Publié le 8 Novembre 2009

Synopsis : Une mine qui explose au coeur du désert marocain et, des années plus tard, une balle perdue qui vient se loger dans son cerveau... Bazil n'a pas beaucoup de chance avec les armes. La première l'a rendu orphelin, la deuxième peut le faire mourir subitement à tout instant. A sa sortie de l'hôpital, Bazil se retrouve à la rue. Par chance, ce doux rêveur, à l'inspiration débordante, est recueilli par une bande de truculents chiffonniers aux aspirations et aux talents aussi divers qu'inattendus, vivant dans une véritable caverne d'Ali-Baba : Remington, Calculette, Fracasse, Placard, la Môme Caoutchouc, Petit Pierre et Tambouille. Un jour, en passant devant deux bâtiments imposants, Bazil reconnaît le sigle des deux fabricants d'armes qui ont causé ses malheurs. Aidé par sa bande d'hurluberlus, il décide de se venger. Seuls contre tous, petits malins contre grands industriels cyniques, nos chiffonniers rejouent, avec une imagination et une fantaisie dignes de Bibi Fricotin et de Buster Keaton, le combat de David et Goliath...

Avec : Dany Boon, Jean Pierre Marielle, André Dussollier, Omar Sy, Dominique Pinon, Yolande Moreau, Julie Ferrier, Marie-Julie Baup...


                                   

Mon humble avis : Deux heures de pur enchantement, passées dans l'univers décalé et enfantin de Jean Pierre Jeunet. Dès le générique, on devine que l'on ne va pas voir un film commun. Puis nous plongeons dans le monde de Jeunet... que j'adore. (Jeunetest l'un des seuls réalisateurs dont on pourrait reconnaître les films et l'univers en blind test !). On est bien, on s'affale dans notre fauteuil de velours, on a le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux. Le gris prend des couleurs chaudes, les pauvres ne sont plus malheureux puisqu'ils s'aiment et s'entraident. Ils forment une équipe sympathique et attachante de chiffonniers à l'ambiance "un pour tous, tous pour un" ! Solidaires, ils combattent les méchants et narquois marchands d'armes à grand coup d'ingéniosité et surtoutavec les moyens du bord : "c'est de la récup" ! donc avec certains aléas ! On a la savoureuse impression que des adultes règlent le compte de puissant méchants avec un grand jeu de mécano, de l'humour et beaucoup d'espiègleries. Du pur Jeunet où tout est permis !
Quelle notion du détail, quelle créativité dans les décors, notamment dans ceux de l'antre de notre fine équipe. Je suis sûre que je pourrais voir ce film une deuxième fois et découvrir encore mille et une merveilles ! La réalisation est tirée à quatre épingles, Jeunet aime ces acteurs et n'hésite pas à les filmer en gros plan. Et ainsi, d'un seul coup, une révélation sympose : une gueule... Dany Boon a une sacrée gueule de cinéma ! Et par moment, il n'est pas sans nous faire penser à un certain Bourvil. On retrouve certains acteurs fétiches du réalisateur, dont Dominique Pinon, une sacrée gueule lui aussi. Je ne cite pas tous les acteurs, je l'ai fait plus haut, je dirais juste qu'ils sont tous bien à leur place... Allez, je ne résiste pas à l'envie d'attribuer une mention spéciale à Omar Sy, que l'on voit de plus en plus au cinéma... un avenir prometteur entre les mains. L'intrigue est bien ficelée, même si, à un moment ou deux, j'ai été dans une légère confusion... de nom...
Parlons un peu des messages distillés par le films... Jeunet dénonce les marchands d'armes, leurs trafics, leurs dessous de tables et il prône des valeurs simples comme l'amitié et l'humanité. Les fans du réalisateurs retrouverons ici la marque Jeunet appréciée dans Amélie Poulain et La Cité des enfants perdus. Pour les autres, ce pourrait être une belle découverte, un voyage inoubliable plein de félicité. D'ailleurs, c'est décidé... Si un jour je deviens actrice, c'est avec Jeunet que je voudrais tourner. Ces films sont d'un tel ravissement à voir, qu'ils ne peuvent être qu'allegresse à jouer !
Pour conclure, je dirais que Micmac à tire larigot est un film dont on sort avec quelques dizaines années de moins ! Le cinéma comme cure de jouvence, qui dit mieux ?!


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Novembre 2009

Roman - JC Lattes éditions - 300 pages - 17 €

Rentrée littéraire 2009

Résumé : Il est des personnages de roman qui nous marquent, que l'on ne peut pas oublier. Mathilde est l'un d'eux. On suit avec effroi sa descente aux enfers. Harcelée moralement par son supérieur hierarchique sous couvert de l'indifférence, elle est peu à peu exclue de son équipe, de son poste, du système, jusqu'à être reléguée dans une sorte de bureau cagibi. Mathilde résiste mais jusqu'à quand ? Mathilde n'en peut plus. Thibault, médecin des Urgences Parisiennes, est tout aussi usé qu'elle. Séparé de son indolente compagne, il est seul et soigne tant bien que mal la solitude de ses patients.
Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d'eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s'arrête. Autour d'eux s'agite un monde privé de douceur.
Au coeur d'une ville sans cesse en mouvement, multipliée, où l'on risque de se perdre sans aucun bruit.




