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Publié le 22 Août 2014

Roman - Editions Mercure de France -131 pages - 14.50 €

 

Parution le 28 août 2014 - Rentrée littéraire

 

L'histoire : La narratrice se fait embaucher en qualité de professeur particulier de violon auprès du fils d'un richissime vénicien. Durant son temps libres, elle arpente les rues de Venise. Ces promenades sont propices à l'introspection. Et c'est durant l'une d'elles qu'elle aperçoit Marianne une première fois, avant de la suivre, au grès des balades et de l'écouter, à son insu.

 

 

 

 

Tentation : J'ai beaucoup aimé les 2 premiers romans de l'auteure.

Fournisseur : Mercure de France

 

 

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Mon humble avis : Comme j'aurais aimé rédiger un autre billet ! Comme j'étais sûre d'écrire une éloge dithyrambique si ce roman suivait la veine des deux précédents chefs d'oeuvre d'Anne Révah (Manhattan et Pôles Magnétiques, que je vous recommande toujours chaleureusement).

Mais voilà, ce "Quitter Venise" m'a laissée de glace. Je n'y ai même pas retrouvé la plume si délicate et soignée qui m'avait tant plu dans mes deux autres lectures. Au fil des pages, je m'interrogeais : "Où est l'Anne Révah que j'admire".

J'ignore si le changement de maison d'édition y est pour quelque chose, mais mon impression qui croissait au fur et à mesure que j'avançais dans cette histoire était : il manque à ce livre une relecture et une correction supplémentaires. Certains éditeurs ne font pas appel aux services de correcteurs. Je le sais par des appels mystères que j'ai passés ces dernières années, justement quand un livre s'avérait mauvais au point de douter du travail éditorial...

Toujours est il que même si les premiers temps, ma lecture de "Quitter Venise" me plaisait assez, j'ai vite déchanté. L'écriture.... quand je la décortique trop, c'est que soit l'histoire ne me captive pas, soit qu'elle est trop pleine de défauts, au point de m'agacer et de m'éloigner de mon intérêt majeur : ce que les personnages me racontent, me disent, me confient...

Dans "Quitter Venise", il me semble que si l'on supprimait les verbes auxiliaires être et avoir, ainsi que vouloir et savoir, on réduirait le livre d'un tiers. Le vocabulaire usité est très limité par rapport à ce que notre belle langue française propose pour évoquer envie, désespoir, sentiments, souvenirs, joie, j'en passe et des meilleurs. Donc première déception malgré les belles envolées poétiques et lyriques qui parsèment le texte.

Certains souvenirs ou anecdoctes de la narratrice sont évoqués à plusieurs reprises, dans des termes quasiment identiques. Redondance souhaitée par effet de style ou une fois encore, manque de relecture ?

La narratrice ne m'a pas touchée, ses problématiques médico/familiales me sont restées on ne peut plus extérieures, alors que je suis très souvent empathique.

Enfin, ce qui fait le piment de la quatrième de couv et permet de pressentir une orginalité certaine dans le sujet se révèle très secondaire, presque absent du récit. Ce n'est pas toujours un soucis, si le premier plan se montre digne d'intérêt, ce qui n'a pas été le cas, pour moi et mon humble avis, je le reprécise. Et c'est dommage, car j'aimais bien l'idée de connaitre une personne rien qu'en la suivant et en écoutant ses conversations aux terrasses de cafés etc... Je serai prête à lire un roman qui ne traiterait que de ce sujet, sans s'encombrer de souvenirs familiaux dramatiques et pénibles.

Néanmoins, les lecteurs qui connaissent la cité Vénicienne trouveront certainement dans ce livre un intérêt supplémentaire, à savoir : glisser leurs pas dans ceux de la narratrice au fil des rues, ruelles, ponts, places et se souvenir de leur voyage là-bas.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Août 2014

Roman - Editions Livre de Poche - 219 pages - 6.10 €

 

Parution en LDP en 2001

 

L'histoire : Thomas mène une vie routinière loin de ses montagnes. A la SACEM, où il travaille, une veille dame lui demande, contre une belle somme d'argent, de se faire passer pour Charles, militaire défunt, auprès de sa fille adoptive. Hélène serait en effet dans le dénie devant le décès de son ancien prétendant. C'est tout une autre histoire que Thomas va découvrir en se prêtant au jeu. Il n'est pas au bout de ses surprises et ne s'attend certainement pas à un tel bouleversement dans sa vie.

