Articles avec #recits ou romans de voyages tag

Publié le 19 Janvier 2009

Résumé : « …Soudain mon aile se referme. Aussitôt la voile part en torche, se met à tourner, à vriller. De plus en plus fort. De plus en plus vite. Adieu le gentil animateur aux sept millions de téléspectateurs. Je ne suis plus qu’une brindille désarticulée par le vent, une poussière dans l’infini qui m’appelle. Impossible de rouvrir mon aile, la rotation est trop forte. C’est la fin… »
24 août 1988. Ce jour-là, Sylain Augier aurait dû mourir. En pleine ascension médiatique, alors qu’il est en passe de devenir une star du petit écran, il est victime d’un terrible accident de parapente. Quelles seront les conséquences de cette « chute », dont il sort miraculeusement vivant mais grièvement blessé ? Que va devenir ce Toulousain gâté, à qui la vie jusque-là, a toujours souri ? Quel nouveau regard posera-t-il sur son passé ? Apprendra-t-il à rebondir et à envisager autrement le présent et l’avenir ?
De ses débuts à la radio jusqu’à l’incroyable succès de « Faut pas rêver », en passant par des zones plus secrètes, plus troubles, où se côtoient la souffrance physique et la dépression psychique, le présent récit nous fait découvrir le parcours chaotique et exemplaire, sans masque et sans complaisance, d’un homme méconnu et attachant. Une leçon de courage et un message d’espoir. La vie plus forte que tout.


                                                    

Mon humble avis: Ce livre est le véritable coeur ouvert d'un homme, Sylvain Augier, le célèbre animateur TV et radio. Ou plutôt, de plusieurs hommes... L'homme public que l'on connaît (entre lisse bien poli et casse coups !), celui que l'on pense connaître, celui que connaissent sa famille et ses amis et celui qui se cache des autres, derrière lui même aussi.Mais toujours celui qui lutte, qui se bat. Un homme que l'enthousiasme ne quitte rarement. Sylvain Augier avoue tout. L'accident, la douleur, l'accoutumance à la morphine pour soulager la douleur omniprésente, la dépression. Le tout sans complaisance, sans fausses excuses, avec une pudeur dosée minutieusement. On ne tombe jamais dans la complainte insupportable et interminable. Il est fier de ses victoires mais ne cache pas ses faiblesses. Il est intègre, même s'il avoue s'être parfois éloigné de ses idéaux pour réussir. Toute sa vie, il a jonglé avec la vie, il a joué avec le danger, il a  flirté avec la mort qui ne l'a jamais attrapé. Il a pris tout les risques comme quelqu'un qui croque la vie à pleines dents, qui veut tout essayer. Manifestement, Sylvain Augier est un têtu, un entêté, un "jusqu'auboutiste", un persévérant... Un homme pour qui l'atteinte d'un objectif appelle forcément un nouveau défi. Un homme qui vit parfois sans s'en rendre compte dans une frénésie : rythme, notoriété, succès, multiples expériences extrêmes, carnet d'adresse impressionnant, et qui ne réalise pas forcément que la roue tourne.
C'est un récit confidence qui commence par un drame, un terrible accident de parapente et les horreurs qui s'en suivent. Nous faisons des allers retours entre son enfance, son "service militaire" dans un Nicaragua en pleine guerre civile",sa convalescence, sa vie d'adulte et son métier de journaliste animateur. Nous découvrons ainsi comment se construit pas à pas, mais avec une obstination sans borne, la carrière d'un journaliste animateur. Et ce récit nous confirme une fois de plus que tout ces hommes et femmes que nous voyons dans notre lucarne sont sur des sièges éjectables, que le monde des médias est impitoyable, même si, je suis d'accord, on ne force personne à y être, et que les médias n'ont pas l'exclusivité non plus dans l'inhumanité du monde du travail !
En conclusion, un récit incontournable, passionnant, émouvant, d'un homme comme les autres mais qui a eu un destin, même plusieurs destins incroyables. Une ode au combat, une ode à la vie. Un modèle de courage. Je suis à 100% pour ce type de témoignage. Sylvain Augier n'est certainement pas le seul a avoir traversé ces épreuves, son témoignage peut donc aider d'autre personne à s'en sortir. Même si ce n'est une seule personne, ce serait déjà énorme.
J'ai pris un réel plaisir à faire plus ample connaissance avec ce grand monsieur que je ne connaissais que par sa présentation inoubliable de l'émission "Faut Pas Rêver".... Un homme de la trempe d'un Nicolas Hulot. Ces hommes, je les surnomme parfois les aventuriers de la vie, de l'aventure et des mésaventures. Comme des héros, on les croit infatigables. Sylvain Augier a l'honnête de remettre les pendules à l'heure. Une trempe d'homme qui me passionne, qui me fascine. Bref, je suis conquise ! Les récits de ce que j'appelle "les hommes de l'extrême" ou encore "les fous furieux" m'emmènent si loin !!

