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Publié le 19 Février 2015

Roman - Editions Flammarion - 389 pages - 21 €

 

Parution : le 27 août 2014 (Rentrée littéraire)

 

L'histoire : Serge, un romancier, est invité en résidence dans une petite ville du Morvan pour un mois. Juste avant son arrivée, un fait divers remue la commune et ses habitants. Le vieux Commodore a disparu. Meurtre ou disparition volontaire, les langues vont bon train malgré l'arrestation d'un suspect. Contre lui même, Serge va se laisser happer par ce fait divers, au risque de déplaire à plus d'un....

 

Tentation : L'auteur à LGL

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

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Mon humble avis : Première incursion pour moi dans l'oeuvre de Serge Joncour. L'auteur m'avait bien donné envie de me plonger dans ce roman, tant pour son sujet que sa situation géographique : Le Morvan. Le Morvan, j'y ai passé de nombreuses vacances d'enfance en camping sauvage et y suis retournée l'an dernier, comme en pèlerinage.

L'atmosphère et la topographie de la région sont très bien rendues. Cependant, j'ai mis du temps à entrer dans ces pages et cette histoire / intrigue, puisque celle-ci évolue doucement vers les pentes du polar. J'ai eu du mal à prendre pour argent comptant la fascination soudaine de Serge pour Dora, une des protagonistes supposée du fait divers, tout comme ses décisions toujours reportées au lendemain de ne plus se mêler de cette affaire... et enfin, tout comme cet espèce d'irrespect du romancier envers ses hôtes, en ne prenant aucune précaution pour éviter des retards toujours plus marqués aux rendez-vous.

Et puis l'ambiance a fini par me happer aussi, comme par m'hypnotiser quelque part. Le ton mélancolique qui se dégage de ce texte, mélangé à des dialogues au contenu parfois ubuesque (notamment ceux entre Serge et le gendarme), cela m'a plu. D'autant plus que le suspens va crescendo.

Dans cette histoire, Serge Joncour se penche sur une petite ville de province, ses habitants, ses hypocrisies, ses peurs, ses mensonges, ses rumeurs, ses non-dits, son inertie nocturne, ses projets, les manipulations des uns et des autres, les stratégies d'un maire pour regrouper ses zouaves autour d'un projet titanesque qui sépare la ville en deux camps.

Ce projet, c'est la construction d'une usine d'énergie propre et renouvelable qui détruirait l'environnement en saccageant une partie de la forêt. Ainsi, Joncour s'interroge sur un sujet on ne peut plus d'actualité : les contradictions de l'écologie à tout prix ou de l'écologie comme faire-valoir.

Même si j'ai bien apprécié les monologues introspectifs du narrateur, celui-ci m'a semblé comme étant un personnage un peu fade, comme manquant de caractère. Aussi, je n'ai pas développé de grande sympathie pour lui, sauf lorsque tout le monde lui tombe dessus dès qu'il sort des clous.

Serge Joncour évoque aussi largement le statut d'auteur, d'écrivain etc....Là, nous avons de très bons moments, bien jubilatoires, et sans doute vécus par Joncour. Les cocktails au jus d'orange et toujours les mêmes petits gâteaux, la fierté des gens de s'afficher auprès d'une célébrité dont ils ne connaissent rien, les clubs d'écriture qui tourne en eau de boudin ou encore, les rencontres avec les lecteurs, lecteurs qui n'ont, bien souvent, rien saisi de la démarche de l'auteur, ni du sens de ses livres et des messages sous-jacents délivrés par ses personnages. Bien souvent, les bras m'en sont tombés pour lui.

Et puis, il y a la fin, avec une révélation qui, pour moi, est un peu tombée comme un cheveu sur la soupe, comme si, ayant fait le tour de la situation, Joncour s'était soudainement dit : bon allez, il faut en finir ! Mais la fameuse démarche peut être tout autre. En effet, peut-être, fallait-il démontrer que rien ne sert de chercher ou de comprendre, tout finit par s'éclaircir...

L'écrivain national ne m'a pas transportée, a mis du temps à m'embarquer, mais m'a finalement bien baladée ! Je ne regrette pas du tout cette lecture étonnante et quelque part, assez originale et bien pourvue d'ironnie et de cocasseries.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Février 2015

Roman - Editions Audiolib - 5h30 d'écoute - 22.30 €

 

Parution en audio en 2010. Existe aussi en format poche !

L'histoire : D'où vient la vie ? Où s'arrête l'univers ? Pourquoi il y a-t-il quelque chose au milieu de rien. Et Dieu dans tout cela ? Depuis plus de 3000 ans, la vision de l'homme ne cesse de changer, au fur et à mesure des progrès scientifiques et d'autres révélations.

C'est le roman du monde que nous conte Jean D'ormesson.

