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Publié le 13 Mai 2020

Roman - Editions Pocket 242 pages - 3.90 €

Parution d'origine en 2000

L'histoire :  Clara a trente-trois ans, deux enfants : Charlie, six ans, et Jack, trois ans, dont l’activité principale consiste à dire des horreurs. Un mari tout à fait séduisant, quoiqu’un peu mystérieux. Un boulot de rédactrice pour un magazine, des copines plutôt rigolotes. Bref, Clara a tout pour être heureuse.

Simplement, il lui arrive de se réveiller avec l’idée dérangeante que sa vie ne correspond pas à ce qu’elle devrait être...
Et elle résume ça très bien : trop de cellulite et pas assez de sexe !

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Cette lecture n'avait d'autre but que de passer un éventuel bon moment de légèreté mais surtout de vider ma PAL de quelques éléments improbables s'y trouvant (souvent achetés d'occase). Et puis tout de même, dans la présentation de l'auteure, l'éditeur précise que ce roman fut un grand best-seller mondial en 2000. Donc pourquoi pas ?!

Bon il  existe la chick litt, qui fait du bien si l'on n'en abuse pas. Ma vie sur un plateau flirte avec ce genre sans y parvenir et n'atteint pas du tout l'objectif "feel good" non plus. En fait, ici, on est encore dans un autre style : la cheap et la shit litt" ! 

Celle tellement mauvaise qu'elle exaspère et ne nous tire que des soupirs d'exaspération et ne bée nos yeux que de perplexité...

Ma vie sur un plateau réunit le summum de tous dans les domaines suivants : vulgarité des personnages et des dialogues, ces derniers ne dépassant pas le niveau de platitude de ceux d'Amour Gloire et Beauté. Platitude des situations et de l'histoire en générale. Vacuité rare et superficialité magistrale des personnages. En fait, on est dans le niveau de conversation et de préoccupation "caca, pipi, proute , vomito et petit zizi qu'il faut bien "secouer secouer" (oui 2 fois) quand les hommes vont aux toilettes. Et, la méga question existentielle que se pose Clara est : "Est-ce que mon mari est normal vu que je ne l'entends même pas péter aux toilettes". Quant aux questions quotidiennes, elles ont trait au nombre de calories, au garde-robe, au rouge à lèvre Chanel, aux kilos pris depuis le mariage, à la vieillesse... C'est vrai quoi, Clara a tout de même 33 ans !

Voili voilou, inutile de s'étendre sur le sujet, ce roman est navrant XXL ! Mais, mais, PAL moins 1 ;)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 25 Avril 2020

Ray Bradbury, Fahrenheit 451, roman, SF, Science Fiction, anticipation, dystopie, avis, blog, chronique, littérature

Roman SF - Editions Ecoutez Lire - 5h03 d'écoute 

Parution d'origine en France chez Denoël en 1955

L'histoire :  451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.  Guy Montag est donc un pompier pyromane... Jusqu'au jour où sur un chantier, il dérobe une fois de plus un livre, qui rejoint les autres qu'il cache soigneusement chez lui. Mais ce livre là changera sa vie, car il l'ouvrira, le lira et commencera à comprendre beaucoup de choses. Montag devient alors la cible principale de ses collègues, et se lance dans une course poursuite... vers la liberté !

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Je ne lis pas souvent de SF simplement parce que c'est un genre littéraire que j'ai découvert comme tel via la blogosphère et que depuis, ma PAL s'est empli de centaines de romans plus conventionnels. Et pourtant, à chaque fois que découvre un classique de cette littérature SF, je me prends une véritable claque, un choc qui m'amène à vénérer ma lecture. D'ailleurs, j'ai écouté ce livre en audio, mais je prévois me le procurer en format papier, afin d'en relire certains passages, au gré de mes envies.

Je ne vais pas faire une étude sur ce texte sur lequel tout à déjà été dit (remarque, je n'ai jamais la sensation d'en faire), mais vous inciter à le découvrir de toute urgence si ce n'est pas déjà fait. C'est un bijou, un véritable chef d'oeuvre, si dense et intense dans ses dénonciations, ses craintes, ses analyses sociétales, même si ici, on est supposé être dans un avenir plus ou moins proche.

Fahrenheit 451 équivaut à 232.8 degrés Celcius, et c'est le point d'auto inflammation du papier, donc évidemment des livres. Dans cette dystopie, Bradbury a imaginé une société où posséder un livre serait un crime et le lire, encore plus. Les pompiers n'existent plus pour éteindre les feux, mais pour les provoquer, à chaque découverte de stocks de livres. Les livres brûlés ne sont pas une "nouveauté", moult doctrines et religions l'ont fait de par l'histoire, par esprit de censure, n'autorisant au peuple que des lectures précises. Ici, c'est mondial et aucun livre n'est épargné.

