Publié le 1 Janvier 2012

Selon le calendrier Maya, 2012 est l'année où je dois recouvrer la santé intégrale et définitivement, retrouver la pleine jouissance de mon cerveau, ne pas perdre mon boulot ou alors en retouver un très vite qui me plaise encore plus, rencontrer l'amour (je ne m'avance plus à mettre de grand A !), écrire un Best seller, maigrir encore de 5 kg, changer de dizaine sans m'aigrir (vous zavez vu le jeu de mot : maigrir / m'aigrir !!!) rester fidèle à moi même et aux autres, aller voter par conviction et non par dépit et devoir (ça va être dur !) et rencontrer Amélie Nothomb !!!!

Bon bien sûr, si tout cela arrivait d'un coup, ce serait le big bang et la fin du monde.... Mais finalement, il parait que les Mayas la programment pour 2016, ce qui me laisse un peu plus de temps pour réaliser tout cela !

 

En tout cas, je vous souhaite à toutes et à tous, tout ce que vous pouvez espérer dans votre vie et celle de vos proches....
Que 2012 soit pour vous aussi limpide et douce au regard que ces eaux christallines importées directement de mon voyage en Turquie et que j'utilise pour vous présenter mes....

 

voeux2012

 

 

Et bien, sur plus que jamais, cette année sera placée sous le signe du :

 

 C'est aussi écrit dans le calendrier Maya !!! (en bas, à gauche !!!)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 30 Décembre 2011

Synopsis : Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s'investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu'elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S'ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l'entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l'abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l'étrangeté amoureuse.

 

 

Avec Audrey Tautou, François Damien, Pio Marmai, Joséphine de Meaux.

 

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis : Quel bonheur quand un film est le plus fidèle possible au livre dont il est l'adaption ! En même temps, les risques de trahison littéraire étaient réduits au minimum, le film étant réalisé en partie par l'auteur lui même !  Je suis sortie de la salle obscure comme en appesanteur, le sourire aux lèvres, attendrie. Et pourtant, j'ai bien ri aussi. On retrouve parfaitement l'univers de David Foenkinos : Un côté lunaire, un ton décalé et un humour bien plus subtil qu'il n'y parait, un humour délicat en fait, déposé là comme si de rien.... Et pourtant, cet ensemble m'avait franchement déconcertée lors de ma lecture du livre, car je ne m'attendais pas à cela. Mais, maintenant que je découvre l'auteur au fur et à mesure de mes lectures et rencontres, je dois dire que c'était pour moi jubilatoire de retrouver cette atmosphère faussement décalée qui sonne si juste.... et qui me convient tant (j'en profite pour faire ici la pub du dernier roman de l'auteur : les souvenirs !)

Quel talent dans ce film ! Un ami à moi pourrait dire à propos de La délicatesse : "L'extraordinaire talent des Foenkinos consiste à semer tant de fraîcheur, de finesse et de sobriété dans ses observations faussement futiles que le lecteur (spectateur) en sort ébloui et guilleret". Cet "ami" (au moins sur Facebook !), s'appelle Beigbeder et dit cela à propos du livre "Bonjour Minuit" de Jean Rhys (p247, Premier bilan après l'apocalypse). Ce passage, je l'ai lu en rentrant de ma séance de ciné et je me suis dit qu'il s'adaptait parfaitement à La délicatesse.

J'ai horreur des films qui ne savent pas choisir entre drame et comédie et qui finalement ne sont .... rien. Et bien la Délicatesse réussit le challenge d'être les deux. Chaque partie est un chocolat fourré.... Le début commence par le drame, mais avec pas mal de pointes d'humour, notamment dans les dialogues. La deuxième partie est une belle comédie romantique, mais qui ne doit pas faire oublier la douleur intérieure, la vérité des personnages. L'émotion est là mais comme le rire n'est jamais loin, on ne plonge pas dans le pathos ni dans la mièvrerie. Oui, encore une fois, beaucoup de délicatesse dans le dosage des ingrédients...J'ai beaucoup aimé la façon dont les réalisateurs ont mis en scènes les années qui passent, les changements de lieu, par une porte de restaurant qui s'ouvre le soir pour mener les personnages à sortir de l'ascenseur au travail le lendemain, comme cette main ouverte de François Damien qui conduit Audrey Tautou dans un autre lieu, un autre moment. 

Parlons des acteurs... Audrey Tautou qui peut paraître paysanne un instant, et femme fatale ou délicate l'instant d'après. Superbe de justesse. Malgré la relative rudesse de son parlé, un sourire, un regard, un mouvement et nous revoici dans... la délicatesse. Par contre la maigreur de notre belle actrice devient aussi effrayante que celle décriée des Top Models. François Damien est parfaitement désopilant en homme "invisible" qui prouve que l'amour rend beau !!!

Par contre, j'emets une petite réserve par rapport au site Allociné qui dit " Les réalisateurs voulaient construire leur histoire dans une entreprise chaleureuse, avec boiseries, dorures, marbres".... Hum hum... Les décors font très suédois des années antérieures, les poignées de portes en forme de croix m'ont paru mortuaires.... enfin, les tenues d'Audrey Tautou ajoutent encore au côté décalé et atemportel !

Quoiqu'il en soit, j'espère que les frères Foenkinos renouvelleront l'expérience cinéma car j'ai vraiment trouvé dans ce film un univers qui pourrait leur être propre, une atmosphère signée qui m'a fait pensé aux films de Jean Pierre Jeunet (vous me direz, avec Audrey Tautou dedans, cela facilite), mais non, ce n'est pas que ça...

