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Publié le 20 Janvier 2014

http://4.bp.blogspot.com/-eX2oOmqqD7o/UsirCcSFpGI/AAAAAAAAC7o/zvUewCW5BTo/s1600/l_t_des_lucioles.jpgRoman - Editions Héloïse d'Ormesson - 222 pages -17 €

 

 

Parution le 23 janvier 2014, nouveauté !

 

 

 

L'histoire : Victor à 9 ans, vit à Bourg en Bresse avec son ado de soeur Alicia et ses deux mamans.  Ces parents se sont séparés parce que son Papa n'avait jamais grandi et dur dur pour sa maman. Son Papa vit à Paris et, il y a des années, a hérité de sa soeur défunte un appartement sur la côte méditerrannéenne. Comme chaque année, tout le monde va y passer le mois d'août, sauf le Papa, qui refuse de mettre les pieds là-bas. Et bien cet été, Victor va découvrir pourquoi, avec l'aide de quelques amis.... étonnants !

 

 

 

 

 

 

 

Tentation : L'éditeur

Fournisseur : L'éditeur, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Gilles Paris, la voix de l'enfance. Où aussi la voie de l'enfance pour regarder le monde, s'étonner et se questionner de son disfonctionnement, ses contradictions, ses injustices, ses secrets, mais aussi, ses petits plaisirs simples !

L'été des lucioles est donc une chronique estivale, les vacances d'un enfant au Cap Martin, pas très loin de la frontière Italienne. Dans la résidence où Victor et sa famille posent leurs valises, nous rencontrons plein de personnages hauts en couleur, parfois comme sortis d'une autre époque, touchants, mignons. Chacun d'entre eux fait face à ses propres difficultés et épreuves de la vie. Certaines sont ponctuelles, liées à l'âge, d'autre remontent à un certain temps et laisse des cicatrices qui sans doute ne s'effaceront jamais vraiment. Et puis il y a l'ombre de Félicité qui plane.... Félicité, la tante de Victor, qu'il n'a jamais connue et qui est plutôt sujet tabou dans la famille.

Victor, c'est le monde des adultes qu'il ne comprend pas toujours, et puis, ça y'est, son coeur bat pour Justine !

La Maman de Victor est... libraire ET blogeuse  Elle partage sa vie avec Pilar, mais aime toujours le père de Victor, avec qui la vie est impossible, tant celui ci est un éternel enfant.

Alicia fait face à l'adolescence, l'obsession de son apparence, les amours d'été, et l'absence de son père, qu'elle ne digère pas.  

Gaspard, meilleur copain de Victor, est le petit dernier de sa fratrie, faite de très grands frères qui lui en font voir de toutes les couleurs.

Justine, fille unique, subit l'autorité de sa nounou très stricte et la rigidité artistocratique de ses parents.

Il y a aussi la gardienne, la Baronne dont les enfants sont morts il y a des années dans un accident, et les deux jumeaux, décidément mystérieux, qui partagent leur grande culture sur l'histoire des belles villas de la côte, dans lesquelles ils entrainent leurs copains.

Tout ce petit monde forme une troupe sympathique, où chacun s'attache à prendre soin de l'autre, à le découvrir, à le comprendre.

Le narrateur, c'est Victor himself ! D'ailleurs, il écrit un roman de ses vacances ! Il nous fait voir le monde à travers ses yeux d'enfant ! C'est plein de fraicheur, de tendresse, de belle poésie, et de réflexions, légères ou profondes, mais toujours sensées et souvent amusantes ! Parce que tout le monde le sait, la vérité sort de la bouche des minos !

Mon petit bémol irait à la maturité, que ce soit dans le caractère ou dans l'écriture, que j'ai trouvé par moment trop irrégulière.

L'été des Lucioles est donc une lecture très agréables, qui nous réveille en nous l'enfant que nous sommes toujours quelque part, puisque, malgré les décennies qui nous séparent de Victor, et bien les questions, on se les pose toujours. La différence, c'est que l'on a peut-être perdu quelques illusions. Victor en a encore plein, et il a raison ! Car quand on affronte certaines choses, et bien elles trouvent leur raison et donc leur solution !

Une lecture doudou, qui donne le sourire et réchauffe ! Ben oui, qui ne voudrait pas, à l'heure actuelle, être en été sur la côte et parcourir en short le chemin des douaniers avec une superbe vue sur la Grande Bleue ?

 

 

 

 L'avis d'Alex

 

 

  challenge 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 10 Janvier 2014

http://blog.matoo.net/wp-content/uploads/2012/03/derniers_jours_stefan_zweig.jpg  Roman - Editions J'ai Lu - 192 pages - 6 €

 

 

Parution en février 2011

 

 

 

L'histoire : Celle des derniers mois de l'écrivain Stefan Zweig, exilé au Brézil dès 1941 avec sa seconde épouse.... Les tourments de l'auteur, les rencontres, l'écriture, un regard sur son oeuvre et le monde en déroute... Et la fin tragique du couple que l'Histoire a rendu paria.

 

 

Tentation : Curiosité + blogo

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Laurent Seksik revient sur les 6 derniers mois de la vie du célèbre écrivain autrichien et... juif. Stefan Zweig, sentant la montée de l'antisémitisme à Vienne, fuit son pays en direction de Londres en 1934. Quelques années plus tard, alors nationalisé Anglais, il devient en même temps personna non grata en Angleterre. Le Royaume Unis vient d'entrer en guerre contre l'Allemagne.. Aussi, l'auteur devient danger de la nation. Nouvel exil pour quelques temps à New York, avec Lotte, sa deuxième épouse asthmatique... qui supporte mal la climat de la mégalopole.... Alors, leur dernier exil sera une ville reculée du Brésil.

Le style utilisé par Laurent Seksik est soigné et très agréable à lire, au point qu'au début, les pages se tournaient toutes seules. Le sujet m'intéressait grandement, car de Zweig, à part trois "nouvelles"/romans, je ne connais rien d'autre. Aussi, j'étais ravie de faire plus ample connaissance avec ce grand humaniste, ce sondeur du coeur des femmes, même si c'était dans le cadre d'une situation tragique. Mon intérêt s'est un peu émoussé par la suite, sans doute parce que je n'adhérais pas franchement avec le comportement, que cela soit celui de Zweig ou celui de sa femme, pour des raisons bien différentes.

