorsque l'on suivait Julien Blanc Gras dans ces périples, il nous suffisait de s'imaginer tongs aux pieds (éventuellement baskets), casquettes sur la tête et le corps luisant de crème solaire pour être à ses côtés, l'auteur vagabondant généralement sous des latitudes tropicales.

Cette fois-ci, changement de cap ! Le Grand Nord... Donc doudoune polaire requise ! Et comme d'habitude, curiosité, joie, bonne humeur, humour, autodérision, ouverture d'esprit, envie de découverte, de rencontres .... et de comprendre un peu mieux le monde. Outre le dépaysement, c'est ce que j'apprécie beaucoup chez cet auteur : Julien Blanc-Gras maîtrise l'art de simplifier la complexité du monde, sans pour autant gommer la perplexité, la sienne, comme la nôtre.

Dans l'un de ses ouvrages précédents, Julien Blanc-Gras nous avait emmenés dans l'archipel des îles Kiribati (Pacifique Sud), qui se noient sous la montée des eaux océaniques. Avec "Briser la glace", nous sommes là où tout commence, où les glaces fondent... Enfin, petite correction... Tout de commence pas au Groenland, mais dans nos comportements individuels et collectifs de pays industrialisés... Parce que la fonte des glaces, le Groenland n'y est pas pour grand-chose. Mais rassurez-vous, ce bouquin n'est pas un long sanglot sur la banquise dégoulinante. Loin de là. Il contient également beaucoup d'optimisme. Julien-Blanc Gras dresse le portrait d'une île autonome qui dépend du Danemark, et de ses habitants, qu'ils soient citadins ou Inuits (euh, l'un n'empêche pas l'autre d'ailleurs), de leurs préoccupations, de leur vision de leur pays, de leur nature. Il est évidemment questions de leurs opinions sur des sujets on ne peut plus locaux, et d'autres internationaux aux répercutions locales directes (comme les quotas de pêche par exemple).D'ailleurs, certains Inuits semblent bien moins "alarmés" que "nous" devant la fonte des glaces... Celle-ci permettant d'envisager de l'agriculture. Quoiqu'il en soit, pratiquement sur chacun des nombreux thèmes évoqués ici, Julien Blanc-Gras rapporte les avis des différentes personnes rencontrées et interrogées, donc qui dit différents, dit potentiellement variés et opposés. Ne pas oublier que la société Groenlandaise vit depuis une poignée de décennies une évolution et une révolution culturelle que nous autres occidentaux avons mis des siècles à construire, bénéficiant ainsi d'une adaptation pas à pas. Au Groenland, l'acclimatation à l'ère actuelle se fait à pas de géant pour certains, à pas tortue pour d'autres. Certains aussi dérapent, manquent le virage. Dans ce livre, pas de jugement, pas de solution, des suggestions peut-être...

Briser la glace vous dira donc tout ce que vous voulez savoir sur le Groenland, et même ce que vous n'imaginiez pas pouvoir savoir car vos pensées sont ailleurs. Il est vrai que lorsque l'on se lève le matin, on ne se dit pas spontanément : "Tiens, que ce passe-t-il et comment vit-on au XXIème siècle au Groenland ?" Le tout est écrit sans image d'Epinal et loin des sentiers battus (si tant est qu'il y en ait au Groenland...) Le voyage de Julien Blanc-Gras ayant été estival, point de banquise à l'horizon ni d'ours polaire. Mais des icebergs, oh que oui !

Vous êtes-vous déjà posé la question sur la différence majeure entre un voyage dans le Sud et un voyage dans le Nord ? Dans le sud, il suffit de se balader dans les rues pour rencontrer des gens. Dans le Nord, il faut frapper aux portes. Moi, je vous propose de frapper à la porte de ce livre, qui vous accueillera les bras ouverts !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 31 Mars 2018

Lettres - Editions Naïve - 54 mn d'écoute - 16 €

 

Parution en audio en 2005

 

L'histoire : Roland est un marin désormais ancré à son fauteuil roulant. Bernard, l'acteur et son ami, mais aussi le globe trotter et ancien marin. Il parcourt le monde et écrit à son ami Roland, qui voyage à travers ces missives. Mais, tous les deux, ils ont tout de même un projet ; les Marquises !

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib' N°1

 

Lu par feu Bernard Giraudeau lui même.

 

 

Mon humble avis : Non mais quel texte ! Et dire que celui-ci prenait la poussière sur mon disque dur dans ma PAL audio depuis des années !... Et que c'est une véritable perle !