L'avis de Finette ICI et de ConstanceLA
Soie a lu et aimé ce livre ici.


Je remercie Suzanne de "Chez les Filles" et Les éditions Carnetsnord pour cette inoubliable lecture !








Faute d'obtenir mon interview habituel alors que Mr Augier me demande de l'appeler sur son portable (que l'on m'a transmis), voici une interview télévisuelle de l'auteur :

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Janvier 2009

Résumé : Vingt ans d'expéditions sur les plus hauts sommets de la terre ont inspiré à la plume écorchée de Jean-Michel Asselin quarante récits où luttent l'amour, l'amitié, la mort. Loin des comptes-rendus sportifs et vaguement prétentieux, l'auteur, exaspéré par sa propre incongruité en ces hauts lieux, transforme l'altitude en émotion, le manque d'oxygène en euphorie et nous invite à contempler le monde, à bout de souffle.
















                                            


Mon humble avis :   J'ignore s'il sera objectif car je connais ce grand Monsieur qu'est Jean Michel Asselin.

Il y a 3 ans, par un incentive à mon travail, je gagnais un trek de10 jours au Népal, trek devant nous mener, avec les 10 autres gagnants, à l'ABC : Annapurna Base Camp, vers 4300 mètres d'altitude, à mi chemin de ce 8000 mètres... Accompagnaient notre expédition un médecin, un cameraman et journaliste, Jean Michel Asselin, dont je découvrirais plus tard qu'il est l'un des plus grand journaliste de montagne et Himlayiste Français (Dixit Alexandre Poussin). Il faisait avec nous son 36ème voyage au Népal...

Je considère Jean Mi comme un ami, même si nous ne nous sommes pas revus depuis, nos vies ne nous menant pas aux mêmes endroits sans doute. Mais nous sommes en contact via messagerie mail de temps en temps. Car une véritable rencontre spirituelle s'est passée entre nous, donnant naissance a un attachement inexplicable....  J'ai mis mes pas dans celui de l'alpiniste chevronné qui me soutenait dans mes moments difficiles (si,si, c'est dur le Népal ). Nous avons écrit un soir chacun notre résumé de la journée. Le sien était bien plus poétique que le mien. Normal me direz vous, il est journaliste ! Journaliste oui, mais aussi romancier. J'ai lu 2 de ces romans ("Nil, Sauve toi" et "l'éveil et l'absence" que je chroniquerais lorsque je les aurais relus). Les livres de Jean Mi, dès que vous ouvrez les premières pages, ils vous rendent poètes, vous donnent l'envie farouche de vous saisir d'un stylo et d'écrire, d'écrire, d'écrire...
Vous l'aurez compris, ce billet parle autant de l'auteur que du sujet. Revenons donc aux chroniques, revenons à nos montagnes !
Ces chroniques se lisent si possible confortablement installé sous une couette bien chaude, une théière fumante à vos côtés. A chaque chapitre, notre admiration grandit pour ces marcheurs du ciel, puisque seul le ciel les arrête. Ces hommes qui repoussent leurs limites chaque jour un peu plus et qui, parfois, sont obligés de renoncer à quelques mètres de l'objectif. C'est ce qui est arrivé à Jean Mi, obligé à 15 mètres du sommet de l'Everest de faire demi tour : Ces yeux commençaient à geler. Déception, mais ce sera pour une prochaine fois. Tout le monde se retrouve au camp... Tout le monde, non, ils en manquent. Qui, par où sont ils passés, quand sont il partis ? L'accident mortel, certainement. C'est la vie de ces montagnards de l'extrême, de l'enfer même, que nous conte ici Jean Michel Asselin avec son coeur, ses sentiments, ses peurs, ses joies,ses pleurs, sa rage de vaincre, son courage, sa persévérance. Et puis il y a l'amitié, l'entraide incontournable, le code d'honneur du montagnard, comme dans une communauté. C'est écrit avec une poésie, une jolie pudeur, une sensualité caressante, comme une douce confidence chuchotée à l'oreille. Et le tout, dans des paysages à vous couper le souffle. Une magnifique aventure humaine racontée par l'un des plus grands Hommes que la vie m'a donné de rencontrer !
Que je sois subjective ou objective, ce livre est de toute façon à lire par tout les amoureux de la montagne, des grands espaces, de la liberté, du défi, du challenge, de l'aventure de l'homme contre et avec la nature !

