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Publié le 13 Septembre 2018

Roman - Editions J'ai Lu - 510 pages - 8.40 €

 

Parution d'origine chez J.C Lattès en 2011

 

L'histoire : Un an après l'assassinat de sa petite amie Merrin, pour lequel il a été suspect puis acquitté, Ig se prend un sacrée cuite sur le lieu même du massacre de Merrin. Le lendemain, le réveil est douloureux, surtout quand Ig découvre que deux cornes lui sont poussées sur la tête. Ig découvre très vite que ces deux cornes lui permettent de faire avouer l'inavouable à toute personne qu'il croise sur son chemin ? Don ou damnation ? Que faire de ce pouvoir ? Retrouver le véritable assassin de Merrin ?

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Joe Hill est un pseudonyme... Derrière, se cache le fils du King. Pas Elvis hein ! Ni Michael ! Non, Stefen !!

Donc nous ne sommes évidemment pas dans de la littérature "classique", le fils suivant plus ou moins le chemin du père. Ici, c'est du fantastique et un peu de paranormal que Joe Hill met dans sa sauce pour agrémenter sa recette, enfin, son intrigue.

Le roman démarre sur des chapeaux de roue, dans le sens où nous sommes très vite dans le sujet ! Ig découvre ses tempes garnies de cornes et très vite, il remarque les pouvoirs que ces cornes lui amènent. Faire dire aux gens ce qu'ils ne veulent pas dire, tant c'est inavouable... Pour oublier juste après leurs aveux.  Les pages se tournent donc toutes seules et ce début est vraiment de bon augure pour la suite.

Hélas, je me suis vite lassée, l'auteur laissant beaucoup trop de place aux passés et aux souvenirs des protagonistes, souvenirs qui nous sont servis à plusieurs reprises, avec la versions de chacun des concernés. 

De ce fait, la véritable action et le sujet des cornes et leurs conséquences n'occupent qu'un tiers du roman, d'après ce qu'il m'a semblé. Dommage, car en cas contraire, le roman aurait pu me plaire. Mais non, c'est plutôt une sensation de désordre et de mélange de genres peu aboutit qu'il m'a laissée. Même si certaines révélations sur le personnage de feu Merrin surprennent et émeuvent. On se demande si l'auteur a voulu saupoudrer une histoire romanesque assez classique avec du fantastique qui frôle (juste frôler hein !) ou le contraire. Le très long dénouement démoniaque et fantastique s'inscrit enfin dans un genre. Mais pour moi, la sauce n'a pas pris. Le petit aspect polar (vu qu'il y a tout de même eu un meurtre non élucidé) n'a rien d'extraordinaire, le suspense n'est pas impitoyable et franchement, même pas peur ! Quant au style et/ou la traduction, rien d'extraordinaire non plus.

Il y a déjà quelques années, ce roman a été adapté au cinéma sous le titre de Horns, avec Daniel Radcliffe (alias Harry Potter) dans le rôle d'IG. Je n'ai pas vu ce film et ne compte pas le voir... Dans le roman, il est très souvent question de serpents en masse, donc ce genre de scène au ciné aurait tout pour me dégoûter !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 26 Juin 2018

Roman - Editions Audiolib - 7h17 d'écoute - 22.90 €

 

Parution d'origine chez Gaia en mars 2015, existe aussi en format poche.

 

L'histoire : Des touristes suédois divers et variés embarquent pour une croisière en Antarctique. Parmi eux, une septuagénaire globe-trotter, une trentenaire qui a toujours le mot pour rire, une jeune homme qui a décidé d'en finir, un type qui aimerait se débarrasser de sa femme sur un iceberg et quelques autres... Bref, tous les ingrédients pour que cette croisière reste inoubliable et animée.

 

Tentation : Pitch et bandeau

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : J'ai lu ce livre juste après "Briser la glace" de Julien Blanc-Gras, livre qui m'avait amenée en Pôle Nord. Alors, pourquoi pas le Pôle sud juste après, c'est ça la magie de la lecture, pouvoir vous téléporter d'un bout à l'autre de la planète ! Et puis... je garde un bon souvenir de "Le mec de la tombe d'à côté", de la même auteure suédoise. Et enfin, le bandeau annonçant "une comédie pétillante et stimulante" m'a fait dire : un peu de rigolade sera le bienvenu...

Bon, ben... j'ai pô ri... J'ai même pô vraiment souri ! Je pétillais plutôt d'impatience d'en finir en fait, puisque je n'ai pas trouvé dans ce roman les ingrédients que j'espérais, pire, que le bandeau m'avait promis !

Les personnages prennent la parole les uns après les autres. On repère et on suit bien les principaux, par contre, les secondaires floutent l'ensemble et  interviennent souvent comme un cheveu sur la soupe... inutilement. 

