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Publié le 21 Août 2013

 Peintures-2-1607.JPG Roman - Editions J'ai Lu -  151 pages - 4.80 €

 

 

 

Parution chez J'ai lu en octobre 2006

 

 

L'histoire : Mathias est trentenaire lorsqu'il perd sa mère. Le voilà devant un mur à affronter : le vide, l'absence, le deuil.

Sur le parking de l'hôpital, il rencontre Jack... un géant de 4.50 et de plus de 130 ans... Diplomé en ombrologie, celui ci confie à Mathias 3 livres et une ombre pour le protéger et le soutenir dans son épreuve. Mathias suit son chemin et apprend à maitriser son ombre, sous les conseils du géant, qui n'est jamais très loin.... Surtout, ne jamais cesser de rêver...

 

 

Tentation : Curiosité envers l'auteur + la blogo

Fournisseur : Silvana et J'ai Lu, merci

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis :  C'est un gros coup de coeur et un coup au coeur, tout noué et tout joyeux en même temps. Emerveillé en fait !

Comme j'aime cette sensation liée à la découverte réussie d'un auteur  ! C'est comme si l'horizon s'éloignait encore, multipliant les possibilités. Ici l'horizon nous mène bien plus haut que là où monte l'avion et pourtant, il réchauffe tant notre petit nous. Et cela me donne envie de dire, Mathias, je suis entrée dans votre monde, bienvenue dans ma vie, car vous en ferez partie tant que vous écrirez d'aussi beaux livres.

Comment a -t-il fait ce magicien des mots pour me laisser sortir d'un livre sur un sujet à priori pas gai (la mort, le deuil), avec un sourire qui traverse mon visage et rejoint mes deux oreilles. Et une merveilleuse impression de douceur, de bien être, comme si je me lovais dans un cocon.

Mathias est le héros du livre. Il a 30 ans dans le corps, même s'il n'est pas grand. Mais il garde dans l'esprit une grande place pour l'enfance, ces questions, ces images, ces certitudes, ces doutes. Nous sommes dans les mots d'un adulte qui essaie de rester enfant et fils de ses parents. Mais la vie, ou plutôt la mort de sa mère va l'obliger, quelque part, à grandir. Et comme les enfants se créent souvent un ami imaginaire, Mathias est accompagné de Giant Jack.

Cette histoire sur un sujet difficile n'en devient plus une, puisque Mathias Malzieux a le génie et le talent de la transformer en conte. On évolue presque dans un univers qui pourrait paraître magique, et qui laisse libre court à nos âmes d'adultes et anciens enfants de visualiser. Les métaphores sont justes splendides, touchantes, naïves et drôles aussi.  Et toujours poétiques. Oui, c'est un livre qui émerveille ! C'est fort tout de même quand il est question de mort. C'est normal, car ce roman est là pour donner de la force lorsque l'on n'en a plus. Alors il faut le garder près de soi, ne jamais trop s'en éloigner, ou alors s'en souvenir très fort.

" Je vis dans ton rêve, personne ne peut me voir... Tu dois continuer à rêver de toutes tes forces"

" Rêver maintenant ?"

" Maintenant ! C'est ta meilleure arme pour rester vivant. C'est d'ailleurs le cas pour tout le monde. Mais vu ta situation, c'est une priorité ! Ah oui !

" Ah oui ? Je ne suis pas sûr de savoir encore comment sa marche, les rêves"

....

" Tu es vivant ! Tu es donc une machine à rêves en état de marche. Tu dois seulement continuer à actionner le mécanisme !

Evoquer la mort et le deuil dans une atmosphère onirique, pour moi, c'est de l'inédit. D'autant plus que ce roman se revèle une ode tendre et majestueuse pour les rêves et un vibrant hommage à la mère défunte et tous les souvenirs qu'elle laisse derrière elle. Les ombres posent un voile délicat de pudeur sur une expérience que l'on devine partiellement vécue.

Quant à moi, je suis tombée en amour pour une plume. Et je déménage, enfin, je pars en vacances quand je veux, puisqu'un nouvel univers s'ouvre devant moi. Et dans un univers, il y a des étoiles, des planètes, des systèmes solaires, des satellites, des lunes et que l'on est libre de voir ce que l'on veut, de croire à que l'on veut et d'attraper ce que l'on veut. Même la lune, même des morceaux de lune ou d'étoiles brisées. Ca brille toujours, nuit et jour chez Mathias Malzieu. Un univers que je peux imaginer intersidéral pour voir loin ou à ma petite taille pour être bien au chaud, sur un duvet de plumes, et pas tout à fait seule !

 

 

 

L'avis de Constance

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 17 Août 2013

http://ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.r87.cf1.rackcdn.com/attachments/large/9/7/7/001314977.jpg Roman - Editions Gallimard - 3h30 d'écoute - 20 €

 

 

Parution en livre audio en 2008 (original en 1942)   

 

Lu par Michael Londasle

 

 

L'histoire : "Aujourd'hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. Ainsi commence la narration de Meursault, ce français qui vit à Alger. Les évènements glissent sur lui, rien n'a d'importance. Ce qui va le rendre étranger à sa propre vit, et l'étranger d'un monde qu'il lui est tout autant étranger.

