Publié le 15 Juin 2014

Roman - Editions Gallimard - 1h10 d'écoute - 13.10 €

 

Parution en audio livre en 2009

 

L'histoire : Aussi scandaleuse pour son époque que fragile, Zelda nous raconte sa vie auprès de Francis Scott Fitzgerald, pour le meilleur et pour le pire, depuis son mariage en 1918 jusqu'au décès de son époux, alors qu'elle est internée...

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib

 

étoile3etdemi

 

Mon humble avis : Déjà, la voix chaude, suave et pénétrante de Fanny Ardant, interprête de cette lecture, ne peut que séduire et envouter ! Bon point pour ce livre audio !

Les petits reproches que je pourrais adresser à ce livre audio, c'est que le mot "extraits" n'est pas franchement mis en valeur, du coup, je découvre à l'instant que je n'ai pas eu le roman en entier. Est-ce grave ? Pas forcément mais... Et puis, je suis toujours un peu déroutée quand un roman est à la fois biographie et saupoudré d'imaginaire, car j'ignore alors ce que je peux prendre comme argent comptant et culture acquise et sûre, pouvant me faire briller dans un diner !!!

A part cela, ce récit est délicieux. Je ne connaissais de Zelda et Scott Fizgerald que leur réputation mais ne m'étais jamais penchée sur leur histoire et leur destin hors du commun.  Lestyle fluide, soigné, poétique, très agréable, ajoute un intérêt littéraire indéniable aux confessions de Zelda. C'est assez bluffant de constater l'aisance de Gilles Leroy à se glisser dans l'âme et le corps du femme qu'il n'a évidemment pas connue.

Les excès du couple, sa déchéance, ses ambiguités sont extrêment bien rendus. Zelda et Scott Fitzgerald se sont servis l'un de l'autre pour arriver à leurs fins. Pour l'une, quitter son Alabama natal et gagner New York. Scott Fitzgerald pour accéder à la célébrité. Une histoire de couple qui aurait pu être belle, mais Zelda réalise que l'amour, elle ne l'a connu qu'un mois, avec un autre, pendant que son mari épanchait ses penchants homosexuels. Zelda et Fitzgerald se sont aimé à la folie à leur façon, se sont détestés, se sont détruits, mais ce sont toujours respectés. A leur époque, ils defrayaient la chronique. Au XXIème siècle, on les dirait "people".

La détresse, la douleur de Zela transperse de toute part de ce récit, émeut beaucoup. Certaines phrases de Zelda sont forte comme un coup de poing dans le plexus et m'ont bien remuée,  voire bouleversée.   Et bien entendu, j'ai dorénavant le projet (sans DLC) de me plonger un peu plus dans l'univers de ce couple maudit et quelque part, fascinant.

NB : A savoir... ou pas, Alabama Song a remporté le prix Goncourt en 2007 !

free-road-trip-games-audio-book

 

 

 

 

 

 

 

 

 

challengeamoureux_4

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 13 Juin 2014

Synopsis : Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d'affaires, copines, maîtresses ou épouses...
Toutes représentent une facette de la femme d'aujourd'hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes... Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !

 

Avec : Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Laetitia Casta, Géraldine Nakache....

 

 

 

 

 

étoile2.5

Mon humble avis : Sous les jupes des filles est un film choral, on ne peut plus choral, avec beaucoup de personnages, voire trop de personnages... Ainsi, l'on en confond certains ou encore, certains liens entre eux peinent à être limpides, même en toute fin de film.

C'est un film sur les femmes (actuelles) fait par des femmes, interprêté par des femmes (sauf pour les rôles masculins qui ne sont ici que faire valoir). En même temps, les hommes sont bien souvent ce qui relient ces femmes et le plus souvent, leur problématique, même si elles ne se l'avouent pas toutes.

C'est un film très inégal. Il annonce et dénonce de nombreuses vérités sur les femmes et les clichés dont elles sont souvent victimes. Le hic, c'est que la réalisation n'hésite pas à user de ces fameux clichés, voire de tomber même dans la caricature alors que le film veut montrer toutes les femmes du XXIème siècle et les sortir du carcan que le cinéma leur impose souvent.