L'aspect voyage en Antarctique est très peu développé, mise à part la description de quelques volatiles, lions des mers, pingouins (évidemment) et de "superbes paysages". Le roman aurait pu se dérouler n'importe où ailleurs sur la planète, voire même dans un hôtel club en pleine saison, cela n'aurait pas changé grand-chose. Dommage de ne faire de l'Antarctique qu'un prétexte à une histoire plutôt plate, prévisible et surtout "calibrée" tout comme il faut, avec une distribution des rôles digne d'un show de télé-réalité.

Certes, quelques situations intéressantes s'amorcent, mais elles ne sont jamais approfondies ni exploitées alors qu'elles auraient justement pu apporter du cocasse ou de la causticité... Mais non, Katarina Matzetti reste bien sur les rails, ou plutôt sur son bateau. Les conversations qu'échangent les protagonistes sont on ne peut plus consensuelles et évoque bien sûr les sujets actuels tels que le réchauffement climatique etc... Mais sans jamais voler bien haut... 

Ma vie de pingouin pourra peut-être vous divertir sur une plage en pleine canicule mais n'en n'attendez pas beaucoup plus !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 30 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 4h16 d'écoute - 21.90 €

 

Parution d'origine chez Christian Bourgeois en août 2015. Existe en format poche !

L'histoire : Dès sa naissance, Bride a été le cauchemar, la honte et le fardeau de ses parents... Pourquoi ? Parce qu'elle était bien plus noire que ces parents mûlatres, d'un noir bleuté. Alors, toute son enfance, Bride a quémandé l'amour de ses parents, jusqu'à commettre l'irréparable pour en obtenir un geste d'amour, sa main dans celle de sa mère.

Devenue adulte, Bride est une femme magnifique qui a fait de sa couleur un atout. Elle est haut placée dans une société de cosmétiques. Et qui voit Bride ne serait-ce qu'une fois est suffoqué par sa beauté. Mais le passé reste ancré en elle ses souvenirs et ses traumatisme. Ce roman est celui de sa délivrance, ainsi que celle d'autres personnes autour d'elle.

 

Mon humble avis : Méga coup de coeur pour ce 11ème roman de l'écrivaine Américaine Toni Morisson (et 2ème lu pour moi)

Déjà, mention ultra spéciale pour l'interprétation qu'en donne Anna Mouglalis dans cette version audio. Quel talent de lecture et surtout, quelle voix ! Qui semble sortir des entrailles de la terre et qui pénètre de suite dans nos veines pour nous étourdir de sa puissance émotionnelle. Je dirai un peu timbre ressemblant à celui de feu Jeanne Moreau, qui correspond tout à fait au ton de cette histoire, narrée par plusieurs de ces personnages, et parfois par la romancière elle-même.

Toni Morisson explore encore moult sujets qui lui tiennent à coeur. Le racisme, latent ou manifeste, qu'il soit sociétal ou familial, intra-communautaire ou extra-communautaire... La jeunesse dans une Amérique très modeste. La pauvreté. Les coins perdus où vivent des américains d'un autre temps, dans de simple caravane... bref, une ambiance Bagdad Café par moment dans ce roman.

A travers le personnage de Bride, qui, malgré un départ épineux dans la vie, qui embrasse un succès professionnel et une réputation phénoménaux, Toni Morisson montre qu'elle refuse la fatalité, mais qu'évidemment les réussites sont plus chères payées. Morisson évoque aussi la vie de couple... Dès le début du roman, Bride est quittée par son ami... Parce qu'"elle n'est pas LA femme..."... Dès lors, pour Bride, c'est encore une remise en question et pour Morisson, l'occasion d'explorer le couple et ses mystères, et de conclure que dans le couple, le sexe est une information mais en aucun cas une connaissance de l'autre.

Bride et son ami respectait le jardin secret de l'un et de l'autre, sans jamais s'interroger sur le passé respectif de chacun. Peut-on construire un couple sur une base aussi peu solide... Puisque le passé oriente tout de même l'avenir, ou du moins la façon que nous avons de le concevoir et de le ressentir.... Ce n'est pas dans le secret ni le mensonge que l'on peut guérir des épines du passé.

Je resterai vague sur le sujet pour ne point spoiler ce magnifique roman, mais, dans ces pages, ce sont au moins quatre personnes qui trouvent enfin le chemin de la délivrance, en croisant celui de quelqu'un d'autre. Il y a Bride bien sûr, mais aussi sa meilleure amie, qui semblait vivre dans l'ombre de Bride. L'ex fiancé de Bride, Booker, trouvera aussi une délivrance de son lourd passé. Tout comme une autre personne, dont je ne dirai rien, mais pour qui la délivrance se situe au-delà de la liberté... Une liberté qui n'est pas suffisante pour libérer. En fait, il me semble presque le sujet principal de ce roman soit le pardon : le pardon aux autres, le pardon à soi-même, et le pardon des autres... Accordé, quémandé, espéré, salutaire.

