Publié le 5 Février 2012

  Thriller - Editions Pocket - 442 pages - 7.00 €

 

  

Parution pocket en octobre 2010

 

 

L'histoire : Il y a 3 ans, le Professeur a sévit dans toutes la France. Six victimes, dont Karine, la soeur de Manon. Manon qui sera agressée quelques temps plus tard... Dans cette agression qui a privé son cerveau d'oxygène, Manon a perdu la mémoire. Elle se souvient d'avant et de ce qu'elle apprend par coeur. Sa mémoire est de 4 minutes. Malgré cela, elle continue de traquer le Professeur, avec les moyens du bord.... Jusqu'à ce qu'elle soit enlevée et que l'on découvre une septième victime ayant subi le mode opératoire du Professeur... C'est alors qu'entre en scène, malgré elle, la jeune flic lilloise Lucie Hennebel. Et c'est une histoire de dingue qui l'attend, et le danger rode à chaque coin de rue...

 

 

Tentation : La blogo et une collègue qui lit un auteur que je ne connais même pas ! Inimaginable !!!

Fournisseur : Ma PAL récente (de cet été)

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Ah oui ! Encore ! Ça faisait longtemps ! Comment ai-je fait pour vivre jusqu'à maintenant sans connaître Franck Thilliez ! Je me souviens de mon été 2006, où j'avais pris une claque en découvrant Maxime Chattam. Et bien mon hiver 2011 sera celui de la révélation Thilliez (tiens, cela ferait un bon titre de roman ça, je vais soumettre !)

Bon déjà, il faut dire que Frank Thilliez a su user de bons arguments avec moi.

L'histoire se déroule principalement à Lille (je suis Lilloise d'origine et de sang) et les poncifs sur le Nord alcoolique sont absents. Bien sûr, il y a le cliché des pavés humides, mais ces pavés sont patrimoine régional chaque année lors du Paris / Roubaix. Et suivre l'héroine dans les rues qui me menaient à mon lycée, forcément, ça fait quelque chose ! Ensuite, il évoque Wissant, village côtier du Pas de Calais qui m'est très cher. La-bas, c'est ma plage, j'y ai passé tous mes weekends et courtes vacances jusqu'à il y a 10 ans. Mon père y est même enterré. C'est dire si l'image du Cap Blanc Nez m'a rappelé des souvenirs... de fossiles qui pesaient  tonnes à ramener dans des seaux qui me sciaient les doigts, alors que le vent d'ouest me cinglait le visage si le vent du nord ne me poussait pas...

Enfin, la traque passe par ma nouvelle Bretagne !

L'intrigue est magistrale, rondement menée, finement ficelée et diabolique à souhait. Oui j'ai eu peur mais j'ai apprécié que l'auteur de s'étale pas outre mesure dans des descriptions de scènes de crimes ou autres sévices. J'ai soupçonné tout le monde, j'ai sacrément spéculé sur chacun des personnages en montant mes propres théories qui s'écroulaient quelques pages plus tard, quoi que ? J'avais souvent l'impression d'être avec le diable en personne. Il faut dire que l'auteur s'amuse à brouiller les pistes et à les multiplier. Je n'ai rien vu venir, même si je l'ai parfois supposé, je ne pouvais pas l'expliquer.... C'est ce qu'on appelle en mathématiques une conjecture ! Je vous en bouche un coin là ?!! Car ce roman vous entraîne dans les méandres des mathématiques, sans vous noyer. Voyez, je suis vivante, moi qui, en deux terminales ai péniblement réussi a atteindre la moyenne de 5.1/20 en math. Mais là, j'étais fascinée. Car le Professeur, notre tueur en série, s'inspire des maths de haute volée et dissémine à droite à gauche des énigmes sur lesquelles s'échinent ou se sont échinés les plus grands mathématiciens du monde. Alors la conjecture en maths, c'est un fait vrai dont on ne peut prouver la véracité, ni la fausseté. C'est l'inverse du théorème en fait.... Et bien moi dans ma vie scolaire, je n'ai rencontré que des conjectures dans les théorèmes !

Ensuite, par l'amnésie du personnage de Manon, on plonge dans les mystères du cerveau et du fonctionnement de la mémoire, sujet doublement passionnant d'autant qu'il me concerne.

Enfin, les personnages : bien fouillés, attachants, inquiétant pour certains. J'ignore si je retrouverai Manon dans d'autres aventures, mais je sais que le personnage de Lucie Hennebel une héroïne chronique chez Thilliez ! Tant mieux ! Car j'en redemande. Un livre qui mérite vraiment ce mot de plus en plus utilisé à toutes les sauces en couverture. Du thriller, du pur, du vrai ! Intense et halletant !

Monsieur Thilliez, vous comptez une aficionados de plus !

 

L'avis de Pimprenelle; Stéphie; hannibal le lecteur; Noukette; Latite

 

Challenge Thriller

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 3 Février 2012

Synopsis : En Afrique, au Kenya, dans l’une des régions les plus sauvages du monde, les animaux vivent libres et loin des hommes. Au sud du fleuve qui divise ces magnifiques terres, règne le clan des lions mené par Fang. La lionne Layla y élève la jeune Mara. Entre chasse et liens familiaux puissants, c’est la vie d’une famille qui s’écrit. Au nord du fleuve, le lion Kali et ses quatre fils rêvent d’étendre leur territoire. Bientôt, les eaux seront assez basses pour que les maîtres du nord tentent leur chance au sud… Dans cet environnement où chacun joue sa survie chaque jour, Sita, une splendide femelle guépard, tente d’élever seule ses petits. Au fil des saisons, tous ces destins vont se croiser à travers une histoire qui n’est ni inventée ni mise en scène, mais captée comme jamais auparavant, de sa bouleversante intimité à sa spectaculaire beauté.

 

 

Production Disneynature.

 

  

 

 

Avec : Maman guépard, lionceaux, hyènes, girafe, le roi lion, les lionnes, les hypo, la tortue, les antilopes, les crocos... bref, tout le monde est là !

 

 

 

 

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Mon humble avis : Magnifique, splendide, superbe, émouvant, stressant, dur, incontournable et prix défiant toute concurrence !!!