Comme je le disais plus haut, à force de vouloir développer un maximum sur les femmes et leurs différences, cela donne 11 portraits de femmes. C'est beaucoup et de ce fait, pas assez approfondi. Les personnages d'Ysis (Géraldine Nakache), Sam (Sylvie Testud) ou Alice Taglioni auraient mérité plus d'éclaircissement. Comment en sont elles arrivées à leur présent ? Je ne dis pas qu'il fallait remonter à leur petite enfance. Mais tout de même... On ne se retrouve pas à 27 ans avec 4 gamins infernaux sans un pourquoi qui mérite que l'on s'y intéresse.

Sous les jupes des filles est une comédie. Soit, certains passages méritent nos éclats de rire, mais d'autres, des émotions plus profondes qui sont un peu trop survolées. En même temps, c'est comme dans la plus part des comédies... On déguise le tragique sous des sourires, des gags, des réparties singlantes. Il n'empêche que ce film ne nous montre pas une seule femme qui soit simplement heureuse du début à la fin du film. Celles qui se croient heureuses au début ne le sont plus à la fin et vis et versa. En fait, ce que ce film démontre assez bien, c'est la solitude des femmes d'aujourd'hui, quelque soit leur réussite sociale et/ou professionnelle.

La seule et vraie force de ce film qui souffre de maladresses et par moment de vulgarité ou d'impudeur inutile, c'est la brochette d'actrices qui jouent toutes de façon très juste leur personnage parfois pourtant aux antipodes de leur personnalité.

Vanessa Paradis excelle en femme d'affaire antipathique, Laetitia Casta range au placard une partie du glamour qui l'entoure (oui, son personnage réagit de façon peu glamour, et pas forcément de bon goût aux émotions, limite si l'on ne se croirait pas dans la Cité de la peur des Nuls). Et enfin, il y a l'énigme Isabelle Adjani. Défigurée (pas par le film hein !, mais pas les coups de bistouri). C'est tout juste si l'on ne la prend pas en pitié tant son visage est figé de botox, ces lèvres ressemblent à un bec de canard... Ah, comme elle aurait été belle si elle s'était laisser vieillir naturellement. De ce fait, on ne sait plus si dans ce film, elle se moque de ce qu'elle est devenue ou pas.

Bref, un film choral qui n'est pas toujours au diapason avec lui même et qui, même s'il se veut irrévérencieux, aurait mérité plus de délicatesse et de classe, comme pouvait le supposer le titre, qui est aussi le titre d'une chanson délicieuse de Souchon !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 11 Juin 2014

Roman - Editions Livre de Poche - 190 pages - 4 €

 

Première parution en 1997

 

L'histoire : Traducteur de métier, Gilles débarque et s'installe sur une île au large de la Bretagne. Il pense avoir trouvé un havre de paix qui lui permettra de se remettre au travail. Un éditeur parisien lui demande alors une traduction d'Ada ou l'ardeur, chef d'oeuvre intranduisible de Vladimir Nabokov. Gilles peine néanmoins à la tâche, dépasse les délais alloués par les parisiens... Mais sur une île, on n'est jamais seul ! Deux étés, ou les péripéties de la traduction pas comme les autres, d'un livre pas comme les autres, par des gens pas comme les autres !!!

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

-toile4.jpg

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : J'ai pioché ce livre dans ma PAL un soir de désespoir... 3 semaines que je peinais sur un autre roman. Alors vite, un livre de faible épaisseur et me voici, à l'approche de l'été, à pénétrer dans ces Deux Etés ! Et bien, quel délice ! J'ai ainsi dévoré ce livre en deux séances de lecture.

