Publié le 8 Décembre 2009

Si vous entrez en Jordanie depuis la Syrie, vous commencerez par visiter la ville de Jerash, à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Amman.

Pénétrons donc dans cette ville antique qui fut tour à tour grecque, romaine et byzantine. Il y a à l'entrée l'Arc de Triomphe d'Hadrien, en travaux lors de mon passage, donc pas photographié. La légende dit que c'est Alexandre le Grand qui aurait construit cette ville au IVème siècle avant Jésus Christ.

 















Ce site romain a été entièrement construit dans un calcaire rosé qui prend toute sa splendeur sous les rayons du soleil levant et couchant. Ci dessus, le théâtre sud, de style corinthien, qui bénéficie d'une acoustique exceptionnelle. Il pouvait accueillir, à l'origine, 5000 personnes.












L'hippodrome, en restauration et remis en activité pour des spectacles. Il mesurait 245 mètres de long et 51 de larges et pouvait contenir 15 000 personnes. Les archéologues   ont rapporté la preuve qu'au 7ème siècle, on y jouait au... polo !

 

Le Cardo Maximu, une impressionnante artère de 800 mètres qui dessert les principaux sites de la ville. 200 colonnes corinthiennes et ioniques la longent.












Le Forum, la plus belle image que l'on garde de Jerash. Il devait occuper une fonction à la fois culturelle et religieuse liée au temple de Zeus non loin de là. Il est dalé, de forme oval et entouré portiques à colonnes ioniques. L'apogée de Jerash, qui s'est aussi appelé Antioche, date des 2ème et 3ème siècles.



D'AUTRES SITES...

La Jordanie n'est pas que Pétra. La visite de ce petit pays passe par différents sites que voici (liste bien entendu non exhaustive) !











Le mont Nébo culmine à 840 mètres. Par beau temps, on peut apercevoir la Mer Morte, le Jourdain, l'oasis de Jéricho et les monts de Judée. Site présumé de la tombe de Moïse, il est devenu un lieu de pèlerinage universel à partir du début de l'ère chrétienne. C'est au sommet que Moïse 
contempla pour la première et la dernière fois la Terre Promise. C'est donc un lieu saint chrétien. D'ailleurs, le Pape Jean Paul II y vint en pèlerinage pour le bimillénaire. Une statue a été érigée en ce souvenir.
A quelques kilomètres de route de là, nous attendait également un paysage à couper le souffle. Dommage que le ciel n'ait été plus bleu.
Mais tout de même, voici un petit extrait vidéo !




Le château de Kerak, l'une des plus belles et impressionnantes citadelles des croisées date de 1 142. Doté de spectaculaires sous terrains dans lesquels les croisés trouvaient toujours un peu de fraîcheur, même en été. Ces pièces ont résisté à tous les séismes.

















Depuis la citadelle, nous jouissons d'une vue magnifique sur les environs.



















Nous voici sur le site de l'ancienne Gadara à Umm-Qais. A proximité de des frontières Israeliennes et Syriennes, on y voit très bien le lac de Tibériade et la vallée du Jourdain. D'après St Matthieu, Jésus passa par ici. Cette ville fut Macédonienne, Séleucide,  Nabatéenne, Romaine, Islamique. Son intérêt archéologique est indéniable.

La Mer Morte !  Ca y'est je me suis baignée dans la mythique mer où l'on ne peut se noyer, tant son taux de sel est important. Contente de l'avoir fait mais en même temps, je ne pense pas que je le referais. On ne peut pas dire que ce soit une baignade agréable. Déjà, ne surtout pas recevoir d'éclaboussure dans les yeux. Ensuite, l'eau est si sale et si huileuse que l'on a vraiment pas envie d'y tremper les cheveux. Et de se fait, la position les 4 fers en l'air devient très vite inconfortable et douloureuse au niveau de la ceinture abdominale.
Quelques chiffres tout de même : La Mer Morte se trouve à 420 mètres en dessous du "niveau de la mer". Elle mesure 630 km² alors qu'elle en faisait 950 au milieu de XXième siècle. Sa profondeur est de 400 mètres. Taux de salinité 10 fois supérieur à n'importe quel océan de la planète. Aucune espèce ne peut y survivre. La diminution de sa superficie est alarmante. Selon les experts, la Mer Morte aurait disparu d'ici à 2 050...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages au Moyen Orient

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Publié le 7 Décembre 2009

Roman - Editions Arléa - 90 pages - 13 €


Le mot de l'éditeur : Elle part. Elle fuit après avoir appris l'inacceptable.
Elle n'a pas peur, non, mais elle veut mettre de l'ordre dans sa vie.
C'est une lettre qu'elle choisit d'écrire, une seule lettre. Les mots coulent comme un torrent, emportant sur leur passage la vie d'avant, les secrets, les mensonges, les blessures non refermées.
Elle écrit et se délivre, fait place nette, se retrouve enfin et peut, apaisée, aller vers son destin.

Anne Révah a quarante et un ans. Elle vit à Paris. Manhattan est son premier roman.











