Publié le 13 Octobre 2009

Un peu de vie dans ce monde minéral....






























HOGGAR ALGERIEN ET TOUAREG

Nombre de touareg ont échangé le dromadaire contre le 4X4 pour devenir guides touristiques. Il reste des pros du désert et il émane d'eux quelque chose qui nous échappe, une grandeur d'âme et une résistance à toute épreuve sans doute. Les hommes bleus ne sont plus forcément bleus mais ils demeurent les gardiens du désert et de traditions millénaires...


























Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

Repost0

Publié le 12 Octobre 2009

Synopsis : Moscou, au début des années 80, en pleine Guerre Froide.
Sergueï Grigoriev, colonel du KGB déçu du régime de son pays, décide de faire tomber le système. Il prend contact avec un jeune ingénieur français en poste à Moscou, Pierre Froment. Les informations extrêmement confidentielles qu'il lui remet ne tardent pas à intéresser les services secrets occidentaux.
Mitterrand lui-même est alerté et décide d'informer le président Reagan : un gigantesque réseau d'espionnage permet aux Soviétiques de tout connaître des recherches scientifiques, industrielles et militaires à l'Ouest ! Les deux hommes d'Etat décident d'exploiter ces données ultra sensibles transmises par une mystérieuse source moscovite que les Français ont baptisée : " Farewell ".
Homme sans histoires, Pierre Froment se retrouve alors précipité au coeur de l'une des affaires d'espionnage les plus stupéfiantes du XXème siècle. Une affaire qui le dépasse et qui menace bientôt sa vie et celle de sa famille...


Thriller espionnage avec Guillaume Canet, Emir Kusturica, Philippe Magnan, Willem Dafoe...

                                          

Mon humble avis :Ce film relate donc l'une des plus grandes affaires d'espionnage du XXème siècle, histoire qui contribua à affaiblir terriblement le bloc soviétique et donc à mettre fin à la guerre froide. Dans ce film, il y a du pour et du contre !

Commençons par le pour : La reconstitution du climat tendu de la guerre froide est parfaite, tout comme celle de l'austérité et de la suspicion russes de l'époque. La crainte des dissidents politiques est palpable. De même, la cruauté et le cynisme des services secrets, qu'il s'agisse du KGB ou de la CIA nous glacent le sang. Une chose est certaine : il ne faut faire confiance à personne. Comme dans tout thriller psychologique, l'intrigue tient le spectateur en haleine. On tremble pour nos héros. D'ailleurs, une scène donne les 3 minutes les plus longues du cinéma : vont -ils réussir à passer la frontière ou non ??? Enfin, les acteurs servent parfaitement ce film, avec une mention spéciale pour le très charismatique et énigmatique Emir Kusturica. Guillaume Canet, quant à lui, est fidèle à lui même dans un style de rôle (trop ?) récurrent pour lui.

Passons au contre : Le pitch annonce une histoire d'espionnage stupéfiante aux conséquences terribles pour le bloc de l'est. Et bien je n'ai pas tellement ressenti cette notion de "stupéfiante" justement. Peut -être à cause de trop nombreux racourcis ou de l'ambiance nébuleuse souvent entretenue dans les films d'espionnage aux histoires un peu compliquées. A moins que ce ne soit en raison de l'absence quasi totale de la dimension technique et pratique du renseignement. Alors flotte l'impression qu'il serait presque facile d'être un espion d'une telle envergure ! Oui, la simplicité que semble avoir Kusturica à acceder aux documents d'une telle importance et à "les faire sortir" est plutôt déconcertante. Mais c'est sans doute le choix du film, qui à force de se concentrer sur la psychologie des personnages, en oublie l'explication pratique et l'action.


 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 10 Octobre 2009

Roman - Albin Michel - 131 pages - 15 €

Rentrée littéraire 2009

Résumé : « Il n’y a pas d’échec amoureux. »Amélie Nothomb
Amélie poursuit avec humour et auto-dérision l’inventaire des personnages « extraordinaires » qui hantent ses romans.






