Publié le 22 Mars 2010

http://knuyas.files.wordpress.com/2009/12/9782260016939.gifRoman - Editions Pocket  - 246 pages - 6.56 €



Résumé : Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien... 









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Mon humble avis :   Ce roman est bouleversant et vous garde en apnée longtemps après votre lecture... Et encore, "bouleversant" me semble bien léger de sens pour décrire les sentiments qui furent les miens à chaque page tournée. Yasmina Khadra nous mène dans l'enfer indescriptible du conflit Israélo - Palestinien qui dure depuis plus de 60 ans, sans qu'aucune solution locale ou internationale ne soit trouvée. Ce conflit, ma génération l'a appris à l'école en quelques dates mémorables, et le suit de façon régulière devant son écran de télévision. Tiens, une "nouvelle" Intifada" nous annonce-t-on... je n'avais pas remarqué que la dernière avait cessé. Sur cette guerre, on a eu toutes le images que les médias nous ont montrées.
Mais dans ce roman d'une rare intelligence, Yasmina khadra y met des mots. Et quels mots ! Des mots qui troublent autant voire plus que les images qui défilent. Car les mots restent, vos yeux les lisent, les analyses. Ces mots prennent le temps d'atteindre votre coeur comme votre cerveau. Ils vous laissent le temps de vous les approprier, de les réfléchir, de les méditer.... Et là, vous êtes KO et chamboulés. Car L'attentat vous remue profondément, et chahute vos certitudes et vos convictions à chaque page... Yasmina Khadra donne la parole à un Palestinien naturalisé Israélien, qui ne vit cette guerre qu'en opérant les victimes des attentats, mais qui à l'origine, ne semble pas se poser plus de question que cela, jusqu'à ce qu'il apprenne que sa femme est la kamikaze de cet attentat. Les bonnes questions se posent alors pour notre chirurgien : comment peut on vivre des années avec quelqu'un sans savoir, ni remarquer l'essentiel. Il part donc à la recherche de la vérité, du jour où sa femme a basculé dans l'Islamisme. Il va alors se retrouver de l'autre côté du mur. Et là, l'auteur donne la parole aux palestiniens qui ont pris les armes. Et ce qui est terrible, c'est de se dire que les arguments de chaque camp ont autant de valeur, que ce conflit est une application de la loi du talion. On réalise alors que l'issue d'un tel conflit n'est pas pour demain hélas. Mais on comprend un peu mieux la vision de chacun, on est encore plus ému du sort du peuple palestinien. On comprend, mais on ne cautionne les actes d'aucun des belligérants. Car ne l'oublions pas, aucune cause ne vaudra jamais la mort d'un innocent.
Un roman extrêmement poignant et pour moi, un énorme coup de coeur.


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 21 Mars 2010

Le cardo maximus est l'ancienne voie royale qui constitue l'axe principale de la ville romaine. Il s'agit d'une rue pavé à portiques, construite au IIème siècle. Il était autrefois bordé de boutiques et de marchés.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tombeau de l'urne, avec ses grandes arches restaurées. Il fut jadis transformé en église byzantine au Vème siècle. De là haut, on jouit d'une magnifique vu sur le site de Pétra.




Un peu plus loin, des tombes, encore des tombes et... des dromadaires qui semblent prendre la pose pour ma photo !














Mais partons pour l'autre édifice incontournable de Pétra, le monastère. Pour y accéder, un chemin escarpé de 788 marches au creux de parois parfois fines comme de la dentelle. Trois quarts d'heure voire une heure de montée dans un canyon pitoresque. Possibilité de monter à dos d'ânes.






























Super, le temps se lève...