                                      


Mon humble avis :  Une tâche à priori insignifiante, en forme de l'île de Manhattan, sur l'avant bras... Quelques examens médicaux et le couperet tombe : des tâches dans le cerveau, une très grave maladie. Dès lors, une seule issue s'impose à la narratrice. Fuir. Partir de chez elle, direction un hôtel parisien. Elle ne laisse même pas un mot qui rassurerait son mari et ses enfants. Puis,  le lendemain, au hasard des horaires de vols, elle décide de s'embarquer pour Madras. Sauf qu'au dernier moment, elle se ravise. Il lui reste à mettre de l'ordre dans sa vie, à avouer la mascarade que fut sa vie suite à une enfance bafouée. Elle écrit alors une lettre à sa mère qu'elle tient pour responsable de sa détresse, une lettre pour tourner la page. Elle s'enferme alors dans un appartement loué pour écrire cette lettre, cette lèvre qui doit la délivrer, lui permettre d'en finir.

Voici un magnifique premier roman. Bouleversant,  il m'a touchée en plein coeur et a trouvé une forte résonance en moi qui ai été récemment bousculée par une lourde maladie.  Ce livre est intimiste, il nous emmène très vite dans un tête à tête avec la narratrice. Au premier abord, sa réaction paraît égoïste et puis... Oui la maladie bouleverse les choses, l'idée de mort nécessite sûrement un ménage urgent de la vie. Même si celui ci est douloureux et déterre des secrets enfouis à jamais. Comme un tremblement de terre, le traumatisme de la maladie en réveille un plus ancien. Alors tout s'effondre : une vie bâti sur une ruine reste fragile. La narratrice s'est  construite sur l'horreur, sur une énorme dissimulation. Elle s'est inventé un personnage, elle s'est mariée, a eu des enfants, a réussi professionnellement. Aux yeux de tous, elle a mené une vie brillante. Mais elle portait un masque, le masque que la société attendait d'elle. Même envers sa famille, qu'elle aime sans plus. Maintenant que ce masque tombe, elle se sent vide et elle le dit.
Anne Revah nous écrit avec une sensibilité exacerbée les sentiments qui traversent la narratrice. Les réflexions sur le mensonge, la sensation de vacuité intérieure, la souffrance, les dégâts d'un traumatisme enfoui, le bouleversement de la maladie sont intelligemment introduites et menées. La double personnalité du personnage, celle qu'elle montre, celle qu'elle est réellement et le pourquoi de cela sont décrits et expliqués avec beaucoup de justesse. L'écriture est, limpide et fluide, presque distante. Elle ne s'immisce pas entre le lecteur et l'émotion. De très belles phrases m'ont fait mettre de nombreuses croix dans la marge. Manhattan est un livre poignant et subtil, émouvant sans être larmoyant. Et son auteur, Anne Révah, est à suivre assurément.


"Ce que j'ai construit était impeccable, un empaquetage pour me cacher. Il a fallu convaincre, me convaincre, j'y suis parvenue. J'ai pris la pose.... Je me suis déguisée. Les autres n'ont que peu compté dans l'affaire.... je me suis imposée à eux pour ne pas tomber dans le vide offensif en mon creux... Je me suis attachée à aménager une sorte de paroi. On en verrait pas derrière cette paroi. La façade était enviable, assurément efficace. Je m'installais sous le regard des autres. Mon aisance n'était pas feinte, elle était magistralement accomplie.....Le théâtre était impeccable, convaincant, vous y avez tous cru.... J'ai seulement réussi à arborer un mirage de moi même."

Les avis de
Leiloona , de Karine ; d'Antigone, d'Hélène et de Sylire


Merci à Anne Révah

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Décembre 2009

Dans notre découverte de la blogosphère littéraire, c'est aujourd'hui le blog Liratouva2 que nous visitons et son auteur MANGO dont nous faisons ici connaissance !















Bonjour Géraldine !
Voici donc mes réponses à tes questions


 
Mango, quelle est la signification de ton pseudo ?
M : Mango, c’est tout simplement le nom de mon fruit préféré et celui de mon chat  qui me suit partout et aime aussi  sucer un peu de mangue! A l’origine, il a été déposé chez moi le temps d’un déménagement et il n’a plus voulu  repartir ensuite !
 
                                                               


 
Quand es-tu tombée dans la potion magique de lecture ? Est-ce une découverte que tu as fait seule ou fais-tu partie d'une famille de lecteurs ? Quelle place la lecture tient-elle dans chacune de tes journées ?
M : Dès six ans, j’avais toujours un livre près de moi. C’était le cadeau que j’attendais avec le plus d’impatience avec les sorties au cinéma ! Mes parents n’avaient pas beaucoup de temps pour lire si ce n’est des hebdomadaires ! J’ai commencé à lire dans le livre de cuisine de ma mère.  Je l’ai toujours ! Il est un peu déchiré et très griffonné par endroits mais il me sert encore certains jours !  C’est devenu un livre fétiche!
 
