Publié le 29 Septembre 2009

Roman - Editions Alphée - 289 pages -  20.00 €

Rentrée littéraire

Résumé : Thérèse est animatrice à la télé. À trente-trois ans, lasse des faux-semblants et fuyant une situation familiale difficile, elle décide de tout plaquer et prend un billet pour le bout du monde. Le bout du monde, pour elle, c'est la Birmanie. Là-bas, par une suite d'événements, elle vivra chez Antoine, français qui a disparu de la circulation depuis plusieurs mois. Sans le connaître, elle tombera amoureuse de lui et n'aura de cesse que de le retrouver.
Roman d'amour, de fantasme, de mystère, de politique, de bouddhisme et d'introspection, Le Rendez-vous de Rangoon est aussi une mise en perspective de la vie parisienne, au bout de laquelle Thérèse conclut : «J'aimerais rester dans ce pays où la seule ambition est la survie»...

      
                                            

Mon humble avis : Des personnages qui partent vivre des aventures peu ordinaires au bout du monde, voilà des histoires qui me plaisent car j'y trouve souvent ce que je n'ose pas être et une bonne dose de dépaysement. Dans la même veine, j'avais lu
Birmane il y a quelque temps, livre qui m'avait déçue.
Avec Le rendez vous de Ragoon, la déception n'est pas loin non plus, hélas. Pourtant, on plonge très vite dans le vif du sujet : l'arrivée en Birmanie de l'héroine, héroine avec qui je me trouvais quelques points communs cocasses ou touchants. Je me disais souvent : Tiens, on dirait moi ! Des débuts prometteurs donc... Et puis et puis, j'ai lâché l'histoire, au point de n'en lire qu'une vingtaine de  pages à la fois... Dommage... En fait, Thérèse a commencé à m'agacer par ses pensées et réactions en ce pays étranger et par son désir exacerbé d'être une héroïne dans le sens littéral de terme, tout en manquant souvent d'humilité. Enfin, que dire de son amour obsessionnel pour Antoine qu'elle n'a jamais vu mais chez qui elle a passé quelques jours... Il est plutôt crispant et aboutit à de nombreux passages trop niaiseux à mon goût.
Trop de raccourcis rédactionnels, tant dans l'action que l'évolution intérieure des personnages m'ont fait rebrousser chemin en me disant : j'ai du louper quelque chose. Il en résulte une lecture qui manque de fluidité. L'histoire d'amour inventée est trop développée au dépens de l'intégration et des changements de personnalité de Thérèse, trop baclés pour être passionnants, bouleversants  et crédibles. D'ailleurs, l'évolution de ce personnage, qui devient en quelques semaines une aventurière aguérrie, assistante de bloc opératoire, faussaire, sommité partout où elle passe, mère adoptive en quelques jours, architecte et commanditaire d'école, d'église, d'orphelinat etc... manque cruellemement de vraissemblance.
Ah oui, j'allais oublier... Thérèse a pour mission de remettre une enveloppe de 5000 $ à une célèbre opposante du régime... Si le roman était restée centrée sur cet aspect, il aurait pu être fascinant. Hélas, cette fameuse enveloppe est vite, et très, trop facilement remise.
Bref, je pensais vraiment frissonner de plaisir dans ces pages, je suis plutôt restée de glace. Alors pourquoi deux étoiles me direz vous ??? Pour les informations culturelles et politique sur la Birmanie et la junte militaire que la dirige. Et pour le dépaysement bien sûr, on fait tout de même un sacré voyage jusqu'au fin fond de la jungle birmane. Et puis, je l'avoue, mon côté fleur bleue (c'est secret hein ?!) souhaitait connaître l'issue de cette histoire d'amour platonique et imaginaire !


L'avis plus enthousiaste de
Catherine

Je remercie Gilles Paris pour cet envoi que j'ai tant souhaité !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 28 Septembre 2009

De février à août de cette année, j'ai eu la chance de participer au Prix Des Lecteurs Livre de Poche, section littérature, en qualité de juré.
Chaque mois, j'ai reçu un sympatique colis attendu patiemment, ouvert avec surprise, délectation et l'entousiasme qui accompagne généralement l'ouverture d'un beau paquet cadeau. Ces colis comportait 3 ou 4 livres suivant les mois.
J'ai lu,
j'ai chroniqué sur ce blog, j'ai voté sur un site dédié par livre de poche et j'ai justifié mes votes. Mes commentaires ont d'ailleurs été choisis par deux fois par Livre de poche !