Plus que quelques marches et voilà que le monastère apparaîtra, ancré dans la roche, presque caché. Une belle récompense en tout cas, surtout si, comme aujourd'hui, il est soudain éclairé en après midi. Le monastère est un édifice de 45 mètres de haut et 50 mètres de larges, taillé dans le grès jaune de la montagne. Il n'est pas aussi fin que "Le trésor" mais son état de conservation et son cadre sauvage font de ce temple isolé l'un des plus impressionnants de Pétra. Il daterait du Ier siècle et aurait servi de refuges à des chrétiens des premiers temps, d'où son appellation de "monastère". Mais assez parlé, le voici, le voilà !   

                                                              



















































A 5mn à pied de là, de magnifiques points de vue nous montrent ceci :











Le wadi Araba et des montagnes grandioses. Au loin, le désert et Israeël, à une vingtaine de kilomètres. Mais il se fait tard, il nous faut redescendre. Une chance que le soleil se soit vraiment levé. Cela nous permet de tout revoir avec des couleurs différentes... extrait pour clore notre visite de Pétra, la ville rose.






                                  

                              

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages au Moyen Orient

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Publié le 19 Mars 2010

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Synopsis : Bérengère et Vincent se marient dans le respect des traditions bourgeoises. Selon la coutume, familles et amis se réunissent à la campagne par une belle journée de printemps. Journée joyeuse pour certains, douloureuse pour d'autres, en tous les cas déterminante et inoubliable pour tous. Mais comme les liens du sang ne sont pas toujours ceux du coeur, cette journée va vite devenir "L'heure de vérité", toute génération confondue...


Comédie avec : Clémence Poésy, Jéremy Renier, Jean Pierre Marielle, Danielle Darrieux, Christophe Alevêque, Julie Depardieu, Julie Gayet, Dominique Lavanant, Charlotte de Turckheim...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  

 

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Mon humble avis :Pour une comédie, cela en est bien une, sur ce fameux jour qui inspire souvent les cinéastes : Le mariage. Et, comme souvent dans ce genre de film, rien ne se passe comme prévu. Par contre, ce qui est dommage, c'est que le spectateur parvient trop souvent à prévoir ce qu'il va se passer. Pièce montée est donc trop prévisible. Il n'empêche que l'on passe un agréable moment de cinéma, que l'on oscille entre  rire et émotion. En effet, beaucoup d'émotion dans ce film lorsque les personnages révèlent leur faiblesse ou au contraire leur force. Les personnages de la grand mère et de la jeune mariée sont particulièrement touchants. Ensuite, on est dans le classique du genre, où fusent de bonnes réparties cinglantes et où l'on ne compte plus les règlements de compte familiaux. Les acteurs, tous en forment, maintiennent parfaitement le rythme du film qui fait que l'on ne s'ennuie pas une seconde. Mais, mais... Si vous voulez voir un film sur le mariage, je vous conseille l'excellent film éponyme "Mariage", avec Miou Miou et Mathilde Seigner sorti il y a quelques années : moins convenu et peut être plus subtile.

 



PIÈCE MONTÉE - BANDE-ANNONCE
envoyé par baryla. - Regardez des web séries et des films.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Mars 2010

Heure_de_l_angem_1266231154.jpgRoman - Editions Michel Lafon - 271 pages -  20.90 €

Nouveauté           



Résumé : Lucky, Toby ou encore Tommy… son nom importe peu. L’important, c’est sa discrétion, son professionnalisme, sa compétence à exécuter froidement les cibles qu’on lui désigne. Après un contrat particulièrement éprouvant, Lucky est abordé par un mystérieux inconnu, un certain Malchiah. Ce Malchiah sait tout de lui, dispose de pouvoirs stupéfiants, et prétend être son ange gardien. Il lui offre de racheter ses crimes en sauvant des vies plutôt que de les prendre, et d’aider une famille juive au Moyen Âge accusée de meurtres rituels.
Est-ce un ange, un rêve ou un cauchemar ?