Certes, Zweig a toujours été tourmenté, ne faut il pas l'être pour devenir un tel écrivain ? Mais je l'aurais aimé plus combattant, plus investit dans la "cause". Certes, il se lamente du sort des juifs avant et pendant la deuxième guerre mondiale, il est malheureux comme la pierre de constater où va le monde.... Mais voilà, il est dans l'apathie. J'aurais espéré qu'il se batte à sa façon, avec l'arme la plus subtile : sa plume. Et pourtant, il est sollicité par des journalistes pour signer des papiers, des pétitions etc. Mais non, rien. Le désolement dans toute sa non splendeur. Quelque part, l'écrivain m'a déçue.

Quand à "Lotte" (surnon de sa 2ème épouse), je n'ai pas ressenti d'empathie pour elle. Elle m'a plutôt fait pitié, limite agaçée, à être pendue au bras d'un homme qu'elle admire, qu'elle aime sans doute sans trop savoir pourquoi, un homme qui ne sait pas lui dire son amour. Je l'ai trouvée également très soumise, résignée. Certes, il faut remettre ces comportements dans une époque et un context historiques chargés, lourds, menaçants. Mais voilà, j'ai trouvé que cette femme manquait de caractère, d'affirmation.... Et dans ce texte, j'ai eu du mal à vraiment discerner cet amour légendaire dans ce couple. J'y ai vu pour l'un un "pourquoi pas" et pour l'autre, un aveuglement.

En même temps, comme dirais JJ.Goldman, "et si j'étais né en 17 à Leidenstadt.... Ce ne sont ici que mes impressions...

Elles n'enlèvent rien d'ailleurs à la qualité de ce livre. Celui ci offre un éclairage intéressant sur l'oeuvre de Zweig, le point de vu de Zweig lui même, pas toujours tendre envers lui d'ailleurs. Nombre d'amis et d'auteurs illustres, contemporains de Zweig ou précédecesseurs sont cités, Zweig se comparant à eux dans son talent, son comportement.... entre les auteurs qui cherchent l'ombre.... ou la lumière. Des réflexions intéressantes naissent ainsi des réflexions de Zweig. Et puis, il y a l'époque, la traque des juifs, leur "évacuation" de Vienne et des grandes villes Allemandes, les trains de la mort... vu de loin mais en plein coeur par Zweig, juif non pratiquant, contraint à l'exil, qui souffre de sa situation d'apatride.

Bref, Les derniers jours de Stefan Zweig représente sans aucun doute une lecture très enrichissante ! 

 

 

 

   http://p2.storage.canalblog.com/28/72/350527/42823900.jpg

                                                                             Chez Antigone

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Décembre 2013

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51cK-TfiaIL._SY445_.jpg     

Roman - Editions Stéphane Millon - 199 pages - 16 €

 

 

 

Parution en février 2013

 

 

L'histoire : Quel événement ! Après 17 ans dans son studio parisien, à espérer un regard de la voisine d'en face.... en vain... Le narrateur se décide enfin à déménager pour un deux pièce... Dans la rue d'à côté ! Et ce déménagement, il l'effectuera seul, de trajet en trajet, à l'aide de son caddie jaune. Ce sera l'occasion de rencontres, de réflexions, de tri pas si sélectif que ça, d'aventures et de mésaventures !

 

 

Tentation : Le carré Jaune

Fournisseur : Ma CB, lors de la dernière Fôret des Livres à Loches

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Billet spéciale dédicace à mon amie A Girl From Earth car je vais sur quelques lignes la pasticher pour le fun, usant de quelques métaphores animales  Un pur bonheur que ce roman. Lors de ma lecture, j'ai ri comme une mouette, gloussé comme une poule, condolé de plaisir comme un parquet qui prend l'eau, rugis de plaisir comme un lion, trompetté comme une grue, turluté comme une alouette, ricané comme une hyene, zinzinulé comme une mésange, henni comme un cheval, barri comme un rhinocéros (si si, j'ai vérifié, il barrit aussi), ronronné comme un chat, j'en passe et des meilleurs !

Bref, trêve de plaisanterie : je sais enfin ce que c'est de rire vraiment en lisant, moi qui ait le rire facile au ciné mais beaucoup moins en lecture. Enfin une quatrième de couv' rédigée par quelqu'un qui a vraiment lu le livre et sans aucun mensonge. Ce roman est on ne peut plus "drôle, tendre et trépidant"

Pourquoi l'ai-je acheté ? Et bien rapportez vous au titre ! Déchue cette année de mon statut agent de voyages, il va me falloir apprendre à "voyager plus près de chez moi" ! Donc cette histoire est un bon début, qui nous fait arprenter Paris de rue en rue, de jour comme de nuit, sous la pluie, sous la neige ou un soleil hivernal.

L'auteur n'en n'est point à son coup d'essai côté romanesque, et pourtant, c'est maintenant que je le découvre. Vous me direz, jamais trop tard pour bien faire ! Si vous lisez les crédits des chansons  célèbres, vous trouverez aussi le nom de Jérôme Attal, celui ci étant aussi parolier pour des têtes du hit parade, telles celles de Johnny, Pagny, Delpech, Mr Eddy, Jenifer and co. Aussi, nous entraine-t-il dans les méandres de la création et des sorties nocturnes parisiennes de ce monde des auteurs / paroliers / écrivains confirmés ou... en devenir éternel. J'ai été franchement intéressée de découvrir le fonctionnement de ce microcosme, pavé de bonnes intentions et d'incertudes...

Et puis, Jérôme Attal partage avec nous par le menue sont déménagement. Bien entendu, il passe sous silence les housses de couettes et les fourchettes. Par contre, les livres, les BD, les DVD, les CD, les Vinyls emmagazinés pendant des années dans son 30 m² sont l'accasion d'un chouette voyage culturel dans le temps, de jolis souvenirs et/ou de douces nostalgies.... Genre de nostalgie que l'on ne peut déménager qu'en caddie jaune !

