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Publié le 15 Juin 2016

Afficher l'image d'origineRoman Historique - Editions Audiolib - 11h d'écoute - 23.30 €

 

Parution en 2011

 

4ème de couv : Alexandrie : joyau d’un empire qu’Antoine et Cléopâtre, l’Imperator et la Reine des Rois, vont entraîner dans leur chute.
Le couple mythique avait deux jumeaux magnifiques, Hélios et Séléné (en grec Soleil et Lune), cadets de Césarion, fils de César, et ainés du fragile Ptolémée. Petits princes élevés dans la pourpre et l’encens du Quartier-Royal, « cité interdite » d’Alexandrie, ils étaient si jeunes lorsque la ville tomba…
Tous, tôt ou tard, seront massacrés par les Romains, sauf Séléné : prisonnière en terre étrangère, elle vivra pour venger ses frères et faire survivre dans le monde des vainqueurs la lignée des vaincus.

 

Lu par Valérie Lemaître

 

Tentation : Ma curiosité !

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Voilà déjà plusieurs semaines que j'ai achevé cette écoute, alors mon humble avis risque d'être assez succinct !

De l'Egypte antique, je ne sais pas grand-chose, pour cause de mémoire percée, car j'ai déjà eu la chance de visiter Karnak et Louxor.  De Cléopâtre, je n'avais que l'image donnée par les films Astérix et Obélix de cette dernière décennie. Alors, ce roman avait toutes les chances de combler un trou béant dans mon inculture. 

Suite à ma lecture, ce trou n'est pas comblé, j'y ai juste jeté quelques pelletés de sable. Ce n'est pas la faute du roman, qui est franchement très bien, mais à ma nature peu concentrée sur ce genre de lecture qui prend parfois des allures fastidieuses, à mes yeux.

Au début, j'ai trouvé ce roman passionnant, captivant ! Puis il s'est transformé en "intéressant" ! C'est déjà pas mal !

J'ai donc fait la connaissance de la petite famille recomposée de Cléopâtre. Mais surtout, j'ai eu une vue d'ensemble sur la vie dans les palais de l'Egypte antique et globalement, (là, c'est l'ex agent de voyages qui parle), du Bassin Méditerranéen. Luxe et luxure, mariages stratégiques. En fait, à l'époque, tout n'était que stratégies : politiques, militaires, maritime.

Bien sûr, même si je classe "Les enfants d'Alexandrie" comme un roman historique, il faut s'avoir que les grands faits historiques sont réels. Pour le reste, l'auteure, extrêmement bien documentée, a comblé les vides que l'Histoire a ignorés par son imagination. Imagination que Françoise Chandernagor n'a cependant pas laissée totalement libre, afin de respecter les us, coutumes et parlés de l'époque. Ainsi, le livre audio se termine par les explications de la romancière sur ses choix narratifs et linguistiques, afin autant de ne pas trahir l'Histoire, mais aussi de ne pas perdre le lecteur dans des termes, des situations géographiques et  des idiomes désuets et quasi intraduisibles pour correspondre à un roman "actuel". Ainsi, très peu de dialogues, des villes ou des régions nommées par leur nom actuel si le nom d'origine est trop éloigné phonétiquement de l'actuel... Des précautions que j'ai pu apprécié, même si, au final, cela ne m'a pas évité d'être perdue parmi la multitude de personnages (connus ou non) et des liens familiaux directs ou indirects !

Il n'empêche, Les Enfants d'Alexandrie est un roman instructif (sauf peut-être pour les puristes de l'Egyptologie), extrêmement bien écrit, et lumineusement interprété. Je ne regrette pas ma lecture, même si je ne garde de cette Egypte qu'une vue d'ensemble, tant ce roman est dense !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Juin 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Mazarine - 352 pages - 18 €

 

Parution le 6 avril 2016

 

L'histoire : Jeune franco-américaine, Gemma sort tout juste d'une école de journalisme de Boston. Par l'intermédiaire de sa parisienne de mère, elle décroche un job à Paris, un job dont toutes les filles rêve : dans le show business. Dorénavant, le boulot de Gemma est de gérer les stars anglosaxones dans l'émission musicale phrare de la télé. Et bien figurez vous que Gemma n'est ni au bout de ses peines, ni de ses surprises !

 

tentation : Le pitch

Fournisseur : Les éditions Mazarine, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Pile poil le genre d'histoire dont j'avais besoin en ce moment ! Enfin un livre que je me ne mets pas 3 semaines à achever.