Ce livre jouit d'une écriture soignée, efficace, sans longueur, sans effet de style particulièrement recherché...Et pourtant, tout claque, tout marque, tout s'imprime, tout émeut et remue. Le destin de ses personnages, qui ont tous en commun de vouloir aimer et surtout, d'avoir besoin d'être aimé, nous pénètre profondément... Et comme dit plus haut, la voix d'Anna Mouglalis n'est certainement pas étrangère à cette savoureuse émotion.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Mai 2018

Roman - Editions Audible - 12h06 d'écoute -23.40 €

 

Parution d'origine en avril 2015 chez Albin Michel

L'histoire  : Trois familles... Celle de Tess, dont le couple vol en éclat. Celle de Rachel qui pleure toujours sa fille assassinée il y a plus de vingt ans. Et celle de Cécilia... Cécilia, la femme parfaite de la famille idéale aux yeux de tous. Sauf que Cécilia trouve un jour dans le grenier une enveloppe jaunie par le temps... Une mention manuscrite indique : "A n'ouvrir qu'après ma mort". C'est l'écriture de John Paul, son époux bien vivant. Que faire ? Ouvrir, ne pas ouvrir. Quelque soit le choix, quelles peuvent en être les conséquences ? Dévastatrices ou non ?

 

Tentation : Pourquoi pas, mention de best seller !

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis... Sera moins enthousiaste que les bandeaux qui entourent ce roman, où les extraits de presse qui figurent sur sa 4ème de couv où l'on peut lire : Bestseller, 1.5 millions d'exemplaires vendus aux USA, phénomène d'édition...

Le secret du mari est un roman australien, qui se déroule... en Australie, entre Melbourne et Sidney, mais qui pourrait se passer dans n'importe quelle banlieue bourgeoise d'occident. L'histoire est en elle-même intéressante et relativement prenante, mais mon Dieu, que c'est long ! L'ambiance m'a paru très "Desperate Housewifes" mais sans l'humour ni ne cynisme des personnages. Mais que de moments "vous prendrez bien une tasse de thé avec un petit muffin" ?!!! Bref, cela m'a agacée, encore un roman qui aurait largement gagné en intensité en diminuant son nombre de pages.

Celles et ceux qui apprécient les personnages très creusés, les détails quotidiens d'une petite vie de communauté tranquille à muffins et réunions Tupperwar apprécieront peut-être plus que moi. Mais il faut savoir que le fameux secret du mari qui doit signer le départ de l'intrigue n'est révélé qu'à plus de la moitié du roman. Tout ce qui précède cette révélation est donc à mes yeux du blabla littéraire... Car le style est agréable et les sentiments et ressentiments sont décrits avec justesse, même si avec une certaine redondance.

Il y a aussi un parallèle récurrent fait avec le mur de Berlin, puisque l'une des fillettes de Cécilia s'est entichée des périodes historiques liées au Mur. Bien évidemment, on peut y voir une relative métaphore avec ce que vivent les personnages, mais celle-ci reste superficielle. Sa présence semble plus l'occasion de "remplir" et d'éveiller un intérêt supplémentaire chez le lecteur... mais cet intérêt ne mène pas bien loin. Comme un tiers des personnages d'ailleurs, qui ne servent pas à grand-chose dans l'histoire et ne se trouve liés que de très très loin au fameux secret, sans même le savoir eux-mêmes !

Enfin, quid du secret du mari ? Je n'en dirai rien pour ne pas spoiler et gâcher votre plaisir de lecture si vous vous décider à percer ce secret en lisant.

Mais morales de l'histoire : on ne sait jamais à côté de qui l'on vit... Les coupables finissent toujours pas payer d'une façon ou d'une autre. La lâcheté est aussi criminelle que l'acte en lui -même. Et enfin, la vendetta personnelle n'est jamais une bonne solution !

Dommage tout de même, car je n'ai pas vécu cette audiolecture comme elle m'était promise par les diverses présentations : "roman addictif, rebondissements etc..." Si l'histoire avait été développée sur 250 pages, nous aurions pu avoir un thriller. Mais sur 500 pages, nous avons un roman... du quotidien mélodramatique avec, de-ci delà, un peu d'intrigue.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 4 Avril 2018

Roman - Editions Livre de Poche - 240 pages - 6.90 €

 

Parution d'origine en France chez Grasset en 2015.

 

L'histoire :   En 1992, à Milan, six journalistes sont embauchés pour créer un nouveau quotidien qu’on leur promet dédié à la recherche de la vérité. Ils fouillent dans le passé pour composer leur « numéro zéro » . Mais ce quotidien se révèle un pur instrument de chantage et de calomnie.