Finissons par un aphorisme maison.... Comme l'année qui s'annonce semble à peu près aussi brute dans ce bas monde que celle qui s'achève, n'hésitez pas, à vous offrir un joli, doux et drôle moment de délicasse !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Décembre 2011

Thriller, Editions Points (Sonatine) - 474 pages - 7.41 €

 

 

 

Parution en format poche en janvier 2011

 

 

L'histoire : New York. Ethan est un galeriste. Un de ces proches l'appellent. Dans un appartement abandonné du Queens, des cartons. Et dans ces cartons, des dessins qui, assemblés, sont une oeuvre d'art exceptionnel. Ethan expose immédiatement ce chef d'oeuvre dans la galerie... sans avoir de nouvelles de l'artiste qui semble avoir disparu de la circulation. Un grand mystère...

C'est un ancien flic qui approche Ethan. Sur le chef d'oeuvre, il reconnaît les portraits de 4 enfantssauvagement assassinés 40 ans plus tôt.... Et le coupable de ces meurtres est toujours, lui aussi dans la nature...

On recherche donc un artiste et un assassin. Une personne ou deux ? Qu'est-ce qui vous arrange ?

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma PAL récente (offre 3 pour 2 de cet été chez les libraires)

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis : Ô rage, Ô désespoir ! Non, ce n'est pas ça, je recommence. Ô rage, Ô déception ! Voilà qui sonne mieux pour évoquer un livre.

J'attendais tant de ce thriller que je l'avais laissé de côté quelques semaines pour lui dédier MA semaine de vraies vacances en Turquie. Une semaine où je n'avais rien d'autre à faire que lire,  bronzer et faire plouf dans l'eau depuis ma goélette...

Thriller, terme anglais venant du verbe to thrill. To thrill signifie frissonner, emballer, exciter, donner des émotions fortes. En résumé et en français : foutre les pétoches...

Et bien rien de tout cela dans ce livre qui n'a de thriller qu'un fond d'intrigue policière qui devient plus une histoire de famille, celle de la famille Muller. Car finalement, ces  visages d'enfants assassinés reconnus dans le chef d'oeuvre ne sont que peu évoqués, au profit du personnage énigmatique de Victor Cracke, l'artiste en question. 

L'action se déroule dans les années 2000. Et sitôt que le rythme s'accélérait et captivait presque, l'auteur a eu la mauvaise idée de clore les chapitres pour ouvrir des interludes.... le premier interlude traite de la famille Mulleren 1847... Inutile de vous dire que les pages furent longues, la lecture laborieuse (mélange des noms, des personnage et des époques). En tant que lectrice, j'ai subi, espérant comme d'habitude que tout s'imbriquerait et s'expliquerait au fil de l'histoire. En partie oui. Sauf que ce livre aurait grandement gagné à être plus condensé et cadencé, bref haletant, ce qu'il n'est pas. Je me serais contentée de l'arbre généalogique à compter de 1930, ça aurait suffit à donner les bases et le décors de l'histoire. Et tout le monde aurait gagné en temps et en thrill !!!

Je me suis royalement ennuyée pendant les 300 premières pages (sur 470). La fin a capté mon attention, mais pas au point d'achever ma lecture à 3h du matin  non plus.  Je ne nierai pas avoir été intriguée par cette histoire depuis le début, mais je tournais les pages non pas avec l'impatience de celle qui se dit "oh là là, c'est terrible, il faut que je sache, peux pas m'arrêter là), mais avec l'agacement qui signifiait "Quand va-t-il se passer quelque chose" ? Lors du premier mort, j'ai crié "victoire" à mes compagnons de voyage, "victoire, y'a enfin un mort".... pour avouer ma déception quelques minutes plus tard "fausse alerte, le défunt est mort de façon naturelle". Il ne s'est donc toujours rien passé.

Bon je démolis ce livre depuis quelques lignes et pourtant, je lui octroie 2 étoiles. Pourquoi ? Parce que sort des personnages de Ruth et Victor Cracke m'a émue, et même fascinée et glacée. Ce roman part tout de même d'une excellente idée, l'histoire tient la route et l'intrigue est bien ficelée. Mais trop délayée dans des détails, l'humeur et les amours du narrateur et les va et vient dans le temps. Alors on ne dévore pas ce livre, on le termine, juste parce qu'on a envie de savoir. Ce qui n'est pas une raison suffisante.

Dans la vie, on dit souvent que ce qui importe le plus, ce n'est pas la destination mais le chemin qui y mène. Dans un thriller, les deux revêtent autant d'importance à mes yeux. Et là, le chemin manquait cruellement d'animation !

 

 

Bon, même si "même paspeur", ce roman s'inscrit tout de même dans le challenge de Cynthia !

 

Challenge Thriller

 

 

les avis enthousiastes de Keisha , de Sandrine et de Miss Alfie

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 26 Décembre 2011

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Vraiment, j'adore les auteurs, ils me fascinent, je pourrais les écouter pendant des heures en plus de les lire !

Je suis comblée, depuis quelques temps, j'ai pu assister à pas mal de rencontre/conférence/dédicace d'auteurs que j'apprécie ou que j'apprends à connaître, en jonglant entre deux villes : Rennes et Bordeaux.

Le 30 novembre, Eric Emmanuel Schmitt nous faisait le plaisir de venir dans notre capitale bretonne, honorant l'invitation de la librairie Le Failler.

 

 

Si vous ne connaissez pas Eric Emmanuel Schmitt (est-ce possible ), sachez qu'en quelques années, il est devenu un des auteurs francophones les plus lus et représenter dans le monde. Dans la bibliographie ci dessous, non exhaustive (et de loin:!) on trouve

 

- la secte des égoïste

- l'évangile selon Pilate

- Oscar et la dame rose

- le sumo qui ne pouvait pas grossir

- la part de l'autre

- la tectonique des sentiments

- l'enfant de Noé...... de nombreuses pièces de théâtre

Et le tout récent "La femme au miroir", sujet de cette conférence.

