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Publié le 31 Octobre 2026

Roman - Editions Pocket - 238 pages - 8.40 €

Parution Pocket Septembre 2024 (XO 2022)

Mon pitch : Dans une petite ville Allemande, Carl remplit toutes les cases pour être à la retraite... Sauf que ce libraire passionné travaille encore, même si son ami Gustave a légué son commerce à sa fille.

En fait, chaque soir, Carl remplit son sac à dos de livres bien emballés, qu'il part livrer à pied, en suivant le même parcours, aux clients qui pour une raison ou pour une autre, ne peuvent plus se déplacer.

Ce rituel n'a pas échappé à Schascha, une gamine de 9 ans qui l'a longtemps observé par sa fenêtre avant de décider de rejoindre le vieil homme dans sa tournée.

 

Tentation : La couv et le titre

Fournisseur : Ma CB lors de ma razzia au Furet du Nord lors de mes vacances

Mon humble avis : Ce roman Allemand est estampillé best seller international.... Ce qui me laisse dubitative.

Certes, on sait que les histoires traitant de libraire, du bien fait de la lecture et invitant à la solidarité ne font pas de mal, et qu'on y trouvera de belles sentences sur la littérature. Ces cases là sont cochées côté face.

Mais bien d'autres aussi côté pile... Le manque d'originalité (le vieux bougon qui s'attache à une fillette dynamique), les clichés s'empilent à la pelle jusque dans chaque personnage visité dans la distribution des livres et très peu approfondis. Les références littéraires tombent comme un cheveu sur la soupe et semblent être là comme faire valoir. L'absence aussi de tout naturel et de vraisemblance m'a plus agacée que conquise comme je l'attends d'une lecture que je choisirai juste pour me divertir. Enfin, l'afflux de bons sentiments a mené les miens à s'absenter, alors que la platitude du style n'aidait pas à ce que je sois captivée.

Bref, j'ai mis du temps à lire ce roman dont je pensais ne faire qu'une bouchée. Mon avis est qu'il y a erreur de public ciblé. Là où jeunes et adolescents pourraient y voir fraîcheur et mignonnerie, j'y ai plutôt trouvé une concentration de mièvrerie, toutes les bonnes intentions du monde, et de bons sentiments...

Peut-être que j'en ai "trop" lu, des histoires de libraires...  Il faudrait peut-être qu'à l'avenir, je me méfie des romans sur ce sujet... Après tout, le sujet romanesque des librairies a peut-être déjà été trop traité par de multiples auteurs et finit par tourner en rond, toujours dans la sauce feel good assaisonnée au développement personnel.

Et pourtant, sur les réseaux les critiques sont plutôt élogieuses et les lecteurs satisfaits de leur lecture bien majoritaires...

Quant à moi, j'ai du mal a comprendre que ce roman ait mérité une traduction en Français... Avec ce "passeur de livres" je voulais rester un peu en littérature allemande après mon coup de coeur pour Le liseur, de Bernhard Schlink... Bon, je vais plutôt retourner dans le rayon de Berhnard !... Ou alors, plonger dans Herman Hesse que j'ai acheté en même temps ! Oui, je sais, je suis disparate dans mes excursions littéraires !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 23 Octobre 2026

Roman - Editions Audiolib - 11H33 d'écoute - 20.99 €

Parution : Audiolib & Albin Michel en janvier 2023

Mon pitch : Harlem dans les années 50-60...

Ray Carney tient un magasin de meubles et d'électroménager dans la 125ème rue. Il se veut honnête, pas voyou, juste un peu filou, puisque cela ne le dérange pas de vendre des articles tombés du camion tant qu'il ignore leur provenance... C'est un époux et un père aimant, mais fils d'un ancien homme de main de la pègre locale. Peu importe, il mène une vie tranquille jusqu'à ce que son cousin lui propose de participer au cambriolage du célèbre hôtel d'Harlem : Le Thérésa. Et, à partir de là, tout va partir en vrille.

Tentation : Appétence pour cet auteur

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : C'est mon énorme coup de cœur pour Underground Railroad de Colson Whitehead qui m'a incitée à ajouter Harlem Shuffle à ma liste depuis un moment. Et c'est en préparant ce billet que je découvre qu'Harlem Shuffle est en fait le tome 1 d'une trilogie sur Harlem, dont le tome 2 est déjà sorti.