 

 

 

Tentation : Le pitch et l'auteur

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

Mon humble avis : C'est un beau roman, c'est une belle histoire, c'est une romance... d'aujourd'hui.... et qui pourtant, ne date pas d'hier ! Lol ! Oui, c'est surprenant de lire un bouquin où il est encore question du minitel, des cabines téléphoniques, et du Franc !

Et pourtant, comme nombre d'histoire d'Amour, celle de Thomas et d'Hélène est atemportelle, même si elle est loin d'être banale !

Se plonger dans une oeuvre de Didier van Cauwelaert, c'est être quasi certain de passer un bon moment de divertissement et d'émotion, sans faire l'impasse sur une écriture agréable, soignée et fluide. Mission remplie donc par cette demi-pensionnaire. J'adore la symbolique du titre qui est donnée en cours d'histoire. Demi-pensionnaire, parce qu'Hélène a beau être clouée dans un fauteuil, elle n'est qu'à moitié sur terre. L'autre moitié, c'est dans les airs qu'elle la passe, en étant pilote de voltige.

Didier van Cauwelaert nous offre ici une bonne bouffée d'oxygène et une sacrée leçon de vie, sans jamais se noyer dans le pathos, bien au contraire, puisqu'il nous emmène faire des loopings dans le ciel.

Deux êtres qui n'auraient jamais dû se rencontrer, que tout oppose.... en apparence. En fait, ce roman est un formidable point levé contre les apparences tout simplement. Il démontre bien qu'il faut toujours creuser si l'on veut connaitre, et se défaire des préjugés que l'on vous vend à l'emporte pièce.

Ainsi, Hélène, malgré ses jambes qui ne répondent plus, est une formidable boule d'énergie, d'indépendance et de joie de vivre. Thomas n'est pas l'homme plutôt superficiel qu'il s'emploie a être depuis quelques années. Edmée a t-elle toute sa tête ou celle ci part elle en lambeaux ? Peu importe. Elle a pris Hélène sous son aile et s'attend à ce qu'on lui laisse exprimer son affection pour cette jeune femme courageuse, avec qui elle partage tant. Jacqueline, fille d'Edmée, est-elle aussi mauvaise qu'on le dit, ou juste malheureuse de voir sa mère plus attachée à une "étrangère" qu'à sa propre fille ? Alors que le monde entier voudrait séparer Hélène et Edmée, Thomas va se découvrir une mission....

Bref, par moult rebondissements, avec un humour irrésistible et des idées qu'il faut vraiment trouver, Didier van Cauwelart fait de cette demi-pensionnaire un personnage fantasque, très attachant, drôle et démontre qu'il suffit d'une personne pour changer votre vie, ou du moins la remettre sur les rails que vous vous étiez fixées, mais dont certains événements vous ont écarté. Le tout dans la joie et la bonne humeur ! Vive l'amitié, vive l'Amour, vive l'entraide, vive l'intergénérationel, c'est ce que nous dit Didier van Cauwelaert. Et surtout vive la liberté de chacun !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Juillet 2014

Roman - Editions Folio - 188 pages - 6.20 €

 

Parution en poche en 1997

 

L'histoire : Dans une Guadeloupe tourmentée par le chaos de sa diversité ethnique, sociale et culturelle, au temps des rues obscures les rumeurs devenaient des réalités.Un jour, la rumeur annonça «l'Homme-au-Bâton». Personnage mystérieux, sans visage, sans nom, qui défraya la chronique de nos jours immobiles en nous faisant glisser sous l'écale de la peur. Partout à la fois, aux quatre coins de notre poussière d'île, invisible et sinistrement présent, il perforait nos femmes en laissant derrière lui un sillage de parole et une kyrielle d'enfants.Dès lors nos imaginaires, riches de toutes les peurs (peur du nègre marron, peur du cyclone, peur de la Soufrière, etc.), inventèrent les parades les plus cocasses.

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Ma PAL, achat en Guadeloupe l'an dernier.

 

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Mon humble avis : Dépaysement garanti avec cet Homme-Au-Bâton. Si vous voulez une plongée dans le coeur de la guadeloupe et de l'identité créole, ce livre vous tend les bras et répondra à toutes vos attentes.

Au commencement, il y a une jeune créole de bonne famille qui se retrouve mystérieusement enceinte. Elle dénonce l'homme-au-bâton, qui serait venu la cueillir pendant son sommeil. La rumeur enfle, enflamme toute l'île, surtout que d'autres cas plus tragique encore se font connaitre. Dès lors, c'est la panique sur l'île, l'enquête, les croyances, les médisanes, la sorcellerie, les moeurs, tout s'en trouvera transformé jusqu'à l'émeute. L'imaginaire collectif est bien en route, et des commerçants font même fortune avec des parades contre cet homme-au-bâton.

