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Publié le 16 Décembre 2015

La Vie en sourdine, de David Lodge, lu par Daniel NicodèmeRoman - Editions Audiolib - 11h30 d'écoute - 21.90 €

 

Parution en audiolib en 2009

 

L'histoire : Desmond est un universitaire réputé, spécialiste de la linguistique, à la retraite. Il s'ennuie d'autant plus qu'il souffre de gros problèmes d'ouïe qui l'isolent de plus en plus. Il s'occupe de son père, un Londonnien acariâtre qui s'enfonce inconsciemment dans la sénilité, à moins que ce ne soit Alzeimer. Lors d'un vernissage, il fait la connaissance d'une étudiante américaine qui lui demande de l'aider à rédiger sa thèse. Desmond accepte, sauf qu'il n'a pas entendu un traitre mot de la question. Il n'est donc pas au bout de sa peine, ni des surprises.

 

 

tentation : Le pitch et Sylire

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Cette lecture /écoute ne m'a pas procuré grand plaisir ni frisson, même si je reconnais qu'elle est loin d'être dénuée d'intérêt et de qualité. Disons que je m'attendais à un livre drôle, hors je n'ai pas ri malgré quelques situations cocasses. En fait, les sujets sont plutôt tragiques, même si David Lodge traite ceux-ci avec une certaine légèreté, un humour assez  british et une autodérision bienvenue.

Il faut savoir que ce roman est hautement autobiographique, c'est d'ailleurs ce qui l'a rendu tout de même intéressant à mes yeux, ou plutôt à mes oreilles. Car La vie en sourdine est un sacré témoignage sur le quotidien des personnes en déficience auditive, sur les obstacles qu'elles rencontrent dans la vie courante et relationnelle. Sans oublier les déboires liés aux prothèses auditives. En ce sens, ce roman est un formidable outil de sensibilisation sur la surdité.

Ensuite, il est aussi sujet de la fin de vie et de l'accompagnement du malade, à savoir ici dans le lien Père/fils. Le ton, jusqu'alors mélancolique joyeux, devient plus sombre et le texte très touchant, mais dur en même temps. Je n'y étais pas préparée, ce n'est pas ce que j'attendais de cette "vie en sourdine".

David Lodge se penche également sur les joies et les peines des familles recomposées, avec ici des enfants déjà adultes, puisque Desmond est grand-père. Est évoqué aussi la différence d'âge dans un couple, surtout qu'ici, elle donne lieu à des rythmes de vie bien différents : Desmond est à la retraite alors que sa femme est encore bien active dans sa boutique de décoration.

La vie en sourdine est très joliment écrit, d'un style très soigné (normal sans doute quand le narrateur est spécialiste en linguistique. Les détails sont foisonnants, sans doute trop pour moi. J'ai trouvé ce récit trop linéaire, trop contemplatif pour le lecteur. Disons qu'il manque un peu d'éclat dans cette histoire qui s'est, au fil du temps, transformée pour moi en litanie... qui me suis "trompée de lecture pour ce moment là".

 

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l'avis de Sylire

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 18 Août 2015

Roman - Editions Pocket - 405 pages - 7.70 €

 

Parution en poche en octobre 2013

 

L'histoire : Sexagénaire retraité menant une vie on ne peut plus morne, Harold Fry semble sans histoire. Un jour, il reçoit une lettre de Queenie, qui lui annonce qu'atteinte d'un cancer, elle n'a plus que quelque temps à vivre. Queenie, c'est une ancienne collègue d'Harold, ils ne se sont pas vus depuis 20 ans... Harold lui répond et part poster sa missive... De boite aux lettres en boite aux lettres, Harold peine à se résoudre à poster cette enveloppe. Et, comme une révélation, il décide de partir à pied sur le champs retrouver Queenie dans son centre de soins palliatifs.... à 800 kilomètres de là.

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma CB

 

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Mon humble avis : Comme le temps, et même les années passent vite. Je me préparais à dire que j'avais repéré ce titre l'année dernière lors de sa parution et de son tabac. Et bien tout cela remonte déjà à 2012. Hum Hum.