Mais le clou du clou de ce roman, c'est bien l'écriture, le style, l'art bien maitrisé de la jonglerie des mots ! Jubilatoire, délicieux ! Allez, j'ose le "orgasmique"  Que de bonnes phrases bien senties, quel humour dévastateur, quelle autodérision, le tout enrubanné de belle poésie et et d'une chaleureuse tendresse ! Le voyage près de chez moi donne vraiment la pêche, la patate, Allez, je repars à la chasse de quelques passages, avant que vous ne filiez en librairie !

 

Mise en bouche avec extrait de la p3

 

"L'inconvénient, avec les amis, c'est qu'une fois que vous avez sollicité leur aide, la moindre des choses est de leur offrir l'apéro. Ainsi, en moins d'une heure, votre nouvel appartement ressemble au chantier de celui que vous venez de quitter. Vos amis se sont approprié les lieux en même temps que vous.... ont des avis sur tout et en particulier l'emplacement à attribuer à tel fauteuil, affiche ou tableau, un avis qu'il ne vaut mieux pas contrarier trop sèchement de peur qu'ils ne fassent le chemin inverse, l'objet de la discorde sous le bras.

D'autres encore remarquent des détails désobligeants propices à vous saper le moral.... Enfin, la plupart ne décollent plus, prennent leurs aises, se sentent autant chez eux que chez vous....

 

 

 

La souffrance n'est pas un sachet de bonbons, tu peux tout garder camarade ! 

 

En effet, vivre à Paris dans un appartement sans parquet, c'est comme séjourner en Amazonie sans avoir jamais vu la forêt, ce qui arrivera peut-être bien un jour, me direz-vous.

 

"Mais au final, pourquoi s'en faire ? Les gens vous bernent plus qu'ils ne vous blessent." 

 

on ne peut pas demander la lune à une personne qui, quand on la regarde, n'a pas d'étoile dans les yeux   " Jérôme Attal (Le voyage près de chez moi)

 

 

  L'avis de : La carré jaune, Keisha 

 

 

Challenge régions Aspho 2013_2

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Décembre 2013

Lettre - Editions Nil - 107 pages - 8.50 € http://www.babelio.com/couv/CVT_Instinct-primaire_1660.jpeg    

 

 

 

Parution le 3 octobre 2013, rentrée littéraire

 

 

 

L'histoire : La narratrice, (l'auteure), rédige une lettre pour expliquer à l'homme qu'elle aimera toujours pourquoi, en dépit de ses sentiments, elle s'est enfuie de l'Eglise, quelques minutes avant que les voeux soient prononcés, la mariant à jamais.

 

 

 

 

Tentatrice : L'irrégulière

Fournisseur : Ma CB, achat compulsif au Furêt du Nord en présence de Liliba qui n'a rien fait pour m'arrêter !!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Depuis maintenant quelques années, la collection "les affranchis" demande à des écrivains d'écrire la lettre qu'ils n'ont jamais écrite. La narratrice vivait une relation amoureuse avec un homme marié. Celui ci s'est séparé de sa femme pour l'épouser et lui demandait même un enfant. Ce n'est  pas ce qu'elle souhaitait, alors, elle s'est enfuie, ne regrettant que l'amour total qu'elle vouait, et voue toujours à cet homme.

J'ignore si j'ai adoré cette lecture au point de lui attribuer 4 étoiles, mais je sais que c'est un livre incontournable, nécessaire, une "utilité publique" (comme me l'a "vendu" mon amie l'Irrégulière).

Parce que Pia Petersen s'adresse à toutes et à tous. Femmes célibataires, mariées, séparées, mères ou non mères. De même pour les hommes. Elle remet les pendules à l'heure et les choses à plat. Au diable l'hypocrisie d'un modèle social archaïque qui régit toujours une société en pleine mutation, un modèle imposé à tous quelques soient les envies, besoins (....) de chacun. On peut juste avoir besoin d'amour ou aimer avec passion sans forcément signer de contrat, ce fameux contrat de mariage qui est soit disant signé pour la vie et devant Dieu et qui se réduit en cendre à la moindre occasion, parce que justement, maintenant, les mariages se font par amour et non par raison ou pour celler une quelque alliance entre deux familles, deux pays.... On peut ne pas souhaiter d'enfant, ne pas pouvoir en avoir, ne pas s'en sentir capable, trouver le monde trop dur pour l'imposer à un enfant. Oui, intérieurement, on peut. Mais socialement, on devrait pouvoir.... Car une femme qui n'a pas d'enfant passe au yeux des autres pour une égoïste, une incapable, une éternelle adolescente... qui de toutes façons ne peut pas comprendre.... puisqu'elle n'a pas d'enfant. Mais non ! Et ce sont les femmes elles mêmes qui vont porter le jugement le plus dur envers leurs semblables.

Pia Petersen rappelle que dorénavant, la femme n'est pas obligée d'enfanter pour être une femme, pour s'épanouir, pour exister, pour être heureuse, pour mériter le respect et non un regard écarquillé ou une expression de pitié.

Je n'ai pas d'enfant et n'en n'aurais pas. Des problèmes de santé et l'âge qui ne recule pas... Et puis pas d'amour partagé. L'année dernière, un de mes neveux m'a dit "tu n'es pas une femme, tu n'as pas d'enfant". Il parait que je dois mettre cette remarque sur sa jeunesse (6 ans l'an dernier), mais il n'empêche que cela traduit bien l'image qu'on lui a appris : femme = maman et rien d'autre. Des collègues m'ont aussi dit " t'as de la chance d'être célibataire car " :

-1ère collègue : je peux faire du shopping quand je veux

- 2ème collègue : je ne suis pas obligée de faire à manger tous les soirs

- 3ème collègue : j'ai une vie excitante (parce que je vais souvent au ciné !!!)

Bref, il faudrait vraiment que tout le monde s'attable, échange sur le sujet, et surtout écoute ce que l'autre dit... ou ne dit pas. Que chacun cesse d'aligner ses besoins et sa logique sur les siens propres. Ce n'est pas parce qu'une femme est sensée se marier que toutes ont envie de le faire, que le bonheur passe forcément par le mariage.

