Publié le 21 Août 2020

cinéma, film, Belle-fille, Miou Miou, Alexandra Lamy, avis, chronique, blog

Film de Méliane Marcaggi

Avec Miou Miou, Alexandra Lamy, Thomas Dutronc

 

Synopsis :  Découvrant que son mari la trompe, Louise décide de penser enfin à elle et part décompresser en Corse le temps d’un week-end. Elle passe une folle nuit avec un bel inconnu... Une seule puisque, au petit matin, il ne se réveille pas. Andréa, la mère de celui-ci,  débarque sur les lieux et prend immédiatement Louise pour la belle-fille dont elle a toujours rêvé! Prise au piège, Louise va devoir jouer le rôle de la belle-fille idéale pour quelques jours. Problème : sa nouvelle belle-mère ne veut plus la lâcher...

 

Mon humble avis : Quel franc bon moment j'ai passé avec cette comédie tout aussi charmante que caustique. Les quiproquos se multiplient sans lourdeur, jusqu'à mener chaque personnage dans un imbroglio à l'échappatoire bien imperceptible. On ne se tape pas les mains sur les cuisses mais l'on rit et sourit avec plaisir, parce que le scénario est conçu en finesse. Devant cette façade comique, ce film déploie une belle tendresse, et de l'humanité.

Miou Miou et Alexandra Lamy sont tous les deux solaires et pétillantes, pour des raisons différentes. L'une pour la fragilité qu'elle surmonte, l'autre pour celle qu'elle va laisser s'exprimer. Les réparties entre personnages sont très bien senties et cerise sur le gâteau, nous sommes béats devant les magnifiques paysages corses, et amusés par ses clichés corses que la réalisatrice prend manifestement plaisir à manipuler ! Belle-fille oscille entre cocasseries et réflexions, sans se perdre dans des extrêmes pesants ou l'indigeste.

Bref, un film qui détend agréablement ,servi qu'il est par la douce musique de Thomas Dutronc, dans cette période morose et incertaine, qui voit pour tout le monde la fin des vacances approcher. Allons au ciné !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Août 2020

roman les victorieuses, Laetitia Colombani, avis, Chronique blog, précarité féminine, Armée du Salut

Roman - Editions Livre de Poche - 235 pages - 7.40 €

Parution d'origine chez Grasset en mai 2019

L'histoire : De nos jours, à Paris. Solène, quarante ans et avocate, assiste impuissante au suicide d'un de ces clients. S'en suit pour elle un terrible burn out. Pour relever la tête, son psychiatre lui conseille du bénévolat. Solène deviendra, non sans mal, écrivain public au Palais Des Femmes de Paris (L'armée du salut pour les femmes).

Paris 1925 : Blanche et Albin Peyron, mariés depuis quarante ans, sont tous deux haut placés à l'Armée du Salut qu'ils servent depuis des décennies. L'hiver est terrible et les Sans Domicile Fixe meurent dans Paris. Blanche a toujours la révolte en elle. Incapable de se résigner, elle se lance corps et âme dans un projet dantesque...

Tentation : Pourquoi pas !

Fournisseur : Les étagères d'Armelle, merci pour le prêt !

Mon humble avis : Comme tout le monde ou presque, j'ai lu "La tresse" de Laetitia Colombani. Alors, pourquoi pas "Les victorieuses" puisque l'occasion s'est présentée !?

Cette histoire-ci me divise... En fait, j'ai apprécié le fond, beaucoup moins la forme. Commençons donc par celle-ci : Encore une énième oeuvre avec un roman dans le roman... A savoir que l'on découvre (sans vraiment spoiler), que la soi-disant romancière n'est autre que l'héroïne... Ce fait commence à me lasser, j'ai comme la sensation que cela devient indispensable pour plaire, comme s'il fallait faire croire à une pseudo autobiographie déguisée pour séduire.  Ce procédé narratif deviendrait-il marketing ? Une histoire ne peut-elle plus être contée "anonymement" par un romancier ? M'ont dérangée aussi les nombreuses répétitions dans les pensées intérieures des personnages, tout comme dans le vocabulaire. Enfin, j'ai trouvé que certains personnages cumulaient les poncifs. Mais en même temps, je suppose que cela permet à l'écrivaine d'évoquer la précarité féminine et d'être accessible à tous et toutes, le tout en distrayant avec la forme romanesque.

