Publié le 4 Juin 2009

Poursuivons notre découverte de la blogosphère littéraire. Mettons un coup de projecteur sur le blog de Laetitia la liseuse, blog que vous pouvez rejoindre d'un click sur sa magnifique bannière !

                                                                       

Au fil de mes lectures, tel est le titre de ton blog. Et Laetitia la liseuse, ton nom... heu de scène on va dire ! C'est curieux, car à première vue, on pourrait croire à une fausse faute d'orthographe. Et bien non, pas du tout. Comment as tu choisi ton pseudonyme  ? 
LLL :Tout à commencé avec un tableau du peintre Fragonard nommé La liseuse. Cette peinture, je l’admire depuis toute petite chez ma tante qui en a une copie. En créant le blog, j’ai tout de suite pensé à La liseuse et voulu en faire l’emblème de Au fil de mes lectures. Un pseudo qui peut être trompeur, en effet, vu ses autres significations.

 
De même, comment as tu choisi la présentation de ton blog et la symbolique de tes magnifiques bannières ?
LLL :
Au fil de mes lectures a beaucoup évolué depuis ses débuts. Au niveau du design et de l’agencement des rubriques surtout. Ma passion pour le préraphaélisme (style d'un groupe pictural anglais du XIXe siècle s'inspirant de la peinture italienne antérieure à Raphaël), très présent sur le blog, est d’une certaine manière liée à mes lectures puisque ce mouvement pictural s’inspire de thèmes tels que la mythologie, les légendes, la littérature et la poésie ainsi que des époques qui me fascinent comme le moyen-âge et l’antiquité.

 
La lecture, tu es tombée dedans petite ou tu l'as découvert plus tard ? 
LLL : Petite, je n’étais pas si férue de lecture que ça. J’étais plus occupée à gambader et à explorer ce qui m’entourait. J’ai tout de même garder mes livres de petites filles. Les malheurs de Sophie, Croc blanc, La petite Doritt, Les 4 filles du Dr March… Mais devenue ado, ce sont plutôt des séries comme Les dames du lac de Zimmer Bradley, Les chroniques des vampires de Rice et Les enfants de la terre de Auel qui m’ont propulsée dans le royaume enchanteur des livres.

 
Aujourd'hui, pourrais tu dire "Jamais sans mon livre" et à quel point ? 
LLL : Jamais sans mon livre ? Je crois bien. Un signe évident de dépendance ? Une pile de livre à lire qui ne cesse de croître. Seul obstacle à ma folie de lecture ? Mon manque d’attention qui me pousse à ne lire que chez moi. Seule entorse à la règle ? je peux très bien partir quelques jours en vacances sans amener de livres avec moi même si je risque fort de visiter dans mes périples les librairies.

 
Qu'est-ce qui t'a décidé à créer un blog ? Savais tu tout de suite quoi faire de ce blog ou celui ci a-t-il évolué au fil du temps ?
LLL : Je me souviens avoir débuté ma carrière de lectrice de blogs littéraires en lisant ceux de Cuné, Allie et Compagnie. Puis j’ai eu envie de les rejoindre et m’essayer à l’écriture de chroniques. Ce fut une expérience plus que concluante puisque mes avis se sont affinés au fil du temps et mes fautes d’orthographe ont considérablement diminué.

 
Ton blog vient de fêter ses 2 ans avec un nombre époustouflant de visiteurs. Bref, un succès qui semble vouloir perdurer. Alors, heureuse ??!!!! 
LLL : Et comment ! D’autant plus que je me suis beaucoup investie. Pour quelqu’un qui papillone d’une activité à l’autre, je suis encore toute étonnée de me voir toujours aussi impliquée deux ans plus tard dans cette aventure. Mon record, toutes catégories confondues ! Et puis, il y a les échanges avec les autres lecteurs qui est un sacré moteur de motivation. Un blog vivant, dynamique, est toujours plus agréable à tenir.

