Publié le 15 Août 2014

BD - Editions Delcourt - 192 pages - 29.90 €

 

Réedition en intégrale en 2013

 

L'histoire : Jeune homme célibataire et occupant un petit poste de fonctionnaire, Julien Boisvert na rien dun aventurier. Un jour, il décide de partir pour lAfrique. Commence alors pour lui une longue quête : la plus simple qui soit mais aussi la plus belle, celle de soi-même. Afrique, Europe, Amérique, chaque étape est l'occasion de rencontres et dexpériences qui amèneront Julien à se découvrir vraiment.

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

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Mon humble avis : La couv qui figure sur ce billet est celle de la version intégrale rééditée en 2013. A l'origine, Julien Boisvert fit son apparition à la fin des années 90 sous la forme de 4 tomes. C'est ainsi que je l'ai lu. Précision importante pour justifier mon impression : ce n'est qu'à partir du 4ème tome que mon intérêt s'est fait réalité.

Pourtant, cette BD avait tout pour me séduire, puisqu'elle promettait entre autre aventures et exotisme. De fait, le premier tome nous emmène quelque part en Afrique, le 2ème sur l'île de Guernesay, le 3ème au Mexique et enfin, le 4ème aux Etats-Unis. Mais l'apprentissage culturel qu'apporte ces BD est proche du néant, excepté pour le 4ème tome, encore et toujours.

Les dessins ne m'ont pas toujours été agréables, malgré des couleurs vives. Mais trop souvent, j'ai douté de l'identité des personnages, parfois durs à reconnaitre. Quelques planches ne sont même pas très claires pour saisir l'action qui se déroule. A aucun moment de ma lecture je me suis dit "whaou, chouette dessin, superbe paysage..." ou autre. Et puis la police d'écriture est minuscule et nécessite par moment quelques efforts occulaires.

Le premier tome aurait pu être franchement intéressant s'il avait bénéficié de quelques coups de pioche supplémentaires. Pas assez creusé ou détaillé. J'ai traversé les 2 tomes suivants sans qu'aucune aspérité ne m'accroche. Vraiment trop légers, même dans les péripéties de Julien.

Et surprise, j'ai trouvé le tome 4 génial et passionnant. Julien y part aux Etats Unis à la recherche de son père. Cette quête est l'occasion d'aborder des sujets plus sérieux, plus durs, tel que le racisme, le KKK, Martin Luther King, le nazisme. Les bulles sont bien plus fortes et claquantes que lors des 3 premiers tomes, puisque certaines font même froids dans le dos, notamment lorsque Julien se rend "inconnito" dans une réunion de néo nazis. L'atmosphère des années 60 - 70 aux Etats Unis est très bien rendue, entre manifestation pro ou anti raciste, mouvements populaires etc. Là, l'émotion a commencé à bien pointer le bout de son nez, alors que les 3 premiers tomes n'avaient soulevé aucun émoi en moi.

Oui, à mon humble avis, il manque vraiment ce petit quelque chose pour que cette BD soit convaincante, et notamment un Julien qui soit un peu plus attachant. Il m'a laissé de glace alors qu'il vit des aventures peu ordinaires.

Malgré mon enthousiasme pour le 4ème tome, mon impression générale reste : mouais !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 12 Août 2014

Thriller - Editions Pocket - 350 pages - 6.80 €

 

Parution chez Pocket en mars 2014

 

L'histoire :Par sa fenêtre, Elsa, retraitée, observe le jardin de ses voisins, histoire de passer le temps. Elle remarque 2 enfants pleins de vie, et un 3ème, à l'écart, qui semble maltraité. Elsa alerte les services sociaux, mais personne ne la crois. Et pour cause, cet enfant ne figure sur aucun registre de l'Etat Civil. Mais Elsa n'entend pas baisser les bras et fera son possible pour sauver l'enfant aux cailloux.

 

tentation : La blogo

Fournisseur : Ma CB au salon du livre de Rennes.

 

 

 

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Mon humble avis : Et bien figurez vous que le livre parfait existe ! Si si, je l'ai trouvé, c'est celui ci : L'enfant aux cailloux ! Estampillé "Thriller, ce qui est mérité, cette histoire peut aussi s'apprécier comme un roman "classique".