                                                                   
                                      

Mon humble avis : Un homme est dans un aéroport. Il s'apprête à monter dans un avion qu'il prévoit de détourner et de mener au crash. Quelle tragédie amoureuse lui a inspiré un tel acte ? C'est par écrit qu'il se confesse...
Dès les premières pages, il n'y a pas de doute, nous y sommes. Où ça ? Mais dans un roman d'Amélie Nothomb pardi ! Oui, tout y est... L'univers clos et décalé de quelques personnages. L'absurde qui devient possible. L'humour qui s'entremêle avec le cynisme et la cruauté. Les mots si insolites qu'ils vous font utiliser avec jouissance votre dictionnaire. Des prénoms improbables qui nous étonnent et nous amusent toujours - ici Zoïle et Astrolabe, mais où va-t-elle chercher tout cela ??- Et bien sûr, une bonne dose d'autodérision - Nothomb ne se moque-t'elle pas des ces éditeurs qui placardent la photo des auteurs en pleine couverture ?!!! Enfin, il n'y a que notre auteur belge préférée pour oser user d'une "madame pipi d'aéroport" comme d'un argument.
Une fois de plus, Amélie Nothomb nous captive par l'atypie de son histoire et l'anormalité de ses personnages qui ne connaissent pas de limite dans l'excentricité. Le génie de l'auteur est là : d'un personnage banal éprouvant un sentiment commun, elle fait du fantaisiste et de l'extraordinaire, au sens littéral du terme. Et, c'est en exagérant les travers de ces personnages qu'Amélie Nothomb dresse à nouveau un portrait pragmatique du genre humain et de son immoralité. Voilà pour le fond...
Pour la forme, je dirais que l'écriture est, comme d'habitude, ciselée. Le style est clair et  efficace. Amélie Nothomb va droit au but et ne nous encombre pas de détails inutiles dans le seul objectif d'écrire un pavé pour coller à l'époque. Ses livres ne sont jamais épais. Mais celui ci aurait gagné en qualité avec quelques pages supplémentaires. Certaines réflexions auraient mérité plus de développement. Et, une fois de plus, j'ai trouvé la fin un peu expédiée... Amélie, pour être complètement à ma cause acquise - vous n'en êtes pas loin d'ailleurs- s'il vous plaît, soigner un brin plus vos chutes !
Vous l'aurez compris, j'ai bien aimé ce livre, j'y ai trouvé mes repères... et ce que je cherchais, ni plus, ni moins.

Morceaux choisis :

" A quinze ans, il y a une ardeur de l'intelligence qu'il importe d'attraper : comme certaines comètes, elle ne repassera plus".

"On en veut jamais autant aux gens que quand ils n'y sont pour rien".

"On est vraiment indulgent que quand on est amoureux fou ; dès qu'on aime moins, la vacherie naturelle reprend le dessus".


Je remercie 
 de m'avoir permis de découvrir Le Nothomb de l'année en temps réel, et non un an et demi après dans son format poche !

 Les avis de :
 Bibliza (pas aimé) , de Cuné  (a aimé), d'Albertine (mitigé)


Ce blog a décidé de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des 659 livres de la rentrée littéraire ! 
Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération. Pour en savoir plus c'est ici.



Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 9 Octobre 2009

Un nouveau tag de la blogosphère a pris sa source chez A Girl From Earth qui m'a donc tagguée. Je vais mettre tout mon coeur pour répondre à ce tag difficile, mais ne garantis pas forcément de trouver une réponse appropriée à chaque question.
Bien entendu, ce tag parle de livre. Allez zou, c'est parti !


                                                                   


1. A quel livre dois-tu ton premier souvenir de lecture?
Oui Oui part en voyage bien sûr ! Aujourd'hui, c'est jamais sans mon livre et je suis agent de voyage. Livre prémonitoire donc !
 
2. Quel est le chef-d'oeuvre "officiel" qui te gonfle?
Le père Goriot de Balzac, un véritable traumatisme !

3. Quel classique absolu n'as-tu jamais lu?
Il sont hélas très nombreux mais je dirais... Les misérables de Victor Hugo.

4. Quel est le livre, unanimement jugé mauvais, que tu as "honte" d'aimer?
Il sont aussi nombreux. Mais même pas peur. Je vais dire des livres de Paul Loup Sulitzer, de Musso ou de Marc Levy.