Erik Orsenna nous emmène sur une île bretonne non nommée. Mais des indices jaillissent de ci, de là, des descriptions et enfin, une initiale : "B". Il s'agit donc de l'île de Bréhat et des îlots qui l'entourent. Nous voici  sur Bréhat, à en découvrir les paysages, les us et coutumes (dont celles auxquelles on ne pense pas au premier abord !!! - Les grandes marées représentent un sacrée opportunité pour une pêche à pieds bien particulière ;) et les habitants. Les vrais, les purs, qui sont nés iliens, vivent iliens et mourons iliens. Les touristes de quelques jours. Et les autres. Ces familles qui se lèguent leur maison de génération en génération et qui, bien souvent, sont devenus très parisiennes.

Erik Orsenna nous décrit tout cela avec une écriture savoureuse, élégante comme toujours, une culture savamment distillée et un humour jubilatoire, qui vogue entre ironie et cynisme et gentille moquerie. Jubilatoire car très fin, presque discret. Ce n'est point l'humour qui nous plie en deux, mais qui nous fait nous étendre de bien être et sourire béatement.

Le système narratif possède son originalité, puisque narrateur et auteur semble n'être qu'une seule et même personne. Mise en scène et imagination d'Orsenna ou réalité romancée, l'histoire ne le dit pas, et peu importe.

Ce qui est délectable, ce sont les quiproquos entre parisien et iliens (bretons qui plus est), les situations décalées, fantaisistes ou burlesques quelque part, et cette formidable solidarité qui s'exerce autour du traducteur en difficulté, solidarité qui vide les stocks de dictionnaires Français /Anglais du libraire le plus proche et qui traverse océans et continents ! Comment ? Je vous laisse découvrir ces pages fabuleuses, proches du conte ! Un roman qui donne la banane et qui permet à Erik Orsenna, grand défenseur de notre langue, de lancer un nouvel appel à la sauvegarde du français et des idiomes régionaux. Les personnages sont attachants et hauts en couleur, depuis le recteur en passant par la postière ou MMe née de Saint Exupéry.

Il ne vous faudra pas deux étés pour lire ces Deux Etés, mais quelques heures qui vous donneront l'impression de tenir un merveilleux bijou entre vos mains. Pour moi, c'est un véritable coup de coeur !

 

L'avis de l'Irrégulière

 

région-copie-1objectif pal

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 8 Juin 2014

BD - Editions Casterman - 88 pages - 16 €

 

Parution en février 2012

 

L'histoire : Après avoir fui le nazisme, Stefan Zweig et son épouse Lotte croient fouler au Brésil une terre d'accueil, loin du chaos qui embrase l'Europe. Mais la menace rôde jusqu'au fin fond de l'exil. Comment l'écrivain humaniste, rescapé du "monde
d'hier", échapperait-il à ses démons ?

 

Tentation : Blogo + Sorel

Fournisseur : La bib

 

 

-toile4.jpg

Mon humble avis : Cette BD est l'adaption du roman éponyme de Laurent Sekzik dont vous trouverez mon billet ICI  .

L'auteur Sekzik et le dessinateur Sorel ont travaillé de concert sur cette superbe BD, à la demande de l'éditeur Flammarion / Casterman. Pour l'avoir rencontré, je sais que Guillaume Sorel avait posé comme condition à sa participation de pouvoir particulièrement insister sur la relation de couple de Zweig et Lotte, sa deuxième épouse.

Et j'avoue que c'est fort judicieux et qu'ainsi, j'ai nettement préféré la BD au roman. Dans le roman, les personnages m'avaient déçue.Je les trouvais "mous", très démissionnaires et du coup, peu aimables au sens littéral du terme, et presque distants l'un de l'autre. Ici, c'est la tendresse qui unit le couple qui saute aux yeux, et ça fait du bien.

Comme d'habitude avec Guillaume Sorel, le graphisme est superbe et illustre parfaitement, au fil des pages, la mélancolie puis l'abattement qui s'immiscent en Zweig d'abord, puis en son épouse dévouée et aimante. Paysages et couleurs sont majestueux et les textes qui vont ici droit au but, nous laisse percevoir plus nettement la désolation des deux personnages, que l'on comprend à la limite mieux que dans le roman. Enfin, ce n'est pas la désolation que l'on comprend, puisque logique dans un tel environnement historique, mais le sentiment d'impuissance de Zweig devant cette prévisible fin d'un monde en fonction de l'avancée des Nazis et de la mise à jour de leur cruauté envers les juifs.