Deux papates de chats, donc inutile de préciser que je n'irai pas plus loin dans cette trilogie. Et cela n'a pas grand-chose à voir avec la qualité de ce roman, mais plutôt avec mes goûts personnels. Je réalise avec Ray et ses acolytes et/ou ennemis que les histoires de pègre et de gangsters, ce n'est vraiment pas ma came. Il y a une telle profusion de personnages, qui s'intensifie au fil des pages, que j'ai vite lâché l'affaire pour ne m'attacher à aucun d'entre eux et ne suivre l'histoire que dans ses grandes lignes. Si ma lecture avait été sur livre papier et non audio (donc en faisant autre chose en même temps), fort possible qu'Harlem Shuffle aurait subi mon abandon, et cela me désole tant j'avais aimé Underground Railroad, ainsi que Nickel Boys. Mais ici, aucune aspérité pour me retenir, malgré quelques bons mots et traces d'humour ou de cynisme (discrètes) . En fait, il semble ne rien se passer d'extraordinaire et les situations (menaces, visites etc entre gangsters ) deviennent vite redondantes. Et pourtant, le contexte est intéressant... Harlem dans les années 60, la ségrégation raciale, les émeutes lycéennes (tiens tiens), les jeunes noirs tués par des policiers blancs jamais condamnés, la corruption policière, tous ces sujets sont présents mais plutôt survolés. En fait, ce roman est plus social que policier, avec cette difficulté à rester honnête dans une société gangrénée par l'injustice où la débrouille est le seul moyen de garder la tête hors de l'eau. C'est ainsi que Ray, le personnage principal, se met à mener une double vie... Commerçant et père de famille sans histoire qui ne rêve que de s'élever socialement côté face... Côté pile, il fait son bonhomme de chemin dans la pègre, sans en maîtriser les conséquences. Mais même côté face, Ray subira toujours la discrimination raciale qui affecte encore New York à tous les étages de la vie (commercial, logement etc).

Mais il y a l'Harlem des années 50-60... Ses artères commerçantes vibrantes, ses lieux de culture,  de solidarité, son mouvement perpétuel, ses restaurants familiaux, ses trafics en tous genres. Et ce bout de New York, on s'y attache plus qu'aux personnages humains. Whitehead connaît son sujet ; il nous plonge vraiment dans l'ambiance. Dommage que tout cela soit si long, avec moult descriptions inutiles, et surtout sans grands rebondissements qui tiendraient le lecteur en haleine. Autant Underground Railroad m'avait bouleversée, autant j'ai trouvé ces pages très factuelles et donc peu émouvantes.

Mais cette lecture me permet une 3ème participation au Challenge d'Inganmic et Aleslire

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Octobre 2026

Roman - Editions Livre de Poche - 192 pages - 7.90 €

Parution poche avril 2025 (Grasset Mars 2024)

Mon pitch : Et si  vous viviez tous les jours la même journée ? C'est ce qui arrive à Tara Selter. Spécialiste de livres anciens, elle séjourne à Paris pour l'achat de quelques uns. Un matin, alors qu'elle petit-déjeune à l'hôtel, son voisin fait tomber une tartine beurrée au sol... On est le 18 novembre. Sauf que le lendemain, qui devrait être le 19 novembre, adviennent exactement les mêmes évènements, dont celui de la tartine. Quand elle rentre chez elle, elle réalise que son mari, lui, est resté bloqué au 17 novembre au soir, mais qu'il n'a aucune conscience de cette répétition. Tara finit par tenir un journal de ses 18 novembre, en espérant qu'un beau jour, elle se réveillera un 19 novembre.

 

Tentation : Rien que la phrase d'appel sur la couv

Fournisseur : Ma CB lors de mes vacances.

Mon humble avis : En achetant par hasard le roman Danois "le volume du temps ", je me doutais bien qu'il y aurait un deuxième tome. Pas fan des séries, je me suis dit, "allons y tout de même, l'histoire me paraît trop tentante". Quelques mois après, j'entame ma lecture, qui m'incite très vite à faire une recherche sur le net... Il y a bien un 2ème tome, mais aussi.... un 4ème déjà paru et 3 encore à paraître. 7 tomes en tout ! Fichtre ! Où ai-je mis les pieds, ou plutôt les yeux !

Mais mon allant ne s'est pas effiloché, en tous cas durant le premier quart du roman. J'étais d'ailleurs prête à appeler mon libraire préféré pour qu'il me commande les 3 tomes qui me manquaient... 

Bon, arrivée au bout des 192 pages qui m'en ont paru 400, il n'est plus question de commande ni de poursuite, sauf si l'un(e) d'en vous a lu cette série et me convainc de poursuivre... Nota bene : l'autrice a consacré une vingtaine d'année à écrire ce qui est sensé être le chef d'oeuvre sa vie...

Un postulat de départ - le temps suspendu -  et un début d'histoire - une boucle temporelle- qui avaient tout pour me plaire... Un potentiel énorme et intriguant ! Sauf que la façon dont le sujet est traité est de fait très répétitive, redondante de petits évènements anodins (il pleut à telle heure) ou surprenants au début (le poireau arraché dans le potager est de retour à sa place le lendemain)... Et puis tout devient lassant et même, j'ose le mot "chiant". Car on est dans l'absurde... Et ce qui est dingue, c'est que j'ai lu ce livre pensant me divertir et faire une pause d'une autre lecture pénible sur l'absurdité : Le procès de Kafka... Ce qui m'a fait deux lectures interminables et concomitantes ! Parfois, les planètes littéraires s'alignent vraiment pour pourrir vos soirées lecture !