5. Quel est le livre que tu as le sentiment d'être la seule à aimer?

Les livres d'Amélie Nothomb en général

6. Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier ?

Si je dois l'emmener dans le monde entier, mieux vaux qu'il ne pèse pas trop lourd alors... Quand je regarde la liste de mes livres lu récemment, celui qui me vient à l'esprit est "Les demeurées", de Jeanne Benameur

7. Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer?

Dix heure du soir en été de Marguerite Duras

8. Quel livre pourrais-tu lire et relire?

Il y en a beaucoup que j'aimerai relire, ce que je n'ai encore jamais fait de ma vie à une exception près. Mais j'aimerais et compte relire "relativement prochainement" les Maupassant, les Barjavel, les Vian, JD Salinger etc...

9. Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité?

J'ai une personnalité bien trop complexe pour être enfermée dans une seul bouquin  !!!
Pour me connaître, il faudrait lire un bon classique, un bon thriller, un roman ou un récit de voyage ou d'aventure et un excellent roman contemporain !


10. Quel livre t'a fait verser tes plus grosses larmes?

Je crains d'être insensible... je ne me souviens pas avoir déjà pleuré en lisant. Etre émue, bouleversée, captivée, fascinée oui bien sûr mais des larmes non. Il faudrait plutôt chercher du côté des films pour me voir pleurer.

11. Quel livre t'a procuré ta plus forte émotion érotique?

A mes dépens et à l'insu de mon plein gré : A moi pour toujours de Laura Kaschichke. Un livre du PDL poche, livre indgeste et vulgaire et finalement, plus irritant qu'érotique !

12. Quel livre emporterais-tu sur une île déserte?

Le dictionnaire, puisque je n'aurais que ça à faire que d'enrichir mon vocabulaire !

13. De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande impatience?

Chaque année, j'attends la sortie poche du Nothomb de l'année d'avant. Sauf que en 2011, je n'aurais pas à attendre puisque Ulike vient de m'envoyer "Le voyage d'hiver".

14. Quel est selon toi le film adapté d'un livre le plus réussi?

Et bien pourquoi pas celui que j'ai vu hier : "Le petit nicolas" !


Bon finallement, il semble que je ne m'en sois pas trop mal sortie. Redonnons la patate pendant qu'elle est chaude... Je déclare officiellement et par ce présent billet tagguer :  Théoma et Edelwe

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

Repost0

Publié le 8 Octobre 2009

Nicolas Ancion est un auteur fidèle à ce blog. C'est le premier auteur l'avoir visité et à y être intervenu... C'est plus vite que l'éclair qu'il a accepté une deuxième interview et qu'il y a répondu.

L'auteur a écrit l'un des 670 livres et quelques parus pour cette rentrée littéraire 2009. Son roman s'intitule "L'homme qui valait 35 milliards" et est chroniqué
ICI.

Dans cette histoire, deux kidnappeurs enlève la 4ème fortune mondial. Pour des raisons données au fil des pages, ils demandent à leur otage d'estimer sa propre valeur.

Nous partons donc pour une interview "la valeur des choses".


  Quelle valeur ce roman ci a-t-il a tes yeux par rapports aux autres de tes oeuvres ?
NA : Le petit dernier, c'est toujours celui auquel on tient le plus car  on  ne sait pas ce qu'il va devenir. Les autres livres, je les connais déjà bien, je sais ce que les lecteurs en pensent, ce qu'ils apprécient ou pas. Du moins, je crois le savoir (chaque lectrice et chaque lecteur a sa propre opinion, bien entendu). Ce livre-ci est beaucoup plus risqué que d'autres que j'ai écrits parce qu'il est en prise directe avec l'actualité. C'est une fiction, un vrai roman, mais avec de gros bouts de réalité dedans : la crise économique, la crise financière, la misère, la télévision et surtout Lakshmi Mittal, le patron du groupe ArcelorMittal, que tu as cité en ouverture.

