Publié le 15 Novembre 2010

Théâtre - Editions Stock - 87 pages - 10 €

 

    

Résumé : Un homme seul tire un énorme paquet auquel il semble tenir plus que tout. Que renferme-t-il donc ? Le corps de sa femme qu’il aurait assassinée ? Les seuls biens qui lui restent ? Ses souvenirs, ses rêves, ses joies ? Les débris d’une vie ? Nos lâchetés, nos abandons, nos laideurs ? Tous nos maux et nos mots impuissants ?Lorsque le monde s’effondre, la question n’est pas de savoir ce que l’on sauve, mais ce dont on ne peut se débarrasser...

 

   

Tentateur : La bibliothèque, pourquoi pas ?!

Fournisseur : La même bib'

 

 

  

 

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Mon humble avis : Whaou... J'en ai encore la gorge nouée, je suis sans voix. Heureusement, il me reste les mots, et c'est ce qui nous réunit ici.

C'est une pièce de théâtre, mise en scène également par l'auteur au Petit Théâtre de Paris en janvier dernier. Un monologue et un seul personnage joué par Gérard Jugnot.... Et je vous jure que j'ai vu Jugnot, je l'ai entendu m'interpeller, m'apostropher dans ma chambre, dans une salle d'attente, dans mon salon pendant que je lisais. En fait, il me poursuivait ou me suppliait de le poursuivre, comme s'il était ma conscience, où la conscience de chacun de nous.

Un homme entre sur scène. Il est seul et traîne péniblement un lourd paquet. Au début, il paraît inquiétant. Ne serait-ce pas le corps de sa femme qu'il porterait là ? Puis il se présente, explique, raconte, divague. Il regarde sa vie qui se noie dans le monde et le monde qui noie sa vie. On ne sait plus si devant nous se tient un PDG d'une multinationale ou un pauvre type inintéressant. Vous me direz que le premier statut n'empêche pas le deuxième. Cet homme ne sait plus qui il est, broyé par un système. Est il Monsieur Toulemonde ou un peu de tout ce monde ? A moins qu'il ne soit personne. Et ce paquet : un corps ou juste le poids de la vie ?

A travers cette pièce, Philippe Claudel porte un regard réaliste, aigu, acerbe, cynique, touchant et drôle sur notre société et ses multiples travers. Il s'interroge sur le sens que chacun donne à sa vie. Et surtout, il laisse s'exprimer celui qui n'est rien parmi le tout mais qui est Un hors de tout cela, celui qui n'a pas sa place.

C'est extrêmement bien écrit, bouleversant. Magistral ! Comme c'est curieux, à la fin de la lecture, j'ai eu la furieuse envie d'écouter mon CD empoussiéré de Starmania...

Et dire que je j'ai emprunté à la bib.... Grrrr, je vais devoir le rendre.... je sens que je vais guetter une sortie poche pour l'acheter et le garder comme un trésor... A ce train là, mon inscription à la bib' risque de ne pas rester très économique...

 

Je ne résiste pas à vous noter certains passages, que vous puissiez y goûter aussi et savourer...

 

Extrait drôle :

"Nous sommes vraiment un très petit pays, dirigé par un très petit homme. Nous méritons d'être ce que nous sommes devenus. C'est à dire rien. Rien du tout. Un peuple fatigué et arrogant. Oublieux. Sans reconnaissance. Notre monde s'est effondré. Notre culture est calcinée.....Nous sommes passés, en l'espace de cinquante ans à peine, du mètre quatre-vingt-treize du Général de Gaulle aux ridicules 1670 millimètre de l'actuel résident du Faubourg Saint-Honoré. J'exige une minute de silence."

 

Extrait cynique :

"C'est agréable les imbéciles... ils sont toujours heureux. Ce sont des leçons de bonheur. Ils nous appaisent. En leur compagnie, on n'est pas obligé de penser, ni de réfléchir.... On devrait toujours avoir un imbécile avec soi. Il devrait être remboursé par la Sécurité Sociale..... L'imbécile donne de l'espoir. C'est sa mission sur terre. C'est d'ailleurs pour cela que dans bien des pays progressistes et démocrates, nous en élisons un à la tête de l'Etat."

 

Extrait touchant :

" Je n'ai plus rien. Je n'ai plus que mes mots et encore, souvent, je n'ai pas les bons. Je prends ceux qui traînent. Ce ne sont pas les miens. Ce sont ceux des autres. Ceux que je trouve à droite à gauche, dans les cafés, sur les murs, sur les tables, à la radio....... J'emprunte. Je n'ai pas de parole. Rien ne m'appartient..... Rien n'a été pensé par moi, créé par moi. Je suis tellement perméable.... C'est dur de n'avoir que sa vie quand elle est vide de tout, mais coupante comme un éclat de verre."

 

 

L'avis de Midola

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Novembre 2010

Vous connaissez tous l'acteur.  C'est à l'écrivain et à l'homme que je me suis intéressée. D'ailleurs, son actualité est littéraire, puisque Richard Bohringher a sorti en septembre un nouveau livre : Traîne pas trop sous la pluie", que j'ai chroniqué ICI. Ce livre m'a bien plu, m'a bouleversée et j'ai voulu en savoir plus, développer quelques sujets avec l'auteur.

 

Alors, via Gilles Paris, son attaché de presse, j'ai demandé une interview par internet, comme je fais d'habitude. Richard Bohringer est d'accord mais par téléphone. Je me jette à l'eau et j'accepte. On verra bien ! RDV est pris pour lundi 17H.