Dans ce roman aucune religion ni idéologie purement dictatoriale pour remplacer les livres, ces objets si dangereux puisqu'ils amènent les citoyens à penser, à réfléchir, à connaitre autre chose que ce dont la société les abreuve. Juste la dictature sociétale ; celle du divertissement à outrance, de l'abêtissement qui vous est servi sur un plateau et qui vous envahit tellement de toute part qu'il devient l'unique vérité, l'unique réalité, l'unique possibilité. Donc aucune sensation de domination, de manque de liberté, de malheur, de peur ou autre... En fait, plus vraiment de bonheur à part celui de la consommation et de la vacuité cérébrale. Puisque l'on imagine même plus que l'on puisse penser. Donc plus aucun souci dans la vie, plus aucune réflexion, plus aucune remise en question... mais plus de choix non plus.

Comme à chaque lecture de ce type, je suis estomaquée par l'imagination ultra visionnaire de ces auteurs. Bradbury a écrit Fahrenheit 451 en 1953 (en pleine période du maccarthysme aux Etats Unis)  et l'action est sensée se dérouler environ cinquante ans plus tard, donc il y environ vingt ans. Dans les habitats qui se ressemblent tous, les Hommes sont fascinés par leurs murs qui sont devenus des écrans... Les murs parlent et on parle au mur qui apporte tout à domicile : divertissements, informations, voix diverses, publicités... Les voix des murs deviennent la famille... Et en 2020, où en sommes-nous avec nos réseaux sociaux, nos amis FB, instagram, nos conversations par écrans interposés... Bref, ce n'est qu'un exemple d'anticipation parmi tant d'autres figurants dans cette histoire, mais vraiment, c'est bluffant.

Alors, vite, ruez-vous sur ce roman pendant que nous en avons encore le droit. (dès que les librairies seront réouvertes) Fahrenheit 451 est vraiment puissant, passionnant, captivant. Il y fait l'apologie de la liberté de penser, de la liberté d'expression, de la liberté de choisir sa culture, de la liberté de choisir son activité de détente ou son moyen d'apprentissage. Et, surtout, c'est une ode à la mémoire. La mémoire de l'histoire et de la culture, que celle-ci soit écrite ou orale... mais cette mémoire que rien ne peut enflammer ni éteindre. Magistral, vraiment. Un énorme coup de coeur trop énorme pour décrire vraiment mon enchantement littéraire !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Avril 2020

Roman Nouvel An, Juli Zeh, Lanzarote, Canaries, avis, blog, chronique

Roman - Editions Acte Sud - 189 pages - 20 €

Publication en septembre 2019

L'histoire : Henning, allemand, passe deux semaines de vacances d'hiver avec sa femme et ses deux jeunes enfants à Lanzarote, île des Canaries. Malgré l'aspect à priori reposant du séjour, Henning se bat toujours contre "la chose"... ces crises d'angoisse qui le menacent ou lui tombent dessus trop souvent. Au matin du 1er janvier, il enfourche son vélo de location et entreprend l'ascension harassante d'un volcan. Fuyant l'asphyxie familiale, il se bat contre le dénivelé et le vent puissant... Comme s'il était irrémédiablement attiré vers les hauteurs. Il ne le sait pas encore, mais Henning a peut-être rendez-vous avec son passé enfoui, et donc avec lui-même.

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : J'ai emprunté ce livre sous le seul prétexte qu'il se déroule sur Lanzarote, île sur laquelle j'ai randonné lors de vacances il y a bientôt trois ans... L'occasion de se replonger dans certains paysages depuis son canapé ne se refuse jamais ! Sauf qu'ici Lanzarote devient le théâtre d'un drame cauchemardesque... Alors que mes vacances s'y sont parfaitement déroulées !

Le roman peut se découper en deux parties : la première, avec comme un prologue qui la provoque et la deuxième, avec un épilogue qui nous explique parfaitement le mal-être d'Henning, Henning luttant contre un sentiment de responsabilité trop lourde, un sentiment de devoir assurer dans tous les domaines de sa vie.