Quelle est la valeur d'un gros billet de banque ?
NA : valeur faciale, je ne sais pas. Mais s'il dépasse de mon portefeuille ou que je dois le plier en deux pour l'y faire entrer, c'est mauvais signe. Les billets de plus de 50 EUR, je ne les vois jamais.

Si le bonheur était à vendre, quelle serait sa valeur ?
NA : Le bonheur n'a pas de prix. S'il était à vendre, ce serait à un prix si bas que tout le monde se rendrait à l'évidence, il est à la portée de chacun, à partir du moment où on arrête de courir après les sous.

Est-ce que toute chose possède forcément une valeur ?
NA : Oui, si on entend par valeur non pas le prix mais l'importance qu'une chose revêt aux yeux de quelqu'un. Un bout d'asphalte mal égalisé par le rouleau-compresseur peut intéresser le promeneur, qui va s'y intéresser, poser le regard dessus et, tout d'un coup, prendre conscience du travail que ça demande d'égaliser une route sur des kilomètres. Un graphiste peut passer par là, prendre le coin de route en photo et s'en servir comme image de fond pour une pub, une illu de livres pour ados... 

Quelle valeur donnes tu au travail ?
NA : Je pense qu'il y a en chacun une aspiration à construire des choses, à créer, à bâtir bien plus qu'à consommer. L'oisiveté et la consommation ne donnent satisfaction à personne. Le bonheur, ce n'est pas ne rien foutre, c'est faire ce qu'on aime avec les gens qu'on aime. Le travail pourrait épanouir les gens mais c'est trop rarement le cas car on y ajoute souvent d'autres notions (comme la rentabilité et l'efficacité...) et beaucoup plus rarement d'autres (comme l'épanouissement ou l'équilibre). Je suis très heureux du travail que j'accomplis chaque jour, je l'ai choisi et je le fais par passion mais j'ai l'impression que nous ne sommes pas nombreux dans le cas. Beaucoup de gens sont rendus malade par un travail qui les ronge moralement et physiquement. Ils donnent trop et ne reçoivent pas grand chose en échange.
 
Quel est la valeur du succès ?
Le succès est une chose formidable, quand il est mérité, c'est-à-dire quand il permet de faire connaître à un public toujours plus large des oeuvres intéressantes. Mais ce n'est pas le succès qui donne de la valeur aux choses : quand je vois quels sont les livres qui se vendent le plus, quels sont les films qui font le plus d'entrées et quelles émissions sont les plus regardées, j'ai du mal à croire que le succès repose sur des critères de qualité ;-) 

"La valeur n'attend pas le nombre des années"... Que penses tu de ce dicton ?
NA : Le début de la phrase c'est "Aux âmes bien nées" et là je ne suis pas d'accord. Ce n'est pas la naissance qui donne la valeur aux gens, c'est leur rage de vivre, de se dépasser et d'aller toujours plus loin. Ma citation préférée est de Tristan Tzara : "On ne mordra jamais assez dans son propre cerveau".

Quelle est la valeur d'un Homme ?
NA : De nos jours, rien du tout, dans l'absolu. La valeur des 3000 morts dans les tours du World Trade Center est bien plus élevée que les millions de gens qui crèvent de faim et de misère dans les pays du tiers-monde. La vie humaine n'est pas une valeur sacrée, en soi. Un chanteur de variété se fait opérer du colon comme des millions de ses congénères, cela fait l'objet de titres au journal télévisé alors qu'au même moment on remballe aux frontières de l'Europe des centaines de types qui essaient de venir chez nous, en les repoussant à la mer ou en les abandonnant sans eau dans le désert. On ne les exécute pas, on les envoie se faire tuer par la nature. Si Johnny essayait d'entrer en Europe à Ceuta ou à Chypre, on ne lui demanderait pas de chanter un morceau avant de lui tirer dessus à balle de caoutchouc ou de le renvoyer à la flotte. Les humains ne sont pas égaux devant la vie et devant la mort. Après, oui. Une fois qu'on est dans la tombe, on est moins sujet aux inégalités, je pense.