Ce roman est dans la pure tradition littéraire créole. D'ailleurs, expressions créoles francisées ou non (dans ce cas, traduite en bas de page à l'aide d'un *) fleurissent un chaque page et donnent un charme indéniable à cette histoire. Ces expressions francisées sont en fait le fruit du contact de deux langues, le Français et le créole. La Guadeloupe est disglossique, c'est à dire que 2 langues y sont parlées. Et la littérature créole ne veut que légitimer et réabilité cette langue, afin qu'elle ne soit plus uniquement considérée comme le patois de l'esclavage.

 Cette histoire qui est un mythe, une légende, une croyance qui permet à Ernest Pépin d'aborder moult sujets qui lui tiennent à coeur, tant dans la forme que dans le fond.

L'homme-au-Baton est donc clairement inscrit dans un mouvement littéraire pour lutter contre l'assimilation et l'aliénation de la culture créole par la culture métropolitaine. L'histoire s'inspire d'un fait divers de 1956. Ernest Pépin brosse ainsi le portrait de la société Guadeloupéenne des années 60 aux années 90, avec l'essort d'un tourisme canadien à visée purement sexuelles et les conséquences sociétales et comportementales en Guadeloupe de ces charters aux motivations particulières. Les rapports entre le D.O.M et la métropole sont étudiés, comme la réputation de la France et de Paris auprès de certains Antillais qui n'ont jamais quitté leur village. L'histoire tourne beaucoup autour des moeurs locales, très libertines. Les réputations qui se font et se défont en fonction de vos prouesses sexuelles, de vos nombres d'amants ou de maitresses etc.

Dans la tradition Guadeloupéenne, L'homme-au-Bâton est nommé Dorlis, un démon masculin qui visite les femmes pendant leur sommeil et satisfait leur désir.

Sous des aspects divertissants, avec un humour non négligeable, ce roman est donc un écrit réellement culturel qui permet une immersion totale dans la culture et la société créole. C'est une lecture que l'on pourrait qualifier d'ethnologique. Et, si j'ai moi même passé près de 3 ans en Guadeloupe, j'ai appris nombre de choses (palpables ou non), car quoi qu'il en soit, malgré mes envies profondes de m'intégrer, je suis toujours restée "une métro".

J'ai eu juste à déplorer quelques longueurs et une fin qui ne convient pas forcément à la relative cartésienne que je suis. Mais je vous invite chaleureusement à vous plonger dans cette créolité.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 24 Juin 2014

Roman - Editions Belfond - 371 pages -18 €

 

Parution le 7 mai 2014

 

L'histoire : Dans un centre de thalasso breton, en hiver. Une poignée de curistes va vivre quelques jours pas si reposants que ça, à l'opposé de ce qu'ils avaient imaginé. Alors qu'ils n'ont rien en commun, leur destin va s'entrelacer et les laissera, sans doute, différents à jamais. Et puis, au milieu d'eux, il y a la jeune masseuse Guillemette, dont le passé douloureux revient comme un boomerang parti très loin. Tout cela sous le regard de Cyrille, le bienveillant réceptionniste.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Belfond, merci pour l'envoi.

 

 

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Mon humble avis : Ce roman est une véritable pépite, caché derrière un titre et un pitch qui ne lui correspondent pas. Dans l'objet même, seule la couverture l'illustre parfaitement : un poisson qui saute hors de son bocal. C'est ce que vont faire chacun des personnages de cette histoire, chacun à sa façon, à son rythme, sur un mode brutal suite à une révélation ou pas à pas, suivant le conseil d'un être croisé, rencontré, observé. Que cette personne soit agréable ou complètement antipathique, mystérieuse ou à priori lisse comme une rocher poli par la mer, celle ci influencera, de gré, de force ou à son insu, ces hommes et femmes croisées pendant ces quelques jours de thalassothérapie.

Le pitch annonce ce livre comme une comédie pétillante. Je ne suis pas d'accord avec cette description. J'ai été très touchée par ces histoires qui s'entrecroisent, même émue. Bien sûr, certaines scènes frôlent parfois le rocambolesque, malgré l'arrière plan plutôt dramatique, l'intime fissuré, blessé, malmené, blackboulé de tous ces personnages. Au premier abord, certains peuvent paraître caricaturaux, mais la suite du roman nous prouve qu'une fois de plus, il ne faut pas se fier aux apparences.