 

   

tentation : Pourquoi pas ? "Culturons" nous !

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

Mon humble avis : Alors, je ne suis pas une pro des classiques, et encore moins une pro des chroniques de classiques. Quitte à m'attirer les foudres des puristes, je me lance juste avec.... ce que je suis !

Camus...Un auteur pour moi ? Pas sûr. Il y a 20 ans, alors que je comptais sur ma culture littéraire scolaire, j'avais lâchement abandonné "La peste" à quelques dizaines de page de la fin...

Vingt ans plus tard, sans plus aucune culture scolaire mais juste ma curiosité et mon plaisir (ou non) de lecture... Je suis arrivée au bout de ce livre par ce que je l'ai lu en marchant, puis au soleil. Mais ai-je pris plaisir : non. D'ailleurs, à la mi temps, un petit tour sur Wikipédia m'a permis d'apprécier plus la deuxième partie, qui est de toute façon plus intéressante, un peu plus "animée"...

Et pourtant, je constate que ce roman, considéré comme majeur dans l'oeuvre de l'écrivain, atteint on ne peut plus son but, et donc, dans ce cas, est parfaitement réussi. C'est juste qu'il m'a ennuyé tout comme la lecture soporifique qu'en fait Michael Lombasle en usant une tonalité neutre nécessaire à l'oeuvre : la monotonie, l'indifférence, la distance.

L'étranger prend place dans une tétralogie nommée par Camus "Cycle de l'absurde". Et effectivement, on semble évoluer dans l'absurde dans cette histoire. Oh pas l'absurde louffoque non, loin de là. L'absurde où l'on sent que quelque chose ne tourne pas rond, dès les premiers instants.

Le personnage semble sincère mais naïf. On pourrait le croire simplet, mais on réalise qu'en fait, il ne l'est pas. Il est juste indifférent à tout : A la mort, à l'amour, à l'amitié, à la vie qu'il mène, à la violence de ses voisins. Rien ne lui parait étrange et tout lui est égal : "tu voudrais m'épouser ?" - " Si tu veux, ça m'est égal". Alors que l'on pourrait sentir la touffeur des rues et des plages d'Alger en plein été, c'est un roman où il fait froid glacial.

Wiki dit que la narration à la première personne du singulier incite le lecteur à s'identifier au personnage. Comment m'identifier à un tel personnage, qui n'éprouve rien, ni colère, ni révolte, ni compassion, ni amour ? Impossible pour moi. Je n'ai développé aucune empathie pour ce Meursault, même si les derniers moments m'ont tout de même amenée à le plaindre d'être tombé dans un procès aussi absurde, où l'on lui reproche plus sa façon d'être, étrangère, que son crime. Un procès où le jury juge et condamne plus ce que nous sommes que ce que nous faisons, plus ce que nous refusons que ce que nous acceptons, ce que nous n'éprouvons pas que ce que nous éprouvons... Bref le résultat de l'absurde normalité. 

L'écriture et la langue sont très belles. Il n'y a de hasard et de fatalité que dans la vie de l'anti-héros, pas dans les mots qu'il énonce.

Ce livre est ce qu'il dit être, on retrouve dans ces pages ce que Camus en a l'époque. Il semble que j'en ai saisi l'essence principale... Sauf une. Camus a écrit ce livre avec l'objectif de distraire. Ce roman ne m'a pas distrait, il m'a plutôt ennuyé, malgré son intérêt littéraire, il ne m'a pas plu franchement. Mais aucun regret de lecture non plus, c'est le prix à payer parfois pour étoffer sa culture

 

 

 

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                                                            Chez Val

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 7 Août 2013

Etoiles-d-Avis-0592.JPG Roman - Editions Buchet Chastel - 208 pages - 15 €

 

 

 

Parution le 6 septembre 2012

 

 

 

L'histoire :  Claire, fille de paysans du Cantal, sent bien que son avenir n'est plus là, dans son pays et un monde en pleine mutation. Grâce à une bourse, elle monte à Paris et étudie à La Sorbonne. Ce sera alors le choc des cultures, et le croisement de plusieurs pays.

 

 

 

 

 

Tentation : Un apéro avec l'auteur

Fournisseur : Les étagères de mon oncle.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai lu ce livre de façon tout à fait inédite... Sur 24h, et le terminant un quart d'heure avant de rencontrer l'auteure, Marie Hélène Lafon, en privé, durant mes vacances dans le Cantal. J'avoue que c'est excitant et que la concentration est alors maximale, afin qu'aucun détail ne s'enfuit.

Ce roman, Les pays... D'ailleurs, en voyant la romancière, je me suis dit que Les Pays n'est pas un roman, mais une autofiction. Ce en quoi Marie Hélène Lafon ne m'a pas contredit. L'exemplaire que j'ai lu été dédicacé, j'y ai donc reconnu l'écriture que l'écrivaine décrit. Ses propos sur Madame Bovary, je les avais entendu quelques semaines plus tôt lors de la dernière Grande Librairie. D'autres détails, plus personnels, m'invitent à cette déduction.