La première partie nous présente tout d'abord la vie d'Henning : sa famille, ses enfants, ses relations avec sa femme Theresa.  Sa sensation d'être au bout, à bout... Henning sent un poids insurmontable sur ses épaules et cependant, il est conscient qu'il a une vie normale, sans soucis majeur, dont il ne devrait se plaindre. Au lendemain d'un réveillon qui le laisse amère, il enfourche donc son vélo et entame un fameux combat : le vent, le dénivelé, son propre corps pas préparé, lui-même. Juli Zeh démontre alors un véritable talent, faisant de cette ascension une formidable métaphore avec la vie d'Henning, et sans doute même, la vie d'une majorité : la pression, être bon partout (bon père, bon mari, bon professionnel etc), qui mène à un véritable combat avec soi-même pour résister contre des éléments extérieurs. L'auteure entre dans l'esprit de son personnage avec justesse et une belle finesse d'analyse. Oui mais, cette partie s'est mise à trop durer pour moi, et je me demandais si j'allais poursuivre cette lecture.

Et puis hop, arrivé au sommet (après quelques pérégrinations étranges), Henning rencontre Lisa, qui le sauve en lui proposant boisson et repas, alors que notre grimpeur épuisé n'avait rien prévu. Puis Lisa lui propose de visiter son étrange demeure. Et là, Henning comme le lecteur se retrouvent propulsé des décennies en arrière. Hallucination, invention, réels souvenirs ? Qu'en est-il pour Henning, qui n'aura la réponse qu'à son retour en Allemagne. Cette partie-là, qui compte un sacré suspense est addictive. Mais elle est surtout bouleversante, poignante, terriblement anxiogène, et quelque part tellement dingue qu'on peine à croire que cela puisse être réel. Les émotions du lecteur sont vraiment mises à mal. C'est comme un vertige qui nous envahit. Et là, Juli Zeh nous livre un chef d'oeuvre de romancière, à se glisser corps et âmes dans deux si jeunes, trop jeunes personnages (Henning et sa petite soeur Luna) pour être confrontés à une situation inimaginable. Vraiment, je tire mon chapeau à Juli Zeh pour cette partie qui est vraiment... il n'y pas de mot ! Elle laisse son lecteur complètement K.O !

Bref, pour conclure donc, Nouvel An est un excellent roman qui démontre, une fois de plus mais différemment, les dégâts sur toute une vie et les conséquences des traumatismes enfouis, que les adultes pensent solutionner en les taisant, en les glissants sous le tapis de l'oubli ou le déni... Sauf que le traumatisé n'oublie jamais, même s'il en est inconscient. Et oui, deux "petits" jours peuvent conditionner toute une vie.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 18 Mars 2020

Roman, Eléphant, Martin Suter, Littérature suisse, avis, blog, chronique, livre audio, lecture audio

Roman - Editions Audiolib - 8h07 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez Christian Bourgeois Editeur en août 2017

 

L'histoire : Dans la grotte où il dort près de Zurich, Schoch, un sans abris, découvre un jour un minuscule éléphant rose, luminescent dans la nuit. Croyant d'abord à un mauvais tour de l'alcool, Schoch pense ensuite qu'il s'agit d'un jouet. Mais non, l'animal est bien vivant... mais malade. Schoch emmène l'éléphant à la clinique vétérinaire de la rue. Valérie, la véto, va aider Shcoch a protéger l'étrange animal de ceux qui le cherchent, de ceux qui l'ont génétiquement produit, et qui sont prêts à tout pour le récupérer...

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Je ne suis que partiellement emballée par cette lecture, qui ne manque pas d'intérêt mais qui déçoit tout de même un peu lorsque l'on a pris connaissance de la véritable 4ème de couv qui évoque "un conte aussi fantastique que réaliste".

Aussi, j'espérais plus de fantastique, de fantaisie, de situations rocambolesques. Je m'attendais même à rire. Erreur, c'est un roman sérieux même si le point de départ est, acceptons le, tout de même fantasque.

Le monde s'accorde pour donner à l'éléphant rose un rôle de fantasme collectif et aussi celui du symbole lorsque quelqu'un perd la tête, que ce soit sous emprise de l'alcool ou par enthousiasme... "Mais oui, tu vois des éléphants roses" !

C'est par cet animal, mais en miniature, que Martin Suter rend bien réel, que l'auteur alerte sur les dangers et les abus des manipulations génétiques sur les animaux. L'intention est bonne, la réalisation pêche un peu pour moi. Déjà, par manque de rythme (bon, nous sommes en Suisse et l'auteur est helvétique, ceci explique peut-être cela), et l'interprétation assez monotone de Samuel Labarthe ne donne pas beaucoup de vie à l'histoire.