L'un de ces journalistes fouillent dans le passé et en dégage une théorie du complot qui paraît ubuesque... Et pourtant, il est bientôt retrouvé poignardé.

 

Tentation ; Curiosité suite au décès assez récent de l'auteur.

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Un auteur entouré d'une aura et presque d'un mystère depuis son fameux "Au nom de la rose", une quatrième de couv' alléchante et un livre peu épais... Je me suis dit que je n'en ferai qu'une bouchée, surtout que les premières pages se sont tournées toutes seules ou presque...

Et bien finalement, j'ai pas mal pataugé dans ce Numéro Zéro... Alors, divisons cet avis en 3 parties :

1/ Le fond : La création d'un nouveau quotidien dont on sait d'avance qu'il a peu de chance de paraître un jour... A travers ceci et le compte rendu des réunions de rédaction, Umberto Eco montre, démontre et démonte le fonctionnement de la presse, faite pour manipuler le lectorat par des moyens que nous autres petits lecteurs ou spectateurs du J.T n'imaginons même pas. Entre des phrases toutes faites, la façon de mettre en lumière certaines infos pour en passer d'autres sous silence, la création ex nihilo d'une info ou le recyclage d'autres, bref tout y passe. On reconnait évidemment certaines méthodes de nos médias "préférés" mais on en découvre d'autres. Et évidemment, il est prouvé dans ces pages que la presse est tout aussi manipulée que son public...C'est aussi comique, qu'ubuesque que déprimant aussi, quelque part.

2/ Une réécriture de l'Histoire... Avec la théorie ou non du complot sur les événements tant politiques que terroristes de l'Italie depuis la deuxième Guerre Mondiale. Et si ce n'était pas Mussolini qui était mort en avril 1945, fusillé avec sa maîtresse, mais son sosie... Pendant que Mussolini était caché soit par le Vatican, soit par l'Argentine... Dans le but d'un retour au pouvoir plus tard pour renverser le risque communiste de l'époque ? Tous les faits marquants de l'Italie, depuis des attentats, jusqu'à certaines arrivées au pouvoir, en passant par la Franc-Maçonnerie, le Stay Behind (réseaux clandestins coordonnés par l'OTAN) sont ainsi revisités et cette façon de considérer l'Histoire peut avoir un certain intérêt.

3/ La forme : Ce roman oscille trop entre le burlesque, l'humour cynique et le sérieux potentiel, potentiel car variant selon le crédit que le lecteur accordera à cette théorie du complot. Celle-ci, pour un lecteur lambda est trop développée et trop riche d'informations (réelles ou inventée, telle est la question !?), puisque Umberto Eco démontre tout de même dans ce roman qu'il est très facile de faire croire n'importe quoi à la masse. Cela se transforme en certaines longueurs qui sont devenues indigestes pour moi et m'ont empêchée de dévorer ce roman comme je l'espérais. En fait, un tiers du livre ressemble à un roman assez léger dans son traitement et la construction des personnages et les deux autres tiers s'approchent de très près du format de l'essai... Les premières pages semblent annoncer de l'action... qui ne vient jamais en fait. Et c'est ce qui m'a perdue et me laisse sur une sensation mitigée. J'ai appris certaines choses, mais je ne me suis ni régalée vraiment, ni distraite non plus.

Les férus d'Histoire Italienne et/ou des théories du complot devraient plus y trouver leur compte que moi !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 10 Mars 2018

Roman - Editions Livre de Poche - 349 pages -7.90 €

 

Parution d'origine (Grasset) en octobre 2015

 

L'histoire : Jean Louise Finch, alias Scout a désormais 26 ans et vit à New York. Elle revient à Maycomb, Alabama pour quelques vacances auprès d'Atticus, son père, mais aussi de Hank, ami de toujours qui pourrait devenir plus qu'un ami.

Mais voilà qu'en quelques jours, Jean Louise réalise que son monde, ou le monde, a changé. Au point qu'elle ne reconnait plus ses proches. Elle doute et est sérieusement ébranlée.

 

 

 

Tentation : Ma lecture récente de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Fournisseur : MA CB/Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Il y a environ un an, j'éprouvais un profond coup de coeur pour "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" d'Harper Lee, grand classique de la littérature américaine depuis les années 60. Jusqu'en 2015, aux yeux de tous, Harper Lee était l'auteure discrète d'un unique roman. Il y a 3 ans, à la surprise générale, elle publie celui-ci, plus de 50 ans après le premier. Va et poste une sentinelle est la suite de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, alors qu'il a été écrit avant celui-ci. En tant que lectrice, cela attise d'autant plus la curiosité, le mystère et l'admiration quant à la création de ces deux oeuvres.  Harper Lee a donc tout d'abord créé La Jean Louise Finch comme un personnage adulte... avant de se pencher et de dédier un roman à l'enfance de celle-ci. Ah, comme j'aimerais pouvoir discuter de cet étonnant procédé avec Harper Lee. Mais elle est hélas décédée en 2016... Et de toute façon, vu sa discrétion et sa célébrité, je ne pense pas que j'y serais parvenu.