Les changements ont un prix. Chacun va l'apprendre ici à ses dépents. Ils sont issus aussi d'un choix, parfois difficile, par peur des conséquences dans la vie personnelle. Bien sûr, dans ce roman, chacun se soucie peu, ou est loin d'imaginer les retentissements en cascade de ses actes sur son entourage affectif ou de proximité géographique.

Petit aperçu de ces personnages, très attachants, qui se cotoient plus ou moins ici... Il y a les gentils qui aimeraient apprendre à être méchants parfois, et les méchants qui voudraient savoir être gentils, parfois aussi.

Claudine, caissière d'hyper marché en Ile de France, qui a gagné ce séjour grâce au concours d'une marque de yaourt. Elle se retrouve alors dans un monde qui n'est pas le sien et réalise à quel point elle se laisse marcher sur les pieds par son employeur, son mari, ses enfants. Ce séjour la changera a tout jamais, par des détails qui peuvent paraitre infimes.

Marion et Thomas, riches parisiens. Après la naissance de leur 3ème enfant, ils s'offrent un break. L'un est sûr de son mariage, l'autre a des doutes. Pendant ce séjour, la tendance s'inversera.

Iris, executive women on ne peut plus imbuvable. Pourquoi est elle aussi acariâtre ? Ses attaques ne sont en fait que défenses, et vengeance d'un traumtisme qui remonte à l'enfance. Un truc de gosses, de sales gosses, mais qui a façonné sa vie malgré tout.

Mona, septuagénaire richissime, se fait harcelée par son Victor de fils pour quelques centaines de millier d'euros, afin d'ouvrir un business à Londres. D'ailleurs, pour faire plaisir à sa mère et la faire plier, cet homme d'affaire sans pitié ni sentiment débarque à la thalasso.

Guillemette, jeune masseuse de l'hôtel, vient d'apprendre que sa mère, qu'on lui avait toujours dit morte, ne l'est pas.

Et Solange, cette même mère, qui se sent enfin prête à rencontrer sa fille. Que s'est il passé il y a 20 ans ?

Tout ce petit monde va donc sortir de sa coquille, de son bocal. Bocal qu'il s'est imposé pour plaire et surtout ne pas déplaire, pour épater sans en avoir besoin, pour se protéger, pour supporter son quotidien, pour être comme les autres, pour correspondre à l'image qu'il faut renvoyer, à l'image que la société ou les proches attendent "certainement".

Vous voyez, avec ce petit trombinoscope, que l'on est loin de la comédie pétillante. Non, nous sommes dans un livre profondément humain, intelligent, sensible, où les relations entre chacun sont subtilement fouillées et décrites. Qui plus est, cette histoire est servi par une écriture très agréable, soignée sans trop l'être non plus, bref, fluide.

J'ai vraiment adoré "Le bonheur n'est pas un sport de jeune fille" et si j'ai mis du temps à le lire, c'est parce que ces derniers temps, je consacre moins de temps à la lecture. Mais pour vous, il est grand temps de vous plonger dans ce magnifique roman aux allures légères, mais au sens profond.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Juin 2014

Roman - Editions Gallimard - 1h10 d'écoute - 13.10 €

 

Parution en audio livre en 2009

 

L'histoire : Aussi scandaleuse pour son époque que fragile, Zelda nous raconte sa vie auprès de Francis Scott Fitzgerald, pour le meilleur et pour le pire, depuis son mariage en 1918 jusqu'au décès de son époux, alors qu'elle est internée...

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib

 

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Mon humble avis : Déjà, la voix chaude, suave et pénétrante de Fanny Ardant, interprête de cette lecture, ne peut que séduire et envouter ! Bon point pour ce livre audio !

Les petits reproches que je pourrais adresser à ce livre audio, c'est que le mot "extraits" n'est pas franchement mis en valeur, du coup, je découvre à l'instant que je n'ai pas eu le roman en entier. Est-ce grave ? Pas forcément mais... Et puis, je suis toujours un peu déroutée quand un roman est à la fois biographie et saupoudré d'imaginaire, car j'ignore alors ce que je peux prendre comme argent comptant et culture acquise et sûre, pouvant me faire briller dans un diner !!!