Extraits :

"J'essaie de respirer, comme si ça ne voulait plus, comme si l'air manquait soudain. On a peur. Puis ça revient tout doucement, puis on se dit qu'on ne va pas mourir."

"Tous les gens qui ont fui des pays confortables pour des contrées hostiles sont des tendres. C'est parce qu'il ne supporte pas le combat social qu'ils ont choisi de se colleter avec la nature. Ce sont des tendres qui vont vers l'Everest"

                                                            

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Janvier 2009

Résumé : Jonathan est un goéland singulier. Il refuse de voler uniquement pour se nourrir. Il veut voler pour le plaisir : toujours plus vite, toujours plus haut. Il finira pas être chassé de son clan, condamné à une vie solitaire jusqu'au jour où il rencontrera d'autres adeptes du vol libre... L'auteur, un passionné d'aviation, traduit ainsi l'histoire de Jonathan : "Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir."







                                       

Mon humble avis :Avant d'être un film, Jonathan Livingston le Goéland fut tout d'abord un livre initiatique magnifique que j'ai lu il y a 19 ans.... avant de lire l'Alchimiste que j'ai trouvé bien pâle en comparaison.
Entrez dans l'esprit du goéland, devenez goéland et partez la découverte du monde qui vous entoure, de vous même, de vos limites, de vos capacités inimaginées, de votre humanité. Ce livre, est, comme le film, une formidable leçon de vie, de tolérance, de persévérance, de courage, d'humilité.
"Exigez la liberté la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être", tel est le fabuleux message de ce goéland pas comme les autres mais qui ressemble un peu à chacun d'entre nous !




                                      
                           

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Octobre 2008

Résumé : Forts d'un tour du monde à vélo et d'un travail humanitaire en Afghanistan, Bertrand Gonnet et Cyrille Moleux relisent leur aventure, avec ses richesses et ses manques, nous livrant ainsi les clés pour réussir cette expérience unique et enrichissante que représente une année pour soi... et pour les autres.


Année sabbatique. Deux mots qui font rêver. Qui, en effet, n'a jamais eu envie de prendre le large ? Pourtant, tout n'est pas si idyllique qu'il y paraît. Pour que l'expérience soit à la hauteur des espérances, une véritable réflexion sur les motivations et une préparation exigeante s'avèrent nécessaires avant de passer à l'acte. A quelle période de sa vie partir ? Quelle expérience choisir ? Voyage ? Engagement dans l'humanitaire ? Service national volontaire ? Reconversion ? Comment s'organiser ? Et aussi, comment gérer le retour à la vie " normale"?

                                    

Mon humble avis :  J'ai acheté ce livre (et quelques autres) au Festival des Etonnants Voyageurs de St Malo il y a 3 ans... en présence des auteurs qui ne se sont pas fait prier pour me signer une belle dédicace ! Ai-je aimé le livre ? !... Comment pourrait -il en être autrement ? Un livre qui me conseille de réaliser mes rêves les plus fous et me conte la réalisation de ceux des autres ne peut que me passionner ! Bien sûr, les rêves tournent autour du voyage et de l'humanitaire. (comme les miens, ça tombe bien !) "Une année pour soi" donne en fait les clés pour s'ouvrir au monde, aux différences, aux autres, mais pas forcément pour se regarder le nombril ! Il regorge d'anecdotes parfois drôles, souvent émouvantes, de témoignages, d'exemples et enfin de véritables conseils pour ceux qui veulent faire "le grand saut". Les dernières pages comportent un guide pratique avec adresses, sites internet...  Ah oui, je précise : pas l'utopie dans ces lignes, mais de la lucidité et un esprit critique et réaliste !