 

Tentation : Ma curiosité

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

Lu par Hervé Lacroix

 

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Mon humble avis : Quelle lecture écoute fascinante, captivante, subjuguante, instructive, enrichissante, limite hypnotique pour moi ! Bref, je ne tarirai pas d'éloges ! Même si, par moment, mon esprit avait du mal à suivre le fil et garder le cap, tant  ce livre est dense, dense, dense, à chaque ligne ! ... et le sujet, plutôt sérieux, même si l'écriture de Jean d'Ormesson n'est jamais déshabillée d'humour.

Dans cet oeuvre, l'académicien déroule le roman de l'univers (et de la vie), tel qu'il a été connu au fils des siècles. Depuis l'homme de Cro-Magnon qui ignorait tout de ses origines et de l'étendue de la planète, jusqu'à nous, ses contemporains, qui malgré notre libre arbitre, figurons dans des statistiques qui nous révèlent notre avenir et s'avèrent véridiques. En passant par les époques où la terre était plate et le centre de l'univers. Plus le passé de l'Homme est lointain, plus celui-ci s'éclaircit et se précise, grâce à l'évolution de la science. Pythagore, il y a 2500 ans, pensait que c'était l'oeil qui éclairait l'objet. Or, c'est l'objet qui émet la lumière. Quand la science progresse et crée une nouvelle théorie, elle détruit la précédente. Par contre, une nouvelle oeuvre artistique ne se fait pas au détriment d'une autre. Et Dieu dans tout cela ? Entre les religions polythéistes et d'autres monothéistes, avec la science, l'oeuvre qui peut lui être attribuée n'est plus si claire. Les Etats Unis, pays majeur dans les découvertes scientifiques, est aussi celui qui compte le plus de créationnistes, alors que cette même science a démontré depuis longtemps la véracité de la théorie de l'Evolution de Darwin.

Bien sûr, il n'y a pas toutes les réponses, car certaines questions existentielles n'en n'ont pas. Rien ne prouve l'existence de Dieu, rien ne prouve son inexistence. Et, dans d'autres domaines, les certitudes d'aujourd'hui se trouveront sans doute erronées demain. Les courants philosophiques se suivent et se contredisent, des théories naissent tous les jours !

Voilà, il y a tout ça dans ce livre et tant d'autres choses encore. C'est une chose étrange à la fin que le monde (début d'un poème d'Aragon) est un roman qui unit et réunit brillement la littérature et les mathématique.

Vous croiserez au fil des pages ou des plages le chemin de tous ces grands hommes qui ont fait votre savoir et vos connaissances actuels : (dans le désordre, vous pouvez vous amuser à les remettre dans le bon ordre : Hawkins, Newton, Archimède, Planck, Saint Augustin, Einstein, Platon, Copernic, Homère, Darwin, De Vinci, Virgile, Spinoza, j'en passe et des plus illustres !

 

Un fascinant voyage enchanteur, très érudit, dans le labyrinthe du temps, qui peut être comme Socrate et moi, vous fera dire : "Je sais que je ne sais rien." Car si ce livre montre l'étendue de l'univers, il m'a aussi montré celle de mon inculture.

Un livre qui donne envie de la combler. Un livre que je relirai, par bribe, pour mieux m'en imprégner

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 27 Décembre 2014

Roman - Editions Rue Fromentin - 176 pages - 16 €

 

Parution le 18 septembre 2014 - Rentrée littéraire

 

L'histoire : Quand, le soir venu, le libraire tire le rideau de fer de sa librairie, on imagine celle ci plongée dans un silence immobile jusqu'au lundi matin... Il n'en n'est rien. Les livres se réveillent, se parlent, se racontent des histoires, se rendent visite d'une étagère à l'autre. Bref, ils vivent ! Et devant l'arrivée des nouveautés et autres bestsellers, certains se désespèrent de trouver un jour des mains qui les emmèneront et des yeux qui les liront. Alors, une solution devant ce dictat commercial : La révolution !!!

 

 

Tentation : La blogo et Price Minister

Fournisseur : Price Minister, merci pour l'envoi

 

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Mon humble avis : N'ai-je jamais lu de roman aussi original, audacieux et bien pensé ? Je ne pense pas ! Ou alors, "c'était y'a longtemps, ou alors, j'ai oublié" !

C'est pour cela que j'estampille sans hésiter "Sous les couvertures" de mes 4 étoiles, pour féliciter l'auteur de sa trouvaille mais surtout, d'avoir atteint l'objectif que l'on sent fixé. Bref, voici un livre à la hauteur de l'ambition de son auteur, Bertrand Guillot.

Pourtant, je l'avoue, sur la fin, une petite lassitude s'est installée en moi, devant les récits des stratégies révolutionnaires de nos amis les livres. Mais peu importe, car en même temps, l'analogie du comportement livresque avec le comportement humain potentiel en de telles circonstances est troublante et bien amusante ! Normal ! Les livres ne sont ils pas écrits par des humains et qui plus est, pour plaire à d'autres humains ?!

