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Publié le 5 Septembre 2011

Il y a quelques jours, je vous présentais ce livre ICI

J'y ai relevé de nombreuses citations. Habituellement, j'achève mon billet par quelques unes d'entre elles, les autres entrant dans la postérité de mon oubli.

Dans ce livre, je ne veux en oublier aucune. Aussi, le seul moyen est de les consigner ici. Démarche donc purement égoïste mais qui je l'espère, sera également pour votre plus grand plaisir !

 

Toutes ces phrases sont donc de Julien Blanc-Gras...

 

 

 

"Le passeport vous donne les clés de la planète".

 

"Je savais un peu mieux qui j'étais, quelqu'un capable de débarquer seul en terre inconnue, loin de ses bases, et de créer une situation.

 

" Rien ne m'empêche de considérer le tourisme comme un cours de géorgraphie à l'échelle 1, et la géographie comme le terreau de toutes les sciences humaines. Sous les cartes, les hommes. La dynamique du monde ne s'appréhende pas dans un fauteuil.. Je ne dois pas traîner, des civilisations s'écroulent au moment où j'écris et d'autres émergeront à la fin de cette phrase".

 

 

 

En évoquant des émigrés kurdes ou autres...

"Je travaillais à l'usine pour pouvoir voyager. Ils avaient beaucoup voyager pour venir travailler à l'usine".

 

 

"Je crois qu'il y a deux catégories de gens qui ne sortent pas de chez eux. Dans le premier cas, c'est simple, ça ne leur vient même pas à l'idée. Dans le second, ils n'osent pas, considérant que l'inconnu est dangereux. Il ne faut pas les bâmer. Vu de loin, le monde est effrayant. Je pense qu'en regardant où on met les pieds, nos baskets ne craignent rien"

 

" Dieu m'intéresse surtout pour ce que les gens en font".

 

"J'ai connu moi aussi la tentation de l'humanitaire. L'humanitaire n'a pas voulu de moi. Soit. Si je ne peux pas sauver le monde, je le raconterai"

 

"Des dizaines de mendiants allongés par terre. Ne pas croire qu'ils sont fainéants. Simplement, ils n'ont pas de jambes, ou alors pas de bras. Ces gens là, estropiés passent leur journée à chanter le nom de Dieu.... La foi, c'est ce qui reste quand on a plus de jambes."

 

"Il est toujours un moment dans la vie d'un voyageur où, passée l'euphorie béate de la découverte, on se surprend à maudire la population locale. Pour sa lenteur, l'aberration de l'organisation, les trous dans la route, la chiasse, bref, pour de mauvaises raisons. Ca passe vite, c'est dans le processus qui conduit à l'amour éternel d'un pays"

 

"Les prophètes sont au moins d'accord sur un point : la vérité est ailleurs. Ca m'arrange, c'est là que je vais."

 

"j'ai raté ce jour là, j'ai raté la vague. On relache son attention deux minutes et la vie vous passe à côté sans vous attendre. J'aimerais m'en foutre, je n'y arrive pas."

 

"Le paradis n'a pas d'adresse. Il se déplace à la surface de la planète pour offrir des moments furtifs à ceux qui savent les saisir."

 

" Le touriste navigue entre ces humeurs au gré de l'état de son âme. Parfois, il aide. Sa simple présence remplit les estomac. Parfois, il altère, il dénature, ravage les endroits qu'il visite, le plus souvent, par ignorance. Il ne sauve pas le monde, il n'est pas là pour ça. Le touriste finit toujours pas rentrer chez lui."

 

"Voler en business, c'est être chez soi au coin du feu avec un bon livre et la planète qui défile sous votre hublot".

 

"Dans les pays corrompus, il est très désagréable d'avoir affaire à des incorruptibles".

 

"Prendre une photo, c'est prévoir se souvenir du passé dans un futur prochain. Je mitraille, j'archive et je ne regarde jamais. Je pourrais me débarasser de cet appendice inutile".

 

"J'ai visité Sydney, Montréal, Tokyo, New York et leurs petites soeurs. Qu'en ai-je tiré, passée la jouissance éphémère de la découverte touristique ? Il me faut des voyages plus signifiants. Des voyages qui dépassent ma petite personne".

 

"Dois-je refuser de donner du travail à des gens qui m'en demandent pour satisfaire ma bonne conscience anticoloniale ? Non, je ne le crois pas. Ce serait préférer l'idéologie au bon sens"

 

"Retrouver ses amis identiques.... Revenir différent"

 

"Nous sommes les touristes de luxe de l'évolution, les simples passagers d'une époque. Nous avons visité la Terre, nous l'avons magnifiée et dévastée, nous allons repartir."

