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Publié le 26 Janvier 2018

Roman -Editions Audiolib - 2h54 d'écoute - 18 €

 

Parution en audio en janvier 2014

Parution d'origine en août 2013

 

L'histoire : Alors que sa femme vient de décéder, Bjarni, un vieux fermier islandais, prend la plume et écrit une longue lettre à celle qui aurait dû être sa femme : Helga, son ancienne voisine de canton. Au fil de ses mots, ce sont cinquante années de vie qui se déroulent, dans un monde révolu.

 

Tentation : La blogo, à l'époque de la publication

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Mon humble avis : Me voici divisée par ce roman.  Parce que je suis très déçue, alors que j'en ai aimé l'écriture, travaillée tout en restant naturelle, avec de jolies phrases que l'on aimerait retenir et qui émeuvent, des métaphores recherchées. Avec aussi d'intéressants sujets de réflexion sur la constante évolution du monde, de ses valeurs, hélas pas toujours dans le bon sens, tout comme sur l'amour et ses prix : les choix, les sacrifices, la douleur, la tristesse, les regrets.

Mais l'histoire en elle-même ne m'a pas touchée et même si la lecture audio n'excède pas trois heures, celle-ci m'a semblé longue, voire interminable. Même si une toute petite phrase parmi les dernières surprend vraiment, et peut offrir une tout autre lumière à cette fameuse lettre. Pourtant, le mode de vie rural islandais, dans la rudesse de l'isolement et de la nature, est bien décrit. On n'y apprend par exemple, avec un certain dégoût cependant, qu'à une époque, les islandaises des campagnes se shampouinaient les cheveux avec de l'urine macérée. Beurk ! Il se dégage de ce texte autant de mélancolie que de nostalgie pour les temps passés, lorsque le quotidien était peut-être plus austère et laborieux, mais finalement, plus humain.

Certains passages, bien crus, presque écoeurants, m'ont plutôt dérangée et leur répétition encore plus, qui n'apporte aucune beauté au texte, et pas grand-chose à l'histoire, au contraire. A mes yeux, ces paragraphes sonnaient bien plus comme "graveleux déplacés" que comme "romantique déclaration".

Quant au format audio... Et bien avec les patronymes islandais, ce n'est pas évident du tout ! J'ai mis un temps fou à fixer certains d'entre-eux sur les personnages, dont certains sont restés d'anonymes figurants pour moi. Peut-être qu'une lecture papier permet de mieux visualiser et retenir ces noms qui pour moi, ressemblaient à de bizarres borborygmes !

Bref, une belle plume mais une histoire qui ne m'a ni emportée, ni touchée, ni captivée. Possible que mon attention se soit plusieurs fois absentée durant mon écoute, car j'ai souvent trouvé cette lettre désordonnée, au sens littéral du terme. Je m'attendais à "quelque chose" de beau, de délicat, de romantique et non... En tous cas, pas pour moi.

 

 

"L'homme est capable de faire de grands rêves sur de petits oreillers".

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 6 Décembre 2017

Roman - Editions 10/18 - 282 pages - 7.50 €

 

Parution d'origine en 2010

 

L'histoire : John et Ella sont mariés depuis presque 60 ans. Mais Ella est atteinte d'un gros cancer et John de la maladie d'Alzheimer bien avancée. Pour fuir le chemin de croix médical et profiter du peu qu'il leur reste à vivre ensemble, ils prennent la route avec leur camping-car, le Cherche Bonheur. Objectif, de Détroit à Santa Monica, suivre la mythique route 66. John sera le corps et Ella la tête. Ensemble, pour le meilleur et pour le pire, ils traversent donc les Etats-Unis. Devant leur pare brise, la liberté de vivre comme ils l'entendent, et dans les rétroviseurs, toute une vie vécue ensemble, et des souvenirs, plus ou moins précis...

 

Tentation : La blogo lors de la sortie du roman.

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : Quelle belle histoire... Ni triste ni gaie, fataliste quelque part. La vie en fait. Et aussi la fin de vie. 

C'est Ella qui raconte tout au long de ces pages et de ce voyage. Ella et sa douleur qui ne sera jamais nommée comme telle, mais comme "la gêne" : son cancer, son âge avancée et son obésité, qui réduit considérablement son aisance dans le mouvement. Mais ce n'est pas une femme qui se plaint, c'est une femme qui constate et qui profite. C'est elle qui tient les cartes routières et qui décide, organise ce périple jour après jour

A ses côtés depuis 60 ans, c'est John qui conduit. John dont le passé s'est presque effacé, mais qui parfois se souvient. John qui ignore même nombre de choses de son présent, qui oscille pourtant entre présence et absence.