Cette relation épistolaire, le plus souvent en sens unique, nous conduit de par le monde... Depuis une loge d'un théâtre parisien jusqu'au fin fond de l'Amazonie, en passant par le Japon, le Sénégal, l'île rouge Madagascar, j'en passe et des meilleurs... Et des escales et des traversées d'océan

Des souvenirs, des sensations, le goût, le toucher, l'odorat, la vue, l'ouïe... Ces lettres font appels à chacun de nos sens pour nous plonger dans des univers méconnus et la vie de marin. Il y a le goût sucré de la mangue bien mûre qui fond dans la bouche, comme l'odeur âcre de l'huile de moteur au fond des cales des navires et le parfum des femmes. Il y a la beauté que voit le voyageur de passage et la vérité qui se dévoile à celui qui prend son temps, à qui veut ouvrir les yeux.

Il y a le marin à l'encre, celui qui écrit, Bernard. Et le marin à l'ancre dans son char, Roland, qui reçoit. Une amitié profonde, fidèle par-delà les latitudes et les longitudes. Un partage d'un besoin viscéral. Une passion commune.

Ces textes sont d'une force et d'une puissance rare. On y sent l'urgence de la vie et la fulgurance des instants. De l'humour et du cynisme parcourent les pages et laissent place à la mélancolie, à l'introspection, à l'observation, à la béatitude et la pudeur. Exaltation, allégresse, fantasme, et parfois déception dans les souvenirs de jeune marin de Giraudeau, puis dans ses expériences d'homme écrivain, voyageur, acteur. Les mots et les phrases sont tantôt d'une poésie magnifique, et parfois d'une crudité réaliste. Le tout est sans concession. Il y a des mots qui giflent, d'autres qui caressent. Des phrases qui bousculent, d'autres qui apaisent. Cela vient du tréfonds du coeur, des tripes, de l'âme, et comme une intraveineuse va directement dans les vôtres et se répand dans tout votre corps. A déguster !

 

PS : La version audio n'est pas en texte intégral que vous trouverez dans le format poche. Mais de passer de la voix et des émotions de Bernard Giraudeau, ce serait dommage. D'ailleurs, une fois un livre écouté, en général, je l'efface de mon ordinateur. Là, possible que le garde, pour le réécouter, encore et encore.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Novembre 2017

Récit de voyage - Editions Audiolib - 4h51 d'écoute - 21.50€

 

Parution d'origine en janvier 2015

Le sujet : 2012... C'est le bicentenaire de la retraite de Russie des troupes de Napoléon avec la célèbre bataille de la Berezina, qui fut autant un fiasco qu'un carnage.

Sylvain Tesson et quelques amis décident, pour rendre hommage à ces héros oubliés, de suivre la route de cette débâcle, en side-car. Le trajet de 4000 kilomètres est donc Moscou-Paris, au début de l'hiver...

 

 

Tentation : L'aspect récit de voyage !

Fournisseur : La bib'

 

Lu par Franck Desmet

 

 

Mon humble avis : Une fois de plus, je le rappelle, mes pattes de chats sont là pour donner mon impression, mon plaisir de lecture et ne "jugent" pas forcément la qualité de l'oeuvre. C'est l'oeuvre par rapport à moi, ou moi par rapport à l'oeuvre, avec ce que je suis, pour le pire comme le meilleur !

La voix du lecteur ne m'a pas plus. Pas assez chaude, une voix ressemblant à celle de Francis Huster. Mais je m'y suis faite. Le format audio n'est peut-être pas l'idéal pour suivre cette Berezina. Car que je fus en voiture ou en balade pédestre, me manquait un atlas pour suivre cette retraite avec une précision géographique. Beaucoup de lieux historiques sont cités, mais à part les capitales et quelques grandes villes, nombre d'entre-eux m'étaient inconnus.

En fait, je pensais plonger dans un pur récit de voyage, ce qui n'est pas tout à fait le cas. L'aspect récit de voyage est presque anecdotique, se contentant de quelques détails climatiques, mécaniques, logistiques et d'une poignée de rencontres. Certains échanges entre les 6 protagonistes menant à des réflexions sur le voyage, la guerre, le mouvement, les valeurs de l'époque Napoléonienne ou la nôtre,  l'héroïsme sont magnifiques, profonds, mûrs et touchants. Mais touchants plus comme une flèche en plein coeur que comme une douce caresse ou certains émois.