La sélection a été très hétéroclite... De très belles découvertes, des lectures sans surprises et des déceptions aussi, voire des agacements qui m'ont fait parfois m'interroger sur les critères de cette dite sélection. Mais quelle expérience enrichissante, même si j'ai parfois pesté contre l'envoi groupé de pavé sur le même mois ! En effet, j'ai ainsi pu lire des auteurs qui était dans ma LAL, d'autres dont j'ignorais même l'existence (c'eût été dommage) et enfin, d'autres vers lesquels je ne serais pas allée naturellement, et à tord bien souvent.

Et bien figurez vous que le prix des lecteurs livres de poche 2009 est terminé. La remise des prix a eu lieu à Paris le 21 septembre dernier. Conviée à cette célébration, j'ai du décliner l'invitation pour deux raisons... Je suis de province et le transport n'était pas offert... et puis j'étais en vacances en Tunisie.

Bon je blabla mais vous voulez sans doute savoir who the winner is ??!!!

Petit rappel d'abord... Les lauréats mensuels :

-

Février :  Toute passion abolie/ Vita Sackville-West,
Mars :  L'Eglise des pas perdus/ Rosamund Haden,
Avril : Les Vivants et les ombres/ Diane Meur,
Mai : No et moi / Delphine de Vigan,
Juin :  Le Rapport de Brodeck/ Philippe Claudel,
Juillet :  De l'eau pour les éléphants / Sara Gruen. (Je n'ai pas lu ce livre)
Août : Le Père adopté/ Didier van Cauwelaert

Ces résultats suivaient mes votes sauf pour les mois de juin et juillet.

Et le gagnant est Philippe Claudel avec Le rapport de Brodeck !

C'est le livre que j'ai le moins aimé dans la sélection. Je peux même dire que je l'ai détesté tant sa lecture fut fastidieuse pour moi. Mais ce roman avait déjà remporté le prix Goncourt des Lycéens. Le voici couronné d'un deuxième prix... Manifestement, je n'ai pas forcément le goût des autres !!!

                                   

Personnellement, j'ai attribué mon vote final à "L'Eglise des pas perdus" de Haden Rosamund, après avoir bien hésité... Oui, mon choix aurait pu se porter aussi sur Toute passion  abolie" de  Vita Sackville West, sur "No et moi" de Delphine de Vigan ou encore, sur "Les vivants et les ombres" de Diane Meur...

Mais comme je suis fair play, je dis  à Monsieur Claudel !
Voici le classement des résulats :
- 37 voix pour "Le Rapport de Brodeck"
- 25 voix pour "De l'eau pour les éléphants"
- 22 voix pour "No et moi"
- 13 voix pour "Toute passion abolie"
- 12 voix pour "Les Vivants et les ombres"
- 11 voix pour "L'Eglise des pas perdus"
- 7 voix pour "Le Père adopté".


Parallèlement, Le Prix des Lecteurs Polar est remporté par Pierre BORDAGE pour son livre "Porteurs d'âmes". Quant aux libraires, ils ont choisi de récompenser "Mal de pierre", de Milena Agus.

Et voilà, le prix des lecteurs poche, c'est fini. Me reste à recevoir en remerciement de ma participation une encyclopédie de la littérature et le livre lauréat de la section polar. Ca tombe bien, je suis en manque de polars !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 19 Septembre 2009

C'est ce jour que je pars en vacances. Je vous entends dire : "Déjà ???!!!! Cela fait à peine deux semaines qui tu as repris le travail !"
Et oui, j'en conviens, cela peut paraître agaçant mais que voulais vous, ainsi va la vie... j'ai plein de congés payés à solder...
Alors je vais en profiter pour aller prolonger l'été dans l'autre pays du couscous, la Tunisie.

Une petite semaine en hôtel club, avec pour l'objectif maximum de me changer les idées et jouir de multiples divertissements, ludiques ou culturels. Le tout avec un peu de repos et quelques visites, histoire de découvrir le Nord de la Tunisie que je ne connais pas encore.