Les pays se lisent bien plus facilement que L'annonce, roman sur lequel j'avais quelque peu buté récemment. Pour moi, l'Annonce représentait un enfermement, là où les Pays sont une ouverture. Donc point de sensation d'étouffement. Bien sûr, l'austérité reste de rigueur, les points d'exclamations ne courent pas les phrases ! Mais l'ensemble est agréable, fluide. L'écriture est très travaillée, mais point trop. On sent les mots choisis précisement parmi des milliers. On s'émerveille et l'on s'interroge : comment trouver une telle expression : "des chaussettes effondrées" (j'adore). C'est la conjugaison du talent et de l'imagination d'un romancier je suppose. Mais moi, cela m'épate !

Selon moi, ce livre aurait pu s'intituler "Les distances", titre trop explicite aux yeux de Marie Hélène Lafon. Car c'est de distances et de pays dont il est question ici...

Le pays que l'on quitte, le pays que l'on trouve, celui que l'on se crée aussi, dans l'imaginaire, souvent pour relier les deux pays. Il y a aussi  "Le pays", celui qui partage les mêmes origine et que vous rencontrez au hasard de votre nouvelle vie.

Et les distances... Celles qu'il y aura toujours entre vous et le nouveaux pays, quelques soient vos efforts d'intégration et d'adaptation. Les distances qui se crée avec le pays d'origine, la famille, les amis d'enfance. Car loin, on devient différent, la culture se diversifie, les références se multiplient, le rythme de vie s'intensifie. Même la réussite sociale et professionnelle, quand elle est intellectuelle et non plus terrienne mets une distance avec les personnes de votre sang. C'est tout cela que nous conte Marie Hélèle Lafon dans cette oeuvre, pleine de tendresse, de délicatesse, de clairvoyance, mais où l'essentiel est implicite. Il m'a été bien plus facile de m'identifier à Claire qu'à Annette (L'annonce). Car même si mes origines sont dans le plat pays, j'ai vécu dans nombre d'autres, depuis la capitale, l'Angleterre, les Etats Unis, la Guadeloupe et maintenant la Bretagne. Des pays où il faut s'adapter parfois au risque de souffrir et de lutter. Des pays que l'on apprend à aimer, à adorer même, mais des pays à qui l'on appartiendra jamais.... et qui ne nous font jamais oublier celui qui nous a vu naitre et grandir.

 

 

L'avis de Clara, Mango, Sylire

 

 

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  Challenge régions Aspho 2013_2                                                        Pour l'Auvergne et l'Ile de France 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Juillet 2013

 Iphone-015.JPG Roman - Editions Flammarion - 285 pages - 4.90  €

 

 

 

Parution d'origine en 2002, réédition en avril 2013

 

 

L'histoire : Icare, c'est pour l'état civil. Tout le monde l'appelle Courgette, sa mère en premier. Il a 9 ans et depuis longtemps, il veut tuer le ciel pour qu'il ne pleuve plus des malheurs. Dans le tiroir de sa mère, il trouve un révolver. Vite, dehors ! Il pointe l'arme vers le ciel, mais c'est l'accident. Sa mère est arrivée et s'écroule devant lui. Sans le vouloir ni le savoir, Courgette a tué sa maman. Alors, il va aller grandir aux Fontaines, un foyer. Il y fera connaissance d'autres pensionnaires, des éducateurs.... Pour le meilleur ou pour le pire ?

 

 

 

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Au début, j'ai été toute colère. Parce que. Dans cette édition, y'a un monsieur avant qui présente le livre et qui dit plein de blabla. Et ben dans le blabla, y raconte en partie la fin du livre. C'est trop nul, je voulais pas la savoir avant moi, je voulais la découvrir ou la deviner toute seule ! Je dis ça pour vous prévenir. Le début lisez le à la fin, parce qu'il est quand même vachement intéressant.

Ca n'empêche, j'ai adoré et dévoré cette histoire. J'aimerais vraiment être amie avec La Courgette. Au début, il est mallheureux, mais on sait qu'il est intelligent et rêveur. C'est normal, c'est pas trop génial chez lui. Moi aussi j'aime bien rêver. Et Courgette, il est trop chouette pour faire briller ce qui est sombre. Il a toujours la patate, il est courageux et c'est un vrai ami avec les autres, même si des fois y fait quand même des bêtises d'enfants.

Le monsieur qui a écrit ce livre et ben il est doué. Parce qu'il écrit comme un enfant de 9 ans et on devine même pas que c'est un vieux de plus de 40 ans. Bon des fois, ça m'a énervé qu'il écrive toujours : la tante à Camille, le dossier à Courgette. Parce que c'est pas français du tout, même si y'a plein de gens qui le disent !