 
Quels sont tes 3 meilleurs souvenirs en tant qu'auteur d'Au fil de mes lectures ? 
LLL : Au fil de mes lectures m’a donnée l’envie de participer aux évènements littéraires. J’ai pu ainsi rencontrer des auteurs et lecteurs. Une belle expérience à renouveler. Je pourrais citer les swaps aussi. La préparation des colis et le déballage de celui que l’on reçoit. Ce sont des petites joies que je dois à la blogosphère littéraire. Et pour finir, cette demande d'interview. Sacrée surprise !

 
Quels sont les genres littéraires que tu préfères et au contraire, ceux auxquels tu n'arrives pas à te faire ? 
LLL : Mon blog est un carnet de bord qui reflète parfaitement mes goûts littéraires et mes habitudes de lectrice. Chacune de mes lectures est différente. J’ai le besoin d’alterner les genres, de changer d’époques, de lieux. J’ai toujours eu un faible pour le fantastique ce qui est paradoxal pour une cartésienne dans mon genre. La lecture a le pouvoir de tout rendre possible. L’imagination n’a pas de limite. C’est ce que j’apprécie. Les genres auxquels j’accroche moins sont plutôt rares. Disons les essais et les biographies même s’il m’arrive d’en lire.

 
Enfin, tu nous a montré récemment tes talents de peintre sur ton blog... La peinture est elle aussi une grande passion pour toi ? Quels sont tes autres centres d'intérêt que la lecture ? 
LLL : D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours dessiné. La peinture, elle, est venue beaucoup plus tard. Par curiosité. Mais la lecture et la peinture sont deux loisirs assez solitaires. Difficile de concilier les deux. Avec mon blog, j’ai un peu mis mes pinceaux de côté. Le temps n’est pas infini. C’est là que l’on s’en rend compte. D’autres centres d’intérêts ? oui, un en particulier que j’aime pratiquer. Le vélo sur route. Un autre moyen d’évasion, de découverte et de dépassement de soi.
 

La période des vacances approche et avec elles, les longs après-midi sur la plage. Pour celles et ceux qui ne sauraient pas quels livres emporter, quels sont tes 3 derniers coups de coeur que tu leur conseillerais ?
 
LLL : Les âmes brûlées d’Andrew Davidson. Une histoire dense et passionnée ! Orgueil et préjugés de Jane Austen. Un récit savoureux et indémodable. Les chants de la walkyrie d’Edouard Brasey. Une saga mythologique épique et romanesque. Vous voilà prévenu !
 
Voili voilà ! Je te remercie pour cette expérience inédite.
 
Bon dimanche !
 
Laetitia la liseuse

                                              

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Focus sur un blog !

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Publié le 3 Juin 2009

Ce Week End, je suis allée à St Malo pour le festival....





Ma journée a commencé par la projection d'un extrait du tour du monde en 80 jours de Michael Palin, ancien Monty Python reconverti en globe trotter. Durant une heure, nous l'avons donc accompagné dans son périple Indien.



Bien entendu, je n'ai pu m'empêcher de pénétrer dans le bâtiment "Salon du Livre". J'y ai croisé certaines célébrités et ai fait quelques emplettes (of course !)


 

 

 

 

 

 


Florence Arthaud








                                                          Souper mortel aux étuves


                          Michèle Barrière a qui j'ai acheté "Souper mortel aux étuves, un polar 
                                                              historique et gastronomique






                                                                  Y a pas d'embouteillage dans le désert

                                                  



        Moussa Ag Assarid, à qui j'ai acheté "Y'a pas d'embouteillage dans le désert" ou les chroniques d'un Touareg en France !


                                                       



 
                         Carole Martinez à qui j'ai acheté...                              Le coeur cousu


J'ai aussi acheté ceci.................................................................. et cela
                                         
                                                                                                      Kangouroad movie                                                                              

Kangourouroad movie, un thriller                                    Des nouvelles mettant en scène
qui se déroule en Australie !                                            la Côte d'Opale, où j'ai passé 
                                                                                            nombre de mes vacances
                                                                                            pendant plus de 20 ans... 