Pour le prix, je parle du safari.... Aucun voyagiste, même le plus cheap, ne vous proposera un tel safari, grandeur nature, pour maxi 9 € tarif plein. Car il s'agit vraiment de cela, même mieux. En effet, le safari vous garde dans son 4X4 bien protégé, là, ce film vous mène au coeur des troupes de lions, au coeur des troupeaux de gnous ou d'antilopes.... et vous suivez ce petit monde sur plusieurs saisons, et pas juste 10 mn le temps de faire ho et ha et de prendre 3 photos au téléobjectif. Là, on est vraiment au plus près, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, pour la grâce d'un guépard qui court après sa proie, tout son corps bouge, sa tête est immobile. Pour le joli minois de bébé guépard, les jeux mignons tout plein des lionceaux, les calins des lionnes avec leurs petits, c'est vraiment plein de tendresse. Le meilleur aussi pour les images superbes, d'une qualité exceptionnelle, qu'elles représentent un gros plan d'animal ou une vue global d'un félin se détachant sur la savane. Nous sommes au coeur de l'action aussi pour le pire.... et là, je peux vous dire que j'ai stressé au point de broyer le bras de ma voisine ou de sursauter. Car la vie dans la nature y est montrée dans son entièreté et finalement, je trouve que l'Homme n'a rien à envier à la condition animale, même si celui ci vit dans son élément naturel. Car être une mère célibataire guépard n'est pas de tout repos. Être une vieille lionne sur le déclin signifie l'abandon. Et puis, le danger est toujours là. Il faut toujours se défendre et être à l'affût. Ah, la traversée de la rivière infestée de crocodiles par les lions.... Jusqu'à maintenant, je me disais que l'animal chassait pour manger, et je trouvais cela louable, normal et logique. Mais en fait, l'animal se bat aussi bêtement que l'homme pour le pouvoir, pour du territoire, pour de l'influence. Maintenant, ils le font avec les moyens du bord et ne vont pas inventer des bombes A ou 1000 instruments de tortures. L'animal est sans doute moins vicieux, quoique (burk, les hyènes !).... Comme il y a la taquetaquetique du gendarme, il y a aussi la taquetaquetique de la lionne pour chasser ! Par contre, bon point pour le film, la caméra ne s'attarde jamais sur le déchiquetage des proies et les charniers. Globalement, les scènes de chasses s'arrêtent lorsque la proie est à terre.

J'aurais peut-être du commencer par là et préciser que félins est un documentaire scénarisé. On suit les mêmes animaux, prénommés, et il y a une petite histoire de lutte de clans... Cette histoire est secondaire et d'ailleurs, je ne sais pas si les images correspondent toutes chronologiquement à l'histoire qui nous est contée. Le texte est il tiré de la réalité ou scénarisé pour coller à l'histoire, ça je ne saurais vous dire.

Quoiqu'il en soit, pendant la projection, je me suis dit que l'avancée technologique a vraiment du bon lorsque l'on peut assister à tel spectacle dans un fauteuil, à 5 km de chez soi. Le film a été entièrement tourné en décors et en conditions naturels, dans la réserve du Masaï Mara. Il est conseillé à partir de 6 ans... Moi, je dirai 8, car je connais mes neveux qui auraient pleuré devant le danger couru par les jeunes guépards ou autres.

Cerise sur le gâteau, une BO superbe et, si vous avez la chance de ne pas avoir des gens stupides qui se lèvent juste à la fin du film et qui restent debout (grrrr), le générique de fin est mignon comme tout, drôle et instructif !

Voyager ne coûte pas forcément cher. Il suffit d'un peu de curiosité... Et ce film vous emmène au coeur de l'Afrique sauvage. A voir ! Ne manquait pour moi que les odeurs et la chaleur du soleil sur ma peau. Alors, un jour, j'irai là-bas pour le vivre, mais je suis sûre que je verrais de bien moins près tout ce que j'ai vu ce soir. C'est comme Roland Garos, c'est mieux à la TV, mais les tribunes sont toujours pleines. Donc destination Kenya pour mes 45 ans !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 1 Février 2012

En 2011, j'ai découvert l'auteur David Foekinos. Comme plus de 800 000 personnes, j'ai lu La Délicatesse. Impossible de passer à côté. En tête des ventes dans chaque librairie ou grande surface spécialisée de bon goût. Plus de 800 000 exemplaires vendus. Imaginez le nombre de lecteurs.. Car par exemple, celui que j'ai lu a été offert à une copine par une autre copine et toute les 3, nous avons lu le même "objet".... Donc cela fait plus d'un million de lecteurs dans un pays et à une époque où le "Tactile numérique" est roi...

 

Et puis il y a eu Les souvenirs, roman présenté par David Foekinos pour la rentrée littéraire de septembre 2011.

Ensuite, en décembre, l'adaptation ciné de La Délicatesse (toujours sur les écrans de bon goût aussi !), réalisée par l'auteur et son frère, qui dépasse les 750 000 spectateurs et est nominé pour quelques Césars !

Et récemment, ici même, la chronique du roman Nos séparations. Comme Rennes est The place to be, forcement, David Foekinos est venu.

Et comme mon blog deviendra un jour The blog to be , mes chers lecteurs, voici pour vous, sous vos applaudissements, une interview exclusive de David Foekinos !

 

 

 

 

 

 

Vous avez un style particulier, qui vous rend différenciable dès les premières pages de vos livres.... Comment qualifiez vous votre style. Est-ce un style que vous avez choisi, qui vous est venu naturellement, où qui vous a nécessité des siècles de travail ?

DF : C’est difficile pour un auteur de qualifier son propre style. Et puis il a évolué beaucoup depuis mes premiers livres. Ce n’est plus du tout le même. En tout cas, j’aime le travail de peaufinage. Quand, après le premier jet, on réécrit des dizaines de fois le texte. Avoir son style, c’est le plus important. On peut bien sûr ne pas aimer mes livres, mais je suis heureux qu’ils aient leur particularité de style.

 

Dans les souvenirs, votre personnage a la chance d’avoir un patron qui croit en son potentiel littéraire et le soutient. Quelle est la personne qui a eu ce rôle dans votre vie ?

DF : Personne en particulier. Mais parfois il suffit qu’une seule personne ait confiance en vous pour vous donner de la densité, et une forme de légitimité.

 

Quel est le meilleur souvenir de David Foenkinos l’auteur?

DF :  Il y en a plusieurs, mais récemment c’est le jour où j’ai vu l’affiche de mon film un peu partout dans Paris. Ca m’a vraiment marqué.