Ella et John forme un couple aussi banal qu'extraordinaire. Car dans leur bagage, soixante ans d'amour, de travail, de joies, de peines, d'efforts, des enfants, des petits enfants. Chaque soir, dans les campings où ils stationnent leur camping-car, Ella et John se font une projection de diapositives de leur vie : les vacances avec les enfants, les fêtes, les diplômes... John, qui certains matin ne sait pas où il est ni qui est Ella, se souvient parfois de détails précis mais futiles et d'autres fois, de moments importants ou anecdotiques vécus par la famille. Ce qui offre à Ella et au lecture l'occasion de se questionner sur la substantialité des événements qui animent notre vie... Majeurs ou mineur, quels souvenirs nous marquent le plus, lesquels survivent aux années et à la mémoire qui flanche.

En lisant Ella, on sourit, on est émue, on profite du moment présent, on est inquiet, on est bouleversé... Notamment quand, après des heures "d'absence", John se tourne vers Ella, la reconnait comme si de rien, et lui dit "Ca va ma chérie" ? On est inquiet lorsqu'à une station-service, John oublie Ella lorsqu'il remet le moteur en marche. Le cherche bonheur est le premier roman que je lis qui traite (entre autre) de la maladie d'Alzheimer. Jusqu'ici, j'avais plutôt tendance à fuir ce genre de sujet. Une erreur sans doute. Cette histoire montre parfaitement ce que cette foutue maladie vous dérobe, les souvenirs qui quelque part, constituent votre socle. Les mauvaises nouvelles et la douleur qu'elles apportent avec elles sont "nouvelles" tous les jours si on vous les rappelle. Ou bien elles tombent dans l'oubli. Ainsi, John ignore tout de la maladie et de l'état de son épouse. Ella se garde bien de lui rappeler, et elle gère tous les oublis et les absences de son mari. Son mari qu'elle aime à la folie, même si parfois sa patience est à bout et à qui elle a fait une promesse.

Certes, on peut ressentir dans cette histoire quelques longueurs ou répétitions, mais elles sont principalement dues au rythme et aux habitudes de voyage de nos deux octogénaires. En même temps, ils roulent sur des milliers de kilomètres dans des paysages le plus souvent désertiques et des villes plus ou moins fantôme. Mais j'ai apprécié ce rythme tranquille et répétitif, qui donne l'impression d'être vraiment avec Elle et John.

Aussi, je recommande chaudement la lecture de ce Cherche Bonheur, qui est avant tout un hymne à l'amour, à la fidélité, à la vie, à l'insouciance, à la liberté.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 30 Novembre 2017

Roman - Editions Audiolib - 15h54 d'écoute - 24 €

 

Parution d'origine en 1939

L'histoire : A Monte Carlo, une jeune femme de compagnie, timide et introverti, se voit demander en mariage par Monsieur de Winter, un riche aristocrate anglais, veuf depuis un an. Monsieur de Winter ramène donc sa jeune épouse dans son manoir de Manderlay. Mais, à Manderlay, il semble que l'ombre de feue Rebecca plane encore, et hante autant les lieux que les habitants. La nouvelle venue sera-t-elle assez forte pour échapper à ce souvenir trop présent ?

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

Lu par Virginie Méry

 

 

Mon humble avis est celui d'une lectrice assez inculte en classiques littéraires mais qui apprécie de plus en plus explorer des méandres plus anciens. C'est donc avec Rebecca que j'ai découvert la plume de Daphné du Maurier. Jusqu'ici, cette dernière n'était pour moi qu'un nom, sonnant tant francophone que je croyais Daphné du Maurier française. Raté, elle était anglaise !

Il y a deux ans, de nombreux billets élogieux et enthousiastes sur Rebecca ont fleuri sur la blogosphère, aussi, je m'attendais moi aussi  à déborder d'allégresse sur ce chef d'oeuvre, adapté au cinéma par Hitchcock en 1940. Un aspect thriller était annoncé par nombre de ces billets. Mes amies m'ont même parlé d'une série TV qui les avait terrifiées dans leur jeunesse !

Oui mais... La tournure thriller n'apparaît vraiment que dans le dernier quart de l'oeuvre. Je me suis régalée de la première partie du roman, qui présente les personnages, la relation de la jeune femme de compagnie (dont on ne connaîtra jamais le nom, puisqu'elle est la narratrice) avec son ignoble patronne, puis sa rencontre avec Monsieur de Winter, qui mènera au mariage. Cette partie est vraiment vivante, aussi drôle que cynique quelque part.