Résumé du livre : Anne vit à Brugesau temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale du début du siècle, Anny Lee à Los Angeles de nos jours. Trois destins, trois aventures singulières, trois femmes infiniment proches tant elles se ressemblent par leur sentiment de différence et leur volonté d'échapper à l'image d'elles-mêmes que leur tend le miroir de leur époque.

Voilà le personnage situé. Maintenant, voici le compte rendu de mes petites notes !

 

 

 

 

 

Le conférencier : Qui êtes vous E.E. Schmitt, comment vous présenter ?

EES : Je suis un raconteur d'histoires dans des romans, au théâtre, sur scène, sur écran...

Lors d'une dépression, j'ai été sauvé par Mozart (d'où l'écriture du livre "Ma vie avec Mozart"). J'essaie de mettre la musique là où elle est dans nos vies, donc pas dans un musée, là où elle est capable de nous toucher, quand elle nous aide à vivre, quand elle nous émeut. Mozart m'aide à être plus intelligent, à aimer la vie même quand elle est dure. Être heureux, ce n'est pas se protéger du malheur mais savoir l'accepter.

 

 

Le conférencier : Dans votre carrière, y a-t-il un avant et un après "Oscar et la dame rose" ?

EES : Oui. J'avais trouvé le ton que je voulais pour ce livre en écrivant Ibrahim et les fleurs du coran. Oscar et la dame rose, c'est le livre qui m'a rendu populaire. Ce sont les lecteurs qui font les auteurs. Je ne savais pas que ce livre pouvait être particulièrement utile, je l'ai découvert après, lorsque j'ai rencontrer des infirmières, des malades, des parents de malade qui me disaient lire ce roman ou le conseiller, tant la vision de la courte vie y est décrite avec une relative douceur.

 

 

Le conférencier : Dans la femme au miroir, les sujets sont multiples. On y trouve l'identité, l'amour, la femme...

EES : Oui, pour moi, c'était un peu comme l'étude de la condition humaine à travers la condition féminine. Pour un homme, c'est passionnant. Pendant l'écriture, j'avais un autre corps, je n'avais jamais eu autant de corps !!!

L'homme peut plus facilement vivre dans l'oubli de son corps (jusqu'à la cinquantaine, après le corps vous rattrape tout de même !). C'est ce qui fait aussi souvent sa bêtise, ses ivresses et lui donne son esprit conquérant !

Si la nature est aussi généreuse avec les femmes, la société est assez avare.

 

L'un de mes personnages se marie dans un calcul désespéré. Elle n'arrive pas à quitter l'enfance, à se sexuer, elle se sent déguisée quand elle s'habille le matin, elle se sent toujours moins femme que les autres. Elle ne se sent pas en adéquation à ce qu'elle doit faire, au rôle que la société lui donne. Elle a même honte de sa souffrance, elle qui a officiellement tout pour être heureuse...

 

Mes 3 personnages vivent tous dans un environnement oppressant. Les femmes sont plus oppressées que les hommes car le dictât de la société pèse sur toutes les parties de sa vie, jusqu'à son corps.

 

 

100_0242.JPGEric Emmanuel Schmitt est fasciné par ce moment où les femmes se regardent dans le miroir, où elles essayent en fait de voir ce que les autres voient, ou alors juste un détail. Ce moment d'intimité est un fait un moment de souffrance, car si des dieux sortaient du miroir, ils diraient : "tu n'es pas dans la conformité". 

Les 3 femmes du roman vont savoir briser le miroir, vivre leur propre vie et non le destin que les autres ont décidé pour elles. Les 2 héroïnes les plus modernes sont aussi les plus coincées dans les miroirs, surtout la comédienne qui, par la gloire, appartient aux autres. Mais les 3 femmes vont devenir rebelles malgré elles, malgré les obstacles.

 

 

EES : Chaque siècle propose des clés aux individus  pour se comprendre, des clés différentes à chaque fois. A l'époque d'Anne de Bruge, c'est la religion. Pour Hanna, à Viennes au 19è et 20è siècle, c'est la psychologie, les romans psycho quand la psychologie de l'inconscient arrive avec Freud. Aujourd'hui, au 21ème siècle, c'est l'âge chimique. On se débarrasse de la souffrance avec des pilules ou on en retrouve d'autres avec la drogue, qui conduit à une autre camisole chimique pour se libérer, se désintoxiquer de la première.

Ce sont souvent des systèmes d'explication unique et les systèmes d'explication unique tuent.

 

 

Le conférencier : La culpabilité est très présente dans ce roman...

EES : c'est le point commun de 3 siècles de culture judéo chrétienne, la pression sur la repentance.

 

 

Le conférencier : C'est un livre féministe ? (question et message personnel pour Viviane !!!)

EES : oui. Mais qu'est-ce qu'être féministe ? C'est vouloir l'égalité entre l'homme et la femme. C'est une évidence psychologique mais pas encore citoyenne. j'espère qu'un jour, cette cause pourra disparaitre.

 

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Le conférencier : D'où vous est venue l'idée de ce livre ?

EES : J'ai eu l'idée de la 1ère et de la 3ème femme il y a 14 ans... Mais c'était un piège car avec seulement 2 personnage, le livre aurait eu un aspect trop manichéen. La solution était dans un 3ème personnage, donc ma 2ème héroïne, pour qu'il y ait un jeu de miroir et pour retirer le risque manichéen.

 

A propos d'autres livres...

EES : Je cherche toujours l'universel, même dans mes rapports aux religions. Je m'intéresse à la culture de l'autre en cherchant les portes d'accès, donc les points communs avec ma culture. Même sous les différences, je cherche l'universel, sans doute parce que je suis philosophe et français ! Il faut consentir au mystère, à l'ignorance. Je n'aime pas quand on retire les peut-être.

 

 

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Moi, au micro : Que seriez vous devenu si vous aviez été une femme, auriez vous été écrivain ?