                                                    Puis ce fut pique nique sur la...
                                            


Avant de repartir à la découverte grâce à
Antoine de Maximy. Magnifique projection inédite de son émission "J'irai dormir chez vous" à Cuba. En autonomie matérielle avec sa caméra "déportée", Antoine de Maximy partage ainsi des moments très autentiques avec les hommes et les femmes qui croisent son chemin et chez qui il essaie de se faire inviter pour passer la nuit. Une bonne découverte par moi qui n'avais jamais regardé les autres épisodes de l'émission de France 5.










Enfin, en guise de conclusion, le thème " Etonnants voyageurs" a encore pris tout son sens par la projection du film de Jean Marie Barrère : L'expérience inversée... Ou le voyage incroyable de deux papous qui, avec une sacrée dose d'humour et de clairvoyance, découvrent la France et les coutumes de nos tribus !

Une bien bien belle journée, enrichissante pour l'esprit, allégeante pour le porte monnaie !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 2 Juin 2009

Partons à la découverte de Madagascar...
C'était il y a 2 ans, en novembre 2006. Un petit vol sec de 12 heures et nous voici foulant le tarmac de Tana, la tête à l'envers puisque dans l'hémisphère Sud ! (et surtout, une nuit peu confortable...)

Nous : Juliette, une amie, et moi (donc deux filles). Devant nous, 2 semaines préparées mais non réservées et dans la poche, un Guide Du Routard.

Nous avions décidé de visiter la partie Ouest de l'île. En effet, je désirais par dessus tout voir la fameuse "Allée des Baobabs" et les Grands Tsings.

Quelques infos pratiques :
- Madagascar, capitale Antinanarivo (Tana pour les intimes, TNR pour l'aérien)
- En 2008 : Passeport valide 6 mois après retour + Visa (obtenable sur place mais plus cher, donc si vous pouvez faire la demande avant départ, c'est mieux !) - formalités à ce jour - août 2008 - donc à vérifier...
- traitement anti paludéen recommandé
- Presque 19 millions d'habitants
- Langue : Malgache - dialectes - Français
- 1 580 Km du Nord au Sud et 580 km d'Est en Ouest

Conseils d'une agent de voyages touriste :
- l'île est très grande et l'on s'y déplace lentement. Ne pas prévoir trop de distances et éviter un programme marathonien !
-Attention l'inflation est importante là-bas. En 2006, les prix réels étaient supérieurs d'environ 25 % à ceux indiqués sur le Routard

Le voyage commence par le trajet séparant l'aéroport à la gare routière du sud.














Quelques heures d'attentes plus tard, le taxi brousse enfin chargé, nous prenons la route pour Miandrivazo. 10 heures de trajet sinueux, avec moulte arrêts, où j'ai souvent fermé les yeux !
A 2 heure du mat', nous arrivons à Miandrivazo, ville la plus chaude de Mada. D'un coup de klaxon, le taxi brousse réveille le veilleur de nuit de l'hôtel Reine Rasalimo.
Sans trop oser inspecter notre chambre, on s'effondre sur le lit. A demain ! Les choses sérieuses commencent !                                                                                                           

Nous voilà au coeur de Madagascar, nous commençons la descente de la Tsirinbihina :

MADAGASCAR : descente de la Tsirinbihina en pirogue.Jour 1

Au réveil, de notre chambre, nous apercevons ce fleuve, la Tsirinbihina, que nous allons descendre en pirogue pendant 3 jours. Une première pour nous !

Guides, piroguiers et pirogues, matériel, tente,s réserve alimentaire, tout ce trouve à Miandrivazo. En fait, c'est le guide qui s'occupe de tout. Vous n'avez qu'à trouver le guide et à NEGOCIER ! Nous avons trouvé notre guide mais avons oublier de négocier ! Mais pas de regret, notre descente s'est très bien passée, contrairement à d'autres !


Avant de partir, 2 petites formalités obligatoires, pour des raisons de sécurité.
En présence de notre piroguier, nous faisons enregistrer nos passeports à la mairie, puis au commissariat de police. La photo de droite représente notre cher commissaire ! Arrivé en courant, il avait oublié ses lunettes. Qu'importe, il empreinte celles de son collègue. Puis, tel un écolier appliqué, de son bic il porte nos coordonnées sur son cahier d'écolier. Un grand moment ! Tout le monde était charmant. On a bien ri !