Bien sûr, les lecteurs et lectrices qui recherchent de la littérature très littéraire passeront leur chemin. Si on ouvre ces pages, c'est que l'on recherche divertissement et distraction sans prise de tête. Et pour moi, objectif tout à fait atteint avec "N'oubliez pas de tomber amoureuse à Paris" !

Néanmoins, je regrette le titre, qui est pour moi mal choisi et loin du thème principal de l'intrigue. Je ne le trouve pas attirant et bien m'a pris de lire la 4ème de couv, sinon, je serai passée à côté des (mes)aventures de Gemma. Certes, le livre est assez Girly, mais pas du tout à l'eau de rose.

Derrière le pseudonyme "Mademoiselle Peppergreen" se cachent deux amies d'enfance. Et l'on comprend bien qu'elles gardent l'anonymat ! Car oui, ça "balance" bien dans ce bouquin où l'on sent le vécu !

Il y a un côté "le diable s'habille en Prada" dans ce roman. La chef de Gemma est aussi "sympathique" qu'Anne Hattaway et Gemma semble débarquer, comme Andréa d'une autre planète bien lointaine de ses congénères professionnels !

Pour Gemma, sa planète est Boston et la Californie... Alors, le show business français, elle n'y connait pas grand-chose. En fait rien car d'ailleurs, qui est "Jean-François Goldman" ? ! Bref, cela donne lieu à de drôles de quiproquos. A travers Gemma qui, quoique moitié française, découvre la vie parisienne, les auteures en profitent pour décortiquer les différences comportementales entre Américains et Français, jusque sur le lieu de travail. C'est intéressant.

Enfin et surtout, Gemma nous emmène avec elle dans les coulisses d'un grand show de variété télé. Et là, ce fut une sacrée découverte pour moi. Alors qu'à la télé, on voit entrer les stars toutes souriantes sur le plateau télé, on n'imagine pas l'enfer qu'elles ont fait vivre au monde entier autour d'elles. Caprice sur caprice, que la production n'a d'autres choix que d'accepter après moult négociations munies de gants et de pincettes, et sur la pointe des pieds. Et ça, c'est le rôle de Gemma : faire en sorte que les exigences farfelues des stars et celles de la production soient compatibles ! Bref, on tremble pour Gemma plus d'une fois, pauvre Gemma qui sort exsangue des primes en direct, quel que soit l'invité : Madonna, Beyoncé, Mariah Carey, l'exécrable "P.Diddy", bref, pour les stars internationales et nombrilistes, les termes "égo surdimensionné" semblent bien insignifiants. Et quand une star mondiale rencontre Johnny Halliday dans un ascenseur, et bien c'est assez cocasse.

Dire que dans ma jeunesse, je rêvais d'évoluer dans ce milieu professionnel là (mon rêve a tout de même dépassé l'ébauche puisque j'ai tout de même travailler pour la radio NRJ / Chérie FM à Lille et pour le 50ème Festival de Cannes, où je fus hôtesse), et bien j'ai drôlement bien fait de m'orienter vers des métiers bien plus terre à terre et moins superficiels ! (même si certains de mes clients n'avaient parfois rien à envier à certaines stars point de vue  comportement détestable !

Allez, faites-vous plaisir avec ce roman idéal pour cette période estivale !

 

PS : A noter, vous pouvez aussi suivre la play list de Gemma, détaillée en dernière page.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 1 Juin 2016

Afficher l'image d'origineAutobiographie - Editions Flammarion - 292 pages - 17 €

 

Parution le 11 mai 2016

 

Le sujet : Richard Bohringer, acteur populaire mais aussi auteur, revient sur sa vie. Depuis son enfance dans le Val d'Oise "Chez Mamie" jusqu'à sa récente maladie. En passant bien sûr par les 1001 rencontres de sa vie, et les dizaines de films tournés aux quatres coins du monde.

 

Tentation : j'aime l'acteur, l'homme et l'auteur !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Un voyage en "Bohringie" ne ressemble à aucun autre. C'est une plongée presque apnéique dans un homme aux mille vies, aux milles joies, aux mille douleurs, aux mille colères, aux mille rêves. Il y a les milles visages qu'il a pris au cinéma, Docteur Jeckyll et Mister Hide en une même personne et Paulo, le double littéraire. Un homme brûlé à fleur de peau jusqu'à plein coeur et noyé par la vie.