Malgré ces défauts qui ne sont que MON ressenti, ce roman est à lire car il est intéressant. Je ne connaissais rien de l'Histoire, des origines et du fonctionnement de L'Armée du Salut. Bien documentée, Laetita Colombani me permet de combler mes lacunes. Elle a d'ailleurs l'excellente idée de sortir de l'oubli Blanche Peyron et son mari Albin. Ils ont vraiment existé, même si leur nom ne dit en général rien à personne. Dans les années 1920, ils dirigeaient l'antenne française de l'Armée du Salut. C'est Blanche qui a eu l'idée de créer Le Palais des Femmes à Paris, le plus grand centre d'accueil d'Europe pour femmes en difficultés, quelles que soient leurs origines, leurs langues, leurs traditions, leurs provenances. Blanche Peyron s'est battue bec et ongles pour que ce projet aboutisse. Ce roman lui rend donc un bel hommage... A Blanche, ainsi qu'à toutes ses femmes qui se tombent, se battent, qui se redressent, ou qui aident les autres à le faire.

Ah oui, au fait, j'oubliais Solène... je ne m'étendrai pas sur elle. Trop passive, trop pleurnicheuse, je ne me suis pas attachée à elle.

"Les victorieuses" est une histoire qui dit que "l'argent ne fait pas le bonheur mais qu'il y contribue", qui démontre qu'il n'y a pas de petit geste quand il s'agit d'aider une personne ou des centaines, qu'il faut y croire, que si tout le monde s'y mettait à son niveau et en fonction de ses possibilités, la précarité ne serait pas une fatalité. Qu'en donnant, on reçoit. Bref, une histoire qui prônent l'ouverture d'esprit et l'entraide...c'est toujours utile, même si ce roman m'a paru un peu trop formaté... pour faire du bien aux lecteurs. De bonnes intentions mais trop de bons sentiments pour moi... Cette remarque est toujours en fonction de mon humeur évidemment. Moins original et moins abouti que la Tresse, ce roman est un peu trop "fourre-tout" à mon goût (comme s'il fallait tout dire, n'oublier aucun type de cas, cocher nombre de cases éditoriales, et à vouloir développer trop de sujets, on finit par survoler et ne rien approfondir). Mais ce roman ne fait pas de mal et rien que pour l'historique romancé  (donc accessible et résumé) de l'Armée du Salut, cette lecture vaut la peine. C'est sans doute pour cela que Laetitia Colombani l'a écrit !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 17 Août 2020

récit de voyage, traversée de l'Afrique à pieds, Sonia et Alexandre Poussin, aventure, avis, chronique, blog

Récit de voyage - Editions Livre de Poche - 768 pages - 9.50 €

Parution d'origine chez Robert Laffont en 2005

Le sujet :  Après avoir raconté dans Africa Trek 1 le début de leur traversée africaine, Sonia et Alexandre Poussin se retrouvent au Kilimandjaro : il leur reste 7 000 kilomètres à parcourir, toujours à pied et sans logistique, en s'en remettant à l'hospitalité des Africains.
Au long des 1 171 jours de ce périple, les deux marcheurs nous font partager leurs rencontres émouvantes, mais aussi l'angoisse de la soif, de la chaleur, des lions. Avec eux, nous voyons surgir les rives irréelles du lac Turkana, les ruines mythiques de Méroé, nous découvrons les rituels très secrets des jeunes mariées soudanaises ou l'art de cohabiter avec un dromadaire du Darfour. Jour après jour, cette " marche dans les pas de l'Homme " devient initiatique.