Certes, il y a quelques passages intéressants qui suscitent des réflexions au lecteur mais ceux-ci sont bien minces dans la masse. Et à la fin de ce premier tome, rien n'est expliqué, ce qui laisse sur une grande frustration. Mais là où l'autrice a parfaitement réussi son "chef d'oeuvre", c'est d'écrire pour rendre compte du temps qui passe quand on s'enferme dans une routine, subie ou choisie... Il est aussi un peu question d'écologie/surconsommation, avec la pénurie des ressources qu'on exploite de la même façon tous les jours. Donc si on veut, il y a sans doute de quoi bien philosopher avec ce bouquin sur la routine quotidienne. Mais  même si certains repères rassurent, la vie devient d'un ennui mortel qui mène à un encéphalogramme plat, un peu comme ce livre. Avec juste quelques sursauts d'agacements qui prouvent que l'on est conscient de notre ennui, et donc encore un peu en vie.

Sur Babelio, au fil des tomes, lecteurs et avis sont de moins en moins nombreux !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 29 Septembre 2026

Roman - Editions Folio - 256 pages - 5.90 €

Parution d'origine en 1925 et en 1933 en France (Gallimard)

4ème de couv : Joseph K., cadre de banque, est arrêté chez lui, un beau matin, sans raison, le jour de son trentième anniversaire. Si on le laisse libre d'aller et venir, il ne cesse de se heurter à des obstacles absurdes, à des êtres étranges, à une réalité qui semble se dérober à mesure qu'il tente de percer le mystère de son "arrestation". Une justice invisible mais menaçante, qui ne définit jamais la faute qu'il a pu commettre, le cerne de toutes parts.

Tentation : Depuis le temps !!!

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Tout d'abord, pour l'anecdote, ce livre est l'un des plus anciens de ma PAL... Acheté quand je vivais en Guadeloupe en 2 000, ramené en métropole, puis remmené en Guadeloupe sept ans plus tard... Retour en France et 25 ans plus tard, c'est les pages jaunies qu'il attendait sur mes étagères de Dinard.

Ensuite, ce qu'il faut savoir : Ce roman reconnu comme un classique et un chef d'oeuvre de la littérature mondiale, n'a en fait jamais été achevé... Il ne devait pas paraître. Mais Max Brod, ami et exécuteur testamentaire de Kafka en a décidé autrement. Et c'est Max Brod qui a choisi l'ordre de répartition des chapitres... Enfin, il faut aussi savoir que certains chapitres n'ont jamais été terminés... Mais encore, dans l'absolu et en gros "personne" n'a jamais été totalement d'accord sur le sens à donner à ce roman... Voilà tout ce qu'il vaut mieux savoir avant de pénétrer dans l'antre du Procès...

Si les premières pages m'ont amusée tout en titillant ma curiosité et l'enthousiasme devant la découverte qui m'accompagne à chaque début de roman, je dois dire que ce procès est vite devenu l'un mes pires cauchemars de lecture... Plus d'un mois pour en venir à bout, en faisant des pauses avec d'autres ouvrages dont un, hélas, s'est révélé de la même veine que Le Procès !!!

Quant à l'histoire : Josek K est arrêté de bon matin, le jour de ses 30 ans...  Josef K comme le lecteur resteront toujours ignorants du motif de cette arrestation. Quoiqu'il en soit, Josef K est accusé et le voilà aspiré dans la spirale infernale d'une justice ubuesque, se débattant comme un diable pour se faire acquitter.

Le sujet principal de ce roman étant l'absurdité de la bureaucratie et l'opacité de la loi et de la justice... Tout est donc questions sans réponse et situations absurdes sans issue. Et rien ne semble avoir de sens. On peut aussi y voir une satire sociale sur la norme. Et si tout cela n'était qu'un cauchemar de Josef K, c'est aussi une possibilité. Bref, depuis 100 ans, il semble que chaque lecteur et chaque analyste ait vu quelque chose de différent dans ce roman inclassable.

Par deux moments je me suis raccrochée aux wagons. Lorsque Kafka émet l'hypothèse que l'on prend un avocat pour se décharger notamment de ce qui nous dépasse, mais qu'alors, tout devient plus compliqué. Ca, c'est mon expérience de victime qui a pris un avocat qui parle.

Et il y a un chapitre parabolique dont je me suis délectée, car j'y ai vraiment trouvé matière à philosopher comme j'aime le faire mais sans me prendre la tête, c'est celui de "La cathédrale".