EES : Alors là, je ne sais pas. Je dirais que je n'aurais pas été moi et que de toute façon, je suis un homme et ne peut rien y changer. Ce que je serais devenu, je n'en sais rien du tout. Mais comme je suis un homme, je suis sans doute devenu créateur par défaut de pouvoir donner physiquement la vie. Oui, il y a une intense frustration dans ma créativité, d'où ce désir de rajouter des êtres aux êtres.

 

 

 

Passons maintenant à ma collection de photos "Effets de mains d'auteurs". J'ai tellement de photos ratées que je n'ai que l'embarras du choix.... Sauf qu'une photo ratée est rarement à l'avantage du photographié. Alors, je vais me censurer, voire recadrer complètement !!!!

 

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Et bien sûr, ma PAL s'est enrichi de :

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 25 Décembre 2011

 

 

L'année dernière, ma liste au Père Noël était trop spirituelle, trop idéaliste, trop symbolique... Je subodore que Papa Noël n'ait pas bien compris, et je j'ai rien eu de ce que j'avais espéré cette année. Du coup, cette fois-ci, ma commande était purement "matérialiste" et miracle, j'ai tout eu ! Et pourtant, mes souhaits étaient hétéroclytes et on du demandé par mal de temps.... Bon, j'avoue pour faire simple, c'est moi qui achète et qui donne après à ceux qui m'offrent ! C'est un fonctionnement familial qui fait plutôt bien ses preuves...

 

 

 

 

 

Le coffret intégrale de 5 films X.MEn

 

 

 

 

Une nouvelle version de mon jeu adoré, qui promet de belles soirées et des fous rires entre amis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                           Une explication de textes par un dialogue entre Agnès Michaux et Nicola Sirkis, 30 ans de chansons d'Indochine, incontournable pour moi, fan du groupe depuis...

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme cette année fut pour moi celle de la découverte du MP3..... Le MP3 que je me suis achetée au printemps est archi plein et comme il est devenu mon seul outil d'écoute... Il faut compléter... Donc je suis l'évolution et me voici au MP4.... Si je reçois un jour cet article commandé sur Groupon fin septembre.

 

 

Idem, commandé sur Groupon fin octobre.... Groupon, c'est bien on paie tout moins cher.... Mais ils ne fournissent pas la pillule de la patience.

Mais comme mon ordi m'a lâchée l'hiver dernier (en annonçant tout de même, donc pas de perte fâcheuse), là, j'investis pour protéger mes photos....

 

 

 

 

 

                              Là, on est dans une tradition qui dure depuis plus de 25 ans....

 

 

Une carte KDO Fnac, qui se transformera en un concert ou un spectacle, bref, une soirée qui me fera plaisir qu'habituellement, je n'ai pas les moyens de m'offrir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Bon, dans tout cela, y'a bien un cadeau ou deux que je me fais à moi même !

 

 

 

 Et the last but not the least.... Un bureau secretaire, appelé Jonas chez son fabricant... Qui devrait m'aider à être ordonnée et m'offrir un réel espace de travail chez moi autre que mon canapé....

Bref, je vous présente en avant première Jonas, qui va voir naître mes nombreux best sellers à venir !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis, un petit caisson assorti, pour les paperasses. Vous savez, avec des dossiers suspendus qui s'appellent EDF, Loyer, Voiture, Imp.. J'arrête, c'est Noël, donc on évite les sujets qui fâchent.

 

 

 

 

 

 

 

J'espère en tout cas que vous avez était aussi gâté que l'époque actuelle le permet et que vous avez été entourés, que vous avez passer de bons moments en famille ou entre amis.  Pour moi, c'était l'année en famille, avec plein d'enfants, cela prend forcément une autre saveur ! Et si personne ne vous a encore souhaité un Joyeux Noël, et bien je vous le souhaite de tout coeur !

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 24 Décembre 2011

Synopsis : La vie n’est pas rose tous les jours pour Solweig, caissière dans un supermarché. Mais elle garde le sourire, malgré les remarques souvent déplaisantes des clients et un chef teigneux. Peut-être grâce au blog qu’elle tient en secret, où elle s’épanche avec humour sur son quotidien difficile…
Un soir, sous la neige, son destin croise celui de Charles. Le jeune homme tombe aussitôt amoureux d’elle, sans se douter qu’ils ne sont pas du même monde.
Mais si un simple blog peut changer le sort de milliers de caissières, n’est-il pas permis de croire aux contes de fées ?

 

 

Avec Déborah François, Elsa Zylberstein, Firmine Richard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je suis passablement déçue. Je ne m'attendais pas à une telle adaptation du livre jubilatoire d'Anna Sam. Certes, qui dit adaptation ne dit pas copie. Il eut peut-être été difficile de toute façon de faire un film avec "juste" des anecdotes autour de caisses d'hyper marché et sur les observations fines et réalistes d'une caissière. Mais de là à aboutir à un résultat aussi consensuel, cela est presque navrant. Je ne repproche pas le fait que le réalisateur ait brodé une vie personnelle à notre caissière. Mais le problème est que cette vie personnelle devient plus importante que le sujet lui même : le rapport entre clients et hôtesses de caisses "invisibles" qui voient passer devant elles chaque jour tous les pannels de la population française, avec leurs bons et leurs mauvais côtés.  Oui le sujet devient secondaire, au point que l'on y reconnait à peine le livre d'origine, dont la lecture m'avait fait rire de toutes les couleurs (jaunes aussi, bien sûr), mais rire. Dans le film, on rit bien a deux ou trois répliques, on se révolte des conditions de travail des hôtesses de caisses mais bon... Bref, le film ne sait pas choisir entre comédie et drame social...