Bertrand Guillot donne donc vie, parole, sentiments et émotions aux résidents d'une certaine librairie. Et cette librairie, et bien elle est une micro société où cohabitent des êtres bien différents et pas souvent d'accord ! Il y a les Best Seller et les nouveautés, qui ont le droit d'être sur la table, tant convoitée, près de la caisse, relégant les autres livres vers d'autres rayonnages où l'on se sent serré comme dans une boite à sardines ! Pas évident ainsi de séduire le public. Ainsi,  Premieroman, Douleur-d'écrire, Rouge, Mauve, Polar, Conteur, Veille Gloire, l'Académicien, Grand réluquent avec envie cette table et se donnent 2 jours pour la conquérir, afin d'éviter les cartons du lundi qui les mèneront au pilon. Et pendant ce temps, chez lui, le vieux libraire se morfond devant la mort annoncée de son commerce, alors que sa jeune employée se ronge les ongles devant l'inertie conservatrice de son patron.

Cette histoire est un véritable conte qui ferait merveille en étant adaptée en film d'animation. Le style narratif m'a fait pensé aux Schtroumpfs qui parlent Schtroumpfs ! LOL ! Car ici, les bouquins parlent livre aussi, descriptions et dialogues sont truffées de métaphores et parallèles avec le vocabulaire "bouquinesque" savoureux, drôles, touchants, hilarants, mimis tout plein, en tout cas, bien trouvés et qui prouvent un sacré travail et une géniale imagination de la part de l'auteur.

Quelques exemples pris aux hasard :

- Des livres qui ne voient pas plus loin que le bout du chapitre (bout du nez)

- Des livres qui sont avides d'encre fraiche (chair fraiche)

- Ils pointent un coin de page discret (pointer du doigt) ou frissonnent de leur page 110.

- Ils haussent ni le ton ni l'accent circonflêxe de leur couverture.

J'en passe et des bien meilleures que je ne retrouve plus et qui prennent tout leur sens et leur humour dans le context !

Bien entendu, ce roman n'est pas qu'une jolie histoire extraodinaire. Sous les couvertures est aussi et surtout un fabuleux outils de réflexion et de constatation sur le monde littéraire d'aujourd'hui et d'hier. Bertand Guillaud se moque gentillement de certains écrivains si grandiloquents qu'ils n'atteignent aucun lecteur, si ce n'est les journalistes, de romanciers qui deviennent leur propre nègre, des réacs qui ne voient pas que le monde bouge....

Tout est passé en revue,  depuis les prix et les salons littéraires, en passant par la  Rentrée, les chiffres de vente, l'arrivée de la liseuse, l'évolution du comportement du lecteur, les stratégies édirotiales et commerciales, le phénomène de la blogosphère littéraire, le tout, sous l'ombre menaçante du grand A, qui n'a rien à voir avec l'Amour, mais plutôt avec un grand fleuve Sud Américain.

Ici, ce sont les livres qui essayent de trancher entre eux sur les éternelles questions : Qu'est ce que la littérature ? Qu'est-ce qu'un grand livre ? Qu'est-ce qu'un livre utile ? Un livre a-t-il le droit d'être inutile et de mériter tout de même l'admiration ? Quel style de livre nécessite le plus de talent, le plus de travail ? Et... y'a-t-il de la place pour tout le monde ?

Cela tombe bien, les réponses qui se laissent deviner sous les couvertures sont assez raccord avec les miennes ;)

Bref, vous voulez de l'original, du frais, du mimi tout plein avec une bonne dose de réflexions sans aucune leçon de morale, glissez vous Sous les couvertures et réchauffez vous au fil de ces pages insolites !

 

 

J'ai lu ce livre dans le cadre de :

 

 

Ma note : 19/20

 

7/6

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Décembre 2014

Nouvelles - Editions Audiolib - 1h40 de lecture - 17 €

 

Parution chez Audiolib en février 2013

 

Le sujet : L'auteur revient sur des phrases toutes faites, que l'on utilise sans y penser vraiment, sans forcément en connaitre le sens... et ces phrases, il les décortique !

 

Tentation : Le bouquin lui même, lors de sa sortie en 09/12.

Fournisseur : Sylire, merci !!!

 

 

 

 

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Mon humble avis : Encore un titre alléchant, qui semble promettre ironnie, cynisme, dérision, quelle soit douce ou tranchante. Rien trouvé de tout cela dans cette lecture, ou alors, de façon pas assez durable ou pas assez marquante. Bref, je n'ai pas fait le plein de bonnes phrases qui me feraient briller lors d'un diner.

Certes, Delerm pointe le doigts sur de belles vérités qui passent inaperçues dans notre quotidien. Elles peuvent prêter à sourire (mais point à rire !) ou même émouvoir aussi, comme avec la phrase "Je ne m'en servirai plus maintenant".

On reconnait ses propres ennemis, qui disent, à la porte du métro, "On va d'abord laisser passer les gens", mais qui se collent à la porte du métro histoire d'être sûr de pouvoir y entrer en premier, bouchant ainsi le passage.

On avoue se reconnaitre dans la réflexion "ça passe trop tard", phrase qui excuse le fait que nous ne regardons pas les émissions culturelles alors que notre époque nous permet de les enregistrer ou encore de les visionner en replay...