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Mon humble avis :Comment livre un livre d'Anne Rice si vous n'aimez pas les vampires ? Car vous êtes sans doute nombreux à savoir que cette auteure prolifique c'est spécialisée dans les vampires et est arrivée au top de la célébrité avec le fameux "entretien avec un vampire", porté à l'écran il y a une bonne dizaine d'année avec Brad Pitt et Tom Cruise.......
Et bien voici l'heure de l'ange, qui n'évoque pas une canine de vampire...
Par quel bout prendre ce livre, qui est pourtant passé près de l'abandon... Début laborieux et puis un genre d'où va t-on déconcertant. Chose pas courante, je n'ai pas franchement aimé l'ensemble du livre mais j'ai adoré les deux parties qui le composent. Étrange non ?
Le première partie décrit le parcours qui fait qu'un jeune garçon, bien sous tout rapport mais pas gâté par la vie, devient un tueur à gage, donc fait le mal sans que cela ne lui fasse ni chaud ni froid. Ce portrait, assez distant m'a pourtant intéressée et je me suis attachée au personnage, un peu comme l'on s'attache à Léon dans... Léon !!! A la fin de cette première partie, il rencontre son ange gardien qui lui propose de revenir dans le camp des bons.... et l'envoie donc en mission dans l'Angleterre du 13ème siècle. J'avoue, je n'accroche pas trop avec les histoires d'anges, de rachat des pêchés, du pardon de dieu... Mais dès lors, je n'ai plus refermé ce livre que je menaçait déjà que d'une seule étoile et à qui j'en accorde en fait trois avec plaisir. J'ai lu le dernier tiers d'une traite, captivée par l'intrigue qui s'y déroule, par le suspens qui s'installe, et par ce que j'y apprenais. En effet, Anne Rice parle bien sûr dans ce livre des quelques notions que j'ai déjà citées, ainsi que de la personne que nous choisissons ou pas de devenir, de notre liberté de destinée. Puis vient l'intérêt historique. Les jeunes hommes obligés par leur père à devenir apostoliques, prêtres ou même évêques, les superstitions de l'époque....Anne Rice évoque surtout la communauté juive d'Angleterre dans les années 1250... et de ses rapports avec la communauté chrétienne appelée alors "les gentils". Et là, force est de constater mon ignorance. Je pensais que la discrimination, l'hostilité et les horreurs commises sur le peuple juif dataient du siècle qui m'a vu naître. Et bien non, déjà dans les temps médiévaux, les juifs étaient persécutés, classés en juiveries, les couples mixtes étaient interdits par la loi.... Et l'Angleterre fut le premier pays a expulser tous les juifs hors de ses frontières en 1290...


Je remercie Silvana Bergonzi et les éditions Michel Lafon


L'avis de Lael, d'Esmeraldae
, de Joelle et d'Hilde

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 16 Mars 2010

Jeudi dernier, Le Liberté, salle de spectacle récemment rénovée à Rennes, était pleine à craquer. Si produisait Florence Foresti pour son nouveau septacle Fucker Mother. Je faisais partie des chanceux qui avaientt le billet (acheté en septembre !!!)
On m'avait alerté "méfie toi, il paraît qu'elle parle que de sa grossesse"... et comme ce sujet ne me réjouit pas....
Mais non, en fait, la grossesse ne prend que le dernier quart d'heure du spectacle et est tellemetn hilarante qu'on l'en oublie que l'on est "aigrie" de ce côté là.
Florence Foresti s'attaque à des vérités déconcertantes de bêtises avec un humour plus décapant que jamais, constate que la vie de parent n'est pas toujours une grande joie et s'aperçoit aussi que le temps passe.... Et oui, à 36 ans, au réveil, on n'a plus la même tête qu'à 20.
Une heure et demi de pur plaisir, de rire, de bons mots ou bonnes phrases que l'on aimerait retenir et ressortir à l'occasion.
En tout cas, Florence Foresti possède vraiment un indénible talent et mérite indubitablement son statut d'humoriste préférée des Français.
Renseignez vous, elle passe peut-être près de chez vous, et le déplacement en vaut vraiment la peine.

