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Publié le 16 Juin 2015

Une vie entre deux océans, de M.L. Stedman, lu par Martin SpinhayerRoman - Editions Audiolib - 12h27 d'écoute - 23.60 €

 

Parution en 2014

 

L'histoire : Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu à ce jour où un canot vient s échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d un homme, ainsi qu un bébé, sain et sauf.

 

Lu par Martin Spinayer

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

 

Mon humble avis : Malgré sa qualité indéniable, ce roman me laisse plutôt mitigée. Peut-être ne suis-je pas le meilleur public pour ce type d'histoire.

Mais cette lecture/écoute m'a paru interminable. Bien des longueurs auraient pu être évitées, même si celles ci permettent de rendre compte du temps qui passe lentement sur une île dont les seuls habitants sont le couple gardien de phare.

Autre bémol pour moi, l'interprétation de Martin Spinayer. Elle est nickelle dans la narration, les dialogues entre personnages masculins. Mais cela "déraille", c'est le cas de le dire quand il interprête les voix de femmes, de grand-mère ou de petite fille. On a alors la désagréable impression d'écouter un adolescent en pleine mue et en colère !

Mais si je passe outre mes bémols, je reconnais sans peine qu' Une vie entre deux océans est un roman très intéressant et bien ficelé.

Les personnages sont attachants, bien creusés. Tom Sherbourne, le personnage centrale, reviens de la guerre des tranchées. Même si celle-ci fut mondiale, j'ignorais que des soldats australiens y avaient participé. Il ne se remettra jamais tout à fait de cet enfer.

Les véritables sujets de cette oeuvre sont la limite parfois infime entre le bien et le mal, les conséquences de nos actes (même si justifiés) sur les autres. On peut être responsable mais si peu coupable en même temps, même si c'est la culpabilité qui nous ronge. Mais surtout, quelle maternité doit prédominer : la maternité biologique ou la maternité d'adoption, de coeur, d'éducation. J'avoue avoir peiner à trouver la réponse à cette question durant toute cette histoire, sauf à la fin, puisqu'à la fin... Stop je ne vous le dirais pas !

A noter aussi qu'une vie entre deux océans est aussi une histoire d'amour puissante, malgré le tiraillement de Tom Sherbourne. Et une chouette incursion dans l'Australie des années 20. Et puis rassurez vous, la deuxième partie est bien plus haletante que la première et l'histoire devient poignante. Notre coeur se sert, on tremble et on ne sait ce que l'on souhaite pour la jeune enfant, que deux mères se déchirent.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Mai 2015

Le Voyage dans le passé, de Stefan Zweig, lu par Thibault Montalembert (de)Roman - Editions Audiolib - 1h50 d'écoute - 13.20 €

 

Parution en Audiolib en 2009

 

L'histoire : Un homme et une femme se retrouvent sur un quai de gare, neuf ans après s'être aimés passionnément. S'aimeront-ils encore ou l'usure du temps aura-t-elle fait son travail d'érosion ?

 

Tentation : Un petit Zweig ne se refuse pas !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

Lu par Thibault de Montalembert

 

 

 

Mon humble avis : Deux excellentes raisons de se précipiter vers cette version audio de ce voyage dans le passé... L'interprêtation magistrale de Thibault de Montalembert. La passion qu'il met dans les passages en nécessitant est tout simplement frissonnante, donne par moment la chaire de poule, comprime le coeur et c'est tout juste si la respiration du lecteur n'accélère pas en même temps que sa lecture passionnée !

La deuxième raison est Zweig lui même, qui n'a pas son pareil pour décrire les affres de la passion amoureuse. Les mots semblent tellement choisis, l'écriture est si élégante que l'on ne peut être que saisi par ce tourbillon tant amoureux que littéraire.

Ici, c'est la vulnérabilité de l'amour face au temps le véritable sujet de cette courte histoire. Le livre s'ouvre sur des retrouvailles d'un homme et d'une femme sur un quai de gare. Ils s'étaient aimés platoniquement mais passionnément il y a 9 ans, jusqu'à ce que l'homme soit envoyé pour une mission de 2 ans au Mexique. Avant son départ, elle avait promis de se donner à lui à son retour. Mais durant le séjour Mexicain, la 2ème Guerre Mondiale a explosé, prolongeant celui ci de 7 années supplémentaires.