Depuis quand "sévis-tu" sur la blogosphère ? Qu'est-ce qui t'a décidé à tenir un blog ?
M : J’ai ouvert mon premier blog  liratouva en janvier de cette année 2009 mais j’ai dû le fermer très vite  pour des raisons techniques. Je n’ai ouvert l'actuel  qu’en avril,  en reprenant les anciens billets mais en perdant les commentaires.
C’est en tombant sur un petit livret, à la bibliothèque,  qui expliquait de manière très détaillée comment ouvrir un blog  que je me suis décidée à tenter l’expérience

Comment présenterais tu ton blog en quelques phrases ?
M : Mon blog est uniquement consacré à mes lectures. A l’origine, je voulais seulement résumer les livres lus pour ne pas les oublier. J’ai vite réalisé qu’on pouvait aller plus loin grâce aux  échanges avec les autres blogs. J’ai  découvert les listes multiples,  les challenges,  les Tags, les jeux de toutes sortes, l’utilisation des photos et des images en général,  tout ce qui rend si vivante et amusante la blogosphère
 
Quel est ton meilleur souvenir de blogueuse ?
M : Des bons souvenirs de blogueuse, des excellents même, j’en ai plein ! Mais le premier, juste  avant même l’ouverture du blog,  c’était le jeu auquel j’ai participé chez Amanda. Je ne me souviens plus de la date et je ne l’ai plus retrouvé sur son blog  quand je l’ai cherché ; Je n’avais pas gagné mais j’étais quand même très émue de cette première participation  C’était une première fois, quoi ! 
 
As-tu rencontré beaucoup de blogueuses ? Quel souvenir en gardes-tu ? Les personnes rencontrées correspondent-elles aux personnes fréquentées par blogs interposés?
M : Non, je n’ai pas encore rencontré de blogueuses. Les circonstances ne me l’ont pas permis pour l’instant ! 
 
Noël approche... Cette fête va -t-elle être l'occasion de te faire offrir quantité de livres ou au contraire, d'en offrire toi-même ?
M : Je m’offre des livres toute l’année, comme d’autres s’achètent des vêtements.  Ensuite je les échange avec mes amies qui sont toutes aussi de grandes lectrices  mais curieusement je n’en offre jamais  à ma famille. Chacun s’achète ses propres livres, politiques, historiques ou  techniques et je  n’y touche pas ! 
 Justement, l'auteur que tu admires le plus en ce moment sera seul pour fêter Noël... Tu décides de l'inviter. Qui sera donc à table avec toi pour partager la dinde aux marrons ?
M : Sans hésiter, j’inviterais Roberto Saviano, l'Italien menacé de mort par la Camorra, pour son livre "Gomorra". Vivre en permanence avec une escorte policière ne doit pas être drôle tous les jours! . Il a tellement de choses encore à raconter sur la situation actuelle dans son pays!  Et je le trouve si courageux ! Et puis, ayant vécu  quelque temps là-bas, je ne serais pas trop embarrassée pour lui concocter un bon repas, sans dinde aux marrons surtout !
 
A part la lecture, quels sont tes autres centres d'intérêt, tes autres passions ?
M : En ce moment, à part lire et bloguer, je n’ai plus le temps pour grand chose ! J’ai  donc laissé tomber la peinture et la généalogie qui me passionnent aussi mais qui sont également chronophages!
 
Quels sont tes 3 derniers coups de coeur littéraires ?
M : Et voici la question la plus facile ! J’ai aimé le  "Vera Candida" de Véronique Ovaldé,  "Oh, Boy " de Marie-Aude Murail, et  "Matilda" de Roald Dahl que j’ai découvert bien tard mais que pourtant j’ai adoré !
 Mais s'il ne fallait en désigner qu'un seul, je ne voudrais surtout pas oublier le plus étonnant de tous les livres lus cette année,  un livre d’une telle vitalité, si bourré  d’énergie, de folie, d’émotion, d’amour, de misère, de rêve, de réalisme, bref, un concentré de tout ce que j’aime dans la littérature,  un livre qui m’a complètement bluffée et dont je n’entends pas beaucoup parler parce que, s’il est une littérature florissante en ce moment et trop oubliée en France, je trouve, c’est bien la littérature chinoise ! Ce livre, je l’ai choisi pour le challenge « Coup de cœur » de Theoma c’est "Brothers" de Yu Hua, (traduit en français, bien sûr, malgré le titre !)  Un pur chef d'œuvre, choquant et éblouissant à la fois! J'ai vu que Restling  a choisi de le lire bientôt dans le cadre de ce même challenge et j'en suis très contente!  Découvrir les coups de cœur des autres blogueuses, c'est vraiment une bonne idée,  puisqu'aussi bien il faut faire des choix, que ce soit au moins des livres sûrs, déjà choisis par d'autres. Dénicher des bons livres,  c'est aussi une de mes bonnes  raisons de bloguer!
Voilà , Géraldine, j'en ai terminé! 
Je te remercie pour ce focus! 




                                                                                  Merci       


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Focus sur un blog !

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Publié le 5 Décembre 2009

librairie?