Nous montons enfin dans notre pirogue à l'équilibre précaire et nous essuyons le premier orage de la saison, après des mois de sécheresse ! C'est normal, je suis là... Des trombes d'eau s'abattent sur nous. Les piroguiers rament, nous éccopons à l'aide de tasses à café. L'eau monte dans la pirogue... On se demande ce que l'on fait dans cette galère... Plus tard, tout est oublié. Sur une plage du fleuve, nous avons dressé le camps, préparé le repas entourés des villageois curieux...
  
 












Et nous avons assisté à notre premier coucher de soleil sur l'île de Madagascar :



                                                            
















 

 

  Bientôt, la suite de cette fascinante descente !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 1 Juin 2009

QUELQUE CHOSE A TE DIRE, film de Cécile TELERMAN

Synopsis : La famille Celliers est une famille ordinaire : tous les membres qui la composent sont complètement timbrés.
Mady, mère au foyer, la soixantaine éclatante, passe la majeure partie de son temps à dire des horreurs de ses deux filles et de son mari, Henry, ancien grand patron, être étrange qui régresse bizarrement depuis son départ à la retraite. Antoine, le frère aîné, chef d'entreprise incapable de gérer une société, enchaîne faillite sur faillite tandis qu'Alice, sa soeur, peint compulsivement, entre deux avortements, des madones dépressives et toxicomanes. Quant à Annabelle, infirmière dans une unité de soins intensifs, elle tente désespérément de sauver ses proches en leur prédisant l'avenir dans les cartes.
Tout irait dans le meilleur des mondes chez les Celliers si Alice ne croisait pas "par hasard", un soir de déprime, Jacques, flic solitaire et désabusé, grain de sable qui viendra gripper les rouages parfaitement huilés de leurs névroses familiales. Tout éclatera... pour le meilleur ou pour le pire
.



Avec : Mathilde Seigner, Pascal Elbe, Olivier Marchal, Charlotte Rampling, Patrick Chesnay...


                                                     


Mon humble avis :  Hé, pssst, approchez, j'ai quelque chose à vous dire ! Non, sérieusement, je viens de passer un très bon moment au cinéma à découvrir cette famille qui s'aime mal et se déteste bien. Bien évidemment, les acteurs sont tous truculents et les dialogues sont aussi corrosifs que l'acide chlorhydrique. Ce film n'est pas surprenant à proprement parler. Il ne cherche d'ailleurs pas à cacher ce qui risque de ce passer. Mais il fait mouche ! Sous couvert d'un ton de comédie, ce film flirt avec le drame et décode les problèmes de communication dans cette famille étouffée par une mère envahissante psychologiquement ( ici, l'excellente Charlotte Rampling). Comment l'héritage familiale conditionne notre vie ? Quel est le poids des secrets de famille ? Comment sortir des conflits ? Certes, on est au cinéma, certaines situations peuvent être exagérées ou édulcorées, mais si peu. Oui, on est un peu amer lorsque l'on découvre ici certains traits de notre familles pointés du doigt. Et puis et surtout, il y a la génialissime (oui, je suis à sa cause acquise) Mathilde Seignier, avec des répliques à la démesure de son franc parlé ! Exquise une fois de plus. Une idée pour les producteurs qui passerez par ici (ils sont tellement nombreux !)... Sortez donc un DVD des meilleurs répliques de Mathilde Seignier. Succès garanti !