                               




Mon humble avis :
On lit ce roman la gorge nouée, les points serrés et la rage au ventre. Et l'on en sort ébranlé. L'une atmosphère dure, très triste et maussade est rendue par une écriture directe, implacable, des phrases courtes qui ont la force d'un coup de poing pour dénoncer le monde impitoyable du travail, de la rentabilité à tout prix... Aucune concession, pas de romanesque feint pour plaire au lecteur. Du réalisme à l'état brut.
Delphine de Vigan nous renvoie en plein visage les travers de notre société égocentrique que nous feignons d'ignorer, ou devant lesquels nous baissons les yeux pour ne pas les affronter : l'enfer du quotidien répétitif, la machine à compression qu'est le monde du travail, et surtout "l'ultra moderne solitude" (cf Alain Souchon) dans ces villes où l'on croise sans rencontrer, où l'on vit seul parmi des millions de gens. Avec un talent admirable et discret à la fois, Delphine de Vigan ose nous parler, avec "Les heures souterraines", d'une violence qui nous touche tous plus ou moins, une violence silencieuse mais ô combien dévastatrice : l'indifférence, le silence lui même et l'ignorance.
Avec Mathilde, on voudrait crier à l'aide, à l'injustice. Et pourtant, Mathilde ne crie pas, elle ne peut plus crier, le mal la ronge de l'intérieur depuis trop longtemps. On la regarde s'effondrer, comme engloutie dans du sable mouvant. Chaque mouvement qu'elle fait l'enfonce un peu plus. Elle diminue aux yeux des autres jusqu'à devenir invisible. On reste là, paralysé, pétrifié d'effroi, et ne savoir quoi lui conseiller, comment la réconforter. Elle est prise dans une spirale infernale. Son histoire nous glace le sang, car il pourrait s'agir de nous. D'ailleurs, il s'est agit de moi à une époque (toutes proportions gardées). Quant à Thibaut, il se sent broyé et englouti par la ville, par l'inhumain de l'humanité, par la solitude. Et en Thibaut aussi l' on peut se reconnaître. Qui ne s'est jamais senti usé, fatigué et isolé devant le ryhtme incessant d'une grande ville. Les heures souterraines nous conduisent à une grande empathie envers ces personnages. D'ailleurs, à travers eux, Delphine de Vigan nous amène à nous poser certaines questions : Est on maître de notre destin ? Il semble que non, il semble que oui. Saisissons nous toutes les mains tendues, reconnaissons nous l'autre, celui qui nous ressemble ? Saurions nous prêt à tendre la main en pareil cas et à se mettre du mauvais camp ? Ne passons nous pas à côté de notre vie par peur de quoi... du ridicule ? Par peur d'être rejeté ? Par peur de perdre ce que l'on a, ce que l'on est et qu'on a eu tant de mal à devenir ?

Toutes des questions, Delphine de Vigan y apporte quelques éléments de réponse dans ce roman si fort, si juste, si touchant et subtile. Si actuel aussi. Les reportages et les informations ne nous informent ils pas des conséquences malheureuses et de plus en récurrentes du mal être au travail ? Je l'avoue, j'ai souvent trouvé dans le ressenti des Mathilde et de Thibaut l'écho de mes souffrances dues à la maladie et ma solitude involontaire. Merci, merci et bravo à Delphine de Vigan d'avoir su mettre des mots si appropriés et délicats sur les maux du siècles, sur ce qui ronge nombre d'entre nous de l'intérieur.


"Peut on à ce point être aveugle au désespoir de l'autre ?"

"Sa vie est au coeur de la ville. Et la ville, de son fracas, couvre les plaintes et les murmures, dissimule son indigence, exhibe ses poubelles et ses opulences, sans cesse augmente sa vitesse".

" Il regarde la ville, cette superposition de mouvements. Ce territoire infini d'intersections ou l'on ne se rencontre pas"

" Dans la vraie vie, les gens désespérés se croisent, s'effleurent, se percutent. Et souvent, ils se repoussent, comme les pôles identiques de deux aimants."

"Mais il arrive un moment où le prix est devenu trop élevé. Dépasse les ressources. Où il faut accepter de sortir du jeu, accepter d'avoir perdu. Il arrive un moment où l'on ne peut pas se baisser plus bas."

" Je crois que c'est votre capacité à résister qui vous désigne comme cible."