Mais ce récit de Sylvain Tesson est surtout là pour rappeler l'Histoire, et rendre hommage à ses héros, qu'ils soient inconnus où célèbres, qu'ils soient humains ou équins, qu'ils soient français ou du front opposé, que ce soit dans la victoire où la relative défaite. Tesson exhume tous ces morts pour leur crier son admiration, lui qui souffre déjà horriblement du froid sur son Side-Car malgré l'équipement XXIème et les nuits bien au chaud, le ventre plein dans des petits hôtels-pensions.  Tesson réveille nos oreilles (ou nos yeux, suivant le format de lecture), sort de notre oubli le carnage que fut la retraire de Russie et notamment, la bataille de la Berezina (le nom d'un fleuve, à l'origine). D'ailleurs, les descriptions des massacres sont bien souvent insupportables de cruauté... et de réalisme. Les soldats qui ne mourraient pas au combat périssaient ensuite de faim, de froid, de maladies...

Tout cela, on l'a oublié, peut-être même que nos cours d'Histoire scolaires ne l'ont jamais vraiment évoqué, pour se pencher plus sur les stratégies militaires et les conséquences géopolitiques de cette débâcle. D'ailleurs, dans ces pages, il est aussi question de stratégies militaires ce qui m'a souvent perdue en diminuant mon attention. De même, j'ai parfois fait une indigestion de noms propres de personnages sans doute éminemment historiques, mais pour moi parfaitement méconnus, et format audio oblige voiture balade, mon ami Google ne m'accompagnait pas pour m'informer un peu plus.

Il n'empêche, la langue de Tesson est d'une beauté magistrale, et malgré mes égarements, il me semble sortir grandie de cette lecture audio. Même si ce sont des images globales, la Berezina n'est désormais plus  qu'un simple nom devenu commun pour désigner mes petites catastrophes personnelles.

Ce qui est sûr, c'est que les férus d'Histoire et des campagnes Napoléoniennes se régaleront de cette lecture.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Août 2017

Récit de voyage - Editions Flammarion - 460 pages - 18 €

 

Parution en mai 2017

 

Le sujet : Marine n'a que 21 ans lorsqu'on lui diagnostique une sclérose en plaque, une SEP... Tout d'abord l'effroi, puis l'abattement, les questions : traitements ou non... Mais très vite, la vraie Marine refait surface. Non, la maladie ne l'empêchera pas d'être l'étudiante dynamique que tout le monde connait. Elle ira même plus loin, très loin : elle se donne huit mois pour apprivoiser sa maladie, tant physiquement, que psychologiquement, que spirituellement. Pour cela, trois destinations idéales qu'elle parcourra à sac à dos : La Nouvelle Zélande, la Birmanie et la Mongolie !

 

Tentation : Le sujet, évidemment !

Fournisseur : Silvana de Flammarion, merci pour l'envoi !

 

 

Mon humble avis : Pour une fois, mon humble avis n'est pas terminé, puisque je n'ai pas encore achevé ce livre. J'en ai lu un tiers, avant de me rendre compte que Seper Hero ne correspondait pas, à les yeux, à une lecture estivale, sur la plage, avec du monde et des enfants autour. Et que c'est donc à l'automne ou cet hiver, posée, pelotonnée et concentrée dans mon canapé, que je serai prête et ouverte pour suivre les aventures de Marine, m'y fondre, l'accompagner dans chaque geste ou chaque méditation, réflexion, tant sur elle-même que sur la nature qui l'entoure, les gens qu'elle rencontre etc... Et puis ce livre est épais, écrit assez petit, donc ce n'est pas le genre de lecture qu'on boucle "vite fait bien fait" en étant toujours par monts et par vaux en cette période estivale.

Mais j'évoque tout de même ce récit de voyage maintenant, car l'ayant reçu en service presse, je mets toujours un point d'honneur à publier un billet dans un délai respectueux de l'actualité de l'ouvrage.

Mais déjà, je peux vous dire qu'au-delà d'un récit de voyage, Seper Hero semble être une formidable et extraordinaire leçon de vie. C'est évidemment un parcours initiatique sur lequel s'engage Marine, mais avec un passager en plus, un passager que l'on ne choisit pas, que la vie vous impose dans un mauvais hasard. Ici, il s'agit de la Sclérose En Plaque, mais cela est valable pour toute maladie globalement incurable, évolutive et handicapante.