Je suis morte de trouille, je n'ai jamais fait ça. Heureusement, Liza de Biblizavient à mon secours et m'informe qu'il existe un logiciel qui permet d'enregistrer des conversations sur PC. Je télécharge ce logiciel, m'entraîne, fais des essais. Me voici à peu près au point logistiquement !

 

Lundi 16H50 : je tourne comme un lion en cage chez moi, j'ai relu dix fois mes questions, j'en suis à mon 3ème carré de chocolat. Trop peur qu'avec le stress, mes troubles du langage réapparaissent.

 

Lundi 17H00, je compose le numéro de portable 06... (Nan, vous l'aurez pô )

Et voilà ce que cela a donné : (en bleu, c'est moi, en orange, c'est Richard Bohringer)

 

 

 

1/ Vous écrivez dans votre livre " Faut que je grimpe cette putain de montagne et que je devienne l'homme que je veux être". A quoi ressemble -t-il votre Richard Bohringer idéal ?

RB : Ahah.... Il ressemble à quoi... A quoi voudrait on ressembler ? Bah... Euh.. A mieux, à mieux. Mais ça n'a rien à voir avec l'orgueil, justement, c'est le contraire de l'orgueil.

G : Et comment fait on pour être mieux ?

RB : Ah ben je pourrais vous reverser la question, j'en sais rien moi.

G : Je n'ai pas la solution non plus, je pensais que vous l'aviez !

RB : Non non, je n'ai pas la réponse à ce genre de question. Disons qu'il y a certainement des gens qui ont la grâce naturelle d'être au dessus de la ligne de flottaison. Oui, je pense qu'il faut tendre à avoir la tête au dessus de l'eau, oui, quand même.

G : Et comment sait on si l'on est devenu l'homme qu'on voulait devenir ?

RB : C'est conséquent, et puis c'est injuste parce qu'il y a des choses sur lesquelles la nature humaine individuelle est comme elle est alors... Il faut tenter de pas trop plonger, de garder la tête droite. Enfin, c'est compliqué. Question compliquée et donc réponse un peu à la mord moi le noeud par ce que c'est très compliqué.

 

 

2/ Vous écrivez : " Fièvre, je veux que tu m'emmènes là où mon rêve sera compris".  Quel est donc ce fameux rêve ?

RB : Ah ben ça aussi c'est une question difficile apparentée à la question d'avant. C'est à dire que l'on n'est jamais aussi bien qu'on le voudrait et on n'est jamais aussi moche qu'on le dirait quoi. Donc euh... Trouver ce rêve d'humain, oui c'est dans l'endroit de la compréhension.

 

 

3/ Vous avez écrit "J'ai vécu mille vies". Laquelle fut la plus forte ? Et quelle est celle dont vous vous seriez bien passé ?

RB : Celle où j'ai fait du mal aux autres.

G : Et la plus forte, la plus belle ?

RB : Celle où j'ai fait du bien aux autres.

 

 

4/ Vous dites que vous trouvez les mots "généreux". Mais sont ils toujours suffisants ? En vous relisant, vous arrive-t-il de vous dire "non, ces mots ne sont pas encore assez forts ?"

RB : Oh oui, des fois, c'est la question fondamentale. Oui, c'est tout le temps, bien sûr, évidemment.

G : Et comment fait on quand le mot n'est pas assez fort ?

RB : Ben, on le garde quand même, on cherche jusqu'au bout et puis si c'est celui là qui reste, et bien il restera.

 

 

5/ Il y a 20 ans, dans "c'est beau une ville la nuit" vous écriviez "Vie je te veux, je t'ai toujours voulu, je n'ai jamais eu le mode d'emploi". Depuis, vous l'avez trouvé ? Il est écrit en Français limpide ou en Suédois sous-titré en Coréen ?

RB : Ahah ! Il est multiracial, muti- éthnique, multi linguiste ! Mais pas trouvé encore !

G : Et vous le cherchez toujours j'imagine ?

RB : Oui oui, on dirait bien.

G : Et est-ce que la valise est plus légère qu'avant ?

RB : Euh..... Non, elle est lourde, elle est lourde. Ouais ouais.

 

 

6/ En lisant votre livre, j'ai eu la sensation de lire les mots d'un grand photographe. L'êtes-vous ? Un livre de photos "le monde de et par Bohringer" est il envisageable ?

RB : J'y ai déjà pensé.

G : Et le projet est pour quand ?

RB : Je ne sais pas, mais j'y ai déjà pensé, parce que j'ai fait beaucoup de photo à l'Instamatic et des appareils jetables. Ils ne peuvent pas traiter de tous les sujets ces appareils. Mais il y en a des pas mal. Et de temps en temps, l'Instamaticfait de forts belles surprises. Et j'avais envie, effectivement à un moment, de classer toutes ces photos et d'en faire un album de photos jetables quoi.

 

 

7/ Pour vous, c'est l'Afrique. Est-ce que cela aurait pu être l'Asie ?

RB : Oui

G : Qu'est-ce que cela aurait changé dans votre vie ?

RB : Ah, ça, je n'en sais rien !

G : Ces deux continents ont une mentalité différente

RB : A oui, totalement.J'ai pas voyagé tant que ça en Asie.

G : Et c'est vous qui avez choisi l'Afrique ou c'est elle qui vous a choisi ?

RB : Euh. J'crois que ça c'est fait comme ça quoi. C'est mo. C'est moi.

G : Et ça continue ?

RB : Oh oui ! Mais l'Asie, je connais très peu l'Asie. Je connais un peu Pondichéry, un peu Maddras, un peu l'Océan Indien. Donc on est aux portes de l'Asie, on est face à l'Asie. Mais bon voilà, j'ai eu un grand choc attention. C'est bouleversant.

