Publié le 8 Décembre 2013
Nelson Mandela
Lectures, BD, cinéma, voyages, photos, chats, oiseaux, nature bref mon petit monde ! .................. " C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Le petit prince)
Publié le 8 Décembre 2013
Publié le 5 Décembre 2013
Thriller - Editions Pocket - 342 pages - 6.70 €
Parution d'origine en 2005, pocket en 2011
L'histoire : Après avoir taggué la façade de leur ancienne entreprise, deux chômeurs roulent tous feux éteints et à grande vitesse dans un champ d'éoliennes, à le recherche de sensations fortes. Ils ne seront pas déçus du voyage quand ils percuteront un homme de plein fouet. Celui ci décède sur le coup... Et sur lui, il avait 2 millions d'euros...
Cette première mort était accidentelle, les suivantes ne le seront pas...
Tentation : La lecture de La Mémoire Fantôme, du même auteur.
Fournisseur : Ma PAL
Mon humble avis : Un bon thriller, rien de tel pour se remettre en selle après des lectures décevantes et du coup.... longuettes
. Depuis presque deux ans, j'avais le projet d'approfondir l'oeuvre de Thilliez, en commençant par le début... c'est à dire le premier roman où apparait la fliquette fêtiche de Thilliez : Lucie Hennebelle. Charismatique, fonceuse, et obsédée autant par un mystère personnel que par la folie des tueurs. Dans la chambre des morts, Lucie n'est qu'une jeune brigadier... Le planning du commissariat, en cette fin d'année, va la mettre sur le premier grand coup de sa carrière, sur le terrain, loin des paperasses, près du danger. Et Lucie, elle aime ça. Une petite voix en elle souhaiterait que jamais ce carnage ne cesse pour lui garantir de l'action.
J'ai aimé découvrir les premiers pas de cette Lucie, c'est un personnage attachant et intéressant. Une fliquette qui s'instruit, en autre en lisant des thrillers, c'est pas courant !
L'intrigue est savamment construite, captivante, palpitante, les pages se tournent toutes seules. Les rebondissements ne manquent pas, le danger rode et cette palanquée policière nous emmène dans les profondeurs de l'inhumain, quand l'être devient bête, animal. Le tout en nous immergeant dans le domaine de la taxidermie (en résumé, l'empaillage des animaux, mais toute une science !). Franchement, les choses tiennent bien la route, et nous avec, jusqu'à la fin, sauf à la fin qui m'a déçue : too much et une fois la barbarie étalée, vite bouclée quelque part et accompagnée de violons qui ne collent pas trop au style de l'ensemble. Mais bon pourquoi pas un peu de douceur dans ce monde de brutes ?
Ah, et puis je ne vous ai pas dit ?! Ce thriller m'a ramenée dans min ch'nord, puisque l'histoire se déroule entre Dunkerque, Lille et le Pas de Calais. Et j'aime ça, mon attention redouble ! Ce qui fait que je remarque quand il y a des petites incohérences géographiques va-t-on dire.... Si je ne me trompe pas, Vigo, l'un des personnages, s'installe sur les marches de La Voix du Nord pour y déguster un croissant.... Et Thilliez lui fait traverser en diagonale la Grand Place pour rejoindre la Rue Nationale.... Et bien non, si c'est bien le trajet effectué par ce Vigo, point de diagonale, mais du tout droit !!! Et puis quelques poncifs sur le ch'nord : les corons, les terrils (même si les gueules noires sont bien honnorées), le vent, la météo pourrie. Au point qu'il est même précisé que dans le Nord, les couchers de soleil sont beaux aussi me semble-t-il ! Pourquoi ne le seraient ils pas ? Le soleil est le même partout !
Bon pour conclure : une enquête de bonne facture, la naissance d'une héroïne de roman, des pages bien documentées, mais quelques imperfections, dont un style (poétique) pas toujours adéquat au genre (thriller), et des méchants un peu caricaturaux ! J'avais nettement préféré La mémoire fantôme !
Ah, au fait, que feriez vous si vous trouviez 2 millions d'euros dans des circonstances euh... Un peu particulières ? Vous ne savez pas ? Et bien lisez ce livre, votre réponse deviendra évidente !!!