Lisez ce livre ! Même si vous n'avez pas de projet de cette envergure, il vous emmènera sur les chemins du monde, vous prouvera que certains rêves sont réalisables avec un peu de patience et de courage ! Tout ce que vous risquez, ce sont quelques heures d'évasion, à moins que ce bouquin débloque quelque chose en vous et vous donne l'envie, à vous aussi, de larguer les amarres ?!!
                                                                                               



                                                                                                             

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Octobre 2008

Résumé : Magali est étudiante en " ethno " quand elle rejoint sa famille en Guyane et convainc un jeune Indien acculturé, Arakoya, de la conduire dans son village pour assister au rite de passage de son frère. De là ils vont s'enfoncer dans la forêt et rencontrer les Malalyaliana, les hommes feuilles, qui vivent comme aux premiers jours du monde, aux confins de la Guyane, du Surinam et du Brésil. Auprès d'eux elle va apprendre à vivre au rythme de la nature, de la façon la plus primitive puisqu'il s'agit de groupes amérindiens non contactés (ils ni connaissent ne le métal ni le hamac). Mère d'une petite fille qu'elle a eue avec le chaman, elle sera, malgré elle, enlevée à la tribu dont elle partageait désormais la vie simple et préservée.



                                          

Mon humble avis : Il est des livres qui ne croisent pas votre vie par hasard. "La femme feuille" est de ceci, je l'ai pourtant acheté sans le chercher sur un étal de marché.
L'histoire commence presque par la fin. Magali vit misérablement à Paris dans une mansarde, et elle élève seule sa fille métisse, Kulilu. Celle-ci la presse de questions à propos de son père. En guise de réponse, Magali s'enfouit dans la rédaction d'un manuscrit. Ainsi, elle retourne mentalement dans la forêt guyanaise, dans sa tribu. Et elle nous conte sa vie, les aventures et mésaventures qui l'ont amenée à partager la vie des Hommes Feuilles, l'une des dernières tribus non contactées.

Ce livre est passionnant et captivant ! Le personnage de Magali est purement romanesque mais les innombrables informations données sur les peuples amérindiens sont véridiques. Ainsi, l'on apprend qu'au XXème siècle, une tribu par an était décimée en Amazonie. Sans aucun doute, l'auteur a volontairement écrit un magnifique plaidoyer pour la survie et le droit à l'intégrité des Indiens, menacés entre autre par le recul de la forêt.

"La femme feuille" est donc un de ces romans initiatiques que j'affectionne particulièrement. Nous vivons ainsi des mois au fin fond de l'Amazonie, nous partageons les émotions de Magali. Elle est tout d'abord en colère d'être ainsi prisonnière de la forêt, puis elle évolue, jusqu'à être absorbée par son entourage, jusqu'à l'absorber elle même, l'accepter. Elle reçoit "Son Chant", cette espèce de révélation personnelle qui vous fait vivre en adéquation avec la nature et vous même. Ce que nous devrions chercher, nous occidentaux trop obnubilés par notre confort matériel.

 Ce roman est aussi l'occasion de belles réflexions sur le sens réel de la liberté, de la notion de choix,  la quête du bonheur, l'écologie, le respect de la Terre et la triste utilisation que nous en faisons, l'acceptation des différences, la remise en question intime, l'évolution sans doute inévitable de l'humanité... La liste est longue alors je vous invite à lire ce livre... Au delà de sa grandeur romanesque, vous y trouverez un intérêt culturel, géographique, et spirituel. Vous en ressortirez sereins et grandis en votre âme et conscience !




                                                                           


PS : "La femme Feuille" participe au combat pour la survie des tribus Amérindienne. Pour plus d'informations,
http://www.survivalfrance.org/

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Octobre 2008

Résumé : " Depuis dix ans, j'ai trop vu, trop senti, trop admis et pas assez haï.
Depuis, je glisse vers l'obscurité et la réclusion. Entre l'obéissance à la vie et la démence des souvenirs, je suis vieux de plusieurs morts. Mes victoires sur moi-même débouchent sur le vide. " Homme de terrain avant tout, Paul-M Marchand s'est forgé une façon toute particulière d'appréhender le comportement de ses semblables. Témoin acharné des guerres et de ses fantaisies, il réfute jusqu'à l'idée que ces horreurs puissent rester lettre morte - ces horreurs dont personne ne semble être responsable, mais dont il faudra bien pourtant que quelques-uns répondent un jour, devant et au nom de l'humanité.
Sympathie pour le diable est ce récit de l'insoupçonnable, qui sonde nos consciences en répercutant sans concession ni voyeurisme ces taches de sang qui maculent l'Histoire.