L'hypocrisie général du retardataire qui lance, pour détourner l'attention et désarmorcer le reproche "ça fait longtemps que vous attendez" ?

Par contre, d'autres décorticages ne m'ont pas parus justifiés, bref, m'ont semblés être du blabla pour pas grand chose. Un serveur qui annonce qu'une assiette est chaude, pour moi, ne fait que passer ce message pour m'éviter un désagrément et non une dizaine d'autres comme "je me donne de l'importance etc...."

De même, le "d'abord bonjour" des vendeurs en grandes surfaces culturelles.... Par expérience, je n'y vois qu'un rappel du respect de la politesse. J'ai longtemps travaillé en comptoir en aéroport, et je vous jure que le nombre de gens qui chaque jour, viennent vers vous et vous disent "où sont les toilettes", sans dire un bonjour, un merci, un au revoir, c'est hallucinant, et révoltant. Les gens ne sont pas de chiens !

Bref, du bon, du moins bon mais rien d'excellent, d'inoubliable. Je trouve vraiment le titre déplacé car je ne vois pas en quoi Delerm pourrait passer pour un vieux con dans ces courtes dissertations sur 42 phrases toutes faites. En tout cas, je n'ai pas réussi à apprécier vraiment mon écoute, à m'y accrocher "naturellement", malgré la voix charmante et chaude de Pierre Arditi.

Alors, un conseil, si vous voulez découvrir Delerm et le format audio, penchez vous plutôt sur "Les enregistrements pirates", que j'avais beaucoup appréciés !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 6 Décembre 2014

Roman - Editions J'ai Lu - 382 pages -14 €

 

Parution le 3 septembre 2014 - Rentrée littéraire

 

L'histoire : Quatre histoires, quatre époques différentes et des personnages que rien ne semble relier. C'est la cinquième époque qui les réunira dans une seule et même histoire.

 

 

Tentation : Silvana de chez J'ai Lu

Fournisseur : J'ai Lu, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le charme de ce roman, qui semble être un recueil de nouvelles au premier abord, ne m'a pas sauté aux yeux... Puis il s'est immiscé en moi doucement mais sûrement, au point que j'ai vraiment apprécié cette lecture, même si j'ai, comme on dit, pris mon temps.

Première histoire : Une grande ado dans les années 80, à Cannes. Mélodie souffre du manque d'affection de ses parents et de la distance culturelle qui les séparent. Elle nourrit de grands rêves, obtient son accréditation comme stagiaire au Festival de Cannes... et y rencontre un pianiste.

Cette jeune femme m'a touchée dans sa rebellion et ses rêves, et je me suis revue en 1997, l'année du 50ème anniversaire du Festival de Cannes, alors que j'y étais en tant qu'hôtesse d'accueil et que je montais le tapis rouge des marches du palais. J'étais en "Camaïeu" entourée de Chanel et de Dior !!! Ce qui m'a dérangée, le style narratif qui semble vraiment être un prétexte afin que l'auteure puisse énumérer ses goûts musicaux de l'époque.

Deuxième histoire : Un jeune homme pleure sa femme, décédée, alors enceinte de 8 mois... renversée par un chauffard à New York. Le jeune veuf se replie sur San Francisco, puis dans un coin tranquille du Sud Est Américain. Il écrit son journal de bord qui l'amènera à sa résurrection. De très belles réflexions sur le deuil, l'absence, la vie, l'absence de celui qui n'était pas encore présent (à savoir l'enfant).

Troisième histoire... épistolaire, entre Agnès et Alceste, deux résistants lors de la Seconde Guerre Mondiale. Lui est dans le maquis, elle transmet informations et vivres. Une histoire d'amour fulgurente sur fond de guerre, de zone "libre", de trahison, d'occupation. Et une phrase qui m'a marquée et qui dit en gros : "La guerre nous oblige à haïr un peuple entier sans prendre en compte l'individu qui est en face de nous". Cet échange épistolaire est de plus en plus dense, de plus en plus touchant et réellement intéressant sur le contexte historique.

Quatrième histoire : A San Francisco, Benoit rencontre par hasard un vieil ami de lycée. Benoit est en instense de divorce, alors que son ami est fraichement amoureux. L'un semble avoir envie de renouer avec l'amour passion en voyant son ami le vivre, et se demande comment il en est arrivé à cet échec, jusqu'à ce que la vérité insoupçonnable devienne évidence.

Cinquième époque.... Celle qui relie tous les personnages rencontrés précédemment.  Elle est annoncée par la quatrième de couv'. Sans doute, pendant la lecture de l'ensemble, on espère une issue grandiose et sans doute, peut on s'étonner de la relative simplicité de ce lien entre tous. Et puis non, je pense que c'est la simplicité de ce lien qui m'a touchée, qui me fait dire que chacun est la somme de l'histoire des autres, et qu'une histoire collective est la somme d'histoires individuelles.