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Mai 2009


 

Roman - Livre de poche - 314 pages - 6.50 €

Résumé : L'imagination débordante et torturée d'une enfant délaissée peut devenir une arme redoutable et l'instrument de terribles erreurs. C'est ce que mesure, vingt ans après les faits, Marsha, la narratrice de ce roman hors du commun, en revenant sur son propre passé. En 1972, alors que l'Amérique commence à résonner des échos de l'affaire du Watergate, elle a dix ans, et, bien qu'elle vive dans un paisible quartier résidentiel de la banlieue de Washington, le monde ambiant, à commencer par sa propre famille, lui paraît le théâtre de multiples et ténébreuses intrigues et de criminelles activités qu'elle consigne méticuleusement dans un cahier spécial. Un nouveau voisin, célibataire et réservé, Mr Green, éveille tout particulièrement son antipathie et sa suspicion. Et, un crime abominable ayant été commis dans le quartier, Marsha en vient tout naturellement à accabler le malheureux Green... Plus encore que l'histoire elle-même, pourtant exemplaire, c'est le style direct et sans complaisance de Suzanne Berne et le climat infiniment prenant qu'elle réussit à créer par une accumulation de détails et de notations psychologiques criants de vérité qui font l'exceptionnelle valeur d'un livre que le lecteur aura autant de mal à oublier qu'à refermer.

                                                        

Mon humble avis : J'ai aimé l'originalité de l'histoire. En effet, il est peu courant d'évoquer un crime sans parler de l'enquête. Un meurtre est commis. Avant, pendant, après, c'est l'été. Marsha, 10 ans à peine, se casse le pied, ses parents divorcent, s'installe un voisin célibataire anodin, et à quelques pâtés de maison de là, le scandale du Watergate s'annonce... Vous allez me dire, c'est beaucoup de choses. En apparence oui. Car dans ce livre, il règne une nonchalance, un immobilisme, une pesanteur oppressante comme dans un huit clos, puisque tout se passe dans le même quartier. La lecture s'en trouve ralentie au fur et à mesure qu'on avance dans le livre. C'est un peu déroutant. J'aurais apprécié un rythme plus dynamique, et qu'il se passe un peu plus de chose.

Une mention particulière peut-être adressée à l'auteure pour sa plume : distinguée, vaillante, limpide et fluide. De même, l'analyse psychologique d'une fillette en désarroi et de la classe moyenne américaine dans les années 70 est rendue avec finesse. Enfin, on se demande jusqu'au bout où le mensonge mènera Marsha ? D'ailleurs, ment elle vraiment. En cela, Suzanne Berne nous berne et nous garde captifs. Dommage qu'il y ait autant de longueurs qui nous font survoler nombre de passages. Un avis entre gris clair et gris foncé donc !


                                                             livre lu dans le contexte
                                                                 

                                                                              

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 29 Mai 2009

Joséphine Baker... Un nom que tout le monde connaît mais sur lequel peu d'entre nous peuvent mettre un visage, une voix, une allure, une histoire. Tout juste si l'on sait de quelle époque était Joséphine. Alors qui était La Baker, réponse (non exhaustive) ici en texte, en chanson, en photos !

Josephine Baker était une chanteuse : extrait de Cha Cha Cha !


Joséphine Baker, de son vrai nom Freda Josephine McDonald (née le 3 juin 1906 à Saint-Louis, Missouri, et décédée le 12 avril 1975 à Paris), est une célèbre chanteuse, danseuse et meneuse de revue. Son nom lui vient de son premier mari qu'elle épouse alors à peine âgée de 18 ans. D'origine métissée afro-américaine et amérindienne des Appalaches, elle est souvent considérée comme la première star noire. D'ailleurs, elle fera inclure des closes de non discrimination raciale dans ses contrats. Elle prend la nationalité française en 1937. Un caractère bien trempé et un comportement avant-gardiste la propulse très vite cette habilleuse d'une troupe de théâtre sur le devant de la scène. En effet, Joséphine remplace un jour une danseuse malade. C'est le début d'une carrière fulgurante aux USA mais surtout en France.