J'ai lu sur Allociné que le réalisateur ne voulait froisser personne.... c'est peut-être la meilleur façon pour laisser tout le monde de glace. On va au cinéma pour être remuée, ressentir des émotions ou rire, même si c'est rire à nos dépants, et pas pour que l'on nous arrange la réalité qui est le sujet principal du film. Le pompom vient avec la romance ajoutée dans le film, une romance cliché à souhait à laquelle on ne croit pas du tout. C'est mettre de la mièvrerie là où il n'y en avait pas. Un prince charmant et un conte de fée en plein Leclerc... Non, pour moi, le conte de fée existe, mais il est dans ce que vit la vrai Anna Sam depuis le succès de son livre. De caissière aux tapis rouges des avant premières, ça c'est un conte de fée mérité et nul besoin de prince charmant pour cela. Les contes de fée qui nous font vibrer maintenant, parce qu'ils existent, sont les réussites inattendues et qui semblent sans limite, de Madame Toulemonde.

Il y avait vraiment matière à faire une excellente comédie (format magique pour faire passer un message !) et nous sommes loin du compte.

Heureusement, il y a les actrices qui relèvent le tout et nous donnent du plaisir. Car on s'attache sacrément à ces 4 femmes, toutes différentes et qui font le même métier.  Et personnellement, je respire le soleil des antilles dès que j'entends l'accent de Firmine Richard dans des rôles toujours fort en caractère. Ca j'ai aimé.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Décembre 2011

Synopsis :  

La vie de Paul bascule le jour où sa femme Sarah disparaît subitement. Après une année de recherches infructueuses, Paul est un homme brisé, rongé par le doute et la culpabilité. Sa dernière chance est peut être de tout reprendre à zéro : déménager avec ses 2 enfants à Saint-Malo, la ville où il a grandit. Mais des rencontres inattendues vont donner à ce nouveau départ une tournure qu’il n’imaginait pas.

 

 

 

Avec : Benoit Magimel, Isabelle Carré, Antoine Duléry, Hugo Fernandez, Cassiopée Mayance, Audrey Tautou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Ce film est "l'adaptation libre" du roman éponyme du romancier malouin Olivier Adam, qui a lui même participé à l'élaboration du scénario et a assisté en partie au tournage du film...

Ce qui, je pense, n'est pas étranger au fait que l'on retrouve bien le livre sur l'écran. Enfin un  film qui ne trahit pas le roman d'origine ! Certes, tout n'y est pas exactement pareil, certains personnages ont même étés supprimés, ce qui est sans doute nécessaire pour, dans un film, s'attacher à l'essentiel d'un roman. Ayant dévoré le livre il y a quelques années, je connaissais donc déjà l'histoire... et la fin. Et dans ma tête, des souvenirs, un ressenti, une atmosphère. Celle ci est peut -être un peu moins "lourde" que dans le livre mais tout aussi prenante, bouleversante, poignante. Pas un bruit dans la salle de cinéma. Et les acteurs ne sont pas innocents dans la réussite du film. Benoit Magimel, en pudeur, retenue et souffrance. Il tient là un grand rôle qui fera date dans sa carrière. On sent l'homme blessé maintenu en vie par /pour ses enfants. Les deux enfants jouent à merveille, avec un naturel bluffant. Le jeune Hugo Fernandez est d'ailleurs celui qui apporte l'instant émotionnel le plus fort, celui où, suivant votre nature, votre gorge se noue douleureusement ou vos larmes coulent quoique vous fassiez. Antoine Dulery est touchant en homme dévoué, qui est quelque part passé à côté de sa vie, et d'une vie qui le prive d'enfant. Ramzy est quasi méconnaissable. Isabelle Carré apporte calme et droiture.

Enfin, le parti pris du réalisateur : celui de faire un film sans frou frou, avec beaucoup de silence, de regards, de sobriété. Et les non dits aussi, entre les personnages, les non dits réalistes de la vie où l'on se tait pour ne pas s'épancher et ne pas craquer, parce que dire serait trop long et avouer éventuellement que l'on ne s'en sort pas : "Ca va? - "Oui ça va". - "Et les enfants" ? - "ca va aussi".

Ce film est sincère, et fidèle à l'univers de l'auteur.

Et puis, et puis petite cerise sur le gâteau pour une fille du coin... Le film est entièrement tourné sur Saint Malo mais surtout sur Saint Lunaire, village proche de Dinard (et de St Malo par extension), où vit ma mère. Aussi quel plaisir de reconnaître chaque lieu de prise de vue ou presque, les maisons, les rues, les plages, les écoles, les restaurants, les places où l'on se stationne les jours d'affluence... Et vraiment, j'habite une belle région !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Décembre 2011

Roman - Audiolib (Grasset) - 5h39 d'écoute (bonus inclus) - 19 €

 

 

Existe aussi en Livre de Poche - 256 pages - 6.50 €

 

 

 

Date de parution : Août 2009

 

 

Ce roman a obtenu le Prix Renaudot.

 

 

 

 

L'histoire : En janvier 2008, Frédéric Beigbder est arrêté est mis en garde à vue pour consommation de stupéfiant sur la voie publique, et spécifiquement sur le capot lustré d'une Bentley. La détention de l'auteur durera presque 48 heures.... d'ennui, d'angoisse, de colère, de closotrophobie, de veille,  d'humiliation, de crasse, de questionnement. Pas un livre à lire. Alors, Beigbeder se met à écrire ce livre dans sa tête. Sa vie d'amnésique qui l'a menée là ce soir, dans cettet cellule microscopique. Ce soir là où, à 42 ans, s'achève enfin son interminable enfance...

 

 

Tentation : Me remettre dans l'univers de Beigbeder avant de le rencontrer

Fournisseur : La bib !

 

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Mon humble avis : Et bien, je ne pensais pas me prendre une telle claque avec ce Roman Français, qui tient d'ailleurs plus du récit autobiographique ! Pour moi, c'est un chef d'oeuvre que je viens d'écouter !

Exit l'insolence, la provocation et la crudité qui faisaient jusqu'alors le "fond de commerce" de l'auteur et/ ou du personnage Beigbeder.