Du même auteur sur ce blog : No et moi


Les avis de Celsmoon; Edelwe



Je remercie alapage.com et Sabrina pour cette lecture !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Novembre 2009

GARDIENS DES TRESORS D'EXTREME ORIENT

                                                                



C'est à un magnifique voyage que nous convié l'émission de France 3 "Des racines et des ailes" ce mercredi 4 novembre... Le Cambodge, le Vietnam... Mais voici le programme, on en discute juste après :

Archéologues, historiens, architectes, conservateurs, aujourd’hui, ils dirigent ou restaurent de nombreux monuments. Leur mission : faire vivre un patrimoine exceptionnel, souvent méconnu... Ce sont les gardiens des trésors d’Extrême-Orient. Voyage au cœur de lieux mythiques, du Cambodge au Vietnam, avec ses passionnés qui protègent ses lieux exceptionnels.

Au Cambodge, Jacques Gaucher dirige la mission archéologique française à Angkor Thom, l’ancienne capitale royale de l’empire Khmer au XIII siècle.
Une cité monumentale encore enfouie sous la jungle dont il redécouvre le plan.
Aujourd’hui, il cherche au sein du palais royal les traces des premiers habitants de la ville antique.

Plus au sud du pays, Bruno Bruguier, un autre archéologue, prospecte et surveille l’état de conservation d’autres trésors de l’architecture khmère du VII siècle.

Ces deux passionnés perpétuent l’héritage des premiers chercheurs de l’Ecole Française d’Extrême-Orient créée en 1900 pour étudier les richesses du patrimoine culturel de l’ ancienne Indochine.

A Hanoi  :
Pierre Cambon, architecte Toulousain, a pour mission de sauver et de restaurer les vieilles maisons du centre historique de la cité.
Virginie Malherbe, elle, conservatrice pour la région Ile de France, cherche à protéger les dernières villas coloniales de l’ancienne capitale de l’Indochine.

Au Vietnam :
Dans les montagnes au nord du pays, où vivent des ethnies millénaire, Philippe Le Failler, historien, nous emmène à la découverte de roches gravées aux inscriptions encore mystérieuses.


Mon humble avis : Superbe émission, pas trop élitiste comme je lui reproche parfois. Ici, c'était le plaisir des yeux, chaque image étant sublime. C'est aussi le bonheur de la rencontre. La rencontre de ces hommes et de ses femmes qui, par passion, consacrent leur vie à préserver l'Histoire. Ils sont historiens, architectes, conservateurs, archéologues et ils grattent, répertorient, sillonnent inlassablement le pays pour restaurer des monuments millénaires et participer à la sauvegarde des traditions. Ces personnes, ici françaises expatriées, me fascinent par leur passion inaltérable et le savoir infini. Tout ceci est très bien rendu dans l'émission, tout comme les échanges avec les populations locales et l'apprentissage des archéologues cambodgiens.

Pour moi, ce fut aussi une nouvelle immersion dans ce merveilleux pays que j'ai eu la chance de visiter il y a quelques années. Ce film ne trahit pas le peuple et l'art khmer bien au contraire, il vous invite au voyage. Si vous ne pouvez pas aller au voyage, le voyage viendra à vous. Dans quelques temps, je vous livrerai mes carnets de voyage cambodgiens.

Et si vous lisez ce billet à temps, branchez votre magnetoscope. Cette émission est rediffusée dans la nuit de ce jeudi à vendredi, à minuit trente sur France 3


                                                                             

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Novembre 2009

Roman - Editions Robert Laffont - 329 pages - 19 €

Rentrée Littéraire 2009

Le mot de l'éditeur : Hormis son job de présentatrice à la télévision, Manon a mis des barricades autour de tous ses rêves, fuyant une enfance dévastée par un père terrorisant et une mère terrorisée. Elle tient à distance l'amour, ce qui lui reste de famille, les souvenirs, et comme ça elle se croit heureuse, protégée par ses deux mères de substitution, Vic et Armelle, un couple aussi haut en couleur qu'attachant. Et puis arrive ce soir où, rentrant tranquillement chez elle, Manon trouve devant sa porte un tout petit garçon apeuré tandis que, sur son portable, une voix inconnue, masculine, la supplie : " Sauvez-le ! "... avant de raccrocher brutalement. Elle n'en a aucune envie. Mais l'enfant lève les yeux sur elle : ces yeux, d'un bleu rarissime, unique, ce sont ceux de sa propre soeur, il n'y a pas l'ombre d'un doute. Or cette dernière est morte quatre ans plus tôt dans un incendie, après avoir définitivement coupé les ponts avec Manon et leurs parents. Dès lors, Manon n'a plus le choix : cet enfant tombé du ciel comme un cadeau empoisonné va l'obliger à rouvrir les plaies du passé, à affronter tout ce qu'elle s'est évertuée à oblitérer pendant tant d'années. Et surtout à enquêter sur ce qui est réellement arrivé à sa soeur quatre ans plus tôt, devenant à son tour une cible de choix pour les responsables de cette mort tragique maquillée en accident. Heureusement, Manon n'est pas seule dans cette redoutable quête, dont l'amour va bientôt se mêler sous les traits de l'irrésistible Juan, baroudeur au grand coeur...