Avant d'être une femme socialement parlant, la femme est avant tout un individu et un être humain. Il ne faut pas l'oublier, ni en Europe, ni au Moyen Orient...

Pia Petersen argumente tout cela avec beaucoup d'intelligence et à force d'analyses sociétales. Même si je ne suis pas forcément d'accord avec tous ses propos, il faut reconnaitre que ce petit livre est un formidable appel à la tolérance, au respect des différences. Regardons et observons l'autre pour le comprendre, pas pour le juger.

En traitant des sujets comme l'adultère, le mariage, le désir ou le non désir de maternité, l'épanouissement par d'autres biais que ceux dictés par la société, Pia Petersen revendique sa liberté de femme, sa liberté d'Etre loin de toute idée "bien-pensante". 

 

 

Les avis d'Asphodèle, de Cynthia et de L'Irrégulière

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Novembre 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782812909580.jpgRoman - Editions De Borée - 348 pages - 21 €

 

 

Parution le 27 septembre 2013, rentrée littéraire

 

 

L'histoire : Après une douloureuse déception amoureuse, Aline décide de prendre le large. Ce sera quelques vacances en Afrique Noire pour une durée indéterminée dans un petit hôtel local. De semaine en semaine, Aline découvre, ressent, rencontre. Et surtout, elle met à profit son séjour pour rechercher Raphaëlle, l'amie d'une amie. Depuis 2 ans, la famille de Raphaëlle n'a plus aucune nouvelle... Celle ci a disparu, mystérieusement...

 

 

 

Tentation : Le pitch, la couv

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Comme je me suis sentie bien dans ce livre !

Si vous aimez l'Afrique, en rêvez, la fantasmez, souhaitez mieux la connaitre de "l'interieur", alors ce roman vous plaira autant qu'il m'a plu !

L'histoire se déroule dans un pays africain non nommé, avec une capitale fictive : Akofa. On sait juste qu'il s'agit d'un pays francophone possédant une façade maritime. Pas étonnant, étant donné que l'auteure dénonce royalement les républiques dictatoriales. Alors j'imagine que plusieurs Etats pourraient correspondre aux exactions et explications développées ici...

J'aime cette littérature qui, sous couvert de distraction, m'instruit, m'emmène avec elle au bout du monde, ou en tout cas dans un autre monde, comme si j'y étais. Oui, je me suis cru en Afrique durant 320 pages. De l'Afrique Noire, je ne connais que le Sénégal et Madagascar. Alors, ce sont les paysages du Sénégal, toujours bien présents en moi, que j'ai accolés aux descriptions majestueuses, délicieuses que la romancière fait d'Akofa et des alentours. Cette fois ci, j'ai bien senti que l'écrivaine vivait ce qu'elle avait écrit et de ce fait, je n'ai pu que le vivre moi même. La touffeur, la moiteur, la sécheresse, la chaleur écrasante, la pluie tropicale, la poussière, les dialectes, la végétation, la trépidence des villes et la lenteur africaine (au niveau des affaires), la nonchalence imposée par le climat, les difficultés de la vie. Tout ceci est magistralement mis en page par Catherine Hervouet des Forges et servi par une écriture sublime, très imagées Jamais je n'ai rencontré autant de belles métaphores pour dépeindre couchers de soleils, décors, atmosphères, ressentis. Tout cela m'a enveloppée, comme une nuit africaine.

Point de vélocité dans le rythme narratif, ni dans l'intrigue. L'auteure prend son temps, le temps qui n'a pas le même prix ici en Europe et là-bas, sous les tropiques. De là vient le mini-reproche que je pourrais adresser à cette histoire.... J'ignore sur combien de mois elle s'étale. Voire même un peu plus d'un an. Saisons sèche et humide servent de repère, mais j'avoue, j'ai été un peu perdue.

Au fil des pages, ce sont différents point de vue qui s'offrent à nous sur cette Afrique, belle, rebelle, intense, mais souvent gangrénée par la corruption en tout genre et subissant des dictatures sévères et/ou déguisées. Nous avons le regard de l'expat (Cyril), dont on n'arrive pas à savoir s'il est juste mal dans sa peau ou totalement superficiel, qui ne se mèle pas du tout à la vie locale. Aline, qui découvre tout et qui ne troquerait son hôtel spartiate et non climatisé contre rien au monde. Aline se fond dans la vie Africaine. Le couple mixte qui a subi la vengeance de l'Etat devant la réussite individuelle, le journaliste qui s'est retrouvé déchu pour avoir fréquenté de trop près une envie ministérielle. Léocadie, satellite de l'histoire, qui représente la femme noire en chasse à l'homme friqué. Alors oui, nous avons ici un sacré kaléidsocope qui nous permet d'appréhender cette Afrique avec le moins d'à prioris possible, malgré sa complexité, son ambiguité, son étrangeté. Traditions, us et coutumes, mentalité, tout cela est décortiqué avec soin et c'est fichetrement intéressant. Ce décodage d'une certaine Afrique est, je pense, le point fort du roman.

L'histoire m'a beaucoup plu aussi, faite d'une multidude de rencontres, de personnalités différentes. C'est une belle étude des moeurs et des relations humaines qui nous est offerte. Je me suis senti très proche d'Aline, déçue par l'amour mais toujours prête à s'emballer, malgré ses promesses intérieures de ne plus tomber dans le panneau.

Et bien sûr, plane tout au long du livre l'ombre de Raphaëlle, décidemment bien mystérieuse, qu'il nous tarde de trouver et de connaitre.

Léocadie m'a amusée. A travers son personnage et quelques autres scènes (notamment dans les maquis), j'ai un peu retrouver l'ambiance d'Aya de Yopougon.

La dernière pluie, une histoire très agréable, instructive. Une immersion dans l'Afrique des cases à terre battue, jusque dans les luxueux hôtels qui servent de garçonnière aux grands du gouvernement. A lire !!!