En fait, une partie du roman m'a barbée... Celle où il est question justement de l'équipe de chercheurs véreux, soutenue par un grand groupe chinois tout aussi véreux, de l'insémination artificiel d'un foetus modifié dans une éléphante, de la suite de la gestation... Et toute l'enquête de ce méchant Mr Roux aidé d'un mercenaire chinois dans la recherche du petit éléphant... Ceci m'a semblé long, répétitif et qui plus est, dans un désordre chronologique fatiguant.

Par contre, j'ai été émue par les portraits que dresse Martin Suter de ses hommes et femmes sans domicile fixe, de leurs sensations et philosophie de vie. Je pense que l'auteur est juste dans ses descriptions et qu'il parle avec le coeur.

Et, évidemment, vous vous en doutez, j'ai beaucoup aimé la relation qui se noue entre Schoch et le petit éléphant rose, sous la houlette de la vétérinaire Valérie. Car quand il est question d'animaux à sauver de méchantes griffes ou de vils intérêts, vient toujours la question de savoir, au final, qui de l'animal ou de l'homme, sauve vraiment l'autre ? Car lorsque l'animal entre dans une vie... Il en modifie la perspective. 

Donc, à prendre dans ce roman : de belles relations humaines et animales, et la dénonciation de la modification génétique sur les animaux, de même que leur commerce illicite ou de la maltraitance dont ils peuvent être victimes. Pour le reste, donc surtout la forme peut-être, je manque un peu d'enthousiasme !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Mars 2020

jim harisson , péchés capitaux, littérature américaine, avis, chronique, blog, livre audio

Roman - Editions Thélème - 9h57 d'écoute - 23 €

Parution d'origine chez Flammarion en 2015

 

L'histoire :  L'inspecteur Sunderson, désormais à la retraite, n'aspire qu'à se mettre au vert dans un bungalow du Nord Michigan. Aussitôt installé, il découvre que ses voisins, la famille Ames, sèment la terreur dans toute la région. Les autorités locales avouent leur impuissance face à ce clan qui vit en dehors des lois et commet les crimes les plus crapuleux. Quand une série de meurtres éclate en pleine saison de pêche à la truite, Sunderson est contraint de reprendre du service.

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Cette lecture était pour moi expérimentale... une incursion dans la grande littérature américaine que je méconnais et néglige. Donc je me suis dit "pourquoi pas ?" Le titre et le sous-titre (faux roman policier) me tentaient plus que les autres oeuvres de Jim Harrison.

Je ne vais pas y aller par quatre chemin ni m'étendre très longtemps sur le sujet, quitte à faire bondir le Harrison Fan's club... j'ai détesté cette lecture, qui du coup, traîna en longueur pour moi... comme une corvée. Et pourtant, le style est agréable et le roman ne manquent pas de réflexions intéressantes, notamment autour des 7 péchés capitaux, et le huitième selon Harrison : la violence.  Et je reconnais qu'Harrison décrit très bien une certaine Amérique... Mais celle qui me rebute et me dégoûte... Celle qui vit avec un flingue dans une main et un bidon de Vodka dans l'autre. Celle où tout est violence, brutalité, ignorance, inculture. La plupart des personnages, dont surtout Sunderson m'ont répugnée... Un homme de 65 ans qui couche avec sa fille adoptive, puis avec une gamine de 19 ans, fantasme sur tout ce qui bouge et qui porte un cul surtout si c'est bien jeune. Le roman laisse grande place à la libido très libidineuse, obsessionnelle et les détails ne manquent pas. Bref, les beuveries et les coucheries sont trop présentes dans ce texte pour que je puisse apprécier l'éventuelle subtilité du reste.

Je sors de ce livre avec une sensation profonde d'ennui, de dégoût et de temps perdu, tant celui-ci ne m'a rien apporté. Manifestement, ce genre de littérature n'est pas fait pour me plaire. On verra dans quelque temps (quand je serai remise de cette lecture) pour une autre tentative, pour ne pas fixer un avis sur un auteur de cette trempe via un seul roman.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Janvier 2020

Roman - Editions Ecoutez lire - 6h05 d'écoute - 18.99 €

Parution d'origine chez Gallimard en 2015

L'histoire : Fiona Maye est juge spécialisée dans le droit des familles à la Haute Cours de Londres. Une nouvelle affaire se présente et attend son jugement impartial : Adam, un adolescent de 17 ans, atteint d'une grave leucémie, doit absolument recevoir des transfusion pour survivre. Mais Adam et ses parents sont témoins de Jéhovah, et suivant les principes de leurs croyances religieuses, refusent toutes transfusions. L'hôpital fait donc appel, à Fiona Maye de trancher.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : J'attendais beaucoup plus de ce roman, et notamment de l'émotion. Or, j'ai trouvé celui-ci d'une froideur rare. De ce froid que l'on imagine très bien régner dans salles et couloirs où se déroulent toutes les magistratures protocolaires qui décident de l'avenir d'un être humain.

