Publié le 25 Novembre 2009

Il y a quelques jours, je vous présentais ici le livre épistolaire de Françoise Dorin : "Les lettres que je n'ai pas envoyées".
La romancière a bien voulu répondre à mes questions, que voici :




















Bonjour Madame Dorin,

Comme ce livre se lit avec le sourire, j'ai la douce impression qu'il a été écrit avec le sourire. Est-ce le cas ?

FD : Disons un sourire sous-jacent, quasiment inconscient, caché pour moi, sous des soupirs, des agacements, des grimaces... et quelques grognements!



Pour laquelle de toutes ces lettres avez vous le plus d'affection ? Et pourquoi ? 

FD : A mon grand-père paternel... que je n'ai pas connu et à qui, pourtant je dois tant !



Quelle lettre n'avez vous pas écrite ?

FD : A ma vie privée... habituée à cette discrétion... et qui apprécie !



Si vous deviez écrire une lettre à nos dirigeants, que leur diriez vous ?
FD : Bon courage !


Si vous deviez écrire une lettre au Très-Haut, vous le remercieriez ou le supplieriez ?
FD : Je "Le" remercierai du fond du cœur et "Le" supplierai d'avoir encore et toujours à "Le" remercier.


Un enfant vient de naître, que lui écrivez vous ?
FD : N'oublie jamais d'espérer !


Un apprentit écrivain vous écrit pour vous demander conseil : que lui répondez vous ?
FD : Ecrivez! écrivez! écrivez! en vous rappelant toujours cette phrase de Boris Vian: "c'est en forgeant qu'ont devient forgeron et c'est en écrivant qu'on devient "écriveron" !


Quelle lettre écriveriez vous à vos lecteurs ?
FD : Celle que je leur adresse au début de mon dernier roman "Les lettres que je n'ai pas envoyées" pour leur expliquer pourquoi je ne réponds pas à leur courrier!


Le premier journal quotidien, j'ai nommé Ouest France, vous octroie 5 lignes en première page pour vanter votre livre... A vous l'honneur...
FD : Je déclinerai cette offre et suggérerai à Ouest France - le journal de l'élite - de faire cette proposition à cinq de ses lecteurs (ou plus!)


Quelle lectrice êtes vous ? Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?
FD : Impatiente! Si je n'ai pas envie de tourner les pages d'un livre, je ne m'obstine pas au delà de le 50ème page ! Mes coups de cœur sont très lointains mais... Est-ce mon cœur qui a changé ? ou la forme du talent des auteurs ? 


Question subsidiaire... je ne résiste pas à l'envie de vous la poser... Quel regard portez vous sur votre parcours et sur votre avenir littéraires ?
FD : Je n'ai jamais pensé à mon avenir littéraire, par prudence et par superstition. Alors vous pensez bien que ce n'est pas maintenant que je vais m'y mettre ! Quant à mon parcours déjà effectué, je m'endors le soir en me le racontant, comme un jolie conte... de faits !


                                         Merci
                                                                 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 24 Novembre 2009

 Je pensais passer à travers les mailles du filet de ce tag qui circule largement depuis un moment sur la Blogoshère. C'était sans compter sur Marie, qui m'a donc taguée avec ce questionnaire de saison

 

Voici donc 7 choses qui rythment ou marquent mon automne.

1- Cette année, le fait le plus marquant de mon automne est que j'ai repris le travail en mi temps thérapeutique après presque 9 mois d'arrêt.

 


2- L'automne, c'est l'apparition des dimanches pyjama bouquin couette !


               

 

3- Les beaux dimanches sont aussi l'occasion de repartir par les chemins dans des randos sympas !

 





4- En automne, de nos fenêtres, on voit la nature changer de couleurs puis se dévêtir. C'est toujours beau et chaque étape fait naître des sentiments différents.


 

 

5- En automne, on allume plus tôt la lumière, on lit parfois contre son radiateur à s'en brûler le dos, et dès dix sept heures, les phares de voitures prennent la relève dans les rues. Il fait noir quand on rentre du travail...