Beigbeder se retrouve en cellule. Rien à faire, pas même un livre à lire, donc un livre à écrire, celui ci. L'auteur part du fait qu'il ne se souvient pas de son enfance, qu'il est amnésique. Un seul souvenir, une plage du sud ouest, une maison de famille, un grand père et une pèche à la crevette.

Et finalement, au fil des chapitres, Beigbeder déroule sa vie, la vie intéressante, pas celle du noceur, celle de l'homme qui pourrait être n'importe qui. Celle ci commence dans les tranchées avec la mort héroïque de son grand père. Il y a la rencontre de ses parents, leur mariage, la naissance de deux garçons, le divorce... et quelques décennies plus tard, la même plage avec Beigbeder et sa fille.

Je n'ai pas eu l'impression que l'auteur étalait sa vie de façon impudique, au contraire. Rien n'y est règlement de compte. Juste constat. Beaucoup d'amour et de tendresse dans ses pages qui parlent de l'essentiel. Des regrets aussi, des souvenirs heureux ou pathétiques. Beigbeder pose un regard sur sa vie,développe sur l'impact d'un divorce sur des enfants par exemple, s'interroge sur comment deux frères de deux ans d'intervalles, élevés sous le même toit peuvent devenir l'antithèse de la thèse (quel écho en moi, j'étais alors en haute montagne !). Bref, les sujets de réflexions et les déductions de l'auteur sont si nombreuses qu'il m'est impossible de tous les évoquer ici. Et quel intérêt d'ailleurs ? On ouvre un livre pour découvrir un univers. Ah si, j'ai tout de même quelques arguments très vendeurs pour tout lecteur de ce blog, ou tout lecteur tout cours....Des souvenirs collectifs des époques et puis... Il est sujet du goût et du rôle de la lecture, de l'envie et de l'objectif de l'écriture...

Quelques chapitres interrompent les réminiscences de l'auteur et nous replonge dans la cellule. Où en est la détention qui se prolonge tant que cela en devient suspect. Oui, un magistrat fait traîner les choses, "il veut se faire un people" et ainsi, toute l'histoire sera très vite déballée dans la presse à l'époque. Alors Beigbeder sort sa plume et crie vengeance... Hélas, il semble que le meilleur de cette vengeance ait été censuré.... Mais sur le CD audio, une lecture de Beigbeder himself nous en donne quelques extraits !

Cette lecture / écoute a pour moi été un pur régal. J'ai été très touchée par ce texte et le ton emprunté. Même l'écriture et le style m'ont enveloppée comme dans un cocon. Je n'ai que deux regrets... qui commencent à être habituels et qui ne sont pas liés à l'oeuvre elle même...

J'ai emprunté cet audiolib à la bib.... alors il me faut le rendre...

J'ai lu ce livre en audiolib alors je n'ai pu mettre de mini post it pour en faire un livre hérisson dès qu'un passage me plaisait. J'aurais pu noter me direz vous ?! Non, cela aurait trop interrompu la fluidité de mon écoute.... qui s'est faite une grande partie dans mon bain !

A un moment du livre, Beigbeder dit  à quelques mots près : ce n'est pas l'histoire qui est importante dans un livre, mais l'homme que l'on devine derrière. Et moi j'ai découvert un homme très humain avec ses failles et ses contradictions, son humour et ses angoisses, un homme qui m'a beaucoup plu et, histoire de faire une pierre deux coups, un nouvel auteur. Un roman Français est le premier livre de Beigbederadulte en quelque sorte. C'est vrai quoi, il n'y a pas que les peintres qui aient droit à leurs périodes. Et même si j'ai aimé les livres provoc ado attardé  que j'ai lu de lui, j'attends les prochains livres de Beigbeder "l'adulte"  avec impatience. J'ai comme l'impression qu'il pourrait y avoir comme une grande sagesse, ou en tout cas une extrême clairvoyance dans cet homme... Un mystère a éclaircir à l'avenir !

 

 

L'avis deGambadou, de Bibliza, deMango, d'Alex les mots

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Décembre 2011

L'année dernière, Eric Faye "investissait" la blogosphère avec Nagasaki, le roman (tiré d'un fait divers japonnais) qui a décroché le Grand Prix du roman de l'Académie Française 2010. Nagasaki

Ce roman efficace sur l'intrusion des autres dans notre intimité et sur l'ultramoderne solitude... Nagasaki vient de sortir en format poche chez J'ai Lu, donc aucune raison de ne pas le lire.

Et ces temps ci, j'ai eu l'occasion de me replonger avec délectation dans la plume de l'auteur pour un sujet complètement différent... Le mystère autour d'un auteur... invisible ! L'homme sans empreintes, également chez J'ai lu depuis Octobre. Si vous aimez lire ou qu'un de vos proches vit cette passion, voici un beau coffret cadeau à offrir à Noël ou pour n'importe quelle occasion si vous loupez le coche !

 

L'homme sans empreintes

 

Eric Faye a gentiment accepté de répondre à mes questions... Si vous vous demandez qui est le fameux Osborn évoquées dans certaines d'entre elles, et bien lisez le livre. Non, je plaisante... à moitié ! Il s'agit du fameux auteur mystérieux autour de qui nous tournons dans" l'homme sans empreintes" !

 

 

Osborn, le héros de votre roman “L’homme sans empreintes” serait devenu écrivain à un moment précis, les quelques minutes où il se serait vu mourir.... Enfin, c’est une supposition. Et vous, y a-t-il eu un moment précis qui vous a vu prendre la plume et devenir romancier ?
E.F :Il n'y a pas de moment précis où l'on "devient" romancier. Devenir "romancier" (mais je suis aussi nouvelliste, essayiste, ce qui est à mes yeux aussi important que le sacro-saint "roman") ne se fait pas du jour au lendemain, j'ai plutôt l'impression que c'est un processus très lent, une installation dans un état d'esprit qui se fait au fil des années - voire commence des années avant la première publication. On peut décider de le devenir, effectivement; quant à l'"être", c'est autre chose...