Il y a donc 2 voyages dans le passé dans ce texte. L'aspect flash-back qui nous explique le pourquoi de ces retrouvailles sur un quai de gare. Puis le voyage dans le passé qu'effectue, au présent, les deux personnages, en sillonnant les lieux marquants de leur passion, certains ainsi qu'ils y remplongeraient, avant de dire : "tu te souviens".... Ce "tu te souviens" marque bien l'usure du temps. En neuf ans, tout change, en commençant par les cheveux qui grisonnent,

Maintenant, j'ai trouvé que ce court roman répétait un peu ce que j'ai déjà lu de l'auteur et la fin m'a semblait vraiment trop abrupte, comme si l'auteur avait oublié de conclure cette histoire.

Il n'en reste pas moins le plaisir de se laisser bercer par le style unique et gracieux de Stefan Zweig !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Février 2015

Roman - Editions Pocket -185 pages - 6.20 €

 

Parution le 4 décembre 2014

 

L'histoire : Un soir d'orage, Ellen trouve une petite boule de poils frigorifiée devant sa porte. Ce chaton lui fait étrangement penser à Salomon, le chat de son enfance. Elle le recueille et le nomme de nouveau Salomon. Et ce chat, revenu des étoiles, deviendra, sans qu'elle le sache, son "agent de bonheur", celui qui éclairera sa vie.

 

Tentation : Titre at first, puis le pitch

Fournisseur : le reliquat d'une carte KDO de Noël

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Bien évidemment, avec un tel titre et un tel pitch, ce livre m'attendait, me tombait du ciel, était écrit rien que pour moi ! Car nul n'ignore ici dorénavant à quel point ma minette, puis mon chaton, donc mes chats et les chats en général, ont bouleversé ma vie !

Alors, ce roman est sous-titré "conte du chat Salomon qui tomba des étoiles". Oui, l'histoire prend assez une forme de conte, en littérature adulte, comme c'est spécifié par l'auteure dans les dernières pages. Bien sûr, c'est frais, c'est léger (malgré la gravité de certaines situations dont les difficultés d'Ellen dans la vie), c'est mimi tout plein, on a des petites larmes aussi qui aimeraient couler, l'histoire est émouvant. La narration est à la première personne du singulier, et c'est dans la tête du petit chat Salomon que l'auteure nous place. Le regard du chat sur l'Humain est intéressant, même si évidemment pas prouvé scientifiquement à 100% !

C'est une lecture tendre, divertissante, mais qui ne mène pas bien loin non plus. La morale de l'histoire n'est presque pas plus étoffée et profonde que le fameux "la réponse est en toi".... ce qui fait toujours une belle jambe.

Il reste que c'est une lecture doudou pour les amoureux des chats, les grands enfants, les ado. Mais un adulte insensible à la beauté et aux charmes félins trouvera sans doute dans ce roman trop de mièvrerie pour s'y plaire.

Alors, Salomon est un chat guérisseur qui, même s'il n'évite pas à sa maitresse les malheurs de la vie, lui donne la force et la présence pour surmonter l'insurmontable. Salomon s'arrange a être là quand il faut pour que sa maîtresse suive le bon chemin. L'idée du roman est donc très bonne à l'origine, je suis moi même persuadée que les chats nous rendent meilleurs et nous appaisent (là, c'est aussi scientifiquement prouvé !).  Pour écrire ce roman, Sheila Jeffries s'est inspirée de l'histoire de son propre chat, dont les vertues curatives étaient reconnues dans tout son entourage, dans la ville entière même. Dommage que l'auteure ne soit pas restée plus près de la véritable histoire de Salomon, plutôt que d'en inventer une mettant en scène un chat au caractère du sien. L'oeuvre aurait alors grandement gagné en force et en intérêt réels.

Mais lecture doudou miaou, chat, caresses et ronrons, ca fait toujours du bien tout de même !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 8 Janvier 2015

Roman - Editions Livre de Poche - 252 pages - 6.50 €

 

Parution en poche en mars 2011

 

L'histoire : En Angleterre, dans les années 50... Pa et Mo sont veufs tous les deux et ont chacun une petite fille : Liv pour Pa et Em pour Mo. Ils se marient et les deux fillettes, après moult caprices, deviennent plus soeurs que des soeurs de sang. La naissance de Rosie va bouleverser l'équilibre. Les deux filles la détestent et plus de 30 ou 40 ans plus tard, rien ne s'est arrangé. Il faut dire qu'en "qualité" de peste, Rosie détient la palme d'or...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma PAL !!!