Pour le reste j'ai subi un ouvrage très serré, à la police de caractère petite, sans aération, qui m'a épuisée, mais je tenais à aller jusqu'au bout... Même si par moment, 3 pages me prenaient 20 mn pour tenter de digérer. Bref, c'est un roman qui n'était pas fait pour moi, ce n'est pas ce que je recherche quand j'ouvre un livre et je ne suis sans doute pas en capacité intellectuelle ou culturelle d'en apprécier la substantifique moelle.

Mais, comme tout le monde, je vais donner MON interprétation !!!

Je suggère que Le procès soit juste un roman sur la vie... qui est bien souvent absurde, dans un système oppressant et pas toujours logique ni juste. Toute notre vie, on est jugé, sans trop savoir par qui ni pourquoi, par des ensembles, des proches ou des individus que l'on ne connaît même pas. En même temps, qui peut se targuer ne n'avoir jamais commis le moindre mal ? Naître est déjà coupable, réussir est suspicieux, se tromper ou rater est blâmable. Se noyer dans la masse est jugé, être différent est montré du doigt. Je pense que Kafka nous dit que l'on est juste accusé d'être nous-mêmes. Et tout notre vie, nous nous démenons pour lui trouver un sens, et nous nous débattons pour échapper à son châtiment pourtant inéluctable : la mort. Et notre procès commence dès notre naissance...

Mais que l'on ne se trompe pas... Même si j'ai détesté ce procès qui a puisé toute mon énergie cérébrale de lectrice, je suis contente de l'avoir lu, car dorénavant, je sais de quoi il retourne... Même si savoir, ce n'est pas forcément avoir compris.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 17 Septembre 2026

Roman - Editions Ecoutez lire - 9H42 d'écoute - 17.71 €

Parution d'origine en 1984

Mon pitch : A Prague, Tomas est un chirurgien réputé, amoureux de Tereza mais coureur de jupon. Tereza est une jeune serveuse devenue photographe. Ils se marient, et leur couple subsiste cahin-caha, entre les infidélités masculines et la jalousie féminine.

En 1968, leur vie est chamboulée et contrainte à l'exil en Suisse... En effet, les troupes russes ont envahi la Tchécoslovaquie. Teresa photographie les événements, Tomas refuse de renier ses convictions...

 

Tentation : La renommée de ce roman

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Le challenge "Une rentrée Tchèque et slovaque" de Sacha m'a motivée à enfin sortir ce roman si réputé de ma PAL audio.

Bon, pour commencer, je ne pense pas que ce soit le bon format pour l'apprécier à ce qui est sans doute sa juste valeur... Assez vaporeux, des "va-et-vient" dans le temps, et somme toute assez peu d'action au profit de la réflexion.

L'histoire et les personnages m'ont laissée de glace, je ne suis pas rentrée dedans, n'ai ressenti aucune empathie et c'est par "devoir" que je suis allée au bout de ce roman. Le déroulé et la narration des relations entre les personnages me sont passés bien au dessus, provoquant des périodes d'ennui voire d'incompréhension dans mon écoute.

Par contre, le contexte historique et ses conséquences m'a intéressée. Je me suis régalée de la plume de Kundera. Et plus encore, j'ai réellement savouré les sentences et réflexions philosophiques et existentielles qui parsèment ces pages et dont les arguments sont parfois assez poussés. Ca oui, ça m'a sacrément plu.

Etrangement, alors que je lisais "L'insoutenable légèreté", une amie parisienne, avec qui j'aime discuter bouquin est venue de façon inopinée me rendre visite. Quand je lui ai partagé mon scepticisme, elle s'est exclamé que c'était son roman favori, lu plus de cinq fois. Comme quoi...

On suit quatre personnages... Tomas, Teresa, Sabina (l'une des maîtresses) de Tomas, et Franz, amoureux de Teresa. Dans la vie de Thomas, Teresa représente le lien, la lourdeur, quand Sabina figure la légèreté, l'absence de contraintes et donc d'importance. Ce roman interroge donc sur la vie idéale...  La légèreté sans importance ou le poids de l'amour et de la fidélité qui donne une profondeur et un sens à l'existence.

Dans le fond, je pense être passée globalement à côté de ce roman, mais dans la forme, certaines choses m'ont bien plu. Quoiqu'il en soit, je suis contente de pouvoir "barrer" "L'insoutenable légèreté de l'être" de ma sempiternelle LAL !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 1 Septembre 2026

Roman - Editions Audiolib - 7h39 d'écoute - 16.99 €

Parution d'origine chez Grasset en sept 2023

Mon pitch : En Corée. Un matin de décembre, Gyeongha reçoit un appel de son amie Inseon. Cette dernière est hospitalisée à Séoul et demande à Guyeongha de se rendre sur l'île de Jeju, île de leur enfance, dès que possible pour prendre soin de son perroquet blanc. Vite avant qu'il ne meure de faim et soif, il est seul déjà depuis deux jours, depuis l'hospitalisation en urgence. Gyeongha finit par accepter. Sauf que fois arrivée sur l'île, une énorme tempête se déclare et le tient prisonnière. Arrivera-t-elle à temps auprès de l'oiseau ?