Publié le 3 Décembre 2013
Synopsis : En 1983, dans une France en proie à l’intolérance et aux actes de violence raciale, trois jeunes adolescents et le curé des Minguettes lancent une grande Marche pacifique pour l’égalité et contre le racisme, de plus de 1000 km entre Marseille et Paris. Malgré les difficultés et les résistances rencontrées, leur mouvement va faire naître un véritable élan d’espoir à la manière de Gandhi et Martin Luther King.
Publié le 1 Décembre 2013
Synopsis :Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : "Les garçons et Guillaume, à table !" et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : "Je t’embrasse ma chérie" ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus.
Publié le 28 Novembre 2013
BD - Dupuis Editions - 80 pages - 16.50 €
1ère parution en 2004
Le sujet :
Publié le 26 Novembre 2013
Roman - Editions De Borée - 348 pages - 21 €
Parution le 27 septembre 2013, rentrée littéraire
L'histoire : Après une douloureuse déception amoureuse, Aline décide de prendre le large. Ce sera quelques vacances en Afrique Noire pour une durée indéterminée dans un petit hôtel local. De semaine en semaine, Aline découvre, ressent, rencontre. Et surtout, elle met à profit son séjour pour rechercher Raphaëlle, l'amie d'une amie. Depuis 2 ans, la famille de Raphaëlle n'a plus aucune nouvelle... Celle ci a disparu, mystérieusement...
Tentation : Le pitch, la couv
Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi
Mon humble avis : Comme je me suis sentie bien dans ce livre !
Si vous aimez l'Afrique, en rêvez, la fantasmez, souhaitez mieux la connaitre de "l'interieur", alors ce roman vous plaira autant qu'il m'a plu !
L'histoire se déroule dans un pays africain non nommé, avec une capitale fictive : Akofa. On sait juste qu'il s'agit d'un pays francophone possédant une façade maritime. Pas étonnant, étant donné que l'auteure dénonce royalement les républiques dictatoriales. Alors j'imagine que plusieurs Etats pourraient correspondre aux exactions et explications développées ici...
J'aime cette littérature qui, sous couvert de distraction, m'instruit, m'emmène avec elle au bout du monde, ou en tout cas dans un autre monde, comme si j'y étais. Oui, je me suis cru en Afrique durant 320 pages. De l'Afrique Noire, je ne connais que le Sénégal et Madagascar. Alors, ce sont les paysages du Sénégal, toujours bien présents en moi, que j'ai accolés aux descriptions majestueuses, délicieuses que la romancière fait d'Akofa et des alentours. Cette fois ci, j'ai bien senti que l'écrivaine vivait ce qu'elle avait écrit et de ce fait, je n'ai pu que le vivre moi même. La touffeur, la moiteur, la sécheresse, la chaleur écrasante, la pluie tropicale, la poussière, les dialectes, la végétation, la trépidence des villes et la lenteur africaine (au niveau des affaires), la nonchalence imposée par le climat, les difficultés de la vie. Tout ceci est magistralement mis en page par Catherine Hervouet des Forges et servi par une écriture sublime, très imagées Jamais je n'ai rencontré autant de belles métaphores pour dépeindre couchers de soleils, décors, atmosphères, ressentis. Tout cela m'a enveloppée, comme une nuit africaine.
Point de vélocité dans le rythme narratif, ni dans l'intrigue. L'auteure prend son temps, le temps qui n'a pas le même prix ici en Europe et là-bas, sous les tropiques. De là vient le mini-reproche que je pourrais adresser à cette histoire.... J'ignore sur combien de mois elle s'étale. Voire même un peu plus d'un an. Saisons sèche et humide servent de repère, mais j'avoue, j'ai été un peu perdue.