Dans la BD, Lotte parait bien moins être dans l'ombre de son mari, moins effacée, plus battante. Elle pourrait même sembler être une femme en avance sur son temps. Ce qui m'a bien plus et a laissé naitre en moi une réelle empathie dont la lecture du roman m'avait hélas privée.

Il va sans dire que la fin tragique, connue de tous, est magistralement mise en page, une fois de plus, par Sorel.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 6 Juin 2014

Synopsis : Lorsque la petite mercière d’Arras découvre qu’elle a gagné 18 millions à la loterie et qu’elle peut désormais s’offrir tout ce qu’elle veut, elle n’a qu’une crainte : perdre cette vie modeste faite de bonheurs simples qu’elle chérit par-dessus tout. Mais le destin est obstiné, et c’est en renonçant trop longtemps à cette bonne fortune qu’elle va déclencher, bien malgré elle, un ouragan qui va tout changer. Tout, sauf elle.

 

Avec Mathilde Seigner, Marc Lavoine, Virginie Hocq

 

 

 

 

 

-toile3.jpg

 

Mon humble avis : La liste de mes envies est l'adaptation ciné du célèbre best seller éponyme de Grégoire Delacourt. Qui dit adaptation dit souvent transformation, pour le meilleur et parfois pour le pire. Ici, je n'userais pas du mot pire, mais décalage. Décalage plutôt subtil, car le récit est assez fidèle au roman. Ce qui l'est moins, ce sont les personnages et l'atmosphère. Déjà, le synopsis est en contradiction avec le film lui même en évocant "la petite mercière". On imagine alors, comme dans le roman, une femme plutôt discrète, repliée sur elle même, un peu soumise, voire simpliste. Dans ce film, il n'en n'est rien. Jocelyne y est bien plus sophistiquée que dans l'histoire d'origine, avec un caractère bien plus trempé. Ce qui fait que l'âme de l'histoire se perd un peu. Pourquoi un tel choix ? Est-ce pour coller au tempérament de la comédienne Mathilde Seigner.

Certes, on sent toujours la femme au grand coeur, qui aime sa vie simple. Mais...

A part cela, le film de Didier Le Pêcheur reste bien agréable et le moment passé est bien bon. Le réalisateur a ajouté de sacrées touches d'humour, sans doute pour rendre le film plus "grand public". Cet aspect là est assez réussi, qui donne lieux à des scènes mémorables (notamment avec la psy des Jeux) et des répliques bien salées. En même temps, faire d'un récit qui n'en n'est pas une comédie est un risque... Celui de dérouter les spectateurs qui ont lu le livre. Et c'est un peu mon cas. Alors film à voir, oui, mais sans penser au délicieux roman de Delacourt.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 1 Juin 2014

Aujourd'hui, je vous emmène aux Seychelles (Océan Indien) ! Vous me direz, il est temps, mon propre voyage remonte déjà à 2 ans. Deux jours à Mahé en autonome, puis une semaine de croisière en catamaran, voilà l'auto-cadeau que je m'étais offert pour mes 40 ans !


Nous sommes ici sur un paradis terrestre, boisé, riche en eau, en coco, en poisson, en fleurs et en oiseaux !

John Jourdain, 1609

 

 

Les Seychelles sont immenses ! 1 300 000 km²... dont 280 km² de terres. Elles comptent 115 îles et ilots, granitiques ou coraliens. 90 000 habitants peuplent les Seychelles, état indépendant depuis 1976, en république à régime présidentielle. La capitale est Victoria, située sur l'île de Mahé. Le climat y est tropical... sans cyclone. Le paradis originel, oui. Mais sous l'eau, il y a des requins. Il y a 3 ans, l'île de Praslin a subi plusieurs attaques mortelles.