 

"C'est le plus beau paysage que j'aie vu. Ce n'est pas jardin d'Eden. Seulement un endroit à l'écart du tumulte des humains. Nous sommes sur le domaine des arbres et ils sont silencieux."

 

"On peut dire que nous avons ét bons amis pendant quelques jours."

 

 

 

Ce ne sont que des extraits, mais dont je veux me souvenir. Bien souvent, un extrait perd la saveur qu'il trouve dans son ensemble... Je ne peux que vous inviter à lire ce livre dans son entièreté et à décider quelles sont les phrases que VOUS voudrez en retenir.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 30 Août 2011

Récit - Editions Au diable Vauvert 259 pages - 17 €

 

 

 

Parution en mai 2011

 

 

Le sujet : "Certains veulent faire le leur vie une oeuvre d'art, je compte en faire un long voyage. Je n'ai pas l'intention de me proclamer explorateur. Je ne veux ni conquérir les sommets vertigineux, ni braver des déserts infernaux. Je ne suis pas aussi exigeant. Touriste, ça me suffit. S'adonner à des activités non productives mais enrichissantes. Le touriste inspire le dédain j'en suis bien conscient. C'est un cliché qui résulte d'une honte de soi, car on est toujours le touriste de quelqu'un."

Des favelas colombiennes aux hôtels clubs tunisiens, en passant par les karaokés du Yang-tsé-Kiang, les villages oubliés du Mozambique, les vagues polynésiennes, les plateaux de Bollywood, le tumulte du Proche-Orient et même par la Suisse, ce promeneur globalisé nous guide à travers l’inépuisable diversité des mondes.

  

 

Tentatrice : Keisha

Fournisseur : Keisha et son son livre voyageur, merci livre voyageur

 

 

 

 

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Mon humble avis : Là où Vincent Noyon, dans son Touriste professionnel, voyageait dans un but précis : écrire des guides de voyage, Julien Blanc Gras erre sur la planète au gré de ses envies, de sa curiosité, pour faire de sa vie ce qu'il a choisit d'en faire : un long voyage. Un rêve qu'il nourrit depuis tout petit, à l'époque où son doudou était une planisphère gonflable. On assiste donc à la réalisation de ce rêve. On suit pas à pas Julien qui s'affranchit de plus en plus. Des débuts timides à Londres, un coup d'essai en quelque sorte. Et 250 pages plus loin, nous voici au Mozambique sur un lieu qu'aucun pied humain n'a encore foulé. Entre temps, nous sommes allés au Népal, en Colombie au fin fond des favelas, on a risqué la crise de nerf dans un aéroport Suisse, on a discuté avec des Israéliens et des palestiniens qui veulent tous la paix mais ne voient pas comment y parvenir, et pour cause de plage paradisiaque, on a manqué "la vague".... Notre jeune voyageur s'est un peu professionnalisé au fil de ses voyages (via l'écriture et le reportage). Et oui, il faut bien gagner sa vie pour s'offrir la vie que l'on s'est choisi. Mais pas à n'importe quel prix...

Ces récits sont passionnants, pertinents, caustiques, parfois très drôles mais aussi désespérants, voire exaspérants.... et pourtant, que peut on faire ? Avec bon sens, Julien Blanc Gras met le doigt sur les non sens de notre monde, que ce soit en terme de mondialisation ou en mode local fond du monde.... Où, au fin fond de Madagascar, le gendarme du village est aussi corrompu que toute une classe politique, même si, au bout du monde, cela se compte en quelques litres d'essences transformés en litres de vin mais qui, de ce fait, ont laissé périr 18 personnes en mer. On constate aussi avec effroi les envers de la médaille de certaines missions botanistes ou autre... Bref, partout où il y a de l'homme, il y a de" l'hommerie" pour le pire, comme pour le meilleur. Car sur son chemin, Julien Blanc Gras nous fait rencontrer de sacrées personnes et rien que pour cela, on aimerait le suivre et voir le soleil se lever... ailleurs.

 

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Ce livre est un excellent témoignage de voyages, qui amène à réfléchir sur les motivations qui poussent justement certains à partir ou pas, sur le fonctionnement et les dysfonctionnement du monde, sur les préjugés qui conduisent souvent notre route au bout de la rue, sur notre place dans le monde et la réussite de l'objectif de notre vie. Et pour ma part, ce récit me prouve qu'en réunissant ma volonté, mes capacités, mes envies et mes rêves, je ne saurais jamais atteindre cette dimension du voyage, même si, par moment, j'ai bien eu l'impression de la frôler ! Mais l'essentiel est de voyager à sa dimension, tout en respectant celle des autres et en n'oubliant jamais que voyager, c'est faire un pas dans l'infini.