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Il y a déjà quelques mois, j'ai vu ce roman circuler sur la blogosphère. Et comme j'ai eu l'occasion de le lire dans son format audio, je me suis lancée, très loin de ma zone de confort, dans la découverte de la plume de Han Kang, couronnée du Prix Nobel 2024.

Mes premiers pas dans cette histoire furent somptueux... J'appréciais la délicatesse de l'écriture et la douceur de l'interprétation de Marianne Denicourt. C'est un peu comme si j'étais bercée.

Et puis, j'ai perdu pied, parce que l'autrice a beaucoup misé sur l'onirisme dans lequel je n'ai pu m'installer et une lenteur qui m'a plongée dans une espèce d'ennui léthargique. Mais j'ai poursuivi parce que format audio, mais sans grande attention ni passion, sans savoir vraiment si Gyeongha vivait ou rêvait certains événements... donc sans comprendre grand-chose en fait...

Jusqu'à ce que des phrases me percutent et rattrapent mon attention même si c'était pour le récit très difficile à écouter, parce qu'humainement insupportable, d'événements majeurs de l'Histoire de la Corée. En 1948, sur l'île de Jeju, des violences policières enclenchent une insurrection de la population...Le gouvernement et les américains encore présents n'y vont pas par quatre chemins. La répression est terrible, plus de 30 000 iliens sont massacrés, d'autres sont torturés ou emprisonnés sans raison, sauf le soupçon de communisme qui a initié cette horreur. L'île restera bouclée jusqu'en 1954, des villages seront rayés de la carte... Ces faits ne seront reconnus qu'en 2014... J'ignorais tout de cela.

Mais la frontière trop floue entre le réel et l'onirisme est trop mince, l'ensemble trop étrange... Alors je ne retiens de cette lecture que le fait que chaque pays, chaque coin de monde semble avoir ses horreurs historiques, ses charniers, ses secrets, ses sujets qu'on évite d'évoquer... tant la douleur ou la honte sont encore vivaces. Le reste, les choix narratifs, les personnages je l'ai déjà oubliés. C'est dommage, car avec un récit plus limpide et plus accessible, cette histoire aurait pu me bouleverser et me marquer à jamais. Et pourtant, Impossible adieux est bien un livre pour que l'Histoire ne sombre pas dans l'oubli... 

Vraiment dommage, d'autant que juste avant ma lecture audio, j'ai acheté un autre titre de l'autrice en format poche... Du coup, je suis bien moins motivée pour le lire !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 20 Août 2026

Roman - Editions Philippe Rey - 165 pages - 17 €

Parution en Mai 2026

Mon pitch : Tammy et Kevin se rencontrent sur Tinder. Quelque temps plus tard, ils décident de partir pour un road trip à travers les Etats-Unis, pour prendre des photos, montrer comme la vie est belle quand elle est saine...Bref, pour devenir influenceurs. Un jour, c'est sûr, les marques leur paieront tout. C'est évidemment la famille de Kevin qui finance le van, celle de Tammy étant plus modeste. 

Au début, tout prend une allure de carte postale, puis la vraie vie reprend sa place... Et un jour, Tammy est portée disparue. Et là, le compte Insta qui peinait à dépasser les 1000 followers, devient viral et c'est par des millions d'américains qu'il est suivi, alors qu'il ne s'y passe plus rien.

 

Tentation : Réaliser mon projet de découvrir cette autrice

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : J'ai mis beaucoup d'attente dans ce roman... Or, il n'est sans doute pas la meilleure porte d'entrée pour découvrir l'univers de Joyce Maynard, autrice américaine à l'excellente réputation, du genre incontournable. Y pénétrer par un livre qui n'est pas un pavé m'allait bien... D'autant que le texte est très... aéré... Même plus que cela, puisque certains chapitres ne font que quelques lignes. 

L'influenceuse est présentée comme un thriller... Manifestement, je ne partage pas la même définition du thriller. On est ici dans une adaptation libre d'un fait divers réel qui a ébranlé les USA et même une partie de l'Europe en 2022... Il s'agit de l'affaire Gabby Petito (ne cliquez sur ce lien que si vous ne pensez pas lire le roman, puisqu'évidemment, l'article spolie un peu.) Un peu seulement car la fin est suggérée dès le début (et encore pire par la vraie 4ème de couv)... Seule une surprise advient qui est sans doute là issue de l'imagination romanesque de l'autrice.

Alors, outre que nombre de pages sont à demi dénudées, les trois quarts du roman paraissent vides, tant dans l'action, que les dialogues etc... Bref, la représentation du milieu et des motivations des influenceurs ras des pâquerettes est parfaite mais très peu passionnante à lire. Du vide pour représenter la vacuité en quelque sorte. Bon, j'avoue que c'est un univers dont je suis très peu familière... mais c'est ahurie que j'ai découvert qu'il existe des gens qui un bon matin, décident de devenir influenceurs, et espèrent se voir ouvrir la porte des palaces en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Bref, c'est navrant.