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Octobre 2013

http://www.froggydelight.com/images/octobre2013/bernadette_pecassou.jpgRoman - Editions Flammarion - 306 pages - 20 €

 

 

 

Parution le 9 octobre 2013

 

 

 

L'histoire : Celle d'Ashmi, jeune népalaise des montagnes, qui a accès à l'éducation, puis devient journaliste, ce qui est extrêmement rare pour une femme dans ce pays. Mais Ashmi doit faire face à une société sclérosée par les traditions millénaires et le système des castes. Elle finit par déranger...

 

 

 

 

Tentation : La magnifique couv + le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Un intéressant voyage sur les chemins du Népal ou dans les ruelles de Katmandou, mais une lecture oh combien fastidieuse...

Sous toit du monde nous emmène dans les veines (ce que l'on voit) et les artères (ce que l'on ne voit pas) du Népal. A ce titre, ce roman retient l'attention. La place des femmes dans ce pays, la violence de la guerre (terminée) invisible aux touristes, le système des castes dont on ne se rend pas plus compte lorsque l'on est sur place, voilà quelques uns des nombreux thèmes développés dans cette histoire. Qui plus est, ces sujets sont abordés sous des prismes différents qui en donnent une vision globale : Le népalais qui a grandit en France et qui revient aux pays, l'Anglaise qui a fait sienne cette terre, l'étudiante Népalaise que des fonds humanitaires ont sortie d'une extrème pauvreté, des journalistes, des directrices d'université, des voyageurs. On sent une romancière assez bien documentée sur la société népalaise et ses clivages. Quant à Ashmi, la jeune héroïne, elle est attachante, vraiment.

Mais le bât blesse au niveau de l'écriture, du style. Il fait même plus que blesser, il horripile et a failli avoir raison de mon endurance et de ma patience livresques...

Ce roman est édité par une maison de renom qui possède quelques moyens. Et pourtant, sur les 100 premières pages, j'ai cru que ce texte n'était pas passé par la case correction, ou encore que l'éditeur avait, sans s'en rendre compte, envoyé une mauvaise version à l'imprimeur... Ensuite, soit cela s'est un peu arrangé, soit je me suis "habituée", mais j'ai moins saisi mon crayon à papier pour entourer et souligner en soupirant d'agacement.

Poncifs à la pelle, répétitions tant dans le verbe que le sentiment exprimé, du pathos à noyer un himalayen, présence d'adjectifs systématique et multiple à côté de chaque nom commun, bons sentiments qui dégoulinent enrubannés de miel...

Sans compter que touristes, voyageurs, marcheurs, trekkeurs, grimpeurs se font rhabiller pour l'hiver, et ce de manière métronomique et quasi sans distinction. Toutes les cinq pages où presque, le refrain revient "méchants touristes, grimpeurs inconscients, pollueurs, exploitants, forcément richissimes, irrespectueux et désintéressés de la culture locale, prétentieux, capricieux...."

Fin 2005, je suis allée au Népal, au Camp de Base de l'Annapurna (ABC - 4200m). Et bien non, il n'y a pas que ce genre de personnes au Népal. Je ne doute pas qu'il existe, mais il est minoritaire. Nous accompagnait un himalayiste plus que confirmé, un amoureux du Népal et de son peuple, et je peux vous dire qu'il ne ressemblait à rien aux abrutis de la course aux sommets décrits ici. De la tempérance dans le propos aurait été la bienvenue pour remplacer d'autres incohérences flagrantes.
Dommage, un livre à l'intérêt certain mais desservi par son écriture.

 

 

 

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                                                                                     7/6 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 8 Octobre 2013

 http://www.evene.fr/files/imce_dates/2013/08/sorj-chalandon-le-quatrieme-mur.jpg Roman - Editions Grasset - 327 pages - 19 €

 

 

Parution le 21 septembre 2013, rentrée littéraire !

 

 

 

L'histoire : Années 80... Georges est un éternel étudiant, engagé, révolté.

Son ami Sam, mourant, lui fait promettre de reprendre et de faire aboutir un projet qui semble inconcevable : mettre en scène Antigone d'Anouilh à Beyrouth, en réunissant des acteurs de toutes confessions et de tous camps... Faire taire les bombes, faire cesser la guerre, le temps d'une représentation de théâtre... Georges est fidèle, envers et contre tout...

 

 

 

Tentation : Deux ans d'attente !!!!

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Le Liban, la "guerre de mon enfance", à laquelle je n'ai jamais rien compris. Peut-être parce qu'il n'y a rien à comprendre dans une guerre, c'est juste l'enfer, l'abjecte. Parce que de loin, le méchant est celui que nous proposent certains médias, et sur place, l'ennemi est celui qui tue les enfants, qui occupe les terres. Il est donc partout, dans les deux, trois, cinq, dix camps. Sorj Chaladon nous emmène à Beyrouth, sous les bombes, derrière la ligne verte, chez les chiites, chez les Palestiniens, chez les Chrétiens, les Druzes, les Phalangistes etc. Après cette lecture, la situation de cette ville, de ce pays ne m'est pas plus claire, mais là n'est pas l'essentiel. D'ailleurs, cette situation inextricable échappe à Georges, le personnage principal. Il est là pour montrer que c'est encore moins simple vu de près que vu de loin, de notre écran de TV. Je pense n'avoir jamais "vécu" la guerre d'aussi près, même si confortablement assise dans mon canapé. De confortable, il n'y avait que le canapé d'ailleurs, car la lecture ne l'était point. Il me semble que jamais un livre qui traite de la vérité ne m'a autant noué la gorge, assommée, laissée sans voix, remuée, au point qu'il m'était impossible de rester durablement dedans, petite nature que je suis. Oui, il faut s'accrocher. Car les ressentis, les moments et les images décrits sont vécus pour la plupart, vécus par Chalandon lui même, alors qu'il couvrait cette guerre en tant que journaliste. Cette guerre que nous voyons de l'intérieur, par un regard extérieur de position comme d'opinion. La guerre qu'écrit Chalandon, c'est la vraie, pas celle qui dure deux minutes trente à la télé avant les résultats sportifs. C'est celle qui gangrène tout, même le plus innoncent, même le "moins" concerné... qui finira, lui aussi, par s'habituer aux explosions des bombes la nuit. Là-bas, c'est l'absence de bombes qui inquiète, car elle annonce leur arrivée, et oblige à guetter.