 

 

J'ai relevé nombre de citations.... D'ailleurs tellement nombreuses que je ne peux y faire un choix. Elles feront donc l'objet d'un autre billet pour ne pas trop allonger celui ci et ne pas perdre votre attention !

 

 

Lecture commune avec A Girl From Earth

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 19 Juillet 2011

Essai - Editions Stock - 215 pages - 18 €

 

 

 

Parution en avril 2011

 

 

Le sujet : L'envers du décors des guides de voyages. Vous imaginiez leurs auteurs en héros aventurier toujours hors des sentiers battus. Que nenni.

Vincent Noyoux rétablit toute la vérité sur ce métier, sur ces bouquins qui guident chacun de nos pas lors de nos vacances et nous régale d'anecdotes toutes plus hilarantes les unes que les autres.

Ce livre remet tout à sa place, c'est à dire à côté de la plaque

 

 

 

 

Tentatrices : Mes collègues

Fournisseur : Ma collègue Aurore, merci pour le prêt !

 

 

 

 

     

 

 

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Mon humble avis (d'agent de voyages ! hum hum !!): Tout d'abord, je décerne à ce le livre le trophet du livre le plus drôle que je n'ai jamais lu ! Hilarant, drôlissime. Et pourtant, même si je détecte aisément l'humour dans un livre, j'ai la rigolade moins facile que le sourire. Hors je n'ai cessé de pouffer de rire durant ces 215 pages. Déjà, le style démontre une maîtrise parfaite du sarcasme, de l'humour, de la dérision, voire de l'auto (dérision toujours), du décalé.  L'auteur sait rendre comique la situation la plus déprimante vécue au fin fond des Vosges sous une pluie transpercante. Ensuite, les diverses mésaventures ou  circonstances malheureuses vécues aux quatres coins de la planète par notre auteur sont jubilatoires. C'est bien connu, on rit toujours du malheurs des autres. Comment ne pas s'esclaffer lors de l'épisode de la pêche au gros, ou celui des cochons sauvages, du contact déprimé au Québec, de la solitude de l'auteur dans les pub irlandais, de sa surprise en visitant une chambre à Belleville... J'ai retrouvé là nombre de mes observations ou de mon vécu lors de mes voyages.

Enfin, Vincent Noyaux décrit réellement la vie et les méthodes d'un auteur de guide de voyages et c'est vrai que d'un seul coup, cela fait moins rêver. Il décrypte aussi le langage utilisé dans ces guides et nous apprends à lire entre les lignes Car oui, hélas, un guide de voyages réponds à des critères commerciaux alors... toute vérité n'est pas bonne à dire. "Un lecteur averti, oui, un lecteur alerté non" ! Des méthodes bien communes à mon métier.... Un agent de voyage a aussi ses petites phrases... "Vous avez de bons retours sur cet hôtel, il est bien" (en passant, hôtel 3* à 250 € la semaine en Tunisie)... "Et bien, c'est un bon rapport qualité prix"...

Au passage, Vincent Noyaux égratigne gentiment, mais avec lucidité, le concept du tourisme et  ses protagonistes, entre celui qui se dit Routard mais qui ne l'est pas, celui qui l'est franchement mais qui du tout passe à côté de tout sous prétexte de  se laisser guider par le vent... Bref, on est tous touristes, qu'on le veuille ou non, même si c'est la honte !!!

 

Un livre anti guide de voyage, mais résolument anti dépresseur, à lire sur la plage, en voyage, en aéroport, dans l'avion, quand vous êtes paumés au fin fond du monde par ce que les infos du Guide X sont erronées. Si vous êtes privés de vacances, lisez aussi ce livre chez vous ou à une terrasse en milieu d'une circulation dense ou dans un métro bondé. Le rire est contagieux, une rame qui rit, ça vous égayera la journée !!! Et puis, vous apprendrez que les plages de l'ïle Maurice ne sont pas si belles que ça !!! Incontournable, indispensable je le redis !!!

 

"On fait croire au lecteur qu'il tutoie l'inconnu, mais en fait, on a tout débroussaillé devant lui"

 

" Amusez vous un jour à dénombrer les adjectifs "fabuleux", "magnifique", "superbe", "somptueux" . Les plages "paradisiaques", les panoramas "à couper le souffle". Les hôtels "séduisants", les desserts "divins". Les guides sont les seuls bouquins à vous proposer au moins un orgasme à chaque page. Avec eux, si vous ratez vos vacances, c'est vraiment que vous êtes frigide."

 

Exemples des titres sous-titres des chapitres : Comment lire entre les lignes, Comment tout voir en un temps records, commentne rien voir en un temps record, comment passer inconito, de l'art de s'emmerder à table, comment se sortir du pétrin...