Au fil des pages, ce sont différents point de vue qui s'offrent à nous sur cette Afrique, belle, rebelle, intense, mais souvent gangrénée par la corruption en tout genre et subissant des dictatures sévères et/ou déguisées. Nous avons le regard de l'expat (Cyril), dont on n'arrive pas à savoir s'il est juste mal dans sa peau ou totalement superficiel, qui ne se mèle pas du tout à la vie locale. Aline, qui découvre tout et qui ne troquerait son hôtel spartiate et non climatisé contre rien au monde. Aline se fond dans la vie Africaine. Le couple mixte qui a subi la vengeance de l'Etat devant la réussite individuelle, le journaliste qui s'est retrouvé déchu pour avoir fréquenté de trop près une envie ministérielle. Léocadie, satellite de l'histoire, qui représente la femme noire en chasse à l'homme friqué. Alors oui, nous avons ici un sacré kaléidsocope qui nous permet d'appréhender cette Afrique avec le moins d'à prioris possible, malgré sa complexité, son ambiguité, son étrangeté. Traditions, us et coutumes, mentalité, tout cela est décortiqué avec soin et c'est fichetrement intéressant. Ce décodage d'une certaine Afrique est, je pense, le point fort du roman.
L'histoire m'a beaucoup plu aussi, faite d'une multidude de rencontres, de personnalités différentes. C'est une belle étude des moeurs et des relations humaines qui nous est offerte. Je me suis senti très proche d'Aline, déçue par l'amour mais toujours prête à s'emballer, malgré ses promesses intérieures de ne plus tomber dans le panneau.
Et bien sûr, plane tout au long du livre l'ombre de Raphaëlle, décidemment bien mystérieuse, qu'il nous tarde de trouver et de connaitre.
Léocadie m'a amusée. A travers son personnage et quelques autres scènes (notamment dans les maquis), j'ai un peu retrouver l'ambiance d'Aya de Yopougon.
La dernière pluie, une histoire très agréable, instructive. Une immersion dans l'Afrique des cases à terre battue, jusque dans les luxueux hôtels qui servent de garçonnière aux grands du gouvernement. A lire !!!
Publié le 24 Novembre 2013
Publié le 22 Novembre 2013
Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Publié le 20 Novembre 2013
BD - Editions Delcourt - 136 pages - 14.95 €
Parution en 2007
L'histoire : François Merlot, journaliste parisien, écrit son premier livre. Son sujet : l'histoire des chansons les plus célèbres du XXe siècle : My Way, Besame Mucho... et bien entendu Happy Living, un titre qui a fait le tour de la planète et que les plus grands artistes ont interprété.
C'est à cette œuvre mythique que le journaliste consacre sa première investigation. À New York, il parvient à rencontrer son auteur, le génial H. G. Slatters, pour le questionner sur la genèse de sa création. Les révélations seront bien au rendez-vous, mais d'une tout autre nature que celles attendues : "La vérité, lui confiera Slatters, c'est que je n'ai jamais écrit une seule note de Happy Living. "
Tentation : Le pitch
Fournisseur : La bib'
Mon humble avis : Cette BD m'a bien eue ! Je l'ai prise pour argent comptant, sûre que l'histoire était plus vraie que vraie !!! Je suis même allée en fin de lecture sur YouTub, afin de voir à quoi ressemblait cette fameuse chanson "Happy living".... Bien entendu, en entrant ces deux mots sur le fameux moteur.... je n'ai eu que des leçons de relaxation, mais point de tube historique
Ce que veut sans doute dire que cette BD est très bien faite, en fait
! Oui, je confirme, j'ai passé un excellent moment dans ces pages de planches en noir et blanc. Je ne suis point pro pour décrire des dessins, mais ceux ci m'ont bien plu, comme faits au fusain ou au gros crayon, avec des touches de peinture. Pas de grande finesse de premier plan, mais une sensation d'aboutissement, et un visuel net et agréable. A noter, très jolie et élégante police de caractère.
Cette BD est très rythmée. Alors que Merlot, le journaliste français, est missionné pour retrouver un batteur dont personne n'a entendu parler depuis 50 ans, l'histoire prend l'aspect d'une enquête privée, à but journalistique... Et le tout devient presque un road moovie. On part de New York, on arrive en Californie L.A, puis on monte sur San Francisco. On accompagne Merlot dans sa quête passionnante qui nous emmène dans les circuits initiés du jazz. Des grands noms sont cités et sont sans doute responsable de ma méprise narrée ci dessus
J'ai adoré l'épopée de ce Merlot, qui est faite de rencontres multiples, touchantes, surprenantes, drôles au fil de son enquête. Depuis son amitié du petit dej avec la barmaid du bar faisant face à son motel tout droit sorti de l'univers d'Hitchcok, au vieux noir américain dans une station service reculée... Oui, des personnages hauts en couleurs (même si en noir et blanc
, des gens qui ne sont pas ce qu'ils paraissent, des non-dits familiaux, des stars en devenir qui finissent jardiniers... Une belle porte sur le succès, l'accès à la gloire, les secrets, les rêves brisés, les têtes gardées hautes et redevenues froides.... Et surtout, un héritage de plusieurs millions de dollars...