A part cela, ce récit est délicieux. Je ne connaissais de Zelda et Scott Fizgerald que leur réputation mais ne m'étais jamais penchée sur leur histoire et leur destin hors du commun.  Lestyle fluide, soigné, poétique, très agréable, ajoute un intérêt littéraire indéniable aux confessions de Zelda. C'est assez bluffant de constater l'aisance de Gilles Leroy à se glisser dans l'âme et le corps du femme qu'il n'a évidemment pas connue.

Les excès du couple, sa déchéance, ses ambiguités sont extrêment bien rendus. Zelda et Scott Fitzgerald se sont servis l'un de l'autre pour arriver à leurs fins. Pour l'une, quitter son Alabama natal et gagner New York. Scott Fitzgerald pour accéder à la célébrité. Une histoire de couple qui aurait pu être belle, mais Zelda réalise que l'amour, elle ne l'a connu qu'un mois, avec un autre, pendant que son mari épanchait ses penchants homosexuels. Zelda et Fitzgerald se sont aimé à la folie à leur façon, se sont détestés, se sont détruits, mais ce sont toujours respectés. A leur époque, ils defrayaient la chronique. Au XXIème siècle, on les dirait "people".

La détresse, la douleur de Zela transperse de toute part de ce récit, émeut beaucoup. Certaines phrases de Zelda sont forte comme un coup de poing dans le plexus et m'ont bien remuée,  voire bouleversée.   Et bien entendu, j'ai dorénavant le projet (sans DLC) de me plonger un peu plus dans l'univers de ce couple maudit et quelque part, fascinant.

NB : A savoir... ou pas, Alabama Song a remporté le prix Goncourt en 2007 !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Juin 2014

Roman - Editions Livre de Poche - 190 pages - 4 €

 

Première parution en 1997

 

L'histoire : Traducteur de métier, Gilles débarque et s'installe sur une île au large de la Bretagne. Il pense avoir trouvé un havre de paix qui lui permettra de se remettre au travail. Un éditeur parisien lui demande alors une traduction d'Ada ou l'ardeur, chef d'oeuvre intranduisible de Vladimir Nabokov. Gilles peine néanmoins à la tâche, dépasse les délais alloués par les parisiens... Mais sur une île, on n'est jamais seul ! Deux étés, ou les péripéties de la traduction pas comme les autres, d'un livre pas comme les autres, par des gens pas comme les autres !!!

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

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Mon humble avis : J'ai pioché ce livre dans ma PAL un soir de désespoir... 3 semaines que je peinais sur un autre roman. Alors vite, un livre de faible épaisseur et me voici, à l'approche de l'été, à pénétrer dans ces Deux Etés ! Et bien, quel délice ! J'ai ainsi dévoré ce livre en deux séances de lecture.

Erik Orsenna nous emmène sur une île bretonne non nommée. Mais des indices jaillissent de ci, de là, des descriptions et enfin, une initiale : "B". Il s'agit donc de l'île de Bréhat et des îlots qui l'entourent. Nous voici  sur Bréhat, à en découvrir les paysages, les us et coutumes (dont celles auxquelles on ne pense pas au premier abord !!! - Les grandes marées représentent un sacrée opportunité pour une pêche à pieds bien particulière ;) et les habitants. Les vrais, les purs, qui sont nés iliens, vivent iliens et mourons iliens. Les touristes de quelques jours. Et les autres. Ces familles qui se lèguent leur maison de génération en génération et qui, bien souvent, sont devenus très parisiennes.

Erik Orsenna nous décrit tout cela avec une écriture savoureuse, élégante comme toujours, une culture savamment distillée et un humour jubilatoire, qui vogue entre ironie et cynisme et gentille moquerie. Jubilatoire car très fin, presque discret. Ce n'est point l'humour qui nous plie en deux, mais qui nous fait nous étendre de bien être et sourire béatement.

Le système narratif possède son originalité, puisque narrateur et auteur semble n'être qu'une seule et même personne. Mise en scène et imagination d'Orsenna ou réalité romancée, l'histoire ne le dit pas, et peu importe.

Ce qui est délectable, ce sont les quiproquos entre parisien et iliens (bretons qui plus est), les situations décalées, fantaisistes ou burlesques quelque part, et cette formidable solidarité qui s'exerce autour du traducteur en difficulté, solidarité qui vide les stocks de dictionnaires Français /Anglais du libraire le plus proche et qui traverse océans et continents ! Comment ? Je vous laisse découvrir ces pages fabuleuses, proches du conte ! Un roman qui donne la banane et qui permet à Erik Orsenna, grand défenseur de notre langue, de lancer un nouvel appel à la sauvegarde du français et des idiomes régionaux. Les personnages sont attachants et hauts en couleur, depuis le recteur en passant par la postière ou MMe née de Saint Exupéry.