Aussi, j'ai refermé ce roman en me disant : Pas mal, pas mal, bien vu même ! Et qui plus est, bien écrit. L'Oeil du prince, une lecture que je ne regrette donc pas, et que je vous conseille.

 

 

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6/6 ! Objectif 1% atteint !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Novembre 2014

Roman - Editions Albin Michel - 166 pages - 15 €

 

Parution le 1er octobre 2014 / Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Quatre lycéennes se jurent une amitié éternelle alors qu'elles abordent le plus grand événement de leur vie : Le passage à l'âge adulte. Chacune tient un journal qui fait écho à celui de l'autre. Et pendant ce temps, au lycée, elles préparent la représentation d'une pièce de théâtre : Roméo et Juliette.

 

Tentation : J'aime l'auteur

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

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Mon humble avis : A chaque fois, Eric-Emmanuel Schmitt provoque la même sensation chez moi, celle du naturel. Comme si les mots, les phrases, les chapitres, l'histoire coulaient commme un long fleuve tranquille. Même si ces mêmes histoires, la vie des personnages qui se déroulent sous nos yeux sont bien plus tumultueuses. C'est ce que j'aime chez cet auteur : il nous raconte le plus souvent des drames, mais qui restent lumineux quelque part, sans pathos, sans nous mettre mal à l'aise ni nous culpabiliser. Il crée des personnages qui ici auraient pu être vous ou moi, si toutefois vous êtes de sexe féminin. En tout cas, il y a matière ici à s'identifier à au moins l'une de ses jeunes filles, même si leur âge est pourtant bien révolu pour moi.

Elles sont 4 : Anouchka, Julia, Colombe et Raphaëlle. Elles se trouvent semblables, normal, elles sont les meilleures amies du monde et se jurent de le rester pour la vie entière. Sauf qu'elles sont en première au lycée et que cette année va être déterminante pour elles. Elles vont en effet surfer entre l'adolescence et l'âge adulte. Un âge adulte qu'elles attendent avec impatience, pour être femme, vraie femme, mais qu'elles redoutent, tant le monde autour d'elles semble n'être qu'une hécatombe de l'amour.... Au point que l'une d'elle souhaite même fabriquer ses propres anticorps contre l'amour, pour s'en protéger. Car l'amour, une fois la flamboyance des premiers temps, devient danger et synomyme de souffrance. Ces 4 jeunes filles s'interrogent sur la durée de vie des sentiments en regardant autour d'elles. Leurs corps achèvent de se transmuter en celui de femme. Les émois amoureux s'annoncent, les déceptions, les expériences, la honte, la trahison, ne pas savoir qui l'on est vraiment ni qui l'on a envie de devenir, le mensonge pour exister aux yeux des autres, et ce mensonge aura des conséquences dramatiques.

Tous ces sujets et bien d'autres encore, mais en résumé la recherche identitaire des jeunes à l'aube d'un nouvel âge, Eric-Emmanuel Schmitt s'y penche avec brio, classe et délicatesse par le biais des journaux intimes "chorale" des 4 jeunes filles, toutes attachantes, à leur manière (ma préférence allant à Raphaëlle, celle qui me ressemble le plus je pense, qui réalise, suite à un certain déclic, qu'elle peut être aussi concernée par l'amour alors que jusqu'ici, elle semble survoler tout cela avec une presque désinvolture).

Entre ces extraits de journaux intimes, s'insèrent des conversations entre Julia et les autres, conversation que l'on imagine via un "tchat" ou par textos.

Mon seul petit reproche (Liliba m'avait mis la puce à l'oreille), c'est un peu l'invraissemblance du style, très (trop) élégant pour des lycéennes. Mais ce n'est qu'un mini reproche, car cela évite une lecture en langage parlé, et toutes les vulgarités qui pourraient aller de concert.

Le poison d'amour est donc un excellent roman sur les affres de l'amour et du passage à l'âge adulte, qui se lit avec sérénité et réel plaisir, même s'il n'empêche pas de s'autoquestionner et de déplorer cette interrogation : combien de jeunes heureux et bien dans leur peau, et à quel prix, pour combien de jeunes fouettés par la vie et par leurs semblables ?

Un livre sur des questions essentielles, quelque part initiatique, mais qui ne file pas le bourdon, grâce à la douce plume (mais pas moins efficace) d'Eric-Emmanuel Schmitt !

 

 

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5/6

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Octobre 2014

Roman - Editions du Rouergue - 277 pages - 20 €

 

Parution le 20 août 2014 - Rentrée littéraire.

 

L'histoire : Il est 11h00, le jour de son trente-sixième anniversaire.... Mortimer est prêt à mourir, puisque depuis des générations, les hommes de sa famille meurent de façon subites ou étonnantes le jour et à l'heure de leur 36ème printemps ! Mortimer a tout réglé et tout prévu, jusqu'à sa tenue d'enterrement qu'il porte déjà. 11h01, il est toujours vivant. Idem à midi... Que se passe-t-il pour qu'il soit le premier, à priori, à échapper à la malédiction familiale ?