Le plus plus plus de cet archipel (s'il en avait besoin), c'est la gentillesse des Seychellois ! Souriants, accueillants, et pour la plupart, francophones (entre autre), ce qui facilite le contact.

Bien sûr, je n'ai pas visité les 115 îles... mais 9. Sur certaines (3 en fait), on ne pose même pas les pieds ! Elles se visitent avec un masque et un tubas, tant la faune sous marine est d'une richesse exceptionnelle.

Aujourd'hui, je vous emmène sur 3 iles : Sainte Anne (qui abrite un resort de luxe), Félicité (vue du bateau et sous l'eau, avec un requin sous moi dès la mise à l'eau (!) et Cousin, qui est une réserve naturelle pour tortues terrestres, oiseaux et lézards (plus grande concentration au monde de lézards !) où l'on découvre une multitude d'espèces endémiques à la région, voire aux Seychelles)

UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1
UN DIMANCHE AUX SEYCHELLES 1

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages dans les iles

Repost0

Publié le 30 Mai 2014

BD  Editions Vents d'Ouest - 57 pages - 13.90 €

 

Parution le 16 janvier 2013

 

L'histoire : Que de chemin parcouru ! De la petite serveuse de Harlem, Anna s est faite exploratrice et actrice, afin d embarquer en Afrique sur les traces de son père. Mais l euphorie est désormais loin, tandis que l idyllique voyage s est transformé en cauchemar... Comment ne pas finir par croire la rumeur que l expédition est maudite, quand les mauvaises rencontres se multiplient, que la nature se fait hostile et que chacun se retranche dans sa folie... Anna quant à elle, est plus déterminée que jamais : elle ne rentrera pas sans aller au bout de sa quête.
Au croisement d'Out of Africa et des romans de Joseph Conrad, ce triptyque retrouve le souffle romantique de la grande aventure, et offre une fin grandiose et terrible.

 

Tentation : Les 2 premiers tomes !

Fournisseur : la bib'

 

étoile2.5

Mon humble avis : je vous mets en garde, le fait de lire ce 3ème tome quelques mois après les deux premiers doit influer sur mon humble avis. Si j'avais lu les 3 tomes d'affiler, sûr que mon avis sur Sanyanga s'en trouverait plus positif. Ma mémoire étant une vraie passoire, je ne me souvenait de l'histoire qu'en général, et pas en détail.

De ce fait, ce troisième tome m'a paru confu, car je mélangeais les personnages, que ce soit dans leur apparence ou même leur patronyme. Alors, un peu perdue, j'ai bien moins apprécié cette lecture. Certes, l'Afrique y est toujours superbement décrite et dessinée dans toutes ses splendeurs mais aussi dans ses violences et dangers. Nous nous sentons vraiment en époque "coloniale" des grandes expéditions africaines. Nous croisons des têtes d'abrutis qui se disent chasseurs alors qu'ils laissent des charniers derrière eux.

La quête du père d'Anna semble avancer puis reculer, le mystère autour de sa disparition s'épaissait au fur et à mesure que l'expédition avance.

Mais certaines situations semblent se répéter et les dessins des scènes d'effroi ne laissent pas bien deviner à qui nous avons affaire.

Il en reste que le graphisme des paysages vaut largement le détour. Et mordus par l'histoire dès le premier tome, nous voulons connaitre la suite des aventures d'Anna et de ses compères, alors bien sûr, la lecture de ce tome 3 est incontournable, histoire de ne pas laisser une histoire en suspens. Mais un conseil, lisez la série complète d'une traite, afin de ne pas gâcher votre plaisir.

 

Mon billet sur les 2 premiers tomes

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 24 Mai 2014

Synopsis :Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.

