Publié le 28 Septembre 2015

La dernière fois que j'avais évoqué ici ma vie professionnelle, c'était lors de mon licenciement économique, survenu voilà maintenant plus de deux ans. Je ne l'évoque pas beaucoup sur les réseaux sociaux, où la discrétion  est la maitresse de toutes les vertus ! Mais voilà, j'en ai marre (et encore, ce mot est léger), et j'ai envie de parler (pour ne pas dire crier, voire hurler)

 

 

Ca fait un moment que ce billet me trotte dans la tête, il est temps qu'il en sorte ! Il faut évacuer ses rancoeurs pour ne pas pourrir de l'intérieur !

Ces derniers mois, j'ai eu l'occasion (jusqu'à maintenant, je n'arrive pas à dire la chance) de passer plusieurs entretiens d'embauche, qui pourraient être stimulants, mais qui sont décourageants (là encore, le mot est faible).

Pour rappel, je recherche un mi-temps. Ma RQTH( Reconnaissance Qualité Travailleur Handicapé, m'impose de ne travailler qu'entre 18 et 24 heures par semaines. Mon AVC m'a laissée (entre autre) une grande fatigabilité cérébrale. Je cherche un emploi simple, dans l'accueil, le standard, le secrétariat, l'assistanat,  l'opération de saisie, la manutention...

Ce que je remarque, c'est que peu d'entreprises sont intéressées par ce statut particulier. Celles qui le sont, acceptent la RQTH pour la baisse des taxes, mais ne veulent pas du handicap qui va avec s'il faut un minimum d'aménagement (donc horaire pour moi). Votre handicap ne doit absolument pas affecter votre aptitude à tenir le poste comme les personnes "normales".

Qui plus est, il faut savoir qu'en 2013, notre cher gouvernement a pondu une loi supposée limiter la précarité. Je résume, mais dorénavant, les mi-temps ne peuvent être inférieurs à 24 heures par semaines, sauf sur demande expresse de l'employé. Pour pouvoir faire cette demande, et bien dans l'absolu, il faut déjà être en poste... 24 heures pour moi, c'est déjà beaucoup. Et puis avant, un employeur pouvait embaucher 2 mi-temps pour aboutir à une présence horaire de temps plein. Maintenant, 2 personnes, ça fait 48 heures, ce qui coûte beaucoup plus cher qu'un 35 ou 39 heures. Et une personne employée à 24 heures peut difficilement cumuler un autre mi-temps...

 

 

Ce qui me dégoute le plus, c'est le manque d'humanité, de politesse dans le processus, l'hypocrisie. On parle de ressources humaines. Cette expression, valable encore il y a 15 ans, et on ne peut plus usurpée maintenant. Il y a 15 ans, pour décrocher un poste d'employée (ce qui a toujours été mon cas), un entretien suffisait. Deux jours plus tard, on vous rappelait pour vous dire "désolé" ou "vous commencez dans deux jours" !).

Maintenant, c'est un véritable parcours du combattant, de plus en plus dépersonnalisé, même si votre interlocuteur utilise le ton nécessaire pour vous faire croire du contraire, temps qu'il pense pourvoir avoir "besoin" de vous.

En 2015, les candidatures se font sur internet. Terminées les lettres de motivations manuscrites que vous deviez recommencer maintes fois car, lors des formules de salutations, se glissait une méchante faute d'orthographe ou un gros gribouillis. On se dit, que de temps gagné ! Et bien pas forcément.

 

La candidature :

- Vous trouvez l'offre sur internet, via des sites spécialisés, sur lesquels vous vous êtes constitués des alertes. Alors, attention, certaines annonces peuvent être publiées sur différents sites, avec quelques différences dans le libellé... Certaines annonces ne sont pas supprimées si le poste est pourvu aussi.

- Par un clic, vous voilà sur le site de l'entreprise pour y laisser votre candidature. Il vous faut remplir toutes les cases (dates de naissance, diplômes et dates, précédentes expériences avec nom de l'entreprise, poste occupé, dates, compétences utilisées)... Puis vous ajoutez votre CV qui ne fait que reprendre ce que vous venez d'écrire en remplissant les cases. Puis vous rédigez votre lettre de motivation. Puis vous cliquez sur Enter ! Et vous attendez...

- Quand tout va bien, vous recevez un mail générique qui vous annonce que votre candidature a bien été reçue, qu'elle sera traitée dans les plus brefs délais et que sans nouvelles d'ici 3 semaines, et bien... merci d'avoir joué, relancez le dé.

- Quand tout va mal, pas de réponse.

- Et quand c'est la fête, votre portable sonne. Entretien !!!!

 

 

 

L'entretien :

Arrivé sur place, vous remplissez de nouveau un dossier de candidature, où il faut encore remplir les cases que vous avez rempli quelques semaines plus tôt sur internet ! Vous répétez encore votre motivation, au cas où elle aurait changé depuis votre candidature internet...

 

Bref, j'ai l'impression d'être en garde à vue pendant tout ce processus. Déjà, on m'a fait comprendre que je suis présumée coupable de n'avoir pas ou peu travaillé depuis 2 ans (un petit CDD et 2 stages. J'ai envie de répondre : vous regardez les infos de temps en temps ?

Et je suis aussi présumée coupable de ne pas avoir TOUTES les compétences requises, comme on décide pour moi à l'avance que je ne saurais pas apprendre telle ou telle chose dans l'entreprise.

Oui, comme dans une garde à vue, on nous fait répéter et répéter encore, on nous presse comme un citron, comme si l'on attendait qu'on se contredise, comme s'il l'on attendait qu'on finisse par avouer notre inaptitude à tenir le poste. Et d'ailleurs, à force, on finit par douter de nous-même alors qu'on arrive ultra motivé et prêt à déplacer des montagnes !

 

Travaux pratiques...