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Ma lecture du premier tome, Africa Trek 1, remonte à 12 ans, en 2008 ! Mon blog était alors encore un nourrisson de 3 mois ! A l'instant, je viens de relire mon billet de l'époque, sur la distance parcourue par les Poussins entre Le Cap et le Kilimanjaro. Je le trouve très chouette ce billet et je pense que je ne peux rien rajouter de plus pour illustrer ce tome 2 : tout est dit dans ce billet, je vous invite donc à cliquer et à le lire. Seul le parcours diffère (Kilimanjaro - Lac de Tibériade en Israël)... Les paysages traversés, les traditions vécues, les rencontres varient bien sûr mais disent la "même chose", sans que cela soit péjoratif, évidemment. On ne s'en lasse pas, on est tout ouï à ce qui nous est dit, expliqué, raconté. En lisant Africa Trek 1 & 2, si l'on a une bonne mémoire, on pourrait devenir une encyclopédie de l'Afrique. Mais hélas ce n'est pas mon cas, même si je sors sans nul doute très enrichie de ce deuxième tome.

Mais je m'en veux terriblement d'avoir laissé dormir ce pavé dans ma PAL aussi longtemps... En effet, cette portion de la traversée africaine des Poussin s'est achevée en 2004, il y a seize ans. Aussi j'ignore si les indications (notamment géopolitiques )contenues dans ce récit sont encore valables, contemporaines. Comment savoir ? Le monde évolue si vite... pour le meilleur et pour le pire. Dans certaines régions du globe, il fait même marche arrière. Je suggère donc à Alexandre et Sonia Poussin, quand ils seront revenus de leur Mada Trek actuel, de s'atteler à la rédaction d'un "Africa Trek, les pays traversés : vingt ans après !"

Mais peu importe, cela n'a pas entamé du tout mon plaisir et mon vif intérêt de lecture. Après tout, ce qui est vécu, ce qui est ressenti et partagé reste vrai pour l'éternité !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 15 Août 2020

cinéma, cinéma Japonnais, Japon, L'infirmière, Kôji Fukada, avis, chronique, blog

Film de Kôji Fukada

Avec Mariko Tsutsui, Mikako Ichikawa, Sosuke Ikematsu

 

Synopsis :  Ichiko est infirmière à domicile. Elle travaille au sein d'une famille qui la considère depuis toujours comme un membre à part entière. Mais lorsque la cadette de la famille disparaît, Ichiko se trouve suspectée de complicité d'enlèvement. En retraçant la chaîne des événements, un trouble grandit : est-elle coupable ? Qui est-elle vraiment ?

 

Mon humble avis : Ce film est survendu par sa bande annonce qui le présente comme un thriller autant haletant qu'oppressant. En fait, il faut presque une bonne heure pour qu'il devienne ce pourquoi on est allé le voir. Avant il ne se passe rien que le quotidien d'une infirmière nippone et l'une des familles chez qui elle travaille à domicile. Certes, l'une des filles de cette famille a été enlevée et retrouvée, mais là n'est pas le noyau de l'aspect thriller... Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler. En fait, on est plus dans le drame psychologique que dans le thriller...

Les derniers quarts d'heure sont bien ficelés et effectivement, la tension monte alors que l'infirmière se retrouve embringuée dans un imbroglio infernal, dont il ne semble ne pas y avoir d'issue. Mais de là à être diabolique comme le disent presse et bandeau sur l'affiche, il y a un grand pas.

Le mélange de deux temporalités (flash-back et présent) et des passages oniriques très étranges accentuent encore plus la difficulté à entrer dans l'histoire.

Mais le film reste intéressant, qui montre la chute sociale d'une infirmière sans histoire, pour quelques mots (certes dérangeants mais font-ils d'elle une coupable pour autant ?) qu'elle avoue à la mauvaise personne. Est-elle naïve, il semble bien.... Car elle même met du temps à comprendre ce qui lui arrive et pourquoi. Le film montre aussi le déchaînement invasif et destructeur des médias dans les faits divers.

Déstabilisant aussi et pas très agréable, la placidité des personnages et l'opacité de leurs visages n'aident pas à s'attacher à eux, ni à les comprendre. Mais il y a sans doute là un effet culture nippone indéniable.