Comme d'habitude, je n'ai pas eu ce à quoi je m'attendais et ce que m'annonçait la 4ème de couv. Je n'ai ni ri ni pleuré. Mais une émotion grandissante au fil de pages, on pourrait dire ici au fil des kilomètres parcourus par Harold, s'est réellement emparée de moi.

Ce roman se lit et s'apprécie comme une très loooongue marche. Il est en fait la propre allégorie de la marche d'Harold. Cela commence lentement, tellement que je ne voulais marcher plus vite, que les découragements d'Harold me lassaient. Plus, lorsque l'on prend le rythme, il y a une espèce d'euphorie qui s'installe, même si cela n'empêche ni les doutes ni les cailloux dans les chaussures (les cailloux étant ici métaphorique, car ce brave Harold se coltinera de sacrés boulets.

Je me suis attachée très fort au personnage d'Harold, alors qu'il m'agaçait au début en s'engageant dans défi sans aucune préparation ni matériel adéquat. Et puis son évolution psychologique autant que physique m'a plu, car l'homme modifiait l'essence même de sa marche au fil des jours et des rencontres qui nous sont racontées. J'ai adoré notamment sa rencontre avec la médecin/femme de ménages slovène. Un moment très fort, d'une grande intelligence qui m'a permis de voir dans l'obstination/aveuglement d'Harold sous un autre angle, et d'ainsi, de vivre pleinement ce roman.

Mais Harold ne serait rien sans Maureen, son épouse depuis 40 ans, avec qui il "partage" un mariage usé jusqu'à la moelle. Maureen subit le départ de son mari en restant à la maison bien propre. Mais la marche de son époux va autant la changer elle qu'elle changera Harold pour le restant de leurs jours.

L'histoire est ponctuée des souvenirs d'Harold et Maureen, souvenirs joyeux mais enfouis sous une épaisse couche de souvenirs douloureux. Même si l'on devine assez vite la nature du fardeau d'Harold, on n'en reste pas moins attaché à savoir comment il va digérer ou du moins accepter celui-ci.

Ce roman est une ode à la marche, à la foi en quelque chose,  à la notion de "voir autrement", à l'ouverture de soi aux autres et à leurs bizarreries, (sachant qu'on est tous le bizarre de quelqu'un), à la relation avec la nature et le juste nécessaire. Rachel Joyce, l'auteur, dénonce également d'une plume non masquée tous ces gens parasites, ces médias et autres qui font de votre défit personnel et intime un événement médiatique qu'ils finissent même par s'approprier, dénaturant ainsi jusqu'à la racine la démarche entreprise.

Mais La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry est avant tout pour moi une puissante leçon de courage, de vie, et surtout, d'Amour. A lire, passionnément !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 19 Juillet 2015

Roman - Editions Seuil - 188 pages - 18 €

 

Parution le 21 août 2014 (rentrée litt sept 2014)

 

L'histoire : Javier Mallarino est le plus célèbre caricaturiste contemporain de Colombie. Une véritable légende vivante qui, armée d'une plume et d'encre, peut faire tomber un députer, faire abroger une loi etc. Il est l'âme du pays, craint par certains, encensé par d'autre. Le pays lui remet une récompense suprême. C'est alors qu'un visage oublié depuis 28 ans réapparaît. Que c'est il passé il y a 28 ans pour que Mallarino soit si chamboulé et remette tout en cause...

 

tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

 

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Mon humble avis : Première incursion pour moi dans la littérature Colombienne. La Colombie, pays que je connais très peu, qu'à travers des clichés sans doute éculés.

C'est le pitch qui m'a attirée vers ce livre. Il y est question d'un célèbre caricaturiste et de réflexions autour de cet art qui est aussi un contre-pouvoir. Et comme l'actualité Française de Janvier 2015 a été tristement liée à ce moyen d'expression...

Dans ce roman, le contexte est bien différent. Il n'est point question de terrorisme, et les cibles du caricaturiste semblent plus nationales et politiques. Mais Juan Gabriel Vasquez développe de façon très intéressante la manière d'observer, de travailler de ces hommes à la plume très parlante et efficace. Sur quels traits physiques ou comportementaux un caricaturiste va s'appuyer pour construire son dessin...