 

6- L'automne, c'est aussi la rentrée littéraires, la sortie de centaines de livres et la remise des prix littéraires.
















 

7- En début d'automne, c'est le moment aussi où l'on descent les vêtements d'hiver du haut de l'amoire et où l'on remonte ceux d'été... Essayages... et quand on a pris deux tailles et 17 kg en un an à cause de certains traitements médicaux, je vous jure qu'on pleure. Il faut reprendre le chemin des magasins, ce qui n'arrange rien. Désolée de casser l'ambiance, mais c'est aussi ma réalité.


 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 22 Novembre 2009

 

Le Prix de l'Amitié (Merci Edelwe et Midola et Mango !)

Edelwe,  Midola et Mango m'ont très gentillement offert ce prix de l'amitié. Bien entendu, cela fait toujours plaisir et réchauffe le coeur ! J'ai donc l'honneur de reprendre le flambeau.



Il faut que je cite 7 choses que j'aime ou pas. Je vais plutôt dire ce que j'aime...C'est plus positif!

- La lecture (logique!)
- Le cinéma
- Le voyage

- La blogosphère
- Le chocolat et toutes ses variantes
- La mer
- Les cocotiers, palmiers etc... Mais je ne boude pas leurs confrères des pays au climat tempéré, voire continental.


                                                                                                 


                                                                                                                  

A mon tour de le décerner! Comme j'arrive un peu en retard pour cause de panne d'internet, je suppose que tout le monde, plus ou moins, à déjà reçu ce prix. Je tente ma chance tout de même avec :


AGFE

Keisha

Mary

et Marie... Il y a de forte chance qu'elles lisent ce billet, puisque je manque de temps de connexion pour les prévenir. Si elles ont déjà reçu ce prix, je pense qu'elles peuvent les cumuler !!!


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 20 Novembre 2009

Synopsis : Homme d'industrie et de pouvoir, Stanislas Graff est enlevé un matin comme les autres devant son immeuble par un commando de truands.
Commence alors un calvaire qui durera plusieurs semaines. Amputé, humilié, nié dans son humanité, il résiste en ne laissant aucune prise à ses ravisseurs. Il accepte tout sans révolte, sans cri, sans plainte, c'est par la dignité qu'il répond à la barbarie.
Coupé du monde, ne recevant que des bribes d'informations par ses geôliers, Graff ne comprend pas que personne ne veuille payer la somme qui le délivrerait.
Au-dehors, son monde se fissure au fur et à mesure de la révélation de sa personnalité. Tout ce qu'il avait réussi à garder d'intimité, son jardin secret, est révélé à sa famille par l'enquête de police ou celle de la presse. Chacun découvre un homme qui est loin de ressembler à celui qu'il imaginait.
Quand il retrouvera la liberté, ce sera pour s'apercevoir qu'il a tout perdu, l'amour des siens, l'estime de ses collègues, son pouvoir, la confiance en ses proches. Sa libération se révélera plus difficile à vivre que sa captivité.

 

 

Drame, thriller avec Yvan Attal, Anne Consigny, André Marcon...

 

 

 

 



                                 

Mon humble avis :  On connaît la fin, puisque ce film est tiré d'une histoire réelle. Et pourtant... Et pourtant, on est captivé par ce film, accroché à notre siège, c'est tout juste si on ose respirer. Un silence lourd de sens, presque palpable envahit la salle alors que le film est sobre, direct, d'une violence psychologogique extrême. Pour les personnages comme pour nous autres spectateurs, c'est la guerre des nerfs... Alors que je le répète, l'issue fait partie du synopsis et est donc connue de tous. En cela je lève mon chapeau à toute l'équipe du film qui a mis en scène avec tant de réalisme cette histoire si intense. Le film pose nombre de questions. Faut il payer une rançon ou pas au risque d'encourager les rapts ? Quels sont les dégâts causés par une telle épreuve au prisonnier mais aussi à son entourage ? L'intervention de la police est elle souhaitable, bénéfique ou atrocement dangereuse ? Comment peut on traiter ainsi un homme, même aussi peu aimable soit- il ? Qu'est-ce qui fait la valeur d'un homme aux yeux des autres : ce qu'il a subi ou ce qu'il a fait subir aux autres ?