G : En Asie, on trouve la philosophie bouddhiste. Est-ce que quand on cherche à être mieux, ça ne peut pas être intéressant toute cette philosophie là ?

RB : Par rapport à ça, je suis toujours très précautionneux. Je pense que certaines choses appartiennent au peuple dont elles sont issues. Vraiment. On essaie de la faire sur la terre où l'on est né. Enfin, c'est une impression.Je n'affirme pas. C'est pour ça aussi que l'Afrique restera quelque chose... avec le même sentiment. Mais c'est pas Africa c'est tout quoi. Même si tu as de l'amour ! Tout ça, c'est pas Africa. Mais ce n'est pas désobligeant. C'est comme ça, c'est que les terres sont si fortes, si puissantes qu'il faut être enfanté par ces terres pour complètement les habiter.

 

 

8/ Vous êtes un grand voyageur. Vous arrive-t-il d'être encore ce touriste "qui empêche de voir"  ?

RB : Non, je ne pense pas ça.

G : Une fois que l'on est voyageur, on ne devient plus jamais touriste ?

RB : Si ! Si ! On ne va pas avoir la vanité perpétuelle. Ca veut dire que qui met les mots qu'il veut à celui qui s'arrange, celui qui récompense son orgueil ou sa vanité. Mais en fin de compte, on visite. Alors on visite avec plus ou moins d'acuité, plus ou moins de respect, plus ou moins de profondeur. Mais on visite quoi. On aura toujours au fond de sa poche le billet de retour si la vie est trop difficile.

 

 

9/ Vous dites que vous ne savez pas écrire des livres à la 3ème personne du singulier. Si vous aviez su, quel est l'auteur que vous auriez aimé être ?

RB : Jack London.

G : Et avec des titres en particulier ?

RB : Oh, presque tous : Martin Eden, Carnet du trimard, L'appel de la forêt, Le vagabond des étoiles...

 

 

10/ Quel genre de lecteur êtes vous ?

RB : De hasard.

G : Vous les choisissez comment vos livres ?

RB : Oh, à l'instinct.

 

 

11/ Vous dites "Cher lecteur, ce livre est dans la liste des contes cabossés. On sort d'une période où il y a eu beaucoup de liste ( prix littéraires)... Aimeriez vous être sur la liste d'un grand prix littéraire ou est-ce que vous vous en fichez ?

RB : Ben, c'est pas le fait de ne pas être sur les listes qui m'emmerde quand je suis de mauvaise humeur. Non, c'est pas ça. C'est le fait que je trouve qu'il y a beaucoup plus de lecteurs ou des gens comme vous qui reconnaissent cette écriture que de gens dont c'est le métier quoi . Voilà.

G : Et vous suivez la rentrée littéraire à la télé, dans la presse... ?

RB : Je suis content que Houellebecq leur ait fait un gros pied de nez, ça me fait assez plaisir oui.

G : Et si ça avait été Virginie, ça aurait été bien aussi ?

RB : Oui, je pense aussi. Bien sûr, bien sûr. Ca aurait été un gros pied de nez aussi, voire un plus grand encore !

 

 

12/ Une mauvaise critique de votre livre, ça vous blesse ou, le coeur léger, vous vous dites qu'on ne peut pas plaire à tout le monde ?

RB : Ca dépend des jours. Y'a des jours où je me dis "ouais, je ne peux pas plaire à tout le monde" et il y a des jours où ça me fait de la peine.

 

 

13/ Vous écrivez "Ecrire, c'est attendre la vie." Finir et clôturer un livre, c'est avoir retrouver la vie alors, ou est-ce que ce n'est pas si simple que ça et que c'est un trop gros raccourci ?

RB : Ah c'est un trop gros raccourci.

G : Remarque, a-t-on jamais fini d'écrire ?

RB : Voilà, voilà. C'est ça, on a jamais fini d'écrire.

G : Là, vous êtes déjà sur autre chose ?

RB : Oui oui, là, je suis sur un livre depuis le mois de juin, un gros livre je crois. Sur les anciens territoires et les nouveaux territoires.

G : Et est-ce que tout ce que vous écrivez est publié ou est-ce que vous écrivez pour vous ?

RB : Oh non, tout est publié.

 

 

14/ Vous écrivez : "Richard a les clés du trésor de l'âme de Bohringer. Quel est donc ce fameux trésor Monsieur Bohringer ?

RB : L'enthousiasme !

 

 

15/ Dans votre livre, vous vous adressez à votre lecteur que vous voyez, que vous tutoyez. Dans votre esprit, à quoi ressemble votre lecteur ?

RB : Hah !(le fameux ha de Richard Bohringer, avec un H aspiré !!!)

G : Ca peut être au féminin aussi, le preuve !

RB : Oui oui, donc euh... voilà ! Pas de visage précis.

 

 

16/ On a tous un petit coin de paradis sur terre. Le votre, à quoi ressemble t-il ? Et où est il ? (Pas besoin des coordonnées GPS !)

RB : Ah... J'aime la montagne ! J'aime le spectacle de la montagne en toutes saisons.

G : Je suis surprise, je m'attendais plus a un paysage africain.

RB : ben justement, j'ai fait exprès de sortir un peu de ça. Je voulais donner quelque chose de plus proche. J'aime la neige, j'aime le printemps, j'aime les fruits qui sont donnés par la nature, j'aime l'odeur de la montagne. Voilà !