Dans les premières pages, nous assistons à l'apparition des symptômes, puis au diagnostic, qui laisse Marine et son entourage sans voix, abasourdi, comme dans une torpeur. Puis Marine décide de se battre et entreprend le parcours infernal des différents cabinets médicaux qui se contredisent tous... Réaction de Marine : Partir !

Et nous voilà à l'autre bout de la terre, en Nouvelle Zélande. Rencontres, camping, trouilles, stop, randos, joies, fatigues, efforts, dépassements de soi, grimpettes, repos, découvertes, rires, blues, émerveillements devant l'immensité et la beauté de la nature. Voilà ce que Marine nous propose de partager et de vivre avec elle. En Nouvelle Zélande, Marine veut redécouvrir son corps.

Je me suis arrêtée à la fin du séjour Néo-zélandais de Marine. M'attends la Birmanie, où Marine secouera son esprit puis la Mongolie, où elle rencontrera son âme, celle qui porte notre mémoire. Donc un savoureux programme pour mon automne.

Aucun pathos ni lamentation dans ce livre. Au contraire, Marine dégage une énergie et un peps rares et contagieux ! De chouettes photos d'une Marine on ne peut plus souriante accompagne le récit ! Mon seul petit bémol à l'heure actuelle, c'est que j'ai trouvé quelques longueurs et répétitions. Mais peut-être sont-elles dues à mon mode et environnement de lecture estival.

Donc bien sûr, je vous encourage chaleureusement à entreprendre ce voyage avec Marine Barnérias et je reviens compléter ou modifier ce billet dans quelques semaines !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Juin 2017

Récit de voyage - Editions Livre de Poche - 236 pages - 6.60 €

 

Parution d'origine en 2005

L'histoire : Le narrateur, après des déboires professionnels, prend une retraite cathodique, principalement occupée par la télé. La conclusion ne se fait pas attendre bien longtemps : "La télé ne rend pas seulement con, elle rend surtout malheureux". Alors, il bazarde sa télé, vend son sofa et s'achète un billet d'avion : direction le Mexique, le Guatemala, les USA, Cuba, le Bélize... le tout avec un sac à dos et une guitare. Là-bas, l'attendent mille et une rencontres toutes différentes, allant des travellers égarés, aux chamans foireux, aux zapatistes jusqu'aux stars d'Hollywood !

 

Tentation : Le sujet et mes précédentes lectures de l'auteur.

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

Mon humble avis : De Julien-Blanc Gras, je m'étais régalée de son hilarant livre "Touriste" et de son aussi drôle que grave "Paradis (avant liquidation).

Alors me voici plongée dans ce qui semble le premier livre publié de Julien Blanc-Gras et qui en toute fin, annonce bien-sûr les suivants. Les suivants qui sont, à mon goût, plus aboutis, plus intéressants. Mais normal, dans Gringoland, Julien Blanc-Gras est plus jeune, réalise un voyage à la "djeuns", un voyage bien revendiqué comme sans but précis, sauf celui de voir si un autre monde est possible.

On retrouve dans Gringoland la plume inégalable de l'auteur ! Inégalable dans sa causticité, son ironie, son humour dévastateur, son autodérision, sa franchise, son impertinence, sa tendresse et la dérision quasi-continue. De ce côté-là, évidemment, on se délecte !

On apprécie énormément son oeil averti, toujours grand ouvert sur un monde qui bien souvent le dépasse, et qui donne lieu à des descriptions, des analyses intéressantes (mais jamais gavantes) sur les lieux traversés, les façons de vivre des habitants, les problèmes géopolitiques, la société de consommation, le tourisme... Bref, des constats sur les différences qui habitent le monde, et une tentative de les comprendre et de les expliquer au mieux. Sans non plus ordonner des réponses, mais plutôt en s'interrogeant.

Maintenant, là où ce livre m'a moins captivée que les autres, c'est sur les rencontres et les amitiés qui parsèment le voyage de l'auteur et qui sont narrées souvent avec moult détails. Et ces rencontres, mis à part avec quelques autochtones, sont plutôt déprimantes. A savoir que sur sa route, Julien Blanc-Gras ne semble n'avoir pas croisé de "personne normale" si tant est que la réel normalité existe et est souhaitable. A savoir que les routards croisés par Julien Blanc-Gras sont tous ou presque des marginaux, des camés qui finissent pas atteindre le point de non-retour, des dealers, des nymphomanes... Une palanquée d'utopistes, à la recherche d'un idéal mais qui tombent dans la caricature d'une certaine superficialité au final. Aucun de ses personnages n'apporte un récit lumineux (sans artifice) du voyage, d'une expérience extraordinaire sans stupéfiants. Bref, une belle brochette de glandeurs qui au final, s'intéresse beaucoup plus à l'accès facile à la défonce mexicaine qu'à la culture réelle du pays. Bref, on a l'impression de vivre au milieu des désabusés. Cela m'a déçue et m'a paru longuet. Dommage, mais reste cette plume et cet humour dont on ne se lasse pas !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Avril 2017