C'est tout cela que Richard Bohringer raconte dans ce livre, de sa prose reconnaissable entre mille. Une vie divisée en 15 rounds, comme un match de boxe. Avec des K.O, des uppercuts, des coups de points, des combats victorieux, des coups de coude, des coups de mains, des coups de tête, des déséquilibres, des opportunités, des parades. Le piège de la drogue et beaucoup d'absorption : l'alcool. Des petits combats confidentiels et d'autres aux répercussions tonitruantes !

La vie d'ado sur mobylette, les petits larcins, les copains, la came, les rencontres, l'écriture, le théâtre, le cinéma, les enfants, les petits-enfants, la musique, la chanson. Tout au long de la vie, les potes et l'alcool.

Richard Bohringer est un homme qui n'aime pas petit, pas à moitié. Il aime grand et fort. Et il le dit. Dans ce livre, il nous propose un full contact avec lui-même, sans passer par Paulo, son double littéraire. Il se raconte, lui, les autres, ses films, le tout pour le meilleur et pour le pire, sans gants, sans tromperie.

Son écriture est comme une rose : il y a celle de l'aube couverte de rosée, celle qui bourgeonne, celle qui éclot, aves des épines et parfois sans. Inimitable, elle prend aux tripes et au coeur. Une écriture qui s'adresse au lecteur, qui interpelle le lecteur au sens premier du terme.

Les premiers rounds du livre ont des sujets et des époques bien définis. Ensuite, j'ai trouvé que cela se mélangeait un peu et se répétait souvent. Car Bohringer rend hommage aux gens qu'il a croisé, aimé, qui ont fait ce qu'il est devenu. Certaines de ses personnes sont connues du grand public, d'autres non et cela devient parfois lassant. J'ai trouvé par moment que cela prenait la forme d'une litanie sur "mon père d'adoption", "mon fils d'adoption", "mon frère d'adoption" etc. Mais cela fait partie du personnage entier Bohringer. J'ai aimé ces récits de tournage au bout du monde ou en Loire Atlantique. Par contre, là où j'ai été déçue, c'est que Richard Bohringer n'évoque pas du tout sa double nationalité Franco-Sénégalaise. De l'Afrique, il y en est question évidemment mais plus en généralité et comme "de loin". Je n'ai pas lu tous les livres de Bohringer, même si la plupart. Peut-être est-ce le sujet d'un autre bouquin ?

Alors, que vous dire pour conclure ? Bohringer, on aime ou l'on aime pas, il séduit ou énerve, touche, bouleverse ou laisse de glace. Moi, je suis de la première catégorie évidemment, alors à vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Avril 2016

Afficher l'image d'origineEssai /autobio - Editions Albin Michel - 240 pages - 18 €

 

Parution le 27 janvier 2016

 

4ème de couv : « Ce livre est le vaisseau spécial que j'ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d'amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n'ai rien eu à inventer. Si ce n'est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon coeur. »
 

 

Tentation : Auteur et sujet

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

Mon humble avis : Comment allier cauchemar et féérie ? Je pense qu'il faut être Mathias Malzieu pour y parvenir !

Ce livre est le récit, le témoignage d'une renaissance ! Ah, pas d'une dépression profonde comme sait nous en abreuver la littérature ! Non, une véritable résurrection médicale, corporelle, depuis les quelques jours précédents le diagnostic qui aurait dû être fatal jusqu'à l'annonce d'une inversion des courbes des analyses et donc la promesse d'une guérison approchante !

Il y a deux ans et demi, Mathias Malzieu (alias aussi le chanteur du groupe Dionysos), apprend que sa moelle osseuse ne fonctionne plus. Il lui manque l'essentiel pour vivre : des globules blancs, rouges etc. Plus de système immunitaire non plus, il est à la merci du moindre microbe. Il devient donc un vampire, à savoir que plusieurs transfusions hebdomadaires lui sont nécessaires pour survive, dans l'attente d'un traitement de cheval éventuel et d'une greffe de moelle hypothétique. Le vampire hebdomadaire deviendra vampire en pyjama lors de séjours en chambre stérile où les équipes médicales et la science vont complètement rebooter son corps, pour le faire repartir à zéro. 

C'est cette chevauchée médicale et humaine au coeur de l'enfer que Mathias Malzieu raconte ici. D'ailleurs, ce livre, il l'a principalement écrit en chambre stérile. Ce qui sauvera notre héros, de toute façon, c'est l'imagination, la créativité, la musique, la création et un moral d'acier ! Bien sûr, on sent parfois le découragement du héro ou sa peur que sa vie s'arrête là, mais dans ces pages, pas une ligne de pathos et de misérabilisme. De l'humour, de l'amour, de la passion, de la joie de vivre, de l'envie de vivre, de l'émotion, de l'auto-dérision, de la compassion, de la reconnaissance, du courage, ça oui, à chaque page !