C'est ce qu'on s'est prévu, ma cop' A girl From Earth et moi, le jeudi 10 décembre, et puis on s'est dit, s'il y a quelques blogueurs/lecteurs parisiens (ou autres, mais forcément dans le coin) disponibles ce soir-là et à qui ça dirait de partager notre repas, why not?, et je dirais même plus, avec plaisir!

Le rendez-vous est fixé à 19h30, c'est à Paris dans le 5è arrondissement, pas loin de Notre-Dame, et comme tout est sous réserve de changement de dernière minute, et qu'en plus, selon le nombre de personnes, il faudra peut-être penser à réserver, je propose que les intéressés se manifestent par un commentaire ET par email (
a_girl_from_earth@hotmail.com) afin qu'on se cale tout bien.

Les détails du lieu suivront, en tout cas, pour les curieux, il s'agit d'un restaurant/salon de thé dans une ancienne librairie classée monument historique. Je connaissais pas, le cadre a l'air sympa, le menu aussi, à tester donc!

Au programme, pas de programme! Dîner, convivialité, papotages, à l'impro, juste une opportunité de se retrouver entre blogueurs/lecteurs à l'occasion de mo, passage coup de vent dans la capitale!



Tiens, aujourd'hui, c'est la Ste Géraldine, vous avez le droit de me souhaiter bonne fête !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 4 Décembre 2009

Essai - Folio - 315 pages -  6.65 €

Résumé : Fils d'une famille patricienne de Zurich, celui qui a écrit ce livre sous un pseudonyme fut ce qu'on appelle un enfant bien élevé. Dans la somptueuse villa, au bord du lac, régnait l'entente parfaite. Un certain ennui aussi, qui tient à la bienséance. Non sans humour, Zorn nous décrit les petits travers de ses parents. Humour ? Le mot est faible. Disons plutôt une noire ironie, celle du jeune homme qui, découvrant qu'il est atteint du cancer, pense aussitôt : naturellement. Jamais les contraintes et les tabous qui pèsent, aujourd'hui encore, sur les esprits soi-disant libres n'ont été analysés avec une telle pénétration ; jamais la fragilité de la personne, le rapport, toujours précaire et menacé, entre le corps et l'âme, qu'escamote souvent l'usage commode du terme « psychosomatique », n'a été décrite avec une telle lucidité, dans une écriture volontairement neutre, par celui qui constate ici, très simplement, qu'il a été « éduqué à mort ». Il avait trente-deux ans.







                                                                                                       
                                                  


Mon humble avis :  Difficile de classer ce livre : essai ? Autobiographie ? Récit ? Journal ?

Une chose est sûre, Mars est la chronique d'une névrose annoncée".

Ce livre est paru à la fin des années 70, sous un pseudonyme, a fait beaucoup de bruit à l'époque et s'est introduit dans la liste des livres cultes. Et pourtant, le sujet aurait de quoi faire fuir : La névrose, la dépression et le cancer. En même temps, ce sont les maladies de notre siècle en occident, l'une honteuse, l'autre diabolique. Alors pas étonnant que les lecteurs se retrouvent dans cette souffrance, dans cette tristesse criante de vérité et tellement bien décrite au fil des pages que cela en est bouleversant. Les dépressifs seront soulagés de trouver des mots sur leurs maux. Les autres comprendront enfin le mal qui ronge peut-être un de leur proche ou qui pourrait les toucher un jour.
Fritz Zorn est né dans la grande bourgeoisie Zurichoise, dans une famille rigide et étriquée, une famille où l'on est "comme il faut", où l'on fait tout "comme il faut", où l'on a pas d'avis sauf celui de trouver les autres ridicules et moins bien, voire pas fréquentables. A force de colère, de révolte, de dérision, de provocation, de cynisme, d'humour noir et de digressions philosophiques, Frits Zorn fait un constat glacial d'une écriture froide et distante. Son environnement familial et social l'a empêché d'être, l'a mené à la dépression. Et cette dépression s'est somatisée en cancer, cancer dont il est mort à 32 ans, avant la publication de son livre. Fritz Zorn démontre ainsi que l'on peut être bien éduqué, dormir dans des draps de soie et manger dans des cuillères en argent et être malheureux car inapte à la vie, à la société. Et ce malheur n'est pas obscène. Quand on ne vit pas, quand on aime pas, quand tout est sujet à l'angoisse, quand on porte un masque en permanence, la souffrance morale devient physique et paralyse. C'est le cas de Zorn, qui, quoique boute en train, était un handicapé des relations humaines, n'avait pas vraiment d'amis et n'a jamais eu la moindre relation, ni sentimentale ni sexuelle avec une fille. Quand vous n'êtes même pas un homme, que vous vivez dans un désert sentimental, sans amour, il y a de quoi devenir chèvre. Malgré quelques longueurs et répétitions, ce livre est un magnifique témoignage sur les dégâts irréversibles d'une éducation excessive et les méfaits de la religion. Certes, ce livre ne remonte pas le moral. Mais à lire, (pour) et à comprendre. Moi j'ai compris car d'éduction bourgeoise et religieuse,  par certains côtés, je connais hélas. 