Récit de Voyages - Editions du Trésor - 218 pages - 17 €

 

Parution le 9 mars 2017

 

Le sujet : Ce sont des chroniques de montagne, venues des plus lointains au plus proches souvenirs de Jean-Michel Asselin. Vous saurez tout ou presque sur les alpinistes des plus hauts sommets du monde, depuis les banalités de leur quotidien, en passant par leurs contradictions, leurs peurs, leurs émerveillements... Et sur ce curieux concept qu'est le bonheur en montagne...

Vous ne le saviez pas, mais oui, l'on peut rater un sommet à cause d'une chaussette !

 

Tentation : Voir plus bas dans mon avis

Fournisseur : Ma CB !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Jean-Michel Asselin, je l'ai rencontré il y a dix-sept ans (déjà !), dans son environnement préféré : les montagnes Népalaises ! Nous avons passé 10 jours ensemble. L'objectif, le Camp de Base de l'Annapurna. A l'époque, nous étions 10 agents de voyages Nouvelles-Frontières à avoir gagné ce trek après moult sélections : quizz culture-rando, chiffre d'affaire ventes de voyages rando et course d'orientation à Chamonix ! Je faisais fièrement partie des 10 finalistes sur plus de 200 participants. Lors de ce voyage collectif, nous accompagnait un cameraman et un journaliste montagne : Jean-Michel Asselin ! Voilà, pour la petite histoire !

Alors, on ne vit pas au sommet, bien sûr, parce qu'il faut redescendre ! Par ce que la vie n'est pas vivable là-haut, et puis qu'un sommet n'est gagné que si l'on en redescend vivant !

Dans ces pages, Jean-Michel Asselin nous emmène sur les sommets, et dans les vallées des 4 coins du monde. Mais ce n'est un secret pour personne, ses montagnes "soeurs", ce sont celles de l'Himalaya au Népal/Tibet et notamment, l'Everest. L'Everest qui s'est toujours refusé à lui, malgré plusieurs tentatives. Dont une dernière avortée à 100 mètres de l'arrivée... je sais pourquoi, il me l'a raconté : ses yeux commençaient à geler.

Quatre coins du monde et quatre parties dans cet ouvrage. Les (Més)aventures himalayennes, les cimes des quatre coins du monde, petites considérations philosophiques au sommet puis dans un genre différent, car point d'escalade, les paysages libres de la Palestine.

Toutes ces chroniques forment des chapitres très courts, très agréables à lire, divertissants, instructifs. Elles sont tantôt anecdotiques, amusantes, tantôt propices à la réflexion et l'introspection, tantôt tragiques, tantôt techniques. Nul besoin d'être fana de montagnes ou tête brûlée pour les apprécier. Non, il faut juste envie de découvrir un homme, l'auteur, ce qui le constitue. Un homme mais aussi des hommes (et femmes), tant dans cet univers les rencontres sont nombreuses et les amitiés à la vie à la mort. Chacun pourra savourer cette "plongée" dans les hauteurs... Soit pour y retourner confortablement installé dans son canap' et se remémorer des souvenirs, soit parce cela paraît pour la plupart un monde inatteignable, mystérieux, fou...

Quoiqu'il en soit, ces pages permettent d'appréhender ses hommes et femmes qui passent le plus clair de leur vie accrochés à des piolets, et qui parfois, font l'Histoire : en ouvrant une nouvelle voie, en atteignant un sommet jamais gravi, en nommant un sommet (et oui, en vrai, l'Everest ne s'est pas toujours appelé ainsi !). Quelles sont leurs peurs, leur motivation; leur quotidien là-haut ou en bas, dans la vraie vie. Comment fait-on l'amour à 7 000 mètres d'altitude et par moins X degrés, le yéti existe-il, que mange-t-on au sommet, la reconversion des alpinistes, les trésors historiques inexploités de Palestine, pour cause d'occupation par les colonies, le choix de la survie, donc de l'échec, les succès, les grands et les petits bonheurs des amoureux de la verticalité !