Avec son livre, l'écrivain se moque pas du monde. Comme diraient les grands, "il maîtrise son sujet". D'ailleurs, c'est expliqué au début. Il a fait vachement de recherches, il est retourné à l'école en primaire, trop drôle, je sais même pas si y'avait une table à sa taille ! Il a rencontré des juges pour enfants, des zéducateurs, des directrices de foyer. C'est comme ça qu'il a pu construire plein de personnages avec des défauts et des qualités et toujours très zémouvant. C'est tous des enfants qui ont des problèmes avec leurs parents, ou alors c'est les parents qui ont des problèmes et des fois, ils sont carrément mort. Et quand on est mort, c'est pour toujours. Et ça, ça m'a émue car au début, Courgette, il a du mal à le comprendre. Et puis j'ai bien aimé vivre avec ces zenfants et tous les gens qui les entourent. J'ai eu plein de sensations dans mon coeur et j'ai ressenti du gros amour. Je donnerais bien mon paquet de bonbecks pour que Rosy me prenne dans ces bras et me cagole. Rosy, c'est l'éduc. Elle a pas d'enfant, mais avec tous ceux du foyer, elle est maman puissance 15 !

En tout cas, le livre y montre bien que ces foyers, quand on y est pas, on pense que c'est l'enfer. Et ben en fait, ça dépend. Y'a des mômes qui y sont très contents et qui redécouvrent la vie en vrai, et d'autres qui voudraient que partir de là. C'est pas tout noir et c'est pas tout blanc. Alors du coup, c'est intéressant vous trouvez pas ?

Ce qui est cool, c'est que même si le sujet est triste, et ben le livre il l'est pas du tout en fait. Ca c'est grâce à Courgette, il a la positive attitude ! N'empêche que j'ai quand même était bien chamboulée par son histoire à Courgette, et puis par celle des autres aussi. Et je me suis dit, heureusement que le romancier n'a pas écrit l'autobiographie d'un oignon, parce que dans la gorge j'aurais toujours eu un ballon. Et puis j'aurais pleurer comme une madeleine ! Mais avec Courgette, la vie rime avec le mot fête !

 

Voilà, c'est mon avis à moi, Géraldine, de quand j'étais en CM1. Alors du coup, pour une fois, et ben les fautes d'ortho, elles sont pardonnées. Peut-être même qu'elles sont fait exprès, mais ça, vous pouvez pas le savoir ! Na !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Juillet 2013

 http://ecx.images-amazon.com/images/I/51bu4nxJFzL._SY300_.jpg    

Roman - Audiolib - 5h18 d'écoute - 18.30 €

 

 

Existe aussi en format poche : 6.60 €

 

 

Parution d'origine : Janvier 2012

 

 

L'histoire : Après le départ de ses enfants et petit enfant pour "la ville", Ferdinand se retrouve bien seul dans sa grande ferme. Le hasard lui fait rencontrer Marceline, dont la maison prend l'eau de toute part. Ferdinand écoute le conseil de ses petits fils et offre l'hospitalité à Marceline, son chat et son âne.... Puis c'est Guy, son amis, qui devient veuf... et seul.... qui va rejoindre la ferme. Et ainsi de suite, la ferme de Ferdinand va devenir l'arche de Noé de plusieurs personnes, d'origines et de générations très diverses, chacun apportant à la communauté naissante son savoir et ses compétences... Et puis viendra Paulette...

 

 

Tentation : Envie de découvrir l'auteure

Fournisseur : La bib !

 

 

 

Lu par Daniel Nicodème

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Je n'irai pas par quatre chemins, je suis déçue. J'attendais tellement de cette lecture, de cette auteure à propos de qui j'ai lu tant de billets élogieux sur la blogo. Disons que je suis passée plutôt à côté de ce roman, que je ne me suis pas laissé pénétrée par sa magie supposée. Bref, je n'y ai pas été sensible, l'émotion ne m'a pas submergée et c'est même parfois l'agacement qui m'a envahi. Pourtant, l'histoire possède nombre d'arguments pour être sympathique, intelligente, et plutôt plaisante. Mais non, avec moi, ça n'a pas tout à fait marché. Certes, les personnages sont attachants, l'ensemble part d'un bon sentiment.... qui devient des bons sentiments dans lesquels je me suis noyée. J'ai trouvé ce roman, selon l'expression consacrée, trop pétri de bons sentiments au point que d'une idée louable - celle de la communauté intergénérationnelle- et certainement bonne solution sociale, on arrive ici à un récit où l'utopie atteint son paroxyme.... Tous ces gens qui se regroupent au fur et à mesure, c'est bien beau. Mais la façon dont "Et puis Paulette" livre ce récit fait que je n'y ai pas vraiment cru, car tout s'y passe dans le meilleur des mondes possibles. Chacun s'habitue à l'autre sans problème, il n'y a pas de tension, tout le monde est toujours d'accord, tout le monde accepte les nouveaux venus sans broncher, comme par miracle tout ceux à qui s'ouvrent les portes de la ferme acceptent et possèdent LE savoir faire manquant de la communauté. J'aurais préféré un peu plus de réalisme, car chacun sait que la vie en communauté n'est pas simple et c'est justement la gestion des petits et grands conflits qui aurait donné de l'épaisseur à ce roman A mes yeux, Et puis Paulette tient alors plus d'une fable sur un monde merveilleux. Enfin, comme ma copine L'Irrégulière, la fin qui voit l'arrivée de cette fameuse Paulette (je n'en dis pas plus, le mystère et le surprise restent entier pour vous), j'ai vraiment trouvé ça too much.