 

Quand on est l’auteur de La délicatesse, roman qui approche le million (d’exemplaires !), qu’est-ce que cela change dans la vie ? On change de marque de voiture et de race de chien ? On se regarde 10 fois dans la glace avant de sortir ? On répond à 50 bonjours par jour dans la rue ? On dit mille fois merci aux “j’aime beaucoup ce que vous faire” ? Où on se déguise pour aller acheter sa baguette ?

DF :  Très drôle. Non, je n’ai pas à me déguiser. Je suis auteur, pas acteur. On ne me reconnaît pas tant que ça ! Ca change juste dans le confort d’avoir le temps de penser aux prochains projets. C’est le plus grand luxe, de pouvoir vivre de son obsession. Pour le reste, je n’ai pas changé grand chose.

 

Et en tant qu’auteur, cela met la pression ou au contraire, tous les éditeurs vous font des courbettes et vous soudoient pour que vous changiez de crèmerie ?

DF : Non, pas vraiment de pression, à part celle peut-être être de ne pas décevoir les lecteurs. Je serais heureux que les lecteurs me suivent, mais je n’y pense pas matin midi et soir. « Les souvenirs » est très différent de La délicatesse. Je n’ai pas fait La délicatesse 2 !  Ma seule réelle pression est celle de trouver une bonne idée, pour la suite. Pour l’instant, je suis à sec !

 

Mais que vous a donc fait la Suède pour que vous lui en vouliez autant !!!

DF : J’adore les clichés. Je m’amuse avec. J’ai hâte d’aller en Suède pour la sortie du film et du livre. Peut-être qu’ils vont me séquestrer à la Millenium. Ceci dit, sur mon film, il y avait plein de figurants suédois, et cela les faisait rire. Et Krisprolls a été partenaire de notre avant première ! Alors ça va, les relations sont pacifiées !

 

 

Je vous cite dans “Nos séparations” : “Etre écrivain, c’est juste un alibi pour faire chier le monde”. Etes vous ch.. euh pénible quand vous écrivez ? Où même quand vous n’écrivez pas ? Quelles sont vos habitudes et coutumes d’écriture ?

DF : J’aime écrire ailleurs que chez moi. Dans le train surtout. Parfois j’accepte une dédicace à l’autre bout de la France, juste pour profiter des heures de train. Pour le reste, il faut mener une enquête auprès de mon entourage.

 

 

 Et vous voici maintenant réalisateur de ciné avec votre frère. Et pour premier film, une sacrée tête d’affiche dans un rôle qui lui va à merveille, des spectateurs ravis, des lecteurs spectateurs tout aussi ravis que de retrouver une version ciné fidèle au roman.... Tout vous réussi en ce moment, de quoi planer non ? Dites moi que vous avez pris goût au ciné et que les “Frères Foenkinos” ce n’est qu’un début !

DF :Dites donc, je devrais vous lire plus souvent. Ma vie est parfaite dans vos questions ! Oui on fera sûrement un autre film. Mais il nous faut une idée. On ne fera pas un film pour faire un film. Qui sait quand elle viendra cette idée ?? Ah !

 

  

 L’avenir du livre, qu’en pensez vous ?

DF : A moyen terme ça va encore. Mais plus tard, ça va être compliqué. C’est inquiétant surtout pour les libraires, les bibliothèques. Car le téléchargement progresse sûrement. Mais ce ne sera pas un plongeon comme pour le disque. Nous sommes trop encore à être attachés à l’érotisme d’un livre. 

  

  

Quel lecteur êtes vous . Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?

DF : Mon dernier coup de cœur est le dernier livre de Nicolas Fargues, La ligne de courtoisie. Un livre qui m’a marqué aussi ces derniers mois, c’est le livre de Sorj Chalandon. Et le premier roman aussi de Lise Beninca.

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 30 Janvier 2012

Roman - Edition Folio (Gallimard) - 218 pages

 

 

Parution en format poche : Janvier 2010

 

 

L'histoire : ll suffit parfois d'un geste ou d'un prénom pour tomber amoureux. C'est ce qui arrive à Fritz et Alice. Mais aimer ne suffit pas pour assurer une compatibilité éternelle. Alice et Fritz sont bien placés pour le savoir.... Ils passent leur temps.... et leur vie à se séparer. Car entre eux, il y a toujours des parents antagonistes, les attentes de l'un, les rêves de l'autre, les faiblesses, les erreurs et beaucoup trop d'amour...

 

 

 

 

 

 

Tentation : Mes deux autres lectures de l'auteur

Fournisseur : Ma CB, achat lors d'une rencontre avec l'auteur, donc exemplaire collector car dédicacé !

 

 

 

 

 

  

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Mon humble avis : Si vous avez lu mon petit résumé de l'histoire ci dessus, peut-être vous dites vous "oui bon, encore une histoire d'amoureux qui se séparent, rien de bien nouveau". Oui, sauf que je vous promets que racontépar David Foenkinos, un tel sujet prend une toute autre saveur, une saveur délicieuse, qui se déguste. A des millions d'années lumières de ce que l'on peut lire ailleurs.

Je suis heureuse que David Foekinos n'ait que 38 ans (c'est wiki qui dit). Cela veut dire qu'il a encore une longue vie devant lui pour écrire une bibliothèque entière et que, pour rattraper mon retard sur ces écrits parus, quelques mois d'alternance vont me suffire. Légèrement plus âgée que lui, je n'aurais donc pas le regret d'être passée à côté d'un tel auteur toute ma vie durant. Ouf, j'ai échappé à cette catastrophe irrémédiable ! Car ce qui me plaît tant chez lui, à part ses lunettes et sa façon de croiser les jambes, c'est son style narratif, inimitable. Hilarant. Moderne. Désuet. Rêveur. Aérien. Décalé. J'ai l'impression que ses personnages marchent à 1 cm du sol, donc pas tout à fait sur terre. Que ce soit dans les dialogues ou dans les réflexions en voix off de Fritz, les déductions ou réponses qui semblent n'avoir aucun rapport de causes à effets foisonnent et donnent à l'ensemble un aspect très proche du loufoque, du burlesque, mais non. On imagine très bien l'auteur nous relater tout cela très sérieusement, comme Paul qui raconte cette histoire de saumon à laquelle j'ai cru aussi, bien sûr !!!