Dans La Revue Nègre au théâtre des Champs Elysées, puis aux Folies Bergères et au Casino de Paris,  elle fait scandale pour l'époque : c'est quasiment nue qu'elle danse et se dandine sur des rythmes de tambour dans un décors  de savane africaine ! Cela donne ceci :


Puis cela en 1927 :

 


Joséphine dira « Puisque je personnifie la sauvage sur scène, j’essaie d’être civilisée dans la vie »

C'est aussi en qualité de chanteuse que Joséphine conquiert Paris dès 1930 avec son tube "J'ai deux amours". Elle ouvrira aussi son cabaret "chez Josephine". A cette époque, l'argent coule à flot et l'excentricité, la fantaisie, les fastes et l'altruisme de Joséphine n'ont plus de limite. Celle-ci se mariera (avec Jean Lion en 1936 et avec Jo Bouillon en 1947), fera de nombreux dons aux oeuvres caritatives, entrera en résistance pendant la seconde Guerre Mondiale (Légion d'honneur en 1961) puis adoptera douze enfants de religions et de pays différents.

L'artiste est de tous les combats et utilise sa notoriété pour combattre le racisme. Pour elle, une seule race : la race humaine ! Se sentant investie d'une mission raciale, Joséphine crée son "Village du Monde" dans le château qu'elle s'est acheté : le château des Milandes dans le Périgord et écrit plusieurs ouvrages dont " Mon sang dans tes veines" sur l'injustice raciale. Elle devient presque propriétaire de tous le village à qui elle amène entre autre le ramassage scolaire et l'électricité. Mais trop généreuse, naïve et abusée par nombre d'artisans, Joséphine gère mal son entreprise et la faillite s'annonce. En 1964, la vente aux enchère du château des Milandes est évitée de justesse grâce à l'intervention de B. Bardot. Il sera finalement vendu pour une misère en 1968. Joséphine Baker mourra, ruinée et sur-endettée , d'une hémorragie cérébrale en avril 1975.


Joséphine dira « Puisque je personnifie la sauvage sur scène, j’essaie d’être civilisée dans la vie »

Et moi je dis : Dur dur de résumer plus de 50 ans de carrière et une vie aussi bien remplie d'une personne au coeur grand comme ça !


Aujourd'hui son ancien château se visite. Construit en 1489 et riche d'une histoire passionnante, le château des Milandes se situe sur la commune de Castelneaud-la-Chapelle en Dordogne (24250 pas très loin de Sarlat et de Bergerac). Il ressemble à ceci et propose une démonstration de fauconnerie qui ravira petits et grands !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 28 Mai 2009

Synopsis : Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui.
Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres.
Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.


Drame / aventure / Road movie Avec Emile Hirsh, William Hurt


                                      

Mon humble avis : Un film tourné uniquement en décors naturels avec des images d'une stupéfiante beauté. Un film réalisé avec la finesse, la pudeur et l'intelligence de Sean Pean. Un film inspiré du livre "Voyage au bout de la solitude" lui même inspiré de la vraie vie de Christopher Mc Candless. Un acteur qui n'en est plus un, tant il transfigure son rôle, tant il nous fait oublier que l'on regarde un film de cinéma. Une musique si magistrale qu'elle devient un personnage à part entière dans le film. Des dialogues ciselés et épurés, qui vont droit à l'essentiel. Une ode à la nature. Un manifeste sur la liberté. Une solennelle leçon de vie, de bonheur, de partage, de philosophie... Un caractère et un destin hors du commun. Un film merveilleusement doux et si dur. Un film sur le "jusqu'au bout", sur le choix et le respect d'un idéal et de sa quête. Un film qui retrace l'extraordinaire périple entre un départ (une nouvelle naissance) et une arrivée... Un film sur les limites de la solitude, là où l'homme devient animal. Plus qu'un coup de coeur, une anthologie bouleversante et dramatique, à voir et revoir sans modération. A méditer indubitablement !
J'ai dit beaucoup. Je n'ai rien dit.

Un film qui vous fait dire que quand on parle d'un chef d'oeuvre, même les superlatifs ne suffisent pas.


Ceci n'est pas vraiment une bande annonce. Mais c'est ce que j'ai trouvé qui évoque le mieux ce chef d'oeuvre qui se passe de mots et de paroles, de sous titres. Cela peut vous paraître long. Regardez en autant que vous le pouvez. Si vous avez déjà vu le film pour le revivre, si vous ne l'avez pas vu, pour vous rendre compte qu'il vous manque quelque chose...