"Et moi ? J'étais tout bonnement un peu plus sensible que d'autres enfants ordinaire et c'est pourquoi j'ai plus mal survécu à mon milieu que d'autres enfants. Peut-on en conclure qu'au fond mon éducation  n'a pas été du tout si mauvaise du fait que j'y aurais survécu sans histoire si seulement je n'avais pas été si sensible ? Naturellement non, car justement, une éducation est mauvaise quand seuls y survivent les enfants qui ne sont pas sensibles, et justement n'est bonne que quand même les enfants sensibles y survivent."

" Je suis malheureux parce que je ne fonctionne pas et que je n'ai jamais fonctionné. En tant que jeune, je n'ai pas été jeune,  en tant qu'adulte je n'ai pas été adulte, en tant qu'homme, je n'ai pas été homme ; à tous points de vue, je n'ai pas fonctionné".

" Ce n'est pas bête, c'est méchant. Car ce qu'on fait de bête, on le fait sans le vouloir, et ce qu'on fait de méchant, on le fait délibérément."

" A Zurich, on ne vit pas sa douleur jusqu'au bout, on la refoule, car le fait qu'on souffre pourrait "peut-être déranger quelqu'un". On ose pas regarder en face le fait qu'on est triste car "on trouble la paix"... On appelle cela dans le jargon bourgeois de mon pays "être courageux"".

Jamais je n'ai coché autant de croix dans les marges d'un livre, parfois plusieurs par pages. Je pourrais continuer sur des pages, mais je m'arrête là.



                                                                                      


DAL 86 - 9

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 3 Décembre 2009

Québécois, Denis Richard est l'auteur de "Vous qui croyez me posséder" et de "Tes secrets m'appartiennent" , chroniqué ici.
Son genre, c'est le thriller plutôt ésotérique. 
Il est publié chez Michel Lafon et a accepté aussitôt ma petite interview pour répondre encore plus vite à mes questions. Qu'il en soit sincèrement remercié.

Plus d'infos sur le blog de l'auteur :
http://denis-richard.blogspot.com/


















Écrivez-vous depuis toujours où avez vous pris la plume relativement récemment ?
DR : Le rêve y était depuis toujours, mais en attente. Puis a surgi le catalyseur : un long séjour à Paris, de 2004 à 2007. Le bonheur total, les trois plus belles années de ma vie. C'est en 2005 que j'ai décidé de plonger dans ce projet – qui est rapidement devenu une passion – et en 2007 que Michel Lafon, après avoir reçu le manuscrit de Vous qui croyez me posséder, me téléphone et me dit « Cher Denis, on doit se parler... ».


Comment décide t-on d'écrire des thrillers ? Est-ce un choix mûrement réfléchi ou au contraire, est ce une évidence ?
DR : La question ne s'est pas posée : spontanément, j'ai décidé d'écrire les histoires que je souhaitais lire. J'aime bien lorsqu'un livre me prend à la gorge et me murmure : je te tiens, lecteur. J'aime aussi raconter des histoires où l'être humain a sa place. Plusieurs lecteurs m'ont indiqué qu'ils auraient aimé rencontrer Telma, Susana, David et même Jacky-Boy du premier roman, ou encore Tonio, Kristin et Samantha du second.


Vous êtes québécois et vos deux premiers romans se déroulent à Paris. Pourquoi cela ?  A quand un thriller dans le grand nord Québécois ?
DR : C'est plus fort que moi, Paris est si chère à mon coeur qu'elle en est presque devenue un personnage. Mais c'est vrai que le grand nord québécois est aussi une importante source d'inspiration. C'est étourdissant de marcher dans la forêt boréale en sachant qu'on est probablement le premier être humain à en fouler le sol, de respirer cet air d'une telle pureté que c'en est presque enivrant ou de s'étendre, la nuit, dans la toundra du Grand Nord et de se laisser bercer par les aurores boréales.


On retrouve des personnages hantés par de terribles cauchemars. Y a-t-il un écho personnel dans cette obsession des cauchemars ?
DR : J'adore m'éveiller le matin en me disant : Wow ! C'était un rêve ! Je dois y retourner. C'est pour cette raison que Swain Wilcox (du premier roman) remet le fameux « Wake up in your dreams » à David, qui permet à celui-ci de contrôler ses cauchemars et de cesser d'en être la victime impuissante. La technique que je décris existe vraiment et permet d'ailleurs à plusieurs personnes, chaque nuit, de voguer dans leur monde imaginaire et de décider du déroulement de leurs rêves.


De même, on vous sent très porté sur les sciences occultes, l'astrologie, le spiritisme, le paranormal... Est-ce juste un attrait, une interrogation ou des expériences personnelles ?
DR : C'est tout ça à la fois. Lors de la préparation de mon premier roman, après avoir avalé des tonnes de bouquins et analysé une multitude de sites Web sur l'astrologie, j'ai rencontré – avec un peu de scepticisme au début – une astrologue. Le choc ! Elle a pris la première heure pour me décrire mon passé (en soulignant des événements que même ma mère ne connaissait pas !), puis la seconde pour me parler de mon avenir. Cette expérience m'a encouragé à continuer de flirter avec cet univers invisible qui nous entoure et qu'on rejette peut-être un peu trop rapidement.