David Foekinos assaisonne le quotidien et transforme le sel en sucre, même s'il ne fait pas oublier le vinaigre. Et ce mélange sucré salé donne naissance à un univers que je pense désormais pouvoir reconnaître entre mille, un univers Foekinosien. Un univers et un style qui me mènent en apesanteur, en légèreté, qui me font rire, qui m'attendrissent, le tout avec finesse, sans mièvrerie, avec humour, avec.... Euh, délicatesse ? on peut le dire où le mot est il déposé ? Magnifique transition pour évoquer le métier de Fritz d'ailleurs. Fritz travaille chez Larousse. Il remet à jour les définitions du dictionnaire et rédige le résumé de vie des célébrités entrantes.... L'occasion pour l'auteur de glisser un exercice de style qui semble devenir sa signature (on retrouve ceci dans les deux prochains romans) : quelques définitions de mots ou courtes bio de célébrités ou de personnages du roman sont disséminés ici et là, comme on retrouve des souvenirs d'anonymes ou de personnages historiques dans "Les souvenirs"...

Aux yeux d'une femme Fritz n'est pas toujours sympatique et manque parfois de caractère. Alice est plus discrète dans le roman, malgré la place immense qu'elle prend dans le coeur du narrateur.

Un livre divertissant, qui muscle les zygomatiques, qui fait du bien pour tout ceux qui aiment, comme l'auteur, jouer avec les mots, avec les faux non sens. J'ai plus aimé le style que l'histoire en elle même, alors que pour "Les souvenirs", j'avais tout aimé. Je vais donc poursuivre ma remontée dans le temps et dans l'univers Foekninien ! Mon prochain livre sera Lennon, dont j'ai lu le plus grand bien !

 

 Et dans deux jours, ici même, une interview exclusive de l'auteur !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Janvier 2012

77188382.jpgUn questionnaire auquel j'avais répondu en septembre 2009, en 2011.... Depuis, le temps a passé, d'autres livres ont été lus, d'autres titres correspondent... alors j'ai envie de remettre ce tag au goût du jour avec mes lectures de 2011.

Aux questions, trouver le titre qui correspond !

 

Décris- toi :

Je ne suis pas celle que je suis, de Djavann Chahdortt

 

Comment te sens tu ?

Dans la peau d'un autre, de Xavier Müller 

 

 

Décris là où tu vis actuellement ?

Dans le scriptorium, de Paul Auster

 

Si tu pouvais aller n'importe où, où irais tu ?

Une heure dans un supermarché ! lol  de Christine Jeanney, sinon, sérieux, chut, c'est Un secret, de Philippe Grimbert

 

Ton moyen de transport préféré ?

Les chaussures italiennes, de Henning Mankell

 

Ton / ta meilleure amie est ?

L'autre fille, d'Annie Ernaux

 

Tes amis et toi vous êtes ??

Le cercle littéraires de amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer

 

Comment est le temps ?

Sunset park, de Paul Auster

 

 

Ton moment préféré de la journée...

Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan

 

 

 

Qu'est la vie pour toi ?

La vie d'une autre, de Frédérique Deghelt

 

  

Ta peur ?

 La mémoire fantôme de Franck Thilliez

 

 

Quel est le meilleur conseil que tu as a donner ?

Et rester vivant, de Jean Philippe Blondel 

 

Pensée du jour ?

Tout bouge autour de moi, de Dany Laferriere

  

 

Comment aimerais tu mourir ?

Avec La délicatesse, de David Foenkinos

 

La conditions actuelles de ton âme ?

Travail soigné, de Pierre Lemaitre (je me comprends et certains d'entre vous peuvent comprendre aussi !)

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 28 Janvier 2012

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C'était il n'y a pas très longtemps, le 18 janvier....4 ans jour pour jour après mon AVC que Yasmina Khadra est venu à Rennes. De ce fait, je ne me suis aperçu que le lendemain que j'avais oublié ce "triste anniversaire", que j'étais peu être enfin en train de passer à autre chose, en tout cas de plus en plus...

Cette fois ci, le directeur de la librairie Le failler m'avait prévenu sacrément à l'avance de la venue de cette éminence littéraire.... Alors, j'ai eu bien le temps de m'y préparer. En décembre, je lisais "L'écrivain" et en janvier, j'empruntais à la bib "L'équation africaine", dernier roman de l'auteur et sujet de cette conférence.

Sinon, de Yasmina Khadra, j'avais été bouleversé comme rarement avec le célèbre L'Attentat, dont personne ne sort indemne...

 

De Yasmina Khadra; on peut aussi lire, dans l'ordre ou le désordre : Ce que le jour doit à la nuit, les sirènes de Bagdad, l'imposture des mots, Les hirondelles de Kaboul, La part du mort, Cousine K....

Yasmina Khadra est traduit dans 41 pays...

 

 

Allez, je vous emmène avec moi au premier rang de cette conférence passionnante, d'un auteur talentueux doublé d'un grand homme, un humaniste comme on n'en fait pas assez !

 Comme d'habitude, ce petit compte rendu n'est pas exhaustif, puisque je ne suis ni secrétaire ni sténo dactylo !

 

 

 

 

Le conférencier  a demandé à Yasmina Khadra si, pour l'Equation Africaine (qui traite de la prise d'otage en Afrique), s'il s'était inspiré de la télé et de l'actualité...

Y.K : Si l'on se fie à la télé, on ne sort pas de l'auberge. Ce que l'on voit nous hante dans notre subconcient, mais cela ne livre pas le secret.

Par contre, j'ai été profondément choqué par les multiples suicides chez France Télécom, pendant que ma soeur luttait pour sa vie contre un cancer. La question, la vision de la mort m'a interpelé, tant en Afrique qu'en Occident. En Afrique, il y a une philosophie de la vie que je n'ai pas retrouvé dans le personnage de Kurt (le personnage principal de l'Equation Africaine). Kurt avait toutes les possibilités en mains alors qu'en Afrique, on a parfois même pas le droit d'avoir du talent...100_0260.JPG Le personnage de Kurt s'enferme dans sa bulle, comme le poisson dans son bocal qui ne se sent pas concerné par l'océan.

 

Le conférencier : Pourquoi avoir fait de votre personnage principal un allemand ?

Y.K  : Pour moi, l'allemand est celui qui connait le moins l'Afrique en Europe. Les allemands ont vécu la colonisation de façon superficielle. Certains allemands ne savent même pas qu'ils ont eu deux colonies en Afrique. J'ai donc choisi cette virginité devant le sujet.

 

 

Puis il fut sujet des pirates, responsable de l'enlèvement de Kurt et de son compagnon...