Le plaisir de lecture, ici XXL, s'est manifesté dès les premières lignes ! Alors que je sortais d'un polar pitoyablement écrit, ici, je me suis enfoncée d'aise dans mon oreiller tant le style me caressait. L'écriture est mignifique, soignée comme il le faut et d'une fluidité remarquable.

Le malaise s'installe tout doucement mais sûrement pour devenir magistral. Impossible de poser ce livre. Comment distinguer la raison de la folie dans ces pages où l'auteure instaure un trouble insidieux. Notre avis envers Elsa, le personnage principal qui oscille entre anti-héroïsme et héroïsme, ne cesse de se modifier. Tantôt bonne petite vieille, tantôt mère possessive, voire acariâtre, tantôt manipulatrice tantôt charmante, on ne sait que penser d'Elsa. On l'aime et on la déteste. Bien sûr, les informations finales délivrées par Sophie Loubière figent nos sentiments dans les dernières pages, bouleversantes.

Dans cet Enfant aux Caillous, pas d'hémoglobine, pas de sérial killer qui hante vos nuits, pas de super flics, pas de flic alcoolique non plus d'ailleurs ! Mais une psychologie des personnages extrêmement bien développée et fouillée, tant dans leur intimité que dans leurs rapports aux autres. Elsa est fanstasque, haute en couleur, insaisissable. Son fils est étonnant de dévotion envers sa mère, malgré des apparences parfois trompeuses. Ce thriller, très éloigné des lieux communs du genre, marque avant tout par son extrême subtilité. Nous sommes dans l'observation, pas de grandes actions et pourtant, le rythme est soutenu. Impossible de s'ennuyer, tant le mystère est intense !

Il touche et émeut beaucoup aussi, de par les sujets traités : La maltraitance des enfants, la solitude des séniors, l'isolement, la folie.

L'enfant aux caillous est une pepite, un chef d'oeuvre que je vous conseille de lire d'urgence !

 

0 Challenge Thrillers & Polars 2014 Liliba 3

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 8 Août 2014

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
 

A la suite de circonstances indépendantes de sa volonté, une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités.

 

Avec Scarlett Johansson, Morgan Freeman, Min-Sik Choi

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je suis fan de Luc Besson, alors suis-je objective ? Je l'ignore. Ce que je peux dire, c'est que ce film ne m'a pas déçue, malgré une fin un peu "abrupte". Disons que j'aurais aimé que le Lucy dure plus longtemps et parte sur d'autres conjectures encore plus folles !!!

Ce que j'aime chez Luc Besson, c'est qu'il a vraiment un univers à lui, bien à lui, que l'on peut retrouver de film en film. Tantôt dans le drame, tantôt dans l'action, la science fiction, ou même l'image de synthèse. La sensibilité du réalisateur est toujours là et ses obsessions aussi sans doute : L'avenir, ce que l'humain fait de lui et de sa planète, l'humain qui se surpasse.

Luc Besson n'a aussi pas son pareil pour proposer des personnages charismatiques, très spécifiques et haut en couleurs. Des personnages qui ne peuvent que sortir de l'imagination de Besson : Nikita, Léon (pour la violence), Leeloo (Vème élément) et maintenant Lucy, qui ne dépareille pas dans la brochette !

Luc Besson est en free style côté imagination et théories sur l'humanité et son intelligence. J'aime ses théories et les questions qu'elles posent dans un format totalement divertissant et spectaculaire ! Ce n'est pas un film prise de tête, l'action est le maître mot. Mais l'on s'interroge : L'intelligence absolue, un confort ou calvaire ? L'intelligence absolue, l'homme en est il digne et serait il l'user à bon escient ? La plupart des hommes n'utilisent que 10% de leurs capacités cérébrales. L'espèce vivante qui utilise le plus ses capacités cérébrales, ce sont les dauphins avec 20%... Au passage, clin d'oeil au Grand Bleu dans le film ! Clin d'oeil aussi à Léon, Nikita, le 5ème élément, E.T...