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Depuis toujours, Mortimer connait le jour et l'heure de sa mort ! Sauf qu'au final, il y a erreur, la mort est en retard au rendez vous !

Je ne sais pas s'il me restera beaucoup de ce roman dans quelques mois, si ce n'est le souvenir d'un très agréable moment de lecture.... Ce qui est déjà très bien !

"On ne connait ni le jour ni l'heure". C'est vrai pour tout le monde, sauf pour Mortimer. A partir de là, Marie-Sabine Roger se penche sur l'intérêt de connaitre l'heure H du moment fatal et du comportement qui en découle tout au long de la vie qui précède. Quand on connaît le jour et l'heure et bien.... Finalement, on se croit immortel jusqu'à cette mort programmée, alors on fait les quatre-cent coup. On brûle sa vie dans les derniers jours... On ne fait aucun projet à long terme, donc finalement, on passe à côté de sa vie. Alors, mieux vaut ne pas connaitre son jour !

Surtout, si la prophétie se révèle inexacte !!! Mortimer se retrouve alors SDF, sans boulot, sans voiture.... Mais il lui reste Paquita et Nassardine, ses amis !

Paquita et Nassardine forment un couple hors du commun, haut en couleurs et d'une profondeur humaine exceptionnelle. Ils tiennent depuis plus de 20 ans un camion "crêperie", n'ont jamais quitté leur ville, rêvent du bout du monde, mais aiment leur vie et surtout leur ami Mortimer. La relation qui unit ses trois là fait vraiment plaisir à voir. Amitié, relation filiale à peine déguisée, franchise, attachement, fidélité. A coup de déduction et d'interrogation, ils aideront Mortimer à savoir "pourquoi pas lui" ?

Trente-six chandelles est une histoire truffée d'humour et d'humanité. Très fraiche, rythmée par une écriture fluide, elle amène qui veut à s'interroger sur l'essentiel ou à juste se divertir ! Car oui, ce livre est très distrayant, grâce notamment aux personnages aussi cocasses que les situations qu'ils vivent. Petite mention spéciale aussi au personnage de Jasmine, dont la spécialité est de pleurer dans la rue pour sauver les gens de leur propre morosité ! C'est bien trouvé, j'adore !

Un livre à ne pas bouder donc  !

 

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4/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Octobre 2014

Roman - Editions Gallimard - 132 pages -15.90 €

 

Parution le 21 août 2014 (Rentrée Littéraire)

 

L'histoire : Officiellement : La narratrice de "Un brillant avenir" revient sur son éducation religieuse, ses rapports entretenus avec la religion au cours de son enfance, ses premiers émois et la naissance du désir. Officieusement, c'est une toute autre histoire (à mon humble avis)

 

Tentation : Le pitch et ma lecture d'Un brillant avenir"

Fournisseur : Ma CB :(

 

 

 

 

Mon humble avis : Peut-être me trouverez vous sévère alors que je n'affiche qu'une étoile pour ce livre. Sans doute, si je n'avais pas connu l'auteure, je me serais faite plus clémente, car "Une éducation catholique" n'est pas mal écrit, le style paraît agréable même s'il se simplifie au fil des pages. Non, une seule étoile, c'est pour démontrer la distance presque "intersidérale" entre mes attentes et... le résultat. Bref, je suis en colère parce qu'en plus, ce bouquin, je l'ai acheté en étant sûre de mon choix et non pas "pour voir".

En fait, le problème majeur de cette oeuvre, c'est son titre. Tapageur dans un sens, à surfer sur une certaine vague dans notre siècle sensé être spirituel. Ce titre est un leurre, un attrape nigauds. Car d'éducation catholique, il n'est question que dans les premières pages. Ensuite, on passe plutôt à une éducation d'un autre genre qui se veut ici initiatique, mais qui est franchement sexu*lle.

Déjà, ce roman n'en n'est pas vraiment un, puisqu'il est de notoriété publique qu'il s'agit d'une autofiction. Ca ne m'aurait pas dérangée s'il avait traité du sujet qu'il semblait promettre. Mais non. Point de philosophie ni de questionement religieux. Il ne devient qu'un étalage impudique et qui plus est, assez factuel, des premières expériences amoureuses platoniques puis physique de la narratrice. Une narratrice qui se cherche, autant auprès des femmes que des hommes. S'il y avait eu quelque délicatesse, mon intérêt aurait pu demeurer. Mais non. Catherine Cusset flirte même (à mon humble avis) avec une certaine vulgarité. (je ne veux pas lire Christine Angot et voilà que j'ai l'impression de me retrouver dans un de ses livres. ) Il est ici souvent (trop souvent) question de s*xe énorme, ou de s*xe qui ne bandent pas, et de "boucher un trou". Ces passages trop récurrents sont servi d'un style qui parfois se veut poétique, mais pour moi, de la poésie de collégienne et surtout, l'analyse psychologique qui pourrait en découler brille par son absence.