                                                      

Mon humble avis :  Jeune animatrice télé, Manon trouve un petit garçon abandonné devant sa porte. Il s'agirait du fils de sa soeur, décédée mystérieusement 4 ans plus tôt en Sicile. L'est il vraiment ? Pourquoi 4 ans après ? Pourquoi est il en danger ? Voilà beaucoup de question pour la jeune Manon. Elle sera aidée dans sa quête par ses amis : Vic et Armelle (ces anges gardiens), Maï, leur protégé Indonésien, Marc (ex de Manon et avocat) et enfin Juan (le charismatique enquêteur pour assurances).
C'est une sympathique histoire que nous livre ici la célèbre romancière Janine Boissard. C'est inéluctable, nous voici arrimés au destin peu ordinaire de Mano. Toutes les questions que l'on se pose à son sujet nous font garder le livre en mains. Les personnages, tous plus attachants les uns que les autres, riches en couleurs et forts en caractères assurent de la bonne humeur dans ce roman d'apparence légère... En apparence oui, car en profondeur, l'auteure étudie la force des relations fraternelles et les dégâts causés par une éducation tyrannique et injuste. Le style est limpide et le ton intimiste. En effet, dès les premières pages écrites à la première personne du singulier, le lecteur est chaleureusement invité dans cette histoire et dans ses dialogues. On a l'impression d'y être et de compter parmi les amis de Manon. Et avec elle, nous allons de rebondissement en rebondissement.
"Loup y es tu" renferme donc de belles qualités, mais aussi, hélas, certains défauts à mes yeux : quelques incohérences ou invraisemblances, un élément (pour moi majeur) qui ne s'explique pas et qui n'est même pas évoqué... peut-être ai-je mal lu certains passages... Enfin, mon dernier reproche concerne une romance un peu trop fleur bleue et qui s'installe un peu trop vite à mon goût. La vraie vie se passe hélas rarement ainsi ! Mais nous sommes ici dans un roman alors pourquoi pas, surtout que ce livre remplit parfaitement sa mission première : divertir.

 

 

Je remercie une nouvelle fois Gilles Paris pour cette lecture !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Novembre 2009

LE HOGGAR, EFFETS DE SABLE !!!




























































HOGGAR ALGERIEN : DES DUNES !

 






































                                                                                                                                                                             



Le petit point blanc, nos 4X4 qui nous attendent... Notre lieu de bivouac !


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 2 Novembre 2009

Keisha m'a taguée par le dernier tag à la mode sur la blogosphère, celui d'Emma.
C'est vraiment le tag de la mort qui tue, la grippe H1N1 c'est rien à côté... Super dur, mais je vais m'y coller. Pas super super littéraire ce tag, mais qui peut résister à dame Keisha !
En fait, on m'a dit qu'il ne fallait pas hésiter à se lâcher, alors...et je vais faire avec les moyens du bord, ce qui me passe par la tête en un éclair !


1. Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (eh oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature)

Amélie Nothomb, car ça pourrait parfois sembler n'avoir ni queue ni tête, comme ma vie.
                                                
 

2. Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaines de pages... Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle... Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre... Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !)  

Daniel Graig non pas grand chose... Par contre, pour Brad Pitt, j'arrête tout. En effet, il faut s'avoir qu'un Brad Pitt ne repasse jamais deux fois. Le livre lui, sera encore là le lendemain !
                                                                                                                
Tout le monde est d'accord pour que je laisse la photo en Grand format ??!!!
                                         
 

3. C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés ?)

Un livre d'histoire... Puisqu'il paraît que l'histoire se répète... Autant prévenir le prochain monde de ce qu'il s'est passé chez son prédécesseur pour qu'il ne refasse pas les mêmes conneries.

 

4. Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?

N'importe quelles 5 mn disponibles ! Si c'est moins, je vais sur un blog lire un billet et poster un petit commentaire !

 

5. Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui  ?

Les personnages des romans de Houellebecq ! Ils sont bien souvent plus que répugnants, des insultes à l'humanité !

 

6. Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?

Non, je préfère sauver Willy !     
                                                  http://www.partirencroisiere.fr/excursions-norvege/lofoten/24-baignade-avec-les-orques.html

 

7. Jusqu'où êtes-vous allée pour un livre ?

Lorsque je vivais en Floride, je me suis fait envoyer un bouquin par la poste, Le prix du Quai des Orfèvres, que j'achète tous les ans depuis plus de 20 ans. Hors de question de manquer une année et à l'époque, internet n'existait pas ! Et dans le courrier, mes parents avaient glisser la petite faiblesse qui me perd : des mikado !    

                                                            

 


8. Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ?
  

Françoise Sagan et je lui dirais : "C'est fou ce que vous ressemblez à Sylvie Testud"
Balzac  pour lui dire : "Pourquoi tant de longueurs ?"
Maupassant : Je resterais sans voix !
 

9. Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.

Des livres sur tous les murs, des plantes tropicales, au moins deux palmiers pour faire tenir mon hamac, un perroquet muet pas loin, le bruit des grenouilles que l'on entend à la nuit tombée sous les tropiques... Et puis si la piscine à débordement peut être à 3 mètres, ce serait l'idéal !

                                                                  
10. Vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !), en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?

N'importe quel livre qui aurait pu servir pour caler son lit bancale, ce qui fait son cerveau penchait constamment sur l"hémisphère de la connerie... Et puis il aurait vu qu'un livre peut toujours être utile...
Ou bien le sien... Narcissique comme il devait être, il n'aurait jamais osé cramer des bouquins !


Je repasse le bébé à Midola et  Marie ,

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 1 Novembre 2009

J'aime beaucoup Noirs Désirs. Pas toutes leurs chansons car je trouve certaines d'entre elles trop "Bruyante". Mais celle ci est magnifique. Elle nous emmène littéralement. Il s'en dégage autant de douceur que de tristesse, de rêve que de désespoir.



Je n'ai pas peur de la route
Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien là
Le vent nous portera

Ton message à la Grande Ourse
Et la trajectoire de la course
Un instantané de velours
Même s'il ne sert à rien va
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera

La caresse et la mitraille
Et cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain
Le vent les portera

Génetique en bandouillère
Des chromosomes dans l'atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant dis ?
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera


Ce parfum de nos années mortes
Ce qui peut frapper à ta porte
Infinité de destins
On en pose un et qu'est-ce qu'on en retient?
Le vent l'emportera

Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi
Le vent les portera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 30 Octobre 2009

Thriller - Livre de Poche - 437 pages - 6.95 €

Le mot de l'éditeur :

Léonie, achetée au Liberia, alors qu’elle n’était qu’une enfant, séquestrée, prostituée, s’enfuit à vingt ans de son enfer pour se retrouver clandestine et sans papiers dans les rues de Paris.
Edmé, un inspecteur de la Crim’, déprimé par les violences, la misère et le cynisme qu’il côtoie chaque jour, découvre un étrange charnier dans la Marne.
Cyrian, fils de famille en mal de raisons de vivre, se prête à un voyage expérimental d’un genre nouveau, pour trouver le frisson de l’extrême : le transfert de l’âme dans un corps d’emprunt...
Leur point commun ? Tous trois sont porteurs d’âmes, comme tous les êtres humains. Mais parfois les âmes ne sont pas où elles devraient être …
Polar, roman d’amour et d’anticipation : Pierre Bordage joue ici de tous les genres avec un art consommé…





                                                                                                                    
                                              

Mon humble avis :Dans ma vie de lectrice de thrillers Français, il y avait Jean Christophe Grangé, Maxime Chattam, il y a désormais aussi Pierre Bordage ! Les membres du jury de la section Thriller / Polars ne s'y sont pas trompés en élisant "Porteurs d'âmes" prix des lecteurs Livre De Poche 2009. C'est d'ailleurs pour cela que je l'ai reçu, pour me remercier de ma participation à la section littérature du même prix.
C'est un thriller polyphonique, mais aussi roman d'anticipation, genre que j'ai toujours boudé à tord vue l'exaltation qui fut mienne à la lecture de cette histoire inimaginable. Mais reprenons les choses dans l'ordre. Trois personnages évoluent séparément. On se doute qu'ils vont se rencontrer, reste à savoir où, quand, quoi, comment... Et là, avec eux nous allons de surprises en cauchemars au fin fond de l'enfer....
Tout d'abord Léonie, vendue par son père au Libéria et prostituée par sa tante à Paris pendant douze ans. Elle parvient à fuir, devient SDF et sans papier. Elle a besoin d'argent... Edmé est un flic un peu désabusé, content de voir la retraite (et pourquoi pas la mort) approcher. Il découvre des dizaines de cadavres noyés dans la Marne. Enfin, Cyrian, étudiant au compte bancaire bien fourni par Papa, prêt à TOUT pour intégrer la confrérie secrète des Titans de son école supérieure de science. Cette confrérie qui a inventé le translateur, machine diabolique et convoitée,  permettant des voyages extracorporels : votre âme s'invitant pendant quelques jours dans le corps d'un autre. Cyrian veut faire se voyage.
Pierre Bordage orchestre ces trois histoires d'une main de maître et nous tient réellement captifs chapitre après chapitre. Car pour savoir ce qui va arriver à Léonie, il faut lire d'abord les chapitres concernant Edmé et Cyrian, et ainsi de suite. Une écriture fluide sert un suspens à couper au couteau, surtout qu'il n'y a aucun temps mort. Par moment, on pense pouvoir se poser deux minutes mais non, nos héros sont forcés de fuir, de ruser, de se cacher de nouveau. C'est ce que l'on demande à un thriller non ?
Justement, il y a quelques temps, je me plaignais d'un livre qui se disait thriller sans en être un. Et bien "Porteurs d'âmes" est un vrai thriller et bien plus encore. J'ai déjà évoqué plus haut le côté "anticipation" qui donne à Pierre Bordage la liberté totale de nous emmener dans un univers bien à lui. Mais c'est aussi un magnifique roman d'amour et heureusement d'ailleurs. En effet, il y a dans ce livre des scènes d'une violence physique et psychologique terrible. Pierre Bordage ne nous épargne pas les horreurs dont l'Homme est capable. Mais la bonté et le romantisme qui pénètrent peu à peu l'histoire atténuent cette violence et nous permettent d'espérer, de fermer ce livre avec le coeur moins lourd que d'habitude lorsqu'on lit ce genre de livre. C'est aussi un roman qui veut nous remuer dans notre humanité. A travers le personnage très attachant de Léonie, Pierre Bordage nous interpelle sur le sort des sans papiers, le délis de facies (pour ne pas dire de couleur) en France, l'injustice en fonction de la naissance, le respect des différences. Il nous invite à nous mettre à la place d'autrui pour voir autrement et pourquoi pas, à donner une deuxième chance à quelqu'un de devenir aimable. Une très belle leçon de courage, de tolérance et d'humilité. Rare non dans un thriller ?
Vous l'aurez compris, même si les mots me manquent (et oui, n'est pas Pierre Bordage qui veut), ce livre justifie pleinement le nom de ce blog : les coups de coeur de Géraldine.