Y.K"Les pirates  sont des jeunes de la corne de l'Afrique, des pêcheurs, des tailleurs.... livrés à eux mêmes... Ils sont interpellés par la piraterie dans ce lieu du monde  où il ne se passe jamais rien et où les histoires d'otages et de pirates deviennent comme des feuilletons TV.... Et puis, ils s'y essaient....

 

Au départ, les enlèvements étaient liés au terrorisme. Mais comme des gouvernements ont payés, n'importe qui devient pirates. On n'est plus dans l'idéologie, on est purement dans l'atmosphère crapuleuse...

 

Le conférencier évoqua Joma, l'un des pirates... Je tais ici ce qui a été dit sur lui, car pour moi, cela tient du spoiler tant une révélation à mi roman a eu pour moi l'effet d'u coup de théâtre, m'a fait voir le roman complètement différement (voir mon billet sur le roman pour cela)

 

 

Le conférencier : on se rend compte que même dans un bourreau, il reste un peu d'humanité...

Y.K : N'importe quel bourreau garde toujours son humanité. On devient juste l'instrument d'une impulsion. On reste conscient mais emporté par une tempête, comme un grain de sable. On vit alors comme dans un autisme qui nous fait oublier ce que nous avons commis.

 

 

Le co100_0271.JPGnférencier : L'un des grands sujets du livre est aussi le choc des cultures...

Y.K : Ce que nous sommes aujourd'hui, nous le devons à la rencontre de toutes les civilisations. Nous sommes une syntèse, il n'y a donc pas de choc de civilisations, mais il y a bien un choc des cultures. Nos différences sont une maturité pour nous enrichir. Mon personnage Kurt est dans ce que la télé lui a imposé et il n'est pas dans la caricature.Le personnage de Bruno de Bordeaux existe réellement.

 

 

moi : L'histoire et la rencontre de Bruno et Yasmina Khadra est un peu longue à raconter. Mais à une époque, au Mali, Yasmina Khadra était membre d'une association de "médiateurs" qui aidaient dans la gestion des conflits dans des régions comme le Mali, en cas d'enlèvements entre autre. C'est là que yasmina Khadra a découvert qu'il y avait de la soutraitance dans les otages, que les otages étaient source d'un véritable commerce. (ce sont là mes mots, de ce que j'ai retenu de ce moment de la conférence, sans pouvoir le noter sur le moment avec précision)

 

 Une tite photo prise par moi, dans le Sud du pays de

Yasmina Khadra.... un lieu unique au monde, un lever de soleil

innoubliable.

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Y.K ; quand je vais en Afrique, je m'instuis tous les jours en écoutant le berger, le griot, je suis un buvard.

 

 

 

Le conférencier : Vous êtes vous approché de conditions humaines similaire pour écrire ce livre ?

Y.K : Non, je vis dans mes livres et dans mes personnages qui l'inspirent plus que le monde. Je m'efface devant mes personnages, je deviens leur nègre.

j'ai écrit un téléfilm pour la TV algérienne, un téléfilm intégralement payé par cette TV algérienne qui finalement est censuré par cette même chaine. Nous sommes saoules de mensonges.

 

 

Le conférencier : Les 50 ans de de l'indépendance de l'Algérie approchent. Allez vous participer aux événements ?

Y.K . Non, je vais éviter les événements autour de ça. Nul n'est prophète en son pays. Depuis 15 ans, il y a toujours une suspicion autour de moi. Mes pires énemis dans le monde sont les intellectuels Algériens. Par frustration ? Par implication dans les rouages politiques ????

 Alors, j'écris pour mes lecteurs. C'est l'auteur qui fait le livre mais les lecteurs qui font l'écrivain.

 

Il a été question aussi de l'islamisation "qui a le vent en poupe. C'est une gangrenne a qui tout réussi en ce moment, même les élections...." 

 

Avec l'Equation Africaine, Yasmina Khadra poursuit sa trilogie sur "le Grand Malentendu". Question de moi...

Vous allez continuer à écrire jusqu'à ce que ce malentendu soit dissipé ? Mais combien de tomes seront nécessaires alors ?

Y.K : Le malentendu est hélas vital maintenant par paresse intellectuelle devant la télé. Quand il n'y a pas d'ennemi, il faut en inventer un. Il y aura un malentendu tant que l'homme ne saura pas comprendre par lui même.

 

 

 

Le conférencier : Comment êtes vous venus à l'écriture ?

Y.K : Par effraction ! Non, je suis né pour écrire ! L'armée n'a fait que consolider cette vocation ! L'armée est aux antipodes de l'univers de l'écriture. Dans l'armée, on a une tête pour 2 raisons : pour porter un casque  ou pour se la faire couper... L'écriture n'était pas mon refuge mais mon royaume...

 

 

Et maintenant, passons à mes fameuses photos de ma non moins fameuse collections de photos "effets de main d'auteurs". Comme j'ai raté la plupart de mes photos ce soir là, je n'ai que l'embarras du choix qui se porte donc sur ces trois ci :

 

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Et ma PAL, que dit elle ?  Bienvenue à

 

       

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 26 Janvier 2012

 

Roman -  Edition Julliard - 327 pages - 19 €

 

Parution en Août 2011

Rentrée littéraire de Septembre 2011.

 L'histoire : En plein deuill, Kurt, médecin Allemand, accepte d'accompagner Hans, un ami aux Comores, à des fins humanitaires. Le trajet se déroule lentement à bord du voilier personnel d'Hans, jusqu'au large des côte somaliennes. Là, des pirates s'emparent du bateau et font des deux amis des otages. C'est donc un voyage au bout de l'enfer qui les attend, au coeur d'une Afrique aux multiples visages...

 

 

Tentation : La venue prochaine de l'auteur à Rennes + projet

Fournisseur : La bib

  

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Mon humble avis :Wahou, wahou, wahou... Et pourtant, ce n'était pas gagné d'avance, malgré mes deux précédentes lectures irréprochables de l'auteur. J'avoue, je suis rentrée dans ce livre peu encouragée par des avis mitigés dela blogo, mais motivée par la venue prochaine de l'auteur dans ma ville, et l'envie, cette fois ci, d'avoir lu LE livre en question avant... histoire de savoir ce dont il retourne pendant la conférence... J'ai sacrément bien fait d'écouter ma motivation...