Le scénario tient tout à fait la route, la tension monte, le délire Bessonien augmente à chaque dizaine de pourcentage de capacité cérébrale gagnée par Lucy. On est dans l'anticipation par excellence, et pourtant, on pourrait y croire. Car point de robots ni d'extra-terrestres dans ce film, juste une nana banale qui, victime de trafiquants, se retrouve par accident avec une quantité impressionnante de drogue dans le corps. La drogue, ce sont les hommes qui la fabriquent, pour aller toujours plus loin, toujours plus fort, gagner toujours plus. Alors qui sait, dans son délire, Luc Besson n'est il qu'un visionnaire un tout petit peu en avance !

Besson s'est fait plaisir avec humour, pour notre plus grand plaisir à nous ! Que c'est bon !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Août 2014

Synopsis : Gretta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d'autant plus magique pour les deux anglais qu'on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l'idylle voler en éclat quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une carrière solo et... une attachée de presse.
Ses valises prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, elle décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur pote. Ce dernier l'emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle un producteur s'adonne à sa plus dangereuse passion : l'alcool. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il a perdu le fil de sa vie,... Et soudain il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique... Une rencontre enchantée qui pourrait finir en chansons...

 

 

étoile2.5

Mon humble avis : La bande annonce est très engageante, le film l'est un peu moins. Dommage, même s'il n'est pas déplaisant, il n'atteint pas les objectifs qui semblent fixés dans les extraits. L'affiche promet une pépite romantique. Mouais. On ne doit pas tous partager la même définition du romantisme sauce contemporaine.

Pour moi, ce film aurait été réussi s'il était concentré uniquement sur son sujet principal : la musique. Mais la vie personnelle des personnages, leurs histoires d'amour ou plutôt de désamour prennent trop de place.

Néanmoins, New York Melody nous offrent de sacrés bons moments, moments même jouissifs. La création de cet album et son enregistrement dans les rues New Yorkaises, avec les moyens du bord, sont vraiment très sympa et l'on se prend au jeu. Certains rêves de jeunesse remontent à la surface chez la spectatrice que je suis. Celles et  ceux qui n'y connaissent pas grand chose à la musique apprendront avec plaisir comment se font, se créent, s'imagine les arrangements d'une chanson.

Le journal "Le parisien" décrit New York Melody comme une chronique lucide de l'industrie du disque actuelle". Je recopie, car oui, c'est tout à fait ça. Le film montre les "commissions" magistrales des maisons de disque par rapport au cachet minuscule des artistes eux mêmes. Le média internet joue désormais un rôle prépondérant pour un artistte désireux de se faire connaitre, et ce rôle du web modifie les rapports, notamment les rapports entres artistes et maisons de disque. De même, le pouvoir des maisons de disque qui, pour plaire le plus possible au public, massacrent certaines chansons qui ainsi perdent l'âme qui a mis l'auteur.

La bande originale est très sympathique à écouter, vraiment entrainante. Comme il s'agit le plus souvent des chansons de fameux album, les paroles en sont traduites en bas d'écran. Et c'est presque dommage, car on se rend compte que celles ci sont très proches de la mièvrerie.

Malgré mes quelques déceptions, rendons à César ce qui appartient à César, New York Melody est un véritable hymne à l'amour de la Musique, celle qui vient des trippes et vous garde en vie.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 31 Juillet 2014

Thriller - Editions Pocket - 418 pages - 7.70 €

 

Parution en Pocket en 2009

 

L'histoire : Ridley a toujours cru que Max était son oncle. Quelque temps après la mort de celui ci, elle a appris qu'il était en fait son père biologique. Et de surcroit, le FBI lui assure que celui ci est vivant et qu'il la suit presque pas à pas. Ca tombe bien, une foule de gens, recommandables ou non, sont à la recherche de Max. Ridley flirte donc entre le statut de cible et d'appât dans une course infernale entre New York et Londres.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

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Mon humble avis : Si j'accorde 2 étoiles à ce thriller, c'est uniquement parce que je ne veux pas être de mauvaise foi. Alors oui, malgré tous ses défauts sités juste après, ce roman m'a tout de même accrochée. Bref, je voulais savoir !