 

 

Trophet du livre le plus drôle que j'ai jamais lu !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 24 Octobre 2010

Sous titre : Sur le fil du voyage.

 

Essai - Editions Yago - 151 pages - 15 €

 

 

Parution octobre 2010

 

Rentrée littéraire

 

4ème de couv : Qu'est-ce qui dans le voyage reste si mystérieux ? Voyager, c'est entrer dans un rapport singulier au monde. Plus qu'une parenthèse exotique, c'est une expérience unique qui nous arrache aux certitudes. En ce siècle de tourisme de masse et de communication forcenée, ce livre exalte le temps suspendu du voyage. Son auteur médite sur l'essence du voyage avec élégance et poésie, entrelaçant sa réflexion de souvenirs de jungle amazonienne et de steppe mongole. Il esquisse une philosophie du voyage et dresse le portrait d'un arpenteur du monde, aventurier et libre. Au fil de ces pages, rehaussées de plusieurs dessins, le lecteur retrouvera certaines des émotions précieuses éprouvées lors de ses propres voyages.

 

 

Tentateur : Gilles Paris

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Lorsque Gilles Paris m'a envoyé sa selection de la rentrée pour que j'y choisisse un titre... je n'ai rien choisi du tout, c'est ce livre qui s'est imposé à moi. Imaginez : un essai sur le voyage et le tourisme, alors je que travaille dans le tourisme et que le voyage est ma première passion.... ok, exaequo avec les livres.

Amis voyageurs du monde, de la vie ou de l'imaginaire, posez vous, procurez vous ce livre, et faites en votre livre de chevet quelque temps. Lisez le lentement, quelques pages par-ci, quelques autres par là, pour l'assimiler, l'apprécier, le savourer, le réfléchir. Une telle oeuvre ne se lit surtout pas à la vitesse d'un roman. Un roman est là avant tout pour vous distraire, un tel essai est là pour vous interroger et/ ou vous retrouver et.... vous emmener ailleurs.

Pourquoi cherche-t-on l'ailleurs ? Où es l'ailleurs ? Ne commence-t-il pas au seuil de notre porte ? Qui sommes nous quand nous sommes ailleurs ? Que fuit on ? Que cherche-t-on ? Sommes nous tous apte au voyage, au vrai, celui qui vous sépare de tout ? A partir de quand voyage t-on ? Pourquoi écrit-on le voyage ? Pourquoi ce besoin d'être le premier "à passer quelque part" alors qu'on ne le sera jamais ?Et puis, le débat, qui me fait un peu plus grincer, entre voyage et tourisme.... Un débat parallèle à celui qui me dérange en littérature entre "Guillaume Musso et Victor Hugo". L'essentiel est que chacun prenne plaisir dans ce qu'il fait sans être montré du doigt. Un lecteur de Musso lira peut-être Hugo demain, dans dix ans ou jamais. Un touriste deviendra peut-être un voyageur ou pas. Certains ne sont pas fait pour être voyageur, ni même touriste. Mais l'essentiel est que cela se fasse dans le respect de l'autre, de sa différence. Je suis agent de voyages et pourtant je vends du tourisme à 90%... mais bon, je digresse.

Il m'est difficile de parler de ce livre en détail. Je ne peux que vous inciter à le lire. Vous verrez qu'il est servi par une écriture magnifique et soignée, par une extraordinaire poésie et quelques illustrations et quelques souvenirs d'Amazonie ou steppe de Mongolie. Un ensemble magistral qui se déguste. Vous sortirez de cette lecture enrichis des possibilités du monde et d'une partie de vous que vous ignoriez peut-être, où sur laquelle vous ne saviez pas mettre de mots.

Des extraits évoqueront bien mieux que moi la magie qui se dégage de ces pages :

 

"Ici commence une autre expérience du monde. Un autre monde. La nature est exotique, même si la nature des uns s'avère bien souvent la culture des autres"

 

"Sorti de ses cadres de perception habituels, le voyageur se met en phase avec la grandeur du monde, il découvre d'autres horizons, à l'extérieur autant qu'à l'intérieur de lui même"

 

"Pour apparaître comme vraiment naturelle aux yeux du voyageur, la nature doit souvent être indemne des traces de notre civilisation. Elle doit donc, telle la jeune mariée d'antan, être non seulement belle, mais encore parfaitement vierge. Sur ce point, touriste et prétendus voyageurs partagent une illusion identique"

 

"Eprouver ce surplus d'être me semble finalement le seule raison valable de voyager."

 

"Tout voyage digne de ce nom est un exercice d'humilité, tant matérielle que psychologique"

 

"Ce que le voyage véritable remet en cause, c'est notre identité, et notre identité est lié à l'égo. Cette petite forteresse que nous construisons avec le temps"...