Quelle fut votre idée et point de départ pour créer l'histoire de "Tes secrets m'appartiennent" ?
DR : Tout comme mes personnages Tonio et Kristin alors qu'ils sont à Florence, j'étais accoudé contre la rambarde, face à l'Arno. J'admirais, en amont, l'intemporel Ponte Vecchio, exactement comme on le voit sur la couverture, en songeant à tous ces drames dont il avait été le témoin au fil des siècles... Et d'un seul coup, l'histoire s'est imposée à moi.


Dans tes secrets m'appartiennent, vous évoquez deux tableaux imaginaires de Botticelli et de Signorelli.... A quoi ressemblent ils ? Vous en êtes vous fait une représentation précise dans votre esprit, voire même sur le papier ?
DR : J'ai pris l'habitude de dessiner mes personnages, d'y ajouter leurs caractéristiques personnelles ainsi que les liens qui les rattachent, afin de leur permettre de vivre une vie plus riche. J'ai fait de même avec les oeuvres attribuées à Botticelli et Signorelli. Celles-ci ont toutefois un puissant ancrage avec la réalité : on n'a qu'à visiter la chapelle de San Brizio, à Orvieto, qui abrite une partie de l'énigme...


On vous sent passionné par l'art sous la renaissance italienne. Pourquoi cette période et pas une autre ? Mais peut-être y a t-il une autre période historico artistique qui pourrait faire l'objet d'un prochain roman, voire peut-être de celui en cours d'écriture ???
DR : La Renaissance italienne est un point tournant dans l'histoire de l'humanité : en quelques années, on quitte le Moyen Âge, l'art se libère du carcan des thèmes religieux en osant représenter la beauté des corps nus, et on s'inspire de la mythologie antique. Bien qu'il ait été oublié pendant plusieurs siècles, Sandro Botticelli a été un acteur important de ce vent de changement. Et ce roman est aussi un peu un hommage à son génie.
Y a-t-il une autre période artistique qui m'intéresse ? Plus d'une !
Un roman est-il en cours d'écriture ? Oui (je n'en dis pas plus !)


Quel effet cela fait-il de rencontrer le succès dès un premier roman ?
DR : Le simple fait d'écrire me permet d'assouvir une grande passion. La reconnaissance des lecteurs, qui n'hésitent pas à communiquer avec moi après avoir foulé ces univers qui m'habitent, m'insuffle cette énergie qui me permet de poursuivre.


Quel lecteur êtes vous ? Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?
DR : Je suis un lecteur impatient. J'adore être transporté par les personnages et je n'hésite pas à relire les livres que j'ai aimés. Mes coups de coeur ?
- « Replay », de Ken Grimwood (relu je ne sais combien de fois).
- « Pars vite et reviens tard » et « Dans les bois éternels », de Fred Vargas.
- « Les Thanatonautes » de Bernard Werber (humour, recherche et surtout plaisir de lecture),
mais aussi …
- « Hypérion » et « Terreur » de Dan Simmons, Daniel Pennac, Tonino Benacquista, Michel Folco pour son délire historique, tout ce qu'a écrit Marcel Pagnol, Bernard Moitessier avec ses aventures autobiographiques maritimes si touchantes, Dan Brown, Dean Koontz, Douglas Preston, Graham Masterton, Jean-Christophe Grangé, Arturo Pérez-Reverte... bon, j'arrête, mais il y en a tant d'autres...

 
Question subsidiaire : Si vous deviez vous choisir un maître dans les célèbres auteurs de Thrillers qui choisiriez vous ?
DR : Il n'y a pas de nom précis, mais il y a des qualités que je recherche chez un auteur de Thrillers : rapidité, étonnement, imprévisibilité, crédibilité et couleur des personnages.

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Voilà, merci Géraldine et salutations à vos amis blogueurs.



                                          

                                                   



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 2 Décembre 2009

Synopsis : Un braqueur de banques, le Vilain, revient après 20 ans d'absence se cacher chez sa mère Maniette. Elle est naïve et bigote, c'est la planque parfaite. Mais celle-ci découvre à cette occasion la vraie nature de son fils et décide de le remettre dans le " droit chemin ". S'ensuit un duel aussi burlesque qu'impitoyable entre mère et fils.



Comédie avec Albert Dupontel, Catherine Frot, Nicolas Marié, Bernard Farcy.

