Il est évidemment aussi question de sujets bien abordés en janvier dernier lors de l'attentat de Charlie Hebdo. Les conséquences et les répercussions d'un tel métier, notamment sur la vie familiale. Les menaces, la haine, l'adulation, la célébrité. L'intégrité des uns et les réputations des autres, qui se font et se défont au fil des traits d'encre. Le pouvoir, parfois dévastateur ou informatif du dessin et de son auteur, qui est là pour dire la vérité autrement.

La vérité justement, tel est le sujet réel de ce roman. La vérité et la responsabilité individuelle devant cette prétendue veritée. La certitude d'hier qui devient l'incertitude d'aujourd'hui. Ce que l'on pense avoir vu il y a 28 ans, même si "tout le monde était là", était-il la vérité. Mallarino se pose la question alors que resurgit de nulle part celle qui fut la jeune Samantha. Est-ce que le dessin de Mallarino n'a pas influencé et dirigé ce que tout le monde pense avoir vu. Un dessin fait par un seul homme qui devient vérité aux yeux de tous, personne ne le remet en cause, et les conséquences sont dévastatrices. Cette partie là du roman, la 2ème en fait, traite pour moi de la presse en général, et pas de la caricature en particulier. La presse, qu'elle soit quotidienne nationale ou à scandales, qui se fiche bien souvent des frontières entre vie privée et vie publique. Les "lecteurs" qui prennent pour exactes les moindres grands titres ou photos des couvertures.

Vous l'aurez compris, on s'éloigne du sujet précis qui m'avait dirigée vers ce livre. Il n'empêche que Les réputations est un roman très intéressant, une lecture très agréable servi par une plume autant soignée que fluide, et une construction littéraire assez originale, qui oscille entre le Bogota d'il y a 30 ans et le Bogota d'aujourd'hui. Javier Mallarino est un personnage loin d'être lisse, bien creusé et subtil et quelque part, fichtrement attachant et très universel.

En fait, mon plus gros bémol dans cette histoire, c'est la fin, que je n'ai pas aimé. Mais le goût pour certains types de fin (ouvertes, fermées, ni l'une ni l'autre) est on ne peut plus subjectif !

Aussi, je vous conseille chaleureusement de vous pencher sur ses réputations (qui sortiront en poche en septembre ;) )

 

 

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12ème, donc j'atteins mes 2% alors que s'annonce la rentrée littéraire 2015 !

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La Colombie

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 16 Juin 2015

Une vie entre deux océans, de M.L. Stedman, lu par Martin SpinhayerRoman - Editions Audiolib - 12h27 d'écoute - 23.60 €

 

Parution en 2014

 

L'histoire : Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu à ce jour où un canot vient s échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d un homme, ainsi qu un bébé, sain et sauf.

 

Lu par Martin Spinayer

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

 

Mon humble avis : Malgré sa qualité indéniable, ce roman me laisse plutôt mitigée. Peut-être ne suis-je pas le meilleur public pour ce type d'histoire.

Mais cette lecture/écoute m'a paru interminable. Bien des longueurs auraient pu être évitées, même si celles ci permettent de rendre compte du temps qui passe lentement sur une île dont les seuls habitants sont le couple gardien de phare.

Autre bémol pour moi, l'interprétation de Martin Spinayer. Elle est nickelle dans la narration, les dialogues entre personnages masculins. Mais cela "déraille", c'est le cas de le dire quand il interprête les voix de femmes, de grand-mère ou de petite fille. On a alors la désagréable impression d'écouter un adolescent en pleine mue et en colère !

Mais si je passe outre mes bémols, je reconnais sans peine qu' Une vie entre deux océans est un roman très intéressant et bien ficelé.

Les personnages sont attachants, bien creusés. Tom Sherbourne, le personnage centrale, reviens de la guerre des tranchées. Même si celle-ci fut mondiale, j'ignorais que des soldats australiens y avaient participé. Il ne se remettra jamais tout à fait de cet enfer.