Il ne vous faudra pas deux étés pour lire ces Deux Etés, mais quelques heures qui vous donneront l'impression de tenir un merveilleux bijou entre vos mains. Pour moi, c'est un véritable coup de coeur !

 

L'avis de l'Irrégulière

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Mai 2014

Roman - Editions Thélème - 4h d'écoute - 21 €

 

Parution en audio en mars 2012

 

L'histoire : Un petit port du sud de la France, de nos jours. Un cercle d'amitiés se forme autour de Florian, peintre vieillissant, iconoclaste, pyromane et réputé fou. Avec l'aide de ses compagnons, l'artiste se lance alors dans une oeuvre monumentale illustrant le Déluge..

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci !

 

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Mon humble avis : Je suis restée complètement imperméable à ce roman, malgré sa renommée et celle de son auteur. Pourtant, la langue est belle, l'écriture fine, soignée tout en restant simple. Peut être est-ce dû à la lecture de Michael Lonsdale. Pourtant, celui ci est aussi très réputé en qualité de lecteur dans le monde du livre audio. Mais son interprétation était pour moi bien trop mélancolique. Sa voix se fait presque murmure, aussi, certains mots ou sens profond de passages ont dû m'échapper. Je suis peut-être méchante, mais j'ai eu souvent envie que Lonsdale se racle la gorge pour mieux repartir.

Il est question ici de l'art, de la création, de la maladie, de l'approche de la mort, de peinture, de folie, d'amitié. L'histoire de Florian, ce peintre qui brûle ses toiles, est pourtant peu commune. Mais elle ne m'a pas touchée. Comme autres personnages et leurs intéraction. Je n'ai rien ressenti, mon coeur est resté de pierre. Cette amitié mise en exergue dans le pitch manque pour moi d'engouement et de clareté pour être vraiment palpable.

De même, je ne suis parvenue à me figurer la création de cette oeuvre picturale gigantesque sur le déluge. Malgré les descriptions des couleurs, des lumières, des clair-obscurs, aucune image n'est née en moi.

Enfin, même la narration m'a égarée. Je n'ai jamais vraiment su si le narrateur était extérieur (l'auteur) ou Florence, l'un des personnages.

Certaines critiques, amatrices ou professionnelles parlent de chef d'oeuvre. Sans doute votre propre sensibilité vous permettra d'apprécier ce roman à sa juste valeur.

 

Sylire a été transportée !

 

Ce roman existe bien sûr en format poche

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Mai 2014

Roman - Editions Flammarion - 363 pages -19.90 €

 

Parution : le 9 avril 2014 - Nouveauté

 

L'histoire : Samuel, écrivain à succès à tout perdu en gagnant la célébrité. Certes, il évolue dans la Jet Set new-yorkaise, mais sa fille ne lui parle plus guère.

Addict à certaines substances, Samuel l'est aussi de Facebook, dont il fait son terrain de chasse parmi les lectrices qui l'adulent. Jusqu'au jour où un contact homonyme lui annonce "je suis toi dans 20 ans, et je vais t'avertir des drames à venir".

Foutaise, possibilité, réalité paranormale ou machination, que se cache-t-il derrière ces messages récurrents ? Samuel perd pied mais n'imagine pas un instant l'horreur qui l'attend.

 

Tentation : Ma BAL qui me sait fidèle à l'auteur !

Fournisseur : Flammarion, merci pour l'envoi !

 

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Mon humble avis : Et bien mes amis, quel livre, quelle intrigue, quel suspens ! Au point que ce roman, qui n'est pas estampillé comme tel, prend bel et bien l'allure d'un thriller tant le mystère s'épaissit et que la course contre la montre s'accélère de façon on ne peut plus.... infernale. On n'ose y croire. Seule la dernière page nous délivrera du mal... ou pas (ne craigniez rien, pas une once de spoiler dans ce billet !).

"A la fin de ce roman, je serai mort". C'est ainsi que le narrateur introduit le récit de sa vie. A priori, il n'est pas question de maladie, ni d'envie morbide. Alors pourquoi un tel présage ?

Thierry Cohen vous offrira bien quelques indices ça et là... Mais ceux ci seront tellement subtils que vous n'y verrait que du feu, pour tomber de très haut lorsque le dénouement s'annoncera. Rien, vous n'aurait rien vu venir !