                                      
                                           


Mon humble avis : "Alors mon petit bonhomme, on a voulu tuer sa maman ?..."..."Et plus d'être méchant, t'es con" ! Imaginez ces phrases clamées par Catherine Frot, c'est rien que du bonheur ! Il y a du culte dans l'air, je vous le dis !
Comment décrire ce film.... "Le vilain" est bien sûr une comédie, délicieusement cynique, drôlement cruelle et cruellement drôle ! On y va pour cela d'ailleurs et l'on trouve dans ce film ce que l'on y cherchait : du repos de l'esprit, de la gymnastique des zygomatiques, de l'immoralité, de l'impertinence. On en est servi à souhait, à forte dose de dialogues sardoniques et de gags aussi irrévérentieux que burlesques. Le tout fait mouche et provoque les rires du public conquis qui remplissait toute la salle un lundi... c'est assez rare pour le souligner.
Bien entendu, les acteurs et notamment Catherine Frot, sont pour beaucoup dans cette réussite. Celle ci est parfaite un septuagénaire qui se révèle finalement aussi vicieuse, voire pire, que son vilain de fils. C'est un peu ici "l'arroseur arrosé" ou "tel est pris qui croyait prendre". Le fils découvre que sa mère peut être aussi luciférienne que lui, même si c'est pour la bonne cause (allez voir le film pour comprendre cette phrase !   )Il se déclare alors entre eux un véritable duel, ou chacun élève encore un peu plus le niveau de  férocité. Les enchères montent et c'est vraiment jouissif.
Je ne connais pas bien Dupontel mais mes compagnons m'ont assuré qu'il était fidèle à lui même, savoureusement sadique ! Triple mérite pour lui : il joue son rôle à merveille, il a écrit un scripte mémorable et a  trouvé la partenaire idéale pour lui donner la réplique et former ainsi un duo très fameux, qui devraient rester dans les annales du cinéma Français. Et puis, et puis, n'oublions pas de citer la tortue qui tombe toujours à point, "Pénélope la salope" (je sens que ces mots vont attirer beaucoup de monde sur mon blog et pas forcément pour les bonnes raisons !). En tous cas, des bonnes raisons d'aller voir Le vilain, cela ne manque pas : c'est cinglé, c'est déjanté mais qu'est-ce qu'on s'amuse. Et puis, je suis sûre que maintenant, vous voudrez connaître Pénélope, la... !!!



 







                                                                                        
                                                                              
          

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Novembre 2009

Roman - éditions Acte Sud -  204 pages - 6,18 € en poche.

Résumé : Récit fabuleux inspiré des tragédies grecques et de légendes africaines, La Mort du roi Tsongor plante son fascinant décor au cœur d'une Afrique ancestrale. L'histoire ? Le vieux roi Tsongor, qui a depuis longtemps fait taire ses instincts guerriers, marie sa fille Samilia au fortuné prince Kouame. Mais voilà qu'un deuxième prétendant s'interpose, auquel Samilia avait jadis promis sa main. Tsongor refuse de choisir entre les deux hommes. Il se donne la mort avec l'aide de son serviteur. Une guerre sanguinaire éclate alors entre les deux parties. Le jeune dramaturge Laurent Gaudé quitte la scène le temps d'un très beau roman, où l'imaginaire romanesque embrasse les grands thèmes de la tragédie classique tels que l'héroïsme, la vengeance, la honte et le pardon. Un livre flamboyant.


Pour l'avis des ados, j'embauche mes nièces. C'est donc Iris qui a lu ce roman.






L'avis d'Iris (15 ans) :Ce livre raconte le division d'une fratrie pendant l'antiquité, après la mort de leur père, le roi Tsongor. La raison de cette querelle est le mariage de leur soeur Samilia car le jour de ses noces, un deuxième prétendants arrive.
Une longue Guerre éclate entre  les deux hommes. Les fils et la fille de Tsongor se répartissent alors dans les deux camps. Soumba le plus jeune enfant du roi défunt, quant à lui, est parti pour remplir sa mission...
C'est un livre rapportant les grand mythes gréco-latin, tel que celui des enfers ou des amazones.
J'ai apprécié ce livre par son originalité notamment celle du thème, et sa fin  énigmatique qui ouvre la porte à l'imagination de chacun.
Ce livre a reçu le prix Goncourt des Lycéens en 2002.
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Novembre 2009

Récit de voyage - Presse de la Renaissance - 236 pages - 17 €

Paru en août 2009

Résumé : « Je suis de la génération Auberge espagnole. Un touriste, un voyageur, un aventurier, un globe-trotteur. Dans ma planète Google, je suis un moteur de recherche. Des blondes, des brunes, des fêtes et des paysages à en pleurer. Non, il doit y avoir autre chose. Il y a autre chose. Au détour d'un chemin, d'un regard, d'une pensée, une rencontre qui te fait dire, ça y est, j'y suis et je me sens bien. »

Clément rêve d'un voyage différent hors des sentiers battus. Quitter l'auberge espagnole qu'il connaît trop bien : partout les mêmes "routards" avec les mêmes guides, les soirées Erasmus, le folklore à la carte et les connexions Internet. 

Il s'élance pendant un an autour du monde avec ses deux meilleurs amis et laisse Chloé, sa petite amie, sur le quai. C'est le début d'un rodéo étourdissant sur les routes d'Amérique, d'Asie et d'Afrique, à la recherche du voyage perdu.

Un périple poétique qui va l'emmener plus loin qu'il ne l'imaginait...