Extrait !


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 15 Mars 2010

Ce week end, se tenait à Rennes, pour la 3ème année consécutive, Le festival "La rue du Livre".
Trois salles, une littérature adulte, une autre jeunesse et album et une dernière pour les conférences. En quelques sortes, un salon du livre régional, avec des célébrités locales et quelques "stars nationales".

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Une ambiance bonne enfant, qui permet aux éditeurs, aux auteurs et aux libraires de se regrouper sur un seul site à la rencontre du public.

Mais cette année, ce festival avait une saveur particulière... Et oui, sur l'excellente initiative de
Gambadou, nous avons profité de cette opportunité pour nous donner rendez vous et enfin faire connaissance. Qui ça nous ? Des blogueurs de l'Ouest pardit !

                                                         

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Photo souvenir. Alors, de gauche à droite :

Canel , Moi, ClaraJoelle, d'Hilde, Majanissa, Yvon, Gambadou et enfin, Gwenaëlle

Une petite pensée pour Sylire et Katell qui n'ont hélas pas pu se joindre à nous.

Au programme de la journée... RDV à 11H30 à côté du bar. Ca commence bien !!! Non, en fait, chacun a mener sa vie dans les allées du salon, a procédé à ses repérages, des achats, ses dédicaces, ses crises d'hystérie devant son écrivain favori (n'est- ce pas euh... hum !hum !!!).
Puis à 13h, direction une pizzéria du quartier où nous avons pu reprendre des forces et faire réellement plus amples connaissances. Inutile de développer vraiment nos sujets de conversation ; blog, livres, auteurs, éditeurs... Un véritable séminaire de blogologie ! Puis retour au salon pour terminer ses achats, obtenir une dédicace d'un auteur absent le matin ou toujours absent...

Vous vous doutez que ce genre de journée est terrible. 1) Vous dépensez des sous, plus que les 20 € que vous vous étiez accordée d'avance. 2) Votre PAL augmente. 3) Votre GR (Google Reader, genre d'abonnement aux blogs) augmentent aussi, puisque, de retour chez vous, vous inscrivez les blogs des personnes rencontrées  et qui vous étaient inconnus sur votre GR...


Et ma pêche alors...

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Monsieur Patrick Poivre d'Arvor... Nous avons regretté ensemble la disparition de Vol de Nuit de l'antenne. Les filles disent que j'ai un ticket avec lui.... Il m'a confié son adresse postale pour une éventuelle future interview. Histoire à suivre...


                             








rue-du-livre-006.JPGPhilippe Grimbert m'a dédicacé son roman "Un secret", dont tout le monde ne dit que du bien. A suivre aussi !















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Enfin, au hazard d'une allée, j'ai rencontré Isabelle Ménétrier, que j'avais interviewée il y a quelque temps
ICI.
Cette fois ci, livre acheté et dédicacé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n'ai bien sûr pas pu résister à l'appel de ce livre, malgré l'absence de son auteur. Mais, moi qui suis fan des îles, qui ai vécu en Guadeloupe et ai fait le tour des Caraïbes ou presque, je ne pouvais passer à côté de ce que j'espère être un petit bijou :

                                                                


Et enfin, pour conclure et faire plaisir à certaines personnes qui se reconnaîtront !


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Voici l'écrivain Hervé Hammon, autre célébrité nationale présente au Festival.



















Et voilà vous avez tous les ingrédients pour la recette d'une journée hyper sympa !