 

 

 

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Mon humble avis : Ne vous fiez pas au titre, ce livre n'est ni un thriller ni un polar, malgré la présence d'un certain suspens qui s'intensifie dans le dernier quart de l'histoire.

J'ai bien aimé ce roman, qui correspondait bien à mes envies de lecture du moment. Facile à lire, d'une écriture agréable (malgré deux ou 3 termes douteux, cause à la traduction ?),  des dialogues aussi truculants que d'allure décalée, Meurtres entre soeurs ne prend pas la tête et divertit grandement. Mais pas que !

Il y a dans ces pages autant de haine que d'amour ! Ce qui fait que s'alternent passages cyniques à souhait et d'autres émouvants ou touchants. Il n'est pas non plus question de vous tirer les larmes ici, mais l'émotion est bien présente, notamment devant ces deux filles, devenues femmes plus qu'adultes - disons "mûres" - et qui accompagnent avec dévotion et respect leur mère jusqu'à son dernier souffle. Car oui, cette histoire se déroule sur une cinquantaine d'années ! Beau challenge pour un livre qui ne dépasse pas les 252 pages ! Ce qui évite bien les longeurs souvent inhérentes aux sagas familiales ! Pas de temps mort dans ce livre, ça roule bon train !

Il y a aussi de beaux portraits de femmes, qui traversent les âges et les mentalités, avec au fond d'elles, une profonde propention à la liberté. Leurs forces, leurs faiblesses, leurs petits ou grands secrets, leur fantaisie, leurs manies parfois inavouables... Tout cela, nous le découvrons au fil des pages, aussi, ces femmes deviennent presque nos copines et l'on se verrait bien partager quelques soirées là-bas, dans la maison familiale, en haut de la colline, dans la campagne anglaise.

Mais bien sûr, il y a cette haine.... celle ci est née chez les deux ainées, pour grandir et exploser chez la cadette, Rosie. Les deux ainées étaient gamines à l'époque, alors, qui pourrait leur en vouloir ? Mais cette Rosie ! Qui s'est mariée à un cupidon aussi cupide qu'elle, voire plus encore. De coup bas en vacheries sur plus de 40 ans, il semble que l'inspiration de Rosie pour pourrir la vie de ses soeurs soit sans limite, pour notre plus grand plaisir de lecteurs. On sourit beaucoup et on écarquille les yeux devant tant de méchanceté. Mais qui sait, Rosie est peut-être juste malheureuse ? Pas sûr !

Cerise sur le gâteau, le meutre, ou les meutres ! On les attends puisqu'ils sont annoncés par le titre ! Et bien ils arrivent mais euh... comment dire, de façon tout à fait inattendue, à l'insu du plein gré quelque part ! Je n'en dis pas plus, jusque c'est vraiment bien trouvé et finalement, plus amusant que triste !

Bref, Meutres entre soeurs, une lecture vraiment sympatoche, avec une bonne dose de british humour,même si je ne crie pas au chef d'oeuvre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 16 Septembre 2014

Roman -Editions Thélème - 12h d'écoute - 25 €

 

Parution en audio chez Thélème en 2011

 

L'histoire : Dans l'Angleterre de la fin du XIXème siècle, Monsieur Bennet a 5 filles, 5 filles à marier. Voilà que vient s'installer dans le voisinage un homme qui a tout pour être un bon parti. Son épouse n'aura de cesse que de "caser" Jane, son ainée, auprès de ce Sir Bingley, sous l'oeil attentif et avisé d'Elisabeth, sa deuxième fille, personnage principal de ce roman.