Alors, quid de cette sentinelle, qui a, d'après le bouche à oreille et les chroniques postées de ci delà déçue a pas mal de lecteurs. Soit disant que ce roman est moins bon que son prédécesseur...

Et bien je dis haut et fort que je ne suis pas d'accord avec la rumeur. J'ai tout bonnement adoré ce roman, même s'il m'a paru moins aisé à lire que l'oiseau moqueur.

Comme je l'aime, cette Jean Louise Finch, alias Miss Scout (pour les très intimes) ! En fait, je lui ressemble étrangement et énormément. Comme je me retrouve dans ce personnage, dans ses réflexions, ses rebellions, ses interrogations, sa façon de voir le monde, son insoumission à certains protocoles et à d'autres convenances !

Jean Louise vit désormais à New York, donc dans le Nord des Etats-Unis. Elle revient passer des vacances auprès de son père en Alabama, dans le Sud américain. Et nous sommes au milieu des années 50. Nord/Sud, années 50... Voici les thèmes majeurs autour desquels se développe cette histoire, dans lesquels germent les problématiques des personnages qui vont les éloigner les uns et autres. Donc déjà, ce roman est très éclairant sur les modes de vie et de penser de l'époque. Il les explique, sans pour autant les cautionner. C'est l'époque où les Noirs réclament et obtiennent plus de droits. Même si les passages du roman qui élucident ce pan de l'Histoire Américaine ne sont pas toujours simples à suivre, ils n'en sont pas moins intéressants et passionnants. Ils sont sous forme de dialogues et pourraient à eux seuls constituer une dissertation sous le format thèse/antithèse/synthèse sur le racisme. Ce racisme qui devient discrètement, au fil des pages, le sujet principal de ce roman, sujet qui va un moment exploser comme une grenade dégoupillée par certains, à l'insu des autres.

Les messages de "Va et poste une sentinelle" sont nombreux et très forts. Et curieusement, très contemporains, pas périmés pour un sou même s'ils ont cinquante ans.

Jean Louise va apprendre à regarder le monde tel qu'il est et non tel qu'il devrait être. Elle va faire la douloureuse expérience de découvrir ce que pensent vraiment les êtres qui lui sont chers, ces pensées étant évidemment en totale contradiction avec les siennes. Ses proches vont tant la décevoir qu'elle va se sentir trahie, comme si l'éducation d'Atticus n'avait été qu'un feu de paille. Car l'éducation est bien souvent éloignée d'une certaine réalité, sous prétexte qu'il faut protéger les enfants. Oui mais...Jean Louise va découvrir que pour le bien d'une communauté, on peut agir à l'inverse de ses convictions. Pour y être accepté et donc utile. Jean Louise va réellement devenir adulte en s'affranchissant de la pensée unique familiale, et surtout paternelle. Et enfin, elle va découvrir que l'on peut vivre dans un environnement qui ne nous ressemble pas, car c'est à ce moment-là que l'on devient précieux pour cet environnement, comme une chance. La chance, c'est cette sentinelle, et la sentinelle est une conscience individuelle.

Et s'enrichir de ce roman est une sacrée chance, tant pour la conscience que pour le plaisir de lecture d'un grand roman.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 1 Février 2018

Roman - Editions Acte Sud - 366 pages - 22 €

 

Parution en juin 2017

L'histoire : Un chat de gouttière errant a élu domicile au pied d'un immeuble tokyoïte. Un jeune homme le remarque et le nourrit de temps en temps, jusqu'au jour où il le retrouve dans un sale état : une patte brisée à cause d'une maudite voiture. Il accueille le chat chez lui, le soigne et de fil en aiguille, l'adopte pour la vie. Une magnifique relation les unit désormais. Mais, un jour, le jeune homme Satoru est amené à devoir se séparer du matou. Il parcourt alors, avec Nana le chat, une bonne partie du Japon pour trouver, parmi ses amis, celui ou celle qui serait l'adoptante idéale pour Nana. Car hors de question de le confier à n'importe qui. Nous lecteurs, suivons alors leur pérégrination nippone. 

 

Tentation : Le titre et la couv' !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : "C'est un beau roman, c'est une belle histoire, c'est une romance d'aujourd'hui" !... même si un peu triste et cruelle, comme peut l'être parfois la vie. Mais lumineuses, les aventures de Satoru et Nana le sont indubitablement.