Je vous dirais même que j'espère ne pas avoir trop le temps de lire, histoire de vraiment changer d'air après ces mois passés chez moi avec moi même pour toute compagnie. Néanmoins, je ne pars pas les mains vides tout de même.

Ce voyage a aussi une autre finalité, même ci celle ci vous laissera sans doute septiques... Je vais séjourner dans l'hôtel phare de la production du voyagiste pour lequel je travaille. Connaître un produit permet de mieux le vendre par la suite, c'est bien connu !


                                                               

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 18 Septembre 2009

Voici un jeu qui a fleuri dans la blogosphère ces derniers temps. Je l'ai vu chez euh... quasiment tout le monde  ! Le principe: il s'agit de donner un titre lu dans l'année en rapport avec chaque proposition


                                      


Décris-toi :  Madeleine

Comment te sens-tu ? Seul contre tous

Décris là où tu vis actuellement : L'auberge rouge

Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu : Dans les bois

Ton moyen de transport préféré : La marche dans le ciel

Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : No et moi

Toi et tes amis, vous êtes :  A toi pour toujours

Comment est le temps : De pierre et de cendre

Ton moment préféré de la journée : L'instant où tout à basculé

Qu’est la vie pour toi :  Petits désordres au château

Ta peur :  Les vivants et les ombres

Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : mange, prie, aime

Pensée du jour :  Au secour pardon

Comment aimerais-tu mourir?  A marée basse

La condition actuelle de mon âme : Le coeur cousu

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 17 Septembre 2009

Michèle Barrière... Membre du conseil scientifique de Slowfood France (mouvement pour la sauvergarde du patrimoine culinaire mondial, elle fait partie de l'association Honesta Voluptae et est aussi journaliste culinaire.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs romans noirs, historiques et gastronomiques, dont
Souper mortel aux étuves.

Rencontrée au Festival des Etonnants Voyageurs de St Malo, elle a gentillement accepté de répondre à une cyberinterview pour ce blog, nous donnant ainsi l'occasion d'en apprendre un peu plus sur une auteure singulière.

 

 

 

 

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que votre CV est assez complexe et impressionnant (histoire, écologie, gastronomie, écriture, association)... Impossible de tout traiter ici ! Comment vous définissez vous, quelle casquette épice le plus votre vie ?
MB : Impossible de saucissonner! Toutes ces expériences sont les ingrédients qui font ce que je suis aujourd’hui: quelqu’un qui aime la vie et les gens.


Comment tombe-t-on ainsi dans la marmite de la gastronomie ? Comment d'historienne gastromique devient-on romancière ? Quel sauce vous lie à l'écriture ?
MB : Le plaisir de mettre en scène les cuisiniers, les produits, les savoir-faire qui ont façonné notre goût et nos plaisirs au cours des siècles. L’envie de leur rendre hommage et de les faire connaître, d’étonner et de chatouiller les papilles des lecteurs.


Quel est pour vous le plus grand plaisir dans votre travail de romancière : créer personnages et histoires ou distiller et partager moult détails culinaires ? D'ailleurs, où trouvez vous toutes ces recettes ?
MB : Souffrance et plaisir! Pas facile d’imaginer des histoires qui cadrent avec la réalité historique et qui fassent passer un bon moment aux lecteurs. Mais une fois que les personnages sont là, je partage leur vie! Toutes les recettes émanent de traités culinaires ayant existé. J’ai donc une petite collection de livres anciens. Pour les plus rares, je vais les consulter à la Bibliothèque nationale. 


Avez vous testé toutes les recettes que vous livrez à la fin de votre roman ? Quelles sont vos deux recettes favorites ?
MB : Je teste toutes les recettes auprès d’un groupe de “cobayes” amis et voisins qui ne se plaignent pas! Nous ne gardons que les meilleures. Difficile de n’en donner que deux. Mais allons-y! Le canard à la sauce douce, une recette de 1650 qui est un vrai miracle de saveurs. Et la dernière que j’ai testée il y a deux jours: une glace du XVIII° siècle qui a failli provoquer une émeute à table....