 

Lu par Mélodie Richard

 

Tentation : La célébrité de ce roman et de son auteure

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Ce type de roman n'est dans l'absolu pas ma tasse de thé, et mon élan n'a donc rien de spontané. Il s'agit de curiosité et surtout l'envie de combler au fur et à mesure le trou béant de mon inculture... Celle ci étant, je ne suis pas forcément bien placée pour évoquer ici les détails de cette histoire romanesque. Aussi, avant de partager avec vous mes impressions personnelles de lecture, je vais céder à la facilité en "copiant/collant" cette description d'Orgueil et Préjugés que je trouve bien complète :

 

Orgueil et préjugés est sans doute le plus romanesque et le plus anglais des romans anglais. L'histoire des cinq filles Bennet selon le point de vue de la cadette, Elisabeth, est une peinture des moeurs de la fin du XIXe siècle, la bonne société, ses codes et ses carcans, les questions de l'argent et du mariage sont au premier plan pour ces jeunes filles dont l'avenir dépend entièrement des hommes. Jane Austen a écrit le portrait de femmes et le contexte d'une époque, avec humour et élégance, livrant ainsi un grand classique de la littérature qu'on ne se lasse de redécouvrir. (Site Amazon)

 

Les six premières heures d'écoute m'ont parues terriblement longues et ennuyeuses. Une multitude de personnages aux patronymes parfois ressemblant, parfois déclinés en diminutifs, des liens familiaux pas toujours faciles à saisir ou à retenir et des lieux à consonnances Anglaises mais à la phonétique bien proche aussi m'égaraient bien souvent. Sans doute une lecture papier, qui aurait permis de visualiser tous ces noms m'aurait facilité la tâche ! De même, les propos, les intrigues et les commérages de salon m'intéressaient peu.

Puis, lorsque le titre commençait peu à peu à se justifier, mon attention s'est intensifiée pour devenir réelle. Les personnages se découvraient entre eux, les relations potentiellement amoureuses (selon les codes de l'époque) s'amorçaient enfin et l'adage "ne pas se fier  aux apparences" prenaient tout son sens.

Bien sûr, j'ai fini par prendre du plaisir à cette lecture et l'enrichissement culturel est indéniable. Comme je suis heureuse d'être une femme du XXème siècle, une femme libre et indépendante. Même si cette indépendance n'apporte pas forcément le bonheur, même si cette liberté ne signifie pas qu'il est facile de trouver l'amour. Mais tout cela ne dépend plus du montant d'une dote ou d'une approbation parentale incontournable. De même, une femme qui n'épouse personne n'est plus condamnée à rester vieille fille chez ses parents vieillissants, mais peut être une femme dynamique vivant dans l'air de son temps. Entre Elisabeth Bennet et moi, il y a 100 ans ! Comme tout cela a évolué ! Même si notre société actuelle est encore enfermée dans de nombreux carcans sociaux, religieux, raciaux ou familiaux, la progression est tout de même époustoufflante.

 

Malgré mon peu d'affinité avec la littérature Anglaise du 19ème siècle, je dois tout de même avouer que je me suis régalée, vraiment, de la plume de Jane Austen. Quelle élégance ! Quelle délicatesse ! Quelle richesse ! et aussi, malgré l'aspect désuet, quelle fluidité ! Il faut ajouter que l'interprétation de Mélodie Hubert est vraiment excellente, vivante et loin d'être monotone.

 

Combler quelques lacunes n'est donc pas forcément synonyme de déplaisir !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Mars 2014

http://www.livredepoche.com/sites/default/files/styles/cover_book_focus/public/media/imgArticle/LgfLivreDePoche/2008/9782253124429-T.jpgRoman - Editions Livre de Poche - 125 pages - 5 €

 

 

Parution en janvier 2009

 

 

 

L'histoire : Sélinonte, petit village de Sicile en bord de mer. Fait étrange, les habitants ont perdu l'usage des mots. Tous sauf un : Nicolino. Des années plus tôt, alors adolescent, il fut le seul à ne pas rejeter le curieux libraire venut s'installer près de la grand place et qui, tous les soirs, donnait lecture devant des chaises vides... Nicolino se cachait alors derrière une pile de livre et écoutait ce drôle de petit homme. Un univers s'ouvrait alors à lui !

 

 

 

 

Tentation : Titre et pitch

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : J'ai bien plus préféré le fond de ce roman que sa forme, pourtant servi par une très belle écriture, très poétique. Mais j'espérais une histoire plus développée, une rélle relation entre Nicolino et le libraire. J'aurais aimé faire vraiment connaissance avec ce libraire atypique. Mais cela n'arrive jamais. Au lieu de ça, l'auteur a choisi de multiplier les extraits de grands classiques (Tolstoï, Sophocle etc), extraits lus par le libraire et écouté en cachette par le jeune garçon. On comprend bien les effets de ces extraits bien choisis et superbes sur l'adolescent, mais ils m'ont un peu laissée à cette histoire.