Les véritables sujets de cette oeuvre sont la limite parfois infime entre le bien et le mal, les conséquences de nos actes (même si justifiés) sur les autres. On peut être responsable mais si peu coupable en même temps, même si c'est la culpabilité qui nous ronge. Mais surtout, quelle maternité doit prédominer : la maternité biologique ou la maternité d'adoption, de coeur, d'éducation. J'avoue avoir peiner à trouver la réponse à cette question durant toute cette histoire, sauf à la fin, puisqu'à la fin... Stop je ne vous le dirais pas !

A noter aussi qu'une vie entre deux océans est aussi une histoire d'amour puissante, malgré le tiraillement de Tom Sherbourne. Et une chouette incursion dans l'Australie des années 20. Et puis rassurez vous, la deuxième partie est bien plus haletante que la première et l'histoire devient poignante. Notre coeur se sert, on tremble et on ne sait ce que l'on souhaite pour la jeune enfant, que deux mères se déchirent.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Mai 2015

Le Voyage dans le passé, de Stefan Zweig, lu par Thibault Montalembert (de)Roman - Editions Audiolib - 1h50 d'écoute - 13.20 €

 

Parution en Audiolib en 2009

 

L'histoire : Un homme et une femme se retrouvent sur un quai de gare, neuf ans après s'être aimés passionnément. S'aimeront-ils encore ou l'usure du temps aura-t-elle fait son travail d'érosion ?

 

Tentation : Un petit Zweig ne se refuse pas !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Lu par Thibault de Montalembert

 

 

 

Mon humble avis : Deux excellentes raisons de se précipiter vers cette version audio de ce voyage dans le passé... L'interprêtation magistrale de Thibault de Montalembert. La passion qu'il met dans les passages en nécessitant est tout simplement frissonnante, donne par moment la chaire de poule, comprime le coeur et c'est tout juste si la respiration du lecteur n'accélère pas en même temps que sa lecture passionnée !

La deuxième raison est Zweig lui même, qui n'a pas son pareil pour décrire les affres de la passion amoureuse. Les mots semblent tellement choisis, l'écriture est si élégante que l'on ne peut être que saisi par ce tourbillon tant amoureux que littéraire.

Ici, c'est la vulnérabilité de l'amour face au temps le véritable sujet de cette courte histoire. Le livre s'ouvre sur des retrouvailles d'un homme et d'une femme sur un quai de gare. Ils s'étaient aimés platoniquement mais passionnément il y a 9 ans, jusqu'à ce que l'homme soit envoyé pour une mission de 2 ans au Mexique. Avant son départ, elle avait promis de se donner à lui à son retour. Mais durant le séjour Mexicain, la 2ème Guerre Mondiale a explosé, prolongeant celui ci de 7 années supplémentaires.

Il y a donc 2 voyages dans le passé dans ce texte. L'aspect flash-back qui nous explique le pourquoi de ces retrouvailles sur un quai de gare. Puis le voyage dans le passé qu'effectue, au présent, les deux personnages, en sillonnant les lieux marquants de leur passion, certains ainsi qu'ils y remplongeraient, avant de dire : "tu te souviens".... Ce "tu te souviens" marque bien l'usure du temps. En neuf ans, tout change, en commençant par les cheveux qui grisonnent,

Maintenant, j'ai trouvé que ce court roman répétait un peu ce que j'ai déjà lu de l'auteur et la fin m'a semblait vraiment trop abrupte, comme si l'auteur avait oublié de conclure cette histoire.

Il n'en reste pas moins le plaisir de se laisser bercer par le style unique et gracieux de Stefan Zweig !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Février 2015

Roman - Editions Pocket -185 pages - 6.20 €

 

Parution le 4 décembre 2014

 

L'histoire : Un soir d'orage, Ellen trouve une petite boule de poils frigorifiée devant sa porte. Ce chaton lui fait étrangement penser à Salomon, le chat de son enfance. Elle le recueille et le nomme de nouveau Salomon. Et ce chat, revenu des étoiles, deviendra, sans qu'elle le sache, son "agent de bonheur", celui qui éclairera sa vie.