 

 

17/ Quelle serait la question que vous aimeriez hurler au monde ?

RB : Pourquoi ?!

 

 

18/ Vous passez souvent pour un homme en colère et vous vous dites "désespéré et pas joyeux". Qu'est-ce qui consolerait définitivement et radicalement l'homme que vous êtes ?

RB : Ahah(rire). J'en sais rien.

 

 

19/ Vous êtes en quête de romanesque. Pourtant, votre vie est déjà bien romanesque. La preuve, des parties de votre vie figurent dans vos romans. Votre propre dimension romanesque ne vous suffit pas ?

RB : Elle suffit jamais. Justement c'est le fondement même du romanesque !

G : C'est de vouloir toujours aller plus loin, plus fort et plus haut ?

RB : Oh oui !

 

 

20/ Est-ce qu'il y a une question que vous auriez aimé que je vous pose ?

RB : Ben elles sont pas mal celles que vous avez posées.

G : Est-ce qu'il y a une question que vous auriez aimé que je ne vous pose pas ?

RB : Euh non, je les ai toutes trouvées tout à fait intéressantes.

 

 

21/ Vous avez joué sur scène votre dernier livre à Paris. Est-ce que des dates en province, et notamment sur Rennes, sont envisageables ?

RB : Oui, bien sûr. Oui. Mais ce n'est pas encore prévu.

 

 

22/ Vous écrivez "Barrons nous, je t'emmène. Si nos chagrins nous suivent, nous irons plus loin". Jusqu'où faut il aller pour échapper à ses chagrins.

RB : Euh... Impossible ! C'est le malentendu de tout le monde ça, de penser qu'on part sans ses valises. On part forcément avec ses valises. Et on revient avec.

 

 

23/ Vous écrivez que comprendre est une ambition mortelle. En tant que lectrice, j'en déduis que c'est parce que c'est une démarche veine et que même si on l'atteint, on réalise que c'est insupportable. Ma déduction est elle bonne ?

RB : Ben, il dépendra du jour, il dépendra de l'état, tout dépend toujours de l'état des lieux au moment où, voilà !

Il n'y a pas d'uniformité, c'est pas scolaire la vie. L'instant n'est pas répertorié. On pourrait le même dans une colonne avec un titre, alors qu'il pourrait être dans une autre colonne avec un autre titre. Rien n'est en place tout de même.

 

 

24/ J'ai une petite blaguounettepour la route, une petite blague que vous devez connaître : Savez vous quel est le pont le plus léger du monde ?

RB : Et bien non !

G : Le pont Faidherbe à St Louis du Sénégal.

RB : Ah ben non, je ne savais !

G : Vous ne la connaissiez pas ? Je suis contente de vous l'appendre alors !

RB : Merci Mam'zelle !

 

 

 

 

41 MERCI

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 11 Novembre 2010

Synopsis : Paul Exben a tout pour être heureux : une belle situation professionnelle, une femme et deux enfants magnifiques. Sauf que cette vie n'est pas celle dont il rêvait. Un coup de folie va faire basculer son existence, l'amenant à endosser une nouvelle identité qui va lui permettre de vivre sa vie.

 

 

 

Thriller avec Romain Duris, Marina Foïs, Catherine Deneuve, Niels Arestrup

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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Mon humble avis : Ce film est la libre adaptation du roman éponyme du célèbre romancier Douglas Kennedy, lui même ravi de cette adaptation. Pour information, je n'ai pas lu ce livre.

J'ai passé un bon moment, j'ai aimé ce que je voyais, j'étais prise dans l'histoire. C'est bien filmé, très bien joué je trouve et certains paysages du Monténégro sont à couper le souffle.

La tension monte, le piège finira bien par se refermer. On attend donc, un peu comme le personnage, que l'engrenage se remette en route. On guette et on soupçonne un peu tout et tout le monde. Ca vient bien sûr, mais pas si fort, pas si violemment qu'on l'imaginait. Et puis paf, c'est la fin. Avec les copines, on s'est regardé, interrogatives ? C'est vraiment la fin ? Mais il manque au moins une demi heure de film là pour bien faire.

Une d'entre nous a lu le livre... et effectivement, d'après elle, il manque l'essentiel du livre, l'aspect psychologique de l'usurpation d'identité. C'est vrai que pour moi, le film s'attache plus à l'aspect pratique du sujet. Et surtout, il manque THE rebondissement qui fait la grandeur et la folie du livre...

C'est un bon film tout de même, agréable et captivant, mais qui aurait mérité d'être un peu plus approfondi. Il ravira je pense ce qui n'ont pas lu le livre. Quant  aux lecteurs...

Quoiqu'il en soit, soyez attentifs, Douglas kennedy apparaît à un moment, un peu comme Harlan Coben était apparu dans le "Ne le dis à personne" de Canet.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Novembre 2010

C'est dernier temps, la blogo était occupée avec la rentrée littéraire, les prix... On en avait oublié qu'il existait des tags !

C'est la miss Sandrine qui est venue me chercher cette fois ci. Elle m'a trouvée, voici donc mes réponses.

 

Rien de bien compliqué, il suffit de cité les 15 premiers auteurs qui vous viennent à l'esprit :

 

 

1/ Enid Blyton est à l'origine de tout. Mais si... Vous voyez bien qui c'est !