L'influenceuse est un roman choral. Même si c'est Kevin qui prend le plus la parole, d'autres s'expriment aussi, plusieurs fois ou en single shot... La mère de l'un, le père de l'autre, un journaliste, un avocat... Et puis il y a aussi Roxane, une espèce de folle dingo, fan du couple d'influenceurs qui, en compagnie de sa chienne, suit Kevin et Tammy le long de leur périple en catimini. Chacun intervient dans le style qui est le sien... Et comme personne dans ce roman n'a fait Harvard, on ne peut même pas dire que le roman brille par son écriture. Quant à la psychologie des personnages, vu qu'il n'y a pas grand-chose à creuser, et bien on reste en surface. C'est finalement celui de la mère de Kévin qui me semble le plus intéressant.

Puis advient le dernier quart, qui sauve les autres d'un naufrage général. Parce qu'il y a du rythme, moins de répétition, que la gamine à qui l'on a envie de donner des claques a disparu (bon, paix à son âme tout de même, puisqu'on est dans un fait divers réel). Le roman montre bien ce que certains sont prêts à faire et à prétendre pour parvenir à une célébrité vite acquise sans talent particulier. Il montre aussi l'hypocrisie de la société qui n'en n'a rien à faire de ces deux jeunes mais qui, une fois l'une disparue, se réunit par milliers avec des pancartes "On ne t'oubliera pas Tammy, la fille arc-en-ciel". Bref, c'est mort de façon spectaculaire ou injuste et répugnante que l'on a le plus de chance d'intéresser vraiment le monde.

La seule chose qui m'ait vraiment plu dans ce roman, c'est la toute fin où je me suis demandée si je ne m'étais pas faite manipuler sur le caractère réel d'un des personnages.... Et donc je finis sur un doute pour une fois bienvenue, qui montre que tout n'est parfois pas aussi simple et clair que présenté, et que chacun montre de soi-même ce qu'il veut... ou ce qu'il peut en fonction de la situation... qui révèle sa vérité ou juste un instinct de survie.

Bon que l'on ne s'y méprenne pas, même si ce n'est pas moi qui vais booster les ventes de ce titre, je ne suis pas insensible au drame qui y est raconté. Et si rien ne justifie certains actes, notre époque avec des sociétés et des individus qui s'appauvrissent intellectuellement parlant en explique beaucoup.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 22 Juin 2026

Roman - Editions Gallimard - 5h07 d'écoute - 14.99 €

Parution d'origine en France en 1996 (me semble-t-il)

Mon pitch : En Allemagne, Michaël Berg a 15 ans lorsqu'il rencontre par hasard Hanna, une femme qui a plus du double de son âge... Vite il en tombe amoureux et une relation quotidienne ou presque se noue entre le jeune garçon et la femme. Au programme, relations sexuelles, un petit voyage en vélo.... Et souvent Hanna demande à Michaël de lui faire la lecture de roman à voix haute... Un jour Anna disparaît.

Quelques années plus tard, devenu étudiant en droit, Michaël retrouve Hanna.... Dans un palais de justice, sur le banc des accusés pour crimes nazis...

Tentation : La réputation du roman et de l'auteur

Fournisseur : La bib de Dinard

 

Mon humble avis : J'ai lu ce roman allemand pour poursuivre mon objectif d'élargir mes frontières trop franco-françaises en littérature. Certes, il ne date pas d'hier, mais en audio pour mon retour de vacances en voiture, c'était parfait.... Je n'avais même pas regardé la quatrième de couv, bien m'en a pris, car il semble qu'elle soit, une fois de plus, bien trop bavarde...

Dans le fond, Le Liseur pourrait faire écho à une autre de mes récentes lectures coup de coeur : la vie en fuite de John Boyne... Il y a grandement question de culpabilité...

La première partie aurait pu me laisser de glace, tant les relations d'initiations plus ou moins sexuelles entre une adulte et un adolescent sont loin de mes sujets de prédilection. Mais j'ai pu apprécier l'écriture élégante, bien que dépouillée et sans fioriture de l'auteur. Un style efficace, qui frappe, comme j'aime. Et puis il y a ce mystère du côté d'Hanna.... Michaël ignore tout de sa vie, sauf qu'elle est receveuse dans le métro.

Puis advient la deuxième partie, quelques années plus tard. Et là, un fois de plus, c'est une gifle littéraire que j'ai reçue, une gifle qui laisse une empreinte et pourtant, une gifle comme j'aimerai en recevoir plus souvent... 