Par contre, la symbolique de ce libraire de Selinonte est très forte et exemplaire ! Ce court roman est un plaidoyé pour les livres, les mots, la culture, la curiosité, la Mémoire. Il démontre l'importance des mots dans la communication entre les hommes, et la nécessité de cette communication pour transmettre l'Histoire. Et là où les mots sont le plus utiles, c'est pour restranscrire les sentiments, les sensations. Non palpables, voilà des choses bien difficiles à mimer, où à montrer du doigts. Les mots, c'est la liberté, ce sont aussi les idées, les différences de chacun. Et oui, sans vocabulaire diversifié, ou quand on ne comprend pas les mots, difficile aussi de faire valoir ses droits alors que des tribunaux jugent de façon identitiques des cas considérés comme identiques car exprimés de façon identiques !

Bref, Roberto Vecchioni montre jusqu'où peut mener la bêtise, la peur de l'autre, de l'étranger, de la différence. Depuis longtemps, l"Homme est d'accord pour dire que la connaissane est la meilleure des luttes contre la dictature et le plein pouvoir. Refuser la différence, c'est ignorer la richesse de l'autre et donc s'appauvrir. Et pour connaitre l'autre et s'enrichire, il est imporant d'être curieux, de posséder un peu de connaissances et de maîtriser les mots !

Malgré un creux de vague au milieu du livre, la fin, entre fantastique et conte, est franchement jubilatoire !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Décembre 2013

 http://www.editionstheleme.com/images/201/p/201_113028_max.jpgRoman - Editions Thélème - 6h d'écoute - 21 €

 

 

 

Parution d'origine en mai 2011

 

 

L'histoire : Mia, quincagénaire, est trompée par son mari. Cela la conduit à séjourner en clinique "spécialisée". A sa sortie, elle décide de s'éloigner pour prendre de la distance face aux événements. Elle quitte New York pour le Minessota où sa mère vit en maison de retraite. Autour de Mia, des octogénaires, de jeunes pré-adolescentes en atelier d'écriture.... Que des femmes, pas un homme ou presque à l'horizon. L'occasion idéale pour réfléchir, faire le point...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci !  

 

 

 

 

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  Mon humble avis : Voici un livre qui m'a laissée de glace. Je l'ai écouté, je ne l'ai pas vécu. Il ne m'a pénétrée.

La voix de Mélodie Richard est bien agréable, mais peu adaptée à une lecture à la première personne du singulier d'une femme de 50 ans... Il n'y a pas vraiment d'histoire en fait. C'est un livre "contemplatif",sauf que l'on attend que l'ensemble démarre vraiment. De fait, au milieu du roman, la narratrice remercie ces lecteurs et lectrices d'être encore là alors qu'il ne se passe pour l'instant rien. On se dit :"Ah, dans quelques pages, un événement va subvenir" qui va réorienter le récit loin des digressions de digressions continuelles. La première partie aurait pu être une mise en place des situations et des personnages. Et bien non, il est est à peu près ainsi jusqu'à la fin. Les personnages sont nombreux à être cités, de ce fait, mon attention à leur égard s'est dissipée au fil du temps. Pourtant, les propos sont cohérents et pourraient être intéressants s'ils étaient présentés de façon plus distrayante et moins systématique. En fait, il me semble que ce roman est un prétexte à disserter sur tout ce que peut vivre une femme à tous les âges qui lui font traverser la vie : l'enfance, l'adolescence, l'amour, le désarmour, la vieillesse. L'auteur s'étend très longuement, et à plusieurs reprises, sur les différences entre les XX et les XY, depuis la nuit des temps jusqu'à nos jours. Le tout, à grand renfort de citations plus ou moins philosophiques, de démonstrations, d'études et d'enquêtes scientifiques et psychanalytiques. Bref, tout cela m'a survolée, je n'ai rien retenu tant les propos, malgré l'écriture soignée, me paraissaient devenir des cours magistraux plutôt pesants. En fait, l'auteure aurait aussi bien pu écrire un essai sur ces sujets, le résutat n'en aurait sans doute pas été très éloigné, à mon humble avis. Sans doute que sa jolie plume aurait été moins mise en valeur.