Le tout mis en scène par un Jean-Claude Götting qui a eu l'intellingence de rester dans la simplicité et le mesure... Une bien chouette découverte !
Publié le 18 Novembre 2013
BD - Editions Delcourt - 128 pages - 16.95 €
Parution en mars 2008
L'histoire : En 1897, l'explorateur américain Robert Peary n'a pas encore réussi à planter son drapeau au Pôle Nord malgré l'aide de ceux qu'on appelle encore les Esquimaux. Histoire de ne pas rentré bredouille au pays, il ramène une famille de "sauvages polaires, dont le jeune Minik. Une fois en Amérique, cette famille va être le sujet de toutes les "attentions".... Curiosité, science....
Une histoire vraie, qui a encore des répercussions à notre époque.
Tentation : Pitch
Fournisseur : la bib'
Mon humble avis : Encore une BD ô combien instructive et passionnante !
Groenland Manhattan retrace l'histoire vraie d'un petit garçon Inuit sur une vingtaine d'années, à compter de 1897. Cette BD est donc aussi une leçon de la grande Histoire. Minik est emmené avec sa famille à New York par Robert Peary, qui, année après année, a bien du mal à planté la drapeau américain sur le Pôle Nord. Inutile de dire que Peary et les siens considèrent les Esquimaux comme des sous hommes, des primitifs, des inférieurs, des sauvages. Arrivés à New York, Minik et sa famille deviendront donc objet de curiosité malsaine tant de la part des citoyens que de la part de scientifiques : moqueries, mesures du crane etc... Bien entendu, le climat et les microbes newyorkais vont mettre à mal la famille Inuit. Recueilli par la famille du directeur de Muséum, Minik n'aura de cesse que de rentrer, un jour chez lui.
Bien sûr, l'étonnement est réel devant le confort, les lumières et les habitudes des américains, ce qui donnent quelques scènes qui pourraient prêter à sourire si nous n'étions pas dans un drame historique et hélàs toujours présent.
Cette supériorité des occidentaux est on ne peut plus détestable et ridicule dans les faits. Les américains ne montrent aucun respect pour les coutumes Inuit. D'ailleurs, ils considèrent ce peuple comme inculte, sans culture, sans art etc... Mais ne tarde pas à emplir leur musée d'objets divers et variés venant du grand nord.... Ainsi que des squelettes Inuit, dont celui du père de Minik. Cette découverte rendra Minik fou de rage et de tristesse. Pour la petite histoire, sachez qu'après qu'un décret soit voté, ces squelettes ont été rendu à leur terre et leur peuple cent ans plus tard, et on pu ainsi bénéficier de tombes dignes de ce nom.
Groenland Manhattan est une BD sur le déracinement. Malgré les années passées à New York, Minik sera toujours "l'indien" ou "l'esquimaux" ou le sauvage. Et une fois rentré chez lui, il sera l'américain.... Donc toujours l'étranger, où qu'il aille. C'était vrai il y a 100 ans, et hélas, force est de constaté que pour les exilés, c'est trop souvent encore vrai.
Cette BD est tout simplement magnifique, et peut être lu par un public non adulte (bon, pas à 3 ans non plus), mais je pense que vers 10 ans, un enfant se trouvera enrichi de cette histoire et s'ouvrira à une prise de conscience qui sa vie ne lui donne peut-être pas.
Juste un petit bémol concernant les dessins. Même s'ils sont globalement splendides (paysages, rendu d'atmosphère et d'époque), il m'a fallu un certain temps pour situer des personnages ou les reconnaitre.
A noter, une post face très intéressante également avec des données historiques et des explications sur les enquêtes menées pour aboutir à cette BD.