On retrouve l'univers doux, féérique, poétique à souhait de l'auteur, mêlé à des explications médicales métaphoriques on ne peut plus limpides. Donc sans avoir fait médecine, on comprend parfaitement ce qui lui arrive, ce qu'il subit comme soins etc... Pour la poésie par exemple, les infirmières deviennent des nymfirmières, Malzieu devient le capitaine d'un chalutier, la mort qui le poursuit est présenté sous la forme de Dame Oclès (car épée de Damoclès...)

Pourquoi pas 5 pattes de chat ? Juste parce que j'ai trouvé quelques passages  ou propos redondants, mais c'est sans doute aussi la maladie qui veut cela.

Dans le livre résonne aussi un vibrant hommage au personnel médical, tant pour ses prouesses, que son soutien psychologique. Et là, je me dis que Malzieu a eu de la chance car de toutes mes épreuves médicales "récentes" en CHU, je ne garde pas un tel souvenir. J'ai vraiment senti le soutien de toute une équipe uniquement lorsque j'ai été hospitalisée à 18 ans pour une énorme phlébite de toute la jambe droite. Mais j'étais alors, dans cet hôpital, la nièce du grand professeur DC et ma jeunesse avait fait de moi la mascotte du service.

Lisez ce livre, c'est une ôde à la vie, au courage, à la créativité, à l'espoir, servi par une plume unique, à l'image de son auteur !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Mars 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Audiolib - 7.41H d'écoute - 22.90 €

 

Parution en audiolib : juin 2014

 

L'histoire : 1976 ! J.O de Montréal ! Le monde découvre Nadia Comaneci ! Le jeune gymnaste roumaine défie la loi de gravité et pulvérise tous les records, au point d'affoler les ordinateurs.

La narratrice revient sur ce destin extraordinaire, entre médailles et sacrifices avec, en fond géopolitique, la Guerre Froide.

 

Tentation : Blogo, médias, le sujet

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt

 

Lu avec excellence par Chloé Lambert

 

 

 

Mon humble avis : Petite et ado, je rêvais secrètement de ressembler à ces jeunes gymnastes, qui semblent pouvoir faire ce qu'elles veulent de leur corps. Hélas, raide comme un piquet, le simple grand écart restait pour moi l'inaccessible étoile ! Il n'empêche, 30 ans plus tard, ces athlètes sont celles qui me fascinent le plus et toujours autant... rendant ce roman incontournable pour moi.

La petite communiste qui ne souriait jamais m'a donc passionnée, qui me permettait d'entrer dans les coulisses sportives et humaines de la gymnastique de haute volée, voire de haute voltige !

Certes, il y eu des longueurs lors de mon écoute, des passages qui me semblaient répétitifs, et quelques égarements chronologiques, mais pas en suffisance pour gâcher mon plaisir.

Lola Lafon, que l'on peut facilement imaginer comme la narratrice de cette histoire, use d'un procédé littéraire bien particulier : Alternance du fruit de ses recherches d'archives presse écrite, télé etc ; de vérités historiques et de dialogues téléphoniques totalement imaginés entre elle-même et Nadia Comaneci. Lors de ceux-ci, la narratrice interroge Nadia, afin de démêler le vrai du faux, d'éteindre des rumeurs désobligeantes, et d'avoir la version (même si imaginée) de la championne. Ainsi, par ces interrogations, Lola Lafon pose des questions "à voix haute" qui s'adresse à chacun de nous, sur la vision des femmes dans notre société et notamment dans le monde du sport, sur l'enfance "gâchée" aux yeux des autres, sur les choix individuels ou collectifs, sur le surmédiatisation et l'acharnement médiatique, sur le courage, sur la passion, sur le dévouement, sur le surpassement de soi, sur ce que l'on fait de la liberté une fois celle-ci acquise alors que l'on n'est pas né sans !

Il est bien évidemment question de l'instrumentalisation de ces jeunes génies au nom d'une marque, d'une idéologie, d'une nation. Car bien sûr, à l'époque, la jeune Nadia Comaneci faisait figure de modèle pour la jeunesse communiste et était le porte-drapeau de la Roumanie de Ceaucescu. On n'imagine plus l'impact qu'eurent les exploits de Nadia tant à l'Est qu'à l'Ouest dans l'entrainement des sportifs et les rêves des petites filles d'alors.