 

2/ Agatha Christie

 

3/ Guy de Maupassant

 

4/ John Grisham

 

5/ Amélie Nothomb

 

6/ Harlan Coben

 

7/ Françoise Sagan

 

8/ Boris Vian

 

9/ Maud Letthielleux

 

10/ Thierry Cohen

 

11/ Delphine de Vigan

 

12/ Dan Brown, pour le Da vinci Code, le modèle du genre

 

13/ Jeanne Benameur

 

14/ Olivier Adam

 

15/ R.J Ellory

 

 

16 / Je m'en octroye un 16ème, Nicolas Ancion, le premier a avoir accepté une de mes interviews.

 

 

 

Voilà, c'est une liste non exhaustive, qui n'est pas forcément dans un ordre de préférence. Mais ces auteurs ont compté pour moi ou comptent encore. Et bien sûr, ils ne sont pas seuls... Il manque dans cette liste Kundera, G.M Marquez, Barjavel, EE.Schmitt, Orsenna... bon, ok, j'arrête, je joue le jeu !

 

 

Je propose l'autotag ! Que celui ou celle qui veut y réponde !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 9 Novembre 2010

BD - Editions Vents d'Ouest - 71 pages - 10,40 €

 

 

Le sujet : un "Guide au féminin" pour rendre parfait l'homme de votre vie. D'accord, il y a du boulot, mais voici la méthode. A vous de voir si cela fonctionne.

 

 

Scénario : Goupil & Douyé

Dessins / couleurs : Laetitia Aynié

 

 

Tentation : La blogo et chez les filles

Fournisseur : Chez les filles, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

       

 

Mon humble avis : chacun(e) sait que le prince charmant est un mythe.... Néanmoins, on aimerait que notre "Jules" s'en approche le plus possible. Comment faire pour qu'il n'oublie pas la St Valentin, pour qu'il range ses chaussettes et vous prépare à dîner.

Cette BD vous apporte la solution avec humour, dérision et grosse part de vérité... où nul n'est parfait.

Un chapitre vous propose d'abord d'étudier et de comprendre le fonctionnement de l'homme. Dans un autre chapitre, vous entamez la période de dressage, où il faudra faire preuve de patience. Ensuite, viennent les exercices pratiques. Enfin, la conclusion. On constate les progrès ou l'échec et le pourquoi de tout cela... Et si nous, les filles, avions pou devions aussi changé ?

C'est drôle, j'ai souri sur plus d'une planche. C'est dynamique. Les pages se tournent toutes seules, au début. Et puis on réalise que finalement, cette oeuvre n'apprend rien de vraiment nouveau et que l'on en connaît déjà un rayon...

J'ai aimé les bulles bien remplies, avec humour, réalisme. Les situations sont bien vite rendues. Par contre, le trait de crayon m'a moins convaincu, malgré les jolies couleurs de filleassez rose bonbon.  Effectivement, dans cette BD, les deux tourtereaux ont des traits, une bouche et un regard dur qui ne me les a pas rendus sympatiques ni mignons.

Et puis pour l'étude et la mise en pratique, quand l'homme parfait ou imparfait se conjuge au futur conditionnel, pas évident de se dire "J'essaie ça demain" où, "c'est comme le mien "!!!  Le tome et guide à venir "Je cherche le grand amour" me concernera peut-être un peu plus !

En attendant, c'est divertissant, globalement bien fait et ce n'est pas bien méchant. Pour celles et ceux qui ne lisent pas de livre parce que.... et bien cette BD résume assez le sujet de : les hommes viennent de mars, les femmes de vénus. C'est un peu la même chose mais en images et simplifié ! Que les ligues des droits de l'homme et de la femme ne partent pas en croisade pour discrimination etc... C'est pour rire ! Même si c'est vrai !

 

 

Merci à Chezlesfilles

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 7 Novembre 2010

Roman (??) - Editions Flammarion - 170 pages - 15 €

 

 

 

Parution Septembre 2010

 

Rentrée littéraire 2010

 

 

Résumé : L'auteur est hospitalisé, hépatite C. Le corps et l'esprit malmenés, il décide d'ouvrir les portes de son imaginaire. Il rencontre un mystérieux Grand Singe, remonte le cours de sa mémoire, revoit son enfance, sa mère, ses voyages en Afrique, le souvenir chaleureux des amis disparus comme le peintre et cinéaste Charles Matton ou Philippe Léotard...

 

 

 

Tentateur ! L'auteur lui même, un passage TV et Gilles Paris

Fournisseur : Gilles Paris et Flammarion, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :  Bohringber, c'est une voix, un coeur grand comme ça, une gueule, (souvent grande), et un style : écorché vif, en colère et plein d'émotions. Bohringer est un cabossé de la vie et il écrit pour ses compagnons de la cabosse. Et pour ça, il pioche dans sa caboche des mots, des phrases, des souvenirs, des images. C'est curieux, en lisant ce livre, je me suis dit : je suis sûre que Bohringer est un bon photographe, qu'il sait capter l'essentiel d'un tout et l'immense de l'infiniment petit et tout remettre à la dimension du coeur, de l'esprit et de l'émotionnel de son lecteur. Il n'y a que Bohringer pour transformer un lit d'hôpital en voilier ! La marée, c'est la fièvre. Elle monte, elle descend. Y'a des courants aussi, le moral qui est bon ou pas. Et bien sûr, pour gonfler la voile, il faut du vent. Le vent, c'est l'envie et les autres, l'infirmière, le docteur. Et Richard Bohringer nous embarque sur son bateau. On part pour un voyage dans les souvenirs, dans les joies, les ratés, les fiertés, les peines, la douleur, la souffrance, l'urgence d'écrire, les adieux, l'imaginaire. On rencontre des gens aussi : sa mère, sa grand mère, son compagnon de chambré Petit Louis, et tous les potes qui ne sont plus là... On va en Colombie et l'on revient au Portugal, mais l'Afrique n'est jamais loin. On se rappelle, on regrette, on espère. On ne cache rien, ni l'alcool ni la came et leurs brûlures. On maudit les pilules qui volent la vie. On constate ce que l'on est et ce que l'on n'est pas devenu, ce que l'on sait écrire et ce que l'on ne sait pas. Et puis, l'ombre du Grand Singe plane toujours....  On est toujours en bateau. On suit la plume et l'âme qui la guide. On monte très haut au pays des rêves, on descend très bas dans la souffrance innommable, parce que c'est ainsi. Parfois, on lâche aussi, parce que la fièvre de l'auteur est trop forte et que cette phrase, et bien, elle nous échappe. Peut-être pas écrite pour nous, mais pour l'autre, qui délire plus, et qui la saisira.