Les premières pages, qui se déroulent à Franckfurt, se lisent très bien. On est heureux de retrouver l'écriture soignée de Khadra et l'émotion toujours juste, même si le drame s'annonce. Ensuite, je me suis heurtée à une cinquantaine de pages moins accessibles et pourtant accaparantes : les débuts de la détention des deux otages, la peur, la violence, l'humiliation, les doutes, la rébellion, la brutalité et et la violences des geôliers. Oui, j'ai été surprise, voire destabilisée par le style bien souvent distingué de ces brutes. Un langage inapproprié à ce genre de personnages. Certaines chroniques lues de ci delà m'avaient prévenue.... Oui, mais cela s'explique plus tard de façon magistrale. Le lecteur est pris dans le piège que lui a tendu l'auteur, il est les deux pieds dans le vif du sujet sans le savoir.... Dois-je en conclure que certains chroniqueurs n'ont pas achevé leur lecture.... Et c'est la où la tendance s'inverse totalement et où l'on comprend où l'auteur veut en venir.... Il ne faut pas se fier aux apparences. Un message principalqui paraît simpliste et pourtant, en prenant l'exemple de l'Afrique pour démontrer cet adage universel, Yasmina Khadra montre à merveille à quel point ceci n'est pas si simpliste. En Afrique, c'est même si compliqué de comprendre ce qui se passe, de ce faire une opinion, que cela devient une équation à multiples inconnues. Du moins, c'est ainsi que j'ai perçu le roman, et le titre. Oui, une équation aux résolutions aussi nombreuses qu'il peut y avoir d'inconnues. Dans ce livre, les inconnus sont noirs, blancs, européens habitués au confort, kidnappés,  européennes dévoués aux autres, français devenu Africain à force de déambuler à droite à gauche depuis des années, pirates ou survivants de massacres. Il y a tous ces regards dans ce livre, on peut y ajouter celui de l'auteur et enfin le vôtre ou le mien, celui de lecteur. Et chacun aura une vision différente de ce qu'il constate, juge, aime ou méprise. Oui, l'équation sera différente suivant les A et les B, le X et les XY, les croyances, la résistance, le courage, l'espoir et la définition du bonheur. Et de la valeur que l'on donne à la vie.

Il y a tout cela dans ce roman, dont le sujet est tristement d'actualité, qui prend tantôt des allures de roman intiatique, puis de roman d'aventure, voire de road moovie. On cotoye le pire des horreurs inhumaines, les charniers, la déchéance, mais on assiste aussi et surtout à ce que l'Homme peut faire de plus beau. Outre le portrait de 3 hommes retenus en otage, de l'amitié et du respect qui s'installent entre eux malgré une différence de longueur d'ondes, Yasmina Khadra parle avant tout de cette formidable Afrique où l'Homme fait preuve d'un instinct de survie, d'une envie de vivre inégalée dans nos contrées sûres et douillettes.
Dans l'équation Africaine, Yasmina Khadra vous offre deux miroirs.... Un premier pour voir ce que vous voulez voir, votre avis et vous dans le monde tel que vous l'avez défini. Et un autre miroir montre l'envers du précédent, celui que l'on ne veut pas voir, celui que l'on ne peut pas voir et peut-être pas forcément comprendre parce que notre culture nous en empêche, parce qu'il y a trop d'inconnu dans tout cela.

Ce n'est pas un livre qui apporte des réponses. C'est un livre qui incite à se poser des questions. Et Yasmina Khadra est là devant vous à changer l'orientation du miroir face au soleil cuisant de l'Afrique.... Le reflet est alors différent... A nous aussi de modifier notre point de vue, pour le rendre plus riche de celui des autres, plus juste, plus tolérant ou, au contraire, moins sûr encore ou on ne peut plus révolté. Un livre qui n'impose rien mais qui s'impose, qui accapare, malgré une fin un peu convenue (mais sans doute inévitable !). Ue histoire qui propose juste le regard des autres sur l'autre, ou de l'autre sur les autres.

Un livre où j'ai déposé des dizaines de post it !

 

 

L'avis de Gambadou 

 

-" Le poisson rouge ne peut ramener la complexité des océans à la quiétude de son bocal..."

- "Je ne vis pas sur une autre planète."

- "Le poisson rouge non plus, mais que connait il des tempêtes".

 

" Qui voit l'Afrique une seule fois dans sa vie mourra borgne".

 

"Il n'y a d'issue que pour celui qui sait où il va."

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 24 Janvier 2012

Synopsis :

 

Marc Marronnier, critique littéraire le jour et chroniqueur mondain la nuit, vient de divorcer d’Anne. Il est sûr à présent que l’amour ne dure que 3 ans. Il a même écrit un pamphlet pour le démontrer mais sa rencontre avec Alice va renverser toutes ses certitudes.

 

 

 

Avec Gaspard Proust, Louise Bourgoin, Joe Starr, Nicolas Bedos, Bernard Menez, Valérie Lemercier, Anny Duperey

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

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Mon humble avis ;Une toute petite pointe de déception chez moi. Il faut dire que j'attendais énormément de ce film, j'étais bien décidée à faire de "L'amour dure 3 ans" un de mes coups de coeur de l'année, tant j'avais aimé le livre et tant je m'éclate dans l'univers de Beigbeder, son humour, son acidité et sa sensibilité à peine cachée ! Le film est excellent, mais pas de coup de coeur pour autant. Il manque un petit truc pour moi, sans doute un peu plus de rythme. Allez, je lâche le morceau, j'ai trouvé quelques longueurs.

Et pourtant, j'ai  adoré la réalisation et le montage. Le mini film qui ouvre les "hostilités" et résume le premier mariage du personnage de Marc est très drôle. Génial quand Marc s'adresse en chuchottant à la caméra. Hilarante les passages où Marc ouvre sa boite aux lettres pour y découvrir les nombreux refus des éditeurs jusqu'à cette rencontre délicieuse avec Valérie Lemercier. De belles pépites, avec jamais très loin, l'auto-dérision de l'auteur réalisateur. Autres points notables et franchement non négligeables : les chouettes paysages du pays basque et les décors intérieurs, notamment l'appartement de Marc, dans ses moments "propres" : remplis de bouquins, empilés mais suivant une certaines méthodes... Bref, un lieu où l'on a envie de s'enfermer avec une couette, un pot de glace Ben and Jerry géant pour lire tout ce qui recouvre les murs, le sol, qui pourrait presque servir de table basse....

Le film est original, les réparties sont là, le ton décalé, l'humour, le cynisme et quelque part, le romantisme. D'ailleurs, durant le film, je me suis dit que l'on s'approchait aussi probablement de l'univers de David Foenkinos. Après, qui s'inspire de, qui est le maître ? Je ne sais pas, si ça se trouve, chacun fait son business de son côté sans remarquer le frôlement ...