                                           

Mon humble avis : Il ne peut que prendre encore quelques leçons d'humilité. Que dire de plus que le résumé pour attirer votre conscience.  Paul.M Marchand a passé dix ans de sa vie à Beyrouth et à Sarajevo en plein conflits, conflits assez peu relayés dans nos cultures faute de pétrole sans doute ?? Marchand a par ailleurs obtenu trois prix internationaux  de correspondant de guerre. Ce sont ces dix années de correspondance de guerre qu'il raconte ici, sans complaisance, sans voyeurisme et surtout sans censure. Ce récit, conçu comme un reportage est magnifique et terrifiant puisqu'il ne s'agit pas d'un roman mais de la réalité la plus atroce. Ce journaliste, nous le suivons pas à pas, dans ses peurs, ses doutes, sous les balles, chez les habitants blessés. Il est même des jours où il ne sait plus ce qu'il fait là, ni a quoi sert tout cela ? Il nous communique sa légitime détresse et nous offre une autre vision des conflits armés. Dans une guerre, il n'y a pas que des militaires... Il  a des civiles qui souffrent le martyre en silence, ignorés du monde. Marchand nous montre cela. Alors bien sûr des scènes sont très difficiles à lire. Mais on se force à les lire car sinon, comment peux t-on prétendre comprendre et partager la douleur des autres si on ne sait pas la lire, la voir ou l'imaginer. A ne pas mettre dans les mains de jeunes esprits fragiles mais à lire absolument et se dire ensuite : Plus jamais ça". A force, parviendrons nous a adoucir le monde ?

                                                                                                                                                                                  

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Octobre 2008

Résumé : La grande statue du Dragon d’or est à l’abri dans un petit royaume mystérieux, encastré dans les montagnes de l’Himalaya. Selon la légende, cette œuvre d’art ne vaut pas tant par les pierres précieuses qui la recouvrent, que parce qu’elle prédit l’avenir et protège le pays.
Au cœur de Manhattan, un millionnaire sans scrupules veut s’en emparer pour dominer le monde…
Au palais, d’étranges événements se produisent et le roi pressent que le Dragon d’or est en danger.
C’est ce qu’ignorent l’intrépide journaliste Kate Cold, son petit-fils Alexander et son amie Nadia, qui viennent d’être conviés à découvrir les beautés et les secrets du Royaume interdit. Alex et Nadia partent retrouver le prince Dil Bahadur et son maître, le moine bouddhiste, dans les montagnes perdues où règne encore la civilisation des hommes des neiges. Traqués par des bandits sanguinaires, ils mesureront l’importance de l’ancestrale sagesse bouddhiste.


                                                          
                                          
                                                
                                                                                                          

Mon humble avis : Ce roman est la suite de "La cité des Dieux Sauvage" que j'avais pourtant bien apprécié.
En achetant ce livre, j'espérais retrouver un peu de l'atmosphère de mon voyage au Népal, donc au coeur de l'Himalaya, comme dans ce roman. Certes... Mais non... C'est finalement une suite laborieuse de la première aventure d'Alex et Nadia. Ca traine en longueur pour une action somme toute assez limitée. Le seul intérêt de ce livre sont les quelques préceptes bouddhistes distillés de ci de là... Ce livre devrait être édité en bibliothèque verte pour trouver son public ou alors, cette fois, comporter un énorme avertissement sur la couverture : Interdit au plus de 13 ans sous peine d'ennui mortel !
      

                                                                           


Tome 1 de ces aventures sur ce blog :
la cité des dieux sauvages

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Octobre 2008

Résumé : Quand sa mère tombe malade, le jeune Alexander Cole s'engage avec sa grand-mère, une baroudeuse qui n'a pas froid aux yeux, dans une équipe du National Geographic qui se rend en Amazonie à la recherche d'une créature mystérieuse, que peu d'hommes ont  vue et que les Indiens appellent « la Bête ». Participent également à cette expédition, dirigée par un célèbre anthropologue, deux photographes, une séduisante doctoresse, un guide vénézuélien et sa fille, la merveilleuse Nadia. Un des buts de la mission est de vacciner les Indiens, nommés les « gens de la brume ». Mais le voyage est parsemé de dangers, de découvertes aussi extraordinaires que surprenantes. Ce roman d'aventures haletant, qui conjugue connaissances et exotisme, savoir et évasion, a été traduit et publié dans le monde entier.