Ensuite la narratrice fait ses premiers pas à Manderlay. Avec elle, on découvre les us et coutumes de l'aristocratie anglaise de l'époque, ce qui est forcément intéressant. L'ambiance s'installe et devient très vite pesante et sinistre... Sauf qu'à mes yeux (ou plutôt mes oreilles, puisque lecture audio), j'ai trouvé cela rapidement lassant et très répétitif, et limite caricatural (sans doute parce que je n'ai pas su me mettre dans la peau d'une jeune mariée des années 30, qui issue d'un milieu modeste, ce retrouve à avoir ses propres domestiques etc...) Bref, la jeune épouse m'a agacée dans ses craintes, questionnements, doutes, hésitations trop récurrentes (pour moi, je le répète). A ces indécisions, j'aurais préféré de la suspicion, de la défiance. Un peu plus de caractère que de lamentation. Bref, encore un personnage que je souhaitais remuer pour qu'elle soit moins "nunuche" et qu'ainsi, je puisse éprouver quelque empathie pour elle. Les mous m'agacent !

Et puis, vient la quatrième partie de cette histoire romanesque, partie où tout bascule, où les révélations éclatent ! Et celles-ci, malgré mon imagination souvent débordantes, je ne les ai pas vues venir, même si je les attendais avec impatience. Car oui, en cours de lecture, j'ai cru qu'elles n'adviendraient jamais ! Mon intérêt redevint total, ma tension à son comble, et le suspense insoutenable par moment. J'étais donc bien dans un "policier", qui, dans cette partie, n'est pas sans rappeler la reine du crime Agatha Christie.

Finalement, je suis heureuse d'avoir fait connaissance de la délicieuse et très soignée plume de Daphné du Maurier. Pas dit que je ne renouvelle l'expérience un de ces quatre. Mais je ne pense pas que Rebecca me restera longtemps en mémoire car j'ai tout de même trop "subi" certaines longueurs et l'apathie de la narratrice. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Novembre 2017

Roman - Editions Pocket - 343 pages - 7.40 €

 

Parution en 2010

 

L'histoire : Kim Lange est la présentatrice télé préférée des allemands, et une telle carrière a bien sur relégué sa famille au second plan. Le soir d'une remise de prix, alors qu'elle fume tranquillement une cigarette sur la terrasse d'un hôtel, elle est écrasée par une météorite, ou pour être plus exacte, le lavabo d'une station spaciale qui vient d'exploser. Kim Lange meurt sur le coup... mais à sa grande surprise, se réveille réincarnée en fourmi ! Pour retrouver sa famille, elle n'aura de cesse de remonter l'échelle de la réincarnation qui est, bien sûr, parsemé d'embûches !

Tentation : La blogo il y a une éternité

Fournisseur : Ma PAL, depuis une éternité !

 

 

Mon humble avis : Un petit tour dans la littérature allemande pour une lecture agréable et divertissante +++ ! Assez drôle aussi, avec un postulat de départ que l'on trouve en général dans des livres de développement spirituel : La réincarnation.

Peu importe que l'on soit adepte à cette croyance ou pas pour se plonger dans ce roman. La réincarnation n'est pas ma paroisse (d'ailleurs je n'en n'ai pas) et je me suis vraiment bien amusée avec ce Maudit Karma, qui sous couvert d'humour, reste très respectueux envers ce concept.

Maudit Karma nous permet donc de vivre plusieurs vies, avec l'âme de Kim Lange, mais dans des corps différents. Nous passons donc de l'état de fourmi, à celui de cochon d'Inde,  de chien, de ver de terre, de vache puis de... Réponse dans le roman. Et c'est là que l'on peut apprécier les pouvoirs de certaines de ces créatures, comme prendre conscience de ceux des humains, car l'auteur développe assez bien les caractéristiques de chaque espèce, tout en s'exprimant à la première personne. Certains passages sont donc assez fascinants, d'autres hilarants ou encore très émouvants. Cocasseries, rebondissements, et quiproquos  sont bien sûr au rendez-vous. A savoir que Kim Lange, lors de son voyage " temporelo/bestiaire", rencontre aussi des "personnalités" défuntes célèbres, comme Casanova ou encore Napoléon. Sous quelles formes animales ? Surprise ! Le tout, écrit dans un style simple (mais pas simplet) et fluide, bref, agréable.