Voilà tout ce que vous apprendrez ou vivrez en lisant "On ne vit pas au Sommet", même si ma petite liste est loin d'être exhaustive !

Et si vous vous demandez quelle est la montagne la plus belle du monde, la réponse est simple : celle que vous êtes en train de grimper ! Il va s'en dire que la montagne est un symbole et une métaphore par excellence. Une "montagne" peut-être une aventure, une décision, un amour, un travail, une passion quelle qu'elle soit, une naissance, un projet, une épreuve. Bref, tout ce qui fait grimper/grandir, qui demande un effort, un investissement de soi et qui comporte une notion de succès, d'aboutissement. La plus belle montagne, celle que l'on est en train de grimper, c'est aussi et surtout le présent. Profiter du présent, en usant des leçons du passé. Voilà la leçon de la montagne !

 

 

Levé de soleil sur l'Annapurna I en décembre 2005

Levé de soleil sur l'Annapurna I en décembre 2005

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 16 Mars 2017

9782266165440: Paris-Saigon : 16 000 km en 2CV dans l'esprit de Larigaudie

Récit de voyage - Editions Pocket - 342 pages - 7.00€

 

Parution d'origine en 2005

Le sujet : En 2003, deux jeunes amis français décident de rejoindre Saigon au Vietnam depuis Paris. Mais pas par n'importe quel moyen : en 2 CV. Leur deuche, surnommée Bucéphale, les conduira jusqu'au bout, au fil de multiples aventures, rencontres, pannes mécaniques etc.

Edouard Cortès et Jean-Baptiste Flichy roulent ainsi dans les traces de leur mentor : Guy Larigaudie, qui dans les années trente, effectua le même voyage avec son compagnon Pierre Drapier.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

Mon humble avis : Le titre complet de ce récit de voyage est : Paris-Saigon, 16000 km de nos jours en 2 CV dans l'esprit de Larigaudie !

En pénétrant dans ce livre, je pensais franchement être plus embarquée que cela et achever la lecture en peu de temps. 

Mais en fait, ce n'est pas le genre d'écrit que l'on peut réellement dévorer à vitesse grand V car il est très dense dans son contenu. Forcément, il est très riche (sans être assommant !) de détails culturels et/ou historiques des pays traversés et si l'on veut s'imprégner de tout cela, il faut prendre son temps. Un peu comme lors d'un vrai voyage que l'on effectue soi-même d'ailleurs.

Néanmoins, je me suis par moment enlisée dans certaines longueurs ou répétitions, notamment dans le ressenti des deux garçons. Et pour être honnête, l'écriture est un peu académique, ce qui ne se révèle pas très entraînant pour le lecteur.

Il n'empêche, l'aventure entreprise par ces deux jeunes est superbe et passionnante. Je l'ai lue avec envie. J'aurais aimé, à une époque, vivre ce genre d'expérience. Avec eux, nous traversons l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Roumanie, la Turquie, l'Iran, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Inde, le Bangladesh, la Thaïlande et enfin, le Vietnam. Les rigidités douanières ne leur permettront pas de passer par le Myanmar.

Au fil de leur route, Edouard et Jean-Baptiste partagent avec nous leurs étonnements, leurs observations, leurs anecdotes, les pannes mécaniques, leur découragement, leurs joies, les mille et une rencontres qui ponctuent leur aventure, rencontres bouleversantes ou cocasses, avec des personnages haut en couleur, riches ou très pauvres. Ce qui ressort de ce texte, c'évidemment l'incroyable hospitalité des populations musulmanes, hindouistes ou bouddhistes. Dans toutes ces contrées traversées, nos deux voyageurs sont accueillis, hébergés etc. souvent par des gens très pauvres. Mais aussi par des plus riches (pas vraiment "catholiques" !), qui portent une arme à la ceinture pour protéger leurs hôtes ! L'occident aurait tant de leçons à apprendre de l'orient... L'occident où l'étranger est par nature première suspect...

Certaines régions traversées sont aussi en proie des tensions tribales, du trafic de substances illicites. D'autres (ou les mêmes) se relèvent doucement mais sûrement de décennies de guerre.

Evidemment, ce récit est aussi propice à d'intéressantes et profondes réflexions sur le voyage, les compagnons de voyage, l'ouverture d'esprit, la réalisation des rêves, les différences socioculturelles, le confort, et le voyage intérieur, concomitant à toutes aventures de ce style.