A part cela, Sans Issue aurait pu être lu en hiver, car il aurait été alors bien rhabillé (par moi !).

Déjà, et ce n'est indiqué nulle part sur le livre (ni en jaquette ni en introduction), Sans Issue est une suite... J'aurais aimé en être informée. Ainsi, j'aurais peut-être mieux saisi le méli mélo des premières pages, les événéments référencés comme s'ils tombaient du ciel, et les liens qui unissaient la foule de personnages. "Cours ma jolie", le premier opus, remporte les éloges des lecteurs critiques des sites commerciaux.

Pour ce deuxième opus, je suis plus que mitigée. Ma lecture, très simple dans l'absolu, n'a même pas été agréable. Et pour cause... Le style est déplorable. Une écriture d'une simplicité plus que ras des paquerettes, et encore, des paquerettes sans tiges. J'ignore si mon impression eut été différente avec une lecture un V.O. Est-ce l'auteure qui écrit mal, ou la traduction qui est mauvaise, qui ne rend pas service à cette histoire ? Quoiqu'il en soit, entre vocabulaire de base, répétitions, mots de même racine à 2 lignes d'intervalle, erreurs de concordance des temps ou de grammaire, coquilles d'impression, le style n'a aucune fluidité et ne provoque qu'agacement, même colère devant un ouvrage qui parait ainsi vraiment bâclé. Et pourtant, Lisa Unger a vendu des millions d'exemplaires de ses romans à travers le monde.... je suis donc une fois de plus dubitative sur certains choix éditoriaux.

Au sujet de l'intrigue en elle même, elle semble bien construite dans les premiers temps. Elle n'est pas avare de rebondissements qui gardent le lecteur en haleine. Mais les réactions de certains personnages deviennent de plus en plus improbables au fil des pages, tant dans les dialogues que dans l'action, même finale. La fin est qui plus est décevante, d'autant plus que tous les "trous" ne semblent pas "bouchés".

La quatrième de couv annonce une héroïne attachante. Que nenni ! Pour ma part, je l'ai trouvé irritante. Sans doute parce qu'elle est la narratrice, que ce thriller se décline donc à la première personne du singulier. Et quand celle ci ne fait que répéter, toute les 3 pages :"vous commencez à me connaitre" pour justifier son comportement et ses réflexions répétives, et bien on ne peut que se dire : "oui, c'est bon, on passe à autre chose".

De fait, je me suis plongée dans un thriller bien français où, des les premières lignes, je me suis enfoncée d'aise dans mon lit devant une plume si agréable. Qui sait, ma prochaine lecture thriller sera peut-être un coup de coeur, enfin ! Il est temps !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 29 Juillet 2014

Roman - Editions Folio - 188 pages - 6.20 €

 

Parution en poche en 1997

 

L'histoire : Dans une Guadeloupe tourmentée par le chaos de sa diversité ethnique, sociale et culturelle, au temps des rues obscures les rumeurs devenaient des réalités.Un jour, la rumeur annonça «l'Homme-au-Bâton». Personnage mystérieux, sans visage, sans nom, qui défraya la chronique de nos jours immobiles en nous faisant glisser sous l'écale de la peur. Partout à la fois, aux quatre coins de notre poussière d'île, invisible et sinistrement présent, il perforait nos femmes en laissant derrière lui un sillage de parole et une kyrielle d'enfants.Dès lors nos imaginaires, riches de toutes les peurs (peur du nègre marron, peur du cyclone, peur de la Soufrière, etc.), inventèrent les parades les plus cocasses.

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Ma PAL, achat en Guadeloupe l'an dernier.

 

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Mon humble avis : Dépaysement garanti avec cet Homme-Au-Bâton. Si vous voulez une plongée dans le coeur de la guadeloupe et de l'identité créole, ce livre vous tend les bras et répondra à toutes vos attentes.

Au commencement, il y a une jeune créole de bonne famille qui se retrouve mystérieusement enceinte. Elle dénonce l'homme-au-bâton, qui serait venu la cueillir pendant son sommeil. La rumeur enfle, enflamme toute l'île, surtout que d'autres cas plus tragique encore se font connaitre. Dès lors, c'est la panique sur l'île, l'enquête, les croyances, les médisanes, la sorcellerie, les moeurs, tout s'en trouvera transformé jusqu'à l'émeute. L'imaginaire collectif est bien en route, et des commerçants font même fortune avec des parades contre cet homme-au-bâton.