Toutes les questions (et les réponses) qui sont levées ici sont donc soit intéressantes, soit passionnantes, vous n'avez que l'embarras du choix. Il n'empêche que les informations données sur le contexte historique de la guerre froide sont une bonne piqûre de rappel et parfois aussi un bon enseignement, car je crois que nous autres occidentaux de notre époque, nous ne pouvons imaginer ce que fut la vie quotidienne sous ces régimes communistes de l'Est.

Enfin, tout au long de cette lecture, on ne peut que se révolter contre la condition des femmes dans le monde, qu'il soit sportif ou autre. Car pour réussir, ces jeunes filles étaient soumises à des privations alimentaires ahurissantes. Mais surtout, sitôt que leur puberté s'annonçait, elles recevaient dès lors des injures (grosse vache and co pour 40 kg toutes mouillées), les regards et l'intérêt se détournaient d'elles sitôt qu'elles étaient réglées. Bref, le monde attendait d'elles qu'elles restent des petites filles parfaites. Et le pire, c'est qu'il l'exige encore... au cinéma, dans la mode etc...

Bref, un roman avec tant de richesses qu'il est impossible de toutes les énumérer sur un simple billet !

 

Je vous invite à cliquer sur ce lien pour revoir les exploits 1976 de Nadia Comaneci

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 4 Mars 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions J'ai Lu - 154 pages - 6 €

 

Parution en avril 2014

 

L'histoire : Un inventeur dépressif, avec un trou d'obus à la place du coeur, tombe amoureux d'une fille qui disparait quand on l'embrasse. Le plus petit baiser jamais recensé et hop, volatilisée ! Il va mener l'enquête pour la retrouver ! Mais pas seul ! Un vieux détective à la retraite et son perroquet enregistreur vont l'aider dans cette quête, qui lui réserve bien des surprises !

 

Tentation : Envie d'un roman bonbon !

Fournisseur : Ma PAL Silvana  (merci )!

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Quand j'étais petite et ado, deux semaines par an à Noël, je fréquentais assidument "les trouvailles", une boutique souvenirs, cadeaux, presse, librairie, cartes postales et autre, dans le village du Grand Bornant en Haute Savoie. Même si je n'achetais pas forcément, rien ne m'échappait et tout me fascinait dans cette boutique au point que celle-ci reste marquée au fer dans la liste des souvenirs familiaux.

Et bien "Le plus petit baiser jamais recensé" a eu le même effet. Ou ouvrant ses pages, j'ai plongé dans une malle aux trésors sans fond où l'on se régale des mille et une trouvailles de l'auteur Mathias Malzieu. Ayant déjà lu "Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi", je m'y attendais, c'est d'ailleurs pour cela que j'ai pioché ce roman dans le puit sans fond de ma PAL. Il n'empêche, chaque page a provoqué en moi un émerveillement presque enfantin, tant l'inventivité et l'imagination de Mathias Malzieu sont fabuleuses, poétiques et oniriques à souhait !

Au fil des pages, on découvre des sparadramour, un appartelier, un vieux aux cheveux de nuage et de barbe à papa, la place de la Pastille, un asthme en ré mineur, de la neige tiède, de la télépathisserie, la recette du chocolat au nectar de baiser, un attelage de 5 écureuils de combat, des floconfettis, un escalier carillonnant, un attentat au pop-corn, j'en passe et des tous mignons tout plein.

Avec tous ces ingrédients, Mathias Malzieu nous raconte une belle histoire d'amour, une enquête d'amour par des en quête d'amour. Est-ce que deux électrocutés de l'amour vont accepter de baisser leur garde, leur pont-levis, leur armure contre l'amour blessure, d'oublier ou d'affronter leurs peurs et traumatismes précédents qui les ont conduit à renoncer à l'amour ?

Vous le saurez en lisant ce magnifique conte, qui se déguste comme une sucette, vous savez, ces sucettes qui réservent une surprise à l'intérieur ! Car oui, cette prodigieuse histoire s'adresse à l'enfant qui sommeille encore en chacun de nous, à l'adulte qui regrette l'enfance parce que les genoux écorchés sont plus faciles à soigner que les trous au coeur...

 

 

Quand je danse, c'est comme si je m'étais ton rire au micro-ondes. Il est prêt en quelques secondes. Je suis plus raide qu'un très vieux Pinocchio et tu es plus souple qu'une princesse en pâte à crêpe.

Sparadramour de Mathias Malzieu

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Février 2016

Nouvelles - Editons Pocket - 283 pages - 5 €

 

Parution le 4 novembre 2015

 

Le sujet : 13 auteurs ont mis leur plume au service des Restos du coeur autour d'un thème : frère et soeur.