 

- Entretien pour être préparatrice de commande en verres optiques... Recrutement effectuée par une boite d'intérim. Le poste est à Rennes, au bout de ma rue. On me demande si je ne vais pas m'ennuyer dans ce type de poste, après mes années passées chez Nouvelles Frontières. Je réponds que si je suis occupée, je ne m'ennuie pas ! Et que ma vie personnelle m'offre mille et une activités pour m'épanouir culturellement. "On vous rappelle". On ne m'a jamais rappelée, malgré mes multiples relances téléphoniques ou mails. 2 mois plus tard, je revois la même annonce.

 

- Entretien pour être hôtesse d'accueil téléphonique.  Mon profil est TRES intéressant, puisque j'ai travaillé 8 ans en centrale d'appels chez NF. On me rappelle après que j'ai rappelé. Et l'on me dit que l'entreprise a changé d'avis : elle n'a plus le temps de recruter et de former parce qu'elle est débordée...

 

- Entretien dans une boite de formation pour adulte, pour un poste d'assistante administrative. L'entretien se passe très bien, dans une atmosphère chaleureuse. Une semaine plus tard, je relance par téléphone. La personne avec qui j'avais passé une heure la semaine précédente ne se souvenait plus de moi au premier abord...

 

 

- Entretien dans une boite qui fait du tri de courrier à grande échelle, et de la saisie informatique. 80 embauches d'un seul coup ! Je passe ma matinée sur le site internet de la dite boite. L'entretien est donc collectif, nous sommes 80, et c'est en fait une présentation de l'entreprise... Durant laquelle je n'ai rien appris de plus que ce que le site ne m'ait pas appris le matin même. Rappel : Boulot à la chaine, payé au Smic. Lors de l'entretien, le DRH, en jeune cadre dynamique qu'il se veut, s'assoit de biais sur une table pour garder un oeil sur son public et l'autre sur son Power Point. Et là, je vous jure, j'ai cru que je postulais pour travailler à Wall Street : on m'a parlé de "cut off", "d'out sourcing", de "Cloud Computing" de "back up", de "Business Process", de "Workflow", de solution "Outsourcées" etc. Pauvre langue française bien absente, alors que dans l'offre, il était stipulé que le candidat devait bien maitrisé la langue française. J'avais autant envie de rire que de pleurer. Surtout quand notre jeune cadre dynamique a levé le bras pour demander si nous avions des questions et qu'alors, une énorme auréole est apparue sous son aisselle gauche ! Oui, j'ai une question : "Vous ne parlez que de temps complet, hors j'ai postulé pour un mi-temps." Réponse : Ah non, on ne prend pas de mi-temps, cela enlève la flexibilité demandée par le customer !". Vous n'allez pas me dire que sur 80 embauche, ils ne pouvaient pas embaucher 78 temps pleins et 2 mi-temps, histoire de participer à l'effort collectif qui est sensé veiller à l'intégration professionnelle de tous ? Ensuite, visite de l'entreprise. J'ai eu l'impression de visiter un atelier clandestin chinois. Sauf qu'il n'y avait pas de chinois et que nous n'étions pas en sous-sol.

 

 

 

- Enfin, the last but not the least. Un CDD de 6 mois dans une filiale d'une grande banque. Poste là aussi, au bout de ma rue, soit 5 minutes 30 à pied. Donc garantie que je serai toujours à l'heure qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, qu'il y ait des embouteillages, qu'il n'y ait plus de pétrole sur terre. Candidature début juillet via le site (donc à remplir les cases, voir plus haut). Mi juillet, on m'appelle pour l'informer que j'aurai un entretien téléphonique à 17h30 le 5 août. Cet entretien se passe très bien, mon profil est très intéressant. J'informe mon interlocutrice de ma RQTH et du mi-temps nécessaire. Elle m'affirme que ce n'est pas un problème, que l'entreprise fait tout pour intégrer des personnes en situation de handicap etc. Ma candidature prendra juste plus de temps, puisqu'elle sera traitée par le service Mission Handicap. Fin août, un autre appel me convie à un entretien physique à Paris, qui s'il est concluant, sera suivi d'un entretien physique à Rennes (logique non, pour un poste au bout de ma rue). Pôle Emploi, donc le contribuable, me paie mon billet de train. Je me prépare comme pour les J.O. Esthéticienne, coiffeur, sport à fond pour être en forme, je passe 10 jours sur le site internet à TOUT étudier. J'ai super confiance en moi, ce poste est pour moi ! Je l'attendais, il m'attend, c'est pour cela que je n'ai pas été prise aux entretiens précédents...

 

Paris, siège social aseptisé, les gens portent tous des tenues similaires, des tailleurs impec pour les femmes, des costars sombres pour les hommes, alors qu'il fait un soleil radieux. Ah, ma chère province... Et lors de l'entretien, badaboum ! Les questions que l'on me pose sont d'une précision terrible et ultra formatées. Exemple : Donnez-moi un exemple précis, dans vos expériences professionnelles, d'une situation précise, avec le contexte précis, d'un process que vous avez du installer pour aider votre équipe de travail, pour vous adapter à un système informatique, pour assumer une journée particulièrement chargée.

Là, mon crime est de ne pas avoir travaillé depuis plus de 2 ans. Car des exemples précis, je n'en n'ai plus. J'ai des souvenirs globaux de mes boulots précédents (ambiance, journée type, galères, joies, succès, échec). Mais des exemples précis non. Je ne sais plus où j'en envoyé une cliente qui m'avait remercié chaleureusement pour lui avoir "sauver ses vacances de Noël".

J'étais venue à cet entretien pour parler d'avenir, on ne m'a parlé que de mon passé qui commence à être lointain. Quelqu'un déjà en poste ou au chômage aurait certainement répondu très facilement à ces questions. Moi non. Même si dans la vie j'ai une imagination débordante, en entretien non. Car je ne mens jamais. Je suis moi et je n'invente rien. 