Quid du style et de la narration : Pas convaincue non plus je suis ! Le style est simple dans l'absolu, pourquoi pas, cela permet une écoute (ou lecture) plus fluide. Ce qui m'a gêné, c'est que je l'ai trouvé irrégulier... même en dehors des dialogues... Car on est d'accord que dans les dialogues, le style se doit de s'adapter aux personnages. Et bien ici, on passe du langage châtier, au désuet, au familier, au vulgaire (toute proportion gardée, vu la moyenne d'âge des protagonistes !). Certains passages me paraissaient même niais dans le contenu comme dans le contenant. Un "ensemble c'est tout" mais qui a sonné faux à mes oreilles
Bref, pour résumer, une histoire pas désagréable, légère mais qui n'était pas faite pour moi !

 

 

 

 

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                                                              Chez Val

 

Stéphie a adoré, coup de coeur pour Lasardine, Alex s'est finalement laissée séduire, Sylire trouve l'histoire craquante !

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Juillet 2013

 Peintures-2-0051.JPG Roman - Edition Folio (Gallimard) - 151 pages - 5.40 €

 

 

Parution en folio en avril 2011

 

 

 

L'histoire : Paul, quadra avancé, vit avec les oncles et la soeur dans la ferme du Cantal. Il passe une annonce pour trouver femme et ne pas finir comme les autres. C'est Annette, de Bailleul (Nord), qui y répond. Avec son fil, elle vient s'installer dans la ferme. Y sera-t-elle acceptée ???

 

 

 

 

Tentation : Envie de découvrir l'auteur

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Comme j'avais envie d'aimer ce livre, de m'y plonger, surtout que l'histoire se déroule sur les terres de la romancière, là où je vais passer quelques jours de vacances. Je pensais me perdre dans l'étendue des paysages... Je suis restée enfermée, au point presque d'étouffer, dans la ferme et cette famille qui n'accepte pas l'étranger. Et pourtant, dès les premières pages, j'ai eu la sensation de tenir dans les mains une oeuvre trop grande pour moi, trop littéraire dans l'écriture, extrêmement soignée et soutenue. Tout est dit en finesse, quand pas sous entendu. Mais ma lecture en fut moins fluide. D'autant que l'ensemble ne sort pas d'une certaine mélancolie. Les dialogues sont absents. On est extérieur, on regarde, on observe, on écoute des faits et des sensations maintes fois répétés. C'est un roman plutôt "contemplatif" et ce n'est pas ce genre qui me sied le mieux. Dommage, rencontre ratée pour moi, malgré la qualité manifeste de cet écrit.

Et puis, originaire du Nord, j'ai été agacée que celui ci soit une fois de plus évoqué sous couvert des cas sociaux, de la misère, de l'alcool. Mon Nord est riche de bien d'autres choses, dont on ne parle jamais dans les livres ou les films, à moins que ces derniers soient de la pure comédie.

Quant au Cantal que j'espérais visiter au fil des pages, je vais attendre d'y être pour profiter de l'espace et de l'air pur des volcans d'Auvergne... Un livre se ferme, un autre s'ouvre !

 

http://madansedumonde.files.wordpress.com/2013/01/a-tous-prix.jpg?w=253&h=384 

 

 

 

Prix Page des Libraires 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Juin 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782290034606.jpgRoman - Edition J'ai lu - 125 pages - 5.60 €

 

 

 

Parution chez J'ai lu le 2 mai 2013 (Albin Michel en août 2010)

 

 

 

L'histoire : Il y a le grand père, qui est arrivé de Majorque pour fuir la guerre d'Espagne. Sans le sou, Il s'est arrêté à Quimper, puisqu'il ne pouvait plus aller beaucoup plus loin. En quelques années, il a fait fortune dans les fruits et légumes sur les halles de Quimper.

Il y a le père qui s'est aussi installé comme marchand de fruits et légumes . Mais ce n'est plus la même époque. Et c'est la chute.

Il y a les étés passés à Majorque dans la maison de famille.

Il y a Marie.

Et il y a le fils, qui regarde ce passé et qui le raconte.

 

 

 

Tentatrice : Silvana

Fournisseur : J'ai Lu, Merci !

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : C'est l'histoire d'une ascension et du chute familiale, vu à travers le prisme des souvenirs d'un enfant devenu adulte. Les chapitres sont très courts, dynamisant ce qui pourrait devenir longuet et de ce fait, la lecture est très agréable et rapide, presque légère. Elle donne comme l'occasion de feuilleter un album photo qui couvrirait presque un demi siècle : La Bretagne profonde, Majorque, la vie sur les marché, le labeur, les halles de Quimper, leur incendie. Les fruits et légumes sur les étales et les clientes, qui sentent et qui tâte, parfois trop.

Ce commerce de proximité et de courage qui ne tiendra pas longtemps devant les mastodonte qui s'installent à l'entrée de la ville : les hypermarchés....

L'écriture est soignée, l'humour subtile qui cache même un certain cynisme. Ce roman balance entre mélancolie et nostalgie. Sourd de la colère face à cette fatalité quelque part. L'enfant voulait voir son père en héros, il n'en fut pas. L'enfant a tout fait pour ne pas ressembler à son père et au final...