Into The Wild O.S.T
Court métrage, documentaire et bande annonce.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 27 Mai 2009

De son vrai nom Michel Eyquem de Montaigne  (1533 -1592)...

Il naît au château de Montaigne le 28 février 1533.  A l'époque, le château ressemblait à ceci :


Aîné de 8 enfants, il reçoit une éducation douce, proche des paysans et étudie le latin, le grec, puis le droit à Bordeaux. Comme son père, Michel deviendra magistrat à Périgueux puis dans la capitale bordelaise. C'est en 1557 que Montaigne rencontre un autre magistrat : Etienne de la Boétie. Leur amitié sera inconditionnelle et deviendra un symbole. ("Parce que c'était lui, parce que c'était moi"). Hélas, la Boétie meurt en 1563.

Deux ans plus tard, Montaigne épouse Françoise de la Chassaigne, dont il aura 6 filles. Seule Léonor survivra. En 1568, à la mort de son père, Michel hérite des terres de Montaigne et de son nom. Il s'y retire et, dans une tour du château se fait aménager une chapelle, une chambre, une "librairie" et un bureau.

 

En 1569, il publie une traduction de la Théologie naturelle de Raymond Sebond, théologien espagnol. Puis il monte à Paris pour faire publier l'oeuvre de son feu ami la Boétie.

En 1571, il abandonne sa charge de magistrat pour se consacrer à l'étude et la réflexion. Il étudie également les textes anciens, notamment ceux de Sénèque et de Plutarque. Il est nommé gentilhomme de la chambre du roi en 1571. Il commence sans doute la rédaction des Essais qu'il publiera en 1580 alors que malade, il voyage pour se soigner dans toutes les villes d'eaux, d'où son Journal de voyage.

En 1583, il est élu maire de Bordeaux. Plus tard, il rencontrera Marie de Gournay, qui devient sa "fille d'alliance". Rencontre très marquante pour Montaigne qui passe les dernières années de sa vie à enrichir et annoter les Essais. Il décède à 59 ans le 13 septembre 1992.

           

Et bien figurez vous que la Tour de Montaigne se visite. En images, cela donne cela :

La tour...




                                        La vue depuis le bureau où   il travaillait et écrivait



Autre vue depuis son bureau. Très complexé par sa petite taille (environ 1.55 m), Montaigne aimait être à cheval et dans sa tour. Car alors, les gens devaient lever les yeux et la tête pour le voir...

 

       Des citations latines écrites par Montaigne lui même sur les poutres (restaurées depuis) de sa bibliothèque.

 

 


A la fin de sa vie, malade, Montaigne s'était aménagé un conduit auditif à côté de sa chambre qui était elle même au dessus de sa chapelle. Il pouvait ainsi suivre la messe sans se déplacer...



                Buste de Montaigne de taille et à hauteur réelles. Ce coffre est le seul meuble d'époque dans la tour, avec de vieilles selles.






C'était les images. Pour l'atmosphère de ce lieu chargé d'histoire, il faut se rendre sur place... à deux pas de St Emilion...      J'espère que ce billet incompressible bien que non exhaustif vous aura plu, diverti et rafraîchi la mémoire !
Et pour la route, deux petites citations pour méditer ou disserter !

"Ce qui est hors des gonds de la coutume, on le croit hors des gonds de la raison "(Montaigne)

"Mefiez vous de tout le monde et en particulier de ceux qui vous conseillent de vous méfier." (Etienne de la Boétie)

   
  

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Mai 2009

Roman - Livre de Poche - 347 pages - 6,50 €

Résumé : Le jeune Miles sort souvent de chez lui en secret pour explorer les eaux de la baie de Puget Sound, dans l’Etat de Washington. Une nuit, à marée basse, il découvre une créature marine rarissime échouée dans la vase. Ildevient alors la vedette locale, assaillie par d’étranges personnes qui ne savent pas s’il s’agit d’un simple observateur, d’un intrépide et d’un éventuel prophète. Mais Miles a bien d’autres préoccupations. Il doit prendre soin d’une vieille dame un peu médium et empêcher le divorce de ses parents, sans oublier son ancienne baby-sitter, qu’il tente maladroitement de séduire… Au cours de cet été pas comme les autres, il va apprendre à décrypter les mystères de la vie et ceux de la mer.