Mais bon, pas de rancune, je n'ai pas perdu mon temps. J'ai écouté ce livre en faisant du sport. Six heures d'écoute, six heures de tapis de marche à une moyenne de 6.2 km/h... J'ai donc effectué 37.2 km pendant ma lecture et j'ai éliminé 2400 calories (ça, ce sont les machines qui le disent !)

 

 

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                                                             Challenge chez Val 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Novembre 2013

http://1.bp.blogspot.com/-i8mwlNw-1m4/UhMD0gyIX7I/AAAAAAAAK3Q/Vna804t0-TY/s1600/esprit.jpgRoman - Editions Christian Bourgeois - 275 pages - 20 €

 

 

 

Parution le 22 août 2013, rentrée littéraire

 

 

 

L'histoire : 25 décembre et un Noël pas comme les autres. Déjà, Holly et son mari se sont réveillés bien trop tard alors qu'ils attendent une bonne dizaine d'invités pour le déjeuner. Eric file à l'aéroport chercher ses parents. Holly entreprend de préparer le repas. Mais rien ne tourne rond... Un blizard historique s'abat sur la ville, et Tatiana, leur fille, est décidemment d'humeur bien changeante. Le huit clos entre la mère et la fille s'éternise et s'envenime...

 

 

 

Tentation : Le pitch, et envie de me "réconcilier" avec l'auteur.

Fournisseur : Price Minister, merci !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : J'attendais ce livre avec impatience, persuadée qu'il allait beaucoup me plaire, a contrario de "A moi pour toujours", dont j'étais royalement passée à côté il y a quelques années. Les avis lus à droite à gauche était élogieux et depuis, la renommée de l'auteure américaine a pris une réelle ampleur, faisant d'elle, d'après la presse et les bandeaux, the autor to read !!!

Et bien je ne partage toujours pas cet enthousiasme collectif, hélas...

J'ignore si c'est le style ou la traduction qui pêche, mais l'écriture m'a paru simple et pas forcément tout le temps soignée... De ce fait, les répétitions de vocabulaire sont courantes et gênantes. Des phrases semblent n'avoir ni queue ni tête, et ne sont pas exemptes de fautes. 

Certes, Laura Kasischke pose très bien cette atmosphère étrange, lourde... La métaphore de la neige qui tombe de plus en plus dru au fur et à mesure qu'Holly et Tatiana s'embourbent dans leur relation est assez subtile et réussie. L'atmosphère devient de plus en plus pesante et assourdie par toute cette neige.

Mais pour ressentir l'angoisse que je guettais, espérant qu'elle me ferait tourner les pages dans un tourbillon, il m'a fallu du temps, comme si les flocons fondaient en tombant sur moi sans laisser de trace. Le recit a commencé à s'imprimer sur moi passée la page 170. Et même après, je ne peux pas dire que j'ai pris une luge pour finir ce livre. Pas de piste noire pour moi. Limite si des remontées mécaniques ne m'auraient pas donné un sacré coup de main pour achever ma lecture.

J'ai noté des incohérences (Eric file à l'aérport, et trois quart d'heure plus tard, annonce par téléphone qu'il est à 3 quart d'heure de la maison, parents à bord de la voiture. Il serait donc allé à l'aéroport en 10 mn et mettrait 10 fois plus de temps pour en revenir.... Bon, pourquoi pas, surtout que la fin du roman pourrait justifier toutes les incohérences, et pour cause.  Certes, tout est étrange, bizarre, tant les réactions d'Holly et ses angoisses surdimensionnées, et le comportement de Tatiana ne semble pas pouvoir s'expliquer uniquement par son adolescence. Le mystère reste entier, et s'épaissit au fur et à mesure qu'un mur de neige semble entourer la maison.

Mais tout de même, cette Holly m'a fatiguée dans ses obsessions récurrentes. Car oui, même son comportement et ses "actions" sont très répétitives.... et lassantes, même si elles participent à la construction de l'atmosphère. Mais cela, je ne l'ai saisi vraiment qu'à la fin, alors que durant les 200 premières pages, je prenais cela pour de la "littérature vraiment pas terrible". Pour atteindre un tel objectif, l'auteure aurait pu éviter nombre de digressions...ennuyeuses. Le concentré obtenu aurait alors certainement apporté plus de pression dans l'histoire trop longtemps plate. 