Ceux qui s'aime, se détestent, ne se connaissent pas. Entre quotidien et exception, haine ou fusion, jalousie ou partage.

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : C'est sur la blogo que j'ai appris l'existence de ce recueil de nouvelles écrit et vendu au profit des restos du coeur. D'après ma courte recherche, c'est la 3ème année que cette opération a lieu. 13 auteurs d'horizons et de maisons d'éditions différents se réunissent et livre chacun une nouvelle. Mine de rien, la vente de ce petit livre a permet chaque année la distribution d'un million quatre cent mille repas chaque année. Voilà ce qui a surtout motivé mon achat. Une bien belle initiative altruiste à encourager !... avec en prime de chouettes moments de lecture.

13 auteurs différents,  et autant d'univers et de styles. Je connaissais déjà certains d'entre eux. D'autre ne m'étaient connus que de nom, d'autres encore m'étaient complètement étrangers. Voici donc l'occasion de découvrir de nouvelles plumes ou d'en retrouver !

Comme l'on peut s'y attendre, la qualité de chacune des nouvelles est variable, sans doute aussi perçue différemment en fonction des goûts personnels de chacun. Certaines m'ont tout à fait emballée, d'autres m'ont laissée sur le quai, comme celle de Stéphane de Groodt, mais qui ne dure que quelques pages. L'ensemble reste divertissant.

Le thème de la fraternité et/ou de la fratrie n'est pas toujours flagrant, ce qui est un peu dommage. Car du coup, la colonne vertébrale du recueil est assez discrète. 

Fidèle à lui-même, Maxime Chattam m'a fait trembler et m'a glacé le sang ! Michel Bussi m'a bien "eue" comme on dit. Agnès Ledig m'a amusée en proposant le câlin systématique dès l'envie de clopes, jolie solution pour arrêter de fumer. Françoise Bourdin m'a touchée avec ce jeune homme qui préfère parler à son oncle plutôt qu'à son père. Alexandra Lapierre touche et surprend avec ce frère inconnu qui apparait en fin de vie.

Mais pour moi, parmi ces 13 nouvelles, c'est Karine Giebel qui remporte la palme. Elle m'a tout simplement bouleversée, en évoquant le sort d'une jeune fille qui meure au nom de "l'honneur familial", comme plus de 5 000 femmes chaque année dans le monde, que ce soit en Arabie Saoudite, au Népal ou en France.

Donc du très bon, du bon et du moyen mais quoiqu'il en soit, un très beau geste auquel il est si simple d'ajouter sa main : en achetant cette version 2016, ou en gardant ce projet pour 2017 ! Un livre acheté = 4 repas distribués !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 23 Février 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Actes Sud - 192 pages - 18.80 €

 

Parution le 19 août 2015 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Etienne est photographe de guerre. Depuis de longs mois, il est otage dans un pays en guerre. 

La libération s'annonce et devient réelle. Voilà Etienne revenu chez lui, dans le village de son enfance auprès de sa mère et de ses 2 amis. Car la reconstruction commence. Reconstruction du quotidien, de relation aux autres et à soi même. Et si Etienne restait otage de ce qu'il a vu, de ce qu'il a vécu... ou tout "simplement" de ce qu'il est ?

 

Tentation : j'aime beaucoup Jeanne Benameur

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Il ne va pas m'être aisé d'évoquer ce livre et plus que jamais, j'insiste sur l'aspect très subjectif de mes avis de lecture.

La qualité et l'intérêt de ce roman sont indéniables, Jeanne Benameur n'a pas son pareil pour disséquer et décortiquer l'intérieur de l'humain, ses douleurs, ses forces, ses contradictions, ses ambiguïtés. Son intimité, son moi, son soi et en soi.

L'histoire débute très fortement, notre coeur s'arrête presque, nous sommes tendus tant nous vivons par les mots ce que vit réellement Etienne, le personnage principal : la libération, même si jamais sûre, après des mois retenus en otage. On vit l'effroi d'Etienne minute par minute, craignant comme lui qu'au dernier moment, cette libération ne soit qu'un leurre, une simulation... J'ai cru que j'allais être totalement prisonnière moi aussi de ce livre. 

Et bien non... Quelques chapitres plus tard, je n'étais plus pressée d'y retourner et ma lecture a fini par me peser quelque part. Parce que je n'étais pas faite pour ce roman, où que celui -ci n'était pas fait pour moi, où peut-être juste inadapté à mon actualité.