On vous sens très complice du personnage principal de « Souper mortel aux étuves ». Comment est née Constance ? Vous êtes vous inspirée de quelque personnage historique ?
MB : Détrompez-vous! Au début du roman, je ne m’entendais pas du tout avec Constance. Elle m’énervait car elle n’arrêtait pas de pleurer... Je ne savais plus quoi faire d’elle... Mais je ne pouvais pas m’en séparer: elle est la jeune épouse de l’auteur du Ménagier de Paris (écrit vers 1393) qui a réellement existé. Nos relations se sont apaisées quand j’ai introduit dans le roman....un chien.... qui faisait rire Constance... Et moi par la même occasion !


Dans la vie, qu'est-ce qui pour vous est piquant, doux, amer, acide et salé ? Que vous évoquent ces saveurs dans votre quotidien ?
MB : Piquant: une histoire qui me fait rire
Doux: la crèpe mangée cet été à douarnenez
Amer: les limaces qui dévastent tout dans mon potager.
Acide: le verjus, génial produit utllisé au moyen âge
salé: la même crêpe à Douarnenez



Vous êtes une historienne réputée. Quelle période de l'histoire de France vous régale le plus et pourquoi ?
MB : Je ne suis pas une historienne réputée. Je n’ai aucune fonction universitaire. Je suis une modeste historienne qui prend un immense plaisir à raconter des histoires de l’Histoire. J’a une grande affection pour le XVI° siècle, siècle de toutes les découvertes, de l’humanisme, d’artistes incroyablement imaginatifs, de scientifiques curieux de tout et d’une cuisine épicée, sucrée-salée qui est une véritable merveille.


Vous avez énormément voyagé sur plus d'une décennie. A quand un roman noir, voyage et saveurs d'ailleurs ? Dans quel pays pourrait il se dérouler ?
MB : Il me faudrait une autre vie... Pour les saveurs et le plaisir de manger, le choix est vite fait: au Vietnam. A ce propos, je conseille les polars historiques géniaux et terriblement gastronomiques de
Thanh-Van TRAN-NHUT.


Vous êtes une militante écologique active, membre des associations « De honesta voluptae* », « Slow food *» et « l'arche du goût *». Même question, à quand un roman noir écologique ?
MB : Encore une autre vie... Mais j’ai conçu une série qui met en scène une équipe d’enquêteurs sur les produits menacés de nos jours: thon rouge, caviar, abeilles... Peut-être verra-t-elle le jour un jour....


Quelle lectrice êtes vous ? Quels sont les trois derniers romans que vous avez savourés ?
MB : Eclectique, mais avec une prédilection pour les polars américains, anglais, nordiques.
L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón
La justice de l’inconscient de Frank Tallis.
Et je suis en train de lire Le prince foufroyé, la vie de Nicolas de Stael de Laurent Greilsamer qui me plaît bien.



Une question subsidiaire qui me fait dépasser mon quota habituel de dix questions mais que je meurs d'envie de vous poser : quelle gastronomie régionale préférez vous ?
MB : La cuisine napolitaine, un festival de saveurs ancrées dans une histoire archi-millénaire et des produits de rêve.


*De honesta voluptae : Association  qui prône l'histoire de l'alimentation comme discipline universitaire.

 

*Slow Food : mouvement  international qui cherche à combiner plaisir de la table avec le respect de  l'environnement et de la production agricole.

 

* L'arche du goût : Association  pour la réhabilitation des produits du terroires


                                         


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 16 Septembre 2009

Roman - Editions Luc Pire - 284 pages - 18 €

Rentrée Littéraire

Résumé : Ce qui m'intéresse, moi, c'est de savoir combien vous valez, vous, dans ce monde-ci. Vous et rien que vous. Ça m'intéresse de savoir à combien exactement vous vous estimez. Epineuse question à laquelle devra répondre Lakshmi Mittal, une des plus grosses fortunes mondiales, s'il veut être libéré. Richard, son ravisseur - ému par le drame d'Octavio, licencié suite à la fermeture d'un haut-fourneau liégeois - décide de " changer l'ordre des choses ". Il met alors sur pied un plan audacieux pour enlever le célèbre magnat de l'acier et le contraindre à réaliser des oeuvres d'art contemporain de plus en plus absurdes... Au-delà de son aspect humoristique et léger, cette histoire est aussi l'occasion de se pencher sur la politique des gros industriels. Un récit intelligent, totalement surréaliste et délicieusement entraînant.