A la lecture des Mémoires d'un chat, j'ai été un peu désarçonnée par la formule narrative. En effet, il m'a semblé que parfois, et le plus souvent, le chat était le narrateur. Ca j'en suis sûre d'ailleurs, vu le titre et les réflexions " à voix hautes" de Nana le chat. Réflexions touchantes, hilarantes et bien emprunte de l'identité féline. Mais parfois, le récit paraissait repris par les personnages rencontrés par Satoru et Nana, et à d'autres moments, j'étais persuadée que c'était l'auteure qui reprenait les rennes.

Autre petit bémol, la quatrième de couv' vente une plongée dans "maints aspects de la vie japonaise. "Quelques", oui, mais maints, pas vraiment d'accord.

Peu importe, ce roman est vraiment une belle histoire entre un animal de compagnie et son maître, en l'occurrence ici un chat, sur l'affection, l'attachement, l'amour indéfectible, la connaissance mutuelle, la complicité, la confiance et la responsabilité qui les unissent. Tout cela, à travers les yeux et les pensées d'un chat, ce qui décrit assez bien la nature féline (même s'il y a dans ce texte certainement une bonne dose d'anthropomorphisme), ce qui donne des passages assez rigolos et/ou mignons.

Ce livre est aussi un hymne à l'amitié, puisque dans sa quête de l'adoptant idéal pour Nana, Satoru rend visite à ces amis de toujours : d'enfance, de collège, de lycée, de fac. Ces revoyures sont l'occasion, pour les protagonistes, de se remémorer souvenirs et moments forts du passé.

Avant tout, "Les mémoires d'un chat" est un formidable étendard contre l'abandon des animaux de compagnie, pour le respect de l'engagement autant quotidien que temporel que nous prenons lorsque nous adoptons une petite boule de poils quelle que soit sa taille à l'âge adulte. Car le chat s'exprime beaucoup sur le fait que son maître est obligé de se séparer de lui. Evidemment, il ne s'agit pas ici d'un abandon motivé par un caprice. C'est, pour Satoru, un cas de force majeur (je n'en dirais pas plus) et l'obstination qu'il met à trouver un adoptant de confiance absolu est remarquable. A travers les pages et les dialogues de Satoru et de son ami d'enfance, il est bien montré aussi le traumatisme et les regrets éternels que peut représenter pour un enfant, l'abandon ou la perte d'un animal de compagnie par les parents (quelle qu'en soit la cause). Des années plus tard, l'enfant ressent toujours le manque de son ami quadrupède et percevoir cette perte comme un choc.

Enfin, cette histoire a l'intelligence et la finesse de présenter le chat (mais cela fonctionne aussi avec le chien...bref, l'animal de compagnie), comme une formidable passerelle entre les êtres humains. Car oui, les animaux qui partagent notre quotidien participent aux liens que nous tissons avec nos congénères. Nana le chat est un lien  et un vecteur social en puissance, qui réunira les gens au-delà de toute espérance.

Alors installez-vous sous un bon plaid, attendez que votre chat vous rejoigne et se pose auprès de vous. Et voilà, il n'y a plus qu'à lire ! Miaou !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Un monde de chat

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Publié le 26 Janvier 2018

Roman -Editions Audiolib - 2h54 d'écoute - 18 €

 

Parution en audio en janvier 2014

Parution d'origine en août 2013

 

L'histoire : Alors que sa femme vient de décéder, Bjarni, un vieux fermier islandais, prend la plume et écrit une longue lettre à celle qui aurait dû être sa femme : Helga, son ancienne voisine de canton. Au fil de ses mots, ce sont cinquante années de vie qui se déroulent, dans un monde révolu.

 

Tentation : La blogo, à l'époque de la publication

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Me voici divisée par ce roman.  Parce que je suis très déçue, alors que j'en ai aimé l'écriture, travaillée tout en restant naturelle, avec de jolies phrases que l'on aimerait retenir et qui émeuvent, des métaphores recherchées. Avec aussi d'intéressants sujets de réflexion sur la constante évolution du monde, de ses valeurs, hélas pas toujours dans le bon sens, tout comme sur l'amour et ses prix : les choix, les sacrifices, la douleur, la tristesse, les regrets.

Mais l'histoire en elle-même ne m'a pas touchée et même si la lecture audio n'excède pas trois heures, celle-ci m'a semblé longue, voire interminable. Même si une toute petite phrase parmi les dernières surprend vraiment, et peut offrir une tout autre lumière à cette fameuse lettre. Pourtant, le mode de vie rural islandais, dans la rudesse de l'isolement et de la nature, est bien décrit. On n'y apprend par exemple, avec un certain dégoût cependant, qu'à une époque, les islandaises des campagnes se shampouinaient les cheveux avec de l'urine macérée. Beurk ! Il se dégage de ce texte autant de mélancolie que de nostalgie pour les temps passés, lorsque le quotidien était peut-être plus austère et laborieux, mais finalement, plus humain.