Je m'avance peut-être pour certaines questions mais telles ont été mes impressions devant ce film juste et intelligent.

Plus que jamais, ce film n'aurait eu cette force sans les acteurs... Une tripotée d'hommes d'affaires, de policiers, de ministres, d'actionnaires, d'avocat, tous en costard trois pièces et tous aussi impeccables que leur costume. Anne Gonsigny joue à la perfection son rôle d'épouse trompée mais qui reste digne et aimante envers son mari.

Quant à Yvan Attal, il est époustouflant. En le voyant, on se dit que le métier de comédien est en fait un sacerdoce (il a perdu 20 kg pour ce rôle). On souffre avec lui, on perd un doigt, on porte ces chaînes qui s'enfoncent dans son corps, on devient un animal. Une composition extraordinaire et bouleversante que me fait me fait dire que, même si je savais Yvan Attal bon comédien, je le découvre grand acteur. Un rôle d'une telle démesure aussi brillament interprêté ne peut que lui porter chance. D'ailleurs, je vote pour lui aux Césars et j'espère que tous les grands noms du cinéma qui passent par ce blog (heu, y'en a beaucoup ???!!! lol) en prendront bonne note et en feront de même !!!

                


                                                                                                           

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Novembre 2009

HOGGAR ALGERIEN : MAGIE DES GRANDS ESPACES



































Et le mystère des mirages !


HOGGAR ALGERIEN : BIVOUACS ET FEUX DE CAMPS !

Chaque soir, c'est le même rituel ! On monte les tentes (pour ceux qui veulent !) et on se retrouve près du feu pour partager le repas préparé par les Touaregs puis les 3 thés incontournables !












 

Et c'est ici et ainsi que s'achève ce magnifique voyage au coeur du Hoggar Algérien. Dès la semaine prochaine, je vous emmène en Jordanie !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 18 Novembre 2009


Vous avez vu toutes mes peintures de femmes. A partir de maintenant, c'est de part le monde que je vous emmène avec ces toiles qui sont pour la plus part des reproductions de mes photos de voyages et vacances. Un peu d'exotisme et de dépaysement, j'espère que cela vous plaira !
Nous commençons ici par Marrakech.


Je suis en panne complète d'internet et adsl, donc mon blog va tourner au ralenti pendant quelques temps et je serai dans l'incapacité de visiter les autres. Je vous prie de m'excuser, je me rattraperais plus tard !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 16 Novembre 2009

Une chanson que j'adore ! Et qui tourne en boucle en ce moment sur toutes les bonnes radios !

Bonne écoute !



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 12 Novembre 2009

Bonjour,

Commencez par mettre en route cette vidéo pour vous mettre dans l'ambiance...



Chers lecteurs, blogueuses ou internautes de passage !

Je vous abandonne quelques jours. Direction Rome ! Au programme, je sillonerai la ville de ci de là et suivrai à peu près le montage photos trouvé tout fait ci dessous... Et bien sûr, à moi la Dolce Vita !



Et comme d'habitude ou presque, je ne résiste pas à partager avec vous le visuel des mes prochains menus !!!
























































Hum, je pourrais encore continuer un moment, j'en salive d'avance ! Je vais pouvoir marcher pour éliminer tout ça !