Ce roman est dans la pure tradition littéraire créole. D'ailleurs, expressions créoles francisées ou non (dans ce cas, traduite en bas de page à l'aide d'un *) fleurissent un chaque page et donnent un charme indéniable à cette histoire. Ces expressions francisées sont en fait le fruit du contact de deux langues, le Français et le créole. La Guadeloupe est disglossique, c'est à dire que 2 langues y sont parlées. Et la littérature créole ne veut que légitimer et réabilité cette langue, afin qu'elle ne soit plus uniquement considérée comme le patois de l'esclavage.

 Cette histoire qui est un mythe, une légende, une croyance qui permet à Ernest Pépin d'aborder moult sujets qui lui tiennent à coeur, tant dans la forme que dans le fond.

L'homme-au-Baton est donc clairement inscrit dans un mouvement littéraire pour lutter contre l'assimilation et l'aliénation de la culture créole par la culture métropolitaine. L'histoire s'inspire d'un fait divers de 1956. Ernest Pépin brosse ainsi le portrait de la société Guadeloupéenne des années 60 aux années 90, avec l'essort d'un tourisme canadien à visée purement sexuelles et les conséquences sociétales et comportementales en Guadeloupe de ces charters aux motivations particulières. Les rapports entre le D.O.M et la métropole sont étudiés, comme la réputation de la France et de Paris auprès de certains Antillais qui n'ont jamais quitté leur village. L'histoire tourne beaucoup autour des moeurs locales, très libertines. Les réputations qui se font et se défont en fonction de vos prouesses sexuelles, de vos nombres d'amants ou de maitresses etc.

Dans la tradition Guadeloupéenne, L'homme-au-Bâton est nommé Dorlis, un démon masculin qui visite les femmes pendant leur sommeil et satisfait leur désir.

Sous des aspects divertissants, avec un humour non négligeable, ce roman est donc un écrit réellement culturel qui permet une immersion totale dans la culture et la société créole. C'est une lecture que l'on pourrait qualifier d'ethnologique. Et, si j'ai moi même passé près de 3 ans en Guadeloupe, j'ai appris nombre de choses (palpables ou non), car quoi qu'il en soit, malgré mes envies profondes de m'intégrer, je suis toujours restée "une métro".

J'ai eu juste à déplorer quelques longueurs et une fin qui ne convient pas forcément à la relative cartésienne que je suis. Mais je vous invite chaleureusement à vous plonger dans cette créolité.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Juillet 2014

Aujourd'hui, je ne vous emmène pas bien loin, mais dans le temps. Traversons ensemble le printemps qui explose de mille couleurs pour rejoindre l'été et donner à la nature qui nous entoure une impression de vie incroyable.

Voici des photos de fleurs et arbustes, prises pour la plupart près de chez moi, dans les jardins des autres ou les allées qui bordent mon quartier. Quelques unes de ces photos ont été prises à St Lunaire et en Bourgogne !

Comme quoi, il suffit de s'arrêter un moment, de savoir regarder pour voir la beauté près de chez soi !

UN DIMANCHE FLEURI
UN DIMANCHE FLEURI
UN DIMANCHE FLEURI
UN DIMANCHE FLEURI
UN DIMANCHE FLEURI
UN DIMANCHE FLEURI
UN DIMANCHE FLEURI
UN DIMANCHE FLEURI
UN DIMANCHE FLEURI
UN DIMANCHE FLEURI
UN DIMANCHE FLEURI
UN DIMANCHE FLEURI

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 25 Juillet 2014

Synopsis : FASTLIFE : aller toujours plus loin, plus vite, pour briller aux yeux des autres : telle est la devise de Franklin. Franklin est un trentenaire mégalomane obnubilé par l’envie de briller à n’importe quel prix. Il devra choisir entre devenir un homme ou continuer à vivre la Fastlife.