Le film fourmille de petits détails et de clins d'oeil que l'on remarque suivant son âge, sa culture et son attention. Par exemple, j'ai cru apercevoir Frédéric Beigbeder dans le rôle d'un soldat, dans un vieux film en noir et blanc.... Une de mes amies m'a dit  : Ah bon ? Peut être Beigbeder s'amuse(ra)-t-il, comme certains auteurs et / réalisateur, à apparaître furtivement dans l'adaptation ciné de leur oeuvre (Hitchcok, Coben and co)

Personne ne tarit d'éloge envers les comédiens, alors, je me range dans les rangs Non, franchement, tous bien, même s'il y en a deux que je n'ai pas reconnus et un que je ne supporte toujours pas, même s'il était culotté de lui donner CE rôle là justement ! Gaspard Proust est excellent (je vais étudier son cas de plus près !) mais ma 1/2 étoile de mer de réserve viendrait peut-être de son personnage que j'ai trouvé par moment trop nonchalant quelque part...

Enfin, j'ai lu le livre et j'ai vu le film, et alors ?

J'ai lu le livre en 2007, sur mes heures de travail en Guadeloupe.... je m'ennuyais tellement à mon poste et le bouquin me passionnait tant que les quelques clients qui auraient pu justifier mon maigre salaire étaient vite expédiés (je précise que je n'étais pas sur un trottoir, mais derrière un comptoir de loueur de voiture (voiture sans S, sinon, je n'aurais pas eu le temps de lire !!!).

Comme ma mémoire est une passoire, je me souviens juste avoir adoré le livre, avoir ri, avoir dit mille fois : mais c'est trop vrai ce qu'il dit !!!... (Avoir vécu une véritable révélation).

Et je ne me le suis pas dit autant pendant le film. Parce que le film, il y a des images.... sans images, toujours possible, plus ou moins, de m'identifier aux personnages. Là, m'identifier à Louise Bourgoin, pas facile.... je n'ai pas les attributs ni les mensurations pour...

Quoiqu'il en soit, un très bon film adapté très librement par l'auteur de l'excellent roman !

  

 

 

 

  

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Janvier 2012

Synopsis : À 40 ans, Mélina est la voix la plus célèbre de France. Animatrice à la radio, la nuit à l’antenne elle résout les problèmes affectifs et sexuels des auditeurs avec impertinence, humour et sans tabou. Tout le monde connaît sa voix, mais personne ne connaît son visage.
Dans la vie, elle évite tout contact et vit comme une vieillefille dans les beaux quartiers. Partie à la recherche d’une mère qu’elle n’a jamais connue, elle découvre que celle-ci vit au sein d’une famille nombreuse, en banlieue. Elle décide de s'approcher d'elle, incognito....

 

 

Avec Karine Viard, Nicolas Duvauchelle, Nadia Barentin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Sublissime Karine Viard, mais ce n'est pas une première, qui porte ce film de la première à la dernière minute. Drôle à ses dépends, parce qu'on aime rire du malheur des autres pour oublier qu'il est aussi le nôtre, très touchante, voire bouleversante quand elle hurle tout son intérieur. Animatrice radio, elle écoute et conseille les autres dans leur intimité. Mais qui l'écoute elle ? Et se laisse-t-elle seulement approcher ? Elégante aussi, classe, parfaite pour nous dresser le portrait du femme qui semble avoir réussi dans la vie. Mélina est une célébrité anonyme qui vit dans un superbe appartements dans les très beaux quartiers parisien. Mais elle vit seule, sans fantaisie, avec son chien, ses tics, ses tocs et ses phobies....  Tout cela parce qu'elle recherche l'amour d'une mère qui l'a abandonnée lorsqu'elle avait 4 ans. Le sujet du film (comment se construire après un abandon et la recherche des "coupables" pour comprendre) n'est pas d'une originalité débordante mais il est traité avec justesse, délicatesse et subtilité. En cela, le film est réussi, indubitablement... Alors, pourquoi pas 4 étoiles ?

Parce que plusieurs bâts blessent... ceux qui ont vu ou qui iront voir le film seront ou pas d'accord avec moi... Je ne peux développer plus que ci dessous, sous peine de spoiler...

Cette apparition soudaine des paparazzi tombe comme un cheveux sur la soupe et ne semble être là que pour passer à l'étape suivante du film. Un alibi, rien d'autre...

Nicolas Devauchelle.... Oh oui, je le trouve charismatique, séduisant, mimi, mystérieux.... Mais comme je vais beaucoup au cinéma, je le vois souvent.... et comme il a une élocution très particulière, brutale, bien à lui et bien j'ai l'impression qu'il joue toujours le même rôle déplacé de film en film... J'aimerai, maintenant qu'il est "installé", qu'il me surprenne un peu.

J'aurais aimé une rencontre / une confrontation plus construtive. Celle choisie par le réalisateur est certes très cruelle et inattendue, mais elle m'a quelque part laissée sur ma faim, même si elle m'a bouleversée.

Enfin, les derniers moments sont très beaux, mais franchement, la leçon de morale ou le conseil d'humanisme de base était inutile et pour moi, comme inapproprié.

Je conclus tout de même en reprenant mes premiers mots... Sublissime Karine Viard qui mérite à elle seule le déplacement, sans compter que le film est tout de même bon et prenant.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 20 Janvier 2012

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Essai - Editions Grasset - 424 pages - 20.50 €

 

 

Parution Septembre 2011, rentrée littéraire

 

 

 

Le sujet : Avec l'avènement du livre numérique, l'auteur craint que le livre papier connaisse le même sort que le disque... une dispartion progressive, une mort annoncée à grands coups de téléchargements illégaux. La fin d'une époque qui débuta avec Gutemberg, l'apocalypse...

Alors l'auteur dresse ici une liste tout à fait subjective de ses 100 livres préférés de ces cent dernières années ! Une liste hétéroclyte, joyeuse, qui est avant tout un grand cri d'amour, de respect et d'admiration pour les livres et leurs auteurs !

 

  

Tentation : L'auteur après lecture du Roman Français

Fournisseur : Ma CB, lors d'une rencontre/dédicace avec l'auteur

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Vous savez quoi, entre Noël et Nouvel An, j'ai lu 100 livres, faisant grimper d'un seul coup à 170 mon nombre de livres lus dans l'année 2011 ! Vous ne me croyez pas ? Vous avez raison !