Avant de conclure, un point positif tout de même à mentionner : Esprit d'hiver porte tout de même un regard intéressant sur l'adoption, en évoquant le ressenti de la mère, principalement.

Je n'ai jamais imaginé que la fin serait ainsi. J'ai donc été baladée. J'aime ça, mais pas lorsque c'est au prix de l'ennui pendant les deux tiers d'un livre. Deuxième rendez vous avec Laura Kasischke plutôt manqué....

 

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 Avec Tiphanie, Lecturissime et Cynthia

 

 

 

 

 

 

 

 Lu dans le cadre de :

http://www.priceminister.com/blog/wp-content/uploads/2013/08/479x324_logo2_rentree-literaire2013.png

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Octobre 2013

 Roman - Editions Gallimard - 3h20 d'écoute - 20.20 €    http://www.images-chapitre.com/ima2/original/657/23665657_6107002.jpg 

 

 

Parution en audio en 2004

 

 

L'histoire : Pendant la Grande Crise américaine, deux travailleurs vont de ferme en ferme californienne et louent leurs pour quelques dollars.... Lenny est un colosse attardé mental, George est petit mais est le garant de leur sécurité.

Car Lenny va toujours au devant des problèmes dont George tente de le prévenir, de le protéger. Et ensemble, ils partagent le même rêve : une ferme à eux, des lapins, un lopin... Une magnifique histoire d'amitié.

 

Lu par Lorant Deutsch, Jacques Gamblin, Benard Pierre Donnadieu (en autre)

 

Tentation : Un peu de culture ne nuit pas à la santé !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Quelle histoire ! Quelle interprétation ! Ou les deux ? Ou l'une grâce à l'autre !?

J'ignore ce qui a tant agi sur moi, mais Des souris et des Hommes a eu un effet magnétique sur moi. Deux pôles opposés qui s'attirent.... Oui, car habituellement, ce n'est pas par grand élan naturel que je me dirige vers des romans "classiques", qu'ils soient français ou d'origines diverses. Le "classique" me rebute depuis des temps scolaires. Et une fois de plus, cette lecture me prouve que j'ai tort !

Le plus souvent, les travailleurs mobiles comme le sont George et Lenny sont seul... Ils vivent dans une solitude infernale imposée par leur style de vie (ou de non vie) et par la pauvreté. Ils ne s'installent durablement nulle part, ne possède rien d'autres que ce qu'ils portent sur le dos. Mais pour George et Lenny, c'est différent. Lenny, le grand simplet qui aime caresser des choses douces (les souris entre autre) à George, un petit gars sec et vif, et un cerveau pour deux. George a Lenny, une force de la nature, dont on ne sait pas tout à fait s'il est un poids pour George. Alors, ils ne sont pas seuls. George protège Lenny contre sa bêtise du mieux qu'il le peut... par devoir ? Par intérêt, par attachement réel ? Et ce rêve qu'ils partagent et qui soudain, paraît prêt de se réaliser ? Un pur fantasme ? Une possibilité ? Un encouragement de l'un pour l'autre ?

La tension monte... On se demande si l'ineluctable presque annoncé par Steinbeck se réalisera, ou si l'auteur épargnera ces hommes.

L'histoire se déroule en Californie,  à Soledad... J'ignore si c'est important. Quoiqu'il en soit, il y règne vraiment une atmosphère du sud américain, amplifiée par les bruitages très soignés de cette éditions audio... On devine le crépitement du feu, le soir qui tombe, les sabots des chevaux et l'harmonica nous offre de magnifiques interludes. C'est une immersion dans une époque, les années 30, dans le coeur de l'Amérique, le ranch. Des images nous viennent d'elles mêmes tête. Une multitude de personnages entre en scène, que je n'ai pas toujours différencier tout à fait, peut importe. Je me suis plus qu'attachée aux deux anti héros George et Lenny, même si l'un n'est pas toujours très gentil avec l'autre et que l'autre est le simplet dans toute sa spendeur... Comme un enfant que l'on voudrait protéger. Cet attachement, cette amitié qui lie les deux hommes est tout simplement sublime, bouleversante, même si... Cette histoire est captivante, y entrer signifie ne plus en sortir, et même garder ces deux hommes dans notre mémoire un bon bout de temps...