Si elle m'avait questionnée sur mon présent, j'aurais eu des exemples par dizaines. Ce n'est pas parce que je suis au chômage que je ne fais rien. Dans mon bénévolat, je suis justement amenée à réagir, à prendre des décisions, à mettre des process en place. S'il était payé, mon bénévolat pourrait être un métier.

Qui plus est, mon interlocutrice ignorait tout de mon profil (RQTH, mi-temps)

Bref, on me dit, réponse sous 15 jours. Je le sens mal, mais on ne sait jamais. Et le surlendemain, un mail générique m'annonce que... NON.

Bref, cet entretien Parisien pour un CDD de 6 mois au bout de ma rue a achevé de m'achever. En fait, j'ai l'impression qu'expériences et compétences ne comptent plus beaucoup, que c'est votre  endurance potentielle que l'on juge sur un entretien d'une heure.

 

 

Et dans mon malheur, je me dis que j'ai de la chance de n'avoir ni mari, ni enfants. Personne que je ne puisse décevoir à part moi. Personne à qui je dois servir d'exemple, personne à qui je dois inculquer les valeurs "si tu travailles bien à l'école, si tu es courageux, tu y arriveras dans la vie". Je n'ai pas d'enfants à qui dire : "Maman n'a pas été prise encore cette fois ci". Quand je rentre chez moi, personne n'a mi de bouteille de champagne au frigo au cas où.

Alors, après 2 ans de chômage et de recherche le plus souvent intense, j'en viens à comprendre que des gens pètent les plombs, tombent dans l'alcool ou autre, changent de caractère, divorcent, se suicide devant les prêts maison impossible à rembourser etc...

 

 

Notre époque, notre société est malade d'elle-même. On ne nous parle que de compétitivité alors qu'un peu plus d'humanité guérirait bien des maux. On préfère payer des chômeurs à ne pas travailler au lieu de créer des emplois dans les grandes entreprises désertées par des patrons avec des indemnités de plusieurs dizaines de millions d'euros. Combien d'emplois pourraient être créés, même si pas ultra compétitifs, avec les millions d'euros de parachutes dorés. 50 millions d'Euros pourraient représenter 2500 personnes travaillant un an pour un salaire annuel de 20 000 € si mes calculs sont bons. 2500 chomeurs et des indéminités chômage en moins pour tout le monde.

Et la fragilité légitime du chômeur n'est jamais prise en compte, pire, elle n'est pas acceptée. Quant à celle des personnes en situation de handicap, n'en parlons pas. Le statut est la, mais les conséquences psychologiques doivent être bien enterrées pour ne pas déranger...

 

Et, comme certains auteurs connaissent la maladie de la page blanche, la panne d'inspiration, et bien moi, je sens que me vient la panne de motivation, la panique de l'offre d'emploi, l'angoisse des cases à remplir.

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 26 Septembre 2015

Marguerite : Affiche

Film de Xavier Gianolli

Avec Catherine Frot, André Marcon, Michel Fau, Christa Théret, Denis Mpunga, Sylvain Dieuaide

 

 

Synopsis : Le Paris des années 20. Marguerite Dumont est une femme fortunée passionnée de musique et d’opéra. Depuis des années elle chante régulièrement devant son cercle d’habitués. Mais Marguerite chante tragiquement faux et personne ne le lui a jamais dit. Son mari et ses proches l’ont toujours entretenue dans ses illusions. Tout se complique le jour où elle se met en tête de se produire devant un vrai public à l’Opéra.

 

 

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Mon humble avis : Quel plaisir de retrouver Catherine Frot sur grand écran, dans un rôle qui, une fois de plus, lui va à merveille !

Inspirée d'une histoire vraie, celle de Marguerite est on ne peut plus orginale et inédite. Les décors et l'atmosphère des années 20 sont parfaitement rendus. Y plane encore l'ombre de la Première Guerre Mondiale, on y trouve les clubs privés fréquentés par de riches hommes et leurs épouses désoeurvrées. Et là dedans, il y a Marguerite, qui semble bien en avance sur son temps, malgré les appararences trompeuses. Elle n'est pas si ingénue que cela ! Ce qui rend ce personnage plus complexe qu'il n'y parait, plus intéressant aussi, et touchant.

Oui, Marguerite m'a touchée car, comme elle, je chante faux comme une casserole, et depuis toujours, quand je chante, on me demande de me taire. Pour contrer cela, secrètement, lors de mon adolesence et même après, je me rêvais éveillé de devenir une grande chanteuse qui aurait rempli des Zénith. Rêve que je n'ai jamais mis à exécution et qui m'a quitté depuis pas mal d'années !

Marguerite est un film sur le mensonge et son poids qui s'accroit au fil des années, au point que ce mensonge devient obligatoire. C'est aussi un film sur l'hypocrisie de la haute société, et l'amour maladroit des proches qui pratiquent tous ce mensonge. Mais Marguerite prouve aussi qu'il faut aller au bout de ses rêves, même si dans cette histoire, Marguerite est bien aidée par sa richesse précunière. Enfin, la grande questio est : toute vérité est -elle bonne à dire, ou plutôt est elle utile à dire, si le mensonge ne nuit à personne. Doit on brandir le mensonge si son sujet fait plaisir à celui qui ne le reconnait pas, si cette fausse vérité rend bien vivant celui ci fait plaisir et rend ultra vivant et passionné, donne une raison de vivre. Une vérité peut couper l'herbe sous le pied alors qu'un demi mensonge teinté d'encouragement et de conseils peut donner une belle prairie.