 L'écriture est d'une force incroyable. Autant de sensibilité, cela ébranle. L'émotion est portée par une poésie très soignée, une maîtrise de la métaphore et l'instant d'après par quelques mots ou situations crus. Bohringer, son détour, sa promenade, c'est la poésie. Le reste, c'est direct. Ca  plaît ou ça déplaît. Moi, ça m'a beaucoup plus, je n'ai pas lâché mon crayon pour faire mes croix dans la marge. Faut dire, je suis sur le même bateau que l'auteur depuis un petit moment. Ces pensées, ce vécu, ça me connaît et c'est bien de savoir que l'on est pas seul. Je ne saurais pas les écrire, mais les mots, à fleur de peau, de Bohringer, je les ai lu, je les ai écouté, je les ai laissé entrer. J'avoue, j'ai un terrain prédisposé et j'ai toujours aimé le bonhomme. A vous de voir. Y'avait Gainsbourg et Gainsbarre, Renaud et Mister Renard... Il y a Richard et Bohringer. Un style unique, que l'on ne retrouve chez personne.

 

"Je devrais haïr l'écriture qui m'a rendu quêteur, inventeur de nouvelle vie."

 

"Nous sommes des failles petites ou grandes. Toutes et tous ! C'est le courage qui fait la différence. Il ne faut pas lui couper les ailes ! Je vous le dis à vous aussi cher lecteur, lectrice. Rien n'est facile un jour ou l'autre pour personne. Et des milliers de pages ne suffiraient pas à décrire le tourment. La terre tremble et engloutit par centaines de milliers d'humains. Il faut alors pousser des fleurs sur sa merde . Entr'ouvrir la fenêtre.... Y'en a marre de ce mauvais temps ! Faut me remettre de la peinture aux ailes."

 

 

L'avis d'Yv et de Catherine

 

 

 

  Et demain, si tout va bien, à 17h, j'ai un Rendez vous téléphonique avec Monsieur Bohringer !!! Croisez les doigts pour moi, envoyez moi vous bonnes ondes, faites moi un massage pour me destresser....

 

 

 

 

 

Defis 2% de la rentrée littéraire : 12/14

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Novembre 2010

Synopsis : Jack est un tueur à gages habile et expérimenté. Toujours en alerte, il n’a aucune attache. Quand une mission tourne mal et lui coûte la vie de la femme qu’il aime, il se fait la promesse que son prochain contrat sera le dernier.
Cette ultime mission le conduit dans un pittoresque village italien niché dans de hautes collines. Mais pour Jack, chaque lieu peut se révéler un piège et chaque personne une menace. Toutefois, il prend goût aux confidences échangées autour d’un armagnac avec le prêtre du village, et se laisse entraîner dans une liaison avec une belle Italienne. Mais en baissant la garde, Jack prend peut-être des risques.

 

 

Thriller avev George Clooney, Bruce Altman, Thekla Reuten

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis : D'abord il y a George !!! Ah George, celui qui déplace les foules féminines (euh,la foule, c'est moi en tout cas !). what else ? Quelques vues pittoresques sur des non moins pittoresques villages italiens. What else ? Plus rien. Vous pouvez dormir (comme ma voisine). Demandez juste à ce qu'on vous réveille dix minutes avant la fin. Un film qui ne semble pas plus terminé que réellement commencé, qui veut se donner un genre un peu rétro... Y'aurait peut-être fallu que George porte un borsalino...  Tout ce qui aurait pu être creusé et intéressant est recouvert par un aspect minimaliste frustrant. Pour profiter du charme ravageur de George, nul besoin de dépenser 5 € ou plus. Regardez la bande annonce (sacrément mensongère soit dit en passant) en boucle, cela suffira. En plus, elle a l'avantage d'être bien plus intéressante que le film et bien moins longue. Bon, vous l'aurez compris, je n'ai vraiment pas aimé ce film. Dommage, j'avais besoin de distraction et d'action. C'est raté et bâclé, cousu de fil blanc et de clichés. George ne serait il plus bon qu'à vendre un certain café ?

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 3 Novembre 2010

Roman - Albin Michel - 168 pages - 15 €

 

 

Rentrée littéraire 2010

 

 

Résumé : "Ce matin là, je reçus une lettre d'un genre nouveau", ou comment l'auteur se retrouve emportée dans une correspondance avec un soldat américain, obèse, posté en Irak.

 

 

 

 

Tentateur : Pas de besoin, Nothomb, c'est incontournable pour moi

Fournisseur : La bibliothèque

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai adoré ce livre savouré tout doucement, sur trois jours, là où la plupart des gens le lisent en 3 heures. Et quel régal ! Toujours aussi décalé, toujours aussi hors norme. J'y ai retrouvé mon écrivain favorite qui m'embarque dans un univers bien à elle, tout à fait incongru. (car j'avoue que certaines de ses dernières oeuvres m'avaient déçue).