Et puis il y a le théâtre, cet espoir, ce répit, ce repos, cette trêve possible, peut-être. Tout semble réunis. Mais George doit composer avec les croyances et les divergeances parfois ancestrâles des comédiens qui viennent de toutes les factions présentes à Beyrouth, des factions qui se déchirent ou se soutiennent en camps. Mais grâce à Sam, à Georges, un représentant de chaque religion, de chaque camp acceptera de jouer le jeu, de passer escorté de l'autre côté, d'entrer ou non dans la peau d'un personnage, d'oublier ou non ses préjugés et peut-être, de tendre la main à l'autre. Cela peut sembler dérisoire, c'est pourtant magnifique, fort, et très symbolique. Comme l'est Antigone, la révoltée.

Pourquoi "le quatrième mur" : Le quatrième mur, en langage théâtrale, c'est le mur invisible que créent les acteurs entre eux et le public. Une scène de théâtre ne comportent que trois murs, à chacun le soin d'imaginer son quatrième, comme vous le ferez sans doute vous même. Le mur qui protège, le mur qui osbtrue et rend aveugle, les murs dressés par les hommes entre eux... Des quatrièmes murs, il y en a plus d'un au fil de ces pages.

Le quatrième mur raconte l'amitié, l'absuridité de la guerre, sa cruauté, l'indiscible et l'espoir. 

Georges ne rentrera pas intact du Liban, et nous ne sortons pas idemnes de cette histoire. Manifester, voter, se révolter, maugréer, s'insurger devant les images que nous montrent les médias ou contre une décision "politique" ne sert à rien si nous ne sommes pas capables de lire un tel livre, et de savourer notre chance de vivre dans un pays en vraie paix, celle qui est importante, vitale dans tous les sens du terme et que nous oublions souvent, trop souvent.

 

 

 

L'avis de Gambadou, d'Hérisson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Septembre 2013

 

 http://media.rtl.fr/online/image/2013/0325/7759852427_la-femme-de-nos-vies.jpg

 

Roman - Editions Albin Michel - 294 pages - 19.50 €    

 

 

 

Parution le 1er mars 2013

 

 

L'histoire : Voilà près de 50 ans que David n'a pas de nouvelles d'Ilsa, depuis qu'enfant, elle l'a sauvé de l'ignoble barbarie nazie, puis mis dans un avion direction les USA. Puis une alerte internet lui apprend qu'Ilsa est mourante, là où toute à commencer. David revient en Allemagne. Au chevet d'Ilsa, il rencontre Marianne, la petite fille de cette dernière. De sa grand mère, Marianne ne connait que sa réputation encombrante de nazie, mais absolument pas son Histoire. David raconte la vraie Ilsa à Marianne qui verra enfin sa vie chamboulée. Et pendant qu'il y est, David avouera sa véritable identité.

 

 

 

 

 

Tentatrice : L'Irrégulière

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Un véritable coup de coeur, coup de poing dans le ventre et caresse des mots ! Si cet exemplaire n'appartenait pas à la médiathèque, j'en ferais un livre de chevet, pour en relire encore et encore des passages, des phrases, des pages.

Cette histoire est faite de flash back dans la grande Histoire, la 2ème Guerre Mondiale... Et je me suis instruite, beaucoup, sur ce qui se déroulait à l'époque de l'autre côté de notre frontière. A vrai dire, j'en ignorais tout. Je n'avais jamais entendu parlé de ces enfants allemands, juifs, soit disant handicapés, qui échappaient à la chambre à gaz parce qu'ils possédaient un savoir, un génie, que ce soit dans les mathématiques, les sciences physiques ou naturelles etc... Le IIIème Reich les dressaient à devenir les meilleurs, et attendait d'eux qu'ils trouvent la recette de la race parfaite, de la bombe atomique, j'en passe et des meilleurs. David était de ceux là, il est le seul survivant. Survivant de deux massacres. Le premier qui lui a fait endossé l'identité de son copain David 1er, qui a préféré rejoindre sa mère défunte. Le deuxième, parce qu'il a été expédié In Extremis en Amérique pour y rencontrer Albert Einshten et devenir son assistant.

Avec ce roman, nous plongeons donc au coeur de la Résistance Allemande, ultra discrète mais pas moins efficace. Et de découvrir un Hitler encore plus stupide que je ne l'imaginais. J'ignore si la stupidité détaillée ici est historique ou "invention" de l'auteur, peu importe, notre idée est de toute façon faite sur ce fou à moustache. Voilà donc le premier argument qui rend déjà ce livre incontournable. Comme j'aime apprendre, comme j'aime lire !

Vous pensez sans doute que ce livre est dur et larmoyant ? Pas du tout ! Malgré un sujet sensible et douloureux, Didier Van Cauwelaert a fait de son narrateur un personnage alerte, facétieux, taquin, séducteur malgré ses 7 dizaines, aussi émotif que drôle.  Quel sens de l'humour même... Un sacré Papy ! On ne peut que l'aimer et tourner les pages avec lui !

Autre richesse de ce roman si dense : les relations qui se créent dans le passé, qui survivent au temps et au silence, et celles qui naissent dans le présent. Entre David l'enfant puis l'adolescent et Ilsa, sa sauveuse qui doit se montrer rude envers lui. Entre David et Marianne, la petite fille, avocate paumée qui subit la réputation erronée de sa grand mère. Dans ce roman, tout y est écrit, décrit et suggéré à la perfection quelques soient les sujets traités et leur abandonce. Le principal est bien sûr la Résistance, dans toutes ses nuances et sous toutes ses formes, depuis celle des enfants à celles des adultes, même si ceux ci paraissent soumis. Se méfier de l'eau qui dort, de l'Histoire officielle. Le poids des secrets de familles et des schémas, le devoir d'insolence pour échapper à ceux ci, les choix de vie, le pouvoir que nous avons sur nous même. Je ne vous les citerai pas tous, découvrez les ! Il me faut conclure ce billet et je n'ai même pas encore évoqué le style si savoureux, précis, délicat, parfois brutal mais toujours choisi avec soin. Admirable ! Chapeau ! Mille maximes et aphorismes à noter, à retenir et à appliquer pour se débarasser de l'encombrant, l'inutile, le douloureux, l'invisible...Mais aussi des phrases qui claquent, qui glacent, qui font ouvrir les yeux. Je ne peux m'empêcher de vous citer quelques extraits, mais avant... Sans doute vous demandez vous pourquoi ce titre, pourquoi "La femme de NOS vies" ? Parce que David a vécu pour deux, comme il l'avait promis à David 1er, avant que celui-ci ne passe à sa place sous "la douche à gaz" expérimentale... Cette histoire est celle d'un destin extraordinaire, au sens littéral du terme et d'une formidable réhabilitation. Puissant ! Poignant ! Magnifique !