Enfin bref, ce film est bien plus tragique que comique, car l'isolement et la solitude de Marguerite fait vraiment de la peine. Le film est réussi bien sûr, mais j'y ai déploré des longueurs, un côté confus par moment. Et il m'a manqué un petit quelque chose pour que Marguerite soit un grand spectacle de cinéma. Car j'ai eu l'impression d'assister à un biopic, sans rien de plus. J'ai passé un moment agréable, mais ne suis pas sortie en me disant : whaou, quel film !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Septembre 2015

 

Thriller - Editions J'ai Lu - 285 pages - 14.90 €

 

Parution inédite J'ai Lu en juillet 2015

 

 

L'histoire : Ethan Burke se réveille après un accident de voiture. Peu à peu, sa mémoire lui revient : il est un agent des services secrets américains, venus à Wayward Pines enquêter sur la disparition de deux de ses collègues. Mais plus sa mémoire se reconstitue, plus il réalise que rien ne tourne rond dans cette ville qui semble pourtant être le paradis sur terre. Ethan va apprendre, à ses dépends, que le paradis n'existe pas et, de révélation en découverte, va comprendre qu'il serait plutôt en enfer.

 

 

Tentation : Silvana, de chez J'ai Lu

Fournisseur : Silvana, merci !

 

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Mon humble avis : A l'origine, il y avait "Pines", le roman de Blake Crouch. Celui-ci est devenu une trilogie "Wayward Pines", elle même devenue une série TV à succès diffusée sur la Fox aux USA et sur Canal + dans l'Hexagone (avec Matt Dillon en tête d'affiche).

Les éditions J'ai Lu ont donc publié en juillet dernier le livre 1 de la trilogie, jusqu'alors inédite en France. Le livre 2 devrait sortir en octobre et le 3, en janvier. Il faudra donc patienter pour connaitre la suite, mais pas trop longtemps, je devrais survivre ! Surtout que ce livre 1 pourrait aussi, au niveau intrigue, ne pas nécessiter de suite. En effet, à la dernière page de celui-ci, des réponses bouclent la boucle et bouchent l'espace béant des questions que le lecteur se pose au fil des pages. On ne nous laisse pas en dernière page avec un cliff-hanger agaçant, ce qui est bien appréciable. 

Mais une fois qu'une bonne partie du mystère semble résolu, on a forcément envie de voir comment Ethan Burke va réagir à tout cela et mener sa nouvelle vie !

Et mon avis dans tout cela ? Commençons par le fâcheux. Le style est irrégulier, parfois lourd, voire maladroit. Est-ce l'écriture d'origine ou une traduction qui peut paraitre au mot à mot qui donne cette impression ? Je l'ignore, mais cela m'a amenée à soupirer.... d'agacement. De même, lorsque Ethan grimpe les montagnes après avoir survécu à la rivière ( et le bout de pain dans la poche avec...), j'ai déploré de belles longueurs, des répétitions. Sans doute parce que je voulais que tout aille plus vite, pour savoir dans quel pétrin Ethan Burke était fourré.

Ok, je ne lis pas souvent ce type d'histoire, mais ça n'empêche, il me semble n'avoir jamais rien lu de pareil ! Quelle histoire de dingues ! Prenante à souhait. Au fil des chapitres, on réalise que de "simple" thriller, ce roman est aussi de la science-fiction, voire presque de l'horreur... avec l'apparition de créatures que l'on n'a pas du tout envie de rencontrer !

J'ai adoré me faire balader dans cette ville peut commune, qui paraît ordinairement tranquille au premier regard, mais qui, finalement, n'a rien d'ordinaire. L'auteur est très doué pour amener le lecteur à partager les troubles de Burke, à se demander si c'est Burke qui a un problème ou le reste du monde. La confusion est réelle pour le lecteur, qui voudrait bien savoir si c'est Ethan qui lui joue un tour, ou l'auteur qui prend son pied !

L'atmosphère est anxiogène et devient vite étouffante, puisque comme Ethan, vous découvrirez vite que Wayward Pines est une ville dont on ne sort jamais !

Wayward Pines traitent aussi de nombreux sujets sociétaux... politiques...actuels.. etc. Telle que la peur pour soumettre et régner, la théorie du complot, les apparences trompeuses, la manipulation des citoyens, la liberté, la sécurité totalitaire.

Le suspense est implacable, alimenté par des personnages secondaires plutôt effrayant dans leur comportement... qui semble inapproprié aux situations. Avec cette impression pas très nette, donc toujours confuse, de voyage dans le temps, dans le passé, avec la présence de voitures des années 80, des femmes aux brushings dignes de Dallas...

Et, quand le mystérieux docteur Jenckins révèle la vérité, vous ouvrez des yeux grands comme des boules de bowling ! Ce fut mon cas ! Durant toute ma lecture, j'ai tenté d'élaborer des théories, en vain. Il faut dire que même si mon imagination déborde, elle ne m'aurait jamais amené à un tel dénouement qui est tout simplement inimaginable !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 20 Septembre 2015

Un dimanche avec mes loulous d'amour, Aya et Tsingy ! Depuis mon dernier billet sur mes propres chats, et bien mon Tsingy a fêté son 1er anniversaire, Aya a été malade et m'a occasionné une visite chez le véto à 1h30 du matin. Sur la balance, Aya pèse 5.6 kg. Régime m'a dit le vétérinaire ! Donc on est passé aux croquettes lights pour moitié pour commencer. Et depuis ce midi, comme petit plaisir, un peu de courgettes cuites à l'eau. C'est mieux que du fromage ou autre !

Tsingy s'est mis aussi à faire ses pipis dans ma baignoire. Grrr. Il a tout compris ce chat, puisqu'à chaque fois que je me rends compte du forfait, je nettoie la baignoire à grandes eaux = litière toujours nickelle pour lui. Donc depuis hier, déménagement de la vraie litière pour pouvoir fermer la porte de la salle de bain. Non mais oh, c'est qui qui fait la loi ici ?!! Moi aussi, j'ai plus d'un tour dans mon sac ! Ah ah !