                                        


Mon humble avis : Il y a quelques semaines, je vous présentais la sympathique bande annonce de ce livre. J'achève la lecture de ce roman est suis donc en mesure de vous soumettre mon avis en toute connaissance de cause !
Voici une oeuvre originale et décalée, une oeuvre anticrise sur la crise ! Celle ci se lit comme un divertissement alors que le fond en est plutôt sérieux. En effet, le 4ème homme le plus riche de la planète ferme sans préavis son usine sidérurgique conduisant des centaines d'hommes au chômage. Alors, pour remettre les choses en place, Richard, un artiste en mal de coup fumant, se met dans la tête d'enlever l'homme d'affaire. Utopiste jusqu'au bout, il aime à croire que son action pourrait même "changer l'ordre des choses". Avec brio, Nicolas Ancion argumente, nous incite à croire à cette utopie et nous entraîne le coeur léger dans cette aventure pleine de bonnes intentions. On aimerait tant que cela soit vrai, que le monde puissent changer si simplement. On se prend à y croire, à dire "Ah oui, il a raison, ah oui, c'est bien vrai... Ah oui, c'est répugnant, c'est injuste, trop drôle, vas y mon gars, continue !".
L'auteur rhabille pour l'hiver le capitalisme, les multinationales, la télévision, les délocalisations, le système et ses limites, les pleins pouvoirs des dirigeants d'entreprise, l'absence d'humanité et d'individualité dans tout cela. C'est fait avec bonne humeur, intelligence et finesse. Parfois, on se demande si l'humour est là pour cacher le cynisme ou si c'est le contraire.
Et puis il y a aussi des moments d'émotions dans le portrait de quelques personnages qui évoluent en parallèle à l'histoire. Mais chacun sait que les parallèles se rejoignent à l'infini. On se demande juste quand et comment l'infini se présentera !
Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre, que je qualifierai de réflexion récréative sur les valeurs de notre époque. C'est visé juste et cela dit : hé, réveillez vous, la terre tourne... dans le mauvais sens !

Et puis et puis, cerise sur le gâteau, j'ai coché beaucoup de petites croix dans la marge, face à des citations ou des phrases que je trouve bien dites et percutantes.  Des vérités vraies ! Extrait :

Richard dit :" Si tu vois pleurer un bébé, il faut changer ses couches, si tu vois pleurer une femme, il faut changer son amant et si tu vois pleurer un homme... il faut changer le monde"... un homme pleure quand il est trop tard".

" Si tout est jugé selon le même critère, la réussite économique, alors on perd la chose la plus fragile qui soit et qui naît de tout le reste : le sens."




Je remercie Gilles Paris pour cette lecture.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 15 Septembre 2009

Roman - Folio - 440 pages - 7.70 €

Résumé : Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie.




                                  

Mon humble avis :  Il est question ici du destin tragique d'une lignée de femmes. Ces femmes que certains disent sorcières, se transmettent depuis la nuit des temps des prières magiques et une boite. Cette boite, si elle est ouverte au bon moment, révèle et donne un don à sa détentrice. Manifestement, Carole Martinez a ouvert sa boîte et en a sorti de le don de l'écriture, comme Frasquita en a sorti le don de la couture.
Dès les premières pages, Carole Martinez jette un sortilège à son lecteur. Comme s'il était sous hypnose, elle l'emmène dans un monde de fables, de fantasmes, de légendes et de superstitions. Le lecteurs accompagne Frasquita et de ses enfants dans leurs tribulations qui les conduisent même jusqu'aux portes de la folie. Ces aventures oscillent entre féerisme et cruauté, tant il y a de tragédie (presque grecque) dans cette histoire. Un destin funeste semble s'acharner sur ces femmes qui n'abandonnent jamais. Nous sommes maintenus en apesanteur dans une autre époque et dans une autre dimension. La dimension de l'imaginaire où tout est possible, la magie noire, comme la magie blanche. Parfois, la frontière entre le fabuleux et le réel est si mince que le lecteur ne sait même plus de quel côté il se trouve. Qu'importe. Comme Frasquita marche obstinée vers le sud, le lecteur tourne les pages, captivé, pour découvrir la suite de cette singulière épopée. Carole Martinez nous conte là une histoire qui vient de l'imagination et qui parle au coeur. A moins que ce ne soit le contraire... A n'en point douter, cette auteure est une conteuse d'histoire sur laquelle il faudra compter !