 

Tentation : Titre at first, puis le pitch

Fournisseur : le reliquat d'une carte KDO de Noël

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Bien évidemment, avec un tel titre et un tel pitch, ce livre m'attendait, me tombait du ciel, était écrit rien que pour moi ! Car nul n'ignore ici dorénavant à quel point ma minette, puis mon chaton, donc mes chats et les chats en général, ont bouleversé ma vie !

Alors, ce roman est sous-titré "conte du chat Salomon qui tomba des étoiles". Oui, l'histoire prend assez une forme de conte, en littérature adulte, comme c'est spécifié par l'auteure dans les dernières pages. Bien sûr, c'est frais, c'est léger (malgré la gravité de certaines situations dont les difficultés d'Ellen dans la vie), c'est mimi tout plein, on a des petites larmes aussi qui aimeraient couler, l'histoire est émouvant. La narration est à la première personne du singulier, et c'est dans la tête du petit chat Salomon que l'auteure nous place. Le regard du chat sur l'Humain est intéressant, même si évidemment pas prouvé scientifiquement à 100% !

C'est une lecture tendre, divertissante, mais qui ne mène pas bien loin non plus. La morale de l'histoire n'est presque pas plus étoffée et profonde que le fameux "la réponse est en toi".... ce qui fait toujours une belle jambe.

Il reste que c'est une lecture doudou pour les amoureux des chats, les grands enfants, les ado. Mais un adulte insensible à la beauté et aux charmes félins trouvera sans doute dans ce roman trop de mièvrerie pour s'y plaire.

Alors, Salomon est un chat guérisseur qui, même s'il n'évite pas à sa maitresse les malheurs de la vie, lui donne la force et la présence pour surmonter l'insurmontable. Salomon s'arrange a être là quand il faut pour que sa maîtresse suive le bon chemin. L'idée du roman est donc très bonne à l'origine, je suis moi même persuadée que les chats nous rendent meilleurs et nous appaisent (là, c'est aussi scientifiquement prouvé !).  Pour écrire ce roman, Sheila Jeffries s'est inspirée de l'histoire de son propre chat, dont les vertues curatives étaient reconnues dans tout son entourage, dans la ville entière même. Dommage que l'auteure ne soit pas restée plus près de la véritable histoire de Salomon, plutôt que d'en inventer une mettant en scène un chat au caractère du sien. L'oeuvre aurait alors grandement gagné en force et en intérêt réels.

Mais lecture doudou miaou, chat, caresses et ronrons, ca fait toujours du bien tout de même !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 8 Janvier 2015

Roman - Editions Livre de Poche - 252 pages - 6.50 €

 

Parution en poche en mars 2011

 

L'histoire : En Angleterre, dans les années 50... Pa et Mo sont veufs tous les deux et ont chacun une petite fille : Liv pour Pa et Em pour Mo. Ils se marient et les deux fillettes, après moult caprices, deviennent plus soeurs que des soeurs de sang. La naissance de Rosie va bouleverser l'équilibre. Les deux filles la détestent et plus de 30 ou 40 ans plus tard, rien ne s'est arrangé. Il faut dire qu'en "qualité" de peste, Rosie détient la palme d'or...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma PAL !!!

 

 

 

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Mon humble avis : Ne vous fiez pas au titre, ce livre n'est ni un thriller ni un polar, malgré la présence d'un certain suspens qui s'intensifie dans le dernier quart de l'histoire.

J'ai bien aimé ce roman, qui correspondait bien à mes envies de lecture du moment. Facile à lire, d'une écriture agréable (malgré deux ou 3 termes douteux, cause à la traduction ?),  des dialogues aussi truculants que d'allure décalée, Meurtres entre soeurs ne prend pas la tête et divertit grandement. Mais pas que !