Tsingy est aussi devenu fétichiste d'un sac poubelle qui traine dans ma chambre, puisque tout doucement, je détapisse celle-ci. Alors le sac avec des pelures de papier peint, voilà un bon petit matelas pour faire dodo ! Achetez donc des couchages confortables pour eux, vos chats préfèrent un sac poubelle ! Le comble !

Mes loulous ont aussi passé 13 jours de vacances chez une de mes amies, pendant que je passais les miennes chez ma mère. Ah, les retrouvailles !

Car y'a pas à dire, mes deux chats sont des amours dont il est impossible de se lasser et de se passer !

Aya !

Aya !

Tsingy !

Tsingy !

Aya, notamment avec un papillon qui vole à l'énergie solaire, ramené d'Amsterdam ! Tout ce qu'on ne fait pas pour distraire ses chats !

Aya, notamment avec un papillon qui vole à l'énergie solaire, ramené d'Amsterdam ! Tout ce qu'on ne fait pas pour distraire ses chats !

Tsingy, qui met en valeur les peintures de sa môman !

Tsingy, qui met en valeur les peintures de sa môman !

Photos de chamille !

Photos de chamille !

Aya, chez "tata Muriel" pendant les vacances, puis avec le papillon qui, depuis a perdu une aile !

Aya, chez "tata Muriel" pendant les vacances, puis avec le papillon qui, depuis a perdu une aile !

L'anniv de Tsingy ! Et Tsingy, fan de tout ce qui est émaillé... Lavabo, baignoire...

L'anniv de Tsingy ! Et Tsingy, fan de tout ce qui est émaillé... Lavabo, baignoire...

Aya la douce ! Notamment sur une partie de ma PAL !

Aya la douce ! Notamment sur une partie de ma PAL !

Tsingy, star d'Instagram, qui donne un gros coup de main pour le changement de house de couette !

Tsingy, star d'Instagram, qui donne un gros coup de main pour le changement de house de couette !

Aya l'abeille, oups la belle !

Aya l'abeille, oups la belle !

"Non Aya, ne regarde pas, c'est trop horrible, la gamelle est vide, plus une croquette !"

"Non Aya, ne regarde pas, c'est trop horrible, la gamelle est vide, plus une croquette !"

Ils sont beaux mes amours n'est-ce pas ? Séparément et à deux !

Ils sont beaux mes amours n'est-ce pas ? Séparément et à deux !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Un monde de chat

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Publié le 18 Septembre 2015

Pièce de théâtre de Paul Pörtner

Textes français de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino

Avec Jean-Marie Rollin, Gaëlle Gautier, Franck Desmedt, Olivier Solinares, Domitielle Bioret

 

Le pitch :Un meurtre est commis dans l'appartement situé juste au dessus d'un salon de coiffure du Marais. Comme personne n'est entré ou sorti de l'immeuble aux alentours de l'heure du meutre, le ou la coupable est forcément dans le salon. Le coiffeur, la champoineuse, les clients ? La police débarque  ! Mais pour résoudre l'enquête, elle s'appuiera sur l'aide d'un public très observateur... ou pas !

 

 

Mon humble avis : Lors d'un récent aller-retour sur Paris pour un entretien d'embauche (échec cuisant d'ailleurs), je me suis offert une pièce de théâtre, en passant pas un site de réservation de dernière minute, donc avec un certain pourcentage de réduction.

Le dernier coup de ciseaux se joue au Théâtre des Mathurins, dans le 8ème arrondissement. Cette pièce a reçu en 2014 le Molière de la meilleure pièce comique et atteint sa millième représentation ! Autant dire que c'est un énorme succès... bien mérité.

Durant le premier quart d'heure, on a l'impression d'assister à une pièce "classique" (pas au sens littéraire du terme évidemment). C'est la vie d'un salon de coiffure, salon animé par des personnages hauts en couleurs. Situations burlesques et réparties comiques se suivent pour notre plaisir. Puis, le meurtre a lieu et là, tout change !

Le dernier coup de ciseaux devient une pièce participative. Le public est mis à contribution lors de la reconstitution du meurtre. Car lorsque le capitaine de police interroge les suspects, ceux-ci disent- ils la vérité, mentent ils par omission ou par action. Alors dans le public, les doigts se lèvent, le Capitaine donne la parole tout en mettant le public bien en boite ! Fous rires garantis et superbe partage. Et bien sûr, chouette improvisation des acteurs car chaque soir, on peut imaginer que questions et remarques du public sont différentes. Vient l'entracte ! Le Capitaine donne rendez-vous au public sur le trottoir du théâtre pour faire un point sur l'enquête, et le public soumet des questions à poser aux suspects.

Alors, ô magie, en plein Paris, sur le trottoir, tout le monde se parle !!! Et oui, entre eux, les spectateurs s'interrogent. L'imagination de chacun se dénoue et les théories fusent !

Retour dans la salle, le public posent les questions abordées dehors, mais cette fois ci, directement aux suspects, qui une fois encore, improvisent et font tout pour égarer les enquêteurs en herbe que nous sommes (même si, dans les questions du public, on sent une certaines influences des séries américaines telles que les Experts, Mentalist and co).

Enfin, vient l'heure de la désignation du coupable, qui se fait par vote à mains levées du public !

Vraiment excellent, quel moment extraordinaire dans un théâtre.

Juste entre nous, j'ai trouvé qu'un personnage en faisait trop, donc m'a un peu agacée.