Et le style me dirait vous ? Exceptionnel ! D'ailleurs, je pense que c'est avant tout de là qui provient la renommée de ce premier livre, déjà couronné de multiples prix littéraires. L'écriture est si fine, si minutieuse, si érudite, qu'on la croirait sorti de l'écrin d'un grand joaillier. De nombreux messages sur la vie, l'honneur,l'imagination, les rêves, les différences, la tolérance nous sont délivrés par des métaphores, des images très fortes et des paraboles toutes belles les unes que les autres mais le plus souvent chimériques. Et surtout, oui surtout, par une poésie et un lyrisme rarement atteint, si merveilleux  et inhabituel qu'il m'a fallu quelques pages pour m'y habituer. Quelle douceur dans les phrases, quelle chaleur dans les mots ! D'ailleurs, en relisant les miens, je me dis qu'il est peu aisé de ne pas écrire un billet décousu sur ce Coeur Cousu !
Une chose est sûre, il y avait l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, il y a désormais la romancière qui murmure à l'oreille de ses lecteurs, avec grâce et distinction.

L'avis de 
Schlabaya, Karine, et de  Stéphie ,



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Septembre 2009

Synopsis : Chêne est un coach renommé qui accumule les succès professionnels. Mais c'est aussi un joueur invétéré qui a des dettes colossales. A bout de patience, sa femme le quitte.
Pris à la gorge par ses créanciers, Chêne accepte un contrat qui peut le sauver : coacher à son insu Marmignon, un directeur très singulier qui semble être le pire coaché imaginable.


Comédie avec Richard Berry, Jean Paul Rouve, Anne Marivin, Mélanie Bernier...





                                  


Mon humble avis : Une bonne comédie comme je les aime ! D'ailleurs, je l'avoue, je suis assez bon public pour ce genre de film. Même si "Le coach" n'a rien inventé. Il utilise la recette bien connue du tandem comique : le boulet, et le canon, alias ici le coach, pour coller à l'époque, le coach étant devenu phénomène de mode. Et la mayonnaise prend bien. Ce duo n'est pas sans en rappeler d'autre, notamment celui du dîner de cons. D'ailleurs, certaines scènes du coach se veulent je pense un clin d'oeil volontaire à ce film., La mécanique est bien huilée et les répliques imparables devrait devenir mémorables elles aussi !

Ici, le boulet, c'est un Jean Paul Rouve fidèle à lui même, le rôle lui va comme un gant. Et le Coach qui doit faire un miracle avec le boulet est interprêté par un Richard Berry très convaincant. Ici, le boulet est plus subtile qu'il n'y paraît et apprend très vite les leçons du coach, au point de dépasser les espérances, d'inverser la situation et de coacher le coach à son insu. Vous me suivez ? Et alors, une véritable amitié va naître entre ces deux hommes qui tout sépare.

A noter aussi la présence Anne Marivin, l'atout charme du film que l'on voit décidemment partout et qui illumine ce film d'hommes. Avec tout cela, on passe vraiment un bon moment de détente, mêlant humour, tendresse, bons mots, un peu de suspens, personnages attachants et moralité sans une once de vulgarité. J'ai trouvé dans la salle obscure ce que j'étais venue y chercher : un bon divertissement qui me fasse rire. J'ai ri de bon coeur, et je n'étais pas la seule !
Allez, ne boudez pas votre plaisir, ce film est excellent pour une rentrée avec le sourire !


Extrait

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Septembre 2009

Roman jeunesse -  Editions du Triomphe Totem

Claire, Etienne et Maxime passent leurs vacances chez leurs grands-parents, dans un château du XIVe siècle, superbe bâtiment flanqué de deux tours portant chacune un nom forgée au cours de l'histoire : la Tour des Suppliciés et la Tour Seigneuriale... Lorsqu'ils rencontrent Mathilde et Thibaut, qui portent le nom du château et de la lignée qui l'habitait jadis, la famille d'Apremont, leur sang ne fait qu'un tour ! Quoi, ces voisins qui les provoquent, là, sur leur terre, ne manquent pas de toupet ! Oui, mais quel mystère se cache derrière leur provocation ? Et pourquoi le château de leur grand-père porte-t-il leur nom ?