 Vous avez reçu le Grand Prix de l’Académie Française pour votre roman “Nagasaki” l’année dernière. Après une telle récompense, dans quel état d’esprit se remet on à l’écriture ?
E.F : Encouragé. Rassasié d'avoir trouvé enfin beaucoup de lecteurs, d'avoir droit à un bon nombre de traductions, d'avoir, en un mot, suscité un grand intérêt. Je me remets heureux à l'écriture, mais plus exigeant sans doute : en voulant faire preuve d'un peu plus d'audace ; en voulant me surprendre, pour ne pas m'installer dans une routine.

 

Justement, récompense et succès vont souvent de pair. Hors, Osborn prétend que c’est dans le succès et non dans l’épreuve que l’on découvre ses véritables amis, que le succès se mesure au nombre d’amis perdus... Vous avez perdu beaucoup d’amis ? Car d’un autre côté, le succès apporte aussi souvent beaucoup d’amis, pas forcément les plus sincères mais... Qu’est-ce que le succès d’écrivain change dans votre vie ?
E.F : Les pensées que je prête à un personnage ne sont pas nécessairement les miennes pas plus que le reflet de ma vie. Dans cet exemple précis, ce n'est pas le cas, je n'ai perdu aucun ami en obtenant ce prix. Mais entendons-nous bien, la vie de l'écrivain n'a aucun intérêt pour son lecteur, non ?

 

 Le personnage d’Osborn est inspiré de l’un des écrivains les plus mystérieux du XXème siècle, B. Traven. Ce genre de personnage vous intrigue ou vous fascine ? Ce jeu et cette obsession de l’anonymat de l’écrivain vous tenteraient ils ? Si vous deviez disparaître, où iriez vous ? Quels sont les principaux points communs entre vous et Osborn et B.Traven qui a inspiré ce dernier ?
E.F :Je crois qu'il ressort de "L'Homme sans empreintes" qu'effectivement, le genre de personnage que représente B. Traven exerce sur moi une grande fascination, qui ne tarit pas. C'est en quelque sorte un cap à tenir, inatteignable certainement, mais néanmoins un cap que j'aperçois au loin. J'aime tout autant Romain Gary; outre qu'il est à mes yeux un écrivain capable du meilleur, sa vie et les questionnements qu'elle pose à tout écrivain m'intéressent au plus haut point... Pour ce qui est de ma vie, elle n'a aucun point commun avec celle d'Osborn ou de B. Traven, sinon que nous avons en commun la passion de l'écriture et de certaine forme de retrait, même si, dans mon cas, il n'a rien d'absolu ni de systématique.


Pensez vous qu’à l’heure de la sur médiatisation et de la multimédiatisation, un auteur (ou quel qu'autre artiste) puisse être invisible et apprécié à la fois, ce dont doute OSborn. En même temps, nombreux sont les artistes qui agissent sous pseudonymes et vivent tout à fait normalement. Il y a aussi des artistes que l’on ne voit que dans le cadre de leur œuvre, qui cloisonne leur vie privée et sont néanmoins très appréciés (les exemples qui me viennent.... euh.... Francis Cabrel...)
E.F  :Osborn a prouvé (comme Traven dans le réel) qu'un écrivain peut être à la fois discret, caché derrière son oeuvre, et jouir d'un grand succès. La tentation, à l'époque de la médiatisation à outrance, de se montrer, est plus grande, et il est donc d'autant plus crucial de veiller à ne pas succomber à cette tentation et à rester le plus possible dans l'ombre. Maintenant, un écrivain peut-il "percer", trouver ses lecteurs sans faire la moindre concession au monde médiatique actuel? J'aimerais le croire.


Osborn considère que l’artiste doit disparaître, s’effacer derrière son œuvre. Mais une œuvre est elle vraiment dissociable de son créateur ? Qui plus est, l’effacement de l’auteur crée un mystère qui engendre maintenant ce qu’on appelle un buzz... Et ce mystère en vient presque à prendre plus d’importance que l’œuvre non ? Car si on prend Salinger... Tout le monde sait qu’il vivait retiré.... Mais que connait on vraiment de son œuvre, à part l’attrappe coeur ?
E.F : Le créateur d'une oeuvre EST dans son oeuvre et nulle part ailleurs. Donc il n'est pas dissociable de son oeuvre, puisqu'il est à l'intérieur. Je crois que la question du buzz et des bruits autour du mystère ne doit pas se poser à l'écrivain qui souhaite rester dans l'ombre. Ce n'est pas son problème.


Aguila Mendès, le journaliste du roman, considère qu’Osborn n’a rien des traits qu’on prête à un écrivain ? Quels sont les traits que l’on devrait, ou que l’on prête à un écrivain ? L’oreille est elle plus primordiale que la plume ?
E.F : C'est une réflexion du personnage Aguila Mendès, mais je ne pense pas, personnellement, qu'il y ait des traits précis que l'on devrait prêter à un écrivain. La réalité montre qu'ils sont très différents, non?


Je reviens à Nagasaki.... Si vous aviez été Shimura, qui découvre que son appartement est squatté par quelqu’un d’autre, quelle aurait été votre réaction. Si la vraie vie était un roman, aurait il été concevable que le squatteur et le squatté finissent par cohabiter ensemble en toute intelligence... l’un fournissant un toit à l’autre et l’autre offrant un peu de présence dans une vie bien solitaire au premier ?
E.F : Peu importe ma réaction, non? Qui suis-je sinon celui qui tient les fils des marionnettes-personnages? On ne demande pas tant que ça à un marionnettiste quelles sont ses opinions sur la vie, sur la cohabitation avec une clandestine...
 