 

Avec Thomas Ngijol, Julien Boisselier, Karole Rocher

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : A force d'être lourd, lourding, trop gros, ce film en devient mince, aussi mince qu'une feuille de cigarette.

La bande annonce semblait promettre un bon divertissment amusant. Pas le film de l'année non plus, mais je ne pensais pas le déclarer "mon bide" de l'année aexequo avec les 3 frères- le retour.

Certes, nous sommes ici dans une parodie satirique du monde du sport, et surtout de certains grands sportifs qui ont les chevilles qui enflent sans que leurs neurones se multiplient et qui tombent dans le bling bling à tout vas.

La plupart des gags tombent à plat, les situations se répètent, le scénarion n'offre aucune surprise ni finesse. La finesse, c'est vraiment ce qui manque à Fastlife pour que l'on puisse soit rire, soit ressentir quelque émotion, soit les deux, ce qui fait l'appanache des bonnes comédies. Fastlife n'en n'ai pas une. Trop de clichés tue le clichés, on ne ressent aucune empathie pour aucun personnage. Franklin, l'anti héro, en devient même plus qu'agaçant et rien que le fait que sa nana ait pu rester 9 ans avec lui laisse plus que débitatif. Ce personnage n'a rien, pas une faille, qui pourrait le rendre attachant quelque part. Alors passer 1h30 avec lui, 1h30 qui en parait une de plus, ça fait long, très long. J'avais juste envie que l'heure passe very fast.

Maintenant, peut-être que jes djeuns qui aiment  ce qui aime la frime, le rap et les répliques très contemporaines y trouveront leur compte. Mais moi, je "suis trop vieille pour ces conneries", comme dirait un personnage célèbre d'une série américaine fatale !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Juillet 2014

BD - Bamboo Editions - 48 pages et 13.90 €/tome

 

Parution en janvier 2010

 

L'histoire : Comme beaucoup de brocanteurs, Gabin Kashenko est persuadé que les objets ont une âme. En sillonnant la campagne à la recherche de la perle rare, il réveille souvent des histoires enfouies sous la poussière du temps. Dans une ferme du Centre-ouest, un incendie tente de réduire en cendres un lourd secret, mais dans la grange restée intacte, Gabin découvre un cahier. Un enfant y évoque la mort de sa mère et l'existence d'un trésor. Le chineur perçoit alors qu'un passé tragique hante les lieux, un passé qui renait de ces cendres.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Voici une BD super divertissante, très plaisante à lire, qui n'est pas égoïste d'intrigue et de moult rebondissements.

Aussi, vous l'aurez compris, avant d'entamer le tome 1, assurez vous d'avoir vite accès au tome 2 sinon vous risqueriez vous retrouver très frustrés. Le tome 1 s'achève par un terrible "cliff hanger" !

J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture. Le seul petit reproche, c'est que je me suis parfois perdus dans les noms des personnages lorsque ceux ci étaient sités en dehors de leur propre contexte. Mais l'égarement ne dure guère bien longtemps.

Le scénario tient vraiment la route et tout est savamment construit, les dessins sont agréables, les couleurs vives, tout est entraînant. Pas une seconde d'ennui.

Les personnages, même les plus secondaires, sont très attachants (je pense notamment au vieux pilier de bar), exception faite des "méchants", bien entendu ! Ils sont bien fouillés et creusés, certains gardent même une part de mystère jusqu'aux dernières pages.

Nous évoluons dans une petite commune de Charente et partageons avec les habitants les journées de marchés, les fêtes locales, les brèves de comptoirs, les cancans, les rumeurs, la joie, la bonne humeur, et les malheurs. Il y a les gens "du peuple" et l'aristocratie dans un mouchoir de poche, alors bien entendu, ça fait parler !

Qui plus est, j'ai découvert comment travaillaient les brocanteurs en amont, pour remplir leurs boutiques d'objets hétéroclytes, de valeurs ou non. Et dans ce métier aussi, il y a les consciencieux et les roubleurs.

Le chineur est donc une BD que je vous recommande chaleureusement en cette période estivale. Sur un transat, accompagné d'un jus de fruit bien frait, votre moment sera délicieux !