Et la religion dans tout cela ? La narratrice raconte effectivement sa petite enfance entre un père croyant et une mère athée. L'importance de Dieu tout puissant et la découverte pour la narratrice que "ce Dieu qu'elle vénère est celui des faibles". J'espérais que Catherine Cusset évoquerait les conséquences heureuses ou malheureuses de son éducation catholique au cours de sa vie, que cela soit au lycée ou dans sa vie d'adulte, car une telle éducation a forcément un impact sur l'évolution de chacun.

Mais non, encore une fois. Certes, temps qu'elle est dans la large tranche d'âge primaire/fin de lycée, la narratrice souffre de sa soumission aux autres, aux tout puissants et de son sentiment de culpabilité, ce qui résume assez bien pour moi ce qu'impose toute religion dogmatique. Mais ensuite, il semble bien que Marie, la narratrice ait mis toutes les miettes de son éducation dans un tiroir. Car les valeurs morales que l'on peut recevoir d'une éducation religieuse semblent la déserter (toujours selon mon humble avis). Qui plus est, je n'ai ressenti aucune empathie ni affection pour cette Marie qui, d'agaçante de mièvrerie et de soumission, devient détestable de caprice et d'exigence envers les autres. Elle se plaint de son égocentrisme, mais que fait elle pour en sortir ? Elle change d'avis comme elle change de chemise, tombe "amoureuse" tous les 2 jours de sa prof de français, de sa meilleur amie, d'un type rencontré en vacances, puis passe son temps à grincher dès qu'on la quitte, alors qu'elle exige de son premier petit ami "sérieux" qu'il lui reste fidèle alors qu'elle lui raconte ses frasques "extra-conjugales". Et pour moi lectrice, tout cela est qui plus est devenu très redondant.

Bref, pour moi, ce livre est vide, il n'en sort rien sauf une interrogation : comment une telle auteure, qui a écrit des chefs d'oeuvre, peut ainsi râter sa rentrée littéraire ? C'en fut au point qu'à une trentaine de page de la fin, je suis allée lire quelques critiques sur Babelio, afin de savoir si mon ressenti et ma colère m'étaient strictement personnelles, ou si ma dernière heure de lecture m'apporterait une bonne surprise. Ma colère et mon impression de perte de temps étaient telles que j'ai renoncé à aller écouter Catherine Cusset en conférence à Rennes le lendemain soir. Gâchis, consternation et dégoût, voilà un résumé de mes impressions à la lecture d'"Une éducation catholique"

 

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UNE EDUCATION CATHOLIQUE, de Catherine CUSSET

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Septembre 2014

 

Roman - Editions Albin Michel - 395 pages - 19€

 

Parution le 4 juin 2014

 

L'histoire : En 1903, Jacques Lebaudy, fantasque richissime héritier de la raffinerie sucrière Lebaudy quitte une France décevante pour débarquer sur une côte déserte de l'Afrique Occidental. Son projet n'est rien d'autre que de créer un empire, l'Empire du Sahara. Il se déclare donc empereur Jacques 1er, exige qu'on l'appelle Sir et règne ainsi sur un empire fantôme, reconnu de lui seul, mais qui fait bien parler de lui et inquiète certains Etats colonialistes.

 

 

Tentation ; Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

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Mon humble avis : Le propre d'un roman est d'être romanesque ! Celui ci l'est à tous points de vue, à ceci près qu'il est inspiré d'une histoire vraie, et c'est ce qui paraît incroyable ! En effet, à une époque où l'on réalise hélas que la bêtise humaine est sans limite, et bien vous vous direz en lisant ce texte que les bornes des limites avaient déjà été largement dépassées il y a plus de 100 ans, par ce fameux Jacques Lebaudy, alias Jacques 1er ! A la différence près qu'en 1903, ces aventures avaient sans doute fait pleurer une poignée d'hommes mais provoquaient l'hilarité générale dans toute l'Europe qui s'est régalée des milliers d'articles de journeaux parus alors sur cet individu exécrable en premier lieu, mais surtout loufoque à souhait, ubuesque, bref, complètement barré ! Et surtout aussi fier et pédant que bête comme ses pieds ! Son égo déborde de son corps de laidron, ses ambitions dépassent l'entendement, sa naïveté et son inculture sont aussi vaste que le Sahara sur lequel il prétend régner !

A titre d'exemple.... La mer est salée parce qu'il s'y trouve des morues salées, dans son empire, il devra y avoir autant de femmes infidèles que de maris cocus....Sa Majesté ne voudrait pas qu'on le prenne pour un bouc hémisphère. Il trouve les chameaux très peu pratiques de couleur car ils se confondent avec les dunes. Il faudra donc songer à les peindre tels des zèbres, voire à créer le chaval, mélange de chameau et de cheval. Pour marquer ses "conquêtes" territoriales, Jacques 1er enterre dans le sable une boite de thon à l'huile. And on, and on, and on. Jacques 1er ira jusqu'à envisager prendre la place de Roosevelt !