 

"Lorsque le voyage fait son oeuvre d'alchimie, le voyageur devient autre. Il tend vers l'univers qu'il découvre au dehors et qu'il éprouve de l'intérieur. L'initiation du voyage inspire un surplus d'être, c'est à dire qu'elle pousse à être plus universel, à devenir plus vaste que soi-même. A l'horizon de  de cet itinéraire de profile la Grande Evasion, rien de moins."

 

"Nos expériences sont presque toujours des itinéraires ; la vie est un voyage. Le grand voyage, c'est la vie envisagée comme un itinéraire... Le monde est vaste, nos routes étroites. Nos vies sont limitées, ce qu'elles pourraient vivre est pourtant immense."

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 29 Novembre 2009

Récit de voyage - Presse de la Renaissance - 236 pages - 17 €

Paru en août 2009

Résumé : « Je suis de la génération Auberge espagnole. Un touriste, un voyageur, un aventurier, un globe-trotteur. Dans ma planète Google, je suis un moteur de recherche. Des blondes, des brunes, des fêtes et des paysages à en pleurer. Non, il doit y avoir autre chose. Il y a autre chose. Au détour d'un chemin, d'un regard, d'une pensée, une rencontre qui te fait dire, ça y est, j'y suis et je me sens bien. »

Clément rêve d'un voyage différent hors des sentiers battus. Quitter l'auberge espagnole qu'il connaît trop bien : partout les mêmes "routards" avec les mêmes guides, les soirées Erasmus, le folklore à la carte et les connexions Internet. 

Il s'élance pendant un an autour du monde avec ses deux meilleurs amis et laisse Chloé, sa petite amie, sur le quai. C'est le début d'un rodéo étourdissant sur les routes d'Amérique, d'Asie et d'Afrique, à la recherche du voyage perdu.

Un périple poétique qui va l'emmener plus loin qu'il ne l'imaginait...








                           

Mon humble avis : Quelle magnifique invitation au voyage !
Larguer les amarres, tout le monde en rêve. Certains le font, chacun à leur manière. Clément part pour un an autour du globe avec deux amis. Ils se dépouillent un peu plus au fil du temps, finissant même par abandonner tout guide pour ne faire confiance qu'au hasard. C'est cet immense périple que Clément Bosson nous livre ici. Un récit empli d'émotions, de poésie, d'exotisme, de réflexions. Il n'est pas question ici d'une liste de pays, de frontières ou d'exploit. La logistique n'est même pas abordée. Le temps à peine évoqué rend presque ce voyage atemporel. Non, tout ce qui intéresse Clément, ce sont les rencontres avec les autres puis, comme un aboutissement, son rendez vous avec lui même. De voyageurs paumés en berger indien en passant par la mère de famille Brésilienne, c'est toute une galerie de portraits que Clément brosse ici. Il nous décrit ces êtres qu'il croise, leurs échanges, les anecdotes, les quiproquos et les sensations nées de ces rencontres miraculeuses, drôles, touchantes, toujours enrichissantes. L'Homme dans toutes ses fêlures, dans toute sa richesse et toutes ses différences.
Clément Bosso apporte aussi beaucoup de clairvoyance et de lucidité sur sa génération, celle de l'auberge espagnole,  celle qui est perdue sitôt qu'elle n'a pas un cybercafé sous la main,  celle de la mondialisation et qui collectionne les amis sur Facebook et sur la terre entière. L'auteur s'interroge tout au long du livre sur la notion et la valeur du voyage. Il nous invite à le faire autant. Et là, je lui reprocherais peut-être un petit manque d'indulgence envers ceux qui voyagent dans les sentiers battus. Chacun n'est libre de voyager en fonction de ses moyens, de ses capacités et ses envies ? Même si je suis d'accord avec lui pour dire que la notion de tourisme fausse les rapports humains même s'il les élargit.
Ce livre vivant, remarquablement écrit, est sans contest un splendide hymne à la liberté, au rêve et à la richesse intérieure de chacun, à l'amitié. Initiatique, il donne envie de suivre ce jeune homme dans tous les sens du terme... en lisant ces prochains écrits et bien sûr, en larguant les amarres !

Quelques extraits, à la sélection bien difficile et loin d'être exhaustive !

"Sur le mont Moïse, là haut, avec Amed, j'ai l'impression de parler au ciel. En bas, avec internet, j'ai le sentiment de fouler  de nouveau mon paillasson. C'est sans doute cela la mondialisation, retrouver partout son paillasson."

" Je suis un voyageur en quête de rencontres, j'arrive de loin pour me retrouver au plus près, les yeux grands ouverts et le coeur suspendu."