E.F : Quel lecteur êtes vous ? Quels sont vos 3 derniers coups de cœur littéraires ?
E.F : Je suis plutôt un grand lecteur, avide de découvertes. Je ne me lasse pas souvent de lire, même quand je suis en période d'écriture. C'est une respiration essentielle à ma vie. Je lis essentiellement de la fiction, mais parfois j'aime prendre des chemins de traverse, découvrir un livre d'histoire ou un essai, ou une biographie. Coups de coeur?
J'ai bien aimé, récemment, le recueil de nouvelles "La mauvaise habitude d'être soi", de Martin Page, ou encore, de Hélène Lenoir, le roman "Pièce rapportée". Et, plus classique, "Le marin rejeté par la mer", de Mishima... Sans oublier "Le Traducteur amoureux", de Jacques Gélat.

 

 

10 MERCI

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 16 Décembre 2011

Roman - Editions J'ai Lu - 252 pages - 6.70 € 

 

 

Parution en 2008 et en J'ai lu en octobre 2011

 

 

 

L'histoire : Une veuve, une ex maitresse, un universitaire allemand, dans un pays d'amérique latine. Leur point commun : B. Osborn, écrivain défunt bien mystérieux. Qui en sait le plus sur lui ? Qui a-t-il à savoir ? une enquête, des témoignages, des lettres, des rencontres, des personnages qui entrent en scène comme Hitchcock.... Une histoire qui commencerait vers 1898 et qui finit dans les années 90, alors qu'à Berlin, le mur tombe.

Un mystère épais sur un homme qui a pris garde de ne laisser aucune empreinte, mise à part son oeuvre littéraire...

Qui est Osborn ?

 

  

Tentation : La couv et la 4ème !

Fournisseur : Silvana, de chez J'ai Lu, merci !

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Un écrivain qui a traversé le siècle sous tant d'identités différentes que personne ne semble vraiment savoir qui il est : ni sa femme, ni son ancienne et dernière maitresse, ni son éditeur, ni ses lecteurs. Seul son agent littéraire le connaît et fait barrage pour protéger son anonymat. Même Hitchcock, qui porte un de ses livres à l'écran, ne l'a jamais rencontré. Les journalistes spéculent et sitôt qu'ils s'approchent de leur proie, celle ci disparaît, semble leur glisser des mains comme une savonnette. Osborn est insaisissable dans tous les sens du terme. Bien sûr, nous lecteurs, avons quelques atouts en main mais le mystère reste entier. Osborn fuit depuis 60 ans ? Que fuit il ? La célébrité ou un trouble passé ? Le lecteur (enfin, moi en tout cas !) en vient même à le soupçonner du pire.... puisque l'histoire nous ramène en Allemagne dans les années 20, période qui m'est inconnue, alors.... On hésite souvent à trouver cet Osborn sympathique ou admirable, lucide ou auteur fou paranoiac. Et s'il était  juste un homme souhaitant protéger sa tranquillité, qui veut qu'on lui fiche la paix...

 Dès qu'un indice semble éclairer un pan du personnage, le mystère autour d'Osborn s'épaissit encore et vous fait tourner les pages en regrettant déjà que celles qu'il vous restent à lire diminuent. Car fatalement, cela signifie que la résolution du mystère approche. Car on y est bien dans ce mystère, comme dans l'atmosphère du livre... J'ai pensé à véronique Ovaldé réputée pour créer un univers. Car ici aussi, nous sommes quelque part, au Costaguana, en Amérique Latine . J'ai cru un moment que ce pays existait et avait changé de nom lors d'une indépendance ou d'une révolution quelconque au siècle dernier. En fait, j'avais vraiment l'impression que tout existait, même Osborn. Alors.... quelques clics Google plus tard...(que je vous laisse exécuter à votre tour...). Le livre est toujours aussi fascinant, captivant et amusant à lire, car on découvre des références chères à l'auteur, des références qui peuvent passer inaperçu si l'on est pas initié ou aidé par dieu Google...Des références qui sont justes une cerise sur le gâteau, des subtilités non nécessaires à l'appréciation entière du roman. En fait, j'ai mené ma propre petite enquête pendant ma lecture, pratique très inédite, tant j'étais intriguée. Et je me suis dit, comme ça doit être chouette d'être un auteur doué et cultivé.

 L'homme sans empreintes est pour moi un roman magistral tant dans son sujet, dans sa construction, dans son écriture, dans le suspens et le mystère qui s'installent. C'est un scotch a double face, vraiment ! Par le biais d'extraits épistolaires ou de récits d'enquête, d'articles de journaux, de témoignages, on traverse le siècle précédent tout en restant au présent du livre (les années 90). Chacun apporte sa pièce au puzzle, en fonction de ce qu'il sait ou de ce qu'il veut bien dire... Enfin, je garde le meilleur pour la fin, histoire de vous porter l'estocade et vous succombiez à ce livre.... L'homme sans empreintes offre de très belles et intéressantes réflexions sur l'écriture, les auteurs, leur rapport à la célébrité, leur droit à l'anonymat, l'identité,  le succès, l'effacement de l'artiste au profit de ses oeuvres.... Osborn voulait publier des romans avec des titres, mais sans nom d'auteur...

Intriguant, captivant, fascinant. Génial, incontournable. Un mystère très riche, à tiroirs multiples et le portrait d'un homme peut-être libre. Et une fin digne du roman, très agile, qui ne m'a pas déçue : je ne m'étais pas trompée ! Un pur moment de bonheur pour un lecteur ! Bravo l'auteur !

 

 

"Etre invisible et apprécié tout à la fois, y at-on droit ?"

 

"On dit que c'est dans l'épreuve que l'on découvre ses vrais amis, or c'est le contraire, c'est dans le succès, qui tourne à l'épreuve : entends le coeur des jaloux.... Le succès se mesure au nombre d'amis perdus..."

 

"L'égo est le plus grand ennemi de la veine créatrice"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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