Pour l'avis des ados, j'embauche mes nièces. Aujourd'hui, c'est Camélia qui donne son avis.





L'avis de Camélia (13 ans ) :   Ce livre fait partie d'une série. Celle-ci raconte l'histoire de 5 jeunes cousins qui se retrouvent à chaque vacances à Apremont, le domaine de leur Grand-père. Désireux de connaître l'histoire du château et de leur famille,  ils se mettent souvent dans des situations périlleuses. Au cours de leurs aventures, ils sauvent des tableaux précieux combriolés, un garçon en danger ; Ils découvrent aussi un souterain qui leur jouera bien des tours,des cryptes, des chapelles souteraines, mais et autant passages secrets. Ces enfants toujours plein d'humour ont plus d'un tour dans leur sac et déjouent souvent les plans de différents malfaiteurs.
 
Ces livres me plaisent car ils sont plein de suspens et d'humour dans les moments les plus dangereux. Les mystères dont s'occupent les cousins sont souvent originaux et très différents les uns des autres. 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Septembre 2009

DANS LE HOGGAR DU TASSILI EN ALGERIE, DEC 2006

Une semaine de 4X4, de marche, de bivouacs, de pierres, de feux de bois, de sable, d'horizons lointains, de dunes, d'immensité, de silence, de découverte, d'éblouissement. Le désert !
Très peu de texte pour accompagner ces photos. Le désert se vit, se ressent, se regarde, s'écoute...
Départ de Tamanrasset pour une boucle dans le grand sud, à la lisière de la frontière du Mali et du Niger.
Non, nous ne sommes pas à Monument Valley aux Etats-Unis, mais en Algérie !


















La magie de l'érosion sur ces cheminées volcaniques...    Un air de fête, au refuge de l'ermitage de Foucaud
 Arrivée sur le plateau de l'Assekrem.   
     














Quelques infos tout de même, tirée de Wikipédia :

Hoggar (du tamachek Ahaggar) est le nom donné à un massif montagneux de l'ouest du Sahara, dans le sud de l'Algérie.

Situé entre les 12e et 13e parallèles nord, traversé par le tropique du Cancer à 80 km au nord de Tamanrasset, il couvre une superficie d'environ 540 000 km2, soit le quart de la superficie totale de l'Algérie.

À l’est de Tamanrasset (1 395 m d'altitude), il y a là une sorte de plate-forme érodée où les champs de lave tiennent une grande place, d'environ 250 km de grand diamètre, où l'altitude est partout supérieure à 2 000 m et sur laquelle les volcans démantelés font des saillies affleurant les 3 000 m. Cette plate-forme s'appelle l'Atakor du Hoggar. Autour d'elle, l'altitude reste élevée puis diminue en pentes douces imperceptibles à l'œil.

Son plus haut sommet, le mont Tahat au centre de l'Atakor, culmine à 2 918 mètres et domine l'Algérie. Un site célèbre est l’Assekrem, à 80 km de Tamanrasset à vol d’oiseau et facilement accessible par piste. L’Assekrem accueillit l’ermitage d’été de Charles de Foucauld, qui s’y installa en 1911.

Véritable désert de pierres, le Hoggar est essentiellement constitué de roches volcaniques. L'érosion a façonné un étonnant paysage tout en pitons acérés. Le climat y est très chaud en été, et il peut y geler les nuits d’hiver. Les pluies sont limitées et sporadiques. Du fait d’un climat moins extrême que le reste du Sahara, le Hoggar est un important refuge pour certaines espèces animales et végétales.
Le massif du Hoggar est aussi le terrain ancestral du groupe Touareg appelé Kel Ahaggar. Près de la ville de Tamanrasset, dans l’oasis de Abalessa, il est possible de trouver le tombeau de Tin Hinan, une matriarche qui serait l’ancêtre des Touaregs du Hoggar. Selon la légende, Tin Hinan viendrait du Tafilalet, dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc.

TOUTES LES IMAGES DANS LES PROCHAINES SEMAINES !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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