La construction de cette histoire se révèle bien savante. Ce n'est pas la première fois qu'un auteur use de la formule, qui plait tant, du roman dans le roman. Sauf qu'ici, on finit par ne plus savoir ce qui tient du roman ou du "réel", et on se demande combien de romans se cachent dans ce roman ! Vous me suivez ? Non, et bien lisez ce livre, vous me comprendrez.

Un petit mot sur l'histoire, les personnages. L'action se déroule à New-York. Je suppose que l'auteur a choisi ce lieu afin de justifier la démeusure du succès littéraire de Samuel, mais aussi, la présence du personnage Nathan, en qualité d'agent. (Ce système n'existant pas encore vraiment en France). Samuel avait tout pour être heureux. Femme, enfant, travail. Il lui manquait l'écriture. Sa femme l'encourage dans ce sens. Et le premier roman de Samuel est un succès tel qu'il se trouve directement en tête des ventes. S'en suit un contrat signé avec l'un des plus prestigieux éditeurs américains. Un contrat comme un piège qui obligera Samuel à livrer chaque année un nouveau roman sur le même canevas (Sentiments, Suspens, Sexe). Une recette où Samuel se montre romantique à souhait, alors que dans la vie, il devient détestable, égoiste, prétentieux. Le succès lui monte à la tête, mais aussi à celle de son entourage professionnel.Jusqu'aux jours où ces fameux messages anonymes lui remettent la tête sur  les épaules, tout en lui faisant perdre la tête d'une autre façon.

Alors, vous trouverez dans "Je n'étais qu'un fou" une multitude de sujets traités avec justesse : Les dérives d'internet et des réseaux sociaux, la fabrication d'un produit commercial marketing : le livre / l'auteur. Certaines émissions TV (genre du samedi soir avec 2 pitt buls) qui ne sont qu'un spectacle de mise à mort orchestrée le plus souvent. Les démons de la célébrités même si votre socle semble bien solide, la guerre que se livrent les éditeurs, les affres de l'écriture, de l'inspiration, l'énergie que l'on dépense pour se faire une place dans la société au lieu de soigner celle que l'on a auprès des siens...

Je suis une fidèle de Thierry Cohen depuis son premier roman, et je peux dire que celui ci est mon préféré aexequo avec "Je le ferai pour toi", tant pour moi les constructions de ces deux intrigues relèvent d'une imagination qui n'est pas donnée à tout le monde et d'un certain génie. Car dans cette histoire, rien n'est gratuit, tout prend son sens au fil des pages, des chapitres et surtout, dans le dénouement innimaginable. D'ailleurs, j'espère que la dernière page n'est ni prémonitoire ni trop personnelle, car j'attends déjà le prochain Cohen, Thierry du prénom !

 

 

 

JE N'ETAIS QU'UN FOU, de Thierry COHEN

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Mai 2014

 Roman - Editions Léo Scheer - 299 pages - 19 €

 

Parution le 8 janvier 2014

 

L'histoire : Aimer et attendre un homme marié... Alice jure que plus jamais on ne l'y reprendra. Pourtant, quelque temps plus tard, elle jette son dévolu sur un célèbre chirurgien esthétique, pas plus libre que ces précédents amants. Mais lui l'aime, la couvre de fleurs, l'innonde de textos. Cette relation prend des proportions telles que Camille, meilleure amie et exact contraire d'Alice, s'en inquiète. A-t-elle raison ? Ne risque t-elle pas ainsi de mettre en péril son propre équilibre familial ? Car l'amour serait une maladie, qui serait contagieuse...

 

 

Tentation : J'aime Nathalie Rheims

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

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Mon humble avis : Ce roman qui, au premier abord, semble ne se pencher que sur la passion amoureuse nous entraine dans les confins de l'obsession, quand celle ci devient pathlogique et se nomme : érotomanie. On le savait déjà, Nathalie Rheims possède un certain talent pour disséquer les coeurs. Souvent, c'est le sien qu'elle "autopsie". Cette fois ci, ce sont ceux de ces deux héroïnes aussi amies que différentes : Alice, célibataire au coeur tendre, comédienne en "devenir". Et Camille, bourgeoise, mère de famille aimante et aimée. Alors oui, l'amitié aussi est analysée dans ce roman. Dans une amitié à priori improbable, les protagonistes se nourissent elles des différences de l'autre, de leur vie qu'elles n'ont pas, ou auraient aimé avoir... Quelles sont les limites entre protection amicales et jalousie ?  Jusqu'où une amie peut-elle s'immiscer dans votre vie sous prétexte de l'inquiétude. Ce sujet m'a touchée car il ne m'est pas étranger. Il m'a d'ailleurs coûté une amitié jusqu'alors pourtant sincère.