Enfin et bien sûr,  ce récit est une véritable déclaration d'amour à la 2 CV, un magnifique hommage à la mythique voiture !

Une lecture que je ne regrette pas, même si je l'aurais souhaitée plus prenante, plus exaltante quelque part !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 27 Août 2015

Récit - Editions Albin Michel - 183 pages - 16 €

 

Parution le 2 septembre 2015 - Rentrée Littéraire

 

L'histoire : L'année de ses 28 ans, Eric Emmanuel Schmitt n'est pas encore l'auteur que l'on connait, mais philosophe et enseignant en cette matière. Il s'engage avec un ami dans un voyage dans le sahara. Ceci, dans le but de repérer les lieux pour le tournage prochain d'un film sur Charles de Foucault. Au cours de se périple, Eric Emmanuel s'égare seul dans le désert pendant 24 heures. L'athée qu'il était alors ne sera plus jamais le même. Il a une révélation. Désormais, "il ne sait pas si Dieu existe mais il y croit"

 

 

Tentation : Le pitch, la couv, le lieu, l'auteur !

Fournisseur : Gilles Paris, Merci pour l'envoi.

 

 

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Mon humble avis : Si le désert vous laisse de glace, si votre esprit est fermé au point que tout questionnement et discussion ouverte autour de l'existence de Dieu vous agace, j'ignore si ce livre vous plaira. En cas contraire, je n'en n'ai aucun doute !

Eric Emmanuel Schmitt met son âme à nu dans cette nuit de feu. Avec humilité, enthousiasme, simplicité, honnêteté. Il nous narre son voyage au coeur du Hoggar Algérien avec un groupe de 10 personnes menées par un Touareg. Entre les paysages grandioses et infinis, le froid glacial de la nuit, le rythme lent des dromadaires, la majestuosité et la sagesse targui; l'étroitesse de certains occidentaux, nous retrouvons la plume délicieuse et jamais prétentieuse d'Eric Emmanuel Schmitt : De la poésie, des réflexions, des passages philosophiques et d'autres plus cocasses. 

Il est question ici de la découverte et de l'acceptation de la foi et non d'une conversion à une religion quelconque. C'est sans doute ce qui m'a plu aussi dans ce livre, qui ne laisse pas la place au prosélytisme. Même si Schmitt témoigne et espère transmettre sa confiance, il avoue en épilogue qu'il ne se fait guère d'illusion à ce sujet.

D'ailleurs, le chapitre de "la révélation" est le seul que ne m'ait pas convaincu ! Pourquoi donc ? Je vais d'abord répondre avec les mots d'Eric Emmanuel Schmitt :

"Face au questionnement sur l'existence de Dieu, se présentent 3 types d'individus honnêtes, le croyant qui dit "je ne sais pas mais je crois que oui", l'athée qui dit "je ne sais pas mais je crois que non" et l'indifférent qui dit "je ne sais pas et je m'en moque". L'escroquerie commence dans l'affirmation: je sais que Dieu existe/je sais que Dieu n'existe pas".

Je suis à mi-chemin entre le 2ème et le 3ème type car rien ne me prouve que Dieu n'existe pas mais de toute façon, peu m'importe. Je n'ai pas vécu Dieu, j'ai vécu la religion, la religion tellement obligation qu'elle ne permet pas la réflexion intime et personnelle de Dieu ou peu importe le nom qu'on lui donne. Et de toute façon, je déteste ce que les religions monothéistes font de Dieu s'il existe, leur façon de se l'accaparer, de l'imposer, de l'interpréter et d'établir des lois là où il ne devrait y avoir que liberté personnelle.

"Les amis de Dieu restent ceux qui Le cherchent, pas ceux qui parlent à Sa place et prétendent L'avoir trouvé. ...Les certitudes ne créent que des cadavres"

Alors, que l'on soit croyant ou athée, ce livre est un formidable accompagnateur de réflexions individuelles ; sur nos croyances, leur pourquoi et leur comment, sur nos importances, sur nos rapport à l'autre, au temps, à la nature, au ciel étoilé, à l'infiniment grand, au dénuement, à nous même. Cette nuit de feu est aussi un livre de sage qui prône l'union, le respect, la tolérance. Très actuel à une époque ou comme par le passé, les religions séparent le monde plutôt que de l'unir.

"Nous devons reconnaitre et cultiver notre ignorance. L'humaniste pacifique coûte ce prix là. Tous, nous ne sommes frères qu'en ignorance, pas en croyance. Ce ne sera qu'au nom de l'ignorance partagée que nous tolérerons les croyances qui nous séparent."