Et pourtant, le sujet a tout pour être intéressant, et certains passages le sont effectivement. Mais eux aussi sont rares, et courts. Dommage, car il y avait moyen de les développer et ainsi d'inviter le lecteur à être moins spectateur et plus acteur (de par ses réflexions personnelles) dans cette histoire au sujet poignant et révoltant pour toute personne vivant dans un milieu "équilibré", loin de tout fanatisme. Car via le jugement rendu par Fiona Maye, on ne peut nier qu'il y a effectivement sujet à débattre, même si cela ne paraît pas au premier abord... Si l'on considère la liberté individuelle. Oui mais... Il y a "l'intérêt de l'enfant" pour lequel toute cours de justice doit se battre... Et lorsque l'enfant est presque adulte, cela se complique.

Dommage que les digressions prennent tant de place dans ce roman... Des digressions qui portent sur d'autres affaires familiales jugées par Fiona Maye, affaires qui certes méritent de l'attention, mais éloigne celle-ci du sujet principal et "vendu" sur la quatrième de couverture. Et surtout les déboires conjugaux de la juge Maye sont envahissants dans l'histoire et d'une réelle morosité... De ce fait, j'ai eu la sensation d'écouter un livre très monotone et à l'intérêt ponctuel. Je me suis donc ennuyée.

Néanmoins, on ne peut que saluer la morale de ce roman. "L'intérêt de l'enfant", pour tout adulte, qu'il soit magistrat ou pas, ne devrait pas se limiter au jugement rendu en cours de justice. Car en effet, lorsque l'on réveille un enfant, ou tout autre être de sa foi aveuglante, il faut être là pour lui proposer autre chose. Car le monde est soudain si vaste pour lui qu'il est nécessaire d'être à ses côté, pour l'aider à trouver un nouveau sens... à la vie, à SA vie.

 

PS : Pour info, ce roman a été adapté au cinéma en 2018 sous le titre de "My lady", avec Emma Thompson dans le rôle phare.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Décembre 2019

Le lièvre de Vatanen, littérature, finlande

Roman - Editions Ecoutez lire - 4h52 d'écoute - 16.99 €

Parution d'origine en 1975

L'histoire : Vatanen est journaliste désabusé d'Helsinki. Alors qu'il revient de la campagne avec un confrère, leur voiture heurte un lièvre. Vatanen descend, s'enfonce dans les fourrés, récupère le lièvre blessé. Il lui fabrique une attelle de fortune et avec lui, s'enfonce toujours plus dans la forêt et en Finlande. Il ne reviendra jamais.

Tentation : A force de voir ce roman dans toutes les librairies... curiosité

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Un roman finlandais culte !

Mon humble avis : En commençant mon écoute, j'ignorais que j'entrais dans une oeuvre devenue culte en Scandinavie et de par le monde, qui a même trouvé place en 1994 dans la collection UNESCO d'œuvres représentatives

Je savais qu'il ne datait pas d'hier mais ignorais  qu'il est presque aussi âgé que moi. C'est la mention de la monnaie "mark" qui m'a mis la puce à l'oreille. L'Euro était encore loin de pointer le bout de son nez !

Le lièvre de Vatanen n'est pas le genre d'histoire que je lis souvent... puisque l'on est presque dans la nature writting. Et pourtant, la magie qui y règne m'a gagné. Chose curieuse, la narration m'a paru assez factuelle. Comme si l'auteur laissait soin et plaisir au lecteur d'y mettre ses propres émotions, celles qu'il pourrait vivre dans de telles situations, celle qu'il ressent à la description des faits et des paysages.

Lorsque l'animal paraît dans une vie... C'est un peu ce qui pourrait résumer ces pages. Oui, lorsque l'animal entre dans une vie, il la modifie, parfois la bouleverse totalement. Ici, c'est un lièvre, mais cela pourrait être un chat, un chien, un loup, un mouton... n'importe quel animal qui a quelque chose à nous dire sur le monde et sur nous si nous sommes prêts à l'écouter. Et souvent, celui-ci arrive au bon moment dans une vie. Vatanen va donc vivre au rythme du lièvre, le soigner, le nourrir, s'en occuper et s'en préoccuper, l'emmener partout avec lui, le protéger, le défendre bec et ongle. Grâce à ce lièvre, qui ne sera jamais prénommé, il va considérer la vie et la nature d'un nouvel oeil, il va s'ouvrir sur la nature qu'il va faire sienne. Au cours de son périple dans toute la Finlande et même un peu plus (trop) loin, il vivra des aventures drôles, touchantes, violentes et même abracadabrantes. Le tout, avec des personnages hauts en couleurs !  Il rencontrera la diversité de l'humanité, pour le meilleur et pour le pire... Car oui, lorsque l'animal paraît, l'Homme est autant capable du meilleur comme du pire. L'histoire montre même que parfois "très loin" n'est pas forcément suffisant pour avoir la paix et la tranquillité !

Le lièvre de Vatanen est donc un merveilleux hommage à la nature et ses bienfaits et déjà un appel à son respect. Récit à connotation initiatique, picaresque, il divertit cependant son lecteur, en alternant passages vraiment comiques, d'autres oniriques ou tendres et des plages de silences que le lecteur habitera comme il le voudra. C'est un magnifique roman qui montre le talent de l'Homme pour s'illustrer autant dans  la grandeur que dans le ridicule. Culte, donc à lire !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 25 Novembre 2019

Roman - Editions Ecoutez Lire - 3h13 d'écoute - 12.99 €

Parution d'origine en 1945

L'histoire : Dans la ferme anglaise de Mr Jones, le vieux cochon Sage l'ancien reçoit un rêve comme une prophétie... Il s'en ouvre aux autres animaux de la ferme. C'est décidé, les animaux se rebelleront contre Mr Jones et les humains, prendront le pouvoir dans la ferme, bénéficieront de la liberté et de rations alimentaires à leur guise, et géreront par eux-mêmes l'exploitation. C'est vite chose faite et les sept commandements de la ferme des animaux voient le jour : tous les animaux sont égaux. Et le chant des animaux est scandé : Oui aux quatre pattes, non aux deux pattes (sauf s'ils ont des plumes !). Quelques années plus tard, il semble que seul le vieil âne se souviennent de ces fameux sept commandements, bien modifiés au fil du temps.

 

Tentation : le début du pitch

Fournisseur : bib N°3

 

 

Mon humble avis : Telle est prise qui croyait prendre ! Lorsque j'ai saisi ce livre audio à la bib' et lu les premières lignes, j'ai cru qu'il s'agissait d'une histoire à la gloire des animaux et de leur sagesse ! Hum hum, ce n'est pas tout à fait ça.

Tout commence comme une fable enfantine, admirablement interprétée par la voix jeune et enjouée de Jennifer Deker, de celle que l'on peut entendre dans les dessins animés qui n'exagèrent pas sur l'aspect enfantin. Comme une fable toute mignonnette  donc, que l'on pourrait lire le soir à des bambins et que l'on s'étonne de ne pas en avoir encore vu l'adaptation ciné par Disney le monde est beau !

Sauf que les faits évoluent si étrangement qu'à un moment, on s'interroge sur la direction que George Wells nous fait prendre. A quoi tout cela rime-t-il ? Et, soudainement, c'est l'étincelle, il m'a semblé apercevoir l'intention de l'auteur, mais je n'osais trop y croire, me disant que cela frôlait le génie... de l'auteur ! Et pourquoi pas du mien qui a décelé le subterfuge pardi !

Car très vite, dans cette ferme libérée de l'homme et promise à la liberté, à l'égalité, aux 3 jours de travail et 4 de repos, les choses déraillent. Les serments de la révolution des animaux tombent en lambeaux au fur et à mesure que les cochons s'installent prennent les rennes de la ferme, s'installent au pouvoir et gagnent en confort au détriment des autres.

La ferme des animaux (qui fut censuré en Angleterre lors de sa parution) est en fin une satire sans pardon des systèmes totalitaires et de leur mise en place... Une rêve utopique, une révolte, des promesses, la vie de rêve quelque temps puis le revers de la médaille... Quelques éléments qui prennent plus de place jusqu'au pouvoir total, le mensonge, le lavage de cerveaux, la manipulation, chosification,  les travaux forcés, les exécutions sommaires, le bagne pour les perturbateurs, le culte de la personnalité... jusqu'au moment où plus personne ne se souvient pourquoi il y eut révolte et comment était la vie avant celle-ci  !

Cette dystopie (pleine d'allégories à découvrir et à approfondir) a clairement dans son viseur la révolution bolchevique, et régimes autoritaires qui ont suivi sous Lénine et Staline... allant jusqu'à dénoncer l'hypocrisie internationale des grands dirigeants qui finalement, n'hésitent pas, quand il y a un intérêt géopolitique ou économique, à partager un déjeuner avec ces cochons. Inutile de dire qu'au fil des chapitres, les cochons prennent de plus en plus allure humaine.

Ce court roman est vraiment un tour de force. Mais je me demande si George Wells aurait pu l'écrire avec autant d'impact aujourd'hui, dans une époque où nous rendons enfin aux animaux leur noblesse au point de vouloir de plus en plus les mener à l'égalité des hommes ! Etre comparé à un animal aujourd'hui étant de moins en moins perçu comme une injure.

En tout cas, l'homme est un loup pour l'homme et comme disait mon grand-père, "partout où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie".

Lecture archi recommandée donc !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Novembre 2019

Roman - Editions 10/18 - 232 pages - 8.10 €

Parution d'origine aux Editions Belfond en 2008

L'histoire : Iris vit à Edimbourg et tient sa boutique de vêtements d'occasion. Un jour, elle reçoit un appel d'un asile psychiatrique de la ville, l'informant de sa fermeture prochaine... Et dans cet asile, vit, enfermée depuis soixante ans, sa tante Esme. Iris serait sa seule parente. Pour Iris, c'est forcément une erreur. Elle n'a jamais entendu parler de cette tante et depuis des générations, ses aïeuls n'ont eu que des enfants uniques. Et pourtant... Iris va rencontrer Esme...

 

Tentation : La blogo, à l'époque.... Il y a presque 10 ans !

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Dire que ce roman dormait injustement dans ma PAL depuis des années, aussi injustement qu'Esme fut internée pendant plus de soixante ans.

Depuis combien de temps n'ai-je pas lu un roman aussi bouleversant, aussi révoltant, aussi effroyable. Un roman qui retrace sans doute l'un des destins les plus tragiques qu'il m'ait été donné de lire, à moins que ma mémoire ne me fasse défaut. Ce qui est sûr, c'est que cette Esmé me restera très longtemps dans l'esprit, sans doute pour toujours. Peut-être même qu'Esme fait désormais partie de moi, quelque part.

L'étrange disparition d'Esme Lennox est un livre qu'on ne lâche pas, qui vous interne le temps de votre lecture, et peut-être même après. Oui, elle vous isole dans une folie, mais pas dans celle que l'on croit. Dans la folie d'une époque et de méthodes, qui hélas, ne sont pas si lointaines et qui peut-être, sont même encore contemporaines dans certaines contrées...

Certes, nous sommes dans un roman mais il est très facile de réaliser que de telles histoires ont eu lieu. Tout commence en Inde, à l'époque des colonies. La famille Lennox est alors constituée des parents, de deux filles, Kitty l'aînée et Esme la cadette... Et d'un petit garçon, Hugo, qui ne survivra pas longtemps. Depuis petite, Esme est différente. On l'appelle "la farfelue", ce qui est honteux pour l'époque. Esme est une petite fille rêveuse, libre dans sa tête, qui jamais ne se résoudra aux conventions d'alors. C'est un peu une révoltée. Puis toute la famille rentre à Edimbourg et les fillettes deviennent adultes pour Kitty et adolescente pour Esme. Au fil des ans, Esme n'a pas changé, elle est toujours une jeune fille qui ne comprend pas trop le monde dans lequel elle vit. Les conventions sont toujours difficiles pour elle, mais elle fait de son mieux pour s'y plier. Elle reste rêveuse, insouciante et n'aspire qu'à une certaine liberté que son temps ne permet pas... Au grand désarrois et pour le plus grand agacement des parents. Jusqu'au jour où...Il se passe un événement... Ce n'est plus possible, Esme est internée... Pour quelque temps, en fait pour toujours. Elle a alors seize ans.

Oui, cette histoire et bouleversante. Elle nous parle d'une époque (parfaitement décrite, les années 30...) où la soit disant "hystérie" féminine expliquait tous les maux incompris, où l'on pouvait se débarrasser d'une épouse décevante ou d'un enfant désobéissant en l'internant. Les maris avaient alors tous les droits. Et les médecins d'alors ne cherchaient pas plus loin que les apparences et les bienséances pour poser un diagnostic, dans une époque et une société enfermées dans leurs carcans.

Sans en dire trop pour ne pas gâcher votre lecture... Iris va prendre Esme la soi-disant folle, chez elle pour quelques jours... Iris va assez vite réaliser qu'Esmé n'a rien de folle et va tout doucement, même inconsciemment, glisser dans des secrets de familles inavouables et tus à jamais. Le lecteur découvrira l'histoire au fil des remémorations personnelles d'Esme. Mais aussi via les souvenirs désordonnés, parsemés, incomplets de Kitty, la soeur aînée et la grand-mère d'Iris, qui est dans un institut spécialisé dans la maladie d'Alzheimer. Chacune de ces remémorations, de ces souvenirs amènent le lecteur vers une fin qu'il pense impossible, parce qu'intolérable, et tellement, trop saisissante, effroyable.

Oui, Esmé, cette fille qui aimait tant la liberté d'être et de penser, s'est vu enfermée et isolée pendant soixante ans. D'ailleurs, un moment que je n'oublierai jamais... Chez Iris, Esme prend un bain... Et réalise que cela fait soixante ans qu'elle n'a pas pris de bain sans surveillance. Esmé, la jeune fille et la femme dont on a tout volé : la liberté, la vie. Et pire encore. Inoubliable et bouleversante Esme...

Un livre magnifique, vraiment. Un chef d'oeuvre ! Esme...

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 26 Octobre 2019

Roman - Editions Audiolib - 10h56 d'écoute - 20€56.

Parution d'origine aux éditions Cherche midi en 2013

L'histoire : Quelques jours après le décès d'Elisabeth Bohlinger, ses enfants se retrouvent chez le notaire, exécuteur testamentaire de feu leur mère. Un véritable empire est un jeu : l'entreprise réputée "Bolhlinger cosmétiques". Les deux fils héritent immédiatement de leur part. Brett, quant à elle, a la surprise de recevoir une enveloppe qui contient... Un liste de vingt objectifs précis qu'elle doit réaliser en un an pour que s'ouvre son droit au lègue égal à celui de ses frères.... La vie de Brett promet d'être bien mouvementée !

Tentation : Pourquoi pas, à force de voir ce livre un peu partout.

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Fin d'été, envie d'une lecture facile sans prise de tête, donc c'est parti pour Demain est un autre jour, lecture un peu feel good, même très feel good. Surtout que la narration est à la première personne du singulier, faite donc par Brett, dont nous suivons aussi bien les péripéties que les états d'âme. Ces derniers amènent des passages un peu gnangnans et minaudiers. Mais c'est ainsi, c'est féminin et américain, plein de bons sentiments : tout pour toucher un max de lecteur.

Néanmoins la lecture (ou l'écoute) ne manque ni d'intérêt ni de suspens, le récit étant bien construit à cet effet. Le divertissement reste agréable.

Quid de cette fameuse liste de vingt objectifs.... Elle correspond à une série d'objectifs (choses à faire et à réussir dans la vie) que Brett avait rédigée adolescente, avant de jeter la feuille en boule dans une corbeille. La mère, passée derrière, avait récupéré et gardé précieusement cet écrit. Et force est de constater que la vie actuelle de Brett ne ressemble en rien à ce qu'elle avait imaginé enfant. Brett n'a donc d'autre choix que de s'atteler à cette liste, pour le meilleur et pour le pire et va découvrir les motivations de sa mère : rendre Brett à elle-même, à ce qu'elle est vraiment. Brett va donc aller de surprises en découvertes et se rendre compte qu'en fait, le nouveau chemin qu'elle emprunte la conduit doucement mais sûrement vers un bonheur vrai, sincère et sain.

Bon, évidemment, le récit se déroule comme il faut pour que Brett réalise ces objectifs, avec quelques ficelles bien tendues et des situations qui en induisent d'autres, à grand renfort de coup de doutes, d'erreurs, d'émotions et d'un peu de pathos tout de même. Mais l'histoire tient debout et ne nuit pas à la santé. Maintenant, Demain est un autre jour n'apporte rien de bien nouveau non plus sur l'accession au "nirvana" : la solution est en toi, il faut croire en toi, il faut faire confiance au destin ou au contraire, savoir le bousculer, ouvrir ton coeur, d'une action en découle une autre (genre l'effet papillon), ne pas oublier l'enfant que tu as en toi et blablabla et blablabla. Bref, ne pas se tromper de vie ! Ah oui, et j'allais oublier l'essentiel : évidemment, l'argent ne fait pas le bonheur !

Bref, un divertissement féminin et estival sympa, mais qui ne révolutionne pas l'univers !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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