                                           

Les avis de
Sylire, de Sentinelle

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 29 Octobre 2009

Synopsis :Un film constitué des images des coulisses des dernières répétitions de Michael Jackson.

Documentaire musical...

Avec Mickael Jackson, ses musiciens, ses danseurs, ses techniciens...

Attention : Normalement, film à l'affiche que pour deux semaines... Ne trainez pas !
























                                                                                                            






        

Mon humble avis :  Magnifique ! Trente ans de ma culture musicale qui défilent sur un écran, menés par un homme de 50 ans. Comme sa musique, cet homme n'a pas pris une ride. Cela, on sait pourquoi. Mais il a la même forme, la même démarche, la même silhouette, la même souplesse, la même endurance, le même déhanché qu'il y a vingt ans.

Au début, cela fait bizarre de voir Michael Jackson non caché par un masque, ni entouré de dix gardes du corps entre deux portes, sans sourire figé sur le visage et l'éternel salut de la main. Et puis on s'habitue, on a l'impression d'être à L.A, d'avoir été invité aux répétitions du roi de la pop. On redécouvre avec un plaisir et une jubilation l'artiste prodigieux... et l'on discerne l'homme, presque ordinaire, très humain... Oui, Michael Jackson n'est pas l'extra terrestre que nous ont montré les médias depuis plus de 20. Dans ce film, on le découvre détendu, souriant, spontané, naturel, d'une gentillesse et d'une douceur rare avec son entourage, vêtu normalement voire presque débrayé et souvent sans lunettes de soleil. Avec un sens de l'humour, il se montre perfectionniste. On se doutait déjà qu'il l'était. On n'arrive pas au sommet de son art comme l'était MJ sans perfectionnisme. Manifestement, MJ maîtrise toutes les facettes de son art jusqu'au bout des doigts. On ressent beaucoup d'euphorie et de bonheur dans ce film. Michael Jackson s'éclate et ne s'en cache pas, ses musiciens vivent un rêve éveillé et ses danseurs, quand ils ne dansent pas, contemplent et applaudissent leur modèle depuis toujours, leur dieu.
Sa musique prend toute sa dimension et son talent toute sa démesure. On ne peut que se dire : son oeuvre est un temple musical, dont chaque chanson est une grand messe et ses chorégraphies légendaires une lithurgie : Billy Jean, Beat it, The way you make me feel... Dur de n'être que dans un cinéma et non dans un stade où l'on pourrait danser, crier, hurler. On aurait envie de taper dans les mains... mais en même temps, on ne veut rien manquer et tout entendre, car on sait qu'on ne revivra plus ce moment.
Et dire que ce ne sont que des extraits de répétitions : génialissimes. Les concerts auraient certainement été historiques !
Le film conclut par une citation du chanteur "L'amour est éternel". En tous cas, sa musique le sera, sans aucun doute !
Comme dans un concert, la séance dure deux heures, deux heures de bonnes vibrations et d'émotions. La différence, c'est qu'à la fin, quand toute la salle applaudit comme pour un rappel, le chanteur ne revient pas, et ne reviendra plus jamais.



                                        



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 28 Octobre 2009

Nous poursuivons notre découverte de la blogosphère littéraire. Mais aujourd'hui, nous traversons l'Atlantique pour nous rendre là :

 

 

 

Là, c'est au Quebec où vit Karine du blog "Mon coin lecture"


Partons vite faire sa connaissance !

Avant d'être Karine la blogueuse, qui étais tu ?