L'humour et la légèreté apparente de cette histoire originale, qui tient presque de l'équipée, sont là pour accompagner une réflexion plus profonde, dont chaque lecteur sera libre de choisir l'épaisseur qu'il veut lui donner. Car par de bourrage de crâne ni de prise de tête dans ces pages. Mais l'occasion, si cela vous dit, de réfléchir un peu à la valeur que vous donnez à votre vie, à celle des autres, et aux apparences. Aux regrets que vous pourriez avoir si votre terminus s'annonçait. A votre bonheur qui n'aura d'égal que celui que vous apporterez aux autres par des petits gestes quotidiens, ou des actes héroïques... Mais encore faut-il que ces derniers ne soient pas calculés ! Que votre bonté d'âme soit pure. Si ce n'est pas le cas, il y a toujours possibilité de progresser, Kim Lange en est le modèle heu... "Vivant" ?!!! Et le nirvana dans tout cela ? Car si vous cumulez de bons karmas, il devrait vous être promis ? Là aussi, réponse dans le roman... Mais n'oubliez pas de penser au présent et de bien regarder autour de vous, car peut-être s'y cache un petit coin de nirvana où, finalement, il fait bon vivre !

Conclusion : un livre idéal pour une petite pause cérébrale dont vous ne sortirez pas écervelés, mais avec une sacrée banane au milieu de visage et des zygomatiques bien musclés ! A ne pas bouder !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 21 Septembre 2017

Roman - Editions Pocket - 409 pages - 7.40 €

 

Parution d'origine en 2007

 

L'histoire : Suite à une "salle histoire" Rick, américain de l'Ohio a tout perdu : son travail sa crédibilité, sa femme. Et même sa fille ne veut plus lui parler.

Alors, il prend un billet d'avion pour Paris. Là, il compte écrire le roman qui lui ronge le ventre depuis si longtemps. 

Oui, mais, la ville des lumières devient très vite obscure, dangereuse et crasseuse pour lui. Bref, il multiplie galères et mauvaises rencontres jusqu'à celle de Magrit, énigmatique et fascinante femme du Vème arrondissement.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : Ce roman dormait dans ma PAL depuis 8 ans, époque où deux autres romans de Douglas Kennedy m'avaient on ne peut plus happée : Une relation dangereuse et Cul de Sac (depuis retitré élégamment "Piège Nuptial).

Bon, et bien cette fois, le bilan de lecture est flop flop flop...

Pourtant la narration commençait bien, on entrait vite en empathie avec le pauvre Rick, les descriptions de l'envers de la médaille parisienne étaient intéressantes et prenantes : les clandestins, les marchands de sommeil, les squattes loués à prix d'or, les influences de certaines mafia turque etc... C'est sordide à souhait, mais, j'imagine, réaliste. Puis, les propos deviennent un peu redondants et on aimerait que Rick se démène un peu plus plutôt que de subir.

Vient ensuite la rencontre avec la femme du Vè, Margit. Le roman semble prendre  une nouvelle direction et l'on espère que quelque chose de "grand", de "bousculant" et "d'haletant" advienne.

C'est alors que tout s'écroule, en tout cas pour moi. Douglas Kennedy nous emmène dans une voie surnaturelle, tout par à vau l'eau. La crédibilité du roman, la crédulité du lecteur et limite même son intérêt. Cette voie surnaturelle est bien sûre sans issue dans le roman et pire frôle le ridicule en plongeant dans l'inepte pluridimensionnel nullement bien-fondé ni abouti par l'auteur. Le tout parsemé d'une tentative de philosophie de la vie niveau trottoir, voire même du caniveau. Bref, l'impression que rien ne tient plus debout s'inscrit dans l'esprit du lecteur et c'est bien dommage. J'ai poursuivi ma lecture dans une espérance jamais récompensée et au contraire, bien déçue.

Et, cerise sur le gâteau... Le fameux roman que Rick s'échine à écrire tout au long du roman est finalement remisé au tiroir pour être remplacé par l'histoire que Rick vient de vivre. Bref, une fin d'un classique agaçant : "le roman dans le roman".

Donc flop, bof, plouf, on passe !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Avril 2017

Roman - Editions Livre de Poche - 434 pages - 6.60 €

 

Parution d'origine en 1960

L'histoire : Alabama, sud des Etats-Unis, dans les années 1930. Atticus élève seul ses deux enfants, Jem et Scout à Maycomb. Avocat blanc, il est commis d'office pour défendre un noir accusé de viol sur une jeune femme blanche.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Et voilà, je me suis plongée dans un grand classique de la littérature américaine, prix Pulitzer 1961 ! Et quelle plongée ! J'ai adoré ce roman. Maintenant, pas facile d'écrire dessus, vu que tout a été dit sur "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" depuis 57 ans ! Et qu'en plus, il est étudié US en classe donc décortiqué par des spécialistes !