Un livre plaisant, qui dépeint une famille, une région et une époque hélas révolue.

 

 

L'avis de Val  , de Sophielit

 

 

Ce roman a reçu le prix littéraire des Deux Magots, en 2011. Prix créé en 1933, à la terrasse du café "Les deux Magots" à St Germain des Prés

A tous prix

 

 

 

                                                                         Pour le Finister

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Juin 2013

 http://www.librairiepantoute.com/img/couvertures_300/alice-ferney-les-autres.jpgRoman - Editions J'ai Lu - 374 pages - 7 €

 

 

Parution chez J'ai lu en 2009 (origine Actes Sud 2006)

 

 

L'histoire : Elle est racontée 3 fois, sous 3 points de vue....

Dans une maison, une famille et quelques amis fête l'anniversaire du benjamin. Théo a 20 ans. Pour l'occasion, Niels, son frère, lui offre un jeu de société qu'ils "s'empresseront" de tester. Un jeu fait de questions destinées à mieux se connaître les uns les autres. C'est alors que certains se révèlent et que d'autres se découvrent. Qui se connaît vraiment ? Faut il tout savoir des autres ?

 

 

 

 

Tentation : Le pitch et une auteure à découvrir

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 Mon humble avis : Très vite, je me suis dit que ce livre allait être un énooooorme coup de coeur ! Et puis finalement non, mais il s'en est fallu de peu !

Dans sa forme, "Les autres" montre une belle audace. L'idée d'Alice Ferney de narrer la même histoire sous trois aspects (ou points de vue) différents se révèle rare et très judicieuse. Tout d'abord, place aux "choses pensées" nous font pénétrer par de courts passages (entre une et trois pages), dans l'esprit des protagonistes. Nous savons alors ce qu'ils pensent durant cette soirée mouvementée, ce qu'ils craignent, ce qu'ils observent ou remarquent. Ensuite, ce sont les "choses dites" qui s'expriment. Le texte prend alors plus la forme de dialogues et nous suivons en direct échanges paisibles et altercations entre les personnages. Enfin, les "choses rapportées" épousent la forme classique du roman, apportant un oeil, une oreille extérieurs... sans doute ceux d'Alice Ferney, de l'auteure... ou de nous, lecteurs, si nous avions assistés à cette soirée et avions dû en faire un récit. Nous discernons donc de nouveaux détails qui nous font concevoir ces gens encore différemment. Et puis c'est un peu comme la vie qui est toujours vue sous prismes hétérogènes. Il y a ce que l'on ressent de soi, ce que l'autre pense de nous, et ce que nous imaginons que l'autre perçoit de nous. La boucle est bouclée, et pourtant, rien à voir avec le point de départ.

Ces trois procédés accolés sont très intéressants. Ils m'ont permis de constater que les formes narratives qui me captivaient le plus étaient les "choses pensées", car écrites à la première personne du singulier. Le sentiment d'identification avec certains personnages devenait paroxystique. Ensuite, "les choses dites" m'ont placée au milieu de la scène, me donnant presque un rôle de participante.... bien qu'inactive. Enfin, "Les choses rapportées" m'ont laissée plus distante, comme extérieure... et c'est d'ailleurs là que mon entrain et mon attrait de lectrice se sont émoussés. La cause à la narration, où au fait que je connaissais déjà l'issue ? Je l'ignore, mais c'est là que ma quatrième étoile s'est coupée en deux !

Sortons du procédé littéraire et intéressons nous à l'histoire, au style, au personnage, au talent exceptionnel d'Alice Ferney. Son sens de l'observation, sa claivroyance, son acuité, sa psychologie et la finesse de l'ensemble m'ont bluffée au plus haut point. Je ne pense pas avoir déjà mis autant de petites croix dans les marges pour relever la crème d'un roman. Alice Ferney détaille avec une sensibilité et une cruauté sans faille les dits et les nons-dits, les secrets, les gestes, les hypocrisies, les regrets, les craintes, les regards, les boutades qui n'en sont pas, les récriminations, les larmes ravalées, les secrets de familles qui remontent à la surface. C'est un sacré trajet que nous faisons dans le labyrinthe et les voies sans issue des liens entre les Hommes. Alice Ferney suggère ou met des mots sans complaisance sur nos travers et notre intime. Ce livre criant de vérité pourrait servir de base à l'écriture d'un traité sur la complexité de l'individu et des relations (in)humaines. Pourquoi le regard que l'autre pose sur nous prend il tant d'importance, pourquoi se ment on à soit même avant de mentir au autre, pourquoi la critique nous est si pénible, pourquoi nous détestons nous au lieu de nous aimer, pourquoi ce jeu que nous montrons à l'autre et que l'autre prend pour argent content ? Pourquoi nous connaissons nous si peu les uns les autres, et soi même. Un roman d'une fabuleuse richesse sur le MOI, le TOI, le IL et ELLE, le VOUS, le ILS et ELLES, bref, le NOUS à découvrir, comme ce livre. Car Les Autres, c'est forcément un peu de nous quelque part. Nous sommes tous l'autre de quelqu'un, voire de quelques uns ou d'une multitude.