                           

Mon humble avis : Quelle magnifique invitation au voyage !
Larguer les amarres, tout le monde en rêve. Certains le font, chacun à leur manière. Clément part pour un an autour du globe avec deux amis. Ils se dépouillent un peu plus au fil du temps, finissant même par abandonner tout guide pour ne faire confiance qu'au hasard. C'est cet immense périple que Clément Bosson nous livre ici. Un récit empli d'émotions, de poésie, d'exotisme, de réflexions. Il n'est pas question ici d'une liste de pays, de frontières ou d'exploit. La logistique n'est même pas abordée. Le temps à peine évoqué rend presque ce voyage atemporel. Non, tout ce qui intéresse Clément, ce sont les rencontres avec les autres puis, comme un aboutissement, son rendez vous avec lui même. De voyageurs paumés en berger indien en passant par la mère de famille Brésilienne, c'est toute une galerie de portraits que Clément brosse ici. Il nous décrit ces êtres qu'il croise, leurs échanges, les anecdotes, les quiproquos et les sensations nées de ces rencontres miraculeuses, drôles, touchantes, toujours enrichissantes. L'Homme dans toutes ses fêlures, dans toute sa richesse et toutes ses différences.
Clément Bosso apporte aussi beaucoup de clairvoyance et de lucidité sur sa génération, celle de l'auberge espagnole,  celle qui est perdue sitôt qu'elle n'a pas un cybercafé sous la main,  celle de la mondialisation et qui collectionne les amis sur Facebook et sur la terre entière. L'auteur s'interroge tout au long du livre sur la notion et la valeur du voyage. Il nous invite à le faire autant. Et là, je lui reprocherais peut-être un petit manque d'indulgence envers ceux qui voyagent dans les sentiers battus. Chacun n'est libre de voyager en fonction de ses moyens, de ses capacités et ses envies ? Même si je suis d'accord avec lui pour dire que la notion de tourisme fausse les rapports humains même s'il les élargit.
Ce livre vivant, remarquablement écrit, est sans contest un splendide hymne à la liberté, au rêve et à la richesse intérieure de chacun, à l'amitié. Initiatique, il donne envie de suivre ce jeune homme dans tous les sens du terme... en lisant ces prochains écrits et bien sûr, en larguant les amarres !

Quelques extraits, à la sélection bien difficile et loin d'être exhaustive !

"Sur le mont Moïse, là haut, avec Amed, j'ai l'impression de parler au ciel. En bas, avec internet, j'ai le sentiment de fouler  de nouveau mon paillasson. C'est sans doute cela la mondialisation, retrouver partout son paillasson."

" Je suis un voyageur en quête de rencontres, j'arrive de loin pour me retrouver au plus près, les yeux grands ouverts et le coeur suspendu."

"... En fait, je crois que je suis venue me secouer l'âme pour voir ce qu'il en tombait"...

"... Savoir se rendre fragile pour devenir plus fort...Il faut savoir se mettre à nu pour habiller son âme".


Je remercie







 

 

Plein d'autres infos et vidéos  ICI

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 28 Novembre 2009

Nous voici pour les quelques semaines à venir en Jordanie...
Ce voyage, couplé à la visite de la Syrie, je l'ai fait en novembre 2008, en circuit accompagné. Alors bien entendu, moins d'anecdoctes liées à un périple sac à dos. Mais tout de même une bonne dose de dépaysement et de découvertes.

EN QUELQUES CHIFFRES :

Superficie : 89 000 km²

Population : Environ 5.6 millions

Capitale : Amman (2.1 millions d'hbts)

Monnaie : Le dinar jordanien (JD)

Régime : monarchie parlementaire

Souverain : Sa majesté le prince Abdallah

Religion : Islam

Salaire mensuel moyen : 200 JD

Les meilleurs moments pour visiter la jordanie sont l'automne et le printemps. Pour profiter pleinement du pays, je conseille un circuit aventure avec 4X4 et bivouac dans le désert ou en routard. Ce que je n'ai pas fait hélas... Enfin, il faut bien sûr avoir une tenue correcte (pas trop courte et épaules couvertes). Passeport et visa. Pas de vaccination.

La Jordanie se trouve au Moyen Orient, entre la Mer Rouge et la Mer Morte. Elle est au trois quart envahie par le désert. Charnière entre la méditérrannée et l'orient, la Jordanie vit passer de nombreuses civilisations qui laissèrent moult vestiges, dont Pétra, la célèbre ville nabatéenne. On y marche aussi sur les traces de Lawrence d'Arabie.

Le pays est très sûr, quasiment sans délinquance et l'accueil y est très chaleureux.

La Jordanie est entourée de l'Arabie Saoudite, du Koweit, de la Syrie et d'Israël. Autant dire que son histoire est riches et mouvementée, même si c'est un Etat récent. Sa population est majoritairement palestinienne et réfugiée et le pays manque cruellement d'eau. Inutile de dire donc que la Jordanie est au centre de l'actualité géopolitique du Moyen Orient et de grands enjeux. Bien entendu, je ne pourrais pas, ici, développer tous ces points. Je ne suis pas la plus compétente pour le faire et nombreux sont les guides, livres ou sites internet qui vous renseigneront. La Jordanie est un pays magnifique, complexe et passionnant ! Bon voyage !

                                                       

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages au Moyen Orient

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