Bernhard Schlink nous dit alors que pour certaines personnes, leurs conditions, ce qu'ils sont, sont bien plus honteuses à avouer que les actes atroces qu'ils ont commis... Qu'une personne peut préférer prendre la responsabilité d'un geste qu'elle n'a pas commis plutôt que de concéder un secret intime vécu comme une humiliation... Et que c'est même le camouflage de cette honte qui conduit à lui préférer les actes ignobles et l'infamie. Bouleversant et inédit pour moi !

Il y a donc cette honte d'être ce que l'on est, ou ce que l'on n'est pas, la honte d'avoir aimé une personne qui a autant de sang sur les mains, la honte et le remord d'avoir reproché à ses parents une certaine inertie sans connaître les conditions historiques de l'époque... Bernard Schlink écrit sur la différence entre comprendre et juger. Il évoque aussi le rapport entre le bourreau et ses victimes. A travers Michaël, l'auteur nous parle de ces jeunes allemands nés après-guerre, portant un passé qui les marque et avec lequel ils doivent vivre, sans être responsable de rien... Car est on coupable des crimes de nos parents ? Et qu'aurions nous fait à leur place ?

Le narrateur, c'est Michaël, homme d'âge mûr devenu professeur en histoire du droit... Il se souvient donc... Et durant toutes les années de détention d'Hanna, il gardera un rôle auprès d'elle... Celui d'être son liseur... En lui envoyant régulièrement des cassettes audio de livres lu à voix haute par lui-même.

Je comprends parfaitement l'énorme succès de ce roman.... Parce que oui, il marque à vie je pense. Malgré ses actes, Hanna reste un personnage inoubliable.

Je pense que je vais essayer d'en regarder l'adaptation ciné.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 23 Avril 2026

Roman - Editions Audiolib - 11h31 d'écoute - 17.99 €

Parution d'origine en avril 2023. Existe en poche aussi.

Mon pitch : 1946... Adolescente, Gretel et sa mère fuient la Pologne, la honte chevillée au corps et la peur au ventre. Elles s'installent à Paris.

2022 : Gretel est une veuve nonagénaire et vit depuis quarante ans à Londres dans une résidence chique. Arrivent de nouveaux voisins... Un couple et leur jeune garçon. Leurs attitudes réveillent des souvenirs que Gretel pensaient enfouis à jamais. Et qui la mèneront au choix cornélien... Se taire et sauver sa peau, ou se mettre en péril et sauver un enfant.

 

Tentation : Envie de découvrir un nouvel auteur

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Je suis contente, cette année, j'arrive à respecter globalement un objectif de lectures... Explorer de nouveaux auteurs (pour moi) et sortir plus souvent de ma zone de confort trop "franco-française" comme je dis.  Me voilà donc partie à la découverte de grands auteurs étrangers qui semblent incontournables... Voici donc ma première lecture de l'irlandais John Boyne.... Et pas la dernière !

Car quel roman ! J'en suis sortie toute "waouh", comme frappée par autant de talent, ébahie de pouvoir être encore autant surprise, captivée et perturbée par un roman. La vie en fuite est dorénavant un de mes grands grands coups de coeur de ces dernières années je pense.

Les grands sujets de cette histoire sont la culpabilité et la responsabilité. Une adolescente de 12 ans peut-elle être tenue pour responsable des actes de ses parents, ou de leur non dénonciation au fil de sa vie d'adulte.  Même quand on grandit au milieu de l'indicible qui devient la norme, ou que l'on côtoie cet indicible sans en prendre part mais en se taisant... Quand le sentiment de culpabilité se déclare-t-il, doit-on le porter toute sa vie ? Sommes-nous tous égaux devant ce sentiment qui peut ronger sur des décennies.

Je l'ignorais, mais "la vie en fuite" est la suite de "le garçon au pyjama rayé" paru en 2009 à destination du public jeunesse. Cette méconnaissance ne m'a gênée en rien, et la vie en fuite est bel et bien un roman adressé aux adultes.

Les chapitres s'alternent entre deux temporalités où l'on suit Gretel. 1946 lorsqu'elle arrive à Paris avec sa mère. Elles vivent pauvrement après une vie sans privation. Elles se déclarent allemandes de Berlin. Mais Gretel évoque souvent "l'autre endroit", qu'il est interdit de nommer. Lecteurs, nous comprenons vite qu'il s'agit d'Auschwitz, mais "du bon côté de la clôture". Le père et le petit frère sont morts, et c'est en état de sidération que nous découvrirons les causes et les circonstances de leur mort.

Dans les années 50, nous partons quelque temps avec Gretel en Australie. Alors qu'elle le fuit, elle rencontre son passé.

Le reste du temps, nous sommes à Londres avec Gretel qui a 91 ans, et que son fils aimerait placer en Epadh pour vendre le luxueux appartement. Sauf que Gretel a la patate et que ce n'est que les pieds devant qu'elle quittera son cocon... Et puis arrivent les nouveaux voisins et le petit Henry, dont le comportement alerte la vieille dame. Et là, un autre sujet important prend place : la violence intra familiale et l'emprise morale...  Je ne peux pas en dire plus sans risquer de spoiler...