Certains voient dans ce livre du nombrilisme... Que nenni ! J'y vois et j'y retrouve une Amélie débordante d'humour, fraiche, enthousiaste et surtout, apte à ce moquer d'elle même ! Que, d'autodérision ! Avec son style qui n'appartient qu'à elle, Amélie Nothomb m'a fait rire de bon coeur.

Deux thèmes principaux dans ce livre, prétextes à en évoquer une multitude d'autres (comme les relations aux autres, les relations avec une célébrité, l'importance de l'aspect physique...) : Les dégâts de la guerre en Irak sur le corps d'un américain, où comment le corps devient un langage.

Les relations épistolaires... Ici, c'est la narratrice, donc Amélie Nothomb qui entretient une correspondance avec un soldat américain basé en Irak. Celui-ci a pris 130 kg sur le sol Irakien. Pourquoi ? Comment ? Amélie Nothomb en profite donc pour évoquer le courrier de ses lecteurs et les suites qu'elle en donne. Elle est réputée pour répondre à son courrier (je l'atteste, voir bas). C'est délicieux et parfois attérant de voir ce qu'un lecteur peut attendre d'un auteur. Amélie Nothomb expose sa vision des choses et s'interroge sur celle des autres. Et forcément, elle nous invite à nous questionner aussi. Belle leçon de surf aussi ! On ne sait jamais au fil des pages si nous sommes dans le creux de la vague romanesque ou sur la cime de la réalité. Aucune certitude, c'est génial ! Quoiqu'il en soit, tout est toujours dit avec les mots justes. Oui, dans ce livre, chaque phrase, chaque mot fait mouche. Je voudrais ajouter à ce billet mes passages préférés... il me faudrait recopier le livre.... jusqu'au dénouement purement Nothombien !!! Il n'y a qu'Amélie Nothomb pour trouver, raconter et faire croire à des histoires pareilles !Amélie is back, vivement l'année prochaine !

 

 

 

 

 

Et figurez vous que ce matin là, je reçus un appel d'un genre nouveau... ou interview exclusive d'Amélie Nothomb

 

1pourcent2010

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 1 Novembre 2010

La plupart d'entre vous trouveront ce billet très incongrus sur ce blog... En fait, c'est un clin d'oeil à Keisha et AGFE... Mais il comblera les lacunes culturelles de chaque curieuse ou curieux !

 

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En ce 11ème jour du mois de Fructidor de l'an de grâce 2010.

Keisha, AGFE et moi nous promenons de par les bois, à quelques lieues d'un village, lui même à quelques encablures de la capitale du fromage de chèvre, la ville de Selles sur cher, véritable hub régional du Loire et Cher.

 

Nous avons assister à une véritable invasion de cet animal

 

 

 

 

  

La limace. Moche, gluante, lente, pas du tout en tenue de camoufflage... Et là, nous nous sommes demandé pourquoi ?L'homme est sur terre pour la détruire mais la limace ? A quoi sert une limace dans notre chaine alimentaire ? Comment vit elle ?

Vous n'en savez rien, nous non plus.

Alors voilà, bas les masques Max la Limace...

  

Dixit Wikipédia...

 

Limace est un nom vernaculaire ambigu désignant en français certains gastéropodes sans coquille externe. Les limaces mesurent de 1 à 15 cm. Comme les autres gastéropodes, elles ont quatre tentacules dont deux qui ont des yeux. Les autres sont utilisés pour capter les odeurs et sont sensibles aux goûts. Elles peuvent être phytophages ou carnivores.

Les plus grandes limaces sont aussi appelées des loches. (ça tombe bien, le lendemain, nous allions à Loches pour la forêt des livres !)

La limace est un animal à sang froid, essentiellement nocturne ou qui n'est actif que par temps très humide. Son activité varie beaucoup selon les périodes de l'année, la température et l'humidité. (effectivement, nous étions dans le loire et cher !)

 

La vie des limaces : Le cycle de vie des limaces, tout comme leur densité de population, la vitesse de leur reproduction et leur croissance sont conditionnés par les conditions climatiques, la lumière et la nourriture disponible. Les hivers doux favorisent le taux de survie des œufs, des jeunes limaces et leur développement. Les hivers secs et froids peuvent induire une diminution des populations vivant sur une parcelle. A - 3°, Max la Limace meurt. Paix à son âme !

Les limaces ont une nourriture variée, le plus souvent composée de tissus végétaux mais elles peuvent aussi consommer des champignons et des déchets animaux.

Une limace peut ne pas manger durant plusieurs jours et ingérer jusqu'à l'équivalent de la moitié de son poids en une seule nuit.

 La reproduction des limaces : Comme l'escargot, la limace est hermaphrodite, c’est-à-dire qu'un même individu est tantôt mâle et tantôt femelle. Les organes mâles sont d'abord activés, puis c'est au tour des organes femelles. Le déclenchement de ces deux phases de l'activité sexuelle est régulée par un système hormonal.

La femelle pond les œufs entre quelques jours et plusieurs semaines après l'accouplement selon l'espèce. Une limace peut pondre entre 100 et 500 œufs en paquets de 10 à 50. Elle les dépose dans un trou creusé dans la terre ou sous un abri. Les œufs sont sphériques, jaunes blanchâtres ou transparents.