Quelle est la valeur du rire d'un enfant ?
NA : Je pense que les sourires et les rires sont universels, eux. Un vrai fou rire est contagieux et fait du bien à tout le corps. Un enfant heureux, ça déteint forcément sur les adultes qui le voient et ça, c'est merveilleux, ça permet de garder confiance dans l'être humain. Tant qu'on peut être ému, tant qu'on est capable de rire avec d'autres, c'est qu'on n'a pas perdu toute humanité. 

Que penses tu de la citation de Ali Ibn Abu Talib " est perdu celui qui ne connaît pas sa juste valeur" ?
NA : Cette citation me parle parce que je pense qu'il est impossible justement de deviner ce qu'on vaut vraiment. On ne vaut pas grand chose, on est remplaçable pour la plupart des choses qu'on fait, on n'a pas grande valeur ; on est donc perdu d'avance. C'est justement pour ça qu'il y a de bonnes raisons de tenter de se battre et de s'en sortir. D'inventer sa propre voie. Si c'était gagné d'avance, il n'y aurait pas de combat et donc pas d'histoire à inventer... puis à raconter.


                                                    

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

Repost0

Publié le 7 Octobre 2009

Thriller - Folio Gallimard Policier - 400 pages -  6.50 €

Résumé : Paddy O'Flaherty et Pickwick-Pickwick Kadigbaku sont deux gardiens de la Barrière anti-dingos, dans le Grand Never-Never Land du Nord australien. L'un est un Blanc désenchanté, l'autre un énigmatique Aborigène et lorsqu'ils découvrent qu'un quintuple meurtre a été commis dans leur secteur, qu'on les en accuse et qu'ils ont contre eux la police du coin, une tribu en proie à toutes les tentations et un glacial gros propriétaire terrien, les deux hommes ne savent plus à quel kangourou se vouer. D'autant qu'une mystérieuse et ravissante routarde européenne se jette dans leurs bottes, que le désert ardent et ses phénomènes météorologiques s'en mêlent, que les gros camions s'envoient en l'air et qu'une créature échappée des pires cauchemars abos semble mener la danse au pays du Jamais-Jamais.

Mais Paddy et Pickwick-Pickwick sont de rudes gars du bush et compagnie minière ou tribu belliqueuse n'ont qu'à bien se tenir face à leur virile complicité.

Située dans le Queensland, près de Cloncurry, cette histoire du bout du monde où l'on pourrait se croire dans un Crocodile Dundee rigolard est le dix-huitième roman d'A.D.G. chez Gallimard. 


                                             

Mon humble avis : Normalement, quand on pénètre dans un thriller, on s'attend à trembler de peur... Et bien ce thriller qui n'en n'est pas un m'a plutôt fait trembler de rage. Dans la série, j'avais eu il y a peu, avec Agatha Christie, un polar sans crime. Me voici avec un quintuple meutre sans réelle enquête. Et surtout, même pas peur !
Ici, nous suivons les péripéties de deux bushmen et d'une suissesse, tous les trois plus ou moins témoins de ce massacre. Au menu, des courses poursuites, les soliloques d'un personnage principal qui a toujours quelque chose à dire même si c'est pour ne rien dire justement. Et puis du vide, rien que du vide, comme dans l'outback australien (zone qui se situe entre le bush et le Grand Never Never). Et des détails, hou des détails à n'en plus finir. A être trop factuelle, l'histoire devient soporifique à souhait.  L'auteur dit un moment : " Tout c'est certainement passé en moins d'une minute, mais c'est de dire les choses qui les allongent, affirme les aborigènes". Et là, horreur ! Consternation ! On ne peut qu'enrager un peu plus ! Comment, mais l'auteur A.D.G* est conscient des longueurs mais semble ne pas se sentir du tout concerné. Quel dommage qu'il n'en ai pas profité pour corriger le tir et arrêter de tout commenter ! Et pourtant, ô surprise, aux deux tiers du livre, un rebondissement inattendu. Je me suis donc bien recalée dans mon canapé en me disant : "Ah les choses sérieuses commencent...enfin" ! Que nenni ! Toujours le même atermoiement, qui faute de gagner du temps, ajoute des pages à cette intrigue bien mince. Même le dénouement finale m'a laissée perplexe, dans une certaine nébuleuse.
Et le style me direz vous ? Aussi lourd qu'il ne se veut rigolard, surfant sur un humour tant incessant que navrant. Des phrases interminables, qui dépassent parfois la demie page m'ont mise dans un état fuligineux.
Bref, vous l'aurez compris, encore un livre rhabillé pour l'hiver ! A sa décharge tout de même, quelques passages intéressants sur la faune, la flore australienne et sur les aborigènes, leurs croyances, les politiques et lois qui les entourent. 
Si l'on veut une plongée brutale mais captivante dans l'outback australien, on choisira donc plutôt, et sans hésiter "Cul de Sac" de Douglas Kennedy !