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 13 Mars 2010

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Thriller médical - Editions Cherche Midi- 332 pages - 19 €


Rentrée littéraire janvier 2010

Résumé: Les internes de la promotion du docteur Robert Deplanque ont souvent plaisanté entre eux : « Le problème avec Robert, c'est que pour être nommé agrégé, il marcherait sur les cadavres de ses collègues ! »

Et si c'était vrai ? Si le docteur Robert Deplanque mettait son ambition au-dessus de tout ? 
Car la concurrence rude et impitoyable dans ce milieu.
Pour réussir, Robert allait-il être obligé d'employer des moyens fortement réprouvés par la morale ? Lui faudrait-il aller jusqu'à tuer ? Lui, le médecin, le soignant, le cardiologue formé à sauver des vies ?
Dans ce roman riche en péripéties non dénuées d'humour noir, on découvre le véritable parcours du combattant qui était la réalité d'une carrière médicale hospitalière réussie dans les années 1970.
Le chemin de Robert sera malheureusement parsemé de quelques décès suspects... le plus souvent utiles à sa carrière. Mais sera-t-il finalement nommé agrégé ?


 Ce blog a décidé de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des livres de la rentrée littéraire de janvier 2010 !  Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération. Pour en savoir plus c'est ici. Je remercie la 
 et les éditions du Cherche Midi pour cette lecture.
 http://fr.ulike.net/Bruno_Schnebert




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Mon humble avis :Oyez oyez, visiteurs ! J'ai besoin de votre sagacité et de votre perspicacité. Pour commencer, lisez attentivement le résumé du livre. Ensuite, dites moi si comme moi, à la lecture de cet abrégé, vous ne vous attendriez pas à frissonner un bon coup, à trouver un cadavre en blouse blanche égorgé au scalpel dans le bloc opératoire, un autre étranglé au stéthoscope dans un ascenseur d'hôpital, ou encore un troisième minimum mort après 33 coups de bistouri dans l'abdomen. Bref, un thriller à ne plus mettre les pieds dans un hosto et à être suspicieux à la vue de la moindre blouse blanche ? Malheureusement, rien de cela dans ce roman qui prend pompeusement le qualificatif de thriller médical....
Pour le médical, je ne démens pas. On "mange du médical", des diagnostiques et des histoires d'internes à chaque page. En fait, l'agrégé ressemble plutôt à une thèse sur la hiérarchie hospitalière et ses us et coutumes, sur le fonctionnement d'un service de cardiologie, sur la méthode pour réussir son concours d'internat et le rôle ingrat des externes. Et surtout, sur l'extrême vanité, prétention et dandysme qui semblent habiter les personnages de ses hautes stratosphères médicales... le tout pendant les années 70...
Un  petit cadavre au début tout de même, mais qui n'est même pas le fait de notre très détestable héros. Une fin que l'on imagine pas et qui déclare la reconnaissance médicale d'un certain virus... Le VIH.
Dommage, encore une quatrième de couv' mensongère. Ce livre n'est pourtant pas dénué d'intérêt, l'écriture est fluide et plaisante. Cette oeuvre peut trouver un public dans un lectorat passionné par le milieux hospitalier et son évolution, en tout cas, averti du véritable contenu du roman. Mais le lecteur à la recherche d'un bon thriller "white nighter" passera son chemin.
Personnellement, je commence un peu à enrager devant les éditeurs qui pondent des 4èmes mensongères pour attirer un large lectorat qui finalement, ne trouvera pas ce qu'il cherche au fil des pages. Quand le "business" comprendra qu'il vaut mieux vendre moins mais mieux, que c'est cette technique là qui fidélise la cliente et qui au final, se révèle gagnante.

PS : Ceci n'est que mon impression de lecture. Loin de moi l'idée de critiquer le milieu hospitalier et notamment la cardiologie. Car sans un de ces services, je ne serais plus de ce monde. Mais comme partout, il y peut y avoir des bons et des mauvais. Dans ma carrière hospitalière, j'ai vu de tout, du pire au meilleur du meilleur, à la véritable aventure humaine.

 


                                                                                       challenge ABC
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 10 Mars 2010

 

Synopsis : The Ghost, un " écrivain - nègre " à succès est engagé pour terminer les mémoires de l'ancien Premier ministre britannique, Adam Lang. Mais dès le début de cette collaboration, le projet semble périlleux : une ombre plane sur le décès accidentel du précédent rédacteur, ancien bras droit de Lang...