 

 

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 Avec Tiphanie

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 17 Juin 2013

http://p3.storage.canalblog.com/33/69/289417/80289608.jpgRoman Historique - Edition J'ai lu - 410 pages - 7.60 €

 

 

Parution J'ai lu Juillet 2012 (d'origine juin 2011)

 

 

 

L'histoire : Dans les années 1640... En Bretagne.... Emilie est une adolescente rêveuse, ambitieuse, éprise de lettre et de culture. Elle parle même le Français. Au décès de son père, sa mère l'envoi à Paris, auprès de la Comtesse de La Tour. Elle y sera gouvernante de deux de ses enfants. La comtesse relève vite les talents de plume d'Emilie, et commence à l'emmener dans les salons. Dès lors, Emilie n'aura de cesse que d'être incluse dans ce cercle fermé des ruelles, des jours, des salons des précieuses.... Pour cela, il faudra que sa condition et ses origines soient, si pas oubliés, du moins acceptés. Les efforts d'Emilie suffiront-il ?

 

 

 

Tentatrice : Silvana et le pitch

Fournisseur : J'ai Lu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 

 Mon humble avis : Me voici dans des contrées littéraires que je fréquente très peu, le roman historique. Et pourtant, comme  ce roman m'a plu ! Je me suis tout de suite attachée à Emilie, cette jeune fille qui se trouve encore, au début, au fin fond de sa Bretagne, à Locronan. Emilie ne peut que plaire, en jeune fille éprise de littérature, ambitieuse, qui malgré l'époque, rêve déjà d'émancipation féminine. Les premières pages me fond découvrir une époque de ma Bretagne d'adoption dont j'ignore tout, et dont je pourrais apprendre par coeur quelques mots et expressions Breizhou !

Puis, nous suivons Emilie à Paris et son destin peu commun me fascine, me captive, me fait tourner les pages, toujours et encore, sans m'en rendre compte.

On ne peut qu'être séduite par l'écriture savoureuse et soignée, digne de l'époque, d'Emmanuelle de Boysson. Ensuite, ce sont les recherches que l'on imagine faramineuses que l'on salue, tant Emmanuelle de Boysson réunit ici une multitude d'informations, de personnages et d'événements historiques. Je découvre la vie à Paris au 17ème siècle, lorsque Louis XIII et Richelieu décèdent et sont remplacés par la régence et un Mazarin ô combien décrié, en personnage central de nombre d'événements historiques cités ici. Il en devient presque amusant, voire déprimant, c'est à vous de choisir, de constater que politiquement, la France n'a pas beaucoup changé en 350 ans... même sans monarchie....Les "tracas" sont toujours les mêmes, sauf les proportions diffèrent. Le roman se déroule presque entièrement durant La Fronde, période historique complexe. L'auteure donne moult détails des stratégies politiques et militaires d'alors. J'avoue que ces passages m'ont perdue, devant la multitude des personnages aux noms ressemblant ou nommés différemment suivant les pages. Et c'est là que ce roman a buté contre ma très petite culture dans ce domaine, culture que l'on peut dire "scolaire", et qui donc, ne date pas d'hier. J'aurais pu, ou dû m'informer au cours de ma lecture. Je ne l'ai pas fait, trop prise pas l'histoire d'Emilie. Aussi, je vous encourage, avant d'entrer dans ce livre à cliquer sur le lien que j'ai mis sur le mot Fronde, et qui vous mènera sur Wikipédia. Ce sont ces égarements passagers, liés à la foule de personnages, qui m'ont fait amputer une de mes étoiles et qui ne mène pas ce roman sur le podium de mes coups de coeurs. J'imagine qu'un lecteur cultivé ou friand ce cette période de l'Histoire pourrait qualifier Le salon d'Emilie de chef d'oeuvre.

Qu'en est il d'Emilie d'ailleurs ? Elle est admirable, intègre, naïve aussi (comme le sont toutes jeunes provinciales débarquées à Paris), passionnée, courageuse, persévérante, humble mais loin d'être idiote. Elle a jouit d'une très bonne éducation, et très vite, apprend les manières qui lui permettent de s'intégrer à la société noble et aristocratiques du Paris d'alors. Manières que je découvre en même temps qu'elle, que je trouve souvent drôles, hypocrites et ridicules, et parfois, très classes ou curieuses. Nous voici dans les salons d'alors, où les précieuses se jouent des mots ou manigancent contre l'une ou l'autre, sous couvert de lettres soient disant égarées. Des noms célèbres apparaissent, telle Madame de Sévigné, Lafayette, Ninon de Lenclos, des Comtesses ceci, des duchesses cela. Corneille et Descartes sont cités, un certain Jean Baptiste Poquelin, encore méconnu, traîne aussi par là.... Quelques années plus tard, il parlera de ces femmes comme de précieuses ridicules ou des femmes savantes.