"... En fait, je crois que je suis venue me secouer l'âme pour voir ce qu'il en tombait"...

"... Savoir se rendre fragile pour devenir plus fort...Il faut savoir se mettre à nu pour habiller son âme".


Je remercie







 

 

Plein d'autres infos et vidéos  ICI

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Septembre 2009

Roman - Editions Alphée - 289 pages -  20.00 €

Rentrée littéraire

Résumé : Thérèse est animatrice à la télé. À trente-trois ans, lasse des faux-semblants et fuyant une situation familiale difficile, elle décide de tout plaquer et prend un billet pour le bout du monde. Le bout du monde, pour elle, c'est la Birmanie. Là-bas, par une suite d'événements, elle vivra chez Antoine, français qui a disparu de la circulation depuis plusieurs mois. Sans le connaître, elle tombera amoureuse de lui et n'aura de cesse que de le retrouver.
Roman d'amour, de fantasme, de mystère, de politique, de bouddhisme et d'introspection, Le Rendez-vous de Rangoon est aussi une mise en perspective de la vie parisienne, au bout de laquelle Thérèse conclut : «J'aimerais rester dans ce pays où la seule ambition est la survie»...

      
                                            

Mon humble avis : Des personnages qui partent vivre des aventures peu ordinaires au bout du monde, voilà des histoires qui me plaisent car j'y trouve souvent ce que je n'ose pas être et une bonne dose de dépaysement. Dans la même veine, j'avais lu
Birmane il y a quelque temps, livre qui m'avait déçue.
Avec Le rendez vous de Ragoon, la déception n'est pas loin non plus, hélas. Pourtant, on plonge très vite dans le vif du sujet : l'arrivée en Birmanie de l'héroine, héroine avec qui je me trouvais quelques points communs cocasses ou touchants. Je me disais souvent : Tiens, on dirait moi ! Des débuts prometteurs donc... Et puis et puis, j'ai lâché l'histoire, au point de n'en lire qu'une vingtaine de  pages à la fois... Dommage... En fait, Thérèse a commencé à m'agacer par ses pensées et réactions en ce pays étranger et par son désir exacerbé d'être une héroïne dans le sens littéral de terme, tout en manquant souvent d'humilité. Enfin, que dire de son amour obsessionnel pour Antoine qu'elle n'a jamais vu mais chez qui elle a passé quelques jours... Il est plutôt crispant et aboutit à de nombreux passages trop niaiseux à mon goût.
Trop de raccourcis rédactionnels, tant dans l'action que l'évolution intérieure des personnages m'ont fait rebrousser chemin en me disant : j'ai du louper quelque chose. Il en résulte une lecture qui manque de fluidité. L'histoire d'amour inventée est trop développée au dépens de l'intégration et des changements de personnalité de Thérèse, trop baclés pour être passionnants, bouleversants  et crédibles. D'ailleurs, l'évolution de ce personnage, qui devient en quelques semaines une aventurière aguérrie, assistante de bloc opératoire, faussaire, sommité partout où elle passe, mère adoptive en quelques jours, architecte et commanditaire d'école, d'église, d'orphelinat etc... manque cruellemement de vraissemblance.
Ah oui, j'allais oublier... Thérèse a pour mission de remettre une enveloppe de 5000 $ à une célèbre opposante du régime... Si le roman était restée centrée sur cet aspect, il aurait pu être fascinant. Hélas, cette fameuse enveloppe est vite, et très, trop facilement remise.
Bref, je pensais vraiment frissonner de plaisir dans ces pages, je suis plutôt restée de glace. Alors pourquoi deux étoiles me direz vous ??? Pour les informations culturelles et politique sur la Birmanie et la junte militaire que la dirige. Et pour le dépaysement bien sûr, on fait tout de même un sacré voyage jusqu'au fin fond de la jungle birmane. Et puis, je l'avoue, mon côté fleur bleue (c'est secret hein ?!) souhaitait connaître l'issue de cette histoire d'amour platonique et imaginaire !


L'avis plus enthousiaste de
Catherine

Je remercie Gilles Paris pour cet envoi que j'ai tant souhaité !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Septembre 2009

Témoignage broché - Editions XO - 331 pages - 19.90 €

Résumé : Au terme de plus de trente années de périple dans les pays d'en haut qui l'ont fait homme, Nicolas Vanier, revient sur tous ces incroyables voyages à travers la Sibérie, le grand Nord Canadien, l'Alaska, la Laponie. Seul, en famille, ou en équipe, en compagnie d'indiens, de trappeurs ou d'inuits, ce livre fourmille de rencontres. Avec beaucoup d'humour, d'auto-dérision, serein, il nous raconte plein d'histoires incroyables, drôles, émouvantes ou surprenantes mais toujours riches d'enseignement.