K : J'étais la même que je suis maintenant, je crois!! Ca va avoir l'air bizarre, ce que je vais dire parce que j'ai rencontré des gens géniaux sur la blogo (dont des gens qui sont devenus vraiment importants pour moi) et que ça m'a fait me promener en France et en Angleterre (je ne pense pas que sans le blog, je me serais décidée!), mais le blog n'a pas "changé mon quotidien".   En fait, à part ma mère et 2-3 amis, presque aucune personne de mon entourage ne sait que j'ai un blog!!  Donc, avec les vieux amis, la famille, le travail, il n'y a absolument rien de changé !  Ceux à qui c'est venu à l'oreille ont rapidement oublié ce fait et ont sans doute considéré ça comme l'une de mes "lubies" de fille un peu hors-norme !!  Parce que oui, j'en ai plusieurs, de lubies, et je passe quelque fois pour une extra-terrestre... ok... souvent, pour ne pas dire tout le temps !!  J'ai toujours été lectrice boulimique... la nuit, vu que je ne dors presque pas. Ca n'a pas vraiment changé non plus!! 
J'ai toujours adoré la musique (en jouer et en écouter), la danse (en faire surtout), le théâtre, les arts en général.  Un autre côté de moi est une miss Plein Air qui vivrait dehors dans la nature et les montagnes dès qu'il fait beau.  Sportive aussi, je fais de la randonnée, de l'escalade, du volley, du tennis... Et finalement, je suis dans le domaine paramédical donc, scientifique pour le travail (être payée pour jouer avec des enfants, c'est considéré comme "scientifique"??)!!!   J'étais et je suis toujours du genre un peu exalté, très, très enthousiaste quand je découvre un truc!!! 
 

Qu'est-ce qui t'a décidé à te lancer dans l'aventure blogosphèrique ?
K :Je voulais garder une trace de mes lectures, tout simplement.  Je me suis cassé une main en 2007 et je ne pouvais plus écrire "à la mitaine" mes "carnets de lecture", que j'ai toujours tenus.  J'ai mis le tout sur un blog, à l'intention de moi, de ma mère et de 2-3 copains "qui lisent" et qui habitent l'autre bout du monde.  Jamais je n'aurais pensé qu'il y a d'autres gens qui finiraient par lire mes bizarreries, je ne savais pas du tout dans quoi je m'embarquais !  J'ai été la première surprise, surtout que les copains en question ne commentent presque jamais... et n'y vont presque jamais non plus !  Ils ont dû oublier!!   Il faut donc que je remercie une chute tête première dans un filet de volley ball (mais de façon soooo glamourous) pour l'existence de ce blog!!
 
Qui es tu depuis que tu es Karine la blogueuse ?
K : Ben... la même, comme je le disais! J'étais un peu bizarre et je le reste!  Sauf que j'ai une pile beauuuuucoup plus haute, des lectures plus variées, une folle envie de voir le monde - et le courage pour le faire - , des conversations hauuuuutement kulturelles et délirantes sur Facebook, un nouveau grand amour passionné, exclusif et fusionnel en la personne du Doctor Who (he's mine, au fait... ne l'oubliez pas!), des fantasmes sur un certain Ranger et sur son savon Bulgari(lui aussi, il est à moi) et quelques vrais amis supplémentaires !!!
 

Quel est tom meilleur souvenir de blogueuse ?
K :  Il y en a plusieurs... mais c'est sans doute les rencontres.  Les deux éditions de Books and the city sont de formidables souvenirs, hauts en couleur et très marquants et que dire des ballades dans Paris à discuter littérature et de l'accueil tellement, tellement généreux des blogueuses!  Cette générosité apparaît sans limite et m'étonne un peu plus chaque jour!  De plus, impossible de ne pas mentionner les visites des blogueuses chez moi (Pimpi et Yueyin... j'adoooore recevoir de la visite) et certaines ballades livresques dans Montréal, où le salon-bibliothèque de Pimpi est devenu ma résidence secondaire!!
 

L'hiver approche, il va être vigoureux chez toi au Québec. Comme certains animaux font des réserves de nourriture, fais tu des réserves de livres pour affronter l'hiver ?
K :  Ah mais il ne fait pas qu'approcher!!  C'est tout blanc, ici!!  En fait, je pense que je fais des réserves de livres à longueur d'année...  Je pense que j'ai de quoi lire pour 2 ans et demi dans ma pile qui menace d'envahir ma maison... et surtout de s'écrouler!!  Ca fait peur, hein!!!
 