  

"Plus l'intelligence est vaste, moins elle doit se voir, et c'est à cela qu'on la reconnaît"

  

"Tu n'es pas fou du tout, tu as l'intelligence du coeur comme ils disent, la seule qui permettrait de comprendre le fonctionnement de la vie"

  

" La vérité, ce n'est qu'une question de temps. Quand votre milieu vous discrédite au lieu de vous contredire, c'est toujours la preuve que vous avez raison : le tout est de survivre aux censeurs"

 

" Quand les gens ne sont plus que des numéros, il suffit de changer un chiffre pour devenir un autre"

 

" Les gens heureux sont beaucoup plus efficaces, à condition que le bonheur soit pour eux un moyen et non une fin"

 

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 L'avis de l'Irrégulière, de Clara, Saxaoul

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Septembre 2013

http://3.bp.blogspot.com/-Y5q1bn6KAKw/Uc0gT7rUSXI/AAAAAAAAQLc/cmA8yRjrcys/s320/la+servante+du+Seigneur.jpg Roman - Editions Stock - 155 pages -14 €

 

 

 

Parution le 21 août 2013 - Rentrée littéraire !

 

 

L'histoire : L'auteur, que nous nommerons ici JLF (Jean Louis Fournier) se livre... Il s'adresse à sa fille, à lui même et au lecteur potentiel. Il essaie de comprendre... Comprendre pourquoi sa fille est entrée dans les Ordres à plus de 30 ans et pourquoi elle a tant changé depuis, au point de presque l'ignorer...

 

 

 

Tentation : Voir dans "mon humble avis"

Fournisseur : MA CB !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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"Dieu est très fair play avec moi. Après tout ce que j'ai écrit sur lui, il me donne une fille religieuse.  Il n'est pas rancunier" p12

 

 Mon humble avis : Il est partagé et cette chronique ne sera pas facile à rédiger. En résumé, j'ai beaucoup aimé le style, très touchant, plein de poésie, mais aussi de cynisme, de sacarsme et d'humour noir et de l'humour tout court ! Certaines questions lancées sont intéressantes, méritent réflexion. Les métaphores sont nombreuses, joliement écrites et trouvées. Sur tout cela, je n'ai rien à dire, je me suis délectée... Juste en passant.... J'ai encore mis moins de temps à lire ce livre que le dernier Nothomb... Celle ci n'est donc pas la seule à faire court pour  15 €, à bon entendeur ! 

Par contre, l'atmosphère de ce livre qui n'a rien d'un roman m'a déplu, mise mal à l'aise... Mais prenons les choses par le début... La genèse de mon achat compulsif.

J'ai acheté ce livre le jour de sa sortie, le 21/08 sans aucune préméditation puisque j'ignorais tout de son existence. Mais à la recherche de "Mon Nothomb", je tombe sur ce titre, cette couverture et ce pitch... Cela me bouleverse car le matin même, je quittais ma jeune nièce qui m'avait annoncé qu'elle rentrait dans les ordres 3 semaines plus tard. Autant dire que j'étais franchement chamboulée et que "La servante du Seigneur" ne pouvait que m'interpeler... Je pensais y trouver quelques réponses, même si mon cas diffère de JLF... Dans l'histoire, je ne suis que tante et non mère et fatalement, encore moins père ! Voilà l'état d'esprit dans lequel j'ai lu cet écrit... Bien entendu, je n'ai trouvé aucune réponse à mes questions, sans doute parce que chaque personne, chaque relation, chaque vocation, chaque comportement, chaque relation diffère... comme varie aussi chaque ressenti, point de vue sur le sujet. Pour ma part, je suis athée, ma famille est catholique de même que mon éducation, et dans la globalité, j'exècre les religions, les dogmes et les clergés. Mon avis se forge ensuite au cas par cas, au fil des rencontres, puisque je ne mets personne dans le même sac. Je campe sur mes positions mais suis ouverte à toutes discussions si celles ci sont constructives, respectueuses de chacun et enrichissantes.

Et c'est là que le bât blesse dans les propos de JLF... Certes, le lecteur surfe sur différentes vagues, qui vont du SOS d'un père en détresse, au cri du coeur, à déclaration d'amour d'un père à sa fille, jalousie, réglement de compte, moquerie, irrespect, tendresse, tristesse, colère, crise infantile, à la souffrance.

JLF demande pourquoi, mais j'ai comme l'impression qu'il n'écoute pas la réponse. Surtout que lorsque l'on touche aux vocations religieuses (et même aux autres), y a t-il un pourquoi que l'autre peut comprendre sans le ressentir ou le vivre ?

JLF reproche à sa fille d'avoir changé, d'avoir abandonné une carrière qui s'annonçait au mieux, de ne plus aimer les mêmes musiques, de ne plus être drôle... Serait il jaloux d'un équilibre trouvé par sa fille ? Il reconnait pourtant que les gens les plus drôles sont rarement les plus heureux... Qui ne change pas, recluse dans un couvent ou libre de parcourir la terre entière ? Qui ne grandit pas, n'évolue pas au point de modifier ses goûts ? Sa fille n'aime plus Bach, et alors, libre à elle.