Thriller avec Ewan Mac Gregor, Pierce Brosman, Kim Cattral




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Mon humble avis :"Bonjour Mesdames et Messieurs, mon nom est Roman Polanski, j'ai besoin d'argent pour payer mes cautions et mes frais d'avocats. Alors je prends aussi les tickets restaurants mais surtout les entrées de cinéma".... lol Je sais, c'est même pas drôle !
Trêve de plaisanterie, parlons du film, adaptation cinématographique du récent thriller plutôt psychologique de Robert Harris " L'homme de l'ombre". L'histoire d'un écrivain nègre à succès qui accepte d'écrire les mémoires d'un ancien premier ministre anglais. Il remplace un prédécesseur mort par noyade accidentelle ou criminelle ? Et juste à ce moment là, le ministre se retrouve accusé de crime contre l'humanité. Sans le savoir l'auteur  met les pieds dans un bourbier, sur fond de scandale politique, de CIA et de mystère... Devra-t-il rompre son contrat de confidentialité pour rester fidèle à ses idéaux.
Car cette biographie semble très recherchée, pourquoi ? C'est ce que Mac Grégor va devoir découvrir, peut-être au péril de sa vie, le tout dans une atmosphère oppressante. Une île américaine battue par les vents et la pluie, une maison luxueuse mais glaçante et des personnages qui portent tous une part de mystère justement... Le spectateur est pris dans ce mystère mêlé de politique où l'on ne sait plus qui croire ni de qui douter jusqu'à la toute fin que l'on ne voit pas venir du tout et qui vous estomaque.
Un film excellent, bien filmé, avec un rythme qui correspond à l'intrigue qui ravira les amateurs du genre, ainsi que les cinéphiles qui regrettaient la disparition  des écrans depuis quelques années de cet immense acteur qu'est Ewan Mac Grégor. D'ailleurs, son personnage, non dénué d'humour, nous permet quelques moments de relâche !
Enfin, si vous n'êtes pas encore convaincus, sachez que ce film a reçu l'Ours d'Or du Festival de Berlin et que Roman Polanski y a été sacré meilleur réalisateur. Quelques soient ses démêles avec la justice, je lui tire mon chapeau : The Gost Writer est un film auquel je ne trouve pas l'ombre d'un reproche
.


 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 9 Mars 2010

http://www.decitre.fr/gi/23/9782253124023FS.gifRoman - Livre de Poche - 344 pages - 6.50 €



Résumé : Fin des années 1950 au Viêtnam. Bê a douze ans, sa vie dans le bourg de Rêu s'organise entre sa mère, ses amis et ses professeurs. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord. Pour avoir pris la défense d'une de ses camarades abusée par un professeur, elle se voit brutalement exclue de l'école. Révoltée, elle s'enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père. Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes, livrées à elles-mêmes, sans un sou en poche, finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d'avoir tué le cochon et participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune. Roman d'apprentissage, ce livre limpide et captivant dépeint magnifiquement, dans un festival de sons, d'odeurs, de couleurs et de paysages, la réalité du Viêtnam après la guerre d'Indochine. 