* A.D.G : de son vrai nom Alain Fournier.


                                                    



L'avis d'AGFE qui a beaucoup aimé


DAL PAL : 86-7



                                                              

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

Repost0

Publié le 4 Octobre 2009

Synopsis : Nicolas mène une existence paisible. Il a des parents qui l'aiment, une bande de chouettes copains avec lesquels il s'amuse bien, et il n'a pas du tout envie que cela change...
Mais un jour, Nicolas surprend une conversation entre ses parents qui lui laisse penser que sa mère est enceinte. Il panique alors et imagine le pire : bientôt un petit frère sera là, qui prendra tellement de place que ses parents ne s'occuperont plus de lui, et qu'ils finiront même par l'abandonner dans la forêt comme le Petit Poucet...

Avec : Maxime Godart, Valérie Lemercier, Kad Merad, Sandrine Kiberlain...






                                                                                                  
 
                             

Mon humble avis :Que la vie est belle, que la vie est drôle, que la vie est légère ! Oups, pardon, c'est d'un film dont je suis sensée parler ici... Oui, mais quel film ! Un film qui vous fait voir la vie ainsi ne peut être qu'incontournable ! Je viens de prendre une véritable bouffée d'oxygène, d'air pur et de fraîcheur. Le sourire au lèvre tout au long du film, je ne compte pas mes éclats de rire persistants et loin d'être isolés. La salle entière était à l'unisson. Un gag a même récolté les applaudissements du public hilare. C'est assez rare pour le remarquer !
Je n'ai jamais lu les aventures du Petit Nicolas de Sempé et Goscinny, mais une amie connaisseuse qui m'accompagnait m'a confirmé que le film retranscrivait parfaitement l'ambiance incrédule chère aux deux auteurs. Et de mon côté, je sais ce qu'il me reste à faire : allonger ma PAL avec ce personnage attachant et ses facétieux amis ! Et combler ainsi un manque inadmissible !
Le scénario, parfaitement édifié, ne laisse pas de place à l'ennui et les dialogues sont drolatiques à souhaits. Quels beaux cadeaux pour ces acteurs qui manifestement, ce sont amusés autant que nous. Petits ou grands, ils excellent tous dans leur rôle, tantôt touchant, tantôt comique. Vraiment, un casting irrépréhensible, jusqu'à l'apparition clin d'oeil de Gérard Jugnot, tentant de diriger une improbable chorale...
C'est donc un magnifique voyage que l'on fait dans une autre époque, les années 50 et dans une autre période de notre vie : l'enfance. On s'émeut et on rit des déconvenues, des craintes et de l'imagination de ces enfants.
Un dernier point... J'ai entendu dire que certaines personnes n'avaient pas aimé le film et en écrivaient une chronique cinglante. Je plains ces personnes... A coup sûr, elles ont perdu leur âme d'enfant !


                            


LE PETIT NICOLAS - BANDE-ANNONCE HD


                                                                      