Il y a dans ces pages autant de haine que d'amour ! Ce qui fait que s'alternent passages cyniques à souhait et d'autres émouvants ou touchants. Il n'est pas non plus question de vous tirer les larmes ici, mais l'émotion est bien présente, notamment devant ces deux filles, devenues femmes plus qu'adultes - disons "mûres" - et qui accompagnent avec dévotion et respect leur mère jusqu'à son dernier souffle. Car oui, cette histoire se déroule sur une cinquantaine d'années ! Beau challenge pour un livre qui ne dépasse pas les 252 pages ! Ce qui évite bien les longeurs souvent inhérentes aux sagas familiales ! Pas de temps mort dans ce livre, ça roule bon train !

Il y a aussi de beaux portraits de femmes, qui traversent les âges et les mentalités, avec au fond d'elles, une profonde propention à la liberté. Leurs forces, leurs faiblesses, leurs petits ou grands secrets, leur fantaisie, leurs manies parfois inavouables... Tout cela, nous le découvrons au fil des pages, aussi, ces femmes deviennent presque nos copines et l'on se verrait bien partager quelques soirées là-bas, dans la maison familiale, en haut de la colline, dans la campagne anglaise.

Mais bien sûr, il y a cette haine.... celle ci est née chez les deux ainées, pour grandir et exploser chez la cadette, Rosie. Les deux ainées étaient gamines à l'époque, alors, qui pourrait leur en vouloir ? Mais cette Rosie ! Qui s'est mariée à un cupidon aussi cupide qu'elle, voire plus encore. De coup bas en vacheries sur plus de 40 ans, il semble que l'inspiration de Rosie pour pourrir la vie de ses soeurs soit sans limite, pour notre plus grand plaisir de lecteurs. On sourit beaucoup et on écarquille les yeux devant tant de méchanceté. Mais qui sait, Rosie est peut-être juste malheureuse ? Pas sûr !

Cerise sur le gâteau, le meutre, ou les meutres ! On les attends puisqu'ils sont annoncés par le titre ! Et bien ils arrivent mais euh... comment dire, de façon tout à fait inattendue, à l'insu du plein gré quelque part ! Je n'en dis pas plus, jusque c'est vraiment bien trouvé et finalement, plus amusant que triste !

Bref, Meutres entre soeurs, une lecture vraiment sympatoche, avec une bonne dose de british humour,même si je ne crie pas au chef d'oeuvre !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Septembre 2014

Roman -Editions Thélème - 12h d'écoute - 25 €

 

Parution en audio chez Thélème en 2011

 

L'histoire : Dans l'Angleterre de la fin du XIXème siècle, Monsieur Bennet a 5 filles, 5 filles à marier. Voilà que vient s'installer dans le voisinage un homme qui a tout pour être un bon parti. Son épouse n'aura de cesse que de "caser" Jane, son ainée, auprès de ce Sir Bingley, sous l'oeil attentif et avisé d'Elisabeth, sa deuxième fille, personnage principal de ce roman.

 

Lu par Mélodie Richard

 

Tentation : La célébrité de ce roman et de son auteure

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Ce type de roman n'est dans l'absolu pas ma tasse de thé, et mon élan n'a donc rien de spontané. Il s'agit de curiosité et surtout l'envie de combler au fur et à mesure le trou béant de mon inculture... Celle ci étant, je ne suis pas forcément bien placée pour évoquer ici les détails de cette histoire romanesque. Aussi, avant de partager avec vous mes impressions personnelles de lecture, je vais céder à la facilité en "copiant/collant" cette description d'Orgueil et Préjugés que je trouve bien complète :

 

Orgueil et préjugés est sans doute le plus romanesque et le plus anglais des romans anglais. L'histoire des cinq filles Bennet selon le point de vue de la cadette, Elisabeth, est une peinture des moeurs de la fin du XIXe siècle, la bonne société, ses codes et ses carcans, les questions de l'argent et du mariage sont au premier plan pour ces jeunes filles dont l'avenir dépend entièrement des hommes. Jane Austen a écrit le portrait de femmes et le contexte d'une époque, avec humour et élégance, livrant ainsi un grand classique de la littérature qu'on ne se lasse de redécouvrir. (Site Amazon)

 

Les six premières heures d'écoute m'ont parues terriblement longues et ennuyeuses. Une multitude de personnages aux patronymes parfois ressemblant, parfois déclinés en diminutifs, des liens familiaux pas toujours faciles à saisir ou à retenir et des lieux à consonnances Anglaises mais à la phonétique bien proche aussi m'égaraient bien souvent. Sans doute une lecture papier, qui aurait permis de visualiser tous ces noms m'aurait facilité la tâche ! De même, les propos, les intrigues et les commérages de salon m'intéressaient peu.