Il nous offre son regard et sa vision du monde de la nature, des combats qu'il ne faut pas livrer sans discernement, de l'urgence auquel nous convie la dégradation de cette nature qu'il connaît et aime si bien .
« J'aime me retrouver à des semaines, à des mois de marche de la moindre route, du premier village. La sensation que j'éprouve alors est indescriptible
."




                                        

Mon humble avis
 :
Je suis partie avec Nicolas Vanier dans le Grand Nord, sans quitter le confort de ma couette ! Un très beau livre, des anecdotes époustoufflantes ou toutes simples... Un apprentissage de la réalité nordique loin de ce que l'on nous montre ou que l'on nous assène habituellement. Ce livre a bousculé mes idées reçues et a perturbe certaines de mes convictions écologiques entre autre. Car serait on mal informé ? J'ai juste ressenti quelques longueurs sur la fin. Mais ce livre est sans conteste à conseiller, aussi comme une "devoir de nature".

                                                                                                    

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 25 Août 2009

Résumé : Gacel Sayah est un Imouharh, un touareg. Son domaine : le désert infini. Sa richesse : le seul puits connu à des lieues à la ronde...
En accueillent deux fugitifs dans la khaima, Gacel n'a fait qu'obéir aux lois ancestrales et sacrées de l'hospitalité. Il ignore que l'un des étrangers est un leader indépendantiste dont le nouveau régime, à plus de mille kilomètres de là, a mis la tête à prix.

Aussi, un matin, lorsque l'homme est enlevé, Gacel n'obéit qu'à son devoir. Pour libérer son hôte, il va entreprendre le plus téméraire des périples : la traversée de la "terre vide" le grand erg du Sahara.

Roman d'aventure, Touareg est l'hommage d'un auteur à un peuple hors du temps et de la modernité. Un peuple qu'il connaît bien : celui des seigneurs du désert...







                                   


Mon humble avis :  Wouahou !!!! Quel bouquin, quelle aventure, quel héros ce Gacel ! Le début est magnifique. On suit avec fascination Gacel dans son périple saharien. La description de la vie des nomades est d'un réalisme tel que l'on s'y croirait. D'ailleurs, on y est ! On a chaud, on a soif, on espère l'ombre. Ce livre m'a enseveli comme le ferait une dune de sable. Il m'a happée, m'a hyptnotisée comme un mirage. Le suspens se poursuit derrière chaque dune jusqu'à la dernière page, même si, honnêtement, j'ai trouvé un peu  la fin est un peu bâclée.
Et puis... et puis... mon périple à moi c'est aussi terminé dans le désert puisque, quelques semaines après cette lecture, je suis partie en voyage dans le Hoggar Algerien... Je vous laisse rêver...



Je remets ce billet à jour car, alors que je croyais ce livre épuisé, j'ai découvert qu'il venait de sortir en format poche !:


Edition Ecolibris, 7,13 €

Plus aucune excuse de ne pas lire ce roman magnifique et de pénétrer la culture touareg et les mystères du désert !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 31 Juillet 2009

Récit de voyage / autobiographie - Livre de Poche - 507 pages - 6,95 €

Résumé : A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse.
Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l'angoisse, le doute, l'insatisfaction... S'ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu'elle s'est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les "douze kilos les plus heureux de sa vie", en Inde, ashram et rigueur ascétique l'aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l'équilibre qu'on appelle le bonheur... Et qui n'a jamais rêvé de changer de vie ?


                                 

Mon humble avis :Ce livre a un titre de chick lit', une couverture de chick lit', une quatrième de couv' de chick lit mais est tout sauf de la chick lit' !
Il s'agit du récit autobiograpraphique d'une année sabbatique prise par Elizabeth suite à son divorce. Au programme, goûter au bonheur de la vie (gastronomie et Dolcé Vita en Italie), prier (dans un monastère en Inde) et aimer en Indonésie. L'auteur évoque donc avec sincérité et humilité ses voyages si particuliers. Parce qu'elle reste de longs mois dans chaque pays, elle dépasse le stade de simple touriste. Elle vit le pays, elle le goûte, elle fait voeux de silence dans un ashram et parvient à s'abandonner dans la méditation, elle s'instruit auprès d'un sorcier indonésien. Et partout, elle rencontre des hommes et des femmes qui marqueront sa vie à tout jamais, pour des petits détails ou des grandes révélations. Oui, Elizabeth Gilbert nous parle de ces voyages où l'on se rencontre soit même pour rencontrer les autres, à moins que les autres ne vous permettent de vous rencontrer vous même et ainsi, parvenir à la paix intérieure et l'équilibre de soi par rapport au monde