Pour conclure, il y a quelque chose tout de même dans ce film, mais rien qui ne le rende incontournable ou urgent.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 13 Août 2020

BD - Gulf stream Editeurs - 72 pages - 15 €

Parution en janvier 2017

L'histoire :  Voilà Lucas. Lucas et ses yeux de chien battu. Lucas et ses mains moites, ses baisers trop mouillés. Lucas, qui n'a toujours pas compris qu'entre nous c'est terminé. Dégage, Lucas. Disparais ! Fous-moi la paix ! D'habitude, en soirée, je danse, je m'éclate. Ça me permet d'oublier les semaines en solitaire, le silence étouffant de cet appartement trop grand. Là, c'est le contraire. Je me sens étrangère. Pas intégrée. Désintégrée. 
 

 

Tentation : Couv et pitch

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : Curieusement, c'est la couverture très "girly" de cet album qui m'a attirée, alors que je suis tout sauf "girly" ! Et j'aurais dû me méfier de cette étonnante attraction. En effet, je ne suis pas du tout le public visé par l'éditeur. Disons que je ne suis concernée ni de près ni de loin par l'histoire, mais cela ne veut pas dire qu'elle soit mauvaise, bien au contraire.

Louane est une lycéenne brillante, cette année, c'est le bac. Alors que ces parents sont en longues vacances aux Etats-Unis, un test de grossesse lui confirme qu'elle est enceinte. Vient alors la panique, les angoisses, les questions, les prises de conscience et de décisions alors qu'elle est bien seule. C'est en Cécile, une élève qu'elle n'apprécie pas trop, qu'elle va trouver la meilleure épaule pour l'aider à traverser cette période difficile et, ensuite, à surmonter les traumatismes.

Il me semble que cet album, aux dessins agréables, qui reste plaisant à lire par quiconque, est avant tout un formidable outil pédagogique pour les parents, les jeunes filles ou les encadrants scolaires et/ou psychologiques pour soutenir des mineures qui se retrouveraient dans la situation de Louane. D'ailleurs, j'ai découvert en fin de lecture que "secret pour secret" fait partie d'une collection sur les maux du lycée, qui suit une autre collection sur les maux du collège (si j'ai bien compris, car je n'ai pas fait une thèse sur le sujet non plus !)

Personnellement, n'étant pas concernée par ces problématiques, ni de près, ni de loin, je ne compte pas poursuivre la découvertes de ces albums. Mais si vous l'êtes ou que la vie peut vous mener à le devenir, je vous encourage donc à aller vers ces albums qui pourront peut-être vous aider à comprendre et soutenir les adolescents qui vous entourent.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 11 Août 2020

Toute la vérité, thriller, karen cleveland, espionnage, russie, CIA, avis, chronique, blog

Thriller - Editions Pocket - 394 pages - 7.95 €

Parution d'origine chez Robert Laffont en 2018

L'histoire : Vivian est mariée à Matt depuis 10 ans. Ensemble ils ont 4 enfants et vivent dans un quartier bourgeois de Washington. Le couple parfait... Vivian est analyste contre espionnage à la CIA section Russie. Un jour, dans une série de photos d'agents dormants, elle trouve celle de Matt ! Qui est l'homme avec qui elle partage tout depuis 10 ans et qu'elle pensait si bien connaître ? Et surtout comment sauver sa famille tout en restant loyale envers son pays ?

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Ma CB déconfinée !

 

 

Mon humble avis : Dans la catégorie "Page Turner", j'attribue sans hésiter la note de 10/10 à ce thriller... Lu absolument sous tension, voire même pression artérielle, en apnée une page sur deux, et le palpitant qui palpite tant qu'il semblait résonner dans ma chambre !

Toute la vérité est un thriller psychologique d'espionnage... Enfin, maintenant, on dit "renseignement ou "contre-renseignement". Mais n'ayez aucune crainte, il est très facile à suivre, sans prise de tête, puisqu'il n'y a pas ici trente-six ramifications en présence. Juste les américains et les russes, en territoire US. Pas non plus de scènes sanguinolentes ou de tortures. On va donc dire que c'est soft et pourtant, le lecteur est sous-tension non-stop !

Comme Vivian, l'héroïne et la narratrice qui découvre que son parfait mari est un espion dormant à la solde des Russes. D'ailleurs, celui-ci ne nie pas lorsque Vivian lui fait part de cette découverte. Pour Vivian, dix ans de vie commune s'effondrent... Et régulièrement, au fil des chapitres, elle relit son passé pour comprendre où le mensonge a commencé et pour déceler des traces de celui-ci. Jusqu'où la manipulation s'est-elle immiscée dans son couple et sa vie ? Pourtant, Matt maintient qu'il l'aime, qu'il n'a pas pu faire autrement, qu'il était piégé...