Ciao ! A presto !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 11 Novembre 2009

Lettres - Plon Editions - 222 pages - 16 €

Rentrée littéraire 2009

Le mot de l'éditeur : A l'heure d'internet et des textos, Françoise Dorin résiste encore et toujours à l'envahisseur technologique et ne cesse d'écrire... des lettres.
A une amoureuse du 3e âge à qui elle donne des recettes...
A «l'abominable femme du mois d'août», qui nous agace toutes avec ses défilés de mode sur la plage...
A «l'obsédée des calories», beaucoup plus charmante avec quelques centaines de grammes en plus !
A une adorable Gramy torturée par sa petite-fille bien de son temps...
A son nombril, à son carnet d'adresses, à sa muse, aux «étoiles filantes» de la télévision, à l'autre face d'elle-même, sa moitié grognon qu'elle appelle «Paule Nord»...
Ses engueulades, son affection, son admiration, ses agacements, ses encouragements, sa compassion, Françoise Dorin nous les envoie aujourd'hui.



                                   

Mon humble avis : A n'en point douter, ce livre épistolaire a été écrit avec le sourire... pour en provoquer autant chez le lecteur ! Je me suis sincèrement régalée à la lecture de ces lettres singulières, toutes plus touchantes, affectueuses, drôles, malicieuses, ironiques ou réalistes les unes que les autres. Qu'elles soient légères ou plus graves, ces correspondances unilatérales comportent une bonne dose d'humour et d'autodérision. Ce sont là les meilleurs moyens pour captiver un lecteur, lui adresser certains messages, l'amener à réfléchir  sans le barber du tout. Françoise Dorin l'a bien compris, qui atteint sa cible avec tant de finesse et de fraîcheur. Je ne compte pas les bons mots, les expressions rigolotes, et les phrases a retenir, tant elles sont vraies ou cocasses. L'écriture est très élégante, soignée, presque désuète par moment car forcément, on en vient à penser : mais depuis combien de temps n'ai-je pas pris un stylo plume et un auguste papier à lettre pour écrire à un être cher... Cela pourrait ce compter en années...
Qu'évoquent ces missives me direz vous ? En autre, l'évolution de la société, les rapports d'un auteur avec sa création, l'optimisme, le pessimisme, la vanité, la chance, l'admiration Victor Hugo, etc... Françoise Dorin s'adresse ainsi à son bureau, à son nombril, à son carnet d'adresse, à son voisin, à l'autre partie d'elle même, aux répondeurs téléphoniques, à son QI,  aux hommes de maintenant... j'en passe et des meilleurs. Je vous assure, l'ensemble et le détail sont on ne peut plus savoureux. D'ailleurs, il est difficile de sélectionner quelques extraits sans passer à côté d'autres perles. Dans l'idéal, pour vous montrer à quel point j'ai aimé ce livre, il faudrait que je le cite en entier. Vous l'aurez compris, il ne vous reste plus qu'à le lire ! 


" Pour moi, la feuille blanche constitue l'interlocuteur idéal : elle ne m'interrompt pas, me répond toujours ce que j'ai envie d'entendre, me croit sur parole et ne répète que ce que je veux qui soit su"
 
Dans lettre à mon carnet d'adresse : un survivant
" Il m'est venu l'idée de créer, parallèlement aux faire-part de naissance, de mariage ou de décès, "un faire-part de part de présence" qui indiquerait à notre entourage plus ou moins lointain que nous sommes encore là et que nous pouvons recevoir du courrier, toujours à la même adresse, et des appels téléphoniques au même numéro."

" Nous suscitons en société beaucoup plus d'intérêt, de compassion et de rigolade avec le récit de nos emmerdes qu'avec celui de nos réussites et de nos joies".

" On ne devient pas forcément le héros que l'on a souhaité être. Pas d'avantage le raté que l'on a craint de devenir. Parfois, on rêve au-dessus de ses moyens. Parfois au-dessous. Parfois, on est le gagnant d'un grand concours de circonstances. Parfois le perdant. Parfois, on est un mauvais gagnant. Et un bon perdant."

                                                                       
                                                                     

Merci à Gilles Paris pour cette délicieuse lecture !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Novembre 2009

Attribué à un jeune auteur au talent prometteur, le prix Médicis a été créé en 1958 par Gala Barbisan et Jean-Pierre Giraudoux. Ils voulaient fonder un prix littéraire "pas comme les autres", qui récompense trois catégories d'oeuvres : le roman (ou nouvelle ou récit) français, le roman étranger (depuis 1970) et l'essai (depuis 1985). 