And last but not the least pour moi, même first dans l'absolu... L'Algérie, le Hoggar, Tamanrasset, l'Ermitage du Père de Foucault, l'Assekrem, le sable, les dunes, les ergs, les regs, les oueds à sec, les petites plantes rachitiques, le feu de camps allumé par les Touaregs,  la galette de pain des Touaregs, les bivouacs, le soleil, la nuit froide, le ciel étoilé dépollué de tout éclairage artificiel, le vide à l'infini mais le paysage qui change constamment. Tout cela je l'ai vécu il y a exactement 10 ans, au même endroit, lors d'une randonnée d'une semaine dans cette majestueuse et splendide région du monde. Alors Monsieur Schmitt, merci de m'avoir permis de marcher dans vos pas, sur mes propres pas, dans mes souvenirs, d'avoir accueilli le désert et sa magie dans ma chambre !

 

logo challenge rentree litteraire 2015

 

Alors, en cadeau pour vous, si vous manquez d'image durant votre lecture...

Lever de soleil depuis l'Ermitage du Père de Foucault.

Lever de soleil depuis l'Ermitage du Père de Foucault.

LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT
LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT
LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT
LA NUIT DE FEU, d'Eric Emmanuel SCHMITT

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 16 Novembre 2014

COMPOSTELLE MALGRE MOI

 

Récit de voyage - Editions Audiolib - 6h d'écoute -20.90 €

 

Parution en livre audio en août 2013

 

Le sujet : Jean-Christophe Rufin ne connaissait presque rien du Chemin de Compostelle avant de s'y engager. Depuis les préparatifs jusqu'à l'arrivée bien méritée 800 kilomètres plus loin, nous suivons les perigrinations de l'auteur, au fil des paysages, des rencontres et des pensées intérieures.

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Sylire, merci ;)

 

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Mon humbles avis : Sa "credential" en poche, sa "mochila" sur le dos (sac des pélerins) Jean-Christophe Ruffin s'engage, depuis Hendaye, sur le chemin de Compostelle. Il devient ainsi un Jacquet (nom des pélerins de Compostelle), et choisit le chemin du Nord, par les montagnes. Plus dur, mais moins fréquenté, donc quelque part plus propice à l'isolement.

Ce récit de voyage est écrit à postériori, l'auteur n'ayant pas pris de note au fil de sa marche. Et ce récit, il est franchement savoureux, jamais rébarbatif, parfois drôle. L'humour et l'autodérision s'invitent pleinement dans la plume très agréable de Rufin. Il n'y est pas question de prière à chaque page, d'ailleurs, je ne me souviens pas que le romancier y évoque une seule prière, n'étant pas un fervant catholique lui même. Non. Ce sont les émerveillements, les rencontres diverses, variées, enrichissantes, touchantes, étonnantes ou comiques qui marquent avant tout ce livre. Aucun prosélytisme en vue, bien au contraire.

Immortelle Randonnée aurait pu être sous-titré : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le chemin de Compostelle sans jamais oser le demander ! Depuis les gites d'étapes, aux chaussettes qui sèchent, en passant par la radinerie des pélerins, les kilomètres avalés sur du bitume en bord d'autoroutes, les explications historiques, la fatigue, le découragement, la clochardisation du pélerin, j'en passe et des meilleurs. Ruffin croque moult portraits de Jacquets car aucuns ne se ressemblent, depuis leurs motivations jusqu'à leur comportement. Il y a celui qui a parcourru plusieurs fois le Chemin, celui qui le commence à 30 km de St Jacques sur une route soudain surpeuplée, ceux qui le font en bus en s'arrêtant uniquement sur les lieux incontournables.

Mais surtout, il y a ces moments de grâce, de révélation sprirituelle, de transformation de soi, tant intérieure qu'extérieure, de communion avec la nature, avec soi même, de dépouillement, de réflexion, de méditation, qui en font même oublier la réponse à la question que l'on imagine principale : Pourquoi suis-je partie sur le Chemin de Compostelle ?

Par contre, ce récit permet de faire une pause dans les fastes de la vie et de se reposer la question : quel est mon Essentiel ? Et dans "essentiel", il y a essence, ce qui nous fait marcher et avancer.

A mon humble avis, cette Immortelle randonnée est à lire, et à relire sans modération !

 

 

free-road-trip-games-audio-book

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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