Et pour sauver sa famille, Vivian va se retrouver piégée à son tour... Oui, Vivian est une américaine pure souche et on le sait : famille et patrie sont le socle de la vie. Donc comment sauver sa famille sans trahir sa patrie... Voilà le périlleux et surtout dangereux exercice que Vivian doit surmonter, malgré les menaces qui s'approchent et se multiplient. Et cette question qui ne la quitte jamais : Menteur ? Sincère ? Sincère et menteur à la fois ? En qui faire confiance ? Bref, l'expression tomber dans un nid d'espion prend tout son sens ! Karen Cleveland sait maintenir son lecteur dans ce nid par des révélations inattendues jusqu'à la fin, la toute fin même qui fait froid dans le dos !

Un thriller parfait pour la plage ou sous la couette en hiver !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 9 Août 2020

Suite de mon premier billet à propos de mon escapade à l'île d'Arz dans le Morbihan. C'était fin juin, une journée radieuse à crapahuté sur un joyau !

Sur le précédent billet, vous retrouverez quelques informations sur l'île. Celui-ci s'ouvre sur le moulin à marée de Berno, qui date du XVIème siècle !

A l’origine un monument de l’histoire ildaraise laissé à l’abandon depuis plusieurs décennies. Le moulin du Berno a longtemps moulu le grain de l’île entraîné par le flux et le jusant jusqu’à ce qu’il soit concurrencé par des méthodes plus modernes. Depuis la digue et le moulin subissaient les outrages du temps. Il a rénové par une équipe d’ildarais passionnés, le moulin a retrouvé sa roue achevant une restauration de qualité. 

Bonne balade et surtout, excellent dimanche.

Et si vous venez vers Morbihan, vous savez ce qu'il vous reste à faire ! Sinon, à noter dans votre liste "projets" !

UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 2/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 2/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 2/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 2/2
UN DIMANCHE SUR L'ILE D'ARZ 2/2
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 7 Août 2020

Sarah Marquis, Instincts, récit de voyage, Australie, aventure, lecture, avis, chronique, blog

Récit de voyage - Editions Pocket - 257 pages - 7.60 €

Parution d'origine chez Michel Lafon en 2016

Le sujet : Suissesse, Sarah Marquis marche à travers le monde depuis plus de vingt ans. C'est une "expéditionniste" qui ne recule devant aucun projet, aucun défi, aucune "folie".

Avec Instincts, elle nous emmène dans l'ouest australien pour trois mois de marche solitaire et en autonomie totale. Pour toute nourriture, elle emmène 150 grammes de farine par jour. Le reste, elle devra le pêcher, le cueillir... Sans jamais perdre la vigilance face aux dangers qui guettent : crocodiles, serpents, déshydratation.... Une expérience hors normes.

 

Tentation  : Le sujet

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Un énorme coup de coeur pour Instincts, qui devait m'inspirer un puissant et joli billet... qui quel qu'il soit, n'aurait pas dépassé le genou de ce récit. Mais voilà, j'ai tardé 3 semaines, mon inspiration s'est un peu envolée au profit d'autres billets et lectures... Nouvelle preuve contre la procrastination ! Nous resterons à la cheville de ce texte !

La procrastination : Sarah Marquis ne peut pas se la permettre dans son expédition... Si l'on procrastine dans le bush australien, on meurt. Mais parfois, l'environnement naturel oblige à remettre à plus tard un repas, une gorgée d'eau, un moment de repos... Une équation qui se joue souvent à l'instinct, d'où le titre.  Pendant trois mois, Sarah Marquis traverse des paysages qui se résument à : l'arbre est l'ombre et l'eau est la vie. Sarah est souvent en situation de survie... et retrouve ses instincts primaires et redevient animale. Mais elle est aussi en SUR- Vie... A savoir qu'elle ressent tout démultiplié, ses sens sont en exergue, elle ne fait qu'un avec la nature, que ce soit la terre ou le ciel. Elle est témoin de scènes magiques. Et elle gagne contre l'environnement et surtout contre et avec elle même. Qu'elle volonté d'enfer, quel conditionnement mental. C'est admirable et passionnant à suivre... Et tenter de comprendre ce qui peut conduire l'Homme à marcher autant, à s'infliger autant par choix. Etre prêt à mourir pour être ce que l'on est, vivre tel que l'on est. Même si pour cela, on doit avoitr faim et soif.