Le prix Médicis fut d'abord accueilli avec enthousiasme par les éditeurs, avec indifférence par les jurys des autres prix littéraires. « Personne ne s’en souciait, pas même les Goncourt. Personne ne supposait que nous allions durer 50 ans avec une aura pareille » se souvient Marcel Schneider, juré et longtemps président. Depuis la création du prix, la composition du prix a souvent changé. Depuis 1997, la présidence change tous les 2 ans en suivant un ordre alphabétique et chacun doit en assumer à son tour, les responsabilités.

Pendant cinquante ans le jury s'est prononcé le premier mercredi de novembre, à l'Hôtel Crillon, en même temps que le jury du Prix Femina, mais depuis 2008 le Prix Médicis est proclamé deux jours plus tard et dans un autre lieu, l'hôtel Lutetia. Claude Mauriac (1959), Claude Simon (1967),
Elie Wiesel (1968) Georges Perec (1978) ou encore Bernard-Henri Lévy (1984) ont reçu le Prix Médicis. En 1980, Jean Lahougue a refusé le prix pour son livre Comptine de Height.


En 2008, le jury Médicis était composé de : Michel Braudeau, Jacques Chessex, Patrick Grainville, Dominique Fernandez, Pierre Leroy, Frédéric Mitterrand, Christine de Rivoyre, Denis Roche, Marcel Schneider, Anne Wiazemsky (présidente). 



                                  


Voici la première sélection 2009 :

Dans la catégorie roman français :

Alain Blottière pour Le tombeau de Tommy, Gallimard.
Gwenaëlle Aubry pour Personne, Mercure de France.
Laurent Mauvignier pour Des Hommes, Éditions de Minuit : Lire la chronique de Des Hommes.
Thierry Hesse pour Démon, L'Olivier : Lire la chronique de Démon et l'entretien avec Thierry Hesse.
David Foenkinos pour La délicatesse, Gallimard.
Dany Laferrière pour L'énigme du retour, Grasset.
David Boratav pour Murmures à Beyoglu, Gallimard.
Patrick Besson pour Mais le fleuve tuera l'homme blanc, Fayard.
Justine Lévy pour Mauvaise fille, Stock.
Vincent Message pour Les veilleurs, Seuil.
Olivier Sebban pour Le jour de votre nom, Seuil.
Eric Holder pour Bella Ciao, Seuil.
Bruno Tessarech pour Les sentinelles, Grasset.
Jean-Pierre Milovanoff pour L'amour est un fleuve de Sibérie Grasset.
Camille de Villeneuve pour Les insomniaques, Philippe Rey.
Philippe Carrese pour Enclave, Plon.

 

 

Le jury du Médicis a choisi de récompenser cette année le livre de Dany Laferrière, L'Enigme du retour. Ce récit, présenté sous la forme d'une succession de haïkus, raconte le retour de l'auteur dans son pays natal, Haïti, à l'occasion de la mort de son père. Laconique mais extraordinairement précis dans ses observations, c'est un hommage au père absent - activiste haïtien, il est mort en exil aux Etats-Unis, où il vivait après avoir coupé les ponts avec sa famille - qui permet à Dany Laferrière de faire une bouleversante redécouverte de son histoire, de ses racines et de son pays.

Le romancier haïtien l'a emporté au premier tour de scrutin par 4 voix contre 1 voix à Justine Lévy pour Mauvaise fille (Stock) et 1 voix à Alain Blottière pour Le Tombeau de Tommy (Gallimard). Le Médicis étranger a couronné à l'unanimité l'Américain Dave Eggers pour Le Grand Quoi (Gallimard). Quant au Médicis essais, il a été attribué à Alain Ferry pour Mémoire d'un fou d'Emma (Seuil).



                                                    

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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