                                                                    

Mon humble avis :A marée basse et d'huile, c'est ainsi que je préfère la mer, que j'aime la longer sur des kilomètres, qu'elle m'apaise. Et que dire du contraste de couleurs entre le bleu, et le sable mouillé ! Vous comprendrez bien l'attente, l'impatience et l'espoir que j'avais posés dans cette lecture...

Et bien je n'ai pas été embarquée du tout. Je me suis presque noyée dans ce livre aussi mou qu'un mollusque. Certes, quelques passages sont mignons et font sourire. Mais j'ai traversé ce livre comme une moule sans rocher, comprenez par là que je ne me suis même pas attachée à son jeune héros prisonnier dans son corps d'enfant qui ne grandit pas. Les descriptions des crustacés et autres poissons pourraient captiver les fanas de la vie marine mais là, un trombinoscope de toutes les créatures citées aurait aidé à visualiser, à s'intéresser...

Alors, pour parvenir saine et sauve à la fin de se livre, j'ai été obligée de biaiser... Comment : en ne m'attardant pas sur les passages qui ressemblaient à du sable mouvant. Ou encore, en sautant les paragraphes comme je le ferais des flaques et ruisseaux pour ne pas me mouiller les pieds...

Et pourtant, j'aime la marée basse... Aussi parce que je sais que c'est un état provisoire dont il faut profiter pleinement car la mer finira toujours par remonter... Sauf dans ce livre... La mer, oups l'histoire, n'est jamais vraiment montée, ou en tous cas, sans moi !

                                                      Livre lu dans le contexte
                                                           


Clarabel n'est pas du tout d'accord avec moi. Elle a adoré ce livre !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 25 Mai 2009


Roman - Livre de Poche

Le résumé : A 30 ans, Alexandre apprend la mort de Jean, son frère aîné, tué dans un attentat au Caire. Peu après, un inconnu lui révèle que Jean a laissé en pays Sherpa, dans l'Himalaya, un fils dont il ignorait tout.
Aussitôt, Alexandre part pour le Népal afin de retrouver Khami, la femme que Jean a aimée, et leur enfant, Hima. Sans cesse confondu avec son frère, il finit par s'identifier à lui au point de se laisser passer pour lui...



                              


Mon humble avis : Quel dommage que le tirage de ce livre soit épuisé, du moins à la Fnac... Mais peut-être certains d'entre vous le trouverons sur une braderie, chez un parent... Car je suis encore "toute chose" de la lecture de ce livre !
Un roman qui se passe au Népal ne se trouve pas par hasard dans ma bibliothèque.
Ici, le héros par au Népal, au pays Sherpa, à la recherche du fils de feu son frère. Alexandre se cherche et se découvre aussi à travers ce frère qu'il méconnaissait finalement. Le livre traite donc aussi d'un sujet qui me touche : comment devenir et rester soit à l'ombre d'un aîné à qui tout semble réussir, admiré de tous...
C'est un livre initiatique, poétique, romanesque, romantique, philosophique et qui se lit tout en douceur.
On est vraiment transporté au Népal, ce qui ne gâche rien ! Je suis allée en trek au Népal et grâce à ce livre, je m'y suis retrouvée, comme par magie !
Les gens, la végétation, les sherpas, les montagnes, l'ambiance dans les lodges, les sourires, les marcheurs, la végétation, les sommets à 8000 et les innombrables marches qui forment les chemins Népalais, tout y est !

L'auteur... J'avais déjà lu un livre de Lanzmann où il m'avait paru dédaigneux du commun des mortels, prétentieux...
Cette image disparaît complètement dans ce livre au profit d'une certaine humilité...
Et pour moi, un réel approfondissement de la culture sherpa !
A lire absolument, que vous ayiez envie de belles citations ou simplement de grands espaces, de hauts sommets !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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