 

Le déplacement : Les limaces se déplacent peu. Elles peuvent parcourir en conditions optimales entre 4 et 7 m quotidiennement pour la limace grise, 2 et 3 m pour la limace noire. Lorsqu'elles se situent dans une parcelle où la végétation est abondante, les limaces ne se dispersent pas de plus de 50 cm par jour.

Elles repèrent leur nourriture grâce à leurs organes olfactifs et à des papilles gustatives.

 

L'utilité de la limace : La limace est un facteur important au développement de fruits (fruit rouges : fraises, framboises…). La limace, en préparant l'activité de la terre, est un élément qui rend les fraises parfumées. Sans l'activité des limaces, les fraises n'auraient ni sucre, ni fibres, ni vitamines.

 

Les dangers qui guettent Max la Limace : Les limaces possèdent de nombreux prédateurs :

  • de nombreux insectes dont les carabes , l'escargot de Bourgogne (qui mange les œufs), le ver luisant et ses larves, les chilopodes, Ischyropsalididae (c'est un faucheux, mangé surtout des escargots), 
  • la plupart des oiseaux,
  • des mammifères tels que les taupes, les hérissons les musaraignes, les rats et les blaireaux,
  • les crapauds, les grenouilles, les orvets et les lézards, mais ils n'éliminent jamais la totalité des limaces.

 

 

Et voilà, vous savez tout ou presque pour vous promener en toute sécurité dans les sous bois et avec en total harmonie avec Max la Limace !

 

Allez, un  petit sourire pour la route :  

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 30 Octobre 2010

Synopsis : A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les "petits mouchoirs" qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.

 

 

 

 

Avec Marion Cotillard, François Cluzet, Benoît Magimel, Gilles Lellouche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

 

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Mon humble avis : Alors, ces Petits Mouchoirs ? Ils vous mènent du rire aux larmes mais vous gardent toujours sur le fil de l'émotion. En effet, on rit beaucoup, aux éclats, mais on n'est pas dupes. Car on sent bien que les personnages qui provoquent notre hilarité, et bien ils aimeraient pouvoir pleurer.

Une bande d'amis trentenaires - quadra part comme tous les ans en vacances au Cap Ferret. Mais cette année, il manque Bruno, cloué sur un lit d'hôpital après un brutal accident de scooter. C'est donc un film de potes sur une bande de potes. Il n'est pas toujours aisé d'être amis. Il faut supporter les obsessions et les manies des autres. Et puis, pas toujours facile d'écouter l'autre autant qu'il vous écoute, ou juste de se faire entendre quand chacun ne voit que son horizon et son petit mouchoir.

Il y a donc dans ce film galerie de personnages qui, même s'ils se le cachent, partagent tous un point commun : ils fuient et nient leur propre réalité. Ils sont abîmes et étouffent sous leurs petits mouchoirs. Ils n'y arrivent pas, ils n'y arrivent plus. Il y a celui qui pense y être arrivé dans la vie comme en amour et qui ne supporte plus le poids de tout cela. Le burn out n'est pas loin. Il y a le boulet qui pense qu'il n'y arrivera jamais mais qui garde toujours espoir, le flambeur, dragueur qui est en fait brûlé sur plusieurs degrés, celle qui n'y arrive pas avec les hommes et qui fuit et enfin, celui qui pensait y être arrivé et qui doute que ce soit la bonne gare.

Tous ces personnages sont bouleversants à leur manière et excessivement bien interprêtés. Pour ma part, je j'attribue une mention spéciale à Gilles Lellouche que je découvre réellement avec ce film. Merci aussi à Guillaume de nous rendre la Marion qu'on aime ! La Française sans fard, pas l'américaine qui laisse jouer son bâton de rouge à lèvres Chanel ! Les dialogues sont délicieux  (voire cultissimes en devenir) et cyniques dans ce qu'ils taisent. La réalisation nous invite vraiment au plus près des personnages, et nous incite à nous intégrer dans cette bande, à devenir l'un d'eux, ou en tout cas, à nous projeter parmi eux. Ce qui est sûr, c'est que le réalisateur aime ses acteurs et qu'il les connaît bien. Comme le coin d'ailleurs... Le bassin d'Arcachon est décidemment très cinémagénique !

Vous irez voir ce film si vous êtes prêts à vous prendre une claque, à laisser libre cours à votre sensibilité, à faire une brêche dans votre mur, à regarder sous vos propres petits mouchoirs. A vous les avouer déjà à vous même. Ce qui est un grand pas. Un film que l'on va voir pour la sensabilité qu'il dégage et qu'il réveille en nous. Et pour cela, n'oubliez pas vos mouchoirs. Franchement, l'émotion, tendresse, tristesse sont au rendez vous, à leur paroxisme même. Je suis sortie de ce film très émue, bouleversée. Tout est juste dans ce film, à part, je le reconnais, la scène de réconciliation entre Cluzet et Magimel qui sonne faux, qui aurait mérité plus de pudeur, de distance, de masculinité.

Comment, vous ne savez pas ce que c'est qu'un petit mouchoir ? Un petit mouchoir, ce sont les petits mensonges que l'on se fait à soi et aux autres pour éviter de se montrer ou de s'avouer tel que l'on est. On en a tous des petits mouchoirs. Moi, j'en ai tellement que j'en ai fait un patchwork bien cousu pour être sûr que rien ne dépasse entre deux. Guillaume Canet definit aussi Les petits mouchoirs comme le tapis sous lequel on cache la merdre jusqu'à ce que cela finisse par déborder. Et ca déborde chez moi, chez les personnages du film, un peu partout non ?

 

 

Sur le site http://www.lespetitsmouchoirs-lefilm.com/, une excellente interview de Guillaume Canet

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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