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Mon humble avis :  La couverture de ce livre, promettant l'ailleurs,  a suffi pour que celui-ci rejoigne ma PAL il y a déjà quelque temps, impulsion confirmée par quelques billets élogieux lus de-ci delà.
Cela fait un moment que je n'ai octroyé 4 étoiles à un livre, même si, je l'avoue, j'ai hésité à ne lui en attribuer que trois, pour la bonne et simple raison que je m'attendais à une autre lecture, peut-être plus aventureuses, avec un peu plus de danger et de rythme.
Mais cela aurait été injustice tant cette histoire m'a apporté de plaisir et d'émerveillement. En fait, le rythme est celui de la vie que mènent les Vietnamiens des campagnes, pas pressés comme nous le sommes d'atteindre leur but. Itinéraire d'enfance nous offre donc une magnifique balade dans le Vietnam d'entre deux guerres. Un voyage visuel, olfactif, gustatif, sensoriel, émotionnel, légendaire, superstitieux et bien sûr initiatique pour nos deux héroïnes. On s'attache beaucoup à ces deux jeunes filles bien courageuses, entêtées et débrouillardes dans leur périple. On fait la connaissance de personnages passionnants, des tribus des montagnes et de leurs us et coutumes.
Cette histoire est narrée par l'une des deux filles. Je l'ignore, mais je ne serais pas étonnée que ce récit soit autobiographique. On y trouve la révolte contre l'injustice mais surtout l'enthousiasme, l'insouciance, les joies et les peines et la légèreté que l'on a encore à cet âge là. Oui, de la légèreté.
Une très belle histoire, proche du conte, qui vous mène presque en apesanteur, qui vous transporte dans un de ces villages de montagne. Là, vous vivez de simplicité et vous sentez bien. Même s'il le faudra bien, vous n'avez pas envie de partir. Un livre qui fait du bien et que du bien, qui peut tout à fait être lu par des adolescentes.


Lecture commune avec Stéphie

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L'avis de Florinette, de Marie


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 8 Mars 2010

Il y a quelques jours, j'ai assisté à une conférence sur le thème "le plagiat en littérature". Cette conférence était menée par la romancière Marie Darrieussecq qui présentait son essai  sur ce sujet " Rapport de Police" paru récemment chez POL. Cette conférence fut l'occasion d'un échange entre l'écrivain et Hélène Maurel-Indart, professeur de littérature, spécialiste des questions de plagiat et d'originalité en littérature.

Petite présentation de la conférence :

Accusée à deux reprises de plagiat - une première fois par Marie NDiaye en 1998 et plus récemment par Camille Laurens - Marie Darrieussecq a voulu

comprendre ce qui lui était arrivé et, bien sûr, se défendre de cette accusation renouvelée. Elle s'est donc penchée sur la notion de plagiat, sur l'histoire de ce concept à travers la littérature universelle. Elle s'est aperçue que nombre d'écrivains, et pas des moindres, ont eu à subir cette accusation. Elle retrace la longue histoire du plagiat, de ses conséquences, de son échos, de Platon au goulag jusqu'à des écrivains plus récents.









J'ai bien entendu été captivée par cette conférence, mais surtout épatée par l'érudition et la facilité d'élocution des deux intervenantes. Et j'accorde une mention spéciale à Marie Darrieussecq pour son naturel et sa simplicité.
En bonne élève, j'ai pris quelques notes que je vais tenter de vous organiser en compte rendu plus ou moins ordonné ! J'espère être juste dans la reprise de ces propos, dans certains seront entourés de  guillemets : dans ces cas là, il s'agira de phrase citées telles quelles par l'écrivain.

Tout d'abord, il faut comprendre que la littérature est la sublimation de la réalité.

Marie Darrieussecq a été accusée de plagiat psychologique lors de la sortie de son livre "Tom est mort", par Camille Laurens, auteure de "Philippe".

Plagier, c'est déposséder quelqu'un de quelque chose. Le plagiat psychologique correspond à un vol des sentiments, un vol de l'affect. Ce qui n'a aucune valeur juridique. Depuis quand les sentiments seraient des propriétés privées et exclusives ? Plagiat n'étant pas un terme juridique, il n'y a donc pas de débat juridique sur le sujet. (Le mot juridique est contrefaçon).