 

Avec : Hugh Jackman, James MC Avoy, Michael Fassbender et accessoirement, Omar Sy ;)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

Mon humble avis : Pourquoi pas 5 étoiles ? Juste pour 2 petites raisons. J'aurais aimé découvrir plus de nouveaux mutants aux super pouvoirs. Certes, nous découvrons le mutant Omar Sy, mais difficile de bien disserner son pouvoir avec précision. Et puis, pendant une grande partie du film, je me suis demandé où il fallait placer cet opus dans la chronologie des X.Men qu'Hollywood nous délivre dans un ordre qui n'est plus chronologique depuis longtemps.

A part cela, ce film remplit tous ses offices et nul doute qu'il remplira aussi le box office ! Hahaha !

Cette fois ci, les X.Men envoient Wolverine dans le passé, 50 ans plus tôt afin de détourner l'Histoire et ainsi d'éviter la guerre qu'ils subissent 50 ans plus tard, guerre qui semble bien partie pour décimer les mutants une bonne fois pour toutes. Alors évidemment, un bond de Wolverine dans les années 70, ça laisse la place à pas mal d'humour, de quiprocos, de décalage, pour notre plus grand régal. Imaginez le sexy Hugh Jackman en tenue des seventies, ça vaut le déplacement. D'ailleurs, sans tenue du tout, ce n'est pas dégueu non plus !!!

Cet épisode fait, comme d'habitude, la part belle à Wolverine, puisque c'est tout de même le personnage central de cette série. Mais l'autre star, c'est aujourd'hui Mystique. C'est d'elle que découlera, ou pas, l'avenir funeste des mutants. Ca tombe bien, après Wolverine, c'est mon mutant préféré !

Action, humour, effets spéciaux toujours plus transcendants,  Days of future past réunit très bien tous les ingrédients du cocktail que nous attendons et que nous ne sommes même plus surpris d'avoir !

Le scénario tient franchement la route, et le message délivré par la franchise X.Men ne se démode pas et est toujours, hélas, d'actualité. Accepter l'évolution humaine, et surtout les différences, pour s'en enrichir. Cela peut paraître simpliste, mais quand il est mis en scène de façon distrayante, il ne marque que d'autant plus. On y voit aussi les magouilles politicardes pour créer un ennemi commun à toute la l'humanité et ainsi la réunir. Comme si les hommes avaient absolument besoin d'un ennemi contre lequel se battre, comme si l'homme ne pouvait se contenter d'une vie paisible en bonne entente avec tout le monde, même celui qui lui ressemble le moins.

A ne pas bouder, je reste archi fan.

La fin nous laisse croire que la boucle est bouclée. Mais ô joie, à l'issue du générique, un bonus nous annonce un futur épisode, qui ne devrait pas manquer de surprises et rebondissements !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 22 Mai 2014

Roman - Editions Thélème - 4h d'écoute - 21 €

 

Parution en audio en mars 2012

 

L'histoire : Un petit port du sud de la France, de nos jours. Un cercle d'amitiés se forme autour de Florian, peintre vieillissant, iconoclaste, pyromane et réputé fou. Avec l'aide de ses compagnons, l'artiste se lance alors dans une oeuvre monumentale illustrant le Déluge..

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci !

 

étoile1etdemi

 

Mon humble avis : Je suis restée complètement imperméable à ce roman, malgré sa renommée et celle de son auteur. Pourtant, la langue est belle, l'écriture fine, soignée tout en restant simple. Peut être est-ce dû à la lecture de Michael Lonsdale. Pourtant, celui ci est aussi très réputé en qualité de lecteur dans le monde du livre audio. Mais son interprétation était pour moi bien trop mélancolique. Sa voix se fait presque murmure, aussi, certains mots ou sens profond de passages ont dû m'échapper. Je suis peut-être méchante, mais j'ai eu souvent envie que Lonsdale se racle la gorge pour mieux repartir.

Il est question ici de l'art, de la création, de la maladie, de l'approche de la mort, de peinture, de folie, d'amitié. L'histoire de Florian, ce peintre qui brûle ses toiles, est pourtant peu commune. Mais elle ne m'a pas touchée. Comme autres personnages et leurs intéraction. Je n'ai rien ressenti, mon coeur est resté de pierre. Cette amitié mise en exergue dans le pitch manque pour moi d'engouement et de clareté pour être vraiment palpable.