Personnellement, j'ai lu ce livre avec un sourire béat presque tout du long. Il s'y dégage une telle sagesse que l'on ne peut qu'en tirer quelques leçons. Certains pourront y trouver des longueurs, ce ne fut pas mon cas. Mais c'est un livre qu'il faut lire quand on en a le temps, et quand on est disposé à accompagner l'auteure dans ce voyage intérieur qui peut devenir notre propre voyage. J'ai aussi vivement apprécier ses explications sur la pratique du yoga et sur la méditation, explications qui sortent de son coeur pour entrer directement dans le notre, en toute simplicité et accessibilité... Je pourrais disserter pendant des heures sur ce livre pour vous convaincre de vous en approcher... Une lecture magnifique. J'ai l'impression d'avoir passer de belles soirées à discuter avec une très bonne amie. Oui, je me suis sentie très proche de l'auteure dont j'ai envié la persévérance et la réussite dans le chemin vers la paix intérieure. Oui, j'aurais aimé être capable d'écrire ce livre...

                                             livre lu dans le contexte
                                                    

L'avis de Fleur

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Juillet 2009

Roman de voyage - Pocket - 408 pages - 6.90 €

Résumé : Partir ! « Aujourd'hui, le paradis est à portée de carte bleue. »

En délicatesse avec sa fiancée, son travail, et une vie sans surprise, César décide de gagner l'Asie de tous ses fantasmes avec une idée folle : rapporter de Birmanie, ce pays coupé du monde, l'histoire qui changera sa vie.

De Rangoon la tropicale aux mirages de la Vallée des rubis, il plonge dans une réalité où la violence de la dictature cohabite avec la beauté la plus ensorcelante. Guidé par une jeune femme médecin, il s'enfonce dans le pays. Au cœur des ténèbres, le voyage du jeune Français va se transformer en formidable aventure. Vers une légendaire Femme-Tigre, réfugiée avec son peuple au cœur de la jungle du Triangle d'Or.



                                       

Mon humble avis :Je suis entrée tête baissée dans ce livre, persuadée qu'il serait de ceux qui sont "ma raison de lire". Il réunit tous les ingrédients pour me séduire : voyage, aventure, exotisme, culture, romanesque... L'histoire commence très vite et très fort. Quelques pages seulement suffisent à nous mener dans le vif du sujet. Et puis, très vite aussi, le récit s'est essoufflé pour me laisser un peu sur les rotules, avec une grande hâte d'en finir.

Mon plus grand reproche va à l'insupportable verbiage usé par l'auteur... Je ne compte pas les innombrables "tasse de thé fumante qui lui brûlait les lèvres"... Autres extraits choisis : "L'homme agenouillé était toujours agenouillé" (bof bof, une relecture supplémentaire n'aurait pas été du luxe)... Ou encore : "Je sens le plaisirn qui s'impose et jaillit tandis qu'elle libère un cri aigu dans la nuit pulvérisée d'étoiles" (A trop vouloir faire de poésie, on en tombe dans le ringard, trop de poésie nuit à la poésie, à ma humble avis ) Enfin, un dernier pour la route : " Trois formes s'étaient dessinées à l'horizon, noires, vibrantes, semblables à de gros frelons progressant dans l'éther sous l'impulsion de leurs élytres tournoyantes (Tout ça pour introduire des hélicoptères dans un récit !...)

Autre sujet de déception : Le personnage principal, César. Attachant et captivant au début, il en devient agaçant, transi d'amour et de jalousie obsessionnelle qu'il est après deux petites nuits avec sa dulcinée... Dommage, vraiment dommage que j'en sois parfois venue à me dire que parfois, romanesque rimait avec rocambolesque... Dommage aussi car l'auteur, extrêmement bien documenté et informé, parvient par des précisions presque journalistiques, à capter notre intérêt et notre fascination pour ce pays méconnu qu'est le Myanmar, alias la Birmanie.

Christophe Ono-Dit-Bio nous emmène au fin fond de la Birmanie. Face à nous, la Birmanie des cartes postales avec ses émouvantes et enivrantes cérémonies bouddhistes, ses temples et ses coutumes. Mais aussi la Birmanie que l'on ne montre pas : celle de la junte militaire et de la jet set, de la drogue et de la prostitution. Nous pénétrons aussi l'univers de l'humanitaire et des expats'. Dans tout cela, à travers les mots de l'auteur, nous réalisons pleinement ce qu'est vivre sous une dictature. Et l'on comprend pourquoi ce roman a remporté le prix Interallié. Et il reste que ce livre représente tout de même un magnifique voyage dans cette partie de l'Asie.


                                             

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Rédigé par Géraldine

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