Dans tes billets, tu racontes souvent tes achats de livres, qui semblent souvent une expédition. Comment, où et quand achètes tu tes livres ?
K :  Le problème, c'est justement que mon "quand" est tout à fait aléatoire!!!  Et je n'ai aucun, mais alors là aucun contrôle sur mon hémisphère droit (celui à qui le sens des mots "logique", "raison" et "économie" échappe).  Et le pire, c'est que je m'obstine véritablement avec moi-même dans une librairie... "Je veux ça - c'est trop cher - mais je le cherche depuis looooongtemps - mais tu as de la lecture pour 2 ans chez toi - oui mais il n'est pas cher... ça ne compte pas vraiment... une aubaine, non? - Plus de place toute façon - Bah... une nouvelle biblio, c'est pas si cher - Tu veux l'accrocher au plafond?  - Ben non, je vais jeter des meubles...".  ET ainsi de suite.  Et mon côté fou-fou gagne TOUJOURS!!!  Alors quand j'entre dans une librairie (je ne magasine que très rarement précisément des livres... j'arrive là par hasard et tout me saute dans les mains... c'est même pas ma faute!) avec quelqu'un d'autre, il a droit à ces réflexions.  Les deux hémisphères cérébraux!  Et j'espère fort fort que la personne me convainque d'acheter ou qu'elle se mette elle-même à dépenser... pour me sentir moins coupable!!! 
Quant au "où", j'achète en librairie anglophone, très souvent, en bouquinerie et aussi dans deux librairies indépendantes de ma région, que j'aime beaucoup mais où je dois tout commander, ou presque!!!  Bizarrement, acheter sur la toile en anglais, c'est hyper facile... en français, c'est l'enfer, ici!!!  Ne surtout pas me parler du site d'un certain magasin grande surface parce que je vais devenir méchante!!!

 
Dans tes lectures, quelle place prennent les livres québécois, français et internationaux ?
K : Bon, je vais faire un terrible aveu, je lis relativement peu de québécois.  C'est d'ailleurs un commentaire que je reçois souvent sur mon blog et comme j'ai l'esprit de contradiction très développé, ça fait pire que bien!! (Ah oui, je ne l'avais pas mentionné???  Je n'ai pas dépassé la phase du "non" et du "je veux", je crois... c'est l'influence des enfants de 2 ans que je côtoie tous les jours.  Suffit qu'on me fasse un peu la morale avec un truc pour que je fasse exactement le contraire... je déteste me faire faire la morale!).  Je lis beaucoup de littérature anglo-saxonne (j'aime l'anglais d'amour, pratiquement autant que le français... autre chose que je me fais reprocher au Québec, avec mon charmant "fran-glais"... je sais, c'est mal!) et je tente d'ouvrir de plus en plus aux autres types de littérature.  Je lis aussi beaucoup de jeunesse et les blogs m'ont fait découvrir la littérature française davantage!

 
Selon toi, quel est l'auteur Québécois peu connu qui mériterait une renommée internationale ?
K : Ok, je peux jouer mon joker???  C'est honteux comment je ne connais rien du Québec!!!  Vraiment!!!  Mes derniers coups de coeur ont été "Entheos", de Julie Gravel-Richard et "La route des petits matins" de Gilles Jobidon.  "Aliss", de Patrick Sénécal, vaut aussi le détour!!!
 

Si tu devais passer tout un hiver seule dans un chalet reculé dans le grand nord canadien, quels sont les trois livres que tu emporterais ?
K : Ok...
J'apporterais l'oeuvre intégrale de Dickens (oui oui, ça existe... j'espère juste qu'il y a l'électricité dans ce chalet du grand nord car c'est écrit tout tout tout petit!!!)  Autant en emporte le vent aussi, parce que ça a 1000 pages et que je peux y rêver des heures (Rhett, soupir***  Je jure que moi, je saurais l'aimer comme il le mérite!!) et la série Angélique, parce que je ne l'ai pas finie et que l'idée de certains personnages m'aiderait probablement à me réchauffer un peu (Joffrey, Philippe... je ne suis pas difficile!!)
 

Comme je suis gentille, durant tout cet hiver, je t'octroie la visite d'un auteur avec qui tu pourrais passer une journée. Qui inviterais tu à te rejoindre dans ce chalet ?

K : Charliiiiiiiie!!!!!  *love* J'aimerais vraiment discuter avec Dickens et qu'il me raconte son époque de vive voix, à sa manière que j'aime tant et avec le petit accent British que lui suppose!!  Il paraît que ses lectures étaient géniales.  Mais bon, comme je n'ai qu'à demander au Docteur de m'y amener en Tardis, ça ne compte pas vraiment (oui oui, j'ai une façon toute personnelle de comptabiliser les choses et de concevoir les règlements!).  Comme alternative, je choisirais Jasper Fforde... il me semble qu'avec son imagination débridée et son esprit complètement loufoque, on ne doit pas s'ennuyer!!!  Qui sait, il m'amènerait peut-être un dodo!!!  Je veux un dodo, modèle AVEC ailes!!!
 
Merci pour ces questions, Géraldine!  C'est très gentil de ta part de penser à moi!  J'espère que je n'ai pas trop dérapé!!!  Vilaine habitude, chez moi, que le dérapage!!



                                                  merci        

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Focus sur un blog !

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