En fait, je suis allée chez mon pote Beigbeder à Paris, et on a fouillé dans sa bibliothèque. Confortablement assis, un verre de Jurançon (puis plusieurs) à la main, nous avons discuté pendant des heures de bouquins, des connus, des moins connus, des méconnus, des trop connus (à mon goût). Bon, on n'était pas toujours d'accord mais quelle soirée ! Bon, c'est pas vrai non plus. Je ne connais pas personnellement Beigbeder, donc en toute logique, il ne me connaît pas non plus.

Mais nous avons un point commun. Frédéric Beigbeder et moi sommes amoureux. Amoureux des livres et surtout de leurs auteurs ! La différence, c'est que Beigbeder a le talent pour le dire et partager son enthousiasme tout en restant passionnant, captivant sur plus de 400 pages, en ne se répétant qu'une seule fois (une citation de Salinger revient deux fois !)

 Et ce qui est vrai, c'est que j'ai lu Premier Bilan après l'apocalypse. Lire est même fade. J'ai dévoré ce bilan, entre une tranche de fois gras, du saumon, des pyrénéens et buches de Noël.

Je pensais que ce livre serait mon livre de chevet pour un moment. Un liste de 100 livres.... A raison de 3 ou 4 chroniques lues par soir, ce livre aurait du rester quelques semaines dans mes lectures en cours, accompagné d'un roman prenant et palpitant... Pas eu besoin de roman prenant et palpitant et finalement, j'ai lu ce bilan à la suite. Car dès le premier jour, je me suis rendue compte que ce livre est une drogue. Très vite, j'ai dit : "Allez, encore un titre, bon allez, un autre avant de dormir.... pour être encore éveillée une heure après. Honnêtement, je pense que ce premier bilan après l'apocalypse est l'une, si ce n'est ma lecture la plus succulente de l'année.

Je me suis régalée du style et l'écriture, des bons mots et aphorismes de l'auteur ou de ceux cités. J'ai ri à gorge déployée de son humour, je me suis offusquée de sa mauvaise foi passagère ou provocation (gratuite ?) mais jamais méchante. Je l'ai tutoyé, interpelé ( “Ah, tu peux pas t’en empêcher”). Et puis je l'ai traité de con aussi, mais “le con” affectif. Vous savez, quand on dit “quel con celui là” tant on se marre d’une blague potache !

Je vous le dis mes amis, du pur bonheur de lecture. Bien sûr, je n'adhère pas complètement à cette liste, plus par préjugé ou goûts de lecture, car dans les 100 livres cités, je peux compter sur les doigts d'une main les livres que j'ai lu, et sur les doigts des deux mains les auteurs que j'ai déjà lus. Mais, je me suis rendue compte, honteuse, que des livres qui prennent ici le statut de pures chefs d'oeuvres dorment incognito dans ma PAL depuis plusieurs années... Les autres auteurs m'étaient pour la moitié complètement inconnus. Quelques points communs qui reviennent souvent (trop pour moi en tous cas) dans les romans choisis par Beigbeder : le désenchantement, le trash, la violence, le sexe vide et parfois, l'amour. Je ne suis pas fan des Ellis et Houellebecq et je ne pense pas que cela changera, malgré les éloges de Beigbeder à l'encontre de ces génies. Mais avec ce bilan, Beigbder m'a tout de même sacrément donné envie de lire 12 livres (exclus du comptage précédent de mes dix doigts) ! D'ailleurs, quand je lirais ces 12 livres, je pourrais peut-être me contenter de recopier sur ce blog la chronique du maître !!!

 La centaine d'auteurs regroupés ici partagent aussi souvent, hélas, une mort jeune, violente, désirée. Bref, le mal être qui semble presque nécessaire pour produire un chef d'oeuvre littéraire. Dernier lien notable entre ces écrivains, selon l'enthousiasme de Beigbeder, c'est qu'ils ont tous créé une nouvelle forme de littérature (la première autofiction, le premier nouveau roman, le premier vrai trash, le premier vrai livre d'amour....) qui inspire maintenant la nouvelle génération d'écrivains, sans laquelle ceux ci n'écriraient  pas, Beigbeder en premier, dixit himself ! Force est de constater aussi que la littérature, à chaque siècle, à chaque décennie, se fait le témoin de son époque. La littérature est nos racines, notre reflet et celui de ceux qui nous ont précédés.

Bien sûr aussi, ma culture littéraire et ma façon de décortiquer les livres et les époques littéraires sont réduites à des peaux de chagrin comparées à celles de Beigbeder. Mais en même temps, chacun son métier ! Beigbeder est un vrai pro de la critique littéraire et cela se sent. Il y a la passion, l'admiration et la culture dans chacune de ses chroniques. Avec bien sûr, L'HUMOUR !!! J'adore. Enfin, le plus important.... C'est que ce Premier Bilan après l'apocalypse est avant tout un hymne aux livres (tant l'objet que le contenu), aux auteurs, à l'écriture. La façon qu'à Frédéric Beigbeder d'évoquer cela est juste sompteuse, délicieuse, jouissive. La preuve d'une passion dévorante. Une magnifique et tendre déclaration d'amour ! Lisez, sur papier, avant qu'il ne soit trop tard !! Et que survive la littérature !

 

 

 

Les dix critères de Frédéric Beigbeder pour aimer un livre :


1. Tronche de l'auteur (attitude ou manière de s'habiller)

2. Drôlerie (un point par éclat de rire)

3. Vie privée de l'auteur (par exemple, un bon point s'il s'est suicidé jeune)

4. Émotion (un point par larme versée)

5. Charme, grâce, mystère (quand tu te dis "Oh la la comme c'est beau" sans être capable d'expliquer pourquoi)

6. Présence d'aphorisme qui tuent, de paragraphes que j'ai envie de noter, voire de retenir par coeur (un point par citation produisant un effet sur les femmes)

7. Concision (un point supplémentaire si le livre fait moins de 150 pages)

8. Snobisme, arrogance (un bon point si l'auteur est un mythe obscur, deux s'il parle de gens que je ne connais pas, trois si l'action se déroule dans des lieux où il est impossible d'entrer)

9. Méchanceté, agacement, colère, éruptions cutanées (un point si j'ai ressenti l'envie de jeter le bouquin par la fenêtre)

10. Érotisme, sensualité de la prose (un point en cas d'érection, deux en cas d'orgasme sans les mains).

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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