Certains passages, bien crus, presque écoeurants, m'ont plutôt dérangée et leur répétition encore plus, qui n'apporte aucune beauté au texte, et pas grand-chose à l'histoire, au contraire. A mes yeux, ces paragraphes sonnaient bien plus comme "graveleux déplacés" que comme "romantique déclaration".

Quant au format audio... Et bien avec les patronymes islandais, ce n'est pas évident du tout ! J'ai mis un temps fou à fixer certains d'entre-eux sur les personnages, dont certains sont restés d'anonymes figurants pour moi. Peut-être qu'une lecture papier permet de mieux visualiser et retenir ces noms qui pour moi, ressemblaient à de bizarres borborygmes !

Bref, une belle plume mais une histoire qui ne m'a ni emportée, ni touchée, ni captivée. Possible que mon attention se soit plusieurs fois absentée durant mon écoute, car j'ai souvent trouvé cette lettre désordonnée, au sens littéral du terme. Je m'attendais à "quelque chose" de beau, de délicat, de romantique et non... En tous cas, pas pour moi.

 

 

"L'homme est capable de faire de grands rêves sur de petits oreillers".

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 6 Décembre 2017

Roman - Editions 10/18 - 282 pages - 7.50 €

 

Parution d'origine en 2010

 

L'histoire : John et Ella sont mariés depuis presque 60 ans. Mais Ella est atteinte d'un gros cancer et John de la maladie d'Alzheimer bien avancée. Pour fuir le chemin de croix médical et profiter du peu qu'il leur reste à vivre ensemble, ils prennent la route avec leur camping-car, le Cherche Bonheur. Objectif, de Détroit à Santa Monica, suivre la mythique route 66. John sera le corps et Ella la tête. Ensemble, pour le meilleur et pour le pire, ils traversent donc les Etats-Unis. Devant leur pare brise, la liberté de vivre comme ils l'entendent, et dans les rétroviseurs, toute une vie vécue ensemble, et des souvenirs, plus ou moins précis...

 

Tentation : La blogo lors de la sortie du roman.

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : Quelle belle histoire... Ni triste ni gaie, fataliste quelque part. La vie en fait. Et aussi la fin de vie. 

C'est Ella qui raconte tout au long de ces pages et de ce voyage. Ella et sa douleur qui ne sera jamais nommée comme telle, mais comme "la gêne" : son cancer, son âge avancée et son obésité, qui réduit considérablement son aisance dans le mouvement. Mais ce n'est pas une femme qui se plaint, c'est une femme qui constate et qui profite. C'est elle qui tient les cartes routières et qui décide, organise ce périple jour après jour

A ses côtés depuis 60 ans, c'est John qui conduit. John dont le passé s'est presque effacé, mais qui parfois se souvient. John qui ignore même nombre de choses de son présent, qui oscille pourtant entre présence et absence.

Ella et John forme un couple aussi banal qu'extraordinaire. Car dans leur bagage, soixante ans d'amour, de travail, de joies, de peines, d'efforts, des enfants, des petits enfants. Chaque soir, dans les campings où ils stationnent leur camping-car, Ella et John se font une projection de diapositives de leur vie : les vacances avec les enfants, les fêtes, les diplômes... John, qui certains matin ne sait pas où il est ni qui est Ella, se souvient parfois de détails précis mais futiles et d'autres fois, de moments importants ou anecdotiques vécus par la famille. Ce qui offre à Ella et au lecture l'occasion de se questionner sur la substantialité des événements qui animent notre vie... Majeurs ou mineur, quels souvenirs nous marquent le plus, lesquels survivent aux années et à la mémoire qui flanche.

En lisant Ella, on sourit, on est émue, on profite du moment présent, on est inquiet, on est bouleversé... Notamment quand, après des heures "d'absence", John se tourne vers Ella, la reconnait comme si de rien, et lui dit "Ca va ma chérie" ? On est inquiet lorsqu'à une station-service, John oublie Ella lorsqu'il remet le moteur en marche. Le cherche bonheur est le premier roman que je lis qui traite (entre autre) de la maladie d'Alzheimer. Jusqu'ici, j'avais plutôt tendance à fuir ce genre de sujet. Une erreur sans doute. Cette histoire montre parfaitement ce que cette foutue maladie vous dérobe, les souvenirs qui quelque part, constituent votre socle. Les mauvaises nouvelles et la douleur qu'elles apportent avec elles sont "nouvelles" tous les jours si on vous les rappelle. Ou bien elles tombent dans l'oubli. Ainsi, John ignore tout de la maladie et de l'état de son épouse. Ella se garde bien de lui rappeler, et elle gère tous les oublis et les absences de son mari. Son mari qu'elle aime à la folie, même si parfois sa patience est à bout et à qui elle a fait une promesse.