De même, je ne suis parvenue à me figurer la création de cette oeuvre picturale gigantesque sur le déluge. Malgré les descriptions des couleurs, des lumières, des clair-obscurs, aucune image n'est née en moi.

Enfin, même la narration m'a égarée. Je n'ai jamais vraiment su si le narrateur était extérieur (l'auteur) ou Florence, l'un des personnages.

Certaines critiques, amatrices ou professionnelles parlent de chef d'oeuvre. Sans doute votre propre sensibilité vous permettra d'apprécier ce roman à sa juste valeur.

 

Sylire a été transportée !

 

Ce roman existe bien sûr en format poche

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 20 Mai 2014

BD - Editions Sol.Quadrants - 144 pages - 17.95 €

 

Parution le 18 septembre 2013

 

Le sujet : Jung clôt ce voyage intérieur par l’évocation de ses années de jeunesse, étudiant à l’Institut Saint-Luc, amateur de jolies filles et de dessins. Il évoque aussi ce récent voyage en Corée effectué en 2011 pour le tournage de l’adaptation audiovisuelle de la série. Soulagement, sentiment d’appartenance retrouvé ou acculturation définitive ? Ses sentiments sont complexes et troublants. Et son récit toujours bourré d’humour et d’émotions.

 

Tentation : Les 2 premiers tomes !

Fournisseur : La bib !

 

 

étoile3etdemi

Mon humble avis : J'ai trouvé ce tome un "chouillat" en deça des deux autres, mais cette BD demeure quoiqu'il en soit incontournable.

C'est à 44 ans que Jung retourne enfin sur le sol de sa naissance et de sa toute petite enfance : la Corée du Sud. Quarante ans qu'il a été adopté et qu'il a donc obtenu la nationalité Belge.

L'humour et l'autodérision sont toujours là, qui permettent de rendre distrayante une lecture sur un sujet qui n'est pas drôle du tout. Le dessin est toujours aussi dynamique, plaisant et très parlant. Chaque case dit vraiment quelque chose avec peu d'effet. Un sacré talent !

Ce tome ci est vraiment émouvant, car il s'agit d'un homme qui retrouve ses racines mais qui ne sait pas encore clairement qui il est. Coréen, Belge ? Force est de constater que des avis tranchés et parfois antinomiques émergent. En Belgique, étant donné sa couleur de peau, Jung est plus souvent pris pour un touriste asiatique que pour un belge. En Corée, il se fond physiquement dans la masse mais ne possède pas la culture locale et surtout, ne maitrise pas la langue.

Jung découvre son dossier de l'orphelinat, dossier bien maigre en réalité, les parents biologiques étant supposés morts. Il se rend aussi à une émission de télé du genre "perdu de vue", spécialisées pour les adoptés d'origine coréenne, mais aussi pour les familles séparée par la division de la Corée. Les adoptés reprochent au gouvernement Coréen des années 60/70 d'avoir favorisé ces adoptions en masse et ne ne pas s'être occupé alors des mères célibataires.

Quoiqu'il en soit, de cette BD qui montre l'envers du décors de l'adoption internationale ressortent la cicatrice douleureuse de l'abandon, mais surtout une quête identitaire très forte, les adoptés ne sachant pas trop comment se situer. Certains se sentent par exemple pleinement américains, d'autre tentent d'entretenir leur culture d'origine. Hélas, et c'est rappelé ici, un certain nombre ne trouve que le suicide comme issue à ce déracinement.

Le sujet est délicat mais il est finement traité. J'ai néanmoins regretté un aspect moins ordonné de la narration, puisque des flash-back de l'enfance ou des années de jeune adulte de Jung parsèment ce récit. Et puis le visage de Jung parait parfois très jeune.

Mais il est très touchant de remarqué que l'enfant qu'il fut le suis partout, comme une ombre qui peut aussi le précéder. En espérant que l'ombre est l'homme parviennent à poursuivre chacun leur chemin.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0