JLF semble perdu. Il oscille entre fierté et déception parternelle. Sa relation avec sa fille se distand... Je ne connais pas sa fille, mais de ce que j'ai lu dans ce livre, ça ne m'étonne pas. S'il était moins moqueur, s'il acceptait plus sa fille telle qu'elle est, s'il se séparait de son amertume cynique, sa fille aurait peut-être plus envie de le voir.... Il ne serait alors plus JLF ? Et bien il faut peut-être accepter d'avoir des vies et des caractères incompatibles.  Et puis l'affection, l'amour ne se quémandent pas, mais ce méritent et se recoivent... naturellement ! Vous allez me répondre que lorsque l'on a pas d'enfant, il est très facile à dire que "les enfants n'appartiennent pas aux parents" et qu'on ne fait pas des enfants pour soi.... En tout cas, JLF semble l'oublier dans cet ouvrage qui prend plus l'apparence d'un réglement de compte qu'un calumet de la paix... même si, et heureusement, JFL a eu la délicatesse de laisser le dernier mot à sa fille, enfin, les dernières pages. Nous avons ainsi son avis sur la question, ce qui rééquilibre dignement un peu les choses. D'ailleurs, je n'aime pas la façon dont certains médias présentent ou évoquent ce livre.... Sur France 2, c'est un père blessé, abandonné par sa fille... Sur je ne sais plus quel web média littéraire... La fille de JLF lui réponds publiquement.... bref, une fois de plus, de l'intime, on fait un buzz en le sortant de son contexte....

Quant à ma nièce et moi... Et bien alors que j'écris ces mots, elle entre justement dans sa communauté. J'ai beaucoup discuté avec elle, de façon légère ou profonde. Elle sait ce qu'elle fait, elle rayonne. Elle est toujours un amour, je l'adore. On est diamétralement opposées au niveau des convictions religieuses et pourtant, nos conversations sont passionnantes, enrichissantes et respectueuses. Fort possible que le choix de ma nièce, même s'il nous éloignera forcément physiquement, nous rapprochera dans l'intime. Je le souhaite, car la présence d'une aussi belle personne dans ma vie est indispensable.

La servante du Seigneur, une confession maladroite qui aurait mieux fait d'être couchée sur un divan que sur le papier. Ce n'est la que mon humble avis. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Août 2013

 http://belleetcultivee.com/wp-content/uploads/2013/07/La-Nostalgie-heureuse-Am%C3%A9lie-Nothomb1.jpg    

Roman autobio - Editions Albin Michel - 148 pages - 16.50 €

 

 

 

Parution le 21 août 2013

 

 

L'histoire : En mars 2012, la romancière a eu l'occasion de retourner sur les traces de son enfance, au Japon. Une émission de France 5 voulait en faire un reportage. Amélie Nothomb revient sur cette expérience autant désirée que crainte, et nous livre ce que la caméra ne pouvait capter.

 

 

 

 

Tentation : Pas besoin, grand messe de l'année !

Fournisseur : Ma CB le jour J

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Les romans autobiographiques d'Amélie Nothomb ne sont pas mes préférés : je n'y retrouve pas l'imagination sans borne et l'originalité des sujets qui font d'Amélie ce qu'elle est, et de surcroit ma romancière favorite.

Et pourtant, cette Nostalgie Heureuse m'a bien plus et même plus que cela : m'a parlé, à moi, rien qu'à moi, rien que pour moi ! (même si chaque lecteur conquit se dit certainement la même chose).

Point de grande fantaisie ni d'exubérance Nothombiesques dans ces pages plutôt calmes et sereines, même si elles partagent des remue-ménages intérieurs. Même si l'humour et l'autodérision de l'auteure sont bien présents et rendent ainsi la signature inutile. On sait toujours qui nous lisons. Mais La Nostalgie Heureuse me semble vraiment différent des  20 et quelques opus précédents de l'écrivaine : c'est pour moi le roman le plus intimiste d'Amélie. J'ai lu ce texte comme une conversation que je pourrais partager avec Amélie, sur le ressenti profond face à des événements personnels vécus. Bien entendu, intime chez Amélie Nothomb ne signifie pas graveleux ni vie personnelle qui ne nous regarde pas ! Mais ici, Amélie nous livre ses doutes, ses joies, ses craintes, ses failles, ses forces, ses petits défauts amusants, ses regrets, ses maladresses, ses regrets ou ceux qui n'en sont plus, son excitation à l"idée de revoir le Japon, pays de son enfance qui l'a tant marquée et pour qui elle voue un véritable amour passionnel. Seize ans qu'elle n'y a pas mis les pieds. Elle y retourne à l'occasion de la sortie Japonnaise d'un de ces romans, et d'un tournage d'un documentaire sur sa relation avec le Japon. Ce reportage, je l'ai vu, diffusé sur France 5. Intéressant et très émouvant. Amélie livre ici l'envers du décors du tournage, ce que la caméra n'a pu décelé car intérieur, ce que la caméra n'a pas filmé, ce que la caméra aurait dû cesser de filmer.

Le Japon est un pays qui ne m'attire pas plus que cela, touristiquement parlant. Je préfèrerais traverser tous les déserts et accoster sur toutes les îles du monde  avant de me rendre au Japon. Mais Amélie saurait presque me faire changer d'avis, tant elle sait parler, décrire ce Japon qu'elle aime et connait si bien. La nostalgie heureuse pourrait presque être un guide touristique intitulé : comprendre la mentalité japonnaise !

Et si La Nostalgie Heureuse m'a tant parlé, c'est parce que je partage ce type d'expérience, je l'ai vécu. Le retour sur une terre où vous avez véçu l'extraodinaire, la magie, l'indicible. Une terre d'où l'on vous a arraché ou dont vous vous êtes arrachés pour des raisons que vous jugiez bonnes. Et les retrouvailles qui s'annoncent. Les lieux seront ils les mêmes, l'atmosphère, les amis, moi ? Mon passion amoureuse n'est point nippone mais Antillaise et se nomme Guadeloupe. Et ce qu'Amélie a ressenti lors de son retour au Japon, je l'ai éprouvé à chacun de mes retours Caraibéens.

La Nostalgie Heureuse est un récit qui s'adresse à tous, mais particulèrement à tout lecteur qui vit cette nostalgie pour un lieu, une époque de sa vie... et qui s'apprête à des retrouvailles, ou qui en revient mais voudrait les prolonger. 

 

 

   

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Rédigé par Géraldine

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