Mais le sujet principal de ce roman reste la folie amoureuse. Quand le fantasme devient il pathologique ? Comment distinguer la réalité du mensonge ? Les personnages de cette histoire s'y perdent, qu'ils soient directement concernés ou non. Très vite, des incohérences dans le comportement d'Alice nous amènent à soupçonner un problème, qui au fil des pages, devient une pathologie. Extrêment bien décrite par l'auteure, cette érotomanie a vraiment quelque chose d'effrayant, tant pour l'être de tous les désirs, que pour l'entourage du malade.La souffrance du malade nous est insupportable. Comment être sûr, comment agir ? Et là, Nathalie Rheims a la bonne idée de laisser toujours le lecteur dans le doute : délire ou pas ? Responsable mais pas coupable, coupable mais pas responsable ? Victime innocente ou tombeur de ces dames ? Le doute reste et demeure, même pour Camille qui perd quelques plumes dans cette histoire qui prend la tournure d'un thriller sentimental très plaisant à lire. Nathalie Rheims montre ainsi que même les êtres vivants sur les bases les plus solides en apparences ne sont pas à l'abri de quelques ébranlements.

Le style est fluide, mais pour moi cette fois ci trop parsemé de verbes auxiliaires qui seraient évitables par un vocabulaire plus recherché. Et puis, j'aurais aimé que Nathalie Rheims aille plus loin dans les explications médicales, que ce basculement dans la folie et ses raisons soient plus expliqués et détaillés. Je pense que je préfère Nathalie Rheims dans ses romans plus intimistes, même si je suis sûre que celle-ci se cache de ci de là dans cette Maladie d'Amour.

Il en reste que les romans sur les maladies psychiques / psychiatriques exercent toujours intérêt, voire fascination sur moi et que je ne boude jamais mon plaisir, ni n'emêche ma curiosité de se satisfaire et mes connaissances de s'élargir.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Avril 2014

 Roman - Editions Belfond - 285 pages - 19 €

 

Parution le 3 avril 2014

 

L'histoire : William Baker fut une star d'Hollywood, avec une carrière récompensé par 3 oscars. Mais un stupide accident, le laissant claudiquant, l'a remisé au statut de souvenir.

Voulant s'éloigner de Los Angeles, William achète une superbe villa sur la petite île de Martha's Vineyard, au large de Boston.

A peine arrivé sur l'île, William rencontre Lisa Hamilton, une jeune new-yorkaise. Leur histoire ne fait elle vraiment que commencer ?

 

Tentation : Le pitch, une île !

Fournisseur : Les éditions Belfond, merci pour l'envoi.

 

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Mon humble avis : Ce roman est plein de bonnes intentions, mais hélas, rarement atteintes, à mon humble avis !

Le pitch me tentait vraiment, mais son développement m'a déçue, bref, la rencontre n'a pas eu lieu. Pourtant, j'ai aimé l'insularité de l'histoire, m'imaginer sur les plages, sur le port, à vélo dans les allées arborées. Les rencontres et les amitiés qui se fait William m'ont rappelé ma propre histoire, puisqu'il y a bientôt 15 ans, je m'installais aussi sur une île où je ne connaissais personne. Ces petits plaisirs n'ont cependant pas compensé d'autres désagréments de lecture.

J'ai trouvé les personnages stérotypés et les dialogues caricaturaux. Les propos et ressentis exprimés ou non des personnages sont pour moi bien trop redondants. Enfin, le style manque cruellement d'harmonie. Je ne supporte pas le mélange d'envolées lyriques et poétiques avec du vocabulaire ou des expressions on ne peut plus famililères ou incorrectes. Ex : Sortir jouer dehors... ou des termes comme godasses et bagnole n'ont pour moi pas leur place dans des phrases aux tournures plutôt apprêtées. N'est pas Renaud qui veut !

Le fond de l'histoire n'est pas désagréable, l'aspect surnaturel des choses ne m'a pas dérangée, au contraire, j'avais hâte qu'il advienne afin de réinsuffler du rythme dans l'ensemble. Par contre, le comportement final d'un des protagonistes, qui participe ainsi au dénouement, m'a paru hautement improbable, démeusuré, mal conçu.

Mais heureusement, j'étais sur une île...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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