Alors, si vous êtes Parisiens, franciliens ou que votre vie vous mène à Paris pour un jour ou deux, faites un tour par le Théâtre des Mathurins. Mais surtout, ouvrez grands vos yeux et vos oreilles. Mettez-vous en mode observation et mémorisation pour aider quelque temps plus tard le pauvre Capitaine qui a du mal à y voir clair dans cette enquête peu ordinaire !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 16 Septembre 2015

Roman - Editions VDB - 11h d'écoute

 

Parution en audio en 2012

 

L'histoire : Fin du XIVème siècle, en Flandre française. Insbette est abandonnée dès le plus jeune âge par sa mère, qui fut victime d'un viol 9 mois plus tôt, commis par un Seigneur. Considérée comme la batarde tout au long de sa vie, la jeune Insbette tracera son chemin dans une époque violente. Elle deviendra la dame de compagnie de la grande Yolande de Cassel, puis dans d'autres circonstances, apprendra la caligraphie. Mais toujours, elle voudra retrouver ses racines.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib

 

 

 

Mon humble avis : Ce livre, je ne l'ai pas pioché au hasard. En fait, l'histoire se déroule en Flandre Française et plus précisément, autour du Cassel, berceau de ma famille paternelle. Mon grand-père y est né et y a vécu etc... Alors, je suis allée aussi, avec ce livre, à la rencontre de mes aïeuls.

Il faut savoir que ce livre audio (dont on ne trouve que très peu d'info sur le net, d'où l'absence sur ce billet du nom de la lectrice, du prix...) est d'une incroyable qualité. Quel enregistrement ! Vivant, extrêmement bien interprété par une voix modulée en fonction des personnages mais toujours agréable. De plus, des bruitages, jamais envahissants, ont été ajoutés. Le clapotis de l'eau lors d'une averse, le bruissement du vent dans les arbres, le son reconnaissable entre mille d'un cheval au galop. Tout ceci rend l'atmosphère de cette histoire encore plus forte et dense.

Je répète assez souvent que je ne suis pas fan des romans historiques, et je trouve de plus en plus souvent que j'ai tort ! Car je me suis régalée de l'histoire passionnante de cette jeune Insbette, personnage si attachant et en avance pour son temps. Sa vie sera parsemée de multiples épreuves et rebondissement, mais cette jeune fille restera toujours vaillante et ne visera que la Connaissance. De bâtarde orpheline, elle finira très instruite et maitrisant un art réservé aux hommes de l'époque.

Les racines du temps, c'est aussi un roman très riche en informations historiques, très instruit et par définition, instructif sans jamais être barbant. Comme j'en ai appris des choses ! Finalement presque tout puisque ma culture sur l'époque médiévale dans ma région natale était bien maigre. Les moeurs, les us et coutumes, le commerce, la noblesse, les duchés, mais aussi les buchés qui brulaient à l'époque autant les hérétiques que les juifs (déjà persécutés au Moyen Age, j'ignorais cela), Annie Degroote nous régale de toute une culture, sur fond de Guerre de cent ans, de chiisme de la papauté, d'évolution de l'astronomie (refusée alors évidemment car scandaleuse) et d'astrologie. Bref, ce roman est une mine d'informations insoupçonnables et captivantes.

Maintenant, mon petit bémol. Les racines du temps alternent des passages narrant la vie d'Insbette au XIVème siècle, et d'autres impliquant Nina, journaliste parisienne, elle aussi originaire de Cassel, qui débarque dans la Flandre pour y écrire un article sur les femmes du Moyen Age dans les années 2010. Nina enquêtera sur Insbette et Yolande de Flandres. Jusque-là, tout va bien. Mais Annie Degroote a ajouté des liens possibles entre les 2 héroïnes que 6 siècles séparent. Même date de naissance, même père inconnu, même signe astrologique, même attirances envers les mêmes personnes. Bref, un lien qui aurait traversé les siècles et qui, pour le coup, ne m'a pas convaincu. Mais peu importe, cela ne m'a pas empêché d'apprécier ma lecture au-delà de mes espérances. Alors, que vous ayez vos racines en Flandre ou pas, plongez vous dans cette histoire enrichissante.


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Septembre 2015

Roman - Editions Léo Scheer - 310 pages - 20 €

 

Parution le 19 août 2015 - Rentrée Littéraire 2015

 

L'histoire : L'auteure revient sur son adolesence, ses découvertes de l'amour et du théâtre simultanée et ses débuts de comédienne, le tout au "coeur" d'une famille très particulière.

 

 

Tentation : Auteure que j'apprécie

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Cette lecture me laisse partagée et dubitative.

Bien entendu, nous sommes faces à un roman de qualité, d'excellente qualité. La plume douce et soignée de Nathalie Rheims m'a emportée, caressée, tenue captive d'un récit que je ne n'appréciais que partiellement.

Place Colette est un "roman vrai" comme le dit l'écrivaine. Donc autobiographie romancée sans doute. Le sujet principal en est la passion amoureuse que Nathalie Rheims a partagé, alors qu'elle n'avait que 13 ans, avec Pierre, un grand acteur de la Comédie Française âgé de 43 ans. Soit 30 ans d'écart... C'est ceci qui m'a mise vraiment mal à l'aise. Car même si Nathalie Rheims insiste sur le fait que Pierre était sa victime et elle le bourreau, ma morale me fait voir ici une histoire de pédophilie déguisée et malsaine quoiqu'il en soit. Même si la jeune fille a quelque part harcelé l'acteur. Je considère que celui-ci devait se tenir. En effet, il n'est pas rare que des ados soient "amoureux" d'un ainé célèbre sur lequel ils fantasment. A mon époque, quelle jeune fille n'a pas rêver d'être dans le bras d'un Tom Cruise ou d'un Johnny Deep... bref de plus, la façon d'agir de la jeune fille dans ce roman m'a plus fait pensé à une amourette d'adolescente sans repère affectif. Qui plus est, dans cette relation interdite, l'adolescente donne plus qu'elle ne reçoit, ce qui ajoute au malaise. En fait, j'aurais bien plus apprécier ce roman s'il avait occulté cette relation pour moi sordide. L'environnement familial, les questionnements adolescents et la découverte passionnelle du théâtre m'auraient suffi

.