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est paru aux Etats-Unis en 1960, en pleine période de lutte pour les droits civiques des afro-américains. Le roman est clairement un fer de lance antiségrégationniste et peut et doit être lu par tout le monde, depuis l'adolescent jusqu'aux retraités !

Ce roman nous ramène dans le sud des Etats-Unis dans les années 30. Il est intéressant de vivre trois années dans cette bourgade de Maycomb, les us et les coutumes de l'époque. Avec les noirs qui vivent à côté des blancs et non avec. Dans ce coin, les blancs sont des chrétiens "bien-pensants" racistes on ne peut plus primaires.

Trois années...C 'est ce que nous raconte Jean Louise, alias Scout. Autour d'elle, gravite Atticus, son père très intègre, Calpurnia la cuisinière noire qui fait partie de famille, Jem son frère année, Dill le petit voisin qui étrangement n'est là que pour les vacances d'été, les voisins et voisinent qui cancanent pour le meilleur et pour le pire, l'école, le Shérif Tate, le juge Taylor, Boo, le voisin invisible. La jeune Scout, âgée de 7 ans au début de l'histoire, porte un regard ouvert, interrogateur, vivant, tantôt mature tantôt enfantin sur son monde. Toutes les questions de l'enfance y passent dans un régal d'intelligence de la part d'Harper Lee pour le lecteur.

J'ai beaucoup aimé les liens qui l'unissent à son frère, à Calpurnia, mais surtout envers son père, Atticus. L'éducation que celui-ci donne à ses enfants, les dialogues qui en naissent sont en total contre-courant avec l'époque et la région. Fermeté, empathie, bonté et bienveillance, voilà l'environnement de Scout et Jem.

Et puis voilà Atticus, avocat commis d'office pour défendre Tom, noir, accusé du viol d'une jeune blanche. C'est tout le climat de la ville qui change, la peur, les regards, les menaces... Et cela se répercute sur les enfants. Quant au procès, en tant que lectrice, je l'ai lu en apnée, dans un mélange d'admiration pour la plaidoirie d'Atticus et d'effroi devant cette justice rendue par des hommes qui n'osent pas se regarder dans un miroir...

La rythme est assez lent mais il y a comme quelque chose d'envoûtant dans ce roman. Oui, il y a de la magie dedans. Sans doute due au formidable voyage en enfance racontée par Scout, une traversée de l'enfance en fait, car Scout remarque elle-même qu'elle grandit, qu'elle murit et à la fin de l'histoire, après tout ce qu'elle y a vécu, elle sent bien que l'enfance, pour elle est terminée... Sans doute avec la fin brutale de l'innocence, la prise de conscience de la bêtise humaine, des conséquences de l'injustice etc.

Enfin et surtout, c'est l'écriture magnifique, soignée à souhait mais jamais ampoulée, emprunte d'humour d'Harper Lee qui fait aussi le succès mérité de ce roman. Le coup de maître d'Harper Lee est de faire de Scout la narratrice... sauf que lorsqu'elle raconte, Scout n'est plus une enfant. Elle se souvient de ses joies et de ses peurs d'enfants, mais avec un style d'adulte, ce qui permet ainsi un langage qui ne soit pas lassant ni basique, et qui s'adresse à tous.

Je comprends vraiment que le succès de "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" traverse les décennies, car pour ma part, je ne suis pas prête d'oublier de sitôt cette histoire et ses personnages si attachants, qui pour la plus part, gardent bien des mystères, même après le dénouement.

 

PS : A savoir... Il règne autour d'Harper Lee un certain mystère, comme le mystère qui entoure des auteurs comme Salinger. Malgré le succès international de ce premier roman, la romancière mit plus de cinquante ans à en publier un deuxième "Va et poste un sentinelle" en 2015 (que je viens d'acheter !). Elle est décédée l'année dernière, en février 2016.

 

 

 

Chez Antigone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Mars 2017

La vague par StrasserRoman - Editions Pocket - 153 pages - 6.30 €

 

Parution d'origine en 1981

 

L'histoire : Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'Histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : " La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action. " En l'espace de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire.

 

Tentation : La réputation du livre

Fournisseur : La bib de Cécile

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Voici un roman captivant que j'ai littéralement dévoré. Fascinant et on ne peut plus inquiétant pourtant, et encore plus lorsque l'on sait que cette histoire est inspirée d'un fait réel qui s'est produit dans un tranquille lycée de Californie en 1969...