Ce récit est bien entendu un hymne à la nature et une invitation à son respect. Mais surtout, à la comprendre pour l'utiliser plus intelligemment, différemment. En pleine conscience en fait... Effectivement, après cette lecture, je me suis surprise à plus m'interroger sur mes aliments, à plus les mâcher, les goûter pour analyser leurs saveurs, leurs texture, la nature du plaisir qu'ils me procuraient, et ce qu'ils m'apportaient. Sarah Marquis sait lire la nature.... Le moindre détail qui révèle la possibilité d'un danger, d'un point d'eau, d'un peu de nourriture etc. Elle est passionnante à lire, tant dans la difficulté que dans l'émerveillement. On souffre avec elle (disons qu'on tourne le pages plus vite pour savoir si elle trouve une source ou non) et jouit avec elle de cette sensation d'être dans le monde originel.

Vous ne connaissiez pas Sarah Marquis ? Moi non plus ! Pourtant, elle a usé ses chaussures en 14 000 km autour de l'Australie, elle a traversé les USA, la Sibérie, les Andes etc. En 2014, elle a reçu le prix "Aventurière de l'Année" par le National Géographic et elle fait partie des 100 femmes les plus influentes du monde. Bref, c'est une Mike Horn au féminin. Quasiment chacune de ses expéditions a donné lieu à un livre... Ce qui me promet de belles, passionnantes et fascinantes lectures à venir !

En tous cas, si vous êtes avides de grands espaces et d'introspection, allez y à l'instinct, lisez ce livre !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 5 Août 2020

roman Fleur de Tonnerre, Jean Teulé, Hélène Jégado, histoire bretonne, bretagne, meutrière, empoisonneuse, avis lecture, blog, chronique

Roman - Editions Audiolib - 6h30 d'écoute - 20.90 €

Parution d'origine aux Editions Julliard en 2013

L'histoire : Celle d'Hélène Jégado, dans la première moitié du 19ème siècle. Celle qui se faisait appeler Fleur de Tonnerre était cuisinière dans le Morbihan puis sur Rennes. Au fil des foyers ou des cures où elle officia depuis son plus jeune âge, ce sont plus de 37 cadavres (connus qu'elle laissa derrière elle), de femmes, d'enfants, de nourrissons, de vieillards etc. Fleur de Tonnerre, fut la plus terrifiante empoisonneuse de tous les temps.

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Une audiolecture intéressante mais que j'ai écouté avec une forme de distance. Distance due à la forme narrative très factuelle choisie par Jean Teulé dans ce roman biographique romancé. Donc à part l'effroi devant les actes d'Hélène Jégado, point d'émotion. En même temps, c'est assez logique puisque cette Fleur de Tonnerre en semble complètement démunie... Donc de l'effroi distancié, c'est déjà pas mal comme sentiment ! La Jégado finira par expliquer "sa folie" qu'elle ne reconnait pas comme telle bien sûr, par sa peur de la peur inculquée par ses parents. Aussi, est-elle devenue la peur pour ne pas la subir, et elle s'est transformée en l'être maléfique des croyances bretonnes : elle est devenue l'Ankou et semait la mort partout où elle passait. A part cela, la psychologie de Fleur de Tonnerre n'est pas du tout abordée, et cela est à mes yeux un peu dommage. Mais peut-être les archives ne l'ont pas permis.