                                  


Mon humble avis :Je garde un excellent souvenir de ce premier tome des aventures d'Alexander. Ici, c'est un voyage le long de l'Amazonie, un voyage parsemé d'embuches qui font de ce livre un très agréable roman d'aventure et de suspens. L'atmosphère est bon enfant, très divertissante et enrichissante. En effet, on découvre au fil de l'eau la vie amazonienne, aux abords du fleuve mythique. Le petite pincée de surnaturel et de fantastique ne dérange pas le lecteur, car cela ajoute encore du merveilleux à cette belle histoire d'amitié. Une très belle évasion littéraire et exotique pour adultes et ados !

La suite de ce roman,
Le royaume du dragon d'Or, sur ce blog.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Septembre 2008

Résumé : Sonia et Alexandre Poussin ont entrepris de remonter l'Afrique à pied, du cap de Bonne-Espérance au lac de Tibériade. Trois ans de marche le long de la vallée du Rift en Afrique de l'Est, pour refaire symboliquement le premier voyage du premier homme, de l'australopithèque à l'homme moderne. Dans ce volume qui retrace les sept mille premiers kilomètres de leur périple, du Cap au Kilimandjaro, ils nous font partager une Afrique intime. Ces aventuriers ont affronté le soleil implacable de la brousse, les attaques d'animaux sauvages, les déserts et les jungles. Seuls, à l'aventure, sans sponsors ni logistique, partageant le dénuement de leurs hôtes, ils nous parlent à chaque page de la générosité et de l'enthousiasme de ces hommes et ces femmes qui peuplent la terre d'Afrique. Jour après jour, Sonia et Alexandre sont devenus un peu plus africains.



 




                                


Mon très très humble avis : Wouahou.... Je reste sans voix, sans mot.
Alors, je vais commencer par un avertissement vital pour le lecteur : n'entamez pas ce livre sans vous munir de très bonnes chaussures de marches et de quelques litres d'eau en réserve. Car vous partez pour 7000 km pendant lesquels vous crèverez de chaud, vous mourrez de soif et vos pieds ne deviendront rien d'autre qu'une superposition d'ampoules. Vous me direz, où est le plaisir dans tout cela ? Pour Sonia et Alexandre Poussin, le plaisir est dans chaque pas qui les rapproche de leur objectif, de leur défis, de leur challenge aussi fou qu'inutile : rejoindre à pied Jérusalem depuis Le Cap, c'est à dire suivre les pas de l'Homme depuis son berceau. Ce premier tome nous mène donc du Cap au sommet du Kilimanjaro.

Pour le lecteur, le plaisir, la découverte, la fascination et l'admiration sont à chaque page. Il n'est dans ce livre aucune page, aucune ligne qui ne vous rende meilleurs, plus humbles, plus philosophes, plus instruits, plus humains, plus tolérants, plus émerveillés, plus heureux, plus perplexes, plus ouverts, plus atterrés, interrogateurs, révoltés, indignés,dégoûtés, attristés aussi. Car les Poussin nous content sans complaisance et sans censure l'Afrique ambigue qu'ils traversent : ses merveilles et ses atrocités, ses richesses et sa pauvreté. Comme il est curieux d'ailleurs d'écrire richesses au pluriel et pauvreté au singulier. C'est parce que au fil de ces pages, on réalise que l'Afrique dispose de richesses insoupçonnées et « motivantes ». qui font d'elle une mosaïque magnifique. Par contre, il n'existe qu'une pauvreté, révoltante où que l'on soit. On réalise à quel point nous sommes manipulés aussi par notre instruction et nos médias. Les multiples témoignages des protagonistes nous rendent perplexes devant la complexité africaine. La solution africaine pourrait être simple, mais cette simplicité n'est pas forcément là où nous, Européens, la supposons située.

Africa Trek 1 nous amène donc à nous interroger, à nous remettre en question et surtout à ouvrir les yeux : A nous de lire et de voir derrière la carte postale et devant les reportages de nos journeaux télévisés. Ce devrait être un livre incontournable de geo-politico-historico-commercico- relations internationales entre le « Sud » et le « Nord. »


Mais Afrika Trek est avant tout le récit d'une aventure extraordinaire, un parcours fait de rencontres, de regards, d'amitiés, de hasards, d'espoir, de rires, de surprises, d'émotions. Certaines scènes sont très fortes et souvent, je n'ai pu retenir mes larmes. Oui, j'ai pleuré en lisant ce livre, parfois de rage mais le plus souvent, par surplus d'émotions positives.