En fait, Otages Intimes fut pour moi trop "contemplatif", trop "mélancolique", trop "étouffant". En même temps, ces adjectifs sont incontournables lorsque l'on traite de sujets aussi difficile que la guerre, la privation de libertés, l'enfermement.

Otages intimes, le titre est au pluriel, car au-delà du personnage du photographe de guerre, Jeanne Benameur veut montrer que l'on est tous souvent otages de quelque chose, de quelqu'un et souvent de nous-même. De ce qui nous sommes, de ce qui nous construit. Car même si nous avons la chance de vivre en liberté au sens littéral du terme, nous avons nos prisons intimes que l'on se crée ou avec lesquelles nous naissons, en fonction de notre histoire et de notre héritage familial. Mais cet aspect-là du roman, qui aurait pu me toucher profondément et personnellement, ne fut pas assez limpide pour moi et j'en suis restée éloignée.

Le style ne fut pas limpide pour moi. Trop haché, trop poétique, trop métaphorique, trop stylisé sans doute, trop littéraire, trop travaillé. Certaines phrases, curieusement construite, me sont restées nébuleuses. Quelque part, j'ai sans doute ressenti comme un manque de naturel, ce qui pour moi fut un frein à l'émotion et l'empathie pour les personnages qui me sont parfois apparu comme caricaturaux.

Pourtant, dans ce roman, fourmillent de jolis moments, de belles ou fortes images, de phrases que l'on aimerait retenir. Et il permet tout de même d'assister de l'intérieur à ce que les médias ne montrent pas lors de tels événements. Et bien sûr, c'est une ode à la liberté, notre liberté, que nous devons chérir et préserver !

 

Résultat de recherche d'images pour "challenge rentrée littéraire 2015"

13/12

 

Noukette a adoré ! Idem pour Leiloona ! Sylire est mitigée...

 

Autre roman que je vous conseille sur le sujet "Otage" : L'équation africaine, de Yasmina Khadra

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Février 2016

(J'y pense de plus en plus)

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Nouvelles - Editions Belfond - 220 pages - 17.50 €

 

Parution en janvier 2016 (Nouveauté !)

 

La 4ème de couv' : Vous allez reconnaître les papiers peints, les rues pavillonnaires et les temples d'achat, la campagne bucolique et votre quotidien. Votre femme, votre mari, votre mère ne sont pas loin ; tout vous semblera familier. Oui, ça se passe près de chez vous. Mais les choses ont mal tourné.
De quoi demain sera-t-il fait ? En déréglant les curseurs de notre société, Frédérique Martin convoque le règne des indignités ordinaires et flanque nos libertés au vestiaire. Voici venir le grand show des luttes de classes et de sexe, des dominations ou de la logique marchande. On peut désormais nous séquestrer, nous forcer à jouer, orienter nos choix ou décider à notre place. On peut aussi envisager de nous vendre. Mais pas que.
Vous aimez vous faire peur pourvu qu'à la fin tout se termine bien ? Vous verrez, on en a tenu compte.

 

Tentation : Titre et Pitch

Fournisseur : Belfond, merci pour l'envoi

 

 

Mon humble avis : Difficile de résumer 12 nouvelles, exercice auquel je ne suis point rompu. Aussi, ci-dessus, je me suis contentée de recopier la 4ème de couv, qui évoque parfaitement, sans trop en dire, le ton de ce recueil.

Ah ! Que ce fut bon ! Quel régal de lecture. Déjà, le style est aux petits oignons (ou ognons, c'est vous qui choisissez la version de la langue française que vous préférez ! ) : Percutant, direct et soigné à merveille. C'est comme si chaque mot avait été choisi avec précision parmi des centaines.

Frédérique Martin, auteur à découvrir en amont et en aval de ce livre, fait preuve d'une imagination ardente et d'un sens aigu de l'observation ? Qu'a-t-elle étudié pour aboutir à l'écriture de ces histoires ? L'homme (je, tu, il, nous, vous, elles) en tant qu'individu et part de notre société, pleine de travers et de dérives tantôt absurdes, tantôt abjectes. Peu importe que Frédérique Martin multiplie ces travers par 1.1 ou par 10, le résultat est plausible et... glaçant.

Les sujets principaux de ces 12 destins sont  : l'individualisme qui devient un délit, voire un crime. Et à l'opposé, l'hyper interventionnisme de tout et de tout de le monde, que ce soit au niveau de l'Etat comme de celui du voisinage. Le choix, qui, synonyme de liberté est aussi une prison. La privation de liberté est ici opposé à l'extrême liberté dans une société qui a de moins en moins de tabous. La surenchère de la communication, de la représentation, du consumérisme.