Suivre l'ascension d'Emilie dans cet environnement m'a réellement fascinée, tant j'ai aimé ce personnage qui sait allier ambition et respect des traditions et des autres. Malgré sa force de caractère, elle subit encore le poids des us et coutumes séculaires qui font que le femme est loin d'être libre. Avec Emilie, j'ai donc découvert le Paris du 17ème siècle, que ce soit dans les rues aristocratiques où des les rues boueuses infestées de rats et de brigands crevant la faim. Je me suis introduite dans ces salons où, malgré des bouches parfois édentées, les femmes brillaient par leurs tenues et leur élocution. C'était l'époque où, bien avant Georges Sand, les femmes n'avaient pas le droit de publier, usaient donc de pseudonymes et gardaient, autant que faire se peut, l'anonymat. Une époque pas si lointaine encore où le mariage n'apportait qu'une garantie et statut social et où l'on cherchait officiellement l'amour auprès des amants.

Je ne vous dirais rien des aventures et mésaventures d'Emilie dans son ascension sociale, ni des révélations qui parsèment son parcours. A vous de les découvrir en  lisant ce livre magnifiquement écrit et qui saura vous captiver par ses multiples rebondissements. Sachez qu'il a une suite "La revanche de Blanche", que je vais m'empresser de me procurer. Bonne lecture, et bon voyage dans l'Histoire.

 

 

L'avis d'Hérisson

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Juin 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782356410047.jpgRoman - Audiolib - 2h45 d'écoute - 15.30 €

 

 

 

 

Parution en février 2008

 

 

L'histoire : En 1942, Joseph, garçonnet juif de 7 ans, est caché et recueilli avec d'autres enfants par le père Pons, dans un pensionnat catholique. Ce prête qui, tel Noé, fera tout pour protéger ces enfants d'un déluge de violence et surtout, qui les encouragera à conserver leur indentité et à en être fiers. Une affection particulière le liera à Joseph. Il lui ouvrira la porte du monde et l'instruira, pour que rien ne disparaisse.... Et pourtant, de toute son âme d'enfant, Joseph souhaite devenir chrétien.

 

 

 

Tentation : L'occasion qui fait le larron !

Fournisseur : la compagnie aérienne Corsaire !

 

 

 

 Lu par Eric-Emmanuel Schmitt lui même !!!

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : Loin de moi l'envie de faire de la pub... mais quelle bonne surprise ! La compagnie aérienne Corsaire a renouvelé sa flotte en direction des DOM TOM et lors de mon récent voyage pour la Guadeloupe, j'ai pu jouir d'un écran individuel. Habituellement, je boude ce genre d'équipement pour préférer mes livres mais là, quelle ne fut pas ma surprise  de constater qu'une dizaine de livres audio étaient proposés à l'écoute individuelle. Entre ceux qui j'avais déjà lus et ceux qui duraient trop longtemps, mon choix s'est porté volontairement sur L'enfant de Noé. Lors de mon écoute des Deux Messieurs de Bruxelles, j'avais déjà admirer le talent de lecteur et de narrateur de l'auteur. Aussi, imaginez mon plaisir, à 15 000 pieds au dessus de la terre, de me laisser bercer par ce grand conteur qu'est Eric Emmanuel Schmitt. Bon, ça, c'était pour l'anecdote. Qu'en est il du livre maintenant ?

Sur le moment, j'ai bien évidemment été transportée, fascinée, captivée, émue par cette histoire magnifique qui prone avant tout l'ouverture d'esprit, la curiosité pour la culture de l'autre, l'importance de la survie de cette (ou ces) cultures, qu'elles aient traits à la religion ou non. C'est une histoire sur la tolérance, le respect.

Le père Pons, qui recueille Joseph et bien d'autres petits garçons de sa condition, est un fabuleux personnage de roman. Comme il m'a plu, ce prêtre qui, sous sa chapelle, a construit une synagogue dans laquelle il lit la Torah, la Kabbal et autres textes de culture juive parce qu'il sent celle ci en danger. On apprendra en fin de livre qu'ensuite, ce père s'est consacré à la survie d'autres cultures menacées. J'ai aimé la façon que ce prêtre catholique a d'initier ces enfants juifs à leur culture et leur religion à une époque où l'horreur les éloignait de leur famille, de leurs origines, de leur identité. Cette notion d'adulte qui transmet à l'enfant un savoir, une croyance, même si ceux ci ne sont pas siens, juste pour leur survie est une magnifique leçon de grandeur d'âme. Apprendre et transmettre, au delà de nos croyances et de nos confessions, pour que le monde garde la richesse de sa diversité.

Et puis il y a Jospeh, ne l'oublions pas, ce petit garçon, personnage central de cette belle histoire. Au contact du père Pons, il souhaite de tout coeur devenir chrétien... et ce père Pons qui fera tout pour que ce garçon reste juif, manquant presque une bonne occasion facile d'évangélisation ! Peut-être parce que la sagesse voudrait aussi que toutes les religions se ressemblent et ne soient qu'une : l'humanisme.

Une très belle histoire, émouvante. Maintenant, pour être honnête, plus de 15 jours après ma lecture écoute, c'est une impression et une sensation générales qu'il me reste. Les détails seront sans doute plus vite oubliés. A suivre... Puisqu'en écrivant ce billet, certains d'entre eux me reviennent. D'où l'utilité de tenir un blog !!!

 

 

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                                                         Challenge chez Val

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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