La couv' du tome 2

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 19 Juillet 2014

Synopsis : 1976. Après l’échec de son mariage, Agnès Le Roux rentre d’Afrique et retrouve sa mère, Renée, propriétaire du casino Le Palais de la Méditerranée à Nice. La jeune femme tombe amoureuse de l’homme de confiance de Renée, Maurice Agnelet, un avocat de dix ans son aîné. Maurice a d’autres liaisons. Agnès l’aime à la folie. Actionnaire du Palais de la Méditerranée, Agnès veut vendre sa part de l’héritage familial pour voler de ses propres ailes. Une partie truquée siphonne les caisses de la salle de jeux. On menace Renée. Derrière ces manœuvres guerrières plane l’ombre de la mafia et de Fratoni le patron du casino concurrent qui veut prendre le contrôle du Palais de la Méditerranée. Tombé en disgrâce auprès de Renée, Maurice met en relation Agnès avec Fratoni qui lui offre trois millions de francs pour qu’elle vote contre sa mère. Agnès accepte le marché. Renée perd le contrôle du casino. Agnès supporte mal sa propre trahison. Maurice s’éloigne. Après une tentative de suicide, la jeune femme disparaît à la Toussaint 1977. On ne retrouvera jamais son corps. Trente ans après, Maurice Agnelet demeure l’éternel suspect de ce crime sans preuve ni cadavre. Convaincue de sa culpabilité, Renée se bat pour qu’il soit condamné…

 

Avec Guillaume Canet, Catherine Deneuve, Adèle Haenel

 

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Mon humble avis : Ce film est inspiré d'une histoire vraie, qui remonte à la fin des années 70 : la guerre des casinos de Nice et la mort supposée, en tout cas la disparition d'Agnès Le Roux. Le présumé coupable en est Maurice Agnelet, qui était à l'époque l'avocat de Renée Le Roux, propriétaire d'un casino, puis de sa fille, Agnès. Cette histoire à rebondissements n'est toujours pas cloturée devant les tribunaux. En avril dernier, le fils Agnelet affirmait devant la cours de Rennes qui sont père était bien le commanditaire de l'assassinat d'Agnès. Condamné à 20 ans de réclusion criminelle, Maurice Agnelet se pourvoit actuellement en cassation.

Le film est donc une libre adaption du livre de Renée Le Roux, qui se bat depuis 30 ans pour que la vérité éclate et soit reconnue.

Mais André Téchiné, le réalisateur, a plutôt choisi la neutralité et ne fait qu'exposer les faits, tels qu'ils sont connus. Le doute peut encore planer, tant que la justice n'aura pas tranché une bonne fois pour toutes.

Ce n'est pas un film divertissant à proprement parler. Certes, il y a le back ground des casinos mais ce film se penche surtout sur la manipulation perverses d'un côté et les dégats de la passion amoureuse de l'autre.

Le personnage d'Agnès est très touchant. De forte, Agnès devient au fil du film de plus en plus fragile. Et chacun sait que les personnes fragiles sont bien plus facilement manipulable et influençable. La confiance absolue qu'Agnès voue à Maurice Agnelet fait froid dans le dos. Comment peut on aller jusque là quand on connait la réputation de l'homme. L'aveuglement... Agnès est magistralement interprêtée, tout en nuances, par la comédienne Adèle Haenel. On souffre avec elle, même si l'on a envie de la secouer un bon coup.

Adèle/Agnès nous offrent aussi un superbe moment : celui d'une danse africaine improvisé dans un salon Niçois et qui monte jusqu'à la transe. J'ai beaucoup aimé cette scène.

Le reste du casting ne suprend pas. Le talent de Catherine Deneuve et Guillaume Canet n'était plus à prouver depuis belles lurettes.

Cette histoire ne m'a pas fascinée réellement, et j'y ai trouvé quelques longueurs. Néanmoins, elle permet de saisir l'essence de ce "fait divers" qui défraye la chronique depuis 30 dans, mais de façon épisodique, au point que l'on en vient à l'oublier. Ce film sobre résume donc en 1h56 plus de 30 ans "d'affaire". A voir, dans la catégorie des "pourquoi pas ?"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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