Ben Ross est un professeur d'histoire compétant et apprécié de tous, et surtout des élèves, chose assez rare pour le souligner. Il sait capter leur attention et ses cours ne ressemblent à aucun autre cours.

Lors d'une leçon sur les débuts du nazisme en 1934, la 2ème Guerre Mondiale et les camps de la mort, Ben précise à ses élèves qu'à cette époque, seulement 10% de la population allemande appartenait au parti nazi.

- Alors, pourquoi personne n'a essayé de les arrêter ? demande alors un élève.

Ben Ross n'a pas de réponse claire à apporter à ses auditeurs. De ce fait, il crée alors comme un jeu de rôle, qui sera comme une expérience au niveau de sa classe pour faire comprendre à ses élèves le processus nazi. Les mots d'ordre sont force, discipline, communauté, action. Au début, cela amuse tout le monde mais bientôt, le lycée est proche du chaos. 

En effet, les élèves n'ont en rien pris cette expérience comme un jeu, ni ce jeu comme une expérience. Jamais ils ne se sont posé la question de l'objectif de celle-ci, ni de sa finalité. Leur réaction est saisissante, effrayante. Ils se lancent dans ce mouvement expérimental sans réfléchir, abandonnent leur libre arbitre, juste parce que c'est nouveau, que chacun y a un rôle à jouer, que l'on y promet d'égalité, que chacun trouve un certain goût, le prof lui-même, dans l'autorité et le pouvoir. Alors, le mouvement "La vague" prend une ampleur qui dépasse tout le monde, même la poignée d'élèves qui n'y adhèrent pas du tout et se demandent comment faire cesser tout cela.

Les élèves de toutes les classes, par fidélité à "La vague" transforme alors ce lycée en véritable microcosme totalitaire, avec évidemment toutes ses déviances, le rejet de la différence, le racisme, le lynchage, l'intolérance, l'intimidation, la dénonciation, les menaces etc.

Bref, ce roman est effroyable, très rapide à lire car captivant, c'est sûr, mais aussi écrit sobrement, sans fioriture ni détails inutiles. Tout va droit en but, rien n'est enrobé. Mais surtout, La Vague résume parfaitement le mécanisme du totalitarisme et démontre à quel point il est aisé de créer un mouvement populaire fasciste, dans une société en perte de repères ou comme dans ce livre, en recherche de repères, puisque les élèves de Ben Ross ne sont encore que des adolescents.

Ce roman a un peu le même effet sur le lecteur que la chanson de Frédéricks, Goldman et Jones : "Et si j'étais né en 1917 à Leidenstat. Il amène forcément la réflexion suivante : Et moi, qu'aurais-je fait à leur place, aurais-je été victime ou bourreau ? A 16 ans, j'ignore quelle aurait pu être ma réaction, timide, mal dans ma peau et dans ma tête, et déjà victime d'un relatif harcèlement moral de la part de certains de mes congénères... Mais déjà brûlait en moi révolte et colère. Donc je pense qu'à 45 ans, je ne serais ni ni victime, ni bourreau. Car j'ai l'oeil ouvert, l'oreille à l'écoute, et on ne m'embrigade pas. Ce n'est pas par moi que l'Histoire recommencera. Je préfère en baver en respectant mes valeurs morales que de m'en sortir en oubliant mes idéaux.

 

Un roman à lire, de toute urgence !

 

PS : Un film a été également inspiré de ce roman... Film que je n'ai pas vu, mais qu'après en avoir discuté avec des amis, je vous déconseille, car il perd beaucoup du sens du message, déjà en aillant été transposé en Allemagne.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 22 Juillet 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Thélème - 8h d'écoute - 21 €

 

Parution d'origine en 2010

 

L'histoire : Passionné de botanique, le jeune Arnljôtur quitte son île natale, laissant son père veuf, son frère jumeau handicapé, et sa fille qu'il n'a pas voulu. Il emporte dans ses bagages quelques boutures de Rosa Candida. Direction : un monastère dans un coin reculé d'Europe qui possède l'une des plus anciennes roseraies au monde. Il sera accueilli par un frère cinéphile et petit à petit, effectuera un voyage qu'il n'imaginait pas.

 

Lu par Guillaume Ravoire

 

Tentation : La blogo, il y a longtemps !

Fournisseur : la bib'

 

 

Mon humble avis : A l'époque de la sortie de Rosa Candida, le monde entier ou presque criait au chef-d'oeuvre et ne tarissait pas d'éloge envers ce roman islandais !

Je serai bien moins enthousiaste, puisque, pour dire vrai, je me suis ennuyée profondément durant les 2 premiers tiers de l'histoire pour évoluer vers un léger intérêt ensuite. Mais rien qui mène à l'extase !