Jean Teulé nous offre une plongée profonde dans une autre époque : la première moitié du 19ème siècle, dans une basse Bretagne. Cette fresque historique montre la pauvreté d'alors, l'ignorance, l'influence de traditions ancestrales qui aboutissent ici à une incroyable crédulité des habitants, crédulité aveuglante, d'autant qu'à l'époque, la médecine n'était pas non plus celle d'aujourd'hui. Voilà pourquoi la Jégado a pu mener son oeuvre quarante années durant sans être inquiétée.  C'est cet aspect-là qui m'a intéressée. Pour le reste, au fil des quelques heures, je me suis un peu lassée de la répétition des situations et des mots similaires usités par l'auteur pour les décrire. J'ai eu comme l'impression que j'écoutais un listing de meurtres, en sachant d'avance comment ceux-ci adviendraient, donc peu de surprise... Même si, l'on est d'accord, les tueurs en série suivent souvent le même procédé. Il n'empêche, j'ai trouvé cela un peu lassant.

Mais je suis contente de connaître désormais l'histoire d'Hélène Jégado, qui fait partie de celle de ma Bretagne d'adoption !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 3 Août 2020

Thriller, roman, Radgoll, enquête, Daniel Cole, avis, chronique, lecture, blog

Thriller - Editions Audiolib - 12h24 d'écoute - 21.05 €

Parution d'origine chez Robert Laffont en 2017

L'histoire : Un cadavre... mais 6 victimes... La police Londonienne découvre un corps cousu composé de membres et parties de corps de 6 personnes... Très vite, la presse nomme ce corps "Ragdoll". Pour la Metropolitan Police de Londres et l'inspecteur "Wolf", le temps presse... Il faut retrouver les propriétaires des membres de Ragdoll, et surtout, protéger 10 personnes dont le tueurs à dresser la liste... 10 personnes qui mourrons à des dates et heures précises... En fin de liste, l'inspecteur "Wolf" lui-même.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Que les lecteurs au coeur sensibles se rassurent : même si le crime principal de cette affaire est peu ragoûtant, et que les meurtres se multiplient dans cette histoire, Daniel Cole ne prend pas un malin plaisir dans des descriptions glauques interminables. Non, celles-ci sont réduites au minimum pour avoir tout de même un minimum d'effet.

Dès le début, nous sommes prévenus, ce crime est en rapport avec d'autres commis il y a des années et sur lesquels Wolf et son équipe avait enquêté en pur perte... puisque le procès avait reconnu le "Tueur crématiste" de 27 victimes non coupable... Cette histoire avait plongé Wolf près de la folie et conduit à son internement...

Quatre ans plus tard, Wolf a réintégré son poste lorsqu'arrive Ragdoll (poupée de chiffon en français, et race de chats aussi !)... La police découvre très vite que l'une des parties du corps appartient au Tueur Crématiste. Qui sont les autres, et quel lien avec la liste des  10 futures cibles du psychopathe ?

Une enquête qui tient en haleine, avec différentes ramifications, de vraies et de fausses pistes, les vraies étant plutôt méprisées par la police tant elles semblent incroyables, inconcevables. Heureusement, il y a Edmunds , un bleu qui vient de la brigade financière après une formation en "profilage". Il va remuer un peu une équipe embouée dans ses certitudes.

Dommage cependant que les indices comptant réellement dans l'enquête soient si peu développés et expliqués aux lecteurs pour que ceux-ci aient le temps de s'installer dans leur esprit et de gagner en clarté... Car cela rendrait peut-être la fin un peu moins grandiloquente et abracadabrantesque... Donc un peu décevante même si très surprenante.

Dans ce roman, Daniel Cole s'attache à dénoncer les usages et débordements de la presse lors d'affaires policières de cette ampleur... Les médias répondent-ils à l'attente du public ou créent-ils cette attente, cette fascination pour le morbide ? Quoiqu'il en soit, les meurtres deviennent des produits marketing...

Quant aux personnages policiers, ils ont des comportements qui paraissent assez improbables. Mais bon, nous sommes dans un roman, donc pourquoi pas, on tourne les pages pour se distraire et parce que l'on est pris par cette histoire.

Je déconseille la version audio... Certains personnages sont interprétés avec des voix insupportables et/ou caricaturales.

Bref, un thriller imparfait mais qui fait tout de même bien le job !

PS : Pour les volontaires, je viens d'apprendre qu'il y a une suite sous les titres de "l'appât"et de "Les loups".

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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