J'ignore, dans toutes ses allocutions impériales, lesquelles sont issues de l'imagination de l'auteur ou de la réalité rapportée par la presse d'alors ou par les protagonistes de l'histoire, mais c'est vraiment hilarant et c'est avec les yeux ronds d'étonnement devant tant d'abérration et un plaisir non feint que j'ai lu ce livre (non sans faire un petit tour sur Wikipédia afin de m'assurer que j'avais bien affaire à une histoire vraie !!!)

Ah oui, il y a une harangue, parmi tant d'autres de Jacques 1er, qui m'a particulèrement fait rire : Moi, empereur, je ferai ceci, moi, empereur, je serai ceci, moi empereur, j'exigerai cela.... bref, vous voyez bien de qui l'auteur se moque (aussi !)

Mais Moi, empereur du Sahara n'est pas qu'une histoire délirante ! C'est aussi le reflet d'une certaine époque et d'une certaine classe sociale désoeuvrée devant sa montagne d'argent, c'est aussi une réflexion sur l'expansionnisme et le colonialisme, le portrait d'une Europe à deux pas de la première Guerre Mondiale. la mégalomanie par excellence.

Mais ce n'est pas toujours pas tout !. C'est aussi, et surtout, l'histoire d'un homme qui savait rêver !

Alors moi, Impératrice de ce blog qui demain sera connu dans le monde entier et dans tout le système solaire, moi Géraldine 1ère, exige que vous lisiez ce livre !!!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Septembre 2014

Roman - Editions Albin Michel - 169 pages - 16.50€

 

Parution le 21 août 2014, Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Quand Amélie Nothomb recherche le "convignon" ou la "convigne" idéale pour partager l'ivresse de son elixir favori (à savoir le Champagne), elle rencontre Pétronille, une jeune femme qui n'a ni froid aux yeux, ni la langue dans sa poche. Aux côtés de ce personnage singulier, Amélie Nothomb n'est pas au bout de ses surprises !

 

Tentation : Incontournable pour moi !

Fournisseur : Ma CB !

 

 

 

 

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Mon humble avis : 2014 sera sans contest un excellent millésime dans la bibiographie de ma chère Amélie !

 


"D'être soudain une si agréable société pour moi même m'a ouvert des horizons. J'aurais aimé être de bonne compagnie pour quelqu'un. Qui ?"

"Pétronille" (Amélie Nothomb)

Que l'une des plus célèbres consommatrices de champagne se rassure. Elle me fut de si bonne compagnie lors de ma lecture que je doublais celle ci, malgré une légère honte : je lus en buvant une simple eau pétillante. Mais, et donc, tout de même avec quelques bulles !

La fascination de la romancière pour le champagne n'a de secret pour personne qui l'a connaît un peu ou la lit régulièrement. Ici, l'élixir doré est le point central de ce roman, il coule à flot dans des circonstances bien souvent insolites et amène Amélie Nothomb à évoquer une curieuse mais forte amitié avec cette fameuse Pétronille, personnage inspiré de la l'écrivaine Stéphanie Hochet. Les deux amies élève la consommation de champagne et l'ivresse qu'elle procure au rang d'art !


"L'ivresse ne s'improvise pas. Elle relève de l'art, qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part"...."Le champagne élève l'âme vers ce que dut être la condition de gentilhomme à l'époque où ce mot avait un sens. Il rend gracieux, à la fois léger et profond, désintéressé, il exalte l'amour et confère de l'élégance à la perte de celui ci".

"Pétronille" (Amélie Nothomb)

Au fil des pages, Amélie Nothomb revient sur les débuts de sa célébrité, sur sa relation avec ses lecteurs (notamment lors des séances de dédicaces), la difficulté de certains romanciers à se faire éditer, puis à vivre de leur plume.

Mais surtout, l'auteure fait une nouvelle fois preuve de beaucoup d'humour et d'une autodérision inégalée. Comme j'ai ri en imaginant Amélie Nothomb dans les situations dans lesquelles elle se place ici :

-Sur une piste de ski, plus de 30 ans après sa première expérience de glisse !

- Dans la rue, en train de secouer quelques matelas envahis d'acariens

- Dans un dîner entourée de communiste

- En promeneuse du Toutou de Vivienne Westwood dans un Londres inconnu.

J'en passe et des meilleures !

Pétronille est un personnage désinhibé, qui pense tout haut et parle fort. Les deux amies sont diamétralement opposées de caractère, ce qui laisse place à des dialogues incongrus, décalés, très drôles, piquants et pétillants ! Pétronille n'hésite pas à traiter son amie "d'handicapée mentale" !!!

Bref, si vous voulez tout savoir sur le "bien boire" du champagne, si vous voulez vous détendre et passer un excellent moment de lecture, délectez vous de ce roman, véritable ode tant à l'amitié qu'au plaisir provoqué par ce formidable vin doré qui pétille !


"Plus le contexte est hostile, plus le champagne fait figure d'oasis."

"Pétronille" (Amélie Nothomb)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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