Déjà, la lecture de Guillaume Ravoire est assez monotone et monocorde, sans doute pour rester fidèle à l'atmosphère du roman.

Je n'y ai pas vu la lumière, le côté léger et romantique que d'autres lecteurs y ont trouvé.

Pour moi, Rosa Candida est un roman lisse, un peu à l'image de son personnage principal et de son écriture. L'écriture est certes soignée et pas désagréable, mais plate.

Rosa Candida se veut être un conte initiatique. Conte, oui, un peu, car la grande partie du roman se déroule dans un lieu indéfini, où la population parle un patois en perdition etc. Initiatique, oui aussi. Car c'est l'envol d'un jeune homme loin du carcan de sa famille, de ses habitudes et de son ile. Mais c'est surtout le chemin vers la paternité assumée et choisie qui évoque l'aspect initiatique.

Sur certaines 4ème de couv', il est écrit que le jeune homme est obsédé par les questions du corps, du rapport au corps, de la vie, de la mort. Cela eut peut être intéressant si ces questionnements étaient plus développés. Alors que non, ce ne sont que quelques passages et dialogues très courts, frustrants avec le père Thomas. Dialogues qui n'emmènent même pas le lecteur à l'introspection sur ces matières.

Par contre, les détails futiles sont pléthores et redondants, donc lassant (genre, le nombre de cuillères de fécule à ajouter à une recette etc..).

C'est aussi sans compter l'aspect improbable ici de la croissance d'un bébé petit génie et la fin tellement abrupte, tant dans le ton de lecture que dans l'histoire elle-même, que j'ai paniqué un instant, pensant que je ne possédais pas l'enregistrement en entier.

En fait, tout au long du roman, je me suis demandée où l'auteure voulait m'emmener et j'attendais quelque chose, comme du surnaturel, puisque certains passages s'en approchent, mais non, rien n'est arrivé. Même pas de belles émotions. Non, rien.

Bref, pour moi, la rencontre avec Rosa Candida est manquée. Un livre qui n'ose pas, plat et franchement tiède. Certes, il y a un côté Candide, "il faut cultiver son jardin", mais n'est pas Voltaire qui veut !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Février 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Audiolib - 4h d'écoute - 18 €

 

Parution en Audiolib en 2013. Existe aussi en poche.

 

L'histoire : Début XXème siècle, de jeunes et pures japonnaises embarquent sur un paquebot. Direction l'Amérique et le mariage. Elles ont en effet été choisies sur "catalogue" par des futurs époux dont elles ne connaissent rien, sauf une photo truquée, une profession et un statut social surestimés..

A l'arrivée, c'est la désillusion, l'emprisonnement d'une vie qu'elles n'imaginaient pas, la violence des hommes, l'esclavage dans les champs, le racisme, les efforts pour s'intégrer...

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

Mon humble avis :  Ce roman, magnifiquement lu par la comédienne Irène Jacob, a reçu le prix Fémina Etranger en 2012.

Même s'il est imparfait, "Certaines n'avaient jamais vu la mer" m'a beaucoup plus, ou devrais-je dire pour être plus précise, beaucoup intéressée. 

En effet, il traite d'un fait méconnu, rarement évoqué en littérature comme au cinéma ou dans les livres d'Histoire : L'immigration des japonais aux Etats-Unis. En général, quand on parle de l'immigration outre-Atlantique, il s'agit plutôt de celles des Européens, et notamment des Irlandais. Ou encore, de celle des Mexicains, des Cubains... Cela rend ce court roman particulièrement instructif. 

La narration est originale. En effet, une japonaise narre son histoire mais en usant de la première personne du pluriel : ce "Nous" qui permet de témoigner de son propre vécu, mais aussi de celui de ses paires. Ce "Je" en tant qu'individu devient nous, parce que ces femmes ont été pour la plupart dépossédées de leur identité. Que de même origine, elles ont vécu le même destin mais de façons différentes. Une voix pour toutes les voix, pour toutes les voies.

A plusieurs reprises d'ailleurs, Julie Otsuka énumère, en usant comme d'une longue litanie, les mille et une façons que ces femmes ont vécu les grandes étapes de leur vie. Oui, car il y a mille et une façons de perdre sa virginité (entre la douceur et la violence), d'accoucher (entre le fossé et le lit de soie), de rêver (entre une belle récolte et une vie de luxe), de quitter de force un endroit (sans se retourner, avec des regrets, une valise, les mains vides...) . Ces passages, qui pourraient paraître comme lassant, ont au contraire été pour moi très touchants, prenants, émouvants. Car malgré le "Nous" utilisé par l'auteure, il y a bien mille et une âmes, réactions, désir, désespoirs... Malgré la ressemblance, le monde est bien multiple.