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 3 Octobre 2009

Charles, Eugène de Foucauld de Pontbriand,  vicomte originaire du périgord naquit en 1858. Plus tard, indiscipliné, il quitte l'armée en 1882 et se rend en pélerinage en Terre Sainte en 1888, entre dans la congrégation religieuse de la Trappe. Sept ans plus tard, il se fait ermite chez les berbères. Il s’installe en 1904 à Tamanrasset pour évangéliser. Il étudie la vie des touregs et apprend leur langue. Ce n'est qu'en 1910 qu'il construit l'ermitage de l'Assekrem. Il s'y installe de juillet en décembre 1911, pour rester au calme, mais au plus près des Touaregs. Il rédige son testament : " Je désire être enterré au lieu même où je mourrai et y reposer jusqu'à la résurrection. J'interdis qu'on transporte mon corps, qu'on l'enlève du lieu où le bon Dieu m'aura fait achever mon pèlerinage". Il mourra hélas assassiné par des pillards, à proximité de son ermitage... Il n'y a pas besoin d'être chrétien ni croyant pour s'intéresser au Père de Foucauld ainsi qu'à son sujet d'études préféré : les Touaregs. "On présente trop souvent Foucauld sous l'aspect uniquement religieux, en négligeant les autres facettes de sa personnalité. Beaucoup ignorent qu'il a été un formidable linguiste, le premier grand spécialiste de la langue et de la culture touarègues. Et aussi un écrivain de talent, auteur de plus de 6 000 lettres. Il a en outre été un excellent dessinateur", souligne Antoine Chatelard, membre de l'ordre des Petits Frères de Jésus, installé à Tamanrasset depuis 1954. En 2006, quatre Frère de Jésus y vivaient encore, et célébraient chaque matin la messe dans la minuscule chappelle, au lever du soleil, à 2760 mètres d'altitude. Les derniers 300 mètres de dénivelé se font à pieds, le lever du soleil sur l'Assekrem se mérite ! Quelques Frères vivent donc ici dans le dénument le plus complet. Isolés, ils sont au calme mes rarements seuls. En effet, rare sont les jours sans que pélerins ou simples touristes ne viennent se recueillir ici ou juste admirer un paysage grandiose, vivre un moment innoubliable. Après le lever de l'Astre, pour vous réchauffer, les Frères vous offre un thé et quelques biscuits secs. L'occasion pour tous d'un échange, d'un dialogue. Et là surprise ! Dans un bout du monde, les Frères vous parlent de la campagne présidentielle en France. Sans journaux ni télévision, ils sont informés de tout par leurs visiteurs ! Nous buvons donc le thé en regardant... cela...





Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

Repost0

Publié le 2 Octobre 2009

Le magazine Lire, ainsi que d'autres medias d'ailleurs, ont publié la liste des 100 premiers livres préférés des français. Cette liste circule à plein régime sur la blogosphère ces temps ci. Le jeu consiste à énumérer les livres que l'on a lu dans cette liste et de savoir, ainsi, si l'on est un lecteur ou une lectrice conventionnel ou pas. Curieuse, Marie a transformé ce jeu en tag, histoire d'en savoir un peu plus sur les lectures des autres !!! Me voici donc tagguée...


                                      

Pour plus de clarté, j'ai mis en orange les livres que j'ai lu, dans cette vie ou dans une autre !