Car les débuts en Corse, les observations de l'auteure sur le monde d'adultes bobo intello qui l'entoure, son envie irrésistible  de faire du théâtre, d'en faire même son métier et tout ce qu'elle entreprend pour parvenir à ses fins, ses rencontres avec des professeurs de théâtre haut en couleur, les extraits de pièces de théâtre classiques, ses premiers pas sur scène, tout cela est magistralement décrit et analysée, donc passionnant. Cela donne même envie de se plonger dans ces fameux classiques dont j'ignore tant, d'aller au théâtre, de vibrer devant de beaux textes scandés par les acteurs talentueux et passionnés, d'applaudir.

Mais voilà, il y a cette relation amoureuse entre une ado et un adulte qui me donne une sensation de malaise et une impression d'impudeur déplacée.

Pour info, le titre se réfère à la place située devant la Comédie Française.

 

 

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4/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Septembre 2015

Le Tout Nouveau Testament : Affiche

Film de Jaco Van Dormael,

Avec Benoît Poelvoorde, Catherine Deneuve, Yolande Moreau, François Damien.

 

 

Synopsis : Dieu existe. Il habite à Bruxelles. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Sa fille c’est moi. Je m’appelle Ea et j’ai dix ans. Pour me venger j’ai balancé par SMS les dates de décès de tout le monde…

 

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Mon humble avis : J'ai adoré ce film, bien différent de ce que la bande annonce laisse présager. Peut-être moins drôle, mais drôle tout de même, profond, romantique, poétique et on ne peut plus décalé.

Bien sûr, c'est aussi blasphématoire et irrévérencieux, donc inutile d'aller voir ce film si votre confession vous fera trouver ce Tout Nouveau Testament scandaleux, vulgaire, inutile...

J'avoue, j'ai trouvé les passages entre Catherine Deneuve un peu too much, mais cela n'a pas gâché mon plaisir. Et puis l'équipe du film, dont le réalisateur a du bien ce marrer. Car tout de même, filmer Deneuve affalée sur un canapé entrain de câliner un gorille, il fallait le faire, y penser et oser !

Alors oui, on rit, mais on est surtout très ému... Car ce film met un coup de projecteur subtil, délicat, et original sur le mal du siècle : la solitude. Le tout avec beaucoup de tendresse, de douceur, puisque nous suivons les pas de la fille de Dieu, qui découvre la terre, la détresse des humains et s'interroge beaucoup, comme une enfant : avec innocence. La question qui lui revient sans cesse est : Que deviennent les enfants ? Réponse : des adultes. Mais comprendre aussi, qu'avons-nous fait de nos rêves d'enfants, et que faisons nous de l'enfant qui sommeille en nous. Puis, que deviennent les adultes ?...

Bref, Le tout nouveau testament est un film humaniste malgré le méchant Dieu qui règne et régit le monde à coup de mauvaise blague et de tyrannie tant il s'ennuie. Oui, Dieu crée des lois que vous connaissez bien, et qui vous pourrissent votre petit quotidien. Ex, loi N°1232 : quand on plonge un corps dans un bain, le téléphone sonne. Loi 2463, dans un magasin, la file de la caisse d'à côté va toujours plus vite... Ca vous dit quelque chose ? Et bien c'est Dieu qu'il faut blâmer ! Et dans ce film, Dieu, c'est un Benoît Poelvoorde déchainé et machiavélique. Excellentissime !

Une chouette leçon de vie et d'impératif de bonheur, dont on sort le sourire aux lèvres et le coeur tout doux. Un film qui nous fait dire qu'effectivement, mieux vaut ne pas connaitre notre heure, et qui conseille de vivre chaque jour comme si c'était le dernier. 

Un petit miracle nous vient donc du cinéma Belge et de ce qui va avec : un certain humour, et un ton résolument décalé, pour écrire un joli conte qui met du baume au coeur !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 7 Septembre 2015

Roman - Editions Albin Michel - 135 pages - 15 €

 

 

Parution le 19 août 2015 : Rentrée littéraire

 

L'histoire : Une voyante prédit au Comte Neville, artistocrate Belge, qu'il assassinera l'un de ses invités lors de sa prochaine garden party.

 

 

Tentation : Amélie, voyons, impératif !

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le crime du comte Neville est assez désarçonnant. Ce roman passe pour une vraie farce alors qu'il repose sur des questions on ne peut plus sérieuses.

Bien entendu, comme chaque année, j'ai dévorée, ou plutôt dégusté, le roman annuel de mon auteure favorite.

Une fois de plus, mais pour la première fois, Amélie Nothomb nous emmène dans un milieu qu'elle connait très bien : l'aristocratie Belge... à laquelle elle appartient. Son grand père et son père possèdent le titre de baron. Et récemment, le roi des Belges a élevé la romancière elle-même au titre nobiliaire de Baronne.

L'Aristocratie belge dans laquelle Amélie Nothomb nous invite est celle qui, désargenté, se voit dans l'obligation de vendre le château familial. Cette aristocratie reste le vivier des bonnes manières à l'ancienne, tout en étant confrontée à la modernité aux valeurs de notre époque.

Ainsi, on mange des patates toute la sainte année, mais lors de la Garden Party, les plus grands mets envahissent tablées et garantissent la pérénnité de l'image et de la réputation familiales dues au rang.

L'auteure ne s'en cache pas, il y a dans le comte de Neville, qui maitrise suprêmement l'art de recevoir, un peu de son père, et dans Sérieuse, fille de Neville, beaucoup d'elle-même.

Et puis il y a ce crime... qui doit être commis pour obéir à la prophétie. Et qui fait de ce roman comme un polar inversé. Dès les premières pages, on connait le lieu, le jour et même le coupable du crime, mais point la victime. D'ailleurs, quand devient on coupable ? Lorsque l'on projette l'acte ou lorsqu'on le commet ? Bien sûr, la tension monte d'un cran à chaque journée qui nous approche de la date fatidique !