Certes, on peut ressentir dans cette histoire quelques longueurs ou répétitions, mais elles sont principalement dues au rythme et aux habitudes de voyage de nos deux octogénaires. En même temps, ils roulent sur des milliers de kilomètres dans des paysages le plus souvent désertiques et des villes plus ou moins fantôme. Mais j'ai apprécié ce rythme tranquille et répétitif, qui donne l'impression d'être vraiment avec Elle et John.

Aussi, je recommande chaudement la lecture de ce Cherche Bonheur, qui est avant tout un hymne à l'amour, à la fidélité, à la vie, à l'insouciance, à la liberté.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 30 Novembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 15h54 d'écoute - 24 €

 

Parution d'origine en 1939

L'histoire : A Monte Carlo, une jeune femme de compagnie, timide et introverti, se voit demander en mariage par Monsieur de Winter, un riche aristocrate anglais, veuf depuis un an. Monsieur de Winter ramène donc sa jeune épouse dans son manoir de Manderlay. Mais, à Manderlay, il semble que l'ombre de feue Rebecca plane encore, et hante autant les lieux que les habitants. La nouvelle venue sera-t-elle assez forte pour échapper à ce souvenir trop présent ?

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

Lu par Virginie Méry

 

 

Mon humble avis est celui d'une lectrice assez inculte en classiques littéraires mais qui apprécie de plus en plus explorer des méandres plus anciens. C'est donc avec Rebecca que j'ai découvert la plume de Daphné du Maurier. Jusqu'ici, cette dernière n'était pour moi qu'un nom, sonnant tant francophone que je croyais Daphné du Maurier française. Raté, elle était anglaise !

Il y a deux ans, de nombreux billets élogieux et enthousiastes sur Rebecca ont fleuri sur la blogosphère, aussi, je m'attendais moi aussi  à déborder d'allégresse sur ce chef d'oeuvre, adapté au cinéma par Hitchcock en 1940. Un aspect thriller était annoncé par nombre de ces billets. Mes amies m'ont même parlé d'une série TV qui les avait terrifiées dans leur jeunesse !

Oui mais... La tournure thriller n'apparaît vraiment que dans le dernier quart de l'oeuvre. Je me suis régalée de la première partie du roman, qui présente les personnages, la relation de la jeune femme de compagnie (dont on ne connaîtra jamais le nom, puisqu'elle est la narratrice) avec son ignoble patronne, puis sa rencontre avec Monsieur de Winter, qui mènera au mariage. Cette partie est vraiment vivante, aussi drôle que cynique quelque part.

Ensuite la narratrice fait ses premiers pas à Manderlay. Avec elle, on découvre les us et coutumes de l'aristocratie anglaise de l'époque, ce qui est forcément intéressant. L'ambiance s'installe et devient très vite pesante et sinistre... Sauf qu'à mes yeux (ou plutôt mes oreilles, puisque lecture audio), j'ai trouvé cela rapidement lassant et très répétitif, et limite caricatural (sans doute parce que je n'ai pas su me mettre dans la peau d'une jeune mariée des années 30, qui issue d'un milieu modeste, ce retrouve à avoir ses propres domestiques etc...) Bref, la jeune épouse m'a agacée dans ses craintes, questionnements, doutes, hésitations trop récurrentes (pour moi, je le répète). A ces indécisions, j'aurais préféré de la suspicion, de la défiance. Un peu plus de caractère que de lamentation. Bref, encore un personnage que je souhaitais remuer pour qu'elle soit moins "nunuche" et qu'ainsi, je puisse éprouver quelque empathie pour elle. Les mous m'agacent !

Et puis, vient la quatrième partie de cette histoire romanesque, partie où tout bascule, où les révélations éclatent ! Et celles-ci, malgré mon imagination souvent débordantes, je ne les ai pas vues venir, même si je les attendais avec impatience. Car oui, en cours de lecture, j'ai cru qu'elles n'adviendraient jamais ! Mon intérêt redevint total, ma tension à son comble, et le suspense insoutenable par moment. J'étais donc bien dans un "policier", qui, dans cette partie, n'est pas sans rappeler la reine du crime Agatha Christie.

Finalement, je suis heureuse d'avoir fait connaissance de la délicieuse et très soignée plume de Daphné du Maurier. Pas dit que je ne renouvelle l'expérience un de ces quatre. Mais je ne pense pas que Rebecca me restera longtemps en mémoire car j'ai tout de même trop "subi" certaines longueurs et l'apathie de la narratrice. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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