Imaginez une société ou le choix d'une "mort digne" est devenu une obligation. Où jouer au loto, au concours divers et variés qui vous promettent des lots merveilleux est imposé au point de devoir atteindre des quotas. Où l'on peut vendre ses parents sur une braderie une fois qu'ils sont devenus trop encombrants. Où un suicide devient le sujet principal en direct d'une émission télé de grande écoute. Où, si vous êtes femmes célibataires sans enfant alors que vous occupez un travail et un logement, vous passez en procès public diffusé à la télé. Etc, j'en passe et des meilleurs, je ne vais pas tout vous dévoiler non plus !

Quelle audace dans chacune de ces nouvelles traitées avec finesse et profondeur. C'est cynique à souhait, sardonique, ironique, moqueur, impertinent, mais jamais grossier ni vulgaire. C'est aussi glaçant qu'exaltant, terrifiant qu'étourdissant ! Bref, c'est délicieux !... En espérant que "J'envisage de te vendre" reste juste une oeuvre littéraire et ne devienne pas notre avenir si proche...

 

les billets de Noukette, d'Antigone, de Saxaoul

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Janvier 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions du Seuil - 288 pages - 18.50 €

 

Parution le 20 août 2015 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Moïse, (de nom raccourci) est un jeune orphelin, à l'aurore de l'adolescence. Il vit au Congo Brazzavile, dans un orphelinat catholique tenu par une main de fer pas souvent juste. Ses copains de chambrée le surnomment Petit Piment. C'est alors que la révolution communiste arrive dans le pays, en passant bien sûr par l'orphelinat. Petit Piment s'enfuit, découvre la vie à Pointe Noire pour le meilleur et pour le pire qui le fera perdre la tête.

 

 

 

Tentation : Le sujet et le nom de l'auteur

Fournisseur : PriceMinister, merci pour l'envoi.

 

 

 

Mon humble avis : Ca pique, mais pas dans le bon sens, et j'en suis tellement désolée, moi qui apprécie tant l'homme qui a écrit cette histoire.

Quand il s'agit d'aliments, j'avoue ne pas aimer ce qui est pimenté, mais j'apprécie ce qui est savoureusement épicé. Hélas, Petit Piment manque cruellement d'épice, de saveur, de rythme, d'envolées, d'écriture mémorable. Pourtant, l'avion décolle bien, mais l'ascension est très courte et l'on se retrouve très vite en vitesse de croisière et l'on se demande bien où l'on va bien pouvoir atterrir. 

L'écriture est souvent proche du naïf, jusque-là c'est assez normal. La narration est à la première personne du singulier. C'est Petit Piment qui s'exprime, qui raconte sa vie depuis son plus jeune âge jusqu'à ses quarante ans et sa tête qui ne tourne plus rond. Et là, je dirais que cela m'a gêné car peu logique avec les problématiques du personnage. Son récit est très linéaire, très détaillé dans la première partie. Puis on semble sauter plus d'une décennie. Mais malgré la tête qui ne tourne pas rond, le récit de Petit Piment reste cohérent, suit parfaitement la chronologie et se retrouve parsemé de vocabulaire ampoulé antagonique avec le style général.

Bref, je n'ai pas été convaincue par cette histoire, et l'affection que j'éprouvais pour ce jeune garçon dans les premières pages s'est dissipée aussi vite que mon intérêt. Durant mes quelques jours de lecture, jamais je ne me suis précipitée d'envie pour suivre les aventures de Petit Piment.

Maintenant, que mon désintérêt pour l'histoire de ce roman ne fasse pas d'ombre à ma curiosité envers le contexte général. Oui, j'ai apprécié ce témoignage sur la vie en orphelinat en Afrique, oui j'ai appris beaucoup sur le Congo que je méconnais, sur l'implantation d'une révolution communiste. Oui l'exotisme de ce roman est agréable. Oui, certains personnages secondaires sont bien croqués et touchants (notamment celui de l'infirmière).

Le message de ce roman serait que sans racines et sans liens sociaux durables, il est difficile de se construire et de ne pas sombrer dans une certaine démence. Certes, mais dommage que l'histoire qui porte cette pensée ne soit pas plus captivante.

 

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12/12 ! 2% atteint !

 

 

Livre lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire Priceminister 2015 !

Les matchs de la Rentrée Littéraire 2015 PriceMinister-Rakuten

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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