  • 1 La Bible (Pas eu besoin de la lire, a raison d'une messe par semaine pendant plus de vingt ans, j'ai du entendre au moins une fois chaque passage... jusqu'à overdose !)
  • 2 Les Misérables de Victor Hugo
  • 3 Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry (honte sur moi !)
  • 4 Germinal d’Emile Zola
  • 5 Le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien
     6 Le rouge et le noir de Stendhal
  • 7 Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier (dans ma PAL)
  • 8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne
  • 9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody
  • 10 Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas
  • 11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol
  • 12 Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank
  • 13 La bicyclette bleue de Régine Deforges
  • 14 La nuit des temps de René Barjavel
  • 15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
  • 16 Dix petits nègres d’Agatha Christie
  • 17 Sans famille d’Hector Malot
  • 18 Les albums de Tintin de Hergé (j'adore, je les ai tous lu. Tintin, c'est un peu mon double : curieux, voyageur...)
  • 19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
  • 20 L’assommoir d’Emile Zola
  • 21 Jane Eyre de Charlotte Brontë
  • 22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc (Pas lu en entier bien sûr, mais utilisé souvent !)
  • 23 Au nom de tous les miens de Martin Gray
  • 24 Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas
  • 25 La cité de la joie de Dominique Lapierre
  • 26 Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley
  • 27 La peste d’Albert Camus (Lu mais pas terminé... Il ne me restait pourtant qu'une trentaine de pages...)
  • 28 Dune de Frank Herbert
  • 29 L’herbe bleue Anonyme
  • 30 L’étranger d’Albert Camus
  • 31 L’écume des jours de Boris Vian
  • 32 Paroles de Jacques Prévert
  • 33 L’alchimiste de Paulo Coelho
  • 34 Les fables de Jean de La Fontaine (Quelques unes à l'école, donc cela ne compte pas !)
  • 35 Le parfum de Patrick Süskind
  • 36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
  • 37 Vipère au poing d’Hervé Bazin
  • 38 Belle du seigneur d’Albert Cohen
  • 39 Le lion de Joseph Kessel
  • 40 Huis clos de Jean-Paul Sartre
  • 41 Candide de Voltaire
  • 42 Antigone de Jean Anouilh
  • 43 Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet
  • 44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche
  • 45 Si c’est un homme de Primo Levi
  • 46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur
  • 47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne
  • 48 Les fourmis de Bernard Werber
  • 49 La condition humaine d’André Malraux
  • 50 Les Rougon-Macquart d’Emile Zola
  • 51 Les rois maudits de Maurice Druon
  • 52 Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand
  • 53 Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë
  • 54 Madame Bovary de Gustave Flaubert
  • 55 Les raisins de la colère de John Steinbeck
  • 56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol
  • 57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne
  • 58 La mère de Pearl Buck
  • 59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault
  • 60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
  • 61 Des grives aux loups de Claude Michelet
  • 62 Le fléau de Stephen King
  • 63 Nana d’Emile Zola
  • 64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur
  • 65 Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway
  • 66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez
  • 67 Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt
  • 68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe
  • 69 L’île mystérieuse de Jules Verne
  • 70 La chartreuse de Parme de Stendhal
  • 71 1984 de George Orwell
  • 72 Croc-Blanc de Jack London
  • 73 Regain de Jean Giono
  • 74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo
  • 75 Et si c’était vrai de Marc Levy
  • 76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
  • 77 Racines d’Alex Haley
  • 78 Le père Goriot d’Honoré de Balzac (pas terminé non plus celui là !!!)
  • 79 Au bonheur des dames d’Emile Zola
  • 80 La terre d’Emile Zola
  • 81 La nausée de Jean-Paul Sartre
  • 82 Fondation d’Isaac Asimov
  • 83 Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway
  • 84 Louisiane de Maurice Denuzière
  • 85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan
  • 86 Le club des cinq d’Enid Blyton (certains, pas tous !)
  • 87 Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck
  • 88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
  • 89 Les cavaliers de Joseph Kessel
  • 90 Jalna de Mazo de la Roche
  • 91 J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
  • 92 Bel-Ami de Guy de Maupassant
  • 93 Un sac de billes de Joseph Joffo
  • 94 Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne
  • 95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati
  • 96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel
  • 97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu
  • 98 La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe
  • 99 Les Thibault de Roger Martin du Gard
  • 100 Le silence de la mer de Vercors 


                      
                                                           

    28/100... Je ne suis donc pas trop conventionnelle dans mes lectures. Bizarre, j'ai pourtant l'impression d'être souvent "commerciale" dans mes choix. Mais vous l'aurez remarqué, beaucoup de classiques dans cette liste, peut de place à la littérature contemporaine. J'ai lu la plupart des titres oranger il y a des années, des dizaines d'années même pour certains (hum hum, on ne rajeunit pas) et honnêtement pour nombre d'entre eux, une relecture s'imposerait. Un jour peut-être !

    J'avoue aussi que je suis septique sur la véracité de la popularité de certaines oeuvres... comme La terre de Zola ou encore Les thibauts de Roger Martin du Gard, auteur relativement illustre inconnu du grand public. Je me demande vraiment à quelle tranche d'âge, profession et catégorie socioculturelle appartenaient les sondés...

    Bon, comme pratiquement chaque blogeur a déjà diffusé cette liste, je ne vois pas qui je pourrais tagguer !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

Repost0

Publié le 30 Septembre 2009

J'adore cette chanson. Faut il une autre raison pour la mettre ici ??!!

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

Repost0