Puis, lorsque le titre commençait peu à peu à se justifier, mon attention s'est intensifiée pour devenir réelle. Les personnages se découvraient entre eux, les relations potentiellement amoureuses (selon les codes de l'époque) s'amorçaient enfin et l'adage "ne pas se fier  aux apparences" prenaient tout son sens.

Bien sûr, j'ai fini par prendre du plaisir à cette lecture et l'enrichissement culturel est indéniable. Comme je suis heureuse d'être une femme du XXème siècle, une femme libre et indépendante. Même si cette indépendance n'apporte pas forcément le bonheur, même si cette liberté ne signifie pas qu'il est facile de trouver l'amour. Mais tout cela ne dépend plus du montant d'une dote ou d'une approbation parentale incontournable. De même, une femme qui n'épouse personne n'est plus condamnée à rester vieille fille chez ses parents vieillissants, mais peut être une femme dynamique vivant dans l'air de son temps. Entre Elisabeth Bennet et moi, il y a 100 ans ! Comme tout cela a évolué ! Même si notre société actuelle est encore enfermée dans de nombreux carcans sociaux, religieux, raciaux ou familiaux, la progression est tout de même époustoufflante.

 

Malgré mon peu d'affinité avec la littérature Anglaise du 19ème siècle, je dois tout de même avouer que je me suis régalée, vraiment, de la plume de Jane Austen. Quelle élégance ! Quelle délicatesse ! Quelle richesse ! et aussi, malgré l'aspect désuet, quelle fluidité ! Il faut ajouter que l'interprétation de Mélodie Hubert est vraiment excellente, vivante et loin d'être monotone.

 

Combler quelques lacunes n'est donc pas forcément synonyme de déplaisir !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Mars 2014

http://www.livredepoche.com/sites/default/files/styles/cover_book_focus/public/media/imgArticle/LgfLivreDePoche/2008/9782253124429-T.jpgRoman - Editions Livre de Poche - 125 pages - 5 €

 

 

Parution en janvier 2009

 

 

 

L'histoire : Sélinonte, petit village de Sicile en bord de mer. Fait étrange, les habitants ont perdu l'usage des mots. Tous sauf un : Nicolino. Des années plus tôt, alors adolescent, il fut le seul à ne pas rejeter le curieux libraire venut s'installer près de la grand place et qui, tous les soirs, donnait lecture devant des chaises vides... Nicolino se cachait alors derrière une pile de livre et écoutait ce drôle de petit homme. Un univers s'ouvrait alors à lui !

 

 

 

 

Tentation : Titre et pitch

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : J'ai bien plus préféré le fond de ce roman que sa forme, pourtant servi par une très belle écriture, très poétique. Mais j'espérais une histoire plus développée, une rélle relation entre Nicolino et le libraire. J'aurais aimé faire vraiment connaissance avec ce libraire atypique. Mais cela n'arrive jamais. Au lieu de ça, l'auteur a choisi de multiplier les extraits de grands classiques (Tolstoï, Sophocle etc), extraits lus par le libraire et écouté en cachette par le jeune garçon. On comprend bien les effets de ces extraits bien choisis et superbes sur l'adolescent, mais ils m'ont un peu laissée à cette histoire.

Par contre, la symbolique de ce libraire de Selinonte est très forte et exemplaire ! Ce court roman est un plaidoyé pour les livres, les mots, la culture, la curiosité, la Mémoire. Il démontre l'importance des mots dans la communication entre les hommes, et la nécessité de cette communication pour transmettre l'Histoire. Et là où les mots sont le plus utiles, c'est pour restranscrire les sentiments, les sensations. Non palpables, voilà des choses bien difficiles à mimer, où à montrer du doigts. Les mots, c'est la liberté, ce sont aussi les idées, les différences de chacun. Et oui, sans vocabulaire diversifié, ou quand on ne comprend pas les mots, difficile aussi de faire valoir ses droits alors que des tribunaux jugent de façon identitiques des cas considérés comme identiques car exprimés de façon identiques !