"Tom est mort" et "Philippe" traitent tous deux de la mort d'un enfant, de l'absence, de la culpabilité de la souffrance. Mais sous deux perspectives et deux visées différentes. Camille Laurence a perdu un enfant, ce qui n'est pas le cas de Marie Darrieussecq. Camille Laurens a, en quelques sortes aussi critiquer la légitimité qu'avait Marie à écrire sur ce sujet !!! Comme s'il fallait avoir vécu une événement pour en faire un roman...

Marie Darrieussecq a voulu se délivrer de l'accusation en écrivant cet essai. Car accuser un écrivain de plagiat, c'est l'assassiner symboliquement. Et là, nous arrivons dans la notion de "plagiomnie", accusation calomnieuse de plagiat. Marie a évoqué l'aspect thérapeutique qu'ont  été pour elles ces deux années d'écriture de son "Rapport de Police". Bien sûr être accusé de plagiat est aussi violent qu'être plagié. Il y a injustice des deux côtés.

Des auteurs comme Jules Vernes ou Zola ont aussi été poursuivis pour plagiat. Zola, par un de ses documentalistes concernant une scène de Nana. Alexandre Dumas, qui fut aussi accusé, déclara : "Un homme de génie ne vole pas, il conquiert" !

Marie Darrieussecq s'interroge : Comment écrire sans être sous influencé car on écrit à partir de nos lectures. En effet, le plagiat va de l'emprunt servile à l'emprunt créatif. Nos lectures nous influencent, nous ont formés, voire nous ont incités à écrire. Toute écriture est donc réécriture.
Pour être dans l'emprunt créatif, il faut transformer suffisamment pour s'intégrer dans une oeuvre créative. La question est effectivement de savoir où se situe la limite entre le servile et le créatif. Le plagiat servile se contentera de changer des mots, de mettre des synonymes.

" Le roman ne serait qu'un plagiat de l'autobiographie ? D'après Platon, le roman ne serait qu'une copie de récit de faits vécus."

"Si je ne l'ai pas vécu, c'est donc que je l'aurais copié".

Puis la romancière s'est longuement exprimée sur ce que représente l'écriture pour elle, sur sa façon d'écrire...
" Mon corps est structuré comme un langage, les mots sont devenus ma chaire et mon sang, comme un goutte à goutte qui descend par les mains ou le clavier." MD

"Écrire, c'est devenir poreuse au monde, devenir un autre, surtout quand j'écris à la première personne du singulier". MD

"J'oublie mon quotidien et mon corps physique quand  ça se met à écrire. Je deviens le personnage" MD

"Écrire, c'est aussi un métier, un savoir faire, mettre les mots juste là où il y avait le silence, ne pas croire à l'indicible" MD

" Je n'écris pas la vie, j'écris des livres, en espérant qu'ils soient des fenêtres, une exploration de nouveaux territoires" MD

" Écrire, c'est voir ce qu'il y a sous les clichés et l'idéal est que les phrases que l'on écrit deviennent de nouveaux clichés !" MD

Marie Darrieussecq s'est méfiée de la "folie enfermante de l'écriture". Aussi, elle a eu besoin de faire autre chose avec la langue et est devenue psychanalyste.




Cette "rencontre" avec l'écrivain Marie Darrieussecq fut dont très enrichissante. J'espère ne pas avoir mal interprêté ou reporté ses propos. Vint ensuite 'une séance de dédice. Vous devez commencer à me connaître... Oui, Marie Darrieussecq m'a confié son adresse E.mail et un accord de principe pour une cyber interview. Je m'en réjouis d'avance. Mais, mais... Il me faut d'abord découvrir l'auteure puisqu'en effet, je n'ai encore lu aucun de ses romans. Ce sera chose faite bientôt, puisque Truisme a intégré ma PAL il y a quelques mois et qu'il figure dans mon challenge ABC 2010 pour la lettre D. Lecture prévue, si je ne reçois aucun livre "urgent actu littéraire" d'ici là et si je me suis "sortie" de toutes mes lectures communes prévues, pour fin mars début avril.

Donc bientôt sur ce blog, une chronique de

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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