Disserter ici du style d'écriture semble déplacé et dérisoire car hors sujet. On ne va pas vers ce style de livre par passion littéraire. Et pourtant, je me lance tout de même : ce livre est formidablement écrit, avec pudeur, poésie, réalisme, humour et autodérision. Comme les Poussin, c'est un style qui marche droit mais qui sait prendre le temps de regarder sur les côtés.


Enfin, mais là il s'agit d'un avis très personnel... Surprise ! Afrika Trek est surtout une très belle histoire et leçon d'amour entre deux êtres : Sonia et Alexandre. C'est sans doute la plus belle histoire d'amour qu'il m'ait été donné de lire sans que celle ci soit le sujet du livre. Une histoire d'amour vraie, comme chaque page de ce livre, chaque lever et coucher de soleil. J'en veux pour preuve la réponse d'Alexandre Poussin à la question « Pourquoi êtes vous partis 3 ans à pieds ? »


« Pour partager chaque seconde de la vie de ma femme ». Afrika Trek, ou l'hymne à l'amour...

  Bon, pour quelqu'un qui restait sans voix et sans mots.... Je m'étale...Sérieusement, oubliez tout ce que je viens de dire. Ce n'est pas un livre dont on peut réellement parler. C'est un livre qu'il faut vivre, donc qu'il faut LIRE !  

Plus loin sur ce blog, Afrika Trek, le film

PS : C'est décidé ! A moins qu'une superbe autre opportunité très économique de voyage me soit proposée, l'année prochaine mes vacances me porteront en Afrique. Un projet de longue date : Dakar / Bamako en train. Qui est tenté ???

Monsieur et Madame Poussin, si vous passez par ici, laissez un p'tit commentaire ! Ca me fera le plus grand des plaisirs. Et encore merci pour cette bonne soirée Rennaise !

                                                                                                 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Septembre 2008

Résumé : On les appelle le peuple sauvage. Lorsque Marlo Morgan, Américaine tranquille, rencontre cette tribu d'aborigènes australiens, elle ne sait pas que sa vie va être bouleversée. Dépouillée de ses vêtements, déconnectée de sa culture, la " mutante " est propulsée, pieds nus, dans le bush australien.





                                  


Mon humble avis :  Ce livre initiatique m' a été conseillé par Claire, une grande dame, concentré de sagesse, ma Rencontre de mon voyage dans le désert Algérien.
Claire était là en qualité de médecin d'expédition et moi...et bien en temps que Moi, membre d'expé. (Heu, petite randonnée pour être honnête).
Message des hommes vrais est tiré d'une histoire vécue. Marlo Morgan annonce l'avoir écrit sur la forme d'un roman pour rendre le message plus accessible et le livre plus divertissant pour ceux qui ne seraient pas atteints par le message. Je n'ai pas perçu l'ombre d'un roman dans ce livre (peu d'ombre dans l'absolu dans le bush Australien - cette plaisanterie est ridicule mais je n'ai pu m'en empêcher ! ) Par contre, j'ai trouvé ici l'humble et touchant récit d'une aventure extraordinaire.
Un aborigène passe en voiture prendre Marlo à son hôtel. Celle ci s'est vêtue de ses plus beaux atours car elle va assister à une réunion entre tribus aborigènes. Elle espère être de retour à l'hôtel le soir même pour écrire un article antropologique et poursuivre son étude... Elle ne reviendra que 3mois plus tard, après une réelle marche à pied dans les déserts : le bush australien et le vide intérieur personnel. Trois mois partagés, pas à pas avec une des dernières tribus aborigène, tribus non recensées. Tribus qui vivent comme les premiers hommes, comme les Hommes Vrais, avec les dons de mère Nature ou dame Terre, comme vous le voulez.

Ce livre est magnifique, boulversant, à lire que vous soyez en paix ou pas avec vous même ou le Monde. Et, comme on s'y attends, le message est profondement écologique, humaniste. Il est temps de se reprendre... la solution est en nous. En respectant la Terre, c'est nous que nous respectons !

PS : Un voyage au fin fond de l'Australie, mais une toute autre Australie que celle de Douglas Kennedy !

 

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Rédigé par Géraldine

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