Bref, Roberto Vecchioni montre jusqu'où peut mener la bêtise, la peur de l'autre, de l'étranger, de la différence. Depuis longtemps, l"Homme est d'accord pour dire que la connaissane est la meilleure des luttes contre la dictature et le plein pouvoir. Refuser la différence, c'est ignorer la richesse de l'autre et donc s'appauvrir. Et pour connaitre l'autre et s'enrichire, il est imporant d'être curieux, de posséder un peu de connaissances et de maîtriser les mots !

Malgré un creux de vague au milieu du livre, la fin, entre fantastique et conte, est franchement jubilatoire !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Décembre 2013

 http://www.editionstheleme.com/images/201/p/201_113028_max.jpgRoman - Editions Thélème - 6h d'écoute - 21 €

 

 

 

Parution d'origine en mai 2011

 

 

L'histoire : Mia, quincagénaire, est trompée par son mari. Cela la conduit à séjourner en clinique "spécialisée". A sa sortie, elle décide de s'éloigner pour prendre de la distance face aux événements. Elle quitte New York pour le Minessota où sa mère vit en maison de retraite. Autour de Mia, des octogénaires, de jeunes pré-adolescentes en atelier d'écriture.... Que des femmes, pas un homme ou presque à l'horizon. L'occasion idéale pour réfléchir, faire le point...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci !  

 

 

 

 

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  Mon humble avis : Voici un livre qui m'a laissée de glace. Je l'ai écouté, je ne l'ai pas vécu. Il ne m'a pénétrée.

La voix de Mélodie Richard est bien agréable, mais peu adaptée à une lecture à la première personne du singulier d'une femme de 50 ans... Il n'y a pas vraiment d'histoire en fait. C'est un livre "contemplatif",sauf que l'on attend que l'ensemble démarre vraiment. De fait, au milieu du roman, la narratrice remercie ces lecteurs et lectrices d'être encore là alors qu'il ne se passe pour l'instant rien. On se dit :"Ah, dans quelques pages, un événement va subvenir" qui va réorienter le récit loin des digressions de digressions continuelles. La première partie aurait pu être une mise en place des situations et des personnages. Et bien non, il est est à peu près ainsi jusqu'à la fin. Les personnages sont nombreux à être cités, de ce fait, mon attention à leur égard s'est dissipée au fil du temps. Pourtant, les propos sont cohérents et pourraient être intéressants s'ils étaient présentés de façon plus distrayante et moins systématique. En fait, il me semble que ce roman est un prétexte à disserter sur tout ce que peut vivre une femme à tous les âges qui lui font traverser la vie : l'enfance, l'adolescence, l'amour, le désarmour, la vieillesse. L'auteur s'étend très longuement, et à plusieurs reprises, sur les différences entre les XX et les XY, depuis la nuit des temps jusqu'à nos jours. Le tout, à grand renfort de citations plus ou moins philosophiques, de démonstrations, d'études et d'enquêtes scientifiques et psychanalytiques. Bref, tout cela m'a survolée, je n'ai rien retenu tant les propos, malgré l'écriture soignée, me paraissaient devenir des cours magistraux plutôt pesants. En fait, l'auteure aurait aussi bien pu écrire un essai sur ces sujets, le résutat n'en aurait sans doute pas été très éloigné, à mon humble avis. Sans doute que sa jolie plume aurait été moins mise en valeur.

Mais bon, pas de rancune, je n'ai pas perdu mon temps. J'ai écouté ce livre en faisant du sport. Six heures d'écoute, six heures de tapis de marche à une moyenne de 6.2 km/h... J'ai donc effectué 37.2 km pendant ma lecture et j'ai éliminé 2400 calories (ça, ce sont les machines qui le disent !)

 

 

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                                                             Challenge chez Val 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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