Puis, en cours de narration, le "Nous" reste, mais c'est alors une américaine qui s'exprime en son nom propre et en celui de ces concitoyens. Nous avons donc eu la vision japonaise, puis la vision américaine. Ce qui permet sans doute à l'auteure, Américaine d'origine nippone, d'exprimer et d'explorer ses deux cultures.

J'ai regretté cependant  ce qui m'est paru comme un  saut dans le temps. En effet, à moins que mon attention ait été moindre à un moment donné, nous accompagnons ces femmes aux champs où elles travaillent comme des forcenées pour presque rien. Et quelque temps plus tard, nous les trouvons tenancière d'un hôtel, d'une boutique, avec des enfants étudiants dans de grandes universités. J'aurais aimé suivre le chemin qui les a menées de la pauvreté et la soumission à la propriété et un certain accès à la culture et l'éducation.

Enfin, même si ce roman se déroule il y a plus de 100 ans, il est hélas encore bien actuel. Que ce soit pour les filles de l'Est, d'Asie du sud Est à qui l'on promet une vie de reine au bout du monde pour les mettre sur un trottoir, ou tous ces migrants qui prennent la mer pour entrer en Europe, il y a la désillusion, les sales et basses besognes, la précarité, le racisme, le rejet, la difficile intégration. Sauf que dans ce roman, cela s'achève par la deuxième Guerre Mondiale, qui, aux Etats-Unis, a fait de chaque japonais un espion potentiel, donc un danger pour la sécurité nationale. Là, encore, on n'est pas si loin de notre époque.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Janvier 2016

 

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Audiolib - 14h30 d'écoute -  23.30 €

 

Parution en 2010, existe en format poche

 

L'histoire : Qui a tué le richissime et sans scrupule industriel Viky Rai lors de sa garden-party ? Six personnes présentes et possédant une arme sont suspectées ! Une actrice glamour de Bollywood, un texan barré, un jeune indigène, un bureaucrate habité par l'esprit de Gandhi, un gamin qui vit de petits larcins et le père de la victime. Et par derrière, un journaliste qui tente de démêler tout cela.

 

 

 

Tentation : La réputation du roman et de son auteur

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

 

Mon humble avis : Première incursion pour moi dans la littérature indienne.

Me voici bien partagée par ce livre, présenté comme un roman policier, mais qui ne ressemble en presque rien de tel, sauf qu'il y a bien un crime et un coupable. Mais pas réellement d'enquête. Une succession de chapitres qui décrivent la vie de personnages (les suspects) d'origines très différentes et à mes yeux, d'intérêt inégal. Certains de ses personnages se croisent, d'autres non. 

Ce qui fait que par moment, je n'avais plus trop l'impression de "lire" un unique roman, mais juste différentes histoires à peine reliées par l'issue finale, bien surprenante. Seule la situation géographique de l'Inde me confirmait que j'étais bien au coeur d'une seule et même intrigue. Cette narration m'a donc un peu perdue, tout comme la multiplicité des personnages secondaires aux noms improbables et tous similaires pour moi puisqu'indiens ! Qui plus est, j'ai vraiment trouvé ce roman trop long, avec moult détails pas toujours indispensables.

Néanmoins, ce meurtre dans un jardin indien vaut le détour pour son intérêt culturel indéniable ! Vikas Swarup dresse un portrait sans concession de la société indienne très complexe, depuis les castes, les bidonvilles, le cinéma de Bollywood, la justice à deux vitesses, les grands palais, et la corruption inouïe de son gouvernement et de sa police. La découverte et le dépaysement sont garantis !

Le style est très agréable, et certains destins de ces curieux suspects ne laissent pas indifférent. Le texan barré m'a bien fait rire, celui-là pourrait sortir d'un roman complètement loufoque que l'on ne s'en étonnerait pas ! Le pauvre n'est ni gâté ni épargné par l'auteur. L'indigène est émouvant, le jeune des bidonvilles touchant et les désillusions de la star de Bollywood sont assez amusantes, même si peu surprenantes.

Le coup de théâtre final est aussi sympathique qu'inattendu.

Bref, vous l'aurez compris, je suis vraiment partagée par ce roman de bonne qualité. Je pense qu'à mes yeux, son principal défaut est la longueur. Moitié moins long, je l'aurais sans doute apprécié entièrement !

 

 

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L'avis de Sylire

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Rédigé par Géraldine

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