Et puis il y a aussi la "jeune" voisine de Gretel... 20 ans de moins qu'elle mais déjà atteinte d'Alzheimer. Gretel s'en occupe en bonne voisine et garde toujours un oeil sur elle. 

Quel sacré personnage cette Gretel qui, quelque part, nous pousse sacrément dans nos retranchements, et ballote bien nos intimes convictions. Est-elle pénalement coupable, est-elle moralement responsable quand ce qui pourrait lui être reproché s'est déroulé alors qu'elle était enfant ? 

Moi-même, je n'arrive pas à me décider. Il y a en fait dans ces pages un aspect que j'appelle l'aspect "et si j'étais né en 17 à Leidenstadt" (Chanson de Jean-Jacques Goldman). Mais je n'ai pas réussi à la détester cette Gretel... Comme quoi, on peut facilement donner son affection à quelqu'un pour ce qu'il est actuellement, quand on ignore tout de son passé... Et là encore, reste à savoir si cette personne est responsable de son passé... Terrible questionnement dont ceux qui auront une réponse claire et nette seront bien chanceux ou alors tout à fait manichéens. Car quelque part, on sent que même John Boyne est indécis, et laisse le choix aux lecteurs.

Un roman magistral, bouleversant, puissant, incontournable, et quelque part atemporel... Pour moi, la vie en fuite est un chef d'oeuvre d'une rareté qui le rend encore plus marquant. Un livre qu'on ne lâche pas, qui pose les bonnes questions sans donner la réponse. Parce que souvent, dans la vie, les choses ne sont pas si limpides que les apparences le suggèrent.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 8 Avril 2026

Roman - Editions Paulsen - 120 pages - 18 €

Parution en janvier 2025

Mon pitch : Un an plus tôt, dans un hameau norvégien, un homme a été tué de multiples coups de couteau. Kristen, jeune bergère présumée coupable, s'est enfuie et réfugiée dans les montagnes. Les recherches pour la retrouver ont jusque-là été infructueuses, malgré des témoignages de son apparition de-ci delà rapportant qu'elle souhaite voir le pasteur...

Alors, le pasteur Sebastian demande à Reydar, tantôt appelé le Marginal, tantôt appelé le Montagnard, de lui servir de guide pour aller à la rencontre de Kristen. Car Reidar connaît la montagne comme sa poche.

Les deux hommes que tout oppose se mettent en route...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis :   Mon blog doit être l'un des derniers à chroniquer ce roman norvégien que je pensais plus récent que ça. Je découvre en rédigeant mon billet que sa parution date d'il y a déjà plus d'un an...

L'histoire se déroule à une époque non datée, mais qui ne date pas d'hier non plus... Une expédition en montagne où il n'est ni question de GPS ni de vêtements Goretex mais de Cairns et de peaux de moutons retournées comme couche... On peut donc déduire que l'on évolue avant la moitié du siècle précédent. 

Nous sommes en Norvège, dans des lieux pittoresques magnifiquement décrits. Mais s'il n'était question de "Huldra" (les elfes en Norvège) on pourrait être n'importe où dans le monde où les montagnes sont si hautes qu'elles deviennent un danger.

Ma lecture commença sous de bons auspices... Plume agréable, dépaysement, atmosphère mystérieuse flirtant avec la fantasmagorie, nature profonde, deux hommes que tout sépare sauf leur quête. 

Mais Reydar est très porté sur la bouteille et son obsession devient agaçante, même si la bouteille de gnole qu'il cache dans son sac semble avoir des pouvoirs surnaturels, Reydar se révèle ne pas être aussi fiable que sa réputation... Et nos deux hommes se perdent... Avant de retrouver une piste... des cairns à distance régulière dans un brouillard à couper au couteau... Et c'est là que le roman qui m'embarquait bien sans pour autant m'envouter non plus, m'a égarée... La fin m'a paru aussi nébuleuse que la brume est opaque aux sommets. Et de ce fait, le sens profond de cette histoire et les intentions de l'auteur m'échappent complètement. Soit j'ai manqué quelque chose, soit il m'a manqué quelques indices ou informations de la part de l'auteur, mais j'ai alors eu l'impression d'être passée à côté de ce roman si prometteur. Je n'y ai pas trouvé le roman initiatique annoncé, ni "le vrai visage" des hommes qui la montagne révèle.

Bref, la rencontre ne s'est pas faite, ce roman n'était pas pour moi, et je ne renouvellerai pas l'expérience avec Martin Baldysz. Par contre, les dernières pages de ce livre sont consacrées à des annonces d'autres parutions de la même maison d'édition, et là, j'avoue que je suis tentée d'autant que j'en ai déjà repéré certains titres à la bib' !

 

Le billet d'Aifelle, d'Inganmic, de Sacha

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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