Tout au long de ce roman, le comte de Neville sera à la torture : le choix de victime dans la liste des invités, en procédant par élimination... jusqu'à ce qu'une invité surprise se présente à lui !

Mais surtout, par respect pour son image, sa réputation et celle de sa famille, le comte Neville ne peut assassiner qu'en respectant les bonnes manières ! Ce qui amène notre écrivaine belge préféré à écrire des dialogues truculents et au premier abord, farfelus. Bref, j'ai ouvert des yeux grands comme ça ! Seule Amélie Nothomb peut être l'auteure de dialogues aussi improbables et décalés !

Tout à fait sérieusement sous cet aspect de farce, Amélie Nothomb se penche donc sur ses prophéties de voyantes qui deviennent parfois des ordres pour ceux qui les reçoivent, qui orientent leurs vies. De même, Amélie Nothomb évoque le malaise de l'adolescence, et une partie de son pourquoi, et l'évolution des rapports filiaux/parentaux au fil des époques et des milieux. Le livre est donc assez dense en sujets évoqués... et questionnés !

Cette histoire fait référence à une tragédie célèbre, mais donc je tairai le nom pour ne pas spoiler ce roman. De même, toute ressemblance avec "Le crime de Lord Arthur Savile" d'OScar Wilde ne serait pas fortuite.

Une fois de plus, un très bon Nothomb, qui ne ressemble pas aux précédents, même si, en lecture aveugle, on peut s'écrier dès la première page : c'est du Nothomb ! Et c'est ça que j'aime et que je retrouve avec impatience et plaisir chaque année !

 

 

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"Malheureusement, il était comme presque tout le monde : il ne croyait les prédictions que si elles le concernaient".

Le crime du comte Neville, d'A.Nothomb

Henri avait hérité d'Aucassin l'art de recevoir, c'est à dire de transformer une simple mondanité en une extravagante féerie où, l'espace de quelques heures, on devenait le superbe personnage que pour d'absurdes raisons on n'était pas au quotidien.

Le crime du comte Neville, d'A. Nothomb

Etre noble, mon fils, cela ne signifie pas qu'on a plus de droits que les autres. Cela signifie qu'on a beaucoup plus de devoirs.... Il fallait en toute circonstance donner l'impression de la sérénité, de l'aisance, de la dignité, de la moralité, de cet édifice insensé de complexité que constituait le paraître.

Le crime du comte Neville, d'A. Nothomb

Arbitrairement, situons la en 1975, tout en étant conscient de la variabilité extrême de cette date en fonction des pays et des milieux. C'est la limite qui sépare les enfants né pour séduire des enfants nés pour être séduits.

Le crime du comte Neville

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Septembre 2015

Dheepan : Affiche

Film de Jacques Audiard,

Avec 

  , ,

 

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs 

Fuyant la guerre civile au Sri Lanka, un ancien soldat, une jeune femme et une petite fille se font passer pour une famille. Réfugiés en France dans une cité sensible, se connaissant à peine, ils tentent de se construire un foyer.

 

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Mon humble avis : Audiard, la Palme d'Or à Cannes, ma carte Pass... J'y vais.

Bon, veuillez m'excusez, je ne nommerais pas les acteurs par leurs noms et pour cause, ce sont des noms Sri Lankais... C'est d'ailleurs pour cela que sous l'affiche, je me suis contentée d'un "copier/coller" !

Alors le film ? Bon évidemment. Mais vraiment pas gai. Moi, cela m'a plutôt donné le cafard sur l'état d'une partie de la société Française : celles de certaines banlieues très chaudes, où j'ai la chance de ne pas vivre. D'ailleurs, j'ai trouvé dommage que le sujet principal - une "fausse" famille de migrants Sri Lankais tente de s'intégrer et de devenir une vraie famille - devienne secondaire devant cette violence urbaine qui occupe bientôt tout l'écran. Pour vraiment affronter son sujet, Audiard avait-il besoin de confronter ces migrants dans un contexte aussi extrême ? La situation dramatique des 3 migrants était suffisante, pas besoin d'y ajouter cette violence environnementale.

Même si la fin n'est pas vraiment surprenante (ben faudrait pas un suicide collectif à la sortie des salles), je ne serai pas aussi dithyrambique que certains magazine pour qui Dheepan est "un hymne à l'espérance". Ce n'est pas ce que j'ai vu. Ou alors de l'espérance peut-être, mais pour 3 personnes sur combien ?

Bien sûr, la mise en scène est parfaite, bien sûr, les comédiens sont excellents, surtout pour des non professionnels. C'est le cas de l'acteur qui joue Dheepan. D'ailleurs, il est très touchant dans son rôle. Le choc des cultures est flagrant, l'envie de s'intégrer aussi. Le courage et les conditions de vie de cette fausse famille ne laissent pas insensible, loin de là. 

La fausse mère n'a pas réussi à m'émouvoir, d'ailleurs, les émotions du début disparaissent derrière la guerre urbaine qui se déclenche. On a plus l'impression d'assister à un grand gâchis (pas cinématographique hein !), mais un grand gâchis sociétal.

Qui plus est, il m'a manqué des éléments de "la vie d'avant" de ces personnages Sri Lankais pour vraiment saisir leur nature, leur fuite, leur urgence.

En fait, je pense vraiment que j'aurais adoré l'histoire de ces 3 migrants dans un cadre différent.  Car ce cadre amène du spectaculaire là où le sujet méritait de la simplicité, de la sobriété pour être apprécié pleinement. Là, j'ai l'impression qu'Audiard a voulu traiter 2 sujets et que de ce fait, aucun des deux n'est approfondi. Dommage.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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