Cerise sur le gâteau... Ce livre audio est le meilleur qu'il m'ait été donné d'écouter. D'une qualité exceptionnelle. Une voix différente par personnage plus un narrateur. Et ces voix, elles ne lisent pas, elles interprêtent, elles vivent, elles interpellent, elles remuent. Imaginez l'acteur Jacques Gamblin qui entre dans la peau de Lenny, l'attardé. George, quant à lui, est magistralement campé par un Lorant Deutsch au sommet de son art qui, à l'époque (en 2004), n'était pas encore reconnu à sa juste valeur. Saisissant ! Les chefs d'oeuvre atemporels existent bien ! 

 

 

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                                                             Chez Val

 

 

 

 

                                                                Chez Fersenette   

 

 

 

 

 

L'avis de Sandrine

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Septembre 2013

http://p6.storage.canalblog.com/64/38/520512/73214870.jpgRoman - Editions Thélème - 5 h d'écoute - 21.85 €

 

 

 

Parution chez Thélème en 2011, sinon 2003 (dispo en format poche)

 

 

L'histoire : Un triangle amoureux au Japon et sur une ile grecque. K, le narrateur aime Sumire qui est aussi sa meilleure amie. Sumire n'aime personne, ni elle même, jusqu'à ce qu'elle rencontre Miu, une femme d'origine coréenne, plus âgée et d'un autre milieu. Miu aime bien Sumire, mais ne l'aime pas, puisqu'elle ne peut plus aimer....

 

   

Tentation : Amélie N !!!

Fournisseur : Enna, merci pour le prêt 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Première incursion pour moi dans la littérature Japonnaise et donc aussi dans l'oeuvre du célèbre Haruki Murakami... auteur fêtiche de ma romancière favorite, Amélie Nothomb !

J'ai aimé, oui, les personnages m'ont touchée. Maintenant, je n'ai pas adoré non plus, je ne suis pas tombée en amour pour la célèbre plume niponne.

L'atmosphère du livre, bien rendue par le lecteur, est assez austère. Peu de description de lieux, de couleurs, de sons... Peu de personnages. Seulement trois, qui taisent tous quelque chose.

K, le narrateur, cache son amour pour Sumire pour ne pas gâcher l'amitié qui les lie.

Sumire tait son amour pour Miu. Miu qui la révèle a elle même sans le savoir. Miu qui transforme Sumir tant physiquement que psychologiquement. Pour la première fois, Sumire est sûre d'Aimer.

Miu vit avec son secret depuis le traumatisme... elle ne peut plus Aimer...

Ces trois âmes vivent proches, se tournent autour, comme des satellites. Cela ne les empêche pas d'évoluer dans une certaine solitude, celle qu'impose l'Amour quand il n'est pas partagé.

Murakami parle ici à pas mal de monde... Ah, le meilleur ami confident mais qui vous aime, ou vis et versa, et le gâchis quand il y a révélation. La souffrance de voir l'autre en aimer un(e) autre, mais se taire, faire comme ci ça n'avait pas d'importance, l'amitié plus fort que tout pour ne pas perdre le sujet de votre amour...

Même si je n'ai pas ressenti l'asmosphère "Fantastique et délire" de ce roman, j'ai aimé le style, les questionnements et l'introversion auxquels cette histoire invite. Murakami parle magistralement de la littérature, de l'écriture, de l'incapacité à terminer celle d'un roman. Il est surtout très souvent question du rêve d'écriture, qui résonne ici aussi comme un amour en sens unique. Sumire ne rêve que de devenir écrivain et s'y consacre tout entière... sauf que l'écriture ne lui rend pas tout ce que celle ci lui donne. C'est sans doute ce que j'ai préféré dans ce roman : les excellents passages traitant de la création littéraire.

Je sais, c'est succint, mais c'est tout ce que je suis capable de dire sur ce roman

 

 

 

 

 

 

 Les avis d'Enna , de Keisha, d'AGFE, Vallit 

 

 

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 http://2.bp.blogspot.com/-4_WRxD-ZCtg/UX6WBOuDyiI/AAAAAAAAAVI/